vartan Papa pingouin

Age : 42 Inscrit le : 08 Déc 2005 Messages : 23613 Localisation : Burdigala
| Sujet: Re: Concerts divers... Dim 27 Juil - 15:53 | |
| Mais on ne veut pas te forcer la main...  _________________ Je crois au moment. S'il n'y a pas le moment, à ce moment-là, il faut arriver à ce moment-là, au moment qu'on veut. JCVD |
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Wolferl Lapinophobe

Age : 17 Inscrit le : 27 Juin 2006 Messages : 5042 Localisation : Paris
| Sujet: Re: Concerts divers... Dim 27 Juil - 21:43 | |
| Et maintenant le compte-rendu du concert en Italie ! 
Au programme, Mozart et Puccini, dans le cadre du festival de la ville de Lucca (Lucques en français mais c'est laid), un festival UNIQUE EN SON GENRE comme le disait si bien l'organisateur, puisque c'est le seul à être entièrement dédié à Puccini et surtout à être permanent, c'est à dire un concert tous les soirs, toute l'année. J'en connais une qui prépare ses bagages en lisant ça. Vu que le répertoire finit par être un peu court pour assurer 365 concerts différents, ils doivent souvent coupler du Puccini avec autre chose ; coup de bol ce soir là c'était Mozart (d'ailleurs plus des trois quarts du programme).
La soprano a commencé par O mio bambino caro, magnifique, très impliquée mais sans trop en faire, un vrai jeu d'actrice toute la soirée, parfois séductrice et brûlante dans un air de La Bohème, parfois souffrante, parfois troublée, partagée entre le désir et la crainte ; bref, parfaite. J'ai eu un peu peur en voyant qu'elle passait des rôles de Lauretta et Musetta à Zerlina, Suzanna et Pamina, mais même si l'on sentait que sa voix était moins faite pour ce type de rôle, elle s'en est très bien sortie. Le baryton, arrivé en retard et encore tout débraillé, a commencé avec Ho capito signor si. Difficile de trouver pire pour mettre la voix en valeur, surtout quand on en fait des tonnes pour compenser la faiblesse de l'écriture vocale. Il nous a ressorti toute la soirée les tros expression qu'il avait en magasin, la plus énervante étant celle de crooner, la bouche sur le côté et les sourcils froncés. On aurait dit qu'il ne comprenait même pas ce qu'il chantait, hormis pendant un rapide passage de l'air du Catalogue, décrivant les conquètes de son maître, il chantait ça tellement au premier degré que ça en devenait marrant (à tel point qu'il a fait un lapsus "ma passion predominante è la giovin principiante"). Le cliché de l'italien avec sa tête de macro qui drague la soprano, la prend dans ses bras dès qu'il peut, à deux doigts de l'embrasser à la fin de chaque duo, et elle évidement très mal à l'aise. Le dernier duo était génial puisque c'était celui des Noces entre Susanne et le Comte, ça ressemblait vraiment à la situation entre les deux personnes, l'une feignant de répondre à ses avances et l'autre insistant lourdement pour s'en assurer. Je ne pense pas qu'elle ait eu à se forcer cette fois pour adopter le ton juste, souriant et baryton et grimacant au public, vraiment très drôle. Sinon le pianoste accompagnateur était correct, les quelques Itermèdes orchestraux qu'il a joué était un peu noyés sous une pédale dégueulasse mais ça tenait la route, il doit se taper tout le festival vu son expression désespérée... _________________
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