Autour de la musique classique

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 Kurt Weill

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Lun 10 Déc - 12:27

felyrops a écrit:
Les chansons de Hanns Eisler (1898-1962)!

Ah oui, je n'y pensais plus. Mais ça reste tout de même du lied délétère, presque sinistre. Il manque la joie insolente de Weill. A présent, je ne connais pas toutes celles qu'il a écrites !

Tu as un disque à recommander précisément ?
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felyrops
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Lun 10 Déc - 17:58

Je n'ai pas de disques, mais j'ai fait connaissance avec sa musique en assistant, début de l'année, à "Die Mutter" (1932, de B. Brecht, avec qui il a collaboré autant que Kurt Weill). A découvrir!
Il y a Wiki, et son site officiel: http://www.hanns-eisler.com/index.htm (anglais et allemand)
Il fut le premier disciple de Schoenberg à écrire en dodekaphonie, et dans l'entre-deux-guerres lui et Weill furent un peu frères siamois.
Il a composé l'hymne national de la DDR (un peu délétère, comme tu dis).

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Lun 10 Déc - 18:22

felyrops a écrit:
Je n'ai pas de disques, mais j'ai fait connaissance avec sa musique en assistant, début de l'année, à "Die Mutter" (1932, de B. Brecht, avec qui il a collaboré autant que Kurt Weill). A découvrir!
Il y a Wiki, et son site officiel: http://www.hanns-eisler.com/index.htm (anglais et allemand)
Il fut le premier disciple de Schoenberg à écrire en dodekaphonie, et dans l'entre-deux-guerres lui et Weill furent un peu frères siamois.
Il a composé l'hymne national de la DDR (un peu délétère, comme tu dis).

Ah oui, je pensais à ses pièces isolées du temps de l'exil américain, merci. Smile
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Sauron le Dispensateur
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Lun 10 Déc - 21:20

Merci Felyrops pour ces informations Very Happy
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sud273
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Mar 11 Déc - 1:44

ah, j'avais oublié comment ça marchait; message envolé
-1) pourquoi chercher ailleurs? Weill a écrit de nombreux opéras durant sa carrière américaine
-2) Eisler est un grand symphoniste mahlérien contrairement aux idées reçues (deutsche symphonie) et aussi un minimaliste que le Mc Carthism a contraint à ré-émigrer vers sa patrie d'origine, ce que nul autre n'a fait: ses chants révolutionnaires de 1919 avaient été détournés entre temps
3) vous en voulez d'autres? Paul Dessau, Brecht lui-même, mais pourquoi ne pas commencer par les frères Gershwin?
4) The secret Marriage vow sur le double blanc de Sting est une mélodie d'Eisler
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felyrops
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Mar 11 Déc - 2:24

Et pour revenir dans le classique, je ne peux que recommander l'opéra de Paul Dessau "Die Verurteilung des Lucullus", mille fois mieux que Weill ou Eisler. (mais nourriture pour mélomanes, et aussi sur livret de Bertold Brecht)
Nous sommes là dans le genre sérieux, que Sud273 aimera sans façon, et qui respire aussi cette atmosphère entre-deux-guerres, quoique la premièré eût lieu en 1951.
Comparé à l"Oidipous Rex" de Stravinski, ce dernier tombe 4 à 5 mètres plus bas, je m'en excuse. Et malgré cette haute qualité, "Lucullus" n'a toujours pas gagné l'estimation qu'il mérite auprès des mélomanes.
J'ignore si ça existe en cd, je l'ai en lp, Telefunken SLT 43096/97.
Et je crains d'être déplacé par l'un ou l'autre despote; je m'en réjouirait, car Dessau vaut un fil à lui seul.

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Mar 11 Déc - 11:18

sud273 a écrit:

cheers cheers cheers cheers cheers
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Octavian
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Ven 18 Juil - 17:38

Dites, on parle curieusement peu de Weill dans ce fil Weill, non ?...

Je viens de découvrir l’opéra Aufstieg und Fall der Stadt Mahagonny (Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny), créé en 1930 sur un livret de Brecht. Et le moins que l’on puisse en dire ... c’est qu’il y a plus à en dire que le fait que l’un de ses airs ait ensuite été repris par les Doors et Bowie ! (cf. la navrante notice Wikipedia en version française... mais sans vouloir balancer on en trouve guère plus dans les pages précédentes sur ce fil)

Mahagonny, la «ville-piège», est fondée par un trio d’escrocs en cavale sur le lieu désertique où leur tacot rend l’âme. Le but est d’y attirer les chercheurs d’or pour les délester de leur fortune en leur offrant en contrepartie «gin et whisky, femmes, petits garçons» et l’idéal d’une vie sans «souffrance» ni «contrainte». Parmi ces nouveaux arrivants, Jimmy, un bûcheron de l’Alaska, se met en couple avec une prostituée, Jenny, puis, à la faveur d’une nuit d’ouragan, promulgue les lois d’un ‘ordre’ anarchiste. Mais Jimmy oublie et transgresse la loi fondamentale de la ville: oui, à Mahagonny, on peut tout faire et tout est permis, s’empiffrer (jusqu’à ce que mort s’en suive si on le souhaite), baiser, se bagarrer, se saouler, mais à condition... de payer. Jimmy le découvre à ses dépends: pour n’avoir pas été en mesure de payer trois bouteilles de whisky et une tringle à rideau, brusquement abandonné de tous, il est condamné à mort au terme d’un procès grotesque.

D’inspiration clairement anticapitaliste, l’opéra ne se limite toutefois pas à une vision simpliste et binaire des choses. Mahagonny est une vision de la société capitaliste ‘à découvert’, montrée à nue sans le voile de la respectabilité bourgeoise, mais Jimmy ne fait que couvrir ce spectacle d’un autre voile, d’une nature idéologique différente, sans en changer le fond. Les discours changent, pas la nature des choses, et l’anarchisme qu’il prétend instaurer se révèle n’être qu’un avatar de ce qu’on appelle aujourd’hui l’ultralibéralisme. Reflet d’une certaine Allemagne de l’entre-deux guerres, l’œuvre est toujours actuelle.

Musicalement, il est vrai qu’on est loin de la richesse de Wagner, bien sûr (pour prendre un exemple -presque- au hasard), certains se plaindront peut-être de la non-conformité de la chose avec leur conception de la musique ou trouveront à redire à la simplicité de certains airs (bien que plusieurs d’entre eux soient très beaux)... mais la partition est, fondamentalement, parfaitement en adéquation avec le sujet : un mélange de cabaret branque et de musique ‘classique’ dissonante, qui s’avère tout à la fois immédiatement séduisant par certains aspects et générateur de malaise. Entre d’autres notations que je trouve plus contestables, la présentation qui se trouve dans mon CD compare cette musique aux (je cite) «charme» des «toilettes de pacotille des putains», ce qui me semble un parallèle particulièrement valable. Sans prétendre aucunement balancer Bartók, Berg, Strauss, Janáček, Britten et consorts aux oubliettes, il me semble qu’il ne faudrait pas oublier de laisser sa place à cet opéra parmi les grandes dates du genre dans la première moitié du XXe siècle...


Enfin, petite note ‘pour le fun’ quoique potentiellement révélatrice pour ceux qui connaissent : à la découverte, Mahagonny m’a irrésistiblement fait penser à la « trilogie américaine » en cours de réalisation de Lars Von Trier (Dogville, Manderlay). Je n’ai donc été qu’en partie surpris de découvrir en furetant sur le net... que cet opéra avait été une source d’inspiration du réalisateur.


Pour information discographique :

EN CD :
La version que je possède :

Lotte Lenya (Jenny), Heinz Sauerbaum (Jimmy Mahoney), Gisela Litz (Leocadia Begdick)...
Norddeutscher Radio-Chor & Orchester, direction Wilhelm Brückner-Rüggeberg, 1956.


Elle a récemment été rééditée sous ce format (mais sans livret, je suppose, selon la pratique en cours dans cette collection) :


Autre interprétation disponible :
(mais version amputée de la scène du bordel)

EN DVD :


[--> On peut trouver des images de la production du Los Angeles Opera sur Yout*be...]

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sud273
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Ven 18 Juil - 18:52

ah ça fait du bien de voir que quelqu'un s'intéresse à Weill. Il est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup car peu de gens s'adonnent à cette musique, mal considérée à cause de la carrière américaine de Weill et du nombre considérable de standards de variété qu'il a écrits.
En celà il fait partie des précurseurs, mais aussi par sa volonté constante d'adapter ses moyens d'expression à des orchestres réduits intégrant le piano ou l'accordéon comme relais de l'expression.
Pourtant entre sa carrière américaine et sa carrière allemande, Weill a laissé pas mal de traces dans la musique française, avec de nombreuses mélodies composées en français (Au fond de la Seine, Youkali, la ballade de Fantomas sur le texte de Desnos) et quelques comédies musicales dont Marie-Galante.

A propos de Mahagonny, il faut écouter aussi le singspiel jumeau qui reprend Alabama song mais introduit tout un matériel neuf dont l'admirable chanson du téléphone et let's go to Benares.
Beaucoup de musique importante de Weill n'a toujours pas connu d'nregistrement intégral, comme l'immense oratorio-opéra Eternel Road, et c'est fort dommage. Des oeuvres aussi importantes de Johnny Johnson ou Street scene sont très difficiles à trouver -et retaillées en tous sens.
Merci d'en parler donc.
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Sauron le Dispensateur
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Ven 18 Juil - 20:47

Je crois qu'il existe un DVD de Street Scene Surprised
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Crapio
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Jeu 28 Aoû - 20:49

Tiens je flâne sur un site de vidéos et j'entends une chanson française sur une musique de Weill : Youkali tiré de Marie Galante si mes recherches ont été fructueuses...

Je trouve que ça perd un peu de son charme mais c'est intéressant tout de même : toute l'œuvre est en français ?

[EDIT] Je réponds à ma question : apparemment oui, livret de J. Deval et les titres des mélodies comportent des titres bien français.

http://www.amazon.fr/Weill-Marie-Galante-Davy-Crockett/dp/B00004R7TI

Les filles de Bordeaux
Qui s'en vont sur la vague
F'raient mieux de s'foutre à I'eau
Sans sortir de Béhague.
Les filles de Bordeaux
Vont crever aux quat' coins du monde
Pour servir de proies à tous les salauds.
Les filles de Bordeaux

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sud273
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Jeu 28 Aoû - 21:12

oui Marie-Galante est en français mais ce n'est pas un musical, plutôt une pièce de théâtre, il y a cependant des choeurs et quelques chansons dont "j'attends un navire". Une trentaine de minutes de musique dans lesquelles Weill recycle quelques bribes de Happy End (pendant le séjour de Weill à Paris, il y a des mélodies en français comme Au fond de la Seine ou la Complainte de Fantomas, mais aucun opéra ni musical complet) Youkali-Tango a été écrit comme de la musique incidentale pour petit orchestre en 1934. Les paroles françaises ont été ajoutées en 1946 par Roger Fernay.
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Crapio
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Jeu 28 Aoû - 21:14

D'accord, merci beaucoup pour ces précisions sud.

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Crapio
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Dim 9 Nov - 19:35

Je suis dans une période d'achat... et j'hésite entre du Bartok, du Crumb, du Scriabine, du Chosta etc....

Et du Weill Very Happy

Si il n'y a que du positif sur l'interprétation, je choisis le Weill.
http://www.amazon.fr/Weill-Street-Scene/dp/B0000026OM/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=music&qid=1226255713&sr=1-2
Des Avis ?

[EDIT] Bon j'ai envie de découverte, donc j'ai pris le Weill, je donnerai mon avis. hehe

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Frère Elustaphe
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Dim 9 Nov - 20:31

Ah Street Scene c'est trop bien ! Very Happy

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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Dim 9 Nov - 20:38

C'est quoi ?

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Frère Elustaphe
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Dim 9 Nov - 20:58

Je ne suis pas sûre de connaître cette version. J'en ai entendu une à la radio et j'ai vu un DVD.
Je cherche comment faire un résumé...

C'est un opera tiré sur une pièce du même nom d'Elmer Rice.
ça raconte la vie d'un immeuble à travers le personnage de Rose. Son père boit, sa mère se console dans les bras de son amant, les voisins s'imaginent des choses, le fils de je sais plus qui est amoureux d'elle. C'est en langue anglaise.
C'est un opera et en même temps, y a des impressions de music-hall.

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Crapio
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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Mar 11 Nov - 14:25

Tiens quelqu'un connait-il, Der Kuhhandel (Le Maquignonnage) ?
C'est une opérette apparemment.

http://www.amazon.fr/Weill-Kuhhandel-Kurt/dp/B001DELX2Q/ref=sr_1_3?ie=UTF8&s=dvd&qid=1226409805&sr=1-3

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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Mar 11 Nov - 14:40

l'enregistrement intégral constitue une première, il existe un cd enregistré en 2000 mais ce ne sont que des extraits et il manque des passages importants comme la fugue du désarmement. Malheureusement il n'existe pas de version audio ni de version en anglais, alors que la création a été faite à Londres.
Le début est atroce, très mal ficelé, mal mis en scène, ennuyeux et grotesque, mais l'heure et demie qui suit est absolument géniale, avec sans doute les plus beaux ensembles jamais écrits par Weill. La distribution n'est pas mauvaise même si on pouvait rêver mieux.
Indispensable à mon avis à la connaissance de l'auteur, et bien que la partition soir restée dans les tiroirs et plus ou moins inachevée dans son dernier état, je pense que les auteurs de Cabaret (où Lotte Lenya jouait la vielle logeuse dans le spectacle de Broadway d'origine) s'en sont largement inspiré, en moins violemment drôle et critique.

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MessageSujet: Re: Kurt Weill   Dim 16 Nov - 17:24

Bon, je recite le fil Playlist, je trouve la question intéressante. bounce

Spiritus a écrit:
Kurt Weill: Grandeur & Décadence de Mahagonny:
- acte II Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven
- acte III Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven
L'acte III m'a bien déçu et m'a semblé très banal par rapport à cet incroyable patchwork jazzo-baroquo-classico-moderne totalement jouissif (bien que très pluvieux) qu'est l'acte II.


sud a écrit:
Pour Weill, il faut absolument écouter le Mahagonny-singspiel qui est beaucoup plus court et ne reprend que quelques pages de la partition dans de nouveaux arrangements et avec des ajouts extraordinaires (Benares song); là c'est un chef d'oeuvre à coup sûr alors qu'il y a quelques longueurs dans l'opéra (comme dans die Bürgschaft où le côté austère et désespérément sérieux nuit au génie comique de l'auteur à mon avis)

Mahagonny, c'est de l'epische Theater tout de même, il ne faut pas trop divertir le spectateur, et le laisser sur une impression d'ennui qui le pousse à réfléchir (voir les théories brechtiennes de la représentation)


Spiritus a écrit:
c'est exactement l'effet que produit l'acte III chez moi en tous cas, alors que ce qui précédait tenait vraiment du génie.

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Dernière édition par Crapio le Dim 16 Nov - 17:28, édité 2 fois
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Kurt Weill

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