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 Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes

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Xavier
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MessageSujet: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 0:18

Déplacé:


Le baroque est tout de même moins varié que le 19è ou le 20è, du moins à mes oreilles.
Et pour l'instant je n'aime à peu près rien en baroque.


Dernière édition par le Ven 28 Avr - 15:47, édité 1 fois
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Coelacanthe
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 0:24

Bach? Rolling Eyes

C'est sur qu'au niveau de la diversité, il n'y a pas mieux que le vingtième, mais je trouve le baroque plus varié que le classique Mr. Green

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natrav
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 0:25

Xavier a écrit:
Le baroque est tout de même moins varié que le 19è ou le 20è, du moins à mes oreilles.
Et pour l'instant je n'aime à peu près rien en baroque.


On parle pas des parfums d'un glacier.

Et puis on ne peux pas mettre tout le "baroque" dans le même sac, je t'assure que je comprends que beaucoup d'oeuvres pour des oreilles neuves paraissent poussiéreuses, plates, etc... mais vraiment ces Leçons sont des monuments (pour moi) et intemporels, ils ne datent absolument pas.

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natrav
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 0:34

Coelacanthe le feu-follet a écrit:
Bach? Rolling Eyes

C'est sur qu'au niveau de la diversité, il n'y a pas mieux que le vingtième, maisje trouve le baroque plus varié que le classique Mr. Green


Et puis le XIX et XX°, on a le nez collé dessus, c'est varié de près, de loin (dans quelque siècles) cette variété aura été aplanie, comme la période classique ou baroque pour nous, ce qui n'enlève rien à la qualité de l'inspiration de l'une ou l'autre.

Les madrigaux de Monteverdi en 1° écoute peu attentive se confondent tous (surtout les 4-5 premiers livres) en écoute active, attentive, ils recèlent tout un univers de musique, on peut s'y plonger pendant des semaines (je l'ai fais). Mais pour cela il faut se rapprocher, s'accoutumer à un langage, et petit à petit la variété se dégage de cette apparente masse. Et on s'étonne de la richesse de ces oeuvres (bon, faut dire que Monteverdi est un authentique génie ce qui amoindri mon propos).

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Xavier
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 0:44

Coelacanthe le feu-follet a écrit:
Bach? Rolling Eyes


Ca ne me bouleverse pas.
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Coelacanthe
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 1:28

Citation:
Et puis le XIX et XX°, on a le nez collé dessus, c'est varié de près, de loin (dans quelque siècles) cette variété aura été aplanie, comme la période classique ou baroque pour nous, ce qui n'enlève rien à la qualité de l'inspiration de l'une ou l'autre.

Au XXème on boulverse complétement les paradigmes musicaux tout de même :
-Musique "atonale libre"
-Musique sérielle
-Musique électronique
-Musique concrète
-Musique répétitive
-Musique stochastique
-Musique spectralle
-Musique "néo-tonale"
(...)

Tour ça pour moi se distingue clairement, non? Je ne pense pas qu'il y ai de telle diversités au sein d'une autre époque musicale, à mon humble avis. Mais je n'ai pas le recule en effet.

@Xavier : Jean-Sébastien Bach ne te boulverse pas, mais est-ce que cela signifie qu'il te laisse indifférent ? Mr. Green

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 1:46

Coelacanthe le feu-follet a écrit:

-Musique "atonale libre"
-Musique sérielle
-Musique électronique
-Musique concrète
-Musique répétitive
-Musique stochastique
-Musique spectralle
-Musique "néo-tonale"
(...)

Tour ça pour moi se distingue clairement, non? Je ne pense pas qu'il y ai de telle diversités au sein d'une autre époque musicale, à mon humble avis. Mais je n'ai pas le recule en effet.
:


En fait serialisme et atonalité peuvent s'écouter sans distinction, la différence théorique est importante, sur la forme, l'oreille ne trie pas nécessairement, c'est un problème de concept, pas esthétique.

Concrête et electronique, ne sont qu' instrumentarium différents d'un orchestre romantique, mais sur la forme, là aussi, c'est du découpage en tranche de moyens musicaux différents, cela en fait-il des musiques différentes.

ne parlons même pas de néotonneaux(!), c'est du pinaillage, là encore les moyens sont identiques, on ne parle pas de révolution musicale ici.

Si on s'amuse à découper pour diversifier, pourquoi pas le faire sous la forme:

musique pour voix seules(dufay, monteverdi, delalande)
musique pour clavier (clavecin, clavicorde, épinette),
musique de danses (Bach, Rameau),
musique pour forme concertante(vivaldi,leclair, corelli)
musique pour choeur(bach, haendel)
musique abstraite (clavier bien tempéré, offrande musicale),
musique à programme avec prologue cirage de pompes (Lully),
musique de récitatif
musique de variations
musique d'arie da capo
musique à style rappresentativo
musique à style concitato

la diversité est partout!

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Xavier
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 1:55

Coelacanthe le feu-follet a écrit:

@Xavier : Jean-Sébastien Bach ne te boulverse pas, mais est-ce que cela signifie qu'il te laisse indifférent ? Mr. Green


Je suis admiratif, mais rarement ému.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 1:57

vartan a écrit:

Si on s'amuse à découper pour diversifier, pourquoi pas le faire sous la forme:

musique pour voix seules(dufay, monteverdi, delalande)
musique pour clavier (clavecin, clavicorde, épinette),
musique de danses (Bach, Rameau),
musique pour forme concertante(vivaldi,leclair, corelli)
musique pour choeur(bach, haendel)
musique abstraite (clavier bien tempéré),
musique à programme avec prologue cirage de pompes (Lully),


Musique pour clavier et musique abstraite se confondent souvent, les "musiques de danses" se retrouvent dans les formes concertantes ou musique pour clavier, et puis là tu fais un catalogue des différentes formes et différentes formations, le langage est pratiquement partout le même, ce qui n'est pas le cas au 20è siècle.
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 1:58

Pas d'accord pour pas mal de trucs. La musique sérielle se différentie souvent de la musique atonale par le devellopement. La musique répétitive c'est clairement identifiable comme telle. La musique électronique aussi, mais c'est vrai qu'on pourrait faire un rapprochement avec la musique concréte, en tout cas les deux se différentie clairement à l'écoute du reste, c'est pas forcément fait de notes mais lus de bruits, non? Si on prend Ligeti ou Xenakis, le développement de manière massique est radicalement différent de celui de la musique classique, romantique... Non je trouve ça plus flagrant quand même.

PS : je m'adresse à Vartan Wink

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 2:21

Xavier a écrit:

Musique pour clavier et musique abstraite se confondent souvent, les "musiques de danses" se retrouvent dans les formes concertantes ou musique pour clavier, et puis là tu fais un catalogue des différentes formes et différentes formations, le langage est pratiquement partout le même, ce qui n'est pas le cas au 20è siècle.


Parce que nous faisons cette distinction aujourd'hui.

La richesse de la musique du XVII° ne s'appuie pas sur l'évolution de la tonalité bien sûr, mais elle est très grande et de Monteverdi à Bach sur un siècle, l'évolution des moyens, des formes et même des concepts théorique est immense.


A l'époque oû la tonalité domine, cette reflexion est sans objet, ce sont ces formes qui font office de grandes diversité, et elles sont perceptibles aujourd'hui encore.

J'ai rajouté les différences de style de la musique fin XVI° (style rappresentativo et concitato ("prima et seconda pratiche") qui à l'époque ont eu valeur de révolution.

La diversité pour l'époque est représentée par le fait que brutalement vers 1595, quelques novateurs ont eu l'idée que le discours musical pouvait suivre le sens du texte et ne plus être simplement une belle construction esthétique au sens de la Renaissance, quitte à enlaidir la sonorité, créer des accords qui semblent dissonnants, varier le rythme brutalement, créer des modes mineurs et majeurs pour potentialiser cette émotion. Les contemporains en furent stupéfaits.

Je crois que tout est relatif, et quand dans 400 ans la musique (rêvons un peu) utilisera en plus des ondes acoustiques, les ondes electromagnétiques, des vibrations corporelles suscitées par des appareils capables de stimuler directements les neurones sensoriels de notre oreille interne ou des aires cérébrales pariétales (responsables de la perception intellectuelle des sons), les commentateurs mettront dans le même sac un Berg, un Pärt, un Stavinski ou un Honneger en pretextant qu'ils utilisent les mêmes moyens musicaux et les mêmes formes.

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 2:39

Coelacanthe le feu-follet a écrit:
Pas d'accord pour pas mal de trucs. La musique sérielle se différentie souvent de la musique atonale par le devellopement. La musique répétitive c'est clairement identifiable comme telle. La musique électronique aussi, mais c'est vrai qu'on pourrait faire un rapprochement avec la musique concréte, en tout cas les deux se différentie clairement à l'écoute du reste, c'est pas forcément fait de notes mais lus de bruits, non? Si on prend Ligeti ou Xenakis, le développement de manière massique est radicalement différent de celui de la musique classique, romantique... Non je trouve ça plus flagrant quand même.

PS : je m'adresse à Vartan Wink


Et alors? c'est toi qui traite ça de bruits! On peut parler de sons pour les deux (que tu aies envie de dire que certaines sont des notes parce que tu peux les représente arbitrairement par une écriture particulière, et d'autres de bruits parce que tu ne peux pas facilement en définir le timbre et le situer sur une portée, c'est un problème de forme, pas de fond).
Les "bruits" des percussions ont bien dû être notés de façon particulière pour s'intégrer au reste des instruments classiques, et pourtant là tu ne parles pas d musique concrêtre dont elle se rapproche.
C'est pas parce que tu bidouilles des bandes magnétiques (problème de forme) que tu en fais foncièrement autre chose.

La musique répétitive existe de puis longtemps, Bach l'expérimentais déjas dans ses préludes du Clavier. Et elle n'est constituée que de cellules musicales "classique".

C'est pas parce qu'une musique est faite de sons électronique que ça en fait quelque chose de foncièrement différent des autres musiques "à instruments": c'est l'instrument qui change, il n'est pas plus original qu'un clavecin comparé à un violoncelle.

Le développement de la série est un bel objet qui s'apprécie surtout sur la partition, et qui reste à l'écoute et esthétiquement peu différent d'une composition atonale libre.


Je ne dis pas que tout ceci est identique, mais je ne trouve pas que cette diversité de formes, représente nécessairement des révolution du langage musical intrinsèquement.

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 2:42

Citation:
Berg, un Pärt, un Stavinski ou un Honneger

Euh, c'est douteux.... Tu mets le Concerto à la mémoire d'un Ange avec Jeanne d'Arc au bûcher (Woua j'ai bien choisit mes exemples : même année : 1935...) ? Et le chant du rossignol avec n'importe quoi de pärt?

En plus Berg il est mort en 1935, on a déjà preque un siècle de recule Mr.Red

D'ailleur on a environ un siècle de recul sur le Prélude à l'Après-midi d'un Faune (1894), le Sacre du Printemps (1913), Pierrot Lunaire (1912), Fünf Klavierstücke op 23 (1923) ou Amériques (1916)...
Autant d'oeuvres aux ésthétiques complétement différentes.

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 2:43

Chers auditeurs, c'était le billet d'humeur de Vartan, que vous retrouverez comme chaque nuit sur votre forum préféré. En attendant, faites de beaux rêves et à bientôt sur nos ondes.

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 2:52

Coelacanthe le feu-follet a écrit:
Citation:
Berg, un Pärt, un Stavinski ou un Honneger

Euh, c'est douteux.... Tu mets le Concerto à la mémoire d'un Ange avec Jeanne d'Arc au bûcher (Woua j'ai bien choisit mes exemples : même année : 1935...) ? Et le chant du rossignol avec n'importe quoi de pärt?

En plus Berg il est mort en 1935, on a déjà preque un siècle de recule Mr.Red

D'ailleur on a environ un siècle de recul sur le Prélude à l'Après-midi d'un Faune (1894), le Sacre du Printemps (1913), Pierrot Lunaire (1912), Fünf Klavierstücke op 23 (1923) ou Amériques (1916)...
Autant d'oeuvres aux ésthétiques complétement différentes.


ça y est je te coince, c'est toi qui parle d'esthétiques différentes, ce que je ne nie absolument pas. Bien sûr que tous ces chefs d'oeuvres ont une grande originalité, les uns par rapport aux autres et d'ailleurs marquent des étapes de l'évolution du discours musical. Des langages différents certes mais pas plus que ceux de Bach comparé à un Beethoven dans le futur ou dans le passé à un Gesualdo.

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 3:01

Citation:
Et alors? c'est toi qui traite ça de bruits! On peut parler de sons pour les deux (que tu aies envie de dire que certaines sont des notes parce que tu peux les représente arbitrairement par une écriture particulière, et d'autres de bruits parce que tu ne peux pas facilement en définir le timbre et le situer sur une portée, c'est un problème de forme, pas de fond).
Les "bruits" des percussions ont bien dû être notés de façon particulière pour s'intégrer au reste des instruments classiques, et pourtant là tu ne parles pas d musique concrêtre dont elle se rapproche.
C'est pas parce que tu bidouilles des bandes magnétiques (problème de forme) que tu en fais foncièrement autre chose.

Mais tu abuses un poil, entre la symphonie liturgique et la symphonie pour un seul homme, il y a un mur quand même, il y a une esthétique complétement différente.
Inutile de pinaillé voyons, il suffit d'écouter, le langage n'est clairement pas du tout le même.
Je parle de bruit car c'est Schaeffer lui même qui employait ce terme, ne t'offusque pas, ce n'est pas péjoratif. Wink

Citation:
La musique répétitive existe de puis longtemps, Bach l'expérimentais déjas dans ses préludes du Clavier. Et elle n'est constituée que de cellules musicales "classique".

Non, la musique répétitive ce n'est pas que répété la même chose. Entre Bach et Steve Reich je fais la différence. En réalité, la musique répétitive, la vraie, ne se répète pas, mais elle évolue progressivement d'elle même. Ou y a t'il le phénomène de déphasage chez Bach?? Ca change tout. Ca n'est plus la même approche du tout. L'harmonie utilisée dans la musique répétitive n'est pas son fondement puisqu'elle diffère d'une oeuvre à l'autre, surtout depuis que John Adams est là. Elle n'est pas forcément constituée que de cellules musicales "classique". La preuve, la Chamber Symphony de John Adams est carrément atonale libre et clairement inspirée de Schönberg, mais aussi répétitive, en particulier Road Runner, le troisième mouvement.

Citation:
C'est pas parce qu'une musique est faite de sons électronique que ça en fait quelque chose de foncièrement différent des autres musiques "à instruments": c'est l'instrument qui change, il n'est pas plus original qu'un clavecin comparé à un violoncelle.

Si, et ça ne concerne pas que la musique élécrtonique, ça n'est pas qu'une quéstion de son éléctronique. Avec l'avénement des travaux de Varèse (amériques par exemple), puis des travaux de Webern, on aborde le timbre de l'instrument différement, il est exploité à fond et deviendra même carrément primordial dans la musique spectrale. Evidément on utilise encor des notes, enfin pas toujour des tons, des demi-tons ou même quart de tons, mais des hauteurs spécifiées. Mais ce n'est plus pour les même raisons ni dans le mêm esprit. La hauteur des notes et le timbre, avec des effets variés, dans les musiques concrètes electronique et spéctrale donne des sons qui ne s'écoute plus comme une mélodie (baroque ou pas), et pas non plus comme une série, et la musique éléctronqiue a apporté un nouveau moyen d'y parvenir tout simplement.
Ce n'est pas le cas des autres musiques, même si on peut utiliser plusieurs tendances en même temp bien sûr, ce sont beaucoup de nouvelles choses.

Citation:
Le développement de la série est un bel objet qui s'apprécie surtout sur la partition, et qui reste à l'écoute et esthétiquement peu différent d'une composition atonale libre.

La musique sérielle de Berg peut-être, enfin si on ne fait pas attention... Celle de l'après guerre, comme celle de Boulez par exemple, alors là, non! Après je ne dis pas que c'est une réussite, mais c'est autre chose.
Remarque, on reconnait clairement que le concerto pour piano de Schönberg est sériel, je ne le savais pas quand je l'ai écouté et je m'en suis apperçu très vite. Puis je me suis renseigné et en effet, c'est sériel...
Et puis avec la musique sérielle on abandonne forcément les thèmes ou les motifs, ce qui n'ai pas forcément le cas de la musique atonale, et ça aussi c'est important, ça change toute la manière de développer, et ça se sent quand même.

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 3:03

- Beethoven n'est pas baroque en même temp... Debussy ou Varèse son modernes, comme tous les exemples que j'ai cité qui se sont déroulés en une décénie en gros (à part le prélude à l'après midi d'un faune un peu avant, c'est vrai).
- L'époque Baroque est l'une des plus riches pour moi, même si je ne suis pas fan. Je la trouve plus riche que l'époque romantique ou classique. Mais moins que le XXème. Et puis c'est tout, na!

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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 5:00

vartan a écrit:
J'ai trouvé, il faut lire " ...compositeur qui n'a jamais autant assomé la musique que Charpentier"

Il s'agit bien évidemment de Gabriel, l'auteur immortel des deux Orphée et des dix Clara, l'ami de Michel Tremblay.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 5:34

'
Je commence par préciser que je suis assez impressionné par la démonstration de Vartan, j'y reviendrai peut-être plus tard.

Il est vrai que la période du tournant XVIe-XVIIe est l'une des plus fécondes qui aient jamais été en termes d'inventivité formelle.

Mais si on fait une comparaison XVIIe-XVIIIe face à XIXe-XXe :

vartan a écrit:
Et puis le XIX et XX°, on a le nez collé dessus, c'est varié de près, de loin (dans quelque siècles) cette variété aura été aplanie, comme la période classique ou baroque pour nous, ce qui n'enlève rien à la qualité de l'inspiration de l'une ou l'autre.

Il est vrai que le XVIIe-XVIIIe est bien plus varié que ne laisse penser une lointaine fréquentation.

Néanmoins, il est évident qu'en terme de formes, de sujets, d'écriture musicale, la diversité est plus grande au XIXe-XXe.


Le culte de l'innovation

Mettons-le tout de suite de côté, il ne s'agit pas de verser dans ce travers.

On a tendance à juger un compositeur à l'aune de ce qu'il crée d'inédit, aujourd'hui - d'où les problèmes en musique contemporaine et particulièrement à l'opéra, je n'y reviens pas.
Un compositeur qui serait novateur et moyen (John Cage ou Pierre Henry par exemple) est considéré avec plus de déférence que le plus habile maître d'une forme préexistante (prenons Czerny, Marschner, Borgstrøm...).

Or, la différence entre deux opéras seria du XVIIIe est inférieure à celle entre deux grands opéras ou même entre deux opéras du même Massenet, du même Strauss.
La variété des livrets, des structures, des langages est supérieure avec le passage du temps et l'arrivée du dogme de la nouveauté.
Du coup, si l'on applique ce dogme, il est évident que les compositeurs du XIXe sont plus géniaux que leurs prédécesseurs, Bach excepté.

Il ne s'agit là que du constat des réflexes courants. D'ailleurs, on cherche souvent à justifier le goût pour Mozart par une position de novateur. "Oh, la Fantaisie, personne ne faisait aussi audacieux à son époque !" "Oh, Don Giovanni, c'est déjà de l'opéra romantique." Etc.


L'épreuve de la comparaison

Avec Massenet, c'est déjà trop facile. Si l'on compare les harmonies archaïsantes de Panurge, le babil de ses cordes, ses petites fanfares pseudo-renaissantes, avec les chatoyances orientalisantes de Thaïs ou l'atmosphère pesante de Thérèse, c'est évident.

Je vais aller plus loin. Mettons côte à côte les partitions, mettons, de Panurge et d'Hérodiade. La vue globale des partition présente plus de différences qu'entre Griselda d'A. Scarlatti et Lucio Silla de Mozart. Parce que dans le second cas, on a des ritournelles, des récitatifs secs, des da capo, un orchestre traité de façon plus proche que dans dans le premier, où le style, le caractère, le genre même varient du tout au tout.
Encore une fois, il s'agit de constat, pas de hiérarchie.

Quelqu'un qui ne sait pas lire la musique notera une différence qu'il ne saisira pas forcément entre deux oeuvres romantiques, bien plus aisément qu'entre deux oeuvres baroques. Ne serait-ce que par la liberté du poème symphonique ! L'orchestration, en revanche, n'est pas forcément si homogène que ça, en comparant les deux périodes - même s'il y a avantage au XIXe sur le premier XVIIIe.


J'avais réalisé ce petit exercice que je vous livre :

Petite démonstration. J'ai pris ce qu'il y avait en ligne.

Comparaison entre récitatifs. Agrippina et Idomeneo. Don Carlo et Ariadne auf Naxos.

J'ai essayé de prendre les passages qui "avantageaient" le plus la position de Vartan. C'est-à-dire les récitatifs les plus nus (si je prends ce qui précède Dio che nell'alma infondere...).


AGRIPPINA


Seule la basse est notée. L'harmonie (très consonnante) est sous-entendue et l'accompagnement improvisé. Intervalles standard pour la déclamation récitative.

IDOMENEO


Seule la basse est notée. L'harmonie (très consonnante) est sous-entendue et l'accompagnement improvisé. Intervalles standard pour la déclamation récitative.


Allez, un premier bonus :

DIDO AND AENEAS


Ici, tout est noté, l'orchestre accompagne, à la façon de la tragédie lyrique, et il y a des aspérités, des interventions expressives de l'orchestre, avec des rythmiques variées. Moins de repos harmonique. Cependant, on reste dans le domaine de l'accord et, vocalement, d'une certaine psalmodie. Vers la fin du passage, on bascule vers l'arioso.
Il y a des différences notables, mais la parenté est patente. [Là, on fait un écart d'un siècle, tout de même, ce qui n'était pas notre objet, initialement.]




DON CARLO


Peu d'accompagnement, mais des interventions lyriques aux bois seuls. Beaucoup de notes répétés, mais aussi des épanchement en forme d'arioso, en ponctuation. Alternance d'accord et de formes plus développées à l'orchestre. Change d'une partie à l'autre de l'oeuvre.


ARIADNE AUF NAXOS


Très proche de la voix parlée, rythmes bancals. Harmonies imaginatives. Faux archaïsme. Effectif réduit pour imiter le temps ancien.



Allez, un bonus, dans le style italien :

LA BOHEME


Ceci est censé être le récitatif qui précède l'air. Pourtant, il s'agit d'un espèce d'air ouvert, où la mélodie est très affirmée, où l'orchestre s'épanche. On est même au delà de l'arioso. Et pourtant, tout va vite, courtes répliques, on fait avancer l'action.


Et un dans le style allemand :

DAS RHEINGOLD


Grande diversité de modes d'accompagnement, avec des rythmiques élaborées. Utilisation de motifs qui parcourent l'oeuvre. Les récits ne reposent pas nécessairement sur des positions harmoniques stables. Orchestre très entrecoupé, qui scande ou évoque, tour à tour.

Dans tout cela, peu de liens forts. Si, à la rigueur le Puccini et le Verdi, mais dans des dispositions rythmiques et harmoniques tout à fait différentes. Il faut dire que la part improvisée ne laisse pas non plus toute latitude pour rétablir la diversité du genre seria. Néanmoins, la partie vocale est beaucoup plus homogène.




Honnêtement, très indépendamment du goût que l'on a pour tel ou tel répertoire, je vois mal comment on peut soutenir le contraire.


****


Je précise que j'aime toutes ces périodes, il ne s'agit pas de dire que l'une est meilleure sous prétexte qu'elle innove. Le fait d'approfondir une norme est tout aussi intéressant.
Simplement, cette comparaison est récurrente et il me semblait intéressant de s'y attarder.


P.S. : Xavier, tu ne voudrais pas créer un fil avec tout ça ? Ca va devenir illisible.
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MessageSujet: Re: Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes   Ven 28 Avr - 5:52

Oui Xavier, créé un Thread David l'érudit Laughing

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Débat sur la richesse et la variété des diverses périodes

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