
Autour de la musique classique Le but de ce forum est d'être un espace dédié principalement à la musique classique sous toutes ses périodes, mais aussi ouvert à d'autres genres. |
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| Auteur | Message |
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Elvira Petite patate
Nombre de messages: 18870 Localisation: Là où vous n'êtes pas Date d'inscription: 23/03/2008
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Mar 27 Oct 2009 - 23:05 | |
| Je crois que ça reste bénin tout de même... _________________ "Mais alors... alors... misérable!... Tu n'es même plus le bourreau... Tu es l'assassin!...."
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|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Nombre de messages: 37397 Localisation: tête de chiot Date d'inscription: 30/12/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Mar 27 Oct 2009 - 23:33 | |
| CHOEUR EN COULISSES Mora ! Mora, Spiritus, mora ! _________________ Indépendamment de ce qu'on a pu écrire sur ma nouveauté, et malgré ce que j'ai moi-même laissé entendre dans mes Mémoires, ma chère Amélie, il est un fait que je dois tout à Grétry. Hector Berlioz, Correspondance, année 1862.
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|  | | Zeno Mélomaniaque

Nombre de messages: 870 Localisation: Yvelines Date d'inscription: 05/04/2008
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Mar 27 Oct 2009 - 23:59 | |
| Venise. Signé : le clown. |
|  | | Iskender Mélomane averti

Nombre de messages: 166 Age: 42 Localisation: Bretagne Date d'inscription: 11/08/2009
 | |  | | Xavier Père fondateur

Nombre de messages: 44911 Age: 28 Date d'inscription: 08/06/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Sam 31 Oct 2009 - 19:00 | |
| Tiré du sujet discographique sur les planètes: | aurel a écrit: | Holst était un compositeur avant gardiste, pas reconnu a à sa juste valeur à mon avis, d'ailleurs ces fameuses planètes ne sont pas faciles à interpréter car lorsque j'écoute certaines versions des soi disant "grands chefs" ou ceux considérés en tant que tel comme référence , leur version est souvent bien décevante...je suis dur , presque trop vous en conviendrez. Il faut rendre à Holst.... ce qui appartient à Holst bien sur ! Cette oeuvre est un chef d'oeuvre justement,alors il faut la traiter comme il se doit, oh oui je m'enflamme je m'emporte, mais qu'il est bon de savourer la puissance de Mars et les charmes de Neptune...
Je ne vais pas me faire des amis en disant ceci, mais j' adorerais williams ou hermann (est ce que cela existe ?) interprétant ce voyage interstéllaire aux confins de l'univers..vous l'avez compris je ne peux avoir de point de vue objectif concernant ce chef d'oeuvre qui me parle, me transporte...quand la passion parle, bon j'arrête de vous embêter  |
Je comprends bien qu'on puisse adorer cette oeuvre, mais sur le côté avant-gardiste que tu avances j'aimerais bien un brin d'argumentation quand même parce que c'est loin d'être évident... Tu parles toujours des Planètes ou d'une autre oeuvre? Parce que vu la date de composition, tout de même... Les avant-gardistes sont bien ailleurs je crois. |
|  | | aurel Mélomane du dimanche

Nombre de messages: 55 Date d'inscription: 24/04/2009
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 15:36 | |
| Oui je parle toujours de "The planets", cette oeuvre est avant gardiste pour plusieurs raisons.Pour te répondre,je vais m'aider d'un spécialiste de la musique de Hoslt : Colin matthews,compositeur anglais. Voilà ce qu'il dit a propos de cette oeuvre : "Quelle est l'origine des Planètes? Pour ceux qui connaissent peu d'autres pages de Holst, il est facile de penser qu'il est le compositeur «d'une seule œuvre», car Les Planètes est tellement plus souvent joué (et surtout enregistré) qu'aucun autre de ses morceaux. Et même pour ceux qui en savent un peu plus sur sa musique, Les Planètes donne quelque peu l'impression d'une œuvre sortie de nulle part, car elle a peu d'antécédents, que ce soit dans la propre production de Holst ou dans la musique orchestrale en général. Holst avait près de quarante ans lorsqu'il commença à penser aux Planètes, en 1913. Il avait obtenu une certaine reconnaissance en tant que compositeur, mais n'avait pas encore trouvé sa voix propre. Peu conventionnel, il s'était choisi un assortiment d'influences improbables : la poésie visionnaire de Walt Whitman (The Mystic Trumpeter de 1904 est la première œuvre majeure de Holst), l'idéalisme de William Morris (Holst dirigea le Chœur socialiste de Hammersmith dans les années 1890) et une fascination pour la littérature et la philosophie hindoues (il étudia le sanscrit afin de traduire des textes et de les mettre en musique) étaient alliés chez lui à une obsession pour Wagner, qui ne commença à s'estomper que lorsque, avec son cher ami Vaughan Williams, il découvrit la musique populaire anglaise au début des années 1900. Dans Les Planètes, il tire un immense parti de cette maîtrise du détail ciselé. C'est principalement cette capacité d'écrire de manière succincte et inventive sans freiner le développement naturel de son matériau et de soutenir cette inventivité pendant près de cinquante minutes qui fait de ce morceau un chef-d'œuvre. Il n'existe pratiquement aucun précédent d'œuvre orchestrale en sept mouvements à une telle échelle. Les études de caractère des Tableaux d'une exposition de Moussorgsky ou les Variations Enigma de Elgar sont chacune bien plus réduites; ce sont plutôt les mouvements de La Mer ou les Nocturnes de Debussy dont le concept de peintures musicales abstraites se rapproche des Planètes. Holst fut sûrement influencé par la forme des Cinq Pièces orchestrales de Schoenberg, mais seulement de façon marginale par leur contenu; il les avait entendues sous la baguette de leur compositeur en 1914 et il en acquit la partition — le titre figurant sur le manuscrit des Planètes est «Sept Pièces pour Grand orchestre». En 1912, il avait découvert la musique de Stravinsky, et même si son influence ne semble pas vraiment directe, lui-même reconnut l'importance qu'il lui attachait. On parle souvent de son œuvre comme d'une «suite symphonique», mais ce terme n'est pas vraiment approprié : l'originalité de ces pages ne repose pas dans le traitement symphonique de leur sujet, mais dans la diversité de formes et dans la spontanéité d'invention auxquelles Holst fait appel dans chaque mouvement. Les premières idées de Holst naquirent de son intérêt pour l'astrologie — découlant lui-même de l'étude de la littérature sanscrite qui avait tant influencé ses œuvres précédentes. Il ne s'agissait pas d'un intérêt obsessionnel : Holst écrivit que l'astrologie lui avait seulement «suggéré» les caractères des planètes; toutefois, elle lui permit de structurer sa musique et lui fournit un titre adéquat pour chaque mouvement, l'expression d'une atmosphère particulière plutôt que la description d'une image. Il est bon de souligner que, bien que nous possédions aujourd'hui de remarquables photographies des planètes, celles-ci étaient bien plus mystérieuses et lointaines pour la génération de Holst, et que les images qui nous viennent aussitôt à l'esprit en les évoquant sont fort différentes des caractéristiques que Holst souhaitait dépeindre. Lors de récentes interprétations des Planètes dans leur arrangement effectué par Holst pour piano à quatre mains, on a parfois affirmé qu'il s'agissait là de la «version originale», mais c'est inexact. Holst tira de ses premières esquisses des arrangements pour piano à quatre mains, entièrement annotés avec l'instrumentation prévue, afin que ses assistants de l'École de filles de St Paul (où il enseigna durant de nombreuses années et où il disposait d'un studio insonorisé) puissent à la fois jouer son œuvre et l'aider à confectionner la partition complète (une névrite au bras droit le gênait pour écrire). On croit également à tort que Mars fut influencé par le début de la Première Guerre mondiale. En fait, Holst l'avait composé en 1914, mais avant le début des hostilités; dans une conférence donnée en 1926, il s'efforça de préciser que le mouvement sur lequel il avait travaillé plus tard cette année-là était Vénus - «celle qui apporte la paix». Jupiter fut également écrit en 1914; Saturne, Uranus et Neptune suivirent en 1915; Mercure — qu'à un certain moment Holst voulait composer en premier — ne fut pas achevé avant 1916. La création se fit à titre privé, cadeau fait au compositeur par son ami Henry Balfour Gardiner, et eut lieu au Queen's Hall le 29 septembre 1918 avec le New Queen's Hall Orchestra dirigé par Adrian Boult. Début 1919, Boult dirigea une exécution de cinq mouvements comme suit : Mars, Mercure, Saturne, Uranus et Jupiter, tandis que Holst dirigeait Vénus, Mercure et Jupiter plus tard cette même année (par la suite, il en vint à détester la fréquente sélection de mouvements qui se terminait toujours par Jupiter). La première création mondiale fut donnée par le London Symphony Orchestra sous la direction d'Albert Coates le 15 novembre 1920. Holst enregistra son œuvre (avec le London Symphony Orchestra) deux fois, pour la Columbia Gramophone Company : un enregistrement pré-électrique en 1922-23, et à nouveau en 1926. Il n'était vraiment satisfait d'aucun de ces deux enregistrements (il n'était pas un chef d'orchestre-né), mais sa fille Imogen se rappelait que Mars et Uranus de 1926 étaient particulièrement proches de ses interprétations publiques des années 1920. Les rythmes à 5/4 martelés et les dissonances énergiques de Mars, celui qui apporte la guerre (Holst utilise avec grande efficacité la bi-tonalité — deux tonalités différentes utilisées simultanément) nous sont devenus si familiers (et notamment parce qu'ils ont bien souvent été plagiés par des compositeurs de musiques de films) qu'on en oublierait facilement l'originalité de ce mouvement d'ouverture. Sa férocité est unique dans la production de Holst et ses prédécesseurs sont rares dans l'histoire de la musique. Vénus, celle qui apporte la paix nous montre Holst sous son jour le plus détendu et lyrique — encore une atmosphère qu'il eut du mal à retrouver par la suite. C'est le plus long et le plus tendre des sept morceaux, sans aucun moment de malaise ou aucun point culminant. En cela il ressemble à Neptune, mais Vénus déborde de chaleur et Neptune est froid et sans passion. Le caractère évanescent, le vif-argent de Mercure, le messager ailé sont obtenus grâce, une fois encore, à l'utilisation de la bi-tonalité, ici aisée et limpide, alors que dans Mars elle avait produit des dissonances grinçantes et que dans Neptune elle évoquera l'éloignement et le mystère. De tous les mouvements des Planètes, Mercure est celui qui a le plus grand nombre de mesures, Jupiter excepté, mais il est de loin le plus bref en durée. Jupiter, celui qui apporte la joie regorge de vitalité, de gaîté et de mélodies mémorables. La plus expansive d'entre elles, utilisée plus tard avec le texte de Cecil Spring-Rice «I vow to thee, my country» (Je te fais vœu, mon pays) — à une époque où, selon Imogen Holst, son père était trop fatigué et surmené pour écrire un texte original — a octroyé à ce mouvement une solennité imprévue. Holst souhaitait seulement dépeindre la facette plus mesurée de la bonne humeur. Le mouvement préféré de Holst était Saturne, celui qui apporte la vieillesse (il fut déconcerté en lisant les premières critiques, qui trouvaient que c'était le moins impressionnant). Sa triste musique processionnelle est tout à fait caractéristique de son compositeur, bien qu'aucune autre de ses processions ne progresse vers un apogée aussi terrifiant. Le ressac de vagues sonores qui suit est comme un écho serein, se dissipant peu à peu dans une sorte de nirvana. Uranus, le magicien est également caractéristique de Holst, dont le sens de l'humour était quelque peu emprunté et balourd. Cette musique est une danse maladroite qui devient de plus en plus frénétique jusqu'à ce qu'un apogée vienne balayer l'ensemble et l'entraîner au loin. Ainsi que l'écrivit un jour Imogen Holst au sujet de la tendance au laconisme de son père, «dès qu'il avait dit ce qu'il avait à dire, il s'arrêtait». Neptune, le mystique reprend l'aspect éthéré qui a conclu les deux précédents mouvements et le soutient sans interruption, distant, mystérieux et dénué de toute émotion. Comme émergeant du néant, on entend le son distant et immatériel de voix féminines; elles sont enveloppées de vastes accords en spirale puis achèvent le mouvement, retournant au vide dont elles provenaient." Analyse interressante,n'est ce pas ? Voilà en résumé en quoi cette oeuvre est d'avant garde : 1)oeuvre sortie de nulle part car aucun précédent d'œuvre orchestrale en sept mouvements à une telle échelle 2)capacité d'écrire de manière succincte et inventive sans freiner le développement naturel de son matériau et de soutenir cette inventivité pendant près de cinquante minutes qui fait de ce morceau un chef-d'œuvre. 3) l'originalité qui ne repose pas dans le traitement symphonique de leur sujet, mais dans la diversité de formes et dans la spontanéité d'invention auxquelles il fait appel dans chaque mouvement. 4)l'expression d'une atmosphère particulière plutôt que la description d'une image 5)Les rythmes à 5/4 martelés et les dissonances énergiques de Mars, (Holst utilise avec grande efficacité la bi-tonalité — deux tonalités différentes utilisées simultanément) nous sont devenus si familiers (et notamment parce qu'ils ont bien souvent été plagiés par des compositeurs de musiques de films) qu'on en oublierait facilement l'originalité de ce mouvement d'ouverture. Sa férocité est unique dans la production de Holst et ses prédécesseurs sont rares dans l'histoire de la musique. T'ai je convaincu Xavier ?  |
|  | | jerome Fugueur intempéré

Nombre de messages: 5656 Date d'inscription: 10/03/2008
 | |  | | Xavier Père fondateur

Nombre de messages: 44911 Age: 28 Date d'inscription: 08/06/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 17:22 | |
| | aurel a écrit: | Voilà en résumé en quoi cette oeuvre est d'avant garde :
1)oeuvre sortie de nulle part car aucun précédent d'œuvre orchestrale en sept mouvements à une telle échelle |
Qu'il y ait 6, 7 ou 8 mouvements, en quoi c'est avant-gardiste? Ma Patrie de Smetana (plusieurs décennies auparavant) a 6 mouvements, ça fait quasiment une heure aussi... Est-ce avant-gardiste pour autant? J'avoue ne pas comprendre l'argument.
| Citation: | | 2)capacité d'écrire de manière succincte et inventive sans freiner le développement naturel de son matériau et de soutenir cette inventivité pendant près de cinquante minutes qui fait de ce morceau un chef-d'œuvre. |
Je ne comprends pas non plus... On peut dire ça d'à peu près n'importe quelle oeuvre de qualité. Des oeuvres de 50 minutes, plus, ou moins, il y en a à la pelle.
| Citation: | | 3) l'originalité qui ne repose pas dans le traitement symphonique de leur sujet, mais dans la diversité de formes et dans la spontanéité d'invention auxquelles il fait appel dans chaque mouvement. |
Autrement dit, il y a alternance de mouvements contrastés, d'atmosphères différentes, des rapides, des lents, de scherzos... Est-ce bien nouveau tout ça?
| Citation: | | 4)l'expression d'une atmosphère particulière plutôt que la description d'une image |
C'est nouveau ça dans les années 1910??
| Citation: | | 5)Les rythmes à 5/4 martelés et les dissonances énergiques de Mars, (Holst utilise avec grande efficacité la bi-tonalité — deux tonalités différentes utilisées simultanément) nous sont devenus si familiers (et notamment parce qu'ils ont bien souvent été plagiés par des compositeurs de musiques de films) qu'on en oublierait facilement l'originalité de ce mouvement d'ouverture. Sa férocité est unique dans la production de Holst et ses prédécesseurs sont rares dans l'histoire de la musique. |
Le 5/4 n'a rien de nouveau, on peut citer Daphnis et Chloé quelques années avant, mais il y en a sans doute bien d'autres...
Ensuite oui il y a un aspect bitonal dans Neptune, avec des accords mineurs à distance de tierce majeure superposés... C'est assez beau d'ailleurs. Mais rien de nouveau à cette date, vraiment... (pour Mercure je ne suis pas d'accord, oui il y a des enchaînements à distance de triton, mais les harmonies ne sont plaquées ensemble de façon vraiment bitonale) Quant à la "férocité"... Franchement, si on compare avec les oeuvres vraiment avant-gardistes de la décennie précédente comme le Schoenberg que tu as cité ou le Sacre du printemps...
| Citation: | T'ai je convaincu Xavier ?  |
Ben honnêtement... |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Nombre de messages: 37397 Localisation: tête de chiot Date d'inscription: 30/12/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 17:39 | |
| Je crois surtout qu'il faut s'entendre sur la notion d'avant-garde : Holst n'invente rien, mais avec les Planètes, il fait quand même partie du courant des modernes, ce n'est pas un postwagnérien ressassant. _________________ Indépendamment de ce qu'on a pu écrire sur ma nouveauté, et malgré ce que j'ai moi-même laissé entendre dans mes Mémoires, ma chère Amélie, il est un fait que je dois tout à Grétry. Hector Berlioz, Correspondance, année 1862.
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|  | | Wolfgang Mélomane chevronné

Nombre de messages: 2057 Age: 19 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 17:40 | |
| Je ne suis pas particulièrement enthousiasmé par les Planètes pour ma part, loin de là. On dirait une sorte de musique de film sans intérêt (et Dieu sait qu'il y a d'excellentes musiques de films), mais il y a beaucoup de "clichés" dans cette musique. L'orchestration ne me plaît pas non plus, souvent lourdingue. La musique en elle-même est simple, les thèmes pas très intéressants.  |
|  | | Xavier Père fondateur

Nombre de messages: 44911 Age: 28 Date d'inscription: 08/06/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 17:41 | |
| Oui, si on prend en compte tout ce qui existe à cette époque, il est plutôt dans la moyenne moderne disons avec cette oeuvre. Mais avant-garde sous-entendrait qu'il innove et qu'il est le premier à faire ce qu'il fait, ce qui me semble tout à fait faux. |
|  | | Xavier Père fondateur

Nombre de messages: 44911 Age: 28 Date d'inscription: 08/06/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 17:42 | |
| | Wolfgang a écrit: | | Je ne suis pas particulièrement enthousiasmé par les Planètes pour ma part, loin de là. On dirait une sorte de musique de film sans intérêt (et Dieu sait qu'il y a d'excellentes musiques de films), mais il y a beaucoup de "clichés" dans cette musique. |
Là par contre je suis d'accord avec Aurel sur un point, c'est que ça te paraît cliché parce que beaucoup de ces procédés et atmosphères ont été repris maintes et maintes fois ultérieurement. |
|  | | DavidLeMarrec Mélomane inépuisable

Nombre de messages: 37397 Localisation: tête de chiot Date d'inscription: 30/12/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 17:44 | |
| | Wolfgang a écrit: | Je ne suis pas particulièrement enthousiasmé par les Planètes pour ma part, loin de là. On dirait une sorte de musique de film sans intérêt (et Dieu sait qu'il y a d'excellentes musiques de films), mais il y a beaucoup de "clichés" dans cette musique. L'orchestration ne me plaît pas non plus, souvent lourdingue. La musique en elle-même est simple, les thèmes pas très intéressants.  |
Je crois que tu t'abuses sur l'aspect cliché, qui est dû au fait que tout le monde a copié Holst, R. Strauss et Korngold dans le domaine de la musique de film...
Après ça, sur l'intérêt musical lui-même, il ne m'est effectivement jamais apparu, d'un point de vue subjectif. Mais il serait injuste d'en faire un compositeur banal alors qu'il a plutôt été l'inventeur de formules ressassées... _________________ Indépendamment de ce qu'on a pu écrire sur ma nouveauté, et malgré ce que j'ai moi-même laissé entendre dans mes Mémoires, ma chère Amélie, il est un fait que je dois tout à Grétry. Hector Berlioz, Correspondance, année 1862.
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|  | | Wolfgang Mélomane chevronné

Nombre de messages: 2057 Age: 19 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 17:46 | |
| | Xavier a écrit: | | Là par contre je suis d'accord avec Aurel sur un point, c'est que ça te paraît cliché parce que beaucoup de ces procédés et atmosphères ont été repris maintes et maintes fois ultérieurement. |
| DavidLeMarrec a écrit: | | Je crois que tu t'abuses sur l'aspect cliché, qui est dû au fait que tout le monde a copié Holst, R. Strauss et Korngold dans le domaine de la musique de film... |
C'est tout à fait possible. |
|  | | Iskender Mélomane averti

Nombre de messages: 166 Age: 42 Localisation: Bretagne Date d'inscription: 11/08/2009
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 18:40 | |
| | Xavier a écrit: | Le 5/4 n'a rien de nouveau, on peut citer Daphnis et Chloé quelques années avant, mais il y en a sans doute bien d'autres...
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La Valse de la Pathétique. Je ne vais pas faire un concours d'exemples, mais en terme d'antériorité, ça se pose là
Ensuite ce débat m'inspire juste le fait que Holst, comme d'autres on aime ou on n'aime pas, mais si on aime - ce qui est mon cas - je ne ressens pas le besoin de "prouver" qu'il ait été novateur (comme pour justifier le fait d'aimer un compositeur que certains fustigent), car en effet je doute que ce fut le cas.
Je vantais l'autre jour les mérites d'inspiration et d'adresse d'écriture d'Edgon Heath, une oeuvre que j'aime beaucoup, mais ce n'est pas pour autant que je considère ça comme vraiment novateur, quand on voit que Tapiola a été écrit avant.  _________________ Da bep labous e gan, da bep pobl he yezh
Dernière édition par Iskender le Dim 1 Nov 2009 - 18:47, édité 1 fois |
|  | | emmanuel De passage pour longtemps

Nombre de messages: 1535 Localisation: Paris Date d'inscription: 06/07/2007
 | |  | | Wolfgang Mélomane chevronné

Nombre de messages: 2057 Age: 19 Date d'inscription: 06/04/2009
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Dim 1 Nov 2009 - 18:51 | |
| | emmanuel a écrit: | | sans parler du 7/4 dans la Dante-symphonie de Liszt. |
De même, le premier sujet de la Faust-symphonie était initialement écrit en 7/8, et a ensuite été simplifié. |
|  | | aurel Mélomane du dimanche

Nombre de messages: 55 Date d'inscription: 24/04/2009
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Lun 2 Nov 2009 - 13:32 | |
| | Xavier a écrit: | Oui, si on prend en compte tout ce qui existe à cette époque, il est plutôt dans la moyenne moderne disons avec cette oeuvre. Mais avant-garde sous-entendrait qu'il innove et qu'il est le premier à faire ce qu'il fait, ce qui me semble tout à fait faux. |
Sur le plan purement technique, ce que j'avance ne tient pas ,et ce n'est pas mes faibles connaissances théoriques qui pourront étayer cela.J'y travaille, et ce n'est pas pour rien que je me suis inscrit en formation musicale cette année...mais bon pour l'instant je ne peux parler du Contrepoint, de l'Harmonie et de la tonalité comme je parle de la pluie et du beau temps ! Ceci dit, là ou je trouve que c'est d'avant garde, c'est le côté atmosphérique et atemporel (Saturne, Neptune) de cette oeuvre et son côté épique très hollywoodien (Mars, Jupiter),novateur pour l'époque,très moderne et pompé , repompé inlassablement par les compositeurs de musique de films d'Hollywood par la suite.
C'est une superbe B.O. de Space Opéra bien avant l'heure.
| Iskender a écrit: | | Xavier a écrit: | Le 5/4 n'a rien de nouveau, on peut citer Daphnis et Chloé quelques années avant, mais il y en a sans doute bien d'autres...
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La Valse de la Pathétique. Je ne vais pas faire un concours d'exemples, mais en terme d'antériorité, ça se pose là
Ensuite ce débat m'inspire juste le fait que Holst, comme d'autres on aime ou on n'aime pas, mais si on aime - ce qui est mon cas - je ne ressens pas le besoin de "prouver" qu'il ait été novateur (comme pour justifier le fait d'aimer un compositeur que certains fustigent), car en effet je doute que ce fut le cas.  |
Mon but n'est pas de prouver par x+b qu'il est novateur sur la forme mais plutôt sur le FOND. Je ne ressens pas le besoin de prouver quoi que ce soit,juste de donner un simple avis sur la chose,voilà tout.Je pense que nous sommes sur ce forum pour ça, non ?  |
|  | | Xavier Père fondateur

Nombre de messages: 44911 Age: 28 Date d'inscription: 08/06/2005
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Lun 2 Nov 2009 - 14:54 | |
| | aurel a écrit: | | Xavier a écrit: | Oui, si on prend en compte tout ce qui existe à cette époque, il est plutôt dans la moyenne moderne disons avec cette oeuvre. Mais avant-garde sous-entendrait qu'il innove et qu'il est le premier à faire ce qu'il fait, ce qui me semble tout à fait faux. |
Sur le plan purement technique, ce que j'avance ne tient pas ,et ce n'est pas mes faibles connaissances théoriques qui pourront étayer cela.J'y travaille, et ce n'est pas pour rien que je me suis inscrit en formation musicale cette année...mais bon pour l'instant je ne peux parler du Contrepoint, de l'Harmonie et de la tonalité comme je parle de la pluie et du beau temps ! Ceci dit, là ou je trouve que c'est d'avant garde, c'est le côté atmosphérique et atemporel (Saturne, Neptune) de cette oeuvre |
Encore une fois, appeler ça l'avant-garde c'est faire abstraction de Debussy, Ravel, Stravinsky, Bartok, Schoenberg, Szymanowski, Roslavets, Scriabine... |
|  | | aurel Mélomane du dimanche

Nombre de messages: 55 Date d'inscription: 24/04/2009
 | Sujet: Re: Gustav Holst (1874-1934) Lun 2 Nov 2009 - 17:29 | |
| Bon ok, j'adore les 4 premiers compositeurs que tu cites, les autres je ne connais pas encore Mais je ne vois pas chez eux ce côté hollywoodien(ce terme n'est pas pour moi péjoratif, je précise ),qui chez Holst est indéniable dans cette oeuvre. Le côté majestueux, parfois pompeux et exagéré à l'excès, les subtilités des atmosphères spatiales, la grandiloquence qui peut paraître aux yeux de certains presque ridicule.En clair ,les futures recettes de bases des B.O à succès du cinéma. C'est sur que Wagner , R. Strauss et les compositeurs que tu cite ont été des sources non négligeables, je dirais même des bases à ces recettes, et Holst à mis une (grosse ?) pierre à l'édifice. De là à parler d' avant garde, j'en conviens...c'est sans doute exagéré  mais bon,il n'est sans doute pas étranger aux plus belles partitions de BO de films de ces 90 dernières années et c'est tout à son honneur,alors je peut me permettre de lui rendre un petit hommage très personnel, voilà tout !  |
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