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| | Charles Ives - Symphonies | |
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DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24064 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 15 Fév - 16:59 | |
| Ce n'est pas précisément dodécaphonique tout de même ! Très personnel, oui, polytonal, certainement, libéré de certains carcans de la logique tonale, il y a des chances, mais pas dodécaphonique (qui est totalement atonal et désigne un système précis).
Sinon, effectivement, ce mélange de simplicités pour faire de la complexité est typique de Ives ! _________________ Armide est encore plus aimable qu'elle n'est redoutable ! |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 15 Fév - 17:10 | |
| Ce n'est clairement pas tonal en tous cas... D'où mon terme impropre. _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24064 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 15 Fév - 17:11 | |
| | Spiritus a écrit: | | Ce n'est clairement pas tonal en tous cas... D'où mon terme impropre. |
C'est libre, oui.
C'était juste pour te donner la précision, parce qu'on emploie parfois dodécaphonique comme synonyme d' "atonal", ça peut créer des confusions. _________________ Armide est encore plus aimable qu'elle n'est redoutable ! |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 15 Fév - 17:19 | |
| Il n'y a pas un sujet qui explique concrètement la différence ? _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24064 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 15 Fév - 17:53 | |
| | Spiritus a écrit: | | Il n'y a pas un sujet qui explique concrètement la différence ? |
Je pense que si. Je suis de toute façon en train d'écrire une note de synthèse sur le sujet, je peux la mettre sur le dessus de la pile et m'en occuper plus rapidement pour te la passer. 
Mais sinon, on peut le refaire en deux mots.  _________________ Armide est encore plus aimable qu'elle n'est redoutable ! |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 15 Fév - 18:02 | |
| Je ne dis pas non...  _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Lun 3 Mar - 15:30 | |
| Je me suis aussi attaqué à la symphonie n°1. Je suis étonné du caractère extrêmement classique de cette oeuvre, qui semble résumer assez habilement tout le romantisme du XIXe siècle. C'est simple, mais beau, bien orchestré, les thèmes sont bien écrits et l'ensemble respire une accessibilité pas désagréable du tout. Ca ne casse certes pas des briques, mais vraiment, c'est attachant et sans prétentions.
Le premier mouvement rappelle Schubert, dans sa simplicité et sa relative tristesse (qui se pare d'euphorie sur la fin très cuivrée mais pas trop). Le second est mon préféré, pastiche de la Nouveau Monde avec son solo de cor anglais, mais fichtrement bien fait, très émouvant. Le troisième mouvement est moins intéressant, mais court, donc on ne lui reproche rien ; et le finale, sans retrouver l'intérêt du premier mouvement, n'ennuie jamais.
Un ensemble bien ficelé, délicatement ouvragé, vraiment sympathique. _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Mar 4 Mar - 17:50 | |
| Par rapport à la sympathique Première, la symphonie n°2 est relativement une déception. Plus longue (37 minutes dans ma version Mehta), elle est aussi plus ambitieuse, en cinq minutes (en fait, quatre, car le premier Andante est comme l'introduction lente de l'Allegro qui suit). Il m'y semble, un peu à l'image de certaines pages de jeunesse de Nielsen, manquer le génie capable de transcender une oeuvre. Il y a pourtant de jolis passages, notamment un arrêt du temps dans le troisième mouvement, qui s'immobilise dans les limbes, et dans le finale festif et sautillant, dont la coda percutante est magnifiquement négociée (je ne vois pas l'intérêt de faire terminer une oeuvre comme celle là par une dissonnance aussi affreuse, par contre. Acte de bravoure moderniste ?). Mais dans l'ensemble, ce n'est pas habité, comme si Ives restait à l'extérieur, assemblait avec intelligence ses partitions sans vraiment s'y impliquer. Cela nous donne un collage bien fichu de mélodies dont certaines sont clairement empruntées au folklore américain, mais sans étincelle, sans de quoi réveiller l'attention. D'autant que l'écriture plus dense n'a pas l'évidence de celle, sans prétentions mais charmante, de la Première symphonie. Si on excepte le Largo central qui est vraiment magnifique, pas grand chose à retenir de cette oeuvre désincarnée, sinon que Ives est un habile orchestrateur et un mélodiste de qualité. Il lui faudrait peut-être un peu plus d'engagement pour être, en plus, un compositeur de véritable génie. _________________ Je ne me tairai jamais !
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|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Inscrit le : 30 Déc 2005 Messages : 24064 Localisation : Bordeaux
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Mar 4 Mar - 18:00 | |
| [couic] _________________ Armide est encore plus aimable qu'elle n'est redoutable !
Dernière édition par DavidLeMarrec le Mar 4 Mar - 18:10, édité 1 fois |
|  | | sud273 Mélomane chevronné

Age : 46 Inscrit le : 03 Déc 2006 Messages : 9814
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Mar 4 Mar - 18:05 | |
| oui, et après la 4, rétrospectivement la deuxième s'éclaire subitement (à propos de l'accord final, ne pas oublier la dimension pince-sans-rire d'Ives, tout ça n'est qu'un amusement d'amateur, destiné à dormir dans un tiroir, et c'est là aussi que se trouve le génie, quoi qu'en dise Barber qui adresse à Ives sensiblement les mêmes critiques que toi sur la deuxième). Il faut songer aussi que la composition de la 2ème s'étend de 1897 à 1901, et qu'il n'y a aucune oeuvre comparable à l'époque. En 1951, quand la deuxième fut enfin créée, Ives refusa de se rendre au concert, il fallut l'insistance de sa femme de ménage pour qu'il consente à l'écouter, dans la cuisine, sur une vieille radio, et il ne semble pas qu'il ait beaucoup apprécié. Ne pas rater non plus la "Hollyday-symphony" (sans numéro mais plus vaste que les 4 autres) dont il existe une version excellente par Bernstein.
Comment ça [couic]? |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Jeu 6 Mar - 15:38 | |
| Oui, pourquoi couic ?
Sinon, merci de ces précisions sud, il est vrai que pour 1901 c'est d'une modernité étonnante. _________________ Je ne me tairai jamais !
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|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Jeu 6 Mar - 15:42 | |
| Sinon j'ai aussi écouté la symphonie n°3. La Quatrième va venir. C'est une oeuvre qui m'a plus séduit que la Deuxième, surtout en raison de son très beau premier mouvement, émouvant et intéressant. Le deuxième m'a paru moins convaincu et le troisième n'est pas mal du tout, plus touchant sur la fin.
La Troisième n'est pas vraiment plus moderniste que la Deuxième, la tonalité y est respectée et l'orchestration, bien qu'originale et réussie, n'est pas révolutionnaire. Par ailleurs, Ives s'inspire de cantiques qu'il édifie d'après des structures compliquées dans un processus d'accumulation qu'il pousse dans des retranchements convaincants. L'écriture est ainsi très intéressante à décortiquer, en plus d'être touchante (même si les cantiques en eux-mêmes ne sont pas déchirants ). Une réussite, d'autant que ce n'est pas long (21 minutes chez Marriner).
J'attends la Quatrième avec impatience. _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
|  | | sud273 Mélomane chevronné

Age : 46 Inscrit le : 03 Déc 2006 Messages : 9814
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 7 Mar - 13:42 | |
| | selon ta playlist tu as écouté la 4ème: j'attends tes notes d'écoute avec la plus grande impatience (je l'ai réécoutée deux fois hier soir en prévision...) |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 7 Mar - 13:44 | |
| Tu les auras à 15h : la salle d'informatique du lycée va fermer.  _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
|  | | Bertrand67 Malheur, Gustave !

Age : 25 Inscrit le : 28 Aoû 2006 Messages : 3065 Localisation : Au pied de la Cathédrale de Strasbourg
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 7 Mar - 13:59 | |
| ahlalala ces fonctionnaires de l'education nationale...  _________________
 |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 7 Mar - 16:35 | |
| Voilà sud, je vais enfin m'y mettre.
Ainsi, j'ai écouté la symphonie n°4 de Ives hier soir. On y constate le même fossé sur le plan de la modernité de l'écriture qu'entre les premières symphonies de Nielsen et la dernière - et pourtant, les 3 premières symphonies de Ives sont déjà modernes. Mais cette 4e va au delà. C'est un chef d'oeuvre fascinant à entendre, qui pousse l'audace très loin. Le compositeur dont elle se rapproche le plus à mon avis est incontestablement Schönberg, avec ses textures dodécaphoniques et son caractère sinistre. Mais c'est mieux que du Schönberg ! car ici, aucune aridité, aucun militantisme moderniste, juste de la musique, dont je ne saurais dire qu'elle est 'belle' (exception faite du troisième mouvement) mais qui est passionnante de bout en bout.
L'orchestration saute le pas aussi. Par l'utilisation d'un choeur, d'un orchestre en coulisses et d'un piano, bien sûr, mais aussi par le rôle central dévolu aux percussions, technique d'écriture qui préfigure de manière fulgurante certaines oeuvres de Bartok comme ses concertos pour piano. Dans le finale, ainsi, ce sont les percussions qui ont la partie belle et elles ne se taisent jamais.
Le premier mouvement est mystérieux et lugubre, avec ces accords menaçants qui rappellent le Divin Poème de Scriabine, puis le cantique complètement atonal et dodécaphonique anonné par le choeur, tandis que l'orchestre évolue dans des sphères surprenantes et inconnues jusque là. On se croirait dans les variations pour orchestre, c'est génial ! d'autant que l'orchestration est riche, originale et variée.
Le deuxième mouvement, le plus long et le plus complexe, mime d'après le livret un train circulant vers le paradis. On sent bien en effet ici l'inspiration de la comédie musicale, mais une comédie ici transformée, altérée, concassée dans un kaléidoscope sonore très saisissant et pas facilement saisissable. On entend des entrechocs, des cahotements, dans une sorte de chaos d'ensemble où tous les instruments semblent avoir une ligne différente sur le plan du rythme comme de la mélodie. Etonnant et captivant. Ca dure 13 minutes mais on ne s'ennuie pas une seconde tant la densité de l'ensemble vous attrape et ne vous lâche plus ! J'adore.
Après ces deux premiers mouvements modernes et atonaux, le troisième apparaît comme plus classique. On y retrouve une tonalité un peu floue, mais bien établie, et les cordes reprennent le rôle principal. Une grande ferveur méditative, qui se teinte souvent de nostalgie, voire de franche tristesse, domine le caractère d'ensemble du mouvement (8 minutes de durée, pas une de trop). C'est émouvant : ça ressemble aux symphonies rpécédentes, mais cette fois avec l'étincelle de génie qui y faisait souvent défaut.
Enfin, le finale m'a semblé m'échapper un peu - c'est que l'oeuvre requiert de la concentration, donc des réécoutes ! De grands fragments en sont confiés aux percussions. On retrouve l'atmosphère de mystère insondable et un peu effrayant du premier mouvement, mais sans la dimension menaçante. Je ne parlerai pas d'apaisement ici, tant on n'a pas du tout le sentiment d'une sérénité quelconque, mais plutôt du calme, sans résolution des tensions pour autant. L'oeuvre s'achève dans l'énigme comme le premier mouvement l'annonçait déjà.
C'est vraiment une découverte intéressante ; par rapport aux autres symphonies de Ives, que j'ai assez aimées, mais qui ne me donnent pas envie de m'y replonger tout de suite, celle-ci a sensiblement plus d'attrait, d'autant qu'elle regorge encore pour moi de mystères irrésolus. _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
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|  | | sud273 Mélomane chevronné

Age : 46 Inscrit le : 03 Déc 2006 Messages : 9814
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 7 Mar - 18:06 | |
| merci pour ce compte-rendu. Je suis partagé sur l'opportunité d'en dire plus. Cette oeuvre est fascinante, y compris lorsqu'on tente d'en analyser les tenants et les aboutissants dans la production d'Ives. J'ai acheté mon premier Ives en Angleterre dans un tout petit magasin de disque, dans la ville natale (supposée) de Shakespeare (Strattford) je crois, je devais avoir 13 ou 14 ans, et c'était le volume DGG de la quatrième avec Central Park in the Dark, en même temps que la deuxième symphonie de Gottschalk "Nuit des Antilles" (une chose spéciale, contenant le premier tango symphonique de l'histoire de la musique, lequel tango est d'ailleurs plutôt une rumba) Il m'a fallu quelques années pour commencer à aimer Central Park et la fugue du 3è mvt de la symphonie. Quelques unes de plus pour que la fascination atteigne les mouvements 2 et 4, ceux-là même qu'Ives inscrivait comme mouvement 6 de sa "Liste symphonique, musique et démocracie". Central Park in the Dark, The unanswered question et cette symphonie constituent à l'égal de Wozzeck ou du concerto de Berg les pierres angulaires de la musique du 20ème (évidemment je ne parle que de mon goût). Il y a dans ces oeuvres une vision de la musique à venir beaucoup plus féconde et originale que toutes les inventions dogmatiques des sérialistes, des minimalistes et des bruiteurs. Je trouve rare aussi qu'un seul parvienne à communiquer avec cette acuité sa vision du monde, de l'art, des croyances et conceptions philosophiques. C'est à la fois un coup de chance et le fruit d'un énorme travail. Comme Zimmermann, Ives construit une seule et même oeuvre tout au long du parcours, toujours en mouvement et en transformation, dans laquelle on peut suivre tous les accidents de la pensée. C'est un peu comme La Recherche, les métamorphoses d'Ubu chez Jarry, ou la vue de Delft de Vermeer. |
|  | | Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33264
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 7 Mar - 18:42 | |
| | Spiritus a écrit: | Ainsi, j'ai écouté la symphonie n°4 de Ives hier soir. On y constate le même fossé sur le plan de la modernité de l'écriture qu'entre les premières symphonies de Nielsen et la dernière - et pourtant, les 3 premières symphonies de Ives sont déjà modernes. Mais cette 4e va au delà. C'est un chef d'oeuvre fascinant à entendre, qui pousse l'audace très loin. Le compositeur dont elle se rapproche le plus à mon avis est incontestablement Schönberg, avec ses textures dodécaphoniques et son caractère sinistre. Mais c'est mieux que du Schönberg ! car ici, aucune aridité, aucun militantisme moderniste, juste de la musique |
Faut pas généraliser, il n'y a pas que du cérébral chez Schoenberg, loin de là... |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Sam 8 Mar - 11:16 | |
| Bien sûr que non, la Nuit transfigurée ou les Variations pour orchestre par exemple sont des merveilles, mais il y en a quand même beaucoup, tu l'avoueras.  _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
|  | | Spiritus Gentil corniste

Inscrit le : 31 Jan 2007 Messages : 10723 Localisation : 45, rue d'Ulm... dans mes rêves
| Sujet: Re: Charles Ives - Symphonies Ven 4 Avr - 12:50 | |
| Cette Quatrième est vraiment géniale
Quel deuxième mouvement
Qu'en penses-tu, David ? _________________ Je ne me tairai jamais !
DLM. Voilà comment nous parlons de lui. Seulement DLM. Comme on dit Schreker ou Langgard.
  
Deux doryphores discutent; l'un dit: "J'ai la patate!", et l'autre, ben il le bouffe. Qui a inventé cette blague? |
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