Autour de la musique classique

Le but de ce forum est d'être un espace dédié principalement à la musique classique sous toutes ses périodes, mais aussi ouvert à d'autres genres.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Magnus Lindberg

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Xavier
Père fondateur
avatar

Nombre de messages : 80115
Age : 35
Date d'inscription : 08/06/2005

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Mer 29 Avr 2009 - 0:16

J'ai dit ça pour généraliser sur la façon dont on peut qualifier une musique de tonale aujourd'hui, bien qu'elle n'ait rien à voir avec la tonalité classique.
Mais effectivement Lindberg c'est souvent très chargé et il n'y a pas tellement de tension-détente...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
jerome
Fugueur intempéré
avatar

Nombre de messages : 8868
Date d'inscription : 10/03/2008

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Mer 29 Avr 2009 - 0:19

J'ai mis plus haut un lien vers un entretien où il s'explique un peu sur sa position esthétique.

Le revoilà : http://sospeso.com/contents/articles/lindberg_p1.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Passage
De passage pour longtemps
avatar

Nombre de messages : 2134
Localisation : Paris
Date d'inscription : 06/07/2007

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Mer 29 Avr 2009 - 0:20

@Xavier:à la lecture il n'y a même pas de tonalité élargie ni de polytonalité. C'est même fascinant qu'il arrive à écrire des choses aussi euphoniques avec une atonalité totale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Mer 29 Avr 2009 - 0:30

Citation :
It’s a very complicated matter. What is extreme today, anyway? From a certain angle, the determination and standardization of modernism is itself contradictory, since modernism is supposed to be based on change and progress. If the modern spirit is alive and continuous, then it will not necessarily continue to push parameters to their extremes, for ultimately that would become retrogressive. And conversely, rediscovering balance might be a force of renewal.

Il explique d'une certyaine façon qu'il y a un risque de se retrouver dans l'impasse. Comme Webern mais avec des conceptions opposées.

En tout cas il dit aimer Rameau et Berlioz, c'est un bon gars ! Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Percy Bysshe
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 9940
Date d'inscription : 06/04/2009

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 31 Juil 2009 - 17:33

J'écoutais son concerto pour piano dans l'après-midi...
Neutral Bon j'ai bien aimé le 2ème mouvement, mais sur l'ensemble des 3 mouvements il y a de sacrés longueurs, c'est assez désespérant, d'autant que ces longueurs n'ont aucun sens mélodiques où je ne sais quoi. L'orchestre ne semble avoir d'autres fonctions que de faire une musique de fond très dense, très fatiguant à l'écoute.
Dans ce concerto, on a l'impression de partir d'un point indéfini pour arriver à un point indéfini par un chemin indéfini. Je me suis accroché pour tenir jusqu'au bout, mais je n'y ai pas gagné grand chose. Bon, ce n'est pas inintéressant sur le travail harmonique et sur les couleurs, mais sur 30 minutes de concerto j'attend évidemment plus que cela.

C'est pas demain que je réécouterais ce concerto.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81155
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 31 Juil 2009 - 18:47

C'est un peu le problème récurrent avec Lindberg : ça tricote, c'est jubilatoire, super bien écrit, mais sur la durée, on finit par ne plus trop voir pourquoi.

Cela dit, j'aime beaucoup quand même.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Percy Bysshe
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 9940
Date d'inscription : 06/04/2009

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 31 Juil 2009 - 20:07

Je me suis persuadé d'écouter le disque en entier, ce qui m'a conduit à Kraft, il y a des moments pas désagréables, le début du premier mouvement, le deuxième également, mais j'ai vraiment l'impression que ce compositeur n'a rien à dire... Au milieu du premier mouvement, il y a ce passage d'une absurdité totale, dont on ne comprend même pas la présence. Du remplissage en veux-tu en voilà, des passages à vides, complètement plats où s'enchaînent des bruitages à peines audibles (2ème mouvement)...

Pas ma tasse de thé, ce Lindberg...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xavier
Père fondateur
avatar

Nombre de messages : 80115
Age : 35
Date d'inscription : 08/06/2005

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Sam 1 Aoû 2009 - 1:38

Je l'ai déjà répété plusieurs fois dans les pages précédentes, mais ça me fait exactement le même effet.
Talents d'orchestrateur, d'harmoniste, mais alors... Aucun discours, aucun "fond" dans cette musique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adriaticoboy
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 7140
Date d'inscription : 17/08/2005

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Sam 1 Aoû 2009 - 22:39

Tiens, j'ai justement écouté hier pour la première fois le Concerto pour clarinette... et j'ai eu l'impression de réentendre le Concerto pour orchestre... avec une clarinette solo en plus...
C'est normal ? hehe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Percy Bysshe
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 9940
Date d'inscription : 06/04/2009

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Jeu 14 Jan 2010 - 19:27

J'écoute le Concerto pour clarinette, que j'apprécie bien finalement.
Pas de doute, on a toujours bien à faire à du Lindberg, une orchestration incroyable, des textures magnifiques.

Pour moi, Lindberg a vraiment une esthétique de l'instantané, de l'éphémère. Tout se renouvelle en permanence dans l'espace sonore - et de ce mouvement perpétuel se dessine une inertie.
Dans ce concerto, on retrouve quand même des passage mélodiques, qui finissent par soulager un petit peu passé la moitié de l'oeuvre.
La fin est superbe, la clarinette a une mélodie à la Gershwin.

Cette musique demande une écoute très particulière, et ne peut s'apprécier selon des grilles usuelles: pas de narration, pas de description, pas de discours musical finalement. Plutôt des textures, un univers sonore mouvant, qui enveloppe l'esprit par une orchestration riche et luxuriante.

Je vais redonner une nouvelle chance aux autres oeuvres qui ne m'avaient pas plu à l'époque.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cello
Chtchello
avatar

Nombre de messages : 5462
Age : 42
Date d'inscription : 03/01/2007

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Lun 15 Nov 2010 - 12:20

emmanuel a écrit:
Soit. Mais je cherche en vain les tensions-détentes dont tu parles. La seule partition que je possède (quintette avec clarinette) ne fonctionne pas du tout comme ça.
Xavier a écrit:
Mais effectivement Lindberg c'est souvent très chargé et il n'y a pas tellement de tension-détente...
DavidLeMarrec a écrit:
C'est un peu le problème récurrent avec Lindberg : ça tricote, c'est jubilatoire, super bien écrit, mais sur la durée, on finit par ne plus trop voir pourquoi.

Tout ceci résume parfaitement mes impressions à l'écoute du quintette avec clarinette. Qu'est-ce que c'est chargé comme musique, ça ne respire pas. La clarinette pépie, glousse, papillonne, virvolte, bouillonne, bégaie, monte dans les hautes sphères et chute "par paliers" sans cesse. Les cordes m'ont semblé ne servir que de lit à ce flot ininterrompu. Même dans les passages lents, il n'y a que peu de silences. Et puis impossible de distinguer un thème ou un motif. Même un truc atonal, je ne fais pas la fine bouche, je voudrais juste un minimum de repères. Ah oui, il y a bien quelques passages mélodiques à la fin. Il sont tout à fait bienvenus mais, paradoxalement, ils tombent aussi un peu comme un cheveu dans la soupe: c'est tellement différent de ce qui a précédé et ça ne dure pas assez pour marquer le début d'une nouvelle partie.

Au final: original et bien fait mais aussi confus et fatiguant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xavier
Père fondateur
avatar

Nombre de messages : 80115
Age : 35
Date d'inscription : 08/06/2005

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Mar 16 Nov 2010 - 8:41

C'est presque bizarre cette unanimité!

On trouve tous ça pas mal, bien fait... mais quand même bof.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cello
Chtchello
avatar

Nombre de messages : 5462
Age : 42
Date d'inscription : 03/01/2007

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Jeu 18 Nov 2010 - 16:25

Oui, c'est marrant.

Pourtant, j'avais très envie de découvrir sa musique après avoir entendu des commentaires élogieux au sujet de son concerto pour clarinette. En plus, j'avais lu ce fil il y a longtemps mais j'avais complètement oublié les avis convergents que vous aviez presque tous formulés. Comme quoi, il doit y avoir quelque chose...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cello
Chtchello
avatar

Nombre de messages : 5462
Age : 42
Date d'inscription : 03/01/2007

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Jeu 5 Jan 2012 - 16:10

Ah ben, le concerto pour clarinette est vraiment pas mal par contre (et en relisant les pages précédentes, je me rends compte que c'est pratiquement la seule oeuvre de lui qui fait l'unanimité en sa faveur).

Déjà, c'est infiniment moins chargé que le quintette avec clarinette. Il y a de belles envolées tonales aux cordes, des inflexions jazzy, le soliste montre plusieurs facettes entre colère rauque, atermoiements mélancoliques et pépiements joyeux, l'orchestration est scintillante (percussions, harpe, etc.). En prime, la dernière partie a un bon gros groove. Ca me plaît.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lucien
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 15693
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Dim 29 Mar 2015 - 23:50

« Après UR, il n’y eut, pendant deux ans, aucune œuvre nouvelle, et cette période de silence ne prit fin qu’avec la courte pièce pour piano Twine (1988) dans laquelle semble émerger un compositeur radicalement différent. La musique est moins frénétique, moins extérieurement violente, d’une plus grande transparence harmonique, voire même franchement lyrique. » Il connaitra l’influence de Murail, etc, de Sibelius aussi, on trouvera des consonances, de vrais accords, modération, un certain classicisme, en fait. Mais jusque 1986, seul l’extrême est intéressant. Sa musique est alors construite selon des techniques post-sérielles (plutôt américaines qu’européennes semble-t-il), tout en rejoignant certaines explorations de Ferneyhough, le tout avec une très grande énergie sonore. Moi qui connais très mal Lindberg, j’ai donc commencé par là. Cette violence peut sans doute lasser, mais pour l’instant j’ai beaucoup aimé deux œuvres en particulier.

Kraft pour solistes et orchestre (1985)
Œuvre célèbre de Lindberg. Le début est une énorme explosion sonore, qu’accompagnent martellements et sifflements. Et puis progressivement tout se calme, s’étend, et la marche mélodico-harmonique commence à apparaitre plus clairement. En effet, l’œuvre est comme beaucoup d’autres de Lindberg construite sur le principe de la chaconne. Pour le reste, j’entends surtout de lentes transformations : transformations de rythmes, de timbres, etc. On passe tantôt du fort au faible, du simple au complexe, du raffiné au primitif, du percussif à l’harmonique, etc. Du coup, si l’œuvre a surtout marqué pour sa violence (j’ai l’impression), elle présente également des moments tranquilles, beaux, comme par exemple le début de la seconde partie, où les sons sont d’abord seulement effleurés d’une manière qui rappelle Lachenmann (ou Spahlinger). J’ai lu aussi que de passage à Berlin il avait été influencé par E.N. ( watch?v=nwxQBXZAP0A ), du coup cela pouvait que me parler. Mr. Green

UR pour cinq instrumentistes et électronique (1986)
UR poursuit les recherches de Kraft, en version de chambre, et en plus avec de l’électronique (réalisée à l’IRCAM). D’ailleurs, cela commence un peu de la même façon. Ici encore, chaconne, post-sériel, recherche sonore, tout ça. Et œuvre complètement barge, en fait. Ça braille dans tous les sens, fracas incessants, et tout se transforme petit à petit, se déforme, en particulier les rythmes. L’œuvre ne dure qu’une dizaine de minutes (contre les trente de Kraft).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
André
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 5473
Localisation : Laval, Québec
Date d'inscription : 04/02/2013

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Lun 30 Mar 2015 - 13:12

Le concerto pour piano qui est couplé à Kraft sur le disque Ondine est une autre oeuvre qui ouvre une porte sur l'univers sonore et rythmique de Lindberg. C'est un de mes concertos modernes préférés. Beaucoup de vitalité et une surprenante émotion se dégagent de l'oeuvre.

Son concerto de clarinette est également très stimulant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lucien
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 15693
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Jeu 2 Avr 2015 - 22:50

Concerto pour orchestre (2003)
Comme souvent, l’œuvre est construite sur une chaconne, mais cette fois une double chaconne. Ici j’ai peur de me tromper, mais voilà en tout cas ce que j’entends. Le premier thème harmonique est répété ostensiblement au début de l’œuvre. Il est festif, assez rapide (ou plutôt il entraine la rapidité et la festivité, en fait), et s’y multiplient divers motifs qu’on va retrouver partout dans l’œuvre. Puis arrive par-dessous le second. Il est plus élégiaque, souvent assez sombre et mystérieux. Toute l’œuvre va alterner les passages basé sur l’un et l’autre, parfois à un rythme effréné, et bien sûr les deux peuvent se combiner, se superposer, etc.
À partir de là, l’œuvre prend l’allure de variations pour orchestre, ou de variations sur l’orchestre. C’est-à-dire qu’elle déploie un panel impressionnant de tons et de configurations, du solo de piano aux effets orchestraux hollywoodiens (sans allez trop loin dans le pompier). Malgré cette diversité, l’œuvre a une grande unité qui ne tient pas seulement à la construction en chaconne, mais aussi à une couleur relativement constante et à la tonalité générale épique. Oui, parce que tout ça (et ça dure quand même une demi-heure) forme une grande fresque épique, très épique. Et sans être véritablement tonale, beaucoup, beaucoup de tonalité et de polarité là-dedans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lucien
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 15693
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 24 Avr 2015 - 17:50

J’ai terminé d’écouter le coffret « Orchestral Music » (Saraste, Oramo, et un Salonen).

Conclusions sur les œuvres pour orchestre et grand ensemble d’après 1987 :
— Il faut bien reconnaitre que tout se ressemble un peu. Je suis chaque fois étonné que cette musique ne s’étende pas plus dans le spectre sonore : tout est dans le medium, et même plutôt dans le medium-aigu. Autre chose qui m’étonne (qui en dérive en partie), c’est cette sonorité un peu artificielle, on dirait parfois quasi du midi (cela ne semble pas venir uniquement des orchestres). Ensuite, on a toujours un peu le même genre de traits instrumentaux rapides, avec quelques tics mélodiques et rythmiques récurrents. Les vents et les cordes sont en général bien séparés, mis en contraste.
— Et toujours cette tonalité épique à moitié voilée, émergeant çà et là avec moins de complexes.
— Beaucoup, beaucoup de chaconnes. Comme cela ne s’entend pas forcément quand on n’y fait pas trop attention, ce n’est pas forcément gênant, et cela donne une unité bénéfique aux œuvres, qui progressent de façon naturelle avec un certain sentiment d’évidence.
— Unité, très bien, mais peut-être même un peu trop d’unité : les textures kaléidoscopiques sont assez séduisantes, mais manquent souvent de tension et peuvent lasser dans leur homogénéité, surtout quand elles se répètent d’œuvre en œuvre.
— (...)

Donc voilà. À mon avis on peut se limiter à quelques œuvres, comme Kraft pour la première période et le Concerto pour orchestre ensuite, qui ne sont pas loin je pense du chef-d’œuvre, compléter éventuellement avec d’autres (Corrente ou Arena m’ont semblé très bien, par exemple), mais l’exploration in extenso du catalogue ne parait pas apporter de plaisirs chaque fois renouvelés.

Pour le reste, il faut encore que j’écoute au moins le concerto pour piano, le concerto pour clarinette, et un peu plus de musique de chambre (le peu que j’ai entendu de ce côté ne m’a pas convaincu pour l’instant).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lucien
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 15693
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 24 Avr 2015 - 18:17

ah, j’oubliais, j’ai aussi écouté, une fois par l’Intercontemporain et une fois par Ictus, Related rocks (1993), une pièce pour deux pianos, deux percussionnistes et électronique (chaque pianiste est également équipé d’un clavier midi). Je trouve que cela sonne un peu « creux », mais c’est vraiment très plaisant. On est ici sur un versant polystylistique de l’œuvre de Lindberg. Il me semble qu’il y a encore une unité qui doit dériver d’une chaconne ou de quelque chose de semblable, mais à partir de là l’œuvre développe des continuums d’un style ou d’une sonorité à l’autre, en passant par une multitude d’états, y compris des états très proches du minimalisme, du jazz ou de musiques non occidentales.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Iskender
Mélomaniaque
avatar

Nombre de messages : 875
Age : 49
Localisation : Bretagne
Date d'inscription : 11/08/2009

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 24 Avr 2015 - 19:13

lucien a écrit:
À mon avis on peut se limiter à quelques œuvres, comme Kraft pour la première période et le Concerto pour orchestre ensuite, qui ne sont pas loin je pense du chef-d’œuvre, compléter éventuellement avec d’autres (Corrente ou Arena m’ont semblé très bien, par exemple), mais l’exploration in extenso du catalogue ne parait pas apporter de plaisirs chaque fois renouvelés.

Merci pour cette synthèse. Dans ses oeuvres récentes, j'aime beaucoup EXPO qui date de 2009. Toute la luxuriance orchestrale de Lindberg dans une oeuvre condensée, ce qui évite les problèmes de longueur que l'on reproche à certaines de ses oeuvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/etiennetabourier
lucien
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 15693
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 24 Avr 2015 - 19:24

merci, j’écouterai cette œuvre. Smile
il me semble je ne connais rien après 2005, en fait.
EDIT. ah non : plutôt rien après 2008.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lucien
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 15693
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Sam 25 Avr 2015 - 12:12

J’ai donc écouté cet EXPO, et poursuivi avec le second concerto pour piano (2012) et Al largo (2010).
Honnêtement, cela ne me plait pas démesurément, trop tapageur (EXPO l’est peut-être un peu moins que les deux autres œuvres) et étonnamment fidèle à un romantisme tardif au sens large (Sibelius, Strauss et Ravel en tête ?), assorti d’une modernité début-de-siècle un peu bruyante. Mais ce sont assurément de grandes œuvres, et surtout cela m’a semblé assez différent de ce que j’ai pu écouter jusque-là chez Lindberg.
En bref c’est à mon avis un cd tout à fait recommandable si l’on est amateur de faste et de contemporain “gentil”.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
lucien
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 15693
Date d'inscription : 25/11/2012

MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   Ven 6 Jan 2017 - 11:18

Une anthologie fort intéressante car elle permet de connaitre un peu mieux le « premier » Lindberg (en ne se limitant pas au quasi-tubesque Kraft) :



Des œuvres assez diversifiées en fait. Il y a une veine plus radicale que Kraft, surtout dans Action – Situation – Signification, bruitiste à l’extrême, avec une influence sensible de Globokar aussi, et d’autres choses qui annoncent le Lindberg « gentil » (Ritratto) voire versent dans le polystylisme (...de Tartuffe, je crois). Puis on a deux des premières œuvres du renouveau de Lindberg en 1988 (la première absolue, Twine pour piano seul, et la première orchestrale, Kinetics). La rupture est loin d’être complète en fait, il y a des transitions (ce que j’avais encore senti dans Joy). Kinetics est certes moins tellurique et violent que Kraft, mais on y retrouve tout de même certains éléments ; c’est pas ce qui me plait le plus. Quant à Twine (très belle pièce !), on a en effet quelque chose de plus calme, et surtout qui développe pour la première fois ces structures harmoniques en chaconne qui sont la marque de fabrique de Lindberg, mais c’est tout de même très, très post-sériel comme affaire (un peu à la Carter).

Paru en 1997 chez Finlandia, avec des œuvres écrites entre 1981 et 1989.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Magnus Lindberg   

Revenir en haut Aller en bas
 
Magnus Lindberg
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Magnus Lindberg
» Vst Vsti Plugin Choeurs
» Hammerfall
» Juin 2013
» john lindberg trio

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Autour de la musique classique :: Musique classique :: Général-
Sauter vers: