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| | Hector Berlioz (discographie sélective) | |
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Zoilreb Mélomane chevronné

Age : 35 Inscrit le : 10 Mar 2006 Messages : 8721 Localisation : Wallonie
| Sujet: Hector Berlioz (discographie sélective) Dim 19 Mar - 19:06 | |
| Comme proposé, voici une petite discographie sélective pour bien débuter dans Berlioz.
On commence par le classique des classiques: La Symphonie fantastique, qui malgré son goût harmonique parfois douteux ( Yuhira) s'impose. La version proposée ci-dessous à le mérite d'être jouée sur instruments d'époque et donc de restituer toute l'ingéniosité orchestrale dont faisait preuve Berlioz à l'époque (1829, c'est 6 ans après la 9ème de Beethoven!).

Pour Harold en Italie (dont je connais peu de version… j'ai trouvé la Gardiner plate et ennuyante) je conseille celle-ci (Colin Davis et Nobuko Imai), bien plus inspirée (à trouver d'occase ou en réédition):

Le Requiem. Je conseille aussi Davis et de préférence cette édition-là car il est couplé avec la très bonne Symphonie funèbre et triomphale du même Davis. La réédition (avec même cover) est a proscrire car le Te Deum (version Davis) remplace la Symphonie et cette version du Te Deum est complètement dépassée à mon goût. Autant en matière d'interprétation qu'en matière d'exigences techniques. Pour le Requiem, proscrire la version de Mitropoulos (il a effectué des corrections…), ainsi que Loré . La Symphonie Funèbre et Triomphale n'a qu'un concurrent direct à ma connaissance: Charles Dutoit (épuisé je pense).

Te Deum. La version d'Inbal mérite toute l'attention car c'est la seule version dégraissée de cette oeuvre délicate (écriture pompeuse, choeur à six voix, orgue, choeur d'enfants). Il rend bien l'écriture contrapuntique complexe de Berlioz (bourrée de fugatos et de tuilages)… le six voix n'améliore pas les choses. Inbal donne une version d'une grande clarté et évite le pathos. De plus, deux marches orchestrales optionnelle s'y trouvent enregistrées.

Romeo et Juliette? Je propose cette version de Gardiner pour l'exactitude (instruments anciens et tempis fidèles… j'ai vérifié dans la partition). Ce double CD propose deux versions en une: la version originale de 1839 (dépourvue de "Roméo au tombeau des Capulets" et au Prologue plus vaste. On y entend aussi un curieux Requiem de 2min.) ainsi que la version définitive de 1846 (avec le "Roméo au tombeau des Capulets"… c'est la version actuelle en fait).

Pour la Damnation et Les Troyens, comme expliqué dans un autre topic, j'ai un faible pour les versions Prêtre de 1969 à la Rai. Prises en direct avec Gedda, époustouflant en Faust et en Enée… malgré les coupures. Les choeurs y sont étonnant d'ailleurs. Mais c'est très difficile à trouver, alors on se rabattra sur les autres incontournables (bien que je n'aime pas du tout Vickers en Enée… en fait je n'aime que Gedda ) tous deux enregistré par Davis dans le cadre du centenaire de la mort de Berlioz:
EDIT: Après dicussion et débat dans ce topic, je change la version des Troyens à l'avantage de John Eliot Gardiner (uniquement dispo en DVD) et ce, seulement si on ne trouve pas la version de Prêtre lol.


En ce qui concerne l'opéra (décapant) Benvenuto Cellini, malgré une distribution inégale, on peut choisir la version Nelson qui propose pour la première fois la version originale "Paris". Cet opéra existe en plusieurs versions (Liszt à monté l'oeuvre en allemand à Weimar et a proposé à Berlioz de l'écourter fortement et d'en modifier certains passages). Depuis, lorsqu'on monte cet opéra, le plus souvent on fait un mix des différentes versions. Ce qui n'a pas facilité sa propagation. L'interprétation de Nelson, est donc préférable à la version de Colin Davis qui lui, à fait le mix des versions.

Béatrice et Bénédict, dernière oeuvre importante de Berlioz, véritable bijou façon classique (Gluck, Mozart) est un opéra-comique (avec dialogue donc) monté à Baden-Baden en 1862. La version Nelson s'impose encore pour la clarté du français (qui fait défaut aux autres interprétations) et pour Dawn Upshaw qui y est excellente.

Il existe un très beau coffret que voici, avec l'essentiel des mélodies de Berlioz. Ce coffret, contenant toute une série d'inédits est malheureusement épuisé… mais qui sait, peut-être un jour tomberez-vous dessus en occase, et à ce moment là, prenez le!

Sur ce double CD se trouve pas mal d'inédits aussi, dont la superbe cantate "Le Cinq Mai" sur la mort de Napoléon et diverses oeuvres chorales assez rarement enregistrées. Le tout par Plasson et son orchestre.

Je laisse la main pour l'Enfance du Christ, Les Nuits d'été, etc. faute d'avoir trouvé des interprétations qui me plaisent. Je devrais peut-être essayer Munch pour l'Enfance du Christ?
Dernière édition par le Ven 24 Mar - 14:09, édité 1 fois |
|  | | sofro Mélomaniaque

Inscrit le : 19 Sep 2005 Messages : 1929 Localisation : LYON
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Lun 20 Mar - 22:33 | |
| Excellente discographie des Troyens, LE chef d'oeuvre de Berlioz: http://www.forumopera.com/opera-n14/berlioz/troyens.htm
Il y a une version de référence des nuits d'été!  Crespin bien sûr!
 le spectre de la rose...
La sensationnelle version (du point de vue vocal, pas de la diction) des Troyens avec Horne, Verrett et Gedda est disponible sur Amazon:
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|  | | Zoilreb Mélomane chevronné

Age : 35 Inscrit le : 10 Mar 2006 Messages : 8721 Localisation : Wallonie
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Mar 21 Mar - 13:26 | |
| Bon, je vais m'acheter le Crespin…
Une p'tite précision: Dans le lien que tu as donné, il est dit que la version Prêtre des Troyens (à la Rai) est amputée de 50min. de musique et qu'il n'y a pas la Chasse Royale et Orage. C'est faux. Il y a la Chasse Royale et Orage et il manque à tout casser 15min de musique (certains ballets). A mon avis la dame a dû comparer les minutages Davis et Prêtre (qui dirige beaucoup plus vite) et en conclure donc, qu'il manquait 50min. de musique. C'est comme si je confrontais Parsifal par Boulez et par Knappertsbusch… je pourrais dire que dans la version de Boulez il manque 50min. de musique! lol
A part ça, son texte est bien… et OUI! Les Troyens c'est le chef d'oeuvre de Berlioz (je suis de ton avis) |
|  | | Jorge Caliméro baroqueux

Inscrit le : 20 Oct 2005 Messages : 4496 Localisation : Chez Mirabeau
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Mar 21 Mar - 13:46 | |
| Davis dans la fantastique c'est bon?
Sinon, ensemble orchestral de paris/Nelson + M-C Alain et Alagna dans le Requiem quelle difference avec la version citée plus haut?
Moi j'aime bien. _________________ "Je ne doute pas que des sportifs ont commencé à se faire injecter de l'ADN dans les fesses." |
|  | | Zoilreb Mélomane chevronné

Age : 35 Inscrit le : 10 Mar 2006 Messages : 8721 Localisation : Wallonie
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Mar 21 Mar - 14:07 | |
| | Jorge a écrit: | | Davis dans la fantastique c'est bon? |
De Colin Davis, j'ai entendu 3 versions (avec LSO en 1963, avec Concertgebouw d'Amsterdam et avec Wiener Philharmoniker, toutes chez Philips)… et il y en a encore d'autres, notamment une version récente avec le LSO mais je connais pas. Bon, Davis dans la fantastique c'est jamais mauvais je crois. J'aime bien sa version de 1963 (ici avec une moche pochette, mais pas cher) et les autres j'ai plus écouté depuis longtemps. Perso. je passe pas mon temps à comparer les versions, dès que j'en trouve une à mon goût j'arrête de chercher. Ci-dessus, j'ai cité des coups de coeur ou des versions très répandue, mais la fantastique il y a l'embarras du choix (il doit y avoir une centaine d'enregistrements min.), donc beaucoup de versions peuvent satisfaire.
| Citation: | Sinon, ensemble orchestral de paris/Nelson + M-C Alain et Alagna dans le Requiem quelle difference avec la version citée plus haut?
Moi j'aime bien. |
Je connais pas cette version. Je savais même pas que Nelson avait fait le Requiem… tu confond pas avec le Te Deum?  |
|  | | Jorge Caliméro baroqueux

Inscrit le : 20 Oct 2005 Messages : 4496 Localisation : Chez Mirabeau
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Mar 21 Mar - 17:20 | |
| Euh peut etre tout ca c'est très latin  _________________ "Je ne doute pas que des sportifs ont commencé à se faire injecter de l'ADN dans les fesses." |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24289 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 8:34 | |
| | Zoilreb a écrit: | On commence par le classique des classiques: La Symphonie fantastique, qui malgré son goût harmonique parfois douteux ( Yuhira) s'impose. La version proposée ci-dessous à le mérite d'être jouée sur instruments d'époque et donc de restituer toute l'ingéniosité orchestrale dont faisait preuve Berlioz à l'époque (1829, c'est 6 ans après la 9ème de Beethoven!). |
C'est vraiment à entendre en salle pour percevoir l'imagination débordante de l'orchestration. Il y a tellement de versions... Pour ma part, le côté disert d'Ozawa me plaît énormément, avec le sens plastique qu'on lui connaît. Ses Berlioz sont ses meilleurs disques, à mon avis.
Ne crois-tu pas qu'il vaudrait mieux débuter avec une version traditionnelle, pour mieux profiter ensuite de la clarté sur instruments d'époque ? Surtout que Gardiner n'est jamais passionné. En tout cas, proposer deux versions, pour que chacun puisse se servir, est peut-être utile. Voici pour mon complément, parmi tant d'autres versions. Cette oeuvre, à condition de ne pas en faire une fanfare permanente, fonctionne à tous les coups. Prix très économique (7€).
.
Je n'ai pas entendu Bernstein là-dedans, mais j'imagine que ce doit être très intéressant aussi. On cite souvent Münch, et c'est très bien en effet. Je suis gêné par le côté démonstratif, voire illustratif du propos musical, mais c'est vraiment très engagé.
| Citation: | Pour Harold en Italie (dont je connais peu de version… j'ai trouvé la Gardiner plate et ennuyante) je conseille celle-ci (Colin Davis et Nobuko Imai), bien plus inspirée (à trouver d'occase ou en réédition):
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Il y a des tas de versions, et de meilleures que celles-ci. Mais je vais vous faire faire des économies, donc inutile d'investir pour Harold pour l'instant (voir plus bas).
| Citation: | | Le Requiem. Je conseille aussi Davis et de préférence cette édition-là car il est couplé avec la très bonne Symphonie funèbre et triomphale du même Davis. |
Bonne suggestion pour les finances.  Il y a des tas d'autres versions tout à fait estimables du Requiem. Je préfère sans doute Shaw et Bernstein, mais Davis passe ici.
| Citation: | | Charles Dutoit (épuisé je pense). |
Probable, à peu près tout Dutoit est épuisé.
| Citation: | | Romeo et Juliette? Je propose cette version de Gardiner pour l'exactitude (instruments anciens et tempis fidèles… j'ai vérifié dans la partition). Ce double CD propose deux versions en une: la version originale de 1839 (dépourvue de "Roméo au tombeau des Capulets" et au Prologue plus vaste. On y entend aussi un curieux Requiem de 2min.) ainsi que la version définitive de 1846 (avec le "Roméo au tombeau des Capulets"… c'est la version actuelle en fait). |
Souvenir lointain mais excellent d'Ozawa.
| Citation: | | Pour la Damnation et Les Troyens, comme expliqué dans un autre topic, j'ai un faible pour les versions Prêtre de 1969 à la Rai. Prises en direct avec Gedda, époustouflant en Faust et en Enée… |
Les Troyens de Prêtre sont incontestablement les meilleurs de la discographie, d'une énergie débordante. Ceux de Davis sont vraiment médiocres - le nombre de décalages, c'est invraisemblable pour un spécialiste encensé. Dès que ça ne tombe pas le temps, ça devient aléatoire et brouillon. Les fins de mesure, je ne vous raconte pas... Soporifique à souhait. Si vous ne pouvez pas mettre la main sur Prêtre, tentez plutôt le DVD du Châtelet. L'orchestre de Gardiner est moins charnu, mais l'allant et le plateau le compensent plus qu'amplement.
| Citation: | | malgré les coupures. |
A la serpe ! Il manque beaucoup, beaucoup plus que quinze minutes. Tous les interludes orchestraux sont charcutés. Il ne manque peut-être pas cinquante minutes, mais bien trente minutes, facile.
Pour la Damnation de Faust, deux incontournables : - Colin Davis, déchaîné. Avec Jules Bastin, basse à la couleur quasiment ténorisante, dans la lignée de Roger Rico, absolument épatant de diction, d'esprit, de justesse. Je n'ai rien entendu qui s'approche de sa réussite, ne serait-ce qu'un peu. Le John Alldis fait valoir son merveilleur pupitre de ténor. Le reste ne démérite pas. Il y a mieux que Gedda en prosodie, mais c'est plus qu'honnête. Veasey, de même, a des concurrentes plus extraverties, mais s'en sort parfaitement. Les choeurs et l'orchestre sont particulièrement flattés par la prise de son, et le rendu très naturel.
L'autre version est celle de Markevitch. Qui a mieux compris l'orchestration de Berlioz ? Qui ? Chaque choix d'orchestration est justifié et signifiant dans cette version, c'est totalement stupéfiant. On découvre tout ce que Berlioz avait pu mettre comme commentaires de son action dramatique dans sa musique. C'est... fantastique. Michel Roux est un Méphisto de bonne facture, un peu bonhomme pour son office, pas très railleur, mais c'est tout à fait bien. Richard Verreau a la voix légèrement sombre, un peu molle, qui caractérise parfaitement Faust à mes oreilles. Un espèce de Jobin en pantoufles... Souvenir lointain de Consuelo Rubio, qui m'avait semblé tout à fait bien. Je suis peut-être moins enthousiasmé, au final, à cause de la distribution, des choeurs, de la prise de son (et du fait que la direction de Davis est exemplaire aussi), mais quel orchestre ! Quand on pense que les Lamoureux ont pu jouer comme ça... Couplé avec Harold en Italie. Pas le meilleur de la discographie (avec Berlin, c'est moins excitant, et l'alto de Kirchner a vieilli), mais pour 14€ le couplage sur Amazon, on ne va pas se plaindre.

Il existe aussi la version originale des scènes de Faust (les numéros isolés et non réorchestrés, avec un Méphisto ténor) enregistrées par Sado, c'est vraiment passionnant. Ca permet de reconstituer le parcours génétique de l'oeuvre, en étudiant l'embryon de la future "légende dramatique". Très bien interprété.
| Citation: | | En ce qui concerne l'opéra (décapant) Benvenuto Cellini, malgré une distribution inégale, |
Ah bon ? Au contraire, tout le monde est parfaitement en place vocalement (quelques difficultés pour Lapointe, mais c'est tout), et la caractérisation parfaite. Ciofi plus fruitée qu'elle n'a jamais été, Kunde d'une finesse rare, Naouri très expressif (c'était jusque là ce qui lui manquait), Di Donato délicieuse... Et Nelson, qui nous fait une analyse décapante à la Markevitch, où chaque détail d'orchestration prend sens ! Et c'est la seule version à disposer des récitatifs prévus par Berlioz, qui donne toute sa continuité et tout son sens à l'oeuvre (vous imaginez les Troyens avec des dialogues parlés, vous ?). Bref, pas le choix et c'est très bien ainsi. Je le citerais d'ailleurs en second choix après La Damnation, avant même les Troyens. L'oeuvre est plus dense et réussie, du point de vue du rapport drame/musique.
[quote}Ce qui n'a pas facilité sa propagation. L'interprétation de Nelson, est donc préférable à la version de Colin Davis qui lui, à fait le mix des versions.[/quote] Il ne conserve que les numéros, et sa direction est en outre ennuyeuse à périr ! Opaque, terne.
| Citation: | | Béatrice et Bénédict, dernière oeuvre importante de Berlioz, véritable bijou façon classique (Gluck, Mozart) est un opéra-comique (avec dialogue donc) monté à Baden-Baden en 1862. La version Nelson s'impose encore pour la clarté du français (qui fait défaut aux autres interprétations) et pour Dawn Upshaw qui y est excellente. |
Ah, oui ? Je ne connaissais que Davis, qui ne me ravissait pas du tout. Mais quelques versions à la radio ou sur scène m'avaient beaucoup plus convaincu. Il est vrai qu'il faut voir cet opéra pour qu'il prenne son sens. [Sans vouloir être déplaisant, je conseillerais plutôt d'aller voir la pièce de Shakespeare, c'est nettement jouissif, même la musique en moins.]
Sinon, quelqu'un connaît-il la version Barenboïm, qui me tente fort ? Au moins, le duo Héro/Béatrice sera beau ! [Et je raffole de Minton en français - sa Geneviève !] Héro - Ileana Cotrubas Béatrice - Yvonne Minton Ursule - Nadine Denize Claudio - Roger Soyer Don Pedro - John Macurdy Somarone - Dietrich Fischer-Dieskau
| Citation: | | Je laisse la main pour l'Enfance du Christ, Les Nuits d'été, etc. |
Pour les Nuits d'Eté, étrangement, moi qui adore quasiment toujours Crespin, je n'aime pas fort la version Ansermet ; je trouve la voix aigre. Du coup, la version Gens me va tout à fait. C'est un peu plus monochrome, mais quelle grâce ! Ce qu'elle a fait de mieux depuis sa Phénice.
Pour l'Enfance du Christ, il y a pléthore de bonnes versions. J'avais été époustouflé par un concert de Casadesus, qui a fait quelques merveilles dans le répertoire français depuis les années 2000. On entendait remarquablement les détails de l'orchestration, avec une pensée vraiment originale sur l'oeuvre. J'ai cru que c'était quelque chose de beaucoup plus récent ! Il existe un disque, mais je n'ai jamais eu l'occasion de l'écouter, et il est assez antérieur, donc je doute un peu. Je n'en ai jamais entendu de mauvaise. Celle que j'ai acquise était Herreweghe (promotion, je ne connaissais pas l'oeuvre à l'époque), avec Gens, Agnew, Naouri. Très hédoniste, mais ça ne convient pas mal à l'écriture, même si on pourrait en tirer beaucoup plus qu'une fable naïve.
| Citation: | | Je devrais peut-être essayer Munch pour l'Enfance du Christ? |
Tu connais quelles versions ? Ca donne quoi ? |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24289 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 8:46 | |
| [quote= "Sofro"] La sensationnelle version (du point de vue vocal, pas de la diction)[/quote] C’est quand même loin d’être mal, surtout pour Horne et Gedda ! En tout cas mieux que Lindholm et Vickers (oui, c’est pas difficile).
| Zoilreb a écrit: | Une p'tite précision: Dans le lien que tu as donné, il est dit que la version Prêtre des Troyens (à la Rai) est amputée de 50min. de musique et qu'il n'y a pas la Chasse Royale et Orage. C'est faux. Il y a la Chasse Royale et Orage et il manque à tout casser 15min de musique (certains ballets). A mon avis la dame a dû comparer les minutages Davis et Prêtre (qui dirige beaucoup plus vite) et en conclure donc, qu'il manquait 50min. de musique. C'est comme si je confrontais Parsifal par Boulez et par Knappertsbusch… je pourrais dire que dans la version de Boulez il manque 50min. de musique! lol |
Dieu sait que je n’ai aucune raison de faire la pube de Forum Opéra , mais je peux t’assurer que la rédactrice de l’article est très à cheval sur les coupures, et si elle dit qu’ils ont sabré là ou là, il y a vraiment peu de chances qu’elle se trompe. En outre, je confirme qu’il manque plus de 15 minutes, même aux tempi de Prêtre, mais au moins le double.
| Citation: | | A part ça, son texte est bien… et OUI! Les Troyens c'est le chef d'oeuvre de Berlioz (je suis de ton avis) |
Quels sont vos critères, si ce n’est pas indiscret ? [Oui, pour moi, c’est loin d’être évident.]
| Jorge a écrit: | | Davis dans la fantastique c'est bon? |
C'est mou. Franchement, il y a tellement de meilleures versions qu'il est dommage de se coltiner Colin Davis. Pour un amateur d'interprétations sur instruments d'époque, je le déconseille absolument ! Davis a fait beaucoup de mal à Berlioz en en faisant sa spécialité, paradoxalement : on a associé ses interprétations à l'essence de la musique de Berlioz - et ce dernier n'en est pas souvent sorti grandi. La faute à la distribution hégémonique de ses disques, aux critiques qui les encensent sans vérifier si la partition est respectée ou s'il y a mieux...
Pour Jorge, je pense qu'une interprétation sur instruments d'époque (Gardiner, Norrington si ça se trouve) ou, à la rigueur, quelque chose de vigoureux et coloré avec des chefs du genre Bernstein pourrait mieux convenir, non ? |
|  | | Jorge Caliméro baroqueux

Inscrit le : 20 Oct 2005 Messages : 4496 Localisation : Chez Mirabeau
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 12:24 | |
| Je tacherais d'écouter Gardiner donc.
Il est vrai que dans le temps j'avais emprunté la version Davis à ma médiathèque et que j'avais été fort déçu. _________________ "Je ne doute pas que des sportifs ont commencé à se faire injecter de l'ADN dans les fesses." |
|  | | blowingguy Mélomane averti

Inscrit le : 27 Jan 2006 Messages : 440
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 12:35 | |
| | Et sinon, c'est bien Berlioz? |
|  | | Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33552
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 12:36 | |
| | blowingguy a écrit: | | Et sinon, c'est bien Berlioz? |
Bof.
 |
|  | | vartan Papa pingouin

Age : 42 Inscrit le : 08 Déc 2005 Messages : 23539 Localisation : Burdigala
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 12:46 | |
|  _________________ Seule, comme la lampe des vierges sages, veillait dans une chambre haute, au coeur de deux filles silencieuses, la froide ardeur de la Réforme. |
|  | | leo Mélomaniaque

Age : 49 Inscrit le : 24 Juil 2005 Messages : 1679 Localisation : Moselle
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 13:30 | |
| C'est bien Berlioz, bonne question
Les TRoyens, désolé ça m'ennuie un maximun. Son Requiem, aussi lourdingue que celui de Verdi ( tchak tchak boum boum! )
Je retiens trois oeuvres essentielles chez l'ami Hector: Harold en Italie, L'enfance du Christ et La damnation de Faust
Pour le reste, sans moi, même pas sa symphonie fantastique dont je cherche toujours en quoi elle mérite ce nom  _________________ Dans la rue la Musique! Muss es sein, es muss sein! |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24289 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 13:37 | |
| | leo a écrit: | Les TRoyens, désolé ça m'ennuie un maximun. Son Requiem, aussi lourdingue que celui de Verdi ( tchak tchak boum boum! ) |
La Requiem est un peu massif, c'est vrai. Pour les Troyens, c'est un peu compact, mais avec une bonne version (Prêtre ou Gardiner, c'est tout à ma connaissance), c'est tout à fait comestible, au moins la première partie. |
|  | | Zoilreb Mélomane chevronné

Age : 35 Inscrit le : 10 Mar 2006 Messages : 8721 Localisation : Wallonie
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 16:53 | |
| | DavidLeMarrec a écrit: | Les Troyens de Prêtre sont incontestablement les meilleurs de la discographie, d'une énergie débordante. Ceux de Davis sont vraiment médiocres - le nombre de décalages, c'est invraisemblable pour un spécialiste encensé. Dès que ça ne tombe pas le temps, ça devient aléatoire et brouillon. Les fins de mesure, je ne vous raconte pas... Soporifique à souhait. Si vous ne pouvez pas mettre la main sur Prêtre, tentez plutôt le DVD du Châtelet. L'orchestre de Gardiner est moins charnu, mais l'allant et le plateau le compensent plus qu'amplement.
| Citation: | | malgré les coupures. |
A la serpe ! Il manque beaucoup, beaucoup plus que quinze minutes. Tous les interludes orchestraux sont charcutés. Il ne manque peut-être pas cinquante minutes, mais bien trente minutes, facile. |
Bon, je vais vérifier, mais je vois pas ce que tu veux dire par 'interludes orchestraux charcutés' ? Il existe plusieurs versions des Troyens puisque Berlioz à dû faire des coupures dans son œuvre à la création et qu'il a donc dû refaire certaines liaisons à contre-coeur. ce que tu appelles 'interludes orchestraux charcutés', c'est peut-être un retour à la première version de la partition. Il existe plusieurs éditions de la version Prêtre, le lien 'dans le post du dessus' pointe sur un coffret Melodram qui ne contient peut-être pas la Chasse Royale et d'autres extraits, mais dans la version de Prêtre que j'ai, il y a la Chasse Royale et il manque une partie des ballets (il n'y a pas 50 minutes de ballets dans les Troyens ?). Concernant Davis, je te trouve sévère. Comparé à Prêtre il n'y a pas photo, mais c'est une autre vision, beaucoup plus ample. A mon sens il n'y a pas grand chose à reprocher à sa direction. Cite-moi un endroit où il y a 'décalage', que j'aille écouter. Le choix de Vickers pour moi, justifie seul la "radiation" de cette version. Il est insuportable, pataud, lourd, aucune élégance… mais sa voix est comme ça, il ne sait rien y faire.
Comme tu dis: Prêtre ou Gardiner !
| Citation: | | [Benvenuto Cellini]…Ah bon ? |
J'ai dit ça parce que Kunde ne me convient pas. Je préfère une voix plus légère chez Berlioz… mais bon il s'en tire pas mal c'est vrai, il fait justement des efforts de légereté. Par contre Naouri, que j'aime bien d'habitude, force les traits et surjoue parfois tellement que j'arrive pas à me concentrer sur la musique (par ex. dans "ne regardez jamais la lune"). Il pourra toujours rétorquer que le personnage bouffon de Balducci réclamait ça… je ne le crois pas.
| Citation: | | Citation: | | …L'interprétation de Nelson, est donc préférable à la version de Colin Davis qui lui, à fait le mix des versions. |
Il ne conserve que les numéros, et sa direction est en outre ennuyeuse à périr ! Opaque, terne. |
Je ne suis pas d'accord. Pour toute personne qui a découvert Cellini du temps ou il n'existait que la version Davis, c'était déjà tout à fait correct au niveau caractère. Les rôles étaient très soigné (Gedda, Bastin, etc.)… mais voilà, maintenant c'est dépassé par l'avancée qu'offre Nelson (version originale).
| Citation: | | Citation: | | Béatrice et Bénédict… La version Nelson s'impose encore pour la clarté du français (qui fait défaut aux autres interprétations) et pour Dawn Upshaw qui y est excellente. |
Ah, oui ? Je ne connaissais que Davis, qui ne me ravissait pas du tout. |
Pour le coup, Davis est tout à fait à côté, le français est très approximatif dans les dialogues. John Nelson c'est chez Erato.
| Citation: | | Sinon, quelqu'un connaît-il la version Barenboïm, qui me tente fort ? |
Cette version me tente fort aussi, et je ne la connais pas non plus.
| Citation: | | Citation: | | Je devrais peut-être essayer Munch pour l'Enfance du Christ? |
Tu connais quelles versions ? Ca donne quoi ? |
Davis I (Decca) et Davis II (Philips). Davis I n'offre qu'un avantage: l'évangeliste de Peter Pears. Davis II est très bien pour l'orchestre et les choeurs mais les solistes à gros gabarit marchent mal dans cette suite de tableaux intimistes. Gardiner (Erato). C'est froid et alors ses choix de tempis me surprennent négativement parfois. Cluytens (Emi). Alors là j'ai oublié parce que c'était vraiment pas la gloire au niveau instrumental et choral. |
|  | | Zoilreb Mélomane chevronné

Age : 35 Inscrit le : 10 Mar 2006 Messages : 8721 Localisation : Wallonie
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 17:11 | |
| | DavidLeMarrec a écrit: | …je peux t’assurer que la rédactrice de l’article est très à cheval sur les coupures, et si elle dit qu’ils ont sabré là ou là, il y a vraiment peu de chances qu’elle se trompe. En outre, je confirme qu’il manque plus de 15 minutes, même aux tempi de Prêtre, mais au moins le double. |
Va savoir comment ils ont agencé le coffret Melodram. Je vais faire la vérification et réécouter ça ce soir, mais dans mon souvenir la Prise de Troie est complète et Les Troyens à Carthage ne sont amputé que des ballets.
| Citation: | | Citation: | | A part ça, son texte est bien… et OUI! Les Troyens c'est le chef d'oeuvre de Berlioz (je suis de ton avis) |
Quels sont vos critères, si ce n’est pas indiscret ? [Oui, pour moi, c’est loin d’être évident.] |
Par manque de temps, je vais faire simple dans un premier temps (j'y reviendrai). Pour moi, Berlioz c'est un compositeur d'opéra, un compositeur dramatique avant tout. C'est parce que les portes de l'opéra lui sont resté fermées qu'il s'est rabattu sur le concert et qu'il a accomodé les formes de concerts à sa sensibilité dramatique. D'autre part son inspiration contient en germe (c'est assez visible dans 'Béatrice et Bénédict') la conception poétique, littéraire et picturale, pour presque dire impressionniste de la musique Française de la fin du XIXème et du début du XXème. Les Troyens font la synthèse équilibrée et quasi parfaite de ces deux tendances avec mesure, et en plus avec le métier que Berlioz avait à cette époque là. |
|  | | sofro Mélomaniaque

Inscrit le : 19 Sep 2005 Messages : 1929 Localisation : LYON
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 22:52 | |
| | DavidLeMarrec a écrit: | On cite souvent Münch, et c'est très bien en effet. Je suis gêné par le côté démonstratif, voire illustratif du propos musical, mais c'est vraiment très engagé.
Les Troyens de Prêtre sont incontestablement les meilleurs de la discographie, d'une énergie débordante. Ceux de Davis sont vraiment médiocres - le nombre de décalages, c'est invraisemblable pour un spécialiste encensé. Dès que ça ne tombe pas le temps, ça devient aléatoire et brouillon. Les fins de mesure, je ne vous raconte pas... Soporifique à souhait. Si vous ne pouvez pas mettre la main sur Prêtre, tentez plutôt le DVD du Châtelet. L'orchestre de Gardiner est moins charnu, mais l'allant et le plateau le compensent plus qu'amplement.
Pour les Nuits d'Eté, étrangement, moi qui adore quasiment toujours Crespin, je n'aime pas fort la version Ansermet ; je trouve la voix aigre. Du coup, la version Gens me va tout à fait. C'est un peu plus monochrome, mais quelle grâce ! Ce qu'elle a fait de mieux depuis sa Phénice. |
etc...
Résumé: Seule la première partie des Troyens (qui ne mérite pas l'appellation de chef d'oeuvre) est acceptable, et encore... avec des images ou des coupures... Colin Davis a fait beaucoup de mal à Berlioz. Les deux versions des Troyens de Davis sont médiocres. La diction de Horne et Verrett permettent parfaitement la compréhension du texte. R Crespin a une voix du genre de celle d'Herva Nelli. La direction de Prêtre est un modèle de clarté, de rigueur, de lisibilité et de poésie. Par contre celle de Münch est superficielle et illustrative.
HOP!!! RETOUR A LA CASE PRISON!!!!!!!

Pour en sortir: fais un couper coller de tes propos sur deux forums, le tien et un autre, où les contradicteurs sont plus nombreux, mieux informés et plus musclés! |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24289 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Jeu 23 Mar - 23:52 | |
| | sofro a écrit: | HOP!!! RETOUR A LA CASE PRISON!!!!!!!

Pour en sortir: fais un couper coller de tes propos sur deux forums, |
Mort de rire !  |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24289 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Ven 24 Mar - 0:11 | |
| | Zoilreb a écrit: | | DavidLeMarrec a écrit: | Les Troyens de Prêtre sont incontestablement les meilleurs de la discographie, d'une énergie débordante. Ceux de Davis sont vraiment médiocres - le nombre de décalages, c'est invraisemblable pour un spécialiste encensé. Dès que ça ne tombe pas le temps, ça devient aléatoire et brouillon. Les fins de mesure, je ne vous raconte pas... Soporifique à souhait. Si vous ne pouvez pas mettre la main sur Prêtre, tentez plutôt le DVD du Châtelet. L'orchestre de Gardiner est moins charnu, mais l'allant et le plateau le compensent plus qu'amplement.
| Citation: | | malgré les coupures. |
A la serpe ! Il manque beaucoup, beaucoup plus que quinze minutes. Tous les interludes orchestraux sont charcutés. Il ne manque peut-être pas cinquante minutes, mais bien trente minutes, facile. |
Bon, je vais vérifier, mais je vois pas ce que tu veux dire par 'interludes orchestraux charcutés' ? Il existe plusieurs versions des Troyens puisque Berlioz à dû faire des coupures dans son œuvre à la création et qu'il a donc dû refaire certaines liaisons à contre-coeur. ce que tu appelles 'interludes orchestraux charcutés', c'est peut-être un retour à la première version de la partition. Il existe plusieurs éditions de la version Prêtre, le lien 'dans le post du dessus' pointe sur un coffret Melodram qui ne contient peut-être pas la Chasse Royale et d'autres extraits, mais dans la version de Prêtre que j'ai, il y a la Chasse Royale et il manque une partie des ballets (il n'y a pas 50 minutes de ballets dans les Troyens ?). |
En tout cas, la version que j'ai contient des liaisons bizarres, qui ressemble à de gros charcutages mal faits. Les interludes orchestraux sont très réduits. Ton hypothèse sur le coffret Melodram m'étonne, mais elle est séduisante.
| Citation: | | Concernant Davis, je te trouve sévère. Comparé à Prêtre il n'y a pas photo, mais c'est une autre vision, beaucoup plus ample. A mon sens il n'y a pas grand chose à reprocher à sa direction. Cite-moi un endroit où il y a 'décalage', que j'aille écouter. |
Prends le début, et écoute les articulations de la mélodie. C'est flou, c'est mou.
| Citation: | | Le choix de Vickers pour moi, justifie seul la "radiation" de cette version. Il est insuportable, pataud, lourd, aucune élégance… mais sa voix est comme ça, il ne sait rien y faire. |
Lindholm ne vaut pas grand chose non plus...
| Citation: | | J'ai dit ça parce que Kunde ne me convient pas. Je préfère une voix plus légère chez Berlioz… mais bon il s'en tire pas mal c'est vrai, il fait justement des efforts de légereté. |
Oui, c'est bougrement intelligent !
| Citation: | | Par contre Naouri, que j'aime bien d'habitude, force les traits et surjoue parfois tellement que j'arrive pas à me concentrer sur la musique (par ex. dans "ne regardez jamais la lune"). Il pourra toujours rétorquer que le personnage bouffon de Balducci réclamait ça… je ne le crois pas. |
Bastin en fait bien plus dans le rôle, avec des moyens un peu décevants. Naouri incarne très bien, lui qui d'habitude est froid ou outrancier (mais se corrige très favorablement depuis un an à peu près). Certes, il y a de la place pour plus profond, mais je m'en satisfaits parfaitement.
| Citation: | | Je ne suis pas d'accord. Pour toute personne qui a découvert Cellini du temps ou il n'existait que la version Davis, c'était déjà tout à fait correct au niveau caractère. |
Je n'ai jamais pu écouter cette version, tant ça sentait le studio et l'ennui. Mais tu aimes beaucoup Gedda, ça explique sans doute mieux ton endurance.
| Citation: | | Les rôles étaient très soigné (Gedda, Bastin, etc.)… mais voilà, maintenant c'est dépassé par l'avancée qu'offre Nelson (version originale). |
La version Davis n'avait de toute façon pas grand fondement musicologique. (un euphémisme s'est glissé dans cette phrase)
| Citation: | | Citation: | | Citation: | | Je devrais peut-être essayer Munch pour l'Enfance du Christ? |
Tu connais quelles versions ? Ca donne quoi ? |
Davis I (Decca) et Davis II (Philips). Davis I n'offre qu'un avantage: l'évangeliste de Peter Pears. Davis II est très bien pour l'orchestre et les choeurs mais les solistes à gros gabarit marchent mal dans cette suite de tableaux intimistes. Gardiner (Erato). C'est froid et alors ses choix de tempis me surprennent négativement parfois. Cluytens (Emi). Alors là j'ai oublié parce que c'était vraiment pas la gloire au niveau instrumental et choral. |
Ouaip, pas enthousiasmant, alors. Je te laisse tâter le terrain et j'en reste pour l'instant à Herreweghe et ma captation radio de Casadesus. |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24289 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Hector Berlioz (discographie sélective) Ven 24 Mar - 0:15 | |
| | Zoilreb a écrit: | | Va savoir comment ils ont agencé le coffret Melodram. Je vais faire la vérification et réécouter ça ce soir, mais dans mon souvenir la Prise de Troie est complète |
Ca, pas chez moi !
| Citation: | Par manque de temps, je vais faire simple dans un premier temps (j'y reviendrai). Pour moi, Berlioz c'est un compositeur d'opéra, un compositeur dramatique avant tout. C'est parce que les portes de l'opéra lui sont resté fermées qu'il s'est rabattu sur le concert et qu'il a accomodé les formes de concerts à sa sensibilité dramatique. D'autre part son inspiration contient en germe (c'est assez visible dans 'Béatrice et Bénédict') la conception poétique, littéraire et picturale, pour presque dire impressionniste de la musique Française de la fin du XIXème et du début du XXème. Les Troyens font la synthèse équilibrée et quasi parfaite de ces deux tendances avec mesure, et en plus avec le métier que Berlioz avait à cette époque là. |
Merci. Je vois.
Je trouve que la Damnation a une forme plus mobile, plus travaillée, qui me convainc plus pleinement. Mon goût pour le grand opéra me conduit aussi vers Cellini. Evidemment, il y a plein d'autres choses passionnantes, comme L'Enfance, la Fantastique, Roméo & Juliette... En fait, dans les Troyens, j'aime essentiellement le rôle de Cassandre, le reste est beau mais me touche moins, je trouve cela un peu monumental. Cela requiert surtout une interprétation sans faiblesses, et même très inspirée. |
|  | | | Hector Berlioz (discographie sélective) | |
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