| Deuxième symphonie de Mahler | |
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Alex Mélomane averti

Inscrit le : 25 Juin 2005 Messages : 490
| Sujet: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 9:43 | |
| Après Chosta, Mahler si ça vous dit.
La phase de composition de la deuxième symphonie s'inscrit en deux temps séparés par une longue phase d'impossibilité créatrice. Le premier mouvement Totenfeier (cérémonie funèbre) fut écrit dans la foulée de la première symphonie Titan dont il était censé enterrer le héros. Le compositeur ne lui adjoignit ses quatre mouvements subséquents que plusieurs années après, non sans mal pour le finale pour lequel il ne trouvait pas de texte adéquat. Le compositeur entendait en effet destiner sa symphonie à un grand orchestre, un choeur et deux solistes, ambition rappelant évidemment celle présidant à la neuvième symphonie de Beethoven. Ce texte fut trouvé à l'occasion de l'enterrement du chef d'orchestre Hans von Bülow:le poème de Klopstock Résurrection fut alors prononcé et c'est tout ce qu'il fallait à Mahler pour mettre en sons le finale de sa symphonie.
La forme de cette dernière était singulière: deux mouvements de proportion colossale (plus d'une heure de musique à eux seuls) encadrant trois mouvements plus modestes par le nombre de mesures. Cette forme était en outre guidée par des idées extramusicales puisque la musique était chargée de raconter la destinée d'un individu avant de traduire la "morale" qui s'en dégageait. Cet aspect musique à programme se traduit par une succession d'épisodes très fragmentés souvent séparés entre eux par des silences qui ont pour rôle de mener à un changement de chapitre. Ce rôle du silence existe déjà dans les architectures aussi colossales de Bruckner à la différence essentielle que des considérations exclusivement musicales imposaient ces césures (à commencer par une écriture privilégiant l'harmonie). Certes il n'est pas nécessaire de connaître le programme pour s'imprégner d'une musique dont l'essence et la signification demeurent nécessairement autonomes. Mais tel était déjà le cas de la symphonie fantastique de Berlioz, qui évoquait également la vie d'un homme avec cinq mouvements et un grand orchestre.
Mahler se présente par conséquent comme un musicien romantique en cette fin de XIX Siècle. On sait portant qu'il n'appréciait pas la voie suivie par Richard Strauss, qui pensait que l'avenir de la symphonie se trouvait dans la forme plus libre du poème symphonique. En effet Mahler, malgré son programme digne d'Une Vie de héros, garde toujours à l'esprit la rigueur formelle de la symphonie classique et c'est bien ce qui fait le prix de la symphonie Résurrection au sein du massif laissé par le compositeur. Dans aucune autre oeuvre Mahler n'aura autant fait preuve de cohérence formelle, chaque idée étant exploitée dans toutes ses ramifications au lieu de laisser place à une débauche de thèmes sans que soit tissé entre eux de lien organique.
Tel le chevalier de la mort chevauchant son infernal destrier, le premier mouvement impose d'emblée l'assise granitique et austère des cordes graves dont l'inquiétante scanssion est bientôt équilibrée par la douceur des bois, confrontation de deux mondes qui se résout bientôt en un premier forte d'une puissance écrasante. C'est l'anéantissement du héros, la victoire sans merci d'une élémentaire force destructrice. Le développement qui s'ensuit débute pourtant à l'identique de l'introduction de l'oeuvre mais explore des contrées aussi fascinantes qu'inattendues. Les paysages fréquentés ne correspondent guère aux habitudes imposées par les marches funèbres. L'impression est ici celle d'une indéfinissable nostalgie, d'une tendresse tenant à la fois de l'élégiaque et du genre pastoral, solution très différente de celle adoptée par Beethoven et ses chorals de cuivre de la marche funèbre de son Héroïque.
Ainsi du sommet expressif du mouvement, préparé avec toute la subtile ampleur dont le musicien est capable. Les cordes baignent le paysage dans une lumière transfigurée avant que quelques mesures soient confiées au dialogue déchirant du cor anglais et de l'orchestre. Ce dialogue s'abolit ensuite dans une contemplation sans nom, comme suspendue et délivrée de toute contrainte matérielle, peut-être le moment le plus bouleversant de l'histoire de la symphonie. La partie est nommée "Ausdrucksvoll" (plein d'expression) et réclame l'intervention d'une clarinette basse solo. Les cordes graves scandent délicatement ce passage d'une ineffable fraîcheur avant que le tutti de l'orchestre impose à nouveau ses fracas et nous fasse reprendre nos esprits. De glaçantes visions d'effroi s'approprieront à nouveau ce thème pastoral confié successivement à la trompette et aux trombones avant que l'orchestre ne s'emballe dans une cavalcade épique qui débouche sur un sommet de brutalité, l'orchestre hurlant sans fin la même idée à l'instar d'un mécanisme fonctionnant à vide jusqu'à la chute soudaine. Mais après un bref silence les scansions des violoncelles et contrebasses démontrent que l'énergie est encore entière. Des réminiscences de la pastorales se feront encore entendre mais le mouvement ne s'achèvera pas moins dans une atmosphère inquiétante chargée de hoquets et de soubressauts avant la conclusion sèche et péremptoire imposée par le tutti. A noter que la Totenfeier telle qu'initialement conçue par Mahler avant son remaniement voulu comme définitif démontre de manière passionnante les trésors d'imagination d'un très jeune compositeur qui ne canalisait néanmoins pas encore assez ses passions.
Après cette évocation en partie morbide Mahler choisit de présenter trois états d'âme différents rencontrés au cours de la vie de son individu. Evocation d'une jeunesse sans ombre d'abord. L'insouciance de ce mouvement justifie pour partie le silence de cinq minutes exigé par Mahler après le premier mouvement, un aussi grand contraste étant susceptible de choquer. La forme du mouvement est celle du ländler, danse paysanne préfigurant la valse. Rien de prosaique néanmoins dans cette musique ravissant les sens et réservant quelques thèmes révélant là encore une sensibilité lyrique à fleur de peau.
Le troisième mouvement fait office de scherzo et impose à nouveau un monde de tourments. Le mouvement s'inspire d'un lied célèbre narrant la vision bienheureuse de Saint Antoine prêchant aux poissons. Il est davantage question ici des tentations de Saint Antoine présentées dans le retable d'Issenheim réalisé par Grünewald. Les timbales martiales introduisent un tourbillon d'une volupté toute anarchique qui doit traduire les désordres du monde perçu comme à travers un miroir concave selon le mot de Mahler.
Le quatrième mouvement est une miniature d'un peu plus de cinq minutes confié à l'orchestre et à une contralto. cette dernière, devant chanter à la manière d'un enfant croyant se trouver au Paradis, confie à une rose rouge sa foi en la lumière divine qui l'éclairera éternellement (texte emprunté au recueil préféré de Mahler, Des Knaben Wunderhorn, littéralement le Cor merveilleux de l'enfant). Le mouvement contient en effet d'admirables idées d'une naïveté sublimée, comme ce trait de violon solo annoncé parle triangle qui introduit le passage "Da kam ich auf einen breiten Weg". Le mouvement s'achève dans un au-delà de béatitude à peine concevable.
Immédiatement l'entrée en force du dernier mouvement sur une cavalcade des cordes graves avec une première explosion aux cuivres rompt la bienheureuse quiétude que l'Urlicht venait d'annoncer. Le voyage vers la résurrection ne fait cependant que commencer et un premier apaisement ouvre un nouvel horizon de lyrisme déchirant permise par des cordes s'abandonnant à un étrange flottement d'une malléabilité semblant confondre l'espace et le temps. Un silence annonce le premier effet de lointain voulu par Mahler qui entendait obtenir ce dernier en plaçant un second orchestre en coulisse. Les cors y font entendre l'appel du "Rufer in der Wüste", l'appel de celui qui se trouve dans le désert. Il se conclut par une bouleversante gamme descendante confiée aux bois. Un nouveau thème est confié à ces derniers après un bref silence: l'idée est d'une grande simplicité, sucession élémentaire de notes détachées appelant à une totale contemplation, le tout sur un lit de pizzicatti (on se souvient du sommet expressif similaire du premier mouvement de la cinquième symphonie de Bruckner). Ces mêmes pizzicatti soutiennent ensuite la première apparition aux trombones de la Résurrection: cette idée se poursuit avec insistance tandis que les cors font de nouveau entendre leurs voix dans le lointain, ce qui laisse à deviner le terrible déploiement de forces que de tels alliages de timbres pourraient déchaîner. La transition amène pourtant un nouveau thème lyrique aux bois sur lequel la contralto chantera son message d'espoir ultérieurement. La résurrection s'impose au tutti de l'orchestre, les violons s'élançant dans de vertigineuses courbes exacerbées avant que quelques accords de harpes ne concluent le passage sur une humeur sombre. Un énième silence s'impose avant que deux rafales de percussion ouvrent un des passages les plus hystériques de la musique, sorte de course aux abîmes préfigurant celle que Chostakovitch fera entendre dans sa quatrième symphonie. Les forces ne se déchaînent pas d'emblée en leur intégralité, et une marche très terrestre et quelque peu débonnaire prend sa place avec force coups de tambours et trompettes éclatantes. Il ne faut pas s'y méprendre cependant: ce grotesque demeure en phase avec la vision de Jugement dernier qui nous est ici dépeinte. Les cuivres se font de plus en plus hurlant et menaçant, leur déhanchement d'autant plus monstrueux que la marche forcée est encore retenue. l'invraisemblable fracas concluant cette marche ne possède rien en commun avec une apothéose triomphale au sens classique du terme. Il sagit davantage d'une implosion que d'une explosion, l'orchestre semblant se désagréger en dépeignant des visions infernales d'êtres humains rampant hors de leur tombeau pour entendre le jugement. Nouvel effet de lointain avec une marche des cuivres en coulisses qui sert d'assise à un thème extrêmement lyrique des violencelles et violons qui décrivent à nouveau d'éperdues courbes comme en un effet d'imploration. Le tutti reprend le thème fortissimo avant de s'imposer royalement dans une lumière de divine majesté. L'apaisement suit ausitôt afin d'annoncer un double effet de cors (entendus de plus en plus loin) dont la clameur semble venir d'ineffables profondeurs. Il s'agit du grand appel malhérien. Les trompettes dialoguent avec un bouleversant chant délié des flûtes, les oiseaux de la mort. Ce singulier moment laisse après un silence place au choeur a capella, qui attend ainsi le dernier tiers du mouvement pour faire son entrée, tout à fait à la hauteur du précédent historique de la Faust Symphonie de Liszt et très supérieur à l'hymne à la joie de Beethoven, concession à l'aspect communautaire de la musique au détriment du grand art. Cela débute comme un chant d'outre-tombe, et c'est bien avec un recuillement sépulcral digne d'un crucifixus que les premiers mots de la résurrection sont prononcés: Oui, tu vas ressusciter, ma poussière, après un court repos. La vie immortelle te sera donnée par celui qui t'appela. La soprano chante conjointement avec le choeur cette immortalité et un regain d'optimisme saisit l'orchestre devenu radieux. Mais le choeur continue de solennelle manière: Tu t'éveilleras à nouveau, le Seigneur des moissons va et réunit, telles des gerbes, les trépassés. Les bois se voient confier un thème délicat dont le jaillissement produit un vif effet de déchirement digne de Mozart. La contralto intervient pour son "O Glaube", "Crois mon coeur que rien n'a été perdu pour toi, l'objet de ta lutte t'est à présent acquis", repris par la soprano "tu n'es pas né en vain". Le choeur poursuit "Ce qui est né doit périr et ce qui a péri doit ressusciter" et ordonne bientôt forte l'auditeur de se préparer à vivre. La mort est donc vaincue, message d'optimisme proche de celui qui animait Brahms lorsqu'il écrivit Un Requiem allemand et l'épitre aux Corinthiens "Mort, où est ta victoire". Les clameurs chorale et orchestrale s'imposeront à pleine force dans ce dernier triomphe "Ressusicter, oui, tu vas ressusciter" moment d'une vertigineuse monumentalilité soutenue par grandes orgues et autres cloches, célestes instruments du message divin.
La réussite sans faille de la Résurrection est garante de la pérennité de la musique de Mahler. Souvent placée en seconde place derrière la testamentaire neuvième, la deuxième de Mahler a pour elle une légion de thèmes confinant au sublime et une forme d'une redoutable efficacité. La troisième symphonie donnera déjà l'impression d'une régression d'un compositeur qui ne semblait pas encore s'être trouvé. Il y a tout simplement lieu de se féliciter que les fulgurances de jeunesse ne puissent pas être rejointes par les ultimes pensées de la haute maturité. Si Mahler n'est sans doute pas le plus grand symphoniste, la symphonie Résurrection peut sans crainte briguer le titre de plus belle symphonie de l'histoire de la musique. |
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poet75 Mélomane averti

Inscrit le : 02 Nov 2005 Messages : 122 Localisation : Paris 20
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 10:20 | |
| Merci pour cette analyse d'une symphonie qui m'est très chère. Chaque fois que je l'écoute, j'en suis bouleversé. C'est la symphonie de Mahler que je préfère. Après viennent la 4e, la 5e et Le chant de la Terre.
Pour ma part, j'aime beaucoup les interprétations de Klemperer. Peux-tu nous recommander d'autres interprètes? |
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Alex Mélomane averti

Inscrit le : 25 Juin 2005 Messages : 490
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 11:31 | |
| | poet75 a écrit: | | Peux-tu nous recommander d'autres interprètes? |
je ne jure que par la direction de Chung qui l'avait dirigée à Saint Denis il y a quelques années, un concert inouï qui avait été proposé par France 2 durant la nuit. Cette interprétation me hante définitivement, et je pleure de n'avoir pu mettre sur vhs que l'ultime mouvement et les dernières mesures de l'Urlicht. Pour moi, il n'est pas possible d'aller plus haut en matière de musique.
Au disque j'apprécie l'ultime version de Bernstein chez DG, mais je regrette les sonorités neutres du New York Philarmonique. Bernstein a trouvé très tôt ses partis pris définitifs dans cette symphonie et je trouve ses premiers enregistrements déjà très proches dans l'esprit: l'enregistrement chez sony classical existe aussi en dvd à présent, chez DG là encore, et cela se passe là encore dans une cathédrale, celle de Wells sauf erreur. Cadre assez inspirant.
Le concertgebouw conduit par chailly propose des sonorités qui se rapprochent le plus de celles distillées par Chung, mais l'interprétation n'est pas parfaite.
Il m'arrive d'écouter Sinopoli, c'est bien mais sans doute pas suffisamment.
J'ai beaucoup de mal avec les interprètes "historiques" que sont Klemperer, bien plus à l'aise dans la septième alors qu'ici son "objectivité" n'est que froideur, voire survol sans inspiration aucune (Urlicht), ou Walter même si ce dernier réserve d'agréable surprises.
J'apprécie aussi la dernière version de Kaplan chez DG avec un orchestre de Vienne inspiré. |
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encolpio La vie en noir et blanc

Inscrit le : 10 Juin 2005 Messages : 846 Localisation : Paris
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Mr Bloom Ancien bagnard

Inscrit le : 10 Juin 2005 Messages : 1221
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 15:00 | |
| | Il faudrait songer à se calmer... |
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ouannier Mélomane chevronné
Inscrit le : 21 Juil 2005 Messages : 5151
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 16:13 | |
| Trop drôle le dernier message.  _________________ Grâce à mon casque Sennheiser, Gwyneth Jones c'est bien !  |
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Alex Mélomane averti

Inscrit le : 25 Juin 2005 Messages : 490
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 19:47 | |
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j'ai fait l'erreur de poster dans la section discographie au lieu de la section générale, mon but premier n'étant nullement de parler des enregistrements |
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 20:09 | |
| | Alex a écrit: |
j'ai fait l'erreur de poster dans la section discographie au lieu de la section générale, mon but premier n'étant nullement de parler des enregistrements |
Je déplace.  |
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 31 Jan - 20:25 | |
| Une symphonie dans laquelle je ne me suis pas encore vraiment plongé (mes préférées étant pour l'instant les 6, 9 et 10), mais ton texte donne assez envie. Je vais m'écouter ça. (j'ai les versions Rattle et Inbal, je vais écouter Rattle) |
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mer 1 Mar - 4:31 | |
| J'écoute Klemperer live 65, c'est très chouette. Le son est très bon pour un live de cette époque. |
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Jehan Stéfan Mélomane averti

Inscrit le : 30 Aoû 2005 Messages : 129
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Sam 4 Mar - 19:43 | |
| A déplacer stp. Crée un sujet dans le Hors Sujet ou Musique (Divers). |
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Samy Le Maître est marteau

Inscrit le : 20 Juin 2005 Messages : 760 Localisation : Commonwealth
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Jeu 16 Mar - 2:55 | |
| | Xavier a écrit: | Une symphonie dans laquelle je ne me suis pas encore vraiment plongé (mes préférées étant pour l'instant les 6, 9 et 10), mais ton texte donne assez envie. Je vais m'écouter ça. (j'ai les versions Rattle et Inbal, je vais écouter Rattle) |
Rattle ... NON! Il n'y comprend rien... Va voir au moins les grands maîtres de l'interprétation mahlérienne. à commencer par Klemperer dans la seconde.
Parce que franchement, Rattle y fait souvent n'importe quoi! _________________ Je ne regrette rien, Myrrha, non, rien que toi. |
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Jeu 16 Mar - 2:58 | |
| J'ai surtout écouté Bernstein récemment, et j'adore.  |
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Samy Le Maître est marteau

Inscrit le : 20 Juin 2005 Messages : 760 Localisation : Commonwealth
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Jeu 16 Mar - 3:31 | |
| | Xavier a écrit: | J'ai surtout écouté Bernstein récemment, et j'adore.  |
Super! quelle année? _________________ Je ne regrette rien, Myrrha, non, rien que toi. |
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Jeu 16 Mar - 3:32 | |
| | De sa 1ère intégrale années 60-70, avec l'orchestre symphonique de Londres. |
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Lun 5 Mar - 13:53 | |
| Après le concert d'hier soir ( http://classik.forumactif.com/Musique-classique-c1/Concerts-f7/Salle-Pleyel-2006-2007-p85112.htm?highlight=#85112 ), j'ai relu ce joli texte d'Alex, et je dois dire que j'ai peine à entendre tout cela pour ma part.
Cela reste pour moi une musique difficile d'accès, au propos pas toujours clair, et je ressens souvent l'impression de "bavardages", qu'il y a beaucoup beaucoup de notes pour pas grand chose, une invention mélodique pas toujours très heureuse ni très renouvelée. Le 2è mouvement par exemple est pour moi un sommet d'ennui. De même le final est d'une longueur... j'ai l'impression qu'il dure plus de 3 quarts d'heure. Et ça me semble tout de même très prétentieux comme musique, avec ce final boursouflé, le message du texte... Il y a pourtant certaines symphonies de Mahler que j'adore (par-dessus tout la 6 et la 9, même si ça aussi y a bien un 2è mouvement trivial qui m'échappe complètement, ou bien l'adagio de la 10è, une cime absolue), mais dans certains cas je suis comme largué... |
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Alex Mélomane averti

Inscrit le : 25 Juin 2005 Messages : 490
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 6 Mar - 11:12 | |
| | Etrange, moi c'est la troisième qui me fait cet effet, un amoncellement d'idées hétérogènes, je n'ai jamais pu rentrer dans ce puding géant, tandis que la deuxième est pour moi un modèle de concentration |
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Xavier Père fondateur

Age : 27 Inscrit le : 08 Juin 2005 Messages : 33659
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 6 Mar - 12:33 | |
| Ah mais la 3è me fait aussi un peu le même effet.  |
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Alex Mélomane averti

Inscrit le : 25 Juin 2005 Messages : 490
| Sujet: Re: Deuxième symphonie de Mahler Mar 6 Mar - 13:55 | |
| | Xavier a écrit: | Ah mais la 3è me fait aussi un peu le même effet.  |
Ah, voilà un point sur lequel nous sommes d'accord: on ne voit jamais où il veut en venir. Mais pourtant la deuxième n'est pas du tout construite de la même manière, une idée en amène une autre comme si tout coulait de source!
C'est d'ailleurs la dernière fois que cela sera si évident chez Mahler: même la Neuvième est bordélique. C'est d'ailleurs la raison évidente pour laquelle je préfère, sur l'ensemble du corpus, l'oeuvre de Bruckner. |
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| Deuxième symphonie de Mahler | |
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