Autour de la musique classique

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 Allan Pettersson

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Benedictus
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Benedictus

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MessageSujet: Re: Allan Pettersson   Sam 2 Fév - 20:48

Oui, en fait, «maniaco-dépressif» n’est pas bien choisi et convient sans doute mieux à Chosta (longs aplats déprimés et gris vs. ricanements bruyants.) En revanche, si la musique Pettersson est effectivement dépressive de bout en bout, elle ne l’est pas uniformément, comme le montre par exemple sa...


Symphonie nº7 (1966-67)
Christian Lindberg / Orchestre Symphonique de Norrköping
Norrköping, I.2017
BIS


Il y a en fait dans cet immense mouvement unique d’une grosse quarantaine de minutes trois pôles expressifs assez distincts:

- un élément éruptif-agressif - expression d’un destin contraire ou cri de désespoir - qui se manifeste par de violents tricots dissonants (enfin, modérément: l’écriture de Pettersson reste en fait très tonale) des cordes et des éclats cuivrés (et ici l’acidité de ceux de Norrköping rend formidablement leur côté méchant);

- un élément angoissé, qui prend la forme de battements répétés et lents, cuivres et percussions en sourdine des ondoiements de cordes et, parfois, plaintes mélodiques très simple des bois (presque des motifs de musique populaire - ce qui accentue d’ailleurs le côté prégnant, voire obsédant de ces sections.) Curieusement, je trouve que Pettersson semble ici anticiper certains procédés rythmiques et les mélodies faciles de certains minimalistes-répétitifs (la sonorité assez lisse et claire de l’orchestre, la direction très linéaire de Lindberg renforce peut-être cette impression - par contraste, comme le disait un peu plus haut Prosopopus, avec le grain plus brut des orchestres allemands et le style peut-être plus moderno-décadent des chefs de l’intégrale CPO);

- un élément mélancolique, qui est comme une décalque des grands adagios postromantiques (mélodies chromatisantes très expansives aux cordes où les bois se fraient un chemin) mais là aussi d’une manière simplifiée, presque naïve, sans les sophistications vénéneuses des décadents (on peut penser à certains langages néos d’Europe du Nord.)

Et les trois se relaient d’une manière plutôt persuasive, je dois dire, par des effilochements et des tuilages assez efficaces.

Je dois avouer que je suis le premier surpris à aussi bien «marcher» dans cette musique, qui aurait en fait beaucoup de choses pour me déplaire (à commencer, justement, par le côté très «néo» de son langage.)
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Allan Pettersson
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