Autour de la musique classique

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 Janacek discographie sélective (sauf opéras)

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Eusèbe
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptySam 11 Nov 2017 - 11:47

Cet enregistrement avait remporté haut la main l'écoute comparée organisée par Pipus voici quelques années. J'avais été surpris en découvrant que cette version particulièrement intense état celle des Belcea, dont je ne connaissais que des enregistrements polis et proprets, mais pas nécessairement enthousiasmants.

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Bruno Luong
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptySam 11 Nov 2017 - 12:13

Quelqu'un connait la version des Takacs ?
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Iskender
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptyJeu 2 Mai 2019 - 10:48

Ecoute du réenregistrement des Lettres intimles par les Belcea, qui vient de paraître chez alpha.

Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 5c8280331f22f.jpeg?1.0.1

Lors de l'écoute comparée du forum j'avais encensé la 1ère version (parue chez zig-zag en 2001) pour son engagement, ses contrastes incroyables, la mise en valeur du contrepoint, sa force émotionnelle - le tout avec une maîtrise instrumentale parfaite - tout en n'adhérant pas à quelques parti-pris interprétatifs sur lesquels je vais revenir.

Cette deuxième version est vraiment différente, l'interprétation a évolué. Sur ces petits détails sur lesquels j'émettais des réserves, les options ont changé et comblent mes attentes : introduction moins large et sostenuto, double-croches sul ponticello du 1er violon moins marquées. Cette agressivité qui caractérisait les Belcea à leurs débuts est moins exagérée, en ce sens je préfère les Belcea d'aujourd'hui.
Dans le même temps les choses sont peut-être un peu plus calculées aujourd'hui et moins instinctives, et l'impact émotionnel est un peu moins fort. Reste que les Belcea n'ont pas perdu en route ce "petit quelque chose en plus" qui leur permet de rester fidèles à l'esprit de cette musique et d'en faire ressentir l'âme qui l'habite.

Le premier quatuor La sonate à Kreutzer est en tous points magnifique et on a en complément de programme le quatuor n°1 de Ligeti qui figure dans mon top 10 de la littérature pour quatuor. Smile
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptyJeu 2 Mai 2019 - 12:05

Ça mériterait peut-être un fil, ça, les plus beaux quatuors (ce doit exister), mais peut-être sous forme de « top » où chacun fournisse une courte sélection ?
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptyJeu 2 Mai 2019 - 12:51

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptyJeu 2 Mai 2019 - 12:54

Ben voilà, merci Benedictus. Curieux de t'y lire Iskender. (Vous aussi, seigneur B.)
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptyJeu 2 Mai 2019 - 12:57

Ben, c'est-à-dire qu'ayant abondé la dernière page du topic (sur la base de tes recommandations, d'ailleurs)...
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptyJeu 12 Sep 2019 - 0:08

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Leoš Janáček (1854-1928) :

Taras Bulba

= David Zinman, Orchestre philharmonique de Rotterdam

(Philips, 1980)

Surprised Direction soignée, orchestre docile, très bonne prise de son.
Alors d'où vient qu'on s'ennuie dans une telle fresque épique ?
Peut-être parce que Zinman joue cette musique bien trop froidement, cliniquement, de façon presque abstraite, ne veille qu'à la mise en place,
en oubliant ce qu'elle nous raconte. Même le volet final qui voit l'agonie du héros laisse impassible cette prestation d'une consternante inexpressivité.
Les interprètes tchèques (Neumann, Ancerl, Kubelik, Jilek et surtout Talich) restent ici irremplaçables.


Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 Janace11
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Janacek discographie sélective (sauf opéras)   Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 EmptyLun 16 Sep 2019 - 0:02

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 204°/250



Janacek discographie sélective (sauf opéras) - Page 2 Talich10
Václav Talich (1883-1961)


Leoš Janáček (1854-1928) :

Taras Bulba

= Václav Talich, Orchestre de la Philharmonie tchèque

(Supraphon, septembre 1954)

Smile Elle m'a donné du fil à retordre la sélection des Mélomaniac d'Or janacekiens.
Les quelques œuvres que je voulais distinguer se retrouvent au disque dans différents couplages, il m'a fallu rationaliser et optimiser le choix, même en s'en tenant aux interprétations tchèques sans lesquelles on ne saurait véritablement approcher ces opus. L'authenticité du phrasé et du grain me sont ici indispensables dans Taras Bulba, malgré les mérites de Jascha Horenstein à Vienne (Vox), François Huybrechts à Londres (Decca), Charles Mackerras (avec le Wiener Philharmoniker, Decca), David Zinman à Rotterdam (audiophile mais vain, Philips). En dépit de sa direction idiomatique et de diverses phalanges émérites (Concertgebouworkest, Royal Philharmonic, Radio bavaroise), Rafaël Kubelik ne disposa pas des mêmes ataviques palettes que les orchestres de Brno (avec Břetislav Bakala ou František Jílek), d'Ostrava (avec Otakar Trhlík) ou de Prague.
Si vous cherchez la Sinfonietta attelée à Taras par la Ceská Filharmonie, voyez les vinyles de Karel Ančerl ou Neumann, tous deux chez Supraphon.
Mais j'ai dû opter pour une alternative car pour chacun de ces deux opus, mes versions préférées sont ailleurs (et on retrouvera la Sinfonietta à une autre place de ce palmarès).

En l'occurrence, c'est Václav Talich qui me semble avoir le mieux percé tous les secrets de Taras et qui en recrée les moindres sortilèges. Ce triptyque fut inauguré par František Neumann en octobre 1921 à Brno, mais c'est Talich qui le présenta au public praguois le 9 novembre 1924. En présence du compositeur qui le félicita pour ses méthodes de travail, et complimenta une « interprétation exemplaire qui m'a apporté une grande joie ».
Trente ans plus tard, l'enregistrement permet de comprendre cet enthousiasme, même si le maestro fut parfois critiqué pour quelques libertés envers la partition.
En tout cas, cette légende slave (tirée d'un roman de Gogol) revêt sous sa baguette une force d'expression qui happe immédiatement l'auditeur. Le pouvoir évocateur de la Philharmonie tchèque crève l'écran, et transforme les âpretés du langage en images immédiatement communicatives, douées d'un rare sens de l'éloquence.
Cette rhapsodie à la fois épique et tragique nous raconte trois morts au temps des guerres de religion : en lutte contre la fervente Pologne, le Cosaque abattra son premier fils séduit par une fille du camp adverse, qui capturera et condamnera à mort le second rejeton. Tandis que le père périra sur le bûcher au nom de sa foi orthodoxe. Une œuvre qui relève d'un certain patriotisme slave, comme rappelle le musicologue Otakar Šourek : « Janáček a senti personnellement et vécu passionnément l'idée de compter sur la foi indomptable des Russes en leur victoire et en leur force nationale ». En transposant, on devine qu'il aspirait à ce que son pays se libère de l'influence austro-hongroise.

Le premier volet se déroule lors de la bataille de Dubno.
Sur un lancinant canevas des cordes, le cor anglais se lamente, rejoint par un violon solo (0'47). Les cloches vibrent sur un ton menaçant (0'58) jusqu'à deux incisifs accords (1'07) d'où émergent les grondements de l'orgue (certainement choisi pour sa connotation catholique). Hautbois, clarinette susurrent encore quelques lascifs soupirs mais le climat reste turbulent, prompt à l'embrasement. Accélération vers un allegro vivo (2'08) où les flûtes hoquètent en double-croches et triolets, confirmant le malaise amplifié par un roulement de caisse claire et par l'excitation des violons avant qu'un reflux (2'54) n'amène un adagio (3'02). Le hautbois chante quelque avenante idylle, relayée par clarinette et violoncelles à l'unisson.
Mais l'alarme des cymbales frappées à la baguette (4'04) montre combien la situation reste précaire et périlleuse. Le tableau s'envenime vers un trémolo des violoncelles (4'53) qui induit un nouveau palier d'anxiété, crescendo et accelerando.
Un Adagio (5'24) auréolé par la harpe se montre aussi voluptueux qu'orageux puis débouche sur une vigoureuse exhortation des trombones et cordes graves (6'02) qui lancent un allegro hostile. Cette section véhémente fait claquer la percussion et déchaine les forces orchestrales -un passage furieux que Talich règle au quart de tour.
Un Adagio vient implorer quelque pitié (7'20), on imagine la prière d'Andreï. Mais l'irrépressible colère de Boulba jaillit (8'00) : les contrebasses vrombissent, les violons fulminent, le trépas frappe le garçon par la main paternelle, avant que ce cruel infanticide ne soit conclu par un accord (audacieusement et impitoyablement) majorisé qui révèle que le compositeur considère là une juste fatalité pour punir la trahison.
On aura admiré comment ce premier volet entretoise les émois amoureux et la menace latente, au sein d'une exaltation progressivement et subtilement dosée.

Le second tableau se passe à Varsovie et commence par les miroitements de harpe sur lesquels violons puis violoncelles scandent un motif de six notes noté marcato : une allure martiale qui illustre aussi peut-être la confiance du second fils, Ostap, et qui s'intensifie par un allegro (0'36) haletant où les archets aiguisent des effets pizzicato et col legno.
Retour du procédé initial (1'12), mais entrecoupé par les comminations des altos issues de l'allegro précédent qui resurgit furtivement (1'42-1'50) avant que cordes graves, bassons n'installent une marche pompeuse où les violons divisés étalent une rengaine complaisante.
Un tricotage des violons (2'45), bientôt doublé par la flûte, amplifie une procession où résonne la rengaine, de plus en plus douloureuse. Dans un développement savamment organisé, remarquable peinture psychologique, l'humeur hésite alors entre la facétie et le drame (3'40). Le ciel s'obscurcit.
Un turbulent épisode (4'10) vrillé de trilles se métamorphose en joyeuse mazurka (4'23) où s'interposent sauvagement les trombones. On imagine Ostap faisant la liesse et interpellé par l'ennemi : sa voix insouciante roucoule à la clarinette (5'06). Mais les mailloches, les cymbales, les assauts sanguinaires précipitent le garçon dans une agonie cinglante.

Instabilisé par d'ondoyants sextolets des violoncelles, le troisième volet commence tel un aigre scherzo à la fois comateux et grinçant. On entend circuler un impétueux motif de quatre notes scandé en ionique mineur (deux syllabes brèves puis deux longues) qui va endosser un rôle fondamental dans la première section, sous divers aspects et significations. Fertilisé par sa coupe prosodique, et par son profil ascendant qu'on retrouvera en gloire dans le final. Coup de maître dans le maniement motivique !
On sent le héros plein de fougue, un peu fanatisé. Boulba semble enivré par sa vaillance de soldat. Un moelleux et dolent maestoso tempère les ardeurs (1'50), suivi par un épisode étrangement guilleret (2'15) qui fanfaronne parodiquement (2'42) : trombones goguenards, timbales claudicantes, quolibets. Les réjouissances de l'ennemi qui a capturé Boulba ? On entend le motif ionique augmenté d'une puis deux brèves, qui s'élève aux cors au-dessus du tumulte, comme si le capitaine cosaque, devenu insensible au martyre qui le guette, se réfugiait dans la foi de sa prophétie pour se dégager de son sort. La clameur festive du tutti s'alentit majestueusement.
Mais après un martèlement de tambours, de lointains appels de cors et trompettes (3'52) dégrisent le héros. Un bref retour du tempo primo (4'01) se connecte à un allegro (4'20) dont les éternuements de cymbales rappellent les agressifs présages qui striaient le premier volet. L'ataman se repent-il là du meurtre de son premier fils ?
Mené au bûcher, il attend sa transfiguration dans les flammes.
Le plenum de l'orgue laisse enfler une coda en fanfare solennelle (5'00) où viennent ferrailler les cloches (6'16). Un meno mosso s'adonne au lyrisme bienheureux (6'42) dans une (trop ?) longue apothéose carillonnante et sirupeuse.
Le maestro souligne la magnanimité du héros ennobli par la dignité de son sacrifice. Plénitude de la narration, accomplissement du récit : cette prégnante évocation parachève l'ambition de cette fresque historique.
Malgré une partition qui s'achève dans un excès de pompe, une telle emphase fait écho à cette phrase que Janáček prononça après avoir entendu son œuvre dirigée par Talich : « il n'y a pas à travers le monde de feu ni de supplice qui anéantiraient la force du peuple russe. »
Le microsillon était couplé avec la Suite de La Petite Renarde rusée, captée en avril 1954 : dans un autre genre, empreint de malice et de merveilleux, là encore Talich s'avère un incomparable conteur, idéalement facétieux et caustique.


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