Autour de la musique classique

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 Elliot Carter

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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 11:27

Ah oui, pour Messiaen je suis un peu con, c'est Bernstein qui a créé la Turangalîla (mais je crois que c'est la seule fois qu'il l'a jouée). Pour les autres je ne savais pas.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 11:39

Le messiaen, en cd, par bernstein, ce sont les trois petites liturgies de la présence divine
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 14:52

Les yeux qui fascinent a écrit:
J'ajoute à la liste des compositeurs communs à Bernstein et à boulez : ligeti, Messiean, Varèse, Xenakis ( Shocked ; pithoprakta en plus ! Shocked Shocked ).

Tu plaisantes ? What the fuck ?!?

Tu as lu ça où? Smile
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 15:43

Ah oui, pour Ligeti, je serais curieux d'entendre ça.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 15:51

arnaud bellemontagne a écrit:
Les yeux qui fascinent a écrit:
J'ajoute à la liste des compositeurs communs à Bernstein et à boulez : ligeti, Messiean, Varèse, Xenakis ( Shocked ; pithoprakta en plus ! Shocked Shocked ).

Tu plaisantes ? What the fuck ?!?

Tu as lu ça où? Smile

Sur sa discographie en tant que chef d'orchestre sur un site qui lui est dédié. Wink (http://www.leonardbernstein.com/disc_other.php ).
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 16:15

En effet Shocked

Il a même dirigé du Webern!

Edifiant.

Franchement vous connaissez un chef qui a un répértoire aussi ample ? alien



P.S.:Merci "les Yeux qui fascinent", je viens de mettre ce site dans mes favoris. coucou
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 16:53

arnaud bellemontagne a écrit:
En effet Shocked

Il a même dirigé du Webern!

Edifiant.

Franchement vous connaissez un chef qui a un répértoire aussi ample ? alien

P.S.:Merci "les Yeux qui fascinent", je viens de mettre ce site dans mes favoris. coucou
Le fait qu'il ait dirigé (et enregistré !!!) du Xenakis me laisse sans voix. Connaissant ses idées étroites concernant la musique atonale - notamment une "célèbre" conférence d'Harvard - il a dû fumer la moquette. C'est très curieux d'ailleurs car il a lui-même composé une oeuvre atonale (la symphonie nº 3 « Kaddish » , je crois).
S'agissant de Webern, même Karajan en a enregistré et avec beaucoup de talent (notamment la symphonie op. 21). C'est peut-être moins probant. Quoique...
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 17:04

Sagissant de quelqu'un qui a dirigé Gershwin, Chavez et Diamond c'est franchement le grand écart. Laughing

Cela dit il n'a jamais (à ma connaissance) dirigé Schoenberg. Smile


Dernière édition par arnaud bellemontagne le Mer 3 Juil 2013 - 17:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 17:14

arnaud bellemontagne a écrit:
Sagissant de quelqu'un qui à dirigé Gershwin, Chavez et Diamond c'est franchement le grand écart. Laughing

Cela dit il n'a jamais (à ma connaissance) dirigé Schoenberg. Smile
Oui, en effet. Ça mérite réflexion, vu sous cet angle. Je crois qu'il faut veiller à ne pas confondre le compositeur et le chef d'orchestre (je parle pour moi.)
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 17:24

Ah, je pense pour ma part que Bernstein est insécable: la multiplicité de son repertoire correspond trait pour trait à l'eclectisme de la musique qu'il compose.
Je pense tout simplement que c'etait un homme curieux de tout. Smile
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 19:14

C'est une bien triste nouvelle… Je vais écouter sa sonate pour piano en sa mémoire Sad
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 20:59

Mariefran a écrit:
C'est une bien triste nouvelle… Je vais écouter sa sonate pour piano en sa mémoire Sad
Je viens d'apprendre la disparition d'Elliott Carter. J'apprécie beaucoup sa musique que je n'ai découverte, curieusement, qu'il y a 3 ans. L'expression "Boulez américain" n'est pas adaptée dans la mesure où je trouve qu'il n'y a pas de ressemblance de style. Toujours est-il que c'est, de mon point de vue, un grand compositeur qui s'éteint...
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 21:46

Quelle est selon vous son oeuvre la plus aboutie tout en étant accessible ?
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 22:23

arnaud bellemontagne a écrit:
Quelle est selon vous son oeuvre la plus aboutie tout en étant accessible ?
Difficile pour moi de te répondre, je suis loin de bien connaître son œuvre, et son œuvre est immense.

Dans les œuvres de chambre ou pour soliste, la sonate pour piano, Night Fantasies, les quatuors à cordes, la sonate pour violoncelle et piano me semblent inévitables, je suis persuadé que ce sont de grandes œuvres.

J'imagine que c'est plutôt l'orchestre qui t'intéresse, et là je viens de voir que le Boston SO vient d'ajouter sur sa chaîne officielle un nombre conséquent d'enregistrements vidéos réalisés à Tanglewood, c'est une vraie mine, je pense qu'une exploration sera nécessairement gratifiante : http://www.youtube.com/playlist?list=UUz5VqyDGGTKG_49rU4n7_tw
Il y a en particulier le concerto pour violoncelle, une œuvre que j'aime beaucoup.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 22:24

Si tu veux de l'orchestre assez soft, la première symphonie pourrait te plaire : /watch?v=-tA56lyIPNw
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 22:29

Concernant la sonate pour violoncelle et piano, j'étais tombé sur cette excellente version donnée par deux musiciens que je ne connaissais pas du tout : /watch?v=Qo661Dhhqp4
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WoO
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 23:21

alexandre. a écrit:
Si tu veux de l'orchestre assez soft, la première symphonie pourrait te plaire : /watch?v=-tA56lyIPNw

Je découvre Carter avec sa symphonie n°1 (1942). Il en a composé combien ? Est-ce qu'elles sont toutes disponibles au disque ?
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé... mais je ne peux pas dire que j'ai aimé non plus. Je n'ai pas retenu grand chose du mouvement lent, qui m'a d'ailleurs semblé bien long. On dirait qu'il utilise des fragments d'airs populaires américains dans le troisième mouvement.
A réécouter (un jour peut-être).



Dernière édition par WoO le Mar 6 Nov 2012 - 23:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 6 Nov 2012 - 23:49

Changement de registre avec son concerto pour piano n°1 (1965), oeuvre atonale, plutôt aride. Je n'y ai pris aucun plaisir et, pour être honnête, je me suis franchement ennuyé... Une oeuvre pour compositeurs ? On dirait bien : "Son Concerto pour piano (1967) a été qualifié de « chef d’oeuvre » par Igor Stravinsky, à qui l’oeuvre était dédiée. " (Resmusica)
Carter décrit son oeuvre comme suit : "“The piano is born, then the orchestra teaches it what to say. The piano learns. Then it learns the orchestra is wrong. They fight and the piano wins—not triumphantly, but with a few, weak, sad notes—sort of Charlie Chaplin humorous.”
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 9:02

WoO a écrit:
alexandre. a écrit:
Si tu veux de l'orchestre assez soft, la première symphonie pourrait te plaire : /watch?v=-tA56lyIPNw

Je découvre Carter avec sa symphonie n°1 (1942). Il en a composé combien ? Est-ce qu'elles sont toutes disponibles au disque ?
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé... mais je ne peux pas dire que j'ai aimé non plus. Je n'ai pas retenu grand chose du mouvement lent, qui m'a d'ailleurs semblé bien long. On dirait qu'il utilise des fragments d'airs populaires américains dans le troisième mouvement.
A réécouter (un jour peut-être).
Je ne saurais te dire combien de symphonies il a composé, d'autant plus que cette première me semble être la seule numérotée.
Les fragments d'airs populaires américains (et les petits chorals) sont typiques de cette première période, c'est clairement l'influence de Ives et Copland.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 10:16

alexandre. a écrit:
Dans les œuvres de chambre ou pour soliste, la sonate pour piano, Night Fantasies, les quatuors à cordes, la sonate pour violoncelle et piano me semblent inévitables, je suis persuadé que ce sont de grandes œuvres.

J'imagine que c'est plutôt l'orchestre qui t'intéresse, et là je viens de voir que le Boston SO vient d'ajouter sur sa chaîne officielle un nombre conséquent d'enregistrements vidéos réalisés à Tanglewood, c'est une vraie mine, je pense qu'une exploration sera nécessairement gratifiante : http://www.youtube.com/playlist?list=UUz5VqyDGGTKG_49rU4n7_tw
Il y a en particulier le concerto pour violoncelle, une œuvre que j'aime beaucoup.

Merci pour le lien. Comme avec Henze il y a quelques jours, c'est typiquement avec ce genre de nouvelles que je pense à me repencher sur ces compositeurs que je n'ai jamais fort approfondi Rolling Eyes .

La sonate pour violoncelle et piano, très cotée outre-atlantique, est en effet inévitable même si je n'en ai pas gardé un souvenir très marquant. De façon générale, il y a de grandes différences de style dans son catalogue entre des débuts très américains, pas éloignés de Copland (un chouette quintette pour bois), et les 7 décennies (!) suivantes de sa carrière beaucoup plus modernistes et difficiles (concerto pour clarinette assez pénible).

Carter est vraiment le contre-exemple du fil sur les compositeurs qui se sont murés dans le silence: il a encore écrit une grosse quinzaine de pièces après ses 100 ans Shocked ! La dernière a été achevée il y a moins de trois mois.
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 13:41

alexandre. a écrit:
WoO a écrit:
alexandre. a écrit:
Si tu veux de l'orchestre assez soft, la première symphonie pourrait te plaire : /watch?v=-tA56lyIPNw

Je découvre Carter avec sa symphonie n°1 (1942). Il en a composé combien ? Est-ce qu'elles sont toutes disponibles au disque ?
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé... mais je ne peux pas dire que j'ai aimé non plus. Je n'ai pas retenu grand chose du mouvement lent, qui m'a d'ailleurs semblé bien long. On dirait qu'il utilise des fragments d'airs populaires américains dans le troisième mouvement.
A réécouter (un jour peut-être).
Je ne saurais te dire combien de symphonies il a composé, d'autant plus que cette première me semble être la seule numérotée.
Les fragments d'airs populaires américains (et les petits chorals) sont typiques de cette première période, c'est clairement l'influence de Ives et Copland.

Je viens d'ecouter cette Symphonie. Very Happy
Et j'ai adoré les 2 premiers mouvements (un peu moins le 3ème).
Merci Alexandre tu es vraiment de bon conseil. Smile

C'est clairement dans la lignée du style lyrique et exalté à l'americaine des Copland, Blitzstein, Diamond et Bernstein.
Donc une musique clairement tonale et qui deborde d'un optimisme triomphant et jubilatoire.
Une esthétique qui pourra certes paraitre archaique et regressive à certains.Pour ma part cette musique fervente et directe me parle avec une intensité incroyable. sunny
Bon j'imagine que c'est pas sur cette base stylistique que Boulez s'est fait le promoteur de Carter... hehe
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 14:13

arnaud bellemontagne a écrit:
alexandre. a écrit:
Si tu veux de l'orchestre assez soft, la première symphonie pourrait te plaire : /watch?v=-tA56lyIPNw
Je viens d'ecouter cette Symphonie. Very Happy
Et j'ai adoré les 2 premiers mouvements (un peu moins le 3ème).
Merci Alexandre tu es vraiment de bon conseil. Smile
pété de rire
C'est exactement l'inverse pour moi, des 3 mouvements j'ai préféré le troisième (je trouve qu'il s'y passe plus de choses).
Le premier mouvement est peu intéressant, le deuxième carrément ennuyeux...
J'ai peine à y trouver aucun des qualificatifs que tu emploies pour la décrire : "lyrique", "exalté", "optimisme triomphant et jubilatoire", "musique fervente et directe", "une intensité incroyable".
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 14:35

C'est peut être une musique trop uniment affirmative pour toi, je ne sais pas. bounce
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 17:11

arnaud bellemontagne a écrit:
alexandre. a écrit:
WoO a écrit:
alexandre. a écrit:
Si tu veux de l'orchestre assez soft, la première symphonie pourrait te plaire : /watch?v=-tA56lyIPNw

Je découvre Carter avec sa symphonie n°1 (1942). Il en a composé combien ? Est-ce qu'elles sont toutes disponibles au disque ?
Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé... mais je ne peux pas dire que j'ai aimé non plus. Je n'ai pas retenu grand chose du mouvement lent, qui m'a d'ailleurs semblé bien long. On dirait qu'il utilise des fragments d'airs populaires américains dans le troisième mouvement.
A réécouter (un jour peut-être).
Je ne saurais te dire combien de symphonies il a composé, d'autant plus que cette première me semble être la seule numérotée.
Les fragments d'airs populaires américains (et les petits chorals) sont typiques de cette première période, c'est clairement l'influence de Ives et Copland.

Je viens d'ecouter cette Symphonie. Very Happy
Et j'ai adoré les 2 premiers mouvements (un peu moins le 3ème).
Merci Alexandre tu es vraiment de bon conseil. Smile

C'est clairement dans la lignée du style lyrique et exalté à l'americaine des Copland, Blitzstein, Diamond et Bernstein.
Donc une musique clairement tonale et qui deborde d'un optimisme triomphant et jubilatoire.
Une esthétique qui pourra certes paraitre archaique et regressive à certains.Pour ma part cette musique fervente et directe me parle avec une intensité incroyable. sunny
Bon j'imagine que c'est pas sur cette base stylistique que Boulez s'est fait le promoteur de Carter... hehe
Dans cette éclosion symphonique américaine, c'est probablement Ives qui est allé le plus loin, les symphonies numérotées sont peut-être inégales mais as-tu déjà jeté une oreille du côté de la Universe Symphony ou de la Holidays Symphony ? C'est tout à fait étonnant, et bien antérieur aux œuvres de jeunesse de Carter. Carter s'est quand même bien éloigné de cette esthétique par la suite, mais il semble l'avoir parfaitement assimilé (tout ce qu'il faut pour être un grand compositeur).

Si tu veux t'attaquer au versant plus ardu de Carter tu peux peut-être tenter le concerto pour violon (ici, avec une belle photo de Copland, Carter et Bernstein : /watch?v=OuLyPiEz_Io ). Comme souvent dans les oeuvres de Carter, malgré un langage assez obscur, il se dégage un lyrisme qui peut devenir renversant si on y est sensible.


Dernière édition par alexandre. le Mer 7 Nov 2012 - 17:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 17:25

Ah si, comme tu aimes les textures et les choses bien pulsées, tu pourrait peut-être tenter les Three Occasions : /watch?v=IC3Tlyn-Coo
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Siegmund
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 18:00

Carter : The Minotaur
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 21:36

alexandre. a écrit:
Ah si, comme tu aimes les textures et les choses bien pulsées, tu pourrait peut-être tenter les Three Occasions : /watch?v=IC3Tlyn-Coo

C'est ce que tu appelles une chose bien pulsée? Laughing

C'est bien aride je trouve, le Carter épique et triomphant des débuts s'est complètement évaporé.

Là je suis sur le concerto pour violon et j'accroche plus, la trajectoire et les contours sont plus nets que dans les Three occasions. bounce

Mais faut pas se raconter d'histoires, ça reste une oeuvre super absconse: à côté, le concerto pour violon de Schoenberg c'est celui de Korngold. Laughing
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mer 7 Nov 2012 - 23:32

arnaud bellemontagne a écrit:
alexandre. a écrit:
Ah si, comme tu aimes les textures et les choses bien pulsées, tu pourrait peut-être tenter les Three Occasions : /watch?v=IC3Tlyn-Coo

C'est ce que tu appelles une chose bien pulsée? Laughing

C'est bien aride je trouve, le Carter épique et triomphant des débuts s'est complètement évaporé.
Je trouve ça assez cadré rythmiquement, après quelques écoutes, il y a de nombreux repères qui se créent.


arnaud bellemontagne a écrit:
Là je suis sur le concerto pour violon et j'accroche plus, la trajectoire et les contours sont plus nets que dans les Three occasions. bounce

Mais faut pas se raconter d'histoires, ça reste une œuvre super absconse: à côté, le concerto pour violon de Schoenberg c'est celui de Korngold. Laughing
L'orchestre n'est pas évident à suivre, mais je trouve la partie de violon très expressive.

Si tu cherches des choses plus "évidentes", les œuvres écrites dans les années 2000 peuvent te plaire. On ne revient pas au caractère des années 40, mais c'est souvent plus séduisant.
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Jeu 8 Nov 2012 - 18:38

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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Lun 12 Nov 2012 - 23:21

Son 3ème concerto pour piano (2008) avec Barenboim / Boston SO / Levine (oui, rien que ça) : /watch?v=Ga0NLZTKFeA

L'orchestre est beaucoup plus fluide que dans les concertos des années 70, en particulier des cordes très expressives.
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lulu
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Sam 23 Aoû 2014 - 11:41

(quelques mots sur Carter)

Je me représente Carter comme le Dutilleux américain, et pas seulement parce que les deux sont morts récemment après une longue vie. Peut-être accessoirement parce que tous les deux composaient minutieusement, avec un nombre d’œuvres réduit, en tout cas jusque dans les années 80 ou 90 pour Carter, à partir de quand il devient très fécond (malgré son âge !). Mais surtout parce leur musique est résolument moderne et exigeante, mais dans la lignée de la musique passée de leur pays, et en premier lieu, dans le cas de Carter, de celle de Charles Ives ; un langage qui dans les deux cas reste à distance de l’école sérielle. Ensuite, leur évolution est un peu similaire (bien que je connaisse trop peu Dutilleux pour m’en assurer) : des œuvres de « jeunesse » avec notamment une sonate pour piano à la fin des années 40 qui chez Carter aussi est une sorte d’opus primum (sorte de transition vers son langage ultérieur)... puis une longue période de maturité (à partir de la première symphonie pour Dutilleux et du premier quatuor pour Carter, tout deux de 1951 ?), où leur style s’épanouit et évolue plus lentement… avec une étonnante concentration de chefs-d’œuvre.

Le meilleur mot pour caractériser le langage d’Elliott Carter est sans doute organique.

Organicité rythmique, d’abord. Carter a développé en s’inspirant de Ives le concept de « modulation métrique ». Il s’agit de l’utilisation de valeurs rythmiques complexes associée à des changements rigoureux de tempo (où par exemple la valeur d’un triolet devient celle d’un quintolet), qui permet notamment de créer un flux musical changeant mais continu, en un mot organique. Cela produit une grande complexité rythmique et polyrythmique, mais celle-ci garde un aspect très naturel.

Organicité thématique et mélodique, ensuite. En fait, chez Carter, rien ne se répète : tout est transformation perpétuelle et prolifération. Les « thèmes » sont en général définis par un ensemble d’intervalles qui les caractérisent, et ainsi sont basés sur des accords plus que sur de véritables lignes mélodiques.

Carter va utiliser ces éléments pour caractériser les effectifs instrumentaux. Très souvent, dans ses œuvres de maturité, les instruments (voire les différentes strates d’un même instrument) ne forment pas une totalité mais sont divisés en plusieurs groupes. Chaque groupe peut être caractérisé par un ensemble d’intervalles, une progression rythmique ou une pulsation différente, des modes de jeux qui lui sont propres, etc. Ainsi chaque instrument (ou groupe d’instruments) devient une personne à part entière, et la musique prend la forme d’une dramaturgie, d’un théâtre musical qui s’étend dans le temps. Ici aussi on reconnait l’influence de Charles Ives. Les différentes personnalités peuvent dialoguer, se combattre, s’interrompre, aller parallèlement ou en sens inverse, quelquefois se confondre, s’influencer ou se diviser encore, etc. Tout cela avec une très grande expressivité (et une très grande beauté).

Je vais essayer de présenter quelques œuvres, mais je ferai ça un peu plus tard. Smile
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Sam 23 Aoû 2014 - 23:57

Excellente idée Lucien. Tu nous donneras aussi les oeuvres par lesquelles commencer. Quant à moi j'ai sur disque une bonne part de son oeuvre enregistrée. Peu de compositeurs m'ont autant fasciné depuis les dix dernières années. Une oeuvre probe, décapée, réduite à son essence. Pas une note de trop.

Il faudrait mettre au rancart, ou tout au moins entre guillemets toute idée de filiation musicale entre Carter et Ives. Vers la fin de sa vie Carter était très critique de l'oeuvre de Ives, particulièrement dans l'utilisation des mélodies traditionnelles qui truffent la musique de son aîné. La vérité est que Carter a travaillé très fort pour se forger une identité propre. Il a réussi.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Dim 24 Aoû 2014 - 0:23

André a écrit:
Excellente idée Lucien. Tu nous donneras aussi les oeuvres par lesquelles commencer. Quant à moi j'ai sur disque une bonne part de son oeuvre enregistrée. Peu de compositeurs m'ont autant fasciné depuis les dix dernières années. Une oeuvre probe, décapée, réduite à son essence. Pas une note de trop.

tout à fait !

André a écrit:
Il faudrait mettre au rancart, ou tout au moins entre guillemets toute idée de filiation musicale entre Carter et Ives. Vers la fin de sa vie Carter était très critique de l'oeuvre de Ives, particulièrement dans l'utilisation des mélodies traditionnelles qui truffent la musique de son aîné. La vérité est que Carter a travaillé très fort pour se forger une identité propre. Il a réussi.

d’accord (merci), mais l’on ne peut nier qu’il a été durablement influencé par quelques aspects de l’œuvre (polymorphe) de Ives, les reprenant à son compte pour développer, en effet, un style très personnel, si ?
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Dim 24 Aoû 2014 - 15:13

Personne ne se développe en vase clos. Les enseignements permettent l'éclosion de l'intelligence, laquelle se nourrit des expériences et émotions vécues au fil du temps. Grâce à sa très grande longévité, Carter est un de ceux qui ont acquis une manière de plus en plus personnelle.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 23 Sep 2014 - 23:45

Pour celles et ceux qui auraient besoin d'un "ouvreur" dans la découverte de cette oeuvre (c'est mon cas): je signale l'enregistrement suivant (assorti au Gaspard de la nuit de Ravel)

Night fantasies, two diversions, 90+
Pierre-Laurent Aimard, piano
Ed. Warner Classics

Un des intérêts de cet enregistrement est la présence d'un second CD sous forme d'analyse musicale par Pierre-Laurent Aimard, qui porte sur les convergences de ce programme (Carter/Ravel. autour de la nuit) mais surtout illustre de façon simple et précise les pièces de Carter sous leurs aspects polyphoniques et polyrythmiques.
On sort de ces nuits un peu plus éveillé, désireux de lever une paupière et d'ouvrir l'oreille à cette musique.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Lun 30 Mar 2015 - 22:50



Sonate pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin. A Six letter letter. Pastorale. Scrivo in vento. Triple Duo
Heinz Holliger (hautbois, cor anglais) / Ensemble Contrechamps: Félix Renggli (flûte/piccolo), René Meyer (clarinette/clarinette en mi bémol, clarinette basse), Isabelle Magnenat (violon), Daniel Haefliger (violoncelle), Sébastien Risler (piano/clavecin), François Volpé (percussion)
Accord, 1996

Un disque très séduisant, enregistré pour le 90e anniversaire du compositeur, et qui pourrait être une introduction idéale à son œuvre de musique de chambre. (Avec en outre cette particularité qu’il donne à entendre Holliger au cor anglais.)

La Sonate pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin est assez représentatif du Carter atonal des années 1950 avec ses épisodes extrêmes animés, virevoltants, son mouvement central assez lyrique et, plus globalement, ses couleurs instrumentales vives et claires. Plus dense, le Triple Duo de 1982-83 traduit quant à lui les recherches de Carter sur l’écriture par groupes autonomes, tout en conservant les spécificités de Carter: des vents (flûte et clarinette) exploités tantôt pour la volubilité de leur aigu, tantôt pour l’atmosphère mystérieuse qui se dégage de leur souffle dans de lents pianissimi, une écriture pour percussions qui procède de manière «pointilliste» par touches claires, une écriture très élégante pour les cordes.

Un peu plus tardives, les deux pièces pour vent solo traduisent une volonté de réintroduire des élément de consonnance: phrases et polarités évidentes dans A Six letter letter pour cor anglais de 1996, ligne mélodique homogène dans Scrivo in vento pour flûte de 1991 - ce qui rend à l’atonalité de son langage une dimension d’étonnement assez rare.

Enfin, étonnante Pastorale pour cor anglais et piano de 1940, d’un style complètement néoclassique et très «français»: on dirait vraiment du Poulenc!
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Ven 6 Nov 2015 - 15:57

xoph a écrit:
Pour celles et ceux qui auraient besoin d'un "ouvreur" dans la découverte de cette oeuvre (c'est mon cas): je signale l'enregistrement suivant (assorti au Gaspard de la nuit de Ravel)

Night fantasies, two diversions, 90+
Pierre-Laurent Aimard, piano
Ed. Warner Classics

Un des intérêts de cet enregistrement est la présence d'un second CD sous forme d'analyse musicale par Pierre-Laurent Aimard, qui porte sur les convergences de ce programme (Carter/Ravel. autour de la nuit) mais surtout illustre de façon simple et précise les pièces de Carter sous leurs aspects polyphoniques et polyrythmiques.
On sort de ces nuits un peu plus éveillé, désireux de lever une paupière et d'ouvrir l'oreille à cette musique.

Night Fantasies, c'est une des pièces que j'ai le plus apprécié du Carter "moderniste". Ce n'est pas simple d'écoute mais il y a une vraie poétique. Une belle variations sur les états d'esprits qui se succèdent (ou se chevauchent) lors d'une nuit d'insomnie: agacement, jeu, désespoir, colère, fascination et même une étrange sérénité.
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lulu
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Sam 7 Nov 2015 - 14:18

C’est l’œuvre de Carter que je préfère, elle m’émerveille chaque fois que je l’écoute, ce qui arrive fréquemment, et si je devais faire un classement de mes œuvres préférées de tous les temps, elle figurerait très probablement dans le tout début de la liste. Comme je le disais il y a quelque temps en playlist, j’ai rarement rencontré une œuvre qui serve aussi bien un programme (sans faire dans le figuralisme) tout en étant aussi parfaite du point de vue de la forme. On pourrait évoquer quelques aspects techniques, comme les matériaux horizontaux et verticaux, les deux lignes temporelles, les modulations métriques, etc., mais l’important est surtout que c’est beau, très très beau, magnifique, sublime, profond, touchant, chantant, expressif, et que tout se déroule avec fluidité et évidence malgré la complexité. Le matériel thématique semble se développer si naturellement, culminant avec discrétion en divers points puis retombant sans rupture. Et Rosen joue ça fabuleusement bien (alors que je pense lui préférer Jacobs pour la sonate). Connaissant bien l’œuvre, j’ai plusieurs fois saisi l’occasion de l’écouter pendant des phases de demi-sommeil lors de nuits agitées, ce furent des expériences très intenses.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Lun 9 Nov 2015 - 17:19

lucien a écrit:
... j’ai rarement rencontré une œuvre qui serve aussi bien un programme (sans faire dans le figuralisme) tout en étant aussi parfaite du point de vue de la forme. On pourrait évoquer quelques aspects techniques, comme les matériaux horizontaux et verticaux, les deux lignes temporelles, les modulations métriques, etc., mais l’important est surtout que c’est beau, très très beau, magnifique, sublime, profond, touchant, chantant, expressif, et que tout se déroule avec fluidité et évidence malgré la complexité. Le matériel thématique semble se développer si naturellement, culminant avec discrétion en divers points puis retombant sans rupture.

C'est presque mot à mot ce que j'aurais dit. Pas besoin de notes de programme alambiquées, bien qu'on pourrait sans doute disserter longtemps sur les procédés mis en place tant ils sont complexes. Juste une idée parfaitement traduite en musique mais sans figuralisme simpliste.

Dès la première écoute, j'ai eu le sentiment d'être devant quelque chose de majeur.

Tiens, avec la nuit qui tombe tôt ces temps-ci et mes fréquentes insomnies, l'occasion est toute trouvée pour me remettre ça.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Ven 2 Sep 2016 - 23:04

(toujours sur Night Fantasies)

Rav-phaël a écrit:
un peu de piano, depuis très longtemps :



Elliott Carter
Night Fantasies


Claude Debussy
Études II ; VI ; VII et VIII


Pierre–Laurent Aimard [ piano ]

Rav-phaël a écrit:
Je renouvelle parce que c'était sacrément bon et que j'ai toujours cette fâcheuse tendance à la consommation excessive et irraisonnée

  bounce  I love you  !


Elliott Carter
Night Fantasies


Claude Debussy
Études pour piano


Pierre–Laurent Aimard [ piano ]


xoph a écrit:
Rav-phaël a écrit:
Je renouvelle parce que c'était sacrément bon et que j'ai toujours cette fâcheuse tendance à la consommation excessive et irraisonnée

  bounce  I love you  !


Elliott Carter
Night Fantasies


Pierre–Laurent Aimard [ piano ]


J'imagine que tu connais le disque de Pierre–Laurent Aimard "Night Fantasies", couplé avec Gaspard de la nuit, et avec un cd "autour de la nuit"....justement (mais pas que).

lucien a écrit:
mais à côté de Rosen...

Rav-phaël a écrit:
Comment pourrais–je ne pas le connaître puisque c'est justement celui–là que je viens d'écouter ( il y en aurait un autre de Aimard ? )

Ah ! Rosen est encore mieux ? J'ai peur de la prise de son, j'imagine que ce n'est pas tout jeune ;  je me suis habitué à Aimard.
Il faudra tout de même que j'essaye depuis le temps que tu nous en parles  Very Happy  !

Cette pièce est une merveille ! Je la découvre encore, mais je suis complètement converti !! Et puis ces Etudes ensuite, ça m'a fait un effet inouï — ça faisait très longtemps aussi que je n'avais pas écouté le piano de Debussy ! L'un à sublimé l'autre, je recommencerais   bounce   .


xoph a écrit:
Rav-phaël a écrit:
Comment pourrais–je ne pas le connaître puisque c'est justement celui–là que je viens d'écouter ( il y en aurait un autre de Aimard ? )


Disons que tu avais un peu éludé ton champion, tu aurais pu écouter sur yt ou que sais-je (sans Gaspard)

Rav-phaël a écrit:
Le disque est sympa, il comporte un commentaire de Pierre–Laurent Aimard, d'un peu moins d'une demi–heure, une présentation, avec illustrations sonores, des oeuvres de Ravel et Carter
Je n'ai même pas pensé à écouter Gaspard de la nuit ! C'est prévu, m'enfin je trouvais (et ça s'est confirmé) l'association Carter / Debussy tellement plus savoureuse   Very Happy  !


lucien a écrit:
Rav-phaël a écrit:
Ah ! Rosen est encore mieux ? J'ai peur de la prise de son, j'imagine que ce n'est pas tout jeune ;  je me suis habitué à Aimard.
Il faudra tout de même que j'essaye depuis le temps que tu nous en parles  Very Happy  !

de mon côté je suis tellement habitué à Rosen que je ne peux pas être objectif, mais je trouve Aimard pas terrible, un peu creux. Confused (alors que Jacobs ou Oppens, ça me semble moins bien que Rosen, mais tout de même très bien).
l’enregistrement date de 1982, et la prise de son est très propre, pas de problème de ce côté. Wink

Rav-phaël a écrit:
Cette pièce est une merveille ! Je la découvre encore, mais je suis déjà conquis !!

cela me fait grand plaisir ! Very Happy
encore une fois, c’est l’une de mes œuvres préférées pour piano seul (avec Barraqué et Ives, faut-il le rappeler).
d’ailleurs au passage je trouve la sonate de Barraqué (dans une interprétation suffisamment habitée) assez proche finalement... une fois qu’on a dépassé l’abstraction et la difficulté...

xoph a écrit:
Embarassed j'aime bien le commentaire comme à l'école d'Aymard et l'association Ravel - Carter n'a pas manqué de piquer mes papilles.

Rav-phaël a écrit:
D'accord je prends note  Wink .

C'est typiquement le genre d'oeuvres avec lesquelles j'ai besoin d'être complètement familier pour pouvoir passer à un autre interprète, si non je vais être déçu, l'autre ne passera pas ! J'attends avec impatience d'être intime avec Night Fantasies, de toute façon !!

Xoph : au début j'étais emballé .. après avoir écouté Night Fantasies je pense que Gaspard de la Nuit est bien trop lourd, chaque pièce contient tout une histoire à digérer, en plus de Carter ça sonnerait plus saturation à mes oreilles qu'autre chose. Tandis que Debussy est venu comme un bol d'air frais, léger, ça n'a fait que sublimer plus encore et d'une seule note toutes les 22 minutes passées avec Night fantaisies (et vice versa)  ! Effet digestif ; addictif   I love you  . Franchement à conseiller !
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Ven 2 Sep 2016 - 23:15

Very Happy pour rappel, la préface :

Night Fantasies is a piano piece of continuously changing moods, suggesting the fleeting thoughts and feelings that pass through the mind during a period of wakefulness at night. The quiet, nocturnal evocation with which it begins and returns occasionally, is suddenly broken by a flighty series of short phrases that emerge and disappear. This episode is followed by many others of constrasting characters and lengths that sometimes break in abruptly and, at other times, develop smoothly out of what has gone before. The work culminates in a loud, obsessive, periodic repetition of an emphatic chord that, as it dies away, brings the work to its conclusion.
In this score, I wanted to capture the fanciful, changeable quality of our inner life at a time when it is not dominated by strong, directive intentions or desires—to capture the poetic moodiness that, in an earlier romantic context, I enjoy in works of Robert Schumann like
Kreisleriana, Carnaval, and Davidsbündlertänze.
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Sam 3 Sep 2016 - 2:18

La musique de Carter est certainement (pour moi) beaucoup plus importante que celles de Xenakis, Berio, Boulez, Henze et quantité de compositeurs de son époque. Une raison: Carter composait comme Ives, c-à-d sans se soucier des modes ou critiques, et sans jamais vouloir faire une "déclaration" - ce qu'on appelle en anglais un "statement". Il n'a jamais été en guerre contre quiconque ni en réaction contre une école ou un style. Il n'a jamais cherché à faire de l'  "organisation sonore". La musique coulait de sa plume comme de celle de Mozart ou Schubert. Beaucoup, beaucoup moins abondante, mais de la même façon: naturelle, d'une évidence confondante.

Je connais très peu sa musique pour piano, mais très bien ce qu'il a écrit en musique de chambre (les quatuors, le Grand Duo ), petit ensemble, ou pour le grand orchestre.

J'ai eu une "période Carter" il y a une dizaine d'années (découverte, approfondissement, synthèse de ce que j'avais appris). Contrairement à beaucoup de "périodes ABC ou XYZ", mon admiration pour Carter n'a jamais décliné. Je suis présentement à "faire le tour" de ma discothèque. Je me prépare à replonger dans son corpus.

Merci pour les recommandations  !
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Sam 3 Sep 2016 - 15:31

arnaud bellemontagne a écrit:
Franchement vous connaissez un chef qui a un répértoire aussi ample ? alien

Gennady Rozhdest...
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MessageSujet: Re: Elliot Carter   Mar 14 Nov 2017 - 12:36

Je me fais une petite cure d'Elliott Carter ce matin. Du coup je découvre ce topic.


adriaticoboy a écrit:
j'en suis resté un peu au cliché du "Boulez américain"
lulu a écrit:
Je me représente Carter comme le Dutilleux américain

Carter c'est le Dutilleux américain dans ses meilleures œuvres  cheers et le Boulez américain dans les autres Mr.Red (mais ça concerne surtout une époque assez localisée de son parcours, je dirais).

Ou encore : le fruit d'un croisement entre Ives et Varèse... une certaine légèreté en plus, que j'apprécie fort.


lulu a écrit:
Le meilleur mot pour caractériser le langage d’Elliott Carter est sans doute organique.

[...] un flux musical changeant mais continu, en un mot organique.
[...] une grande complexité rythmique et polyrythmique, mais celle-ci garde un aspect très naturel.
[...] tout est transformation perpétuelle et prolifération.

thumleft


Anonymous a écrit:
arnaud bellemontagne a écrit:
alexandre. a écrit:
Zeno a écrit:
Longue longue vie...
Un grand bonhomme, j'espère que des spécialistes vont venir nous en parler ici.
Ce que j'en connais m'a souvent accroché.

Tu as écouté quoi jusqu'ici ?
Cet homme doit être un des seuls (si ce n'est le seul) contemporain a avoir été joué par Boulez et Bernstein.

Ils ont pas du diriger les mêmes pièces. hehe

Non, mais Bernstein a tout de même dirigé le Concerto pour orchestre, qui est loin d'être l’œuvre la plus facile de Carter.

Je viens justement d'écouter le Concerto pour orchestre dirigé par Boulez, un live berlinois de 75. A priori cet enregistrement n'a jamais été commercialisé, mais ça se trouve sur Youtube. Il y a de meilleures versions au disque, mais celle-ci est déjà très bonne.


arnaud bellemontagne a écrit:
Quelle est selon vous son oeuvre la plus aboutie tout en étant accessible ?

Quand je pense à Carter, j'ai tendance à toujours penser d'abord à sa Symphonia "Sum Fluxae Pretium Spei". La création en 1998 sous la baguette de Knussen, en même temps que le concerto pour clarinette, a fait l'objet d'une sortie par DG à l'époque de la collection 20|21, ressortie depuis en format économique :



Ceci étant, je crois qu'il s'agit de son œuvre la plus longue (quarante-cinq minutes, alors qu'il oscille le plus souvent entre quinze et vingt-cinq). Du coup, s'il y en a que ça effraie, une autre porte d'entrée très recommandable serait A Symphony of three orchestras (1976). Pour le coup, je crois que Boulez est le seul à l'avoir enregistré :



J'aime aussi ses œuvres pour piano (à commencer par Night Fantasies qui a été largement cité plus haut), certains de ses concertos (pour hautbois, pour violoncelle...), ses cycles de mélodies... Je viens de me commander un CD d'œuvres tardives chez Chandos, j'en salive d'avance. Smile
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