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Festival de Bayreuth

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Samy
Le Maître est marteau



Inscrit le : 20 Juin 2005
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MessageSujet: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep - 15:18

Article paru au Canada.

Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi


Les metteurs en scène d'opéra sont-ils devenus fous ?



Jean-Jacques Nattiez
Édition du samedi 17 et du dimanche 18 septembre 2005 (Le Devoir)

Mots clés : Québec (province), Festival et fête, festival de bayreuth

Mettre en scène au XXIe siècle un opéra du passé a toujours été problématique. Jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, il y avait un relatif consensus en faveur des productions réalistes. Il n'en va plus de même aujourd'hui: lorsque, pour la Tétralogie, le Met reconstitue les décors de la création, cela peut satisfaire les spectateurs conservateurs, mais pas ceux qui ne confondent pas une scène d'opéra avec un musée.

À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres. Certes, la porte était ouverte à une plus grande liberté d'interprétation, et bientôt on a parlé de dictature des metteurs en scène, mais ce fut souvent au bénéfice d'une fabuleuse invention visuelle.

Deux des trois productions du festival Wagner de Bayreuth présentées cet été me font penser que nous sommes entrés dans une troisième phase, celle du n'importe quoi.

Le meilleur et le pire

On oublie vite la production de Tannhäuser (16 août 2005) de Philippe Arlaud, aux couleurs de mauvais goût et par trop statique, pour retenir la direction inspirée de Christian Thielemann, les somptueux choeurs de Bayreuth (dirigés par Eberhard Friedrich) et un superbe Stephen Gould dans le rôle-titre.

Le nouveau Tristan et Isolde (18 août 2005) ne passera pas à l'histoire. Seule la très belle interprétation de Nina Stemme (Isolde), rejointe au troisième acte par Robert Dean Smith (Tristan) qui se ménage trop jusque-là, sauve une exécution musicale aseptisée par la direction pitoyable de Eiji Oue, légitimement hué. La mise en scène de Christoph Marthaler, elle, accumule les contresens. Je n'aurais rien contre la transposition de l'action dans les années 1950 si elle nous montrait que le mythe fondateur de l'amour occidental traverse les siècles. Mais ce qui nous est proposé jure à chaque instant contre la lettre du texte. Pour que nous puissions admettre que, à cette époque-là, le mariage entre le roi Marke et Isolde, conquise par Tristan, a été arrangé, il faudrait les situer sur un paquebot de luxe et les habiller en aristocrates, avec robes longues et tuxedos, non avec tailleurs et complets de bourgeois. Et que dire du troisième acte dans un hôpital psychiatrique ! Être malade d'amour mérite-t-il l'internement ?



Un Parsifal inepte... et sublime





J'attendais beaucoup de la deuxième année du Parsifal (17 août 2005), mis en scène par Christoph Schlingensief et dirigé par Pierre Boulez pour ses 80 ans. Sur la scène, on assiste à un défilé d'images hétéroclites et sans lien : un mirador, des fils de fer barbelés, une fusée, un lapin aux entrailles pourrissantes, une scène de masturbation, une autre d'éjaculation, les filles-fleurs en danseuses africaines, Klingsor en prêtre vaudou, le double de Kundry en mère de Parsifal... Le spectateur se perd en conjectures sur ce que tout cela veut dire, mais sans doute a-t-il tort de chercher, car le metteur en scène, qui nous inflige dans le désordre fantasmes personnels et souvenirs de voyage, ne le sait sans doute pas lui-même. Le drame de Wagner devient un texte non dit qui n'est ici présent que par allusion.



L'erreur, c'est de confondre l'invention théâtrale avec ce qui relève du contenu d'un essai. De plus, cette prolifération d'idées chaotiques empêche souvent d'écouter la musique. Or Boulez a rarement atteint, avec autant d'intensité, la conjonction constante de l'attention aux détails, de la clarté et de la grande ligne : on pourra en juger cet automne à Radio-Canada. Quel grand moment de musique, mais quelle occasion perdue ! On imagine son orchestre joint à l'invention féconde d'un Robert Lepage ...

Ce qui se passe à Bayreuth s'inscrit en fait dans une nouvelle tendance contemporaine. En 2004, on a pu voir à Berlin L'Enlèvement au sérail interprété par des acteurs nus dans un bordel sado-masochiste et Mme Butterfly assassinée par un spectateur. Je propose que, dans le duo d'amour de Tristan et Isolde, les interprètes chantent dans la coulisse pendant que des stars pornos font l'amour sur scène. Halte là ! La difficulté et le mérite d'une mise en scène lyrique, ce n'est pas de tenter, stérilement, de transgresser la dernière limite admise pour scandaliser le bourgeois, mais de raconter, avec des images inoubliables, des histoires merveilleuses et dérangeantes pour la sensibilité d'aujourd'hui.

Collaboration spéciale
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Bezout
Mélomane chevronné



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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep - 15:20

Citation:
Sur la scène, on assiste à un défilé d'images hétéroclites et sans lien : un mirador, des fils de fer barbelés, une fusée, un lapin aux entrailles pourrissantes, une scène de masturbation, une autre d'éjaculation, les filles-fleurs en danseuses africaines, Klingsor en prêtre vaudou, le double de Kundry en mère de Parsifal..


Je me demande quelle est la part d'exagération là dedans, mais en tout c'est effectivement n'importe quoi...
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Xavier
Père fondateur



Age : 27
Inscrit le : 08 Juin 2005
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep - 15:40

Personnellement je trouve que dans tout ce contexte certaines productions "conservatrices" (par exemple le Ring ou le Parsifal du Met en DVD) sont une bouffée d'oxygène; au moins on est sûr de voir l'oeuvre telle qu'elle est, sans surinterprétation, avec toutes les limites que cela suppose certes, mais c'est toujours ça de pris.

Ceci dit après avoir vu certaines mises en scène modernes convaincantes (telles certaines de Kupfer chez Wagner ou Strauss), je suis moins fermé à la nouveauté et aux transpositions, tant que tout cela est fait dans une optique cohérente et respectueuse à l'esprit de l'oeuvre, sinon à la lettre.

Malheureusement les mises en scène "n'importe quoi" fleurissent comme pas possible, et les mises en scène modernes cohérentes me semblent être une minorité.
Ce qui me fait penser qu'il serait bon qu'il y ait un meilleur équilibre entre mises en scène "traditionnelles" et "modernes"; en tout cas que quelqu'un essaie de calmer les vélléités de certains metteurs en scène qui utilisent l'opéra pour s'amuser et prendre leur pied à se faire siffler et huer.
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perela
Vieux Schtroumpf



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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep - 20:24

C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .

Élargir le public par le biais de mises en scène contemporai-
nes n' est pas non plus une mauvaise idée ( cf les mises en
scène de Françoise Terrone & Philippe Godefroi à Nantes )

Il faut dépoussiérer le mammouth !
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Xavier
Père fondateur



Age : 27
Inscrit le : 08 Juin 2005
Messages : 32932

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep - 20:36

perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.


En général plutôt dans le mauvais sens; elles sont la plupart du temps jugées ringardes ou académiques...
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Achille
Monsieur Claude



Inscrit le : 09 Juin 2005
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep - 21:00

Samy a écrit:
À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres.

Merciiiii Wieland ! Pendant que tu y étais, tu aurais aussi pu virer la musique, histoire de nous débarrasser encore plus complètement de toute cette "ferblanterie romantique". Thumb down
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Achille
Monsieur Claude



Inscrit le : 09 Juin 2005
Messages : 1031

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep - 21:02

Citation:
En 2004, on a pu voir à Berlin L'Enlèvement au sérail interprété par des acteurs nus dans un bordel sado-masochiste et Mme Butterfly assassinée par un spectateur.

J'adore ! Mr. Green
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Xavier
Père fondateur



Age : 27
Inscrit le : 08 Juin 2005
Messages : 32932

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep - 21:13

Achille a écrit:
Samy a écrit:
À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres.

Merciiiii Wieland ! Pendant que tu y étais, tu aurais aussi pu virer la musique, histoire de nous débarrasser encore plus complètement de toute cette "ferblanterie romantique". Thumb down


Quelque part tu as raison, et j'ai longtemps pensé comme toi... mais l'opéra c'est aussi le théâtre, et avec cette façon de pensée on rejouerait éternellement la même mise en scène.
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Achille
Monsieur Claude



Inscrit le : 09 Juin 2005
Messages : 1031

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep - 22:18

Xavier a écrit:
Quelque part tu as raison, et j'ai longtemps pensé comme toi... mais l'opéra c'est aussi le théâtre, et avec cette façon de pensée on rejouerait éternellement la même mise en scène.

Quelque part, tu as aussi raison. Mais on rejoue bien éternellement la même musique... Twisted Evil
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Xavier
Père fondateur



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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep - 22:21

Achille a écrit:
Xavier a écrit:
Quelque part tu as raison, et j'ai longtemps pensé comme toi... mais l'opéra c'est aussi le théâtre, et avec cette façon de pensée on rejouerait éternellement la même mise en scène.

Quelque part, tu as aussi raison. Mais on rejoue bien éternellement la même musique... Twisted Evil


Ca n'est pas la même chose...
Il serait dommage de rejouer toujours la même mise en scène, tout comme il serait dommage (ce qui est en train d'arriver) que les mises en scène "traditionnelles" soient jugées ringardes et qu'elles n'aient plus l'occasion d'exister.
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perela
Vieux Schtroumpf



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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep - 22:34

....
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Billy Budd
Mélomane averti



Inscrit le : 15 Juin 2005
Messages : 363

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 10:29

Bezout a écrit:
Citation:
Sur la scène, on assiste à un défilé d'images hétéroclites et sans lien : un mirador, des fils de fer barbelés, une fusée, un lapin aux entrailles pourrissantes, une scène de masturbation, une autre d'éjaculation, les filles-fleurs en danseuses africaines, Klingsor en prêtre vaudou, le double de Kundry en mère de Parsifal..


Je me demande quelle est la part d'exagération là dedans, mais en tout c'est effectivement n'importe quoi...


Aucune exagération là-deddans, j'y étais - j'en ai parlé dans un autre topic - et c'était tout simplement consternant




perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .


Pas en ce qui me concerne



Achille a écrit:
Samy a écrit:
À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres.

Merciiiii Wieland ! Pendant que tu y étais, tu aurais aussi pu virer la musique, histoire de nous débarrasser encore plus complètement de toute cette "ferblanterie romantique". Thumb down


Je te conseille de lire ses idées et de regarder les photos de ses mises en scène, ça vaut la peine - je dois en avoir quelque part, j'essaierai de poster ça - étant toutefois précisé que la démarche de WW étai aussi dictée par des raisons économiques


Dernière édition par Billy Budd le Ven 1 Aoû - 10:11, édité 1 fois
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Xavier
Père fondateur



Age : 27
Inscrit le : 08 Juin 2005
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 10:39

Billy Budd a écrit:

perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .


Pas en ce qui me concerne


Tu préfères ça où ce que tu as vu à Bayreuth cette année? Laughing
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Achille
Monsieur Claude



Inscrit le : 09 Juin 2005
Messages : 1031

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 10:45

Billy Budd a écrit:
Je te conseille de lire ses idées et de regarder les photos de ses mises en scène, ça vaut la peine - je dois en avoir quelque part, j'essaierai de poster ça - étant toutefois précisé que la démarche de WW étai aussi dictée par des raisons économiques

Ok, je crois en avoir déjà vu mais ça m'intéresse toujours. Ce qui me dérange là-dedans, c'est que Wagner avait tout de même conçu ses opéras comme un tout - mise en scène comprise. Ceci posé, sur quels critères peut-on décider qu'on renouvelle totalement cette dernière sans toutefois toucher à la musique.

Je précise que je ne suis pas fondamentalement hostile aux mises en scènes modernes. Mais c'est souvent tellement n'importe quoi...
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Xavier
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Age : 27
Inscrit le : 08 Juin 2005
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 10:46

Achille a écrit:

Je précise que je ne suis pas fondamentalement hostile aux mises en scènes modernes. Mais c'est souvent tellement n'importe quoi...


Qu'as-tu vu comme mises en scène modernes pour Wagner?
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ouannier
Mélomane chevronné



Inscrit le : 21 Juil 2005
Messages : 5151

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 11:25

Avez-vous vu la production de Tannhaüser au Théâtre du Châtelet l'année dernière ?
J'y étais. Mise en scène applaudie par certains, sifflée par d'autres. Pas besoin de chercher bien loin les raisons de tout cela. La mise en scène était d'une simplicité exemplaire.
Le premier acte se déroule au Venusberg. Ce monde est représenté par une boule rouge géante qui trône au milieu de la scène. Un truc grossier et laid, mais d'une grande simplicité. Le deuxième acte se déroule dans le monde réel. Il est représenté par un cube blanc de la même taille que la boule du premier acte. A l'inverse de la boule, ce cube est pur ça se voit, ça se sent. Bien sûr, la boule représente Vénus quand le cube représente Elisabeth. Pèché VS Pureté. Et au troisième acte, on reste pendant tout le concours de chant avec le cube blanc, jusqu'à ce que Vénus réaparaisse, et alors, la fameuse boule rouge surgit du sol, d'entre les entrailles de la terre. Elle renverse le cube blanc, c'est le putch. Zavez pigé ? Simplicité extrême. Personnelement, ça me plait beaucoup. Ca fait du bien de comprendre une mise en scène de temps en temps. Des travaux sans prise de tête, il devrait y en avoir plus souvent aussi je trouve.
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Grâce à mon casque Sennheiser, Gwyneth Jones c'est bien ! thumleft
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Billy Budd
Mélomane averti



Inscrit le : 15 Juin 2005
Messages : 363

MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 11:42

Xavier a écrit:
Billy Budd a écrit:

perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .


Pas en ce qui me concerne


Tu préfères ça où ce que tu as vu à Bayreuth cette année? Laughing


Si je pouvais voir d'aussi belles choses que Le Hollandais cette année à Bayreuth, je serais un homme comblé


Achille a écrit:
Billy Budd a écrit:
Je te conseille de lire ses idées et de regarder les photos de ses mises en scène, ça vaut la peine - je dois en avoir quelque part, j'essaierai de poster ça - étant toutefois précisé que la démarche de WW étai aussi dictée par des raisons économiques

Ok, je crois en avoir déjà vu mais ça m'intéresse toujours. Ce qui me dérange là-dedans, c'est que Wagner avait tout de même conçu ses opéras comme un tout - mise en scène comprise. Ceci posé, sur quels critères peut-on décider qu'on renouvelle totalement cette dernière sans toutefois toucher à la musique.


Il y a mise en scène chez WW, un travail stupéfiant sur les couleurs notamment, son épure réside surtout dans la quasi absence de décor



ouannier a écrit:
Avez-vous vu la production de Tannhaüser au Théâtre du Châtelet l'année dernière ?
J'y étais. Mise en scène applaudie par certains, sifflée par d'autres. Pas besoin de chercher bien loin les raisons de tout cela. La mise en scène était d'une simplicité exemplaire.


Je ne siffle jamais ; en l'espèce, j'ai trouvé la mise en scène quelconque
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leo
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 11:52

Wagner avait aussi décidé que Parsifal ne devait pas sortir de Bayreuth. Si on suit cette logique pieue de voeu d'un auteur, je ne pense pas qu'on puisse avancer et mettre en scène des scénarios qui collent plus aux préoccupations de l'époque...

Maintenant que certaines mises soient du n'importe quoi et frisent le ridicule ou l'outrance comme on a pu le voir au niveau théâtral sur Avignon, sans doute hélas!
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Achille
Monsieur Claude



Inscrit le : 09 Juin 2005
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 12:02

Xavier a écrit:
Qu'as-tu vu comme mises en scène modernes pour Wagner?

Je ne parle pas de Wagner en particulier. J'ai juste vu le début de la tétralogie avec Boulez, qui était très regardable - il paraît que ça se corse dans la suite.
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Billy Budd
Mélomane averti



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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep - 12:27

leo a écrit:
Wagner avait aussi décidé que Parsifal ne devait pas sortir de Bayreuth. Si on suit cette logique pieue de voeu d'un auteur, je ne pense pas qu'on puisse avancer et mettre en scène des scénarios qui collent plus aux préoccupations de l'époque...


Voeux pieux exclusivement dicté, là encore, par des considérations d'ordre économique


Dernière édition par Billy Budd le Ven 1 Aoû - 10:12, édité 1 fois
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Festival de Bayreuth

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