Il y a une vingtaine d'années de cela,je me suis intéressé à l'oeuvre de
VANGELIS,pas seulement à ses travaux pour le cinéma et les documentaires animaliers ou non,mais aussi pour ses musiques "pures"...DIRECT,HEAVEN and HELL,etc.... On peut dire que je fus un petit fan de sa musique,un attrait qui,cependant,connaîtra son déclin avec le temps. De cette époque,j'étais aussi fan de FRANCOIS DE ROUBAIX et d'ENNIO MORRICONE. Si je garde une affection particulière pour la musique de DE ROUBAIX,celle pour VANGELIS fut éphémère,provisoire. Elle s'est effilochée comme celle que je vouais à FRANCIS LAI entre 16 et 18 ans. La seule qui soit restée intacte et s'est même bonifiée avec le temps,est celle que j'éprouve pour la musique de MORRICONE. Mais,pour en revenir à VANGELIS,je lui concède,malgré tout,certaines qualités mélodiques et il m'arrive de le reconnaître quelque fois encore habile dans
l'emploi du synthétiseur,à de rares instants dans un album...Bref! Quelques
pointes de finesse dans un magma sonore grossier et artificiel!
Néanmoins,je continue à aimer certains thèmes par-ci,par-là,lorsque j'ai
l'occasion de les entendre,mais pas au-delà.
Reconnaissons-lui donc,parfois,un usage inspiré des synthétiseurs qu'il gâche par la suite dans le "clinquant" et le "pompier",autant d'effets qui me
semblent désormais prétentieux et dont je lasse très vite...surtout ces espèces de grosses vagues synthétiques,épaisses et pompeuses que l'on retrouve dans beaucoup de ses albums...Je ne supporte pas un 1492 que je trouve globalement racoleur,sirupeux,clinquant,même pas dans le film que la musique sabote en partie. Soit,la mélodie du thème principal est plutôt jolie en soi,disons que c'est tout ce qu'il y a autour et la manière dont elle est habillée,cette "mélodiette",qui m'irritent!
Je reste choqué par cette scène d'un oiseau qui s'envole sur la nappe synthétique de VANGELIS...le comble du mauvais goût,pour moi...mais je reconnais,parallèlement,être devenu avec le temps,un fan d'authenticité. Mon plus grand choc musico-cinématographique fut ce hautbois sous les doigts de JEREMY IRONS,en pleine forêt d'Amérique latine,au milieu des Guaranis,avec cette mélodie céleste si formidablement peu vêtue justement,qui s'élève très haut dans le ciel. Si pur,si authentique...aucun synthé au monde ne peut égaler cela...MORRICONE,par cette musique,a
définitivement tué le "Vangelis" qui subsistait en moi.