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 Richard Strauss - Oeuvres symphoniques

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Francoistit
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Jeu 4 Aoû 2011 - 9:40

Glocktahr a écrit:
Rach-phaël06 a écrit:
Ah oui la symphonie Alpestre est un pur régal. C'est pas avec les autres "Ainsi parlait Zarathoustra" et Don Juan que j'ai découvert R. Strauss c'est avec l'Alpestre. "L'Orage" affraid affraid C'est impressionnant, majestueux. Cette symphonie n'a rien a envier aux autres incontournable de son répertoire, on y retrouve tous le génie de Strauss, cette musique très construite, très dense, très riche, reflétant un travail sur l'orchestre vraiment unique, qui moi m'impressionne toujours. (Est impressionner, je pense chez Richard Strauss, est le bon mot)
Moi mon passage préféré c'est "auf dem Gipfel" ("sur le sommet"). L'alpestre je trouve que c'est la meilleure symphonie de Strauss (celle ou on se fait le moins chier et la plus grandiose).

thumright Ma préféré aussi et au sommet et vision sont mes moments préférés aussi.
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mer 12 Oct 2011 - 0:40

À la demande générale voici la petite présentation prparée pour l'écoute comparée sur Mort et Transfiguration :

Tod und Verklärung, op. 24 (TrV 158) : présentation

NB. Ma partition est la version Aibl 1905, je dis ça pour les lettres que j'utilise.

Composé et créé à Eisenach en 1890, alors que Richard Strauss n'a que 25 ans, ce poème symphonique « pour grand orchestre » suit de peu la composition de Macbeth et Don Juan, et s'écarte de ces deux œuvres de jeunesse puisque Richard Strauss imagine cette fois lui-même le « scénario » de la pièce (le lien effectué avec la grave pneumonie dont il souffrit en 1891 a été chronologiquement invalidé avec la plus grande certitude). La structure est la suivante :

I. Largo : Glückliche Erinnerungen an die Kindheit (Souvenirs joyeux de l'enfance)
II. Allegro molto agitato : Todeskampf (Combat contre la mort)
III. Meno mosso, ma sempre alla breve : Träume des Sterbenden; Tod (Rêves du mourant ; mort)
IV. Moderato : Verklärung (Transfiguration)

On doit à Strauss une description plus détaillée mais néanmoins brève du récit, en 1894, dans une lettre :

Citation :
Le malade est alité, endormi, sa respiration lourde est irrégulière. Des rêves familiers arrachent un sourire aux traits de l'homme plongé dans la souffrance. Il s'éveille, il est une nouvelle fois assailli par de terribles douleurs, ses membres sont secoués par la fièvre.
Alors que l'attaque passe et que les douleurs s'éloignent, ses pensées le mènent à travers sa vie passée, son enfance passe devant lui, le temps de sa jeunesse plein d'efforts et de passions, puis, alors que la douleur revient déjà, lui apparaît le fruit de son cheminement, la conception, l'idéal qu'il a voulu réaliser, rendre réel d'un point de vue artistique, mais qu'il n'a pas pu achever, car il n'est pas à l'homme d'accomplir de telles choses. L'heure de la mort approche, l'âme quitte le corps pour trouver, glorieusement achevées dans l'espace éternel, ces choses qui ne pouvaient être terminées ici-bas.

Si le récit est certainement moins autobiographique qu'Une vie de héros, néanmoins, le mourant n'est pas n'importe quel homme, c'est indéniablement un artiste, et Strauss s'inspire là de sa propre insatisfaction, sa prémonition de ne pouvoir atteindre réellement ce qu'il aimerait exprimer. Sur son lit de mort, en 1949, il confiait ainsi à sa belle-fille : « C'est une drôle de chose, Alice, mourir ressemble vraiment à ce que j'ai composé dans Tod und Verklärung ».

La violente expressivité de cette composition, sa puissance évocatrice, et la maîtrise de l'outil orchestral dont Richard Strauss fait ici preuve, font oublier un matériel thématique nettement plus banal que dans Don Juan ou Till, mais très bien utilisé. La structure en quatre chapitres n'empêche pas Strauss de suivre la trame d'une forme-sonate (avec laquelle il ne rompra que dans Till).

I. L'introduction débute dans une atmosphère sombre avec la pulsation du cœur du mourant, et s'éclaire lorsqu'est exposé le thème du souvenir, par le hautbois, avant d'être repris par plusieurs solistes :

Voir le thème 1 (image trop large pour le forum)

II. Soudain, l'Allegro molto agitato ne se caractérise pas vraiment par un thème précis, mais plusieurs motifs rappelant le thème du souvenir et préfigurant celui de la Transfiguration.

Motif (a) (particulièrement présent) sur le fff de F que l'on retrouve un peu partout de façon plus insistante comme en 10e de F, qu'on peut dire "du destin", si ce n'est de la mort qui frappe à la porte.


Autre motif (b) clairement exposé 4 avant I (ici la trompette, en fa).


Bon, thème, motif, ok c'est un peu artificiel mais les motifs diffèrent des deux grands thèmes en ce qu'ils ne sont pas vraiment développés.
Et on peut aussi isoler d'autres cellules comme ça, mélodiques ou rythmiques d'ailleurs (les appels de cuivre syncopés qu'on retrouve à plusieurs reprises, comme la respiration haletante du mourant).

Après le gros climax qui suit, on arrive au...

III. On retrouve le thème du Souvenir, en majeur cette fois (18e de L) :



Suit un développement de plusieurs minutes. Et là aussi on joue autour du thème sur des motifs intéressants, surtout le motif "du destin" qui répond à un nouveau motif qu'on appellera (c), qui rappelle le (b) (11 après O).



Et c'est après une longue escalade de tension qu'enfin, après environ (selon les versions) un quart d'heure de musique, le deuxième thème, celui de la Transfiguration, est exposé sur le mode d'un choral (cordes + harpes + trompettes, 5e de T, Tempo I, ici les cordes) :



Un court développement nous mène à un nouveau climax (6 avant W). Puis on repasse par un rappel de l'introduction, on passe de nouveau en revue les thèmes du combat et on est conduit au...

IV. Moderato final, la mort est signalée par le Tamtam (je le rappelle pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est dans un orchestre un grand gong, pas un membranophone), qui ouvre les portes vers le Paradis et la Transfiguration. Le thème de la Transfiguration est donc décomposé et entremêlé avec celui du souvenir tout au long d'une longue et lente coda plusieurs fois retardée avant la résolution.

Le poème symphonique, qui débute dans l'hésitation inquiète entre les deux relatifs mi bémol majeur-ut mineur, et qui passe à un sol majeur très épanoui dans le III, termine dans un ut majeur très pur, et non dépourvu d'une certaine sensualité un peu sulpicienne peut-être (Strauss fut assez fréquemment moqué pour la superficialité idéologique de ses œuvres symphoniques pour que je ne développe pas trop)...


Par son propos direct, sa concision, ses effets orchestraux, T&V préfigure vraiment chez Strauss ses plus grands poèmes symphoniques ultérieurs, ses plus originaux surtout, et on pense sans peine à Ein Heldenleben et Also sprach Zarathustra : sans faire injure à Till Eulenspiegel que j'adore et au Don Quixote unique dans sa production, les trois poèmes Mort & Transfiguration - Une vie de Héros - Zarathoustra sont à part, et témoignent d'une quête plus « sérieuse », personnelle, sinon même philosophique de la part de Richard Strauss, dans cette première partie de sa carrière du moins, avant qu'il ne se mette au lyrique. Le thème de la transfiguration sera d'ailleurs repris dans Une vie de héros, mais aussi dans l'une de ses dernières compositions, le lied Im Abendrot, à l'orchestre, quand la soprano chante « Ist dies etwa der Tod? ».

Ce n'est qu'après la composition qu'Alexander Ritter, ami du compositeur, compositeur lui-même (Strauss avait dirigé certaines de ses compositions, et surtout Ritter l'avait incité à abandonner le style plutôt réac de sa jeunesse et à se mettre à la composition symphonique, et lui avait aussi passé ses bouquins de Wagner et de Schopenhauer dont on connaît l'influence sur Richard), fournit un texte-programme adapté à l'intention de Strauss :

Poème de Alexander Ritter :

Spoiler:
 


Traduction maison Embarassed :

Spoiler:
 
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Horatio
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MessageSujet: strauss   Dim 23 Oct 2011 - 22:38

Siegmund a écrit:
Concernant la symphonie alpestre dont vous parliez. Je crois au contraire qu'il ne faille pas avoir une lecture au premier degré ! Certes, il est très plaisant pour découvrir, mais maintenant je n'y accorde même plus d'importance.
On peut plutôt voir ce poème comme une grande fresque Nietzschéenne sur le dépassement de soi.

Certes, il faut que ce soit dirigé dans cette optique pour se faire. Exit donc Karajan, Solti, Jordan ... (très beaux 1er degrés cependant ; Karajan la plastique, Jordan le style et le dégraissage relatif) ...

Mais ouvrons plutôt nos bras à Böhm (malgré le son) et surtout l'incendiaire live de Sinopoli qui n'a plus grand chose à voir avec le programme ; Thielemann, bien qu'un peu tiède, fonctionne pas mal non plus.

Quel optimiste ce Siegmund, il veut toujours voir les choses sous leurs bons côtés Mr. Green .
Franchement, je ne chercherais pas de propos aussi poussé chez ce Strauss-là. Dépassement de soi, d'accord, mais on reste dans une optique romantique un peu fleur-bleue usée jusqu'à la corde, déjà pour l'époque. N'oublions pas que cela reste de la musique descriptive, et lorsque j'entend l'Ascension, je ne peux que voir l'image d'Epinal de l'alpiniste en culottes courtes qui part courageusement à la conquête du sommet sous un ciel bleu. En tant que Suisse, je trouve cela totalement suranné et déplacé.
Reste aussi la musique que l'on entend, qui ne pourra pas être sauvée par tous les programmes ou thèmes qu'on lui imaginera... Extérieur, qui cherche l'effet pour l'effet, toujours rutilante, trop souvent déclamatoire et premier degré...
Non, cette Symphonie Alpestre n'est de loin pas la meilleure chose de Strauss.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 11:30

Siegmund a écrit:
Concernant la symphonie alpestre dont vous parliez. Je crois au contraire qu'il ne faille pas avoir une lecture au premier degré ! Certes, il est très plaisant pour découvrir, mais maintenant je n'y accorde même plus d'importance.
On peut plutôt voir ce poème comme une grande fresque Nietzschéenne sur le dépassement de soi.

Certes, il faut que ce soit dirigé dans cette optique pour se faire. Exit donc Karajan, Solti, Jordan ... (très beaux 1er degrés cependant ; Karajan la plastique, Jordan le style et le dégraissage relatif) ...

Mais ouvrons plutôt nos bras à Böhm (malgré le son) et surtout l'incendiaire live de Sinopoli qui n'a plus grand chose à voir avec le programme ; Thielemann, bien qu'un peu tiède, fonctionne pas mal non plus.
Effectivement, c'est comme cela que j'ai pu adhérer à La Mer de Debussy, en laissant le figuralisme pour aller chercher la matière musicale pure. Je suis tenté de suivre tes versions recommandées, même si je les ai en fait jusqu'ici évitées. hehe
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 11:34

Le problème, ce n'est pas s'intéresser au figuralisme, c'est ne s'intéresser qu'à cela, parce qu'en définitive cette pièce n'est qu'en partie figuraliste. Entre ne s'intéresser qu'au figuralisme et le laisser complètement de côté, il y a un juste milieu. Smile
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 11:47

En ce qui me concerne, le figuralisme ne m'intéresse pas en musique pure. Mais si j'en tiens compte, il peut faire grandement écran au plaisir musical : tu remarques plus la technicité qui permet d'évoquer avec justesse que la beauté musicale elle-même.
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 11:57

DavidLeMarrec a écrit:
En ce qui me concerne, le figuralisme ne m'intéresse pas en musique pure. Mais si j'en tiens compte, il peut faire grandement écran au plaisir musical : tu remarques plus la technicité qui permet d'évoquer avec justesse que la beauté musicale elle-même.

Ca tombe bien, c'en est pas. hehe

Mais précisément, ces figuralismes ont une valeur musicale. Quand tu entends des cloches de vache à la campagne, tu ne t'intéresses pas à la technicité de cette production sonore, tu penses directement au signifié. Il suffit de s'attacher à la même chose dans l'oeuvre (à savoir le signifié "il y a des vaches dans le coin").
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Siegmund
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 12:34

Oui, le passage des cloches ou de l'orage ne sont pas ce qui marche le mieux avec mon optique, d'ailleurs, ce ne sont pas les meilleurs passages, s'en est presque inégal. En revanche le cœur, ou les débuts/fins se prêtent particulièrement à vision plus abstraite.

D'ailleurs, Strauss lui-même avait cette ambition, il fixait un premier degré qu'il voulait explicitement dépassable, selon les affinités / approfondissements de chacun.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 12:43

Percy Bysshe a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
En ce qui me concerne, le figuralisme ne m'intéresse pas en musique pure. Mais si j'en tiens compte, il peut faire grandement écran au plaisir musical : tu remarques plus la technicité qui permet d'évoquer avec justesse que la beauté musicale elle-même.

Ca tombe bien, c'en est pas. hehe

Mais précisément, ces figuralismes ont une valeur musicale. Quand tu entends des cloches de vache à la campagne, tu ne t'intéresses pas à la technicité de cette production sonore, tu penses directement au signifié. Il suffit de s'attacher à la même chose dans l'oeuvre (à savoir le signifié "il y a des vaches dans le coin").
La technicité de l'évocation du signifié, c'est bien ce qui fait écran, plus encore le signifié que la technique d'ailleurs.

En revanche, écouter la pure construction musicale, ce serait un remède pour que cette oeuvre (que j'aime déjà beaucoup, mais pas avec un abandon complet, j'y sens comme des superficialités) me transporte davantage.
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 12:50

Siegmund a écrit:
Oui, le passage des cloches ou de l'orage ne sont pas ce qui marche le mieux avec mon optique, d'ailleurs, ce ne sont pas les meilleurs passages, s'en est presque inégal. En revanche le cœur, ou les débuts/fins se prêtent particulièrement à vision plus abstraite.

D'ailleurs, Strauss lui-même avait cette ambition, il fixait un premier degré qu'il voulait explicitement dépassable, selon les affinités / approfondissements de chacun.

Plus simplement, l'oeuvre est polymorphe, elle n'est pas simplement une transcription des Alpes, elle n'est pas seulement non plus une narration d'évènements Nietzschéen: c'est cette pluralité qui fait toute sa grandeur. Smile

DavidLeMarrec a écrit:
me transporte davantage.

Ah oui, c'est vrai qu'il s'agit de ça. hehe
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 12:53

Percy Bysshe a écrit:
Ah oui, c'est vrai qu'il s'agit de ça. hehe
Tout à fait, je tiens à laisser les choses à leur juste mesure plutôt que d'habiller ça des oripeaux de l'universalité. Pour d'autres (et en particulier pour beaucoup de néophytes) la musique à programme est un avantage. Et je ne suis pas contre, si le sujet est un peu plus psychologique et moins limité au visuel. Smile
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Xavier
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 13:02

En fait je vous explique: en discographie on parle des versions de l'oeuvre, des enregistrements, et en général, des oeuvres elle-mêmes, comme vous êtes en train de le faire.

Pas l'inverse. Mr.Red
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 13:07

Mais ce n'est pas que visuel, ça participe d'un caractère bucolique: ce n'est pas juste de l'ornementation, c'est une thématique.

Il y a tant d'oeuvres de musique pure qui récupèrent leur inflexion mélodique de la voix parlée, eh bien là c'est le même procédé. Smile Il suffit de le considérer en tant qu'il est énoncé musicalement.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 13:13

Moi je note qu'il y a des forumeurs qui prennent Xavier pour un guignol. A sa place, ça m'aurait pas plu. Basketball
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Cololi
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 13:34

DavidLeMarrec a écrit:
Moi je note qu'il y a des forumeurs qui prennent Xavier pour un guignol. A sa place, ça m'aurait pas plu. Basketball

Quand je serai admin ... je te bannirai calimero

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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 24 Oct 2011 - 13:40

Non, j'ai simplement mis plus de 5 minutes à rédiger ces deux lignes.
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Golisande
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 14:12

[Déplacé depuis discographie]

Pardon de m'immiscer brutalement dans cette discussion (et en plus de faire du HS pale ), mais les effets descriptifs dans l'Alpensinfonie m'apparaissent comme une déco somptueuse qui recouvre bien souvent du vide.
Par exemple, les cloches de vache chez Mahler sont bien autre chose qu'un effet descriptif : elles évoquent les bestioles, les alpages, donc la nature + l'altitude + la solitude (ou une présence non humaine mais lointainement liée aux humains), elles créent une sensation mêlée d'éloignement et de familiarité, mais c'est du second degré - pas au sens humoristique, au sens où il s'agit pour le compositeur de créer de la sensation pure par l'évocation d'un truc concret, et non de décrire ce truc ; d'ailleurs la musique qui accompagne les cloches de vaches chez Mahler est soit onirique soit pleine d'une émotion purement abstraite (3 de la 6), alors que dans l'Alpensinfonie on est dans le descriptif jusqu'au cou.
Et maintenant que j'ai pris le temps d'écouter un peu plus de Strauss (notamment des opéras), je peux dire que je n'aime décidément pas ce compositeur, du moins avant les "Métamorphoses". Si je devais mettre un seul mot sur sa musique, ce serait "rococo" : ça paraît extrêmement riche à première écoute, archicoloré, d'une virtuosité orchestrale incroyable, on a l'oreille constamment assaillie par les modulations et les effets sonores, en gros on s'en prend plein la face - mais en définitive, l'éblouissement une fois dissipé il ne reste (pour moi) quasiment rien.
Mon impression est que la parure rutilante est un décor de carton-pâte très bien fait, mais qui recouvre un noyau musical assez basiquement bavarois, lourdingue et bièreux (et ce y compris dans les œuvres qui se veulent le plus "mozartiennes", comme Arabella par exemple, dont seule la fin de l'acte I m'a ému mais assez superficiellement).
C'est une question de goûts, évidemment, mais Strauss me semble être un compositeur de blockbusters. Cela dit je reste intrigué par la beauté réelle et profonde de ses dernières œuvres : c'est à cause d'elles que je m'acharne à écouter le reste, mais je suis toujours déçu. Faut croire que c'est la guerre (et la fin de sa chère Grande Allemagne) qui lui a fait ça...


Dernière édition par Golisande le Mar 25 Oct 2011 - 14:45, édité 1 fois
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Cololi
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 14:15

Citation :
mais Strauss me semble être un compositeur de blockbusters

Laughing

Tu as écouté quoi de Strauss ?

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Golisande
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 14:27

@Xavier : D'un autre côté je suis embêté, parce que mon message précédent parlait non seulement d'Alpensinfonie mais aussi des opéras de Strauss et des symphonies de Mahler. Donc où est sa place, dans quel topic ?

@Cololi : Toute la musique symphonique (et il y a bien pire qu'Alpensinfonie : Heldenleben par exemple m'est carrément insupportable), Metamorphosen et Vier Lezte Lieder que j'aime beaucoup, et niveau opéras, FROSCH et Arabella inégralement (trois fois chacun dans deux versions différentes, j'avais vraiment envie d'aimer) et des extraits de plusieurs autres. J'imagine qu'on me dira que je devrai encore écouter intégralement Salomé et Elektra, plusieurs fois et dans différentes versions, avant de pouvoir dire quoi que ce soit sur Strauss : j'en avais l'intention, mais après les deux autres la motivation m'a manqué. Peut-être, plus tard... Neutral
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benvenuto
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 14:50

Une seule recommandation: Elektra, Solti-Nilsson.
Claque intersidérale. M'en suis jamais remis. Crying or Very sad
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Guillaume
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 14:54

Tiens, Golisande, ça faisait longtemps ! Very Happy
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Xavier
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 14:55

Golisande a écrit:
J'imagine qu'on me dira que je devrai encore écouter intégralement Salomé et Elektra, plusieurs fois et dans différentes versions, avant de pouvoir dire quoi que ce soit sur Strauss : j'en avais l'intention, mais après les deux autres la motivation m'a manqué. Peut-être, plus tard... Neutral

Nan mais faut quand même au moins les écouter une fois quoi!! Ce sont juste les deux meilleurs dont tu t'es privé... On peut difficilement faire des généralités sur Strauss sans avoir écouté Salomé ni Elektra! En plus ce sont, excepté Friedenstag, les plus courts...

(pour ce qui est du bon sujet, ben on est quand même dans un sujet général sur Strauss, c'est le principal, même si on parle un peu opéras, c'est pas grave)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:29

Golisande a écrit:
Pardon de m'immiscer brutalement dans cette discussion (et en plus de faire du HS pale ), mais les effets descriptifs dans l'Alpensinfonie m'apparaissent comme une déco somptueuse qui recouvre bien souvent du vide.
Par exemple, les cloches de vache chez Mahler sont bien autre chose qu'un effet descriptif : elles évoquent les bestioles, les alpages, donc la nature + l'altitude + la solitude (ou une présence non humaine mais lointainement liée aux humains), elles créent une sensation mêlée d'éloignement et de familiarité, mais c'est du second degré - pas au sens humoristique, au sens où il s'agit pour le compositeur de créer de la sensation pure par l'évocation d'un truc concret, et non de décrire ce truc ; d'ailleurs la musique qui accompagne les cloches de vaches chez Mahler est soit onirique soit pleine d'une émotion purement abstraite (3 de la 6), alors que dans l'Alpensinfonie on est dans le descriptif jusqu'au cou.
C'est en effet ce qui me gêne dans cette oeuvre, essaie de l'écouter en musique pure.

Citation :
Mon impression est que la parure rutilante est un décor de carton-pâte très bien fait, mais qui recouvre un noyau musical assez basiquement bavarois, lourdingue et bièreux
C'est amusant que tu dises cela, et en plus que tu cites Arabella : Strauss l'a écrit lui-même dans sa correspondance à Zweig, à propos de "Aber der richtige". Voir ici.

[En revanche Arabella ne se veut pas mozartienne (Ariadne, ok, mais pas Arabella), c'est l'objectif de l'équilibre entre verbe et musique qui obsède Hofmannsthal et Strauss à ce moment.]

Citation :
Strauss me semble être un compositeur de blockbusters.
Un compositeur raté, alors, parce que sa fortune publique reste assez limitée en dehors du prélude de Zarathustra. hehe


Si tu n'es pas sensible à sa grandiloquence coutumière (incontestable en effet), essaie ses choeurs, c'est ce qui est le plus sobre dans ses oeuvres intéressantes.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:31

Xavier a écrit:
Nan mais faut quand même au moins les écouter une fois quoi!! Ce sont juste les deux meilleurs dont tu t'es privé... On peut difficilement faire des généralités sur Strauss sans avoir écouté Salomé ni Elektra!
Les meilleurs, c'est bien sûr discutable selon les goûts de chacun, en revanche ce sont les deux où l' "art" est le plus connecté à un propos très fort qui se passe sur scène. On peut trouver les autres oeuvres un peu poseuses, mais pour Elektra, c'est difficile quand même. hehe


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Xavier
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:32

Oui, je simplifie un peu... m'enfin ça ne fait pas partie de ceux qu'on peut se passer d'écouter au moins une fois me semble-t-il!
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Golisande
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:38

Hello Guillaume ! Very Happy Toujours aussi huguenotolâtre à ce que je lis !

J'écouterai Elektra-Solti (je déteste Nilsson chez Wagner, mais peut-être que là ça passera mieux), et j'avais aussi déniché Mitropoulos 57 sur Amazon... Mais si ça ne me plaît pas - ce qui risque fort d'arriver, au moins d'un point de vue strictement musical - je dis adieu au petit Richard : le grand me suffit amplement Mr.Red
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Xavier
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:42

Tu peux quand même éviter Nilsson si tu ne l'aimes pas, et Mitropoulos sera moins confortable que d'autres d'un point de vue sonore et orchestral...
Quoi qu'il en soit, vraiment, si tu veux mon avis, écoute au moins une fois Salomé et Elektra! Wink (et c'est vrai qu'on part déjà en HS...)
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Golisande
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:45

@David : Tiens, tu as raison, c'est assez émouvant... Strauss remonte un peu dans mon estime...
Pour ce qui est du compositeur de blockbusters, je voulais justement dire (entre autres) que la gloire immédiate semblait lui importer davantage que la fortune posthume. Auquel cas il n'a pas du tout raté sa vie - à moins que je ne me trompe complètement.
D'autre part, il fait probablement partie des cinquante ou cent (je ne me rends pas bien compte) compositeurs les plus célèbres en 2011, ce qui n'est tout de même pas si mal...


Dernière édition par Golisande le Mar 25 Oct 2011 - 15:50, édité 1 fois
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:46

Golisande a écrit:
Hello Guillaume ! Very Happy Toujours aussi huguenotolâtre à ce que je lis !

J'écouterai Elektra-Solti (je déteste Nilsson chez Wagner, mais peut-être que là ça passera mieux), et j'avais aussi déniché Mitropoulos 57 sur Amazon... Mais si ça ne me plaît pas - ce qui risque fort d'arriver, au moins d'un point de vue strictement musical - je dis adieu au petit Richard : le grand me suffit amplement Mr.Red
Si tu n'aimes pas Nilsson, elle est particulièrement molle dans ses mots ici (la voix plutôt belle en revanche).

Il y a des tas d'autres bonnes versions, effectivement Mitropoulos 57 est une excellente porte d'entrée.
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Golisande
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 25 Oct 2011 - 15:51

Euh... Nilsson molle en Elektra, je crois que ce sera non... affraid
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Yohan Nicolas
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Jeu 17 Nov 2011 - 21:25

J'ai une petite question, concernant Zarathustra :
J'ai lu, ici même ou peut-être dans un livre l'année dernière, qu'au moment de sa création, ce poème symphonique a été un coup de tonnerre dans le paysage musical teuton, il aurait même suscité des vocations à certains compositeurs (il est possible qu'il s'agisse de Wolf, je ne me souviens plus).
Bien que Strauss nous semble plutôt un compositeur "classique" (Chevalier, Arabella,...), il aurait donné à son époque un nouvel élan à la musique, au-delà du romantisme tardif de Brahms.

Tout cela est-il vrai ?
J'entends bien que Zarathustra ne sonne pas comme du Brahms (que je goûte assez peu, d'ailleurs), que l'orchestration est supra-riche, mais ce poème symphonique, a-t-il réellement été à son époque un catalyseur pour donner un nouveau souffle, "décadent", comme dirait un alien , à la musique allemande ? A-t-il vraiment été perçu comme très moderne en 1896 ?

Merci de vos réponses éventuelles Very Happy .
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Cololi
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Jeu 17 Nov 2011 - 22:34

Strauss a été considéré comme une avant-gardiste jusqu'à Elektra.

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Dave
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Ven 18 Nov 2011 - 12:31

Yohan Nicolas a écrit:
J'ai une petite question, concernant Zarathustra :
J'ai lu, ici même ou peut-être dans un livre l'année dernière, qu'au moment de sa création, ce poème symphonique a été un coup de tonnerre dans le paysage musical teuton, il aurait même suscité des vocations à certains compositeurs (il est possible qu'il s'agisse de Wolf, je ne me souviens plus).

Ce poème avait beaucoup enthousiasmé Bartok et lui avait redonné le goût de la composition, alors qu'il était justement en perte d'inspiration Smile
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Yohan Nicolas
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Ven 18 Nov 2011 - 15:44

Dave a écrit:
Ce poème avait beaucoup enthousiasmé Bartok et lui avait redonné le goût de la composition, alors qu'il était justement en perte d'inspiration Smile
Bartok, tiens, j'aurais pas dit.
Merci de cette information Wink
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Zoroastre
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mer 30 Nov 2011 - 14:51

Je connais peu et mal Strauss mais à chacune de ces fortuites écoutes je suis sublimé par la qualité. Alors j'attends le moment pour ma période Strauss.
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Resigned
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 20 Déc 2011 - 9:50

J'ai découvert Don Quichotte hier soir en concert, et je me dis que c'est peut-être une porte d'entrée inattendue vers Strauss. Ce que je connais de lui par ailleurs (plutôt les Poèmes Symphoniques), je trouve ça toujours très bien fait, mais assez anecdotique, froid.
Dans Don Quichotte, il y a beaucoup d'humour, et les parties lyriques sont plus touchantes, une vraie tendresse se dégage. Et il y a des sonorités vraiment originales (le troupeau de moutons).
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Ven 10 Fév 2012 - 18:40

J'ai découvert récemment la Sinfonia Domestica op.53 que j'ai apprécié mais je la réécouterai pour approfondir ma première écoute car j'étais disons pas au meilleur de ma concentration.
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Sam 7 Avr 2012 - 23:40

Richard Strauss a une orchestration avec une virtuosité incomparable! J'aime beaucoup Strauss mais il (comme autres bons compositeurs) a de pièces horribles, dignes de la musique légère populaire (que c'est diferent de la musique folk ou typiques des pays: les inspirations de compositeurs comme borodin ou mussorgsky)
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 0:11

C'est quoi les oeuvres de Strauss que tu trouves horribles?
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 11:47

Example: Symphonia Domestica (comme le propre nom de la pièce, elle est domestique!); Don Quixote (c'est la musique «pimba»); Metarmophose (qui c'est une tricherie) etc etc et autres musiques qui ont un ton qui prouve que Richard Strauss n'est pas si different que l'autre Strauss (le Strauss de la valse). C'est une exagération mais c'est le défaut du Richard, un compositeur avec un potentiel extraordinaire.
Je suis un grand fan du «Also Sprach Zarathustra», «Tod und Verklärung» et les «Vier letzte Lieder».
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 13:41

Métamorphose c'est juste sublime ...

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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 17:43

Don Quichotte aussi c'est très chouette, maintenant si tu peux nous dire ce que tu entends par "pimba"...
De même ce que tu veux dire par "tricherie"...
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 18:49

Metarmophose c'est une ouvre où l'auteur veut démontrer une grande tristesse et au même temp l'esprit maligne du homme mais s'avère être un grand agacement.
Don Quichotte est... don quichotte! Je ne sais pas expliquer mais qu'est que vous voulez dire avec «chouette«?
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 18:51

Ludique, divertissant, bien fait, réjouissant. Smile

Pour ma part je n'ai toujours pas compris ce que tu veux dire pour Métamorphoses et en quoi c'est une tricherie... scratch
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 19:06

En fait si on veut attaquer Strauss sur un certain formalisme, un discours un peu creux ou simpliste, c'est justement avant tout contre Zarathustra ou, plus encore, Ein Heldenleben qu'on aura tendance à se positionner, ou encore les 4 derniers lieder. Les Métamorphoses sont une des œuvres ses plus recherchées, les plus originales, les moins faites "pour plaire"...
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 8 Avr 2012 - 19:22

discobole a écrit:
En fait si on veut attaquer Strauss sur un certain formalisme, un discours un peu creux ou simpliste, c'est justement avant tout contre Zarathustra ou, plus encore, Ein Heldenleben qu'on aura tendance à se positionner, ou encore les 4 derniers lieder. Les Métamorphoses sont une des œuvres ses plus recherchées, les plus originales, les moins faites "pour plaire"...

Et oui ... le pb est là.

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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 7 Oct 2012 - 22:03

Pour faire suite à un projet de guides d'écoute collaboratifs évoqué sur un autre fil, voici un essai concernant le poème symphonique Don Juan de Richard Strauss, que j'avais ébauché en solo voilà quelques mois.
Les minutages entre parenthèses renvoient à l'enregistrement d'Herbert von Karajan avec le Wiener Philharmoniker (Decca, juin 1960).

Cette succincte analyse provient d'un modeste mélomane qui n'a que quelques rudiments de solfège, ce qui peut impliquer certaines erreurs ou inexactitudes que les lecteurs bienveillants pourront me signaler, afin que je corrige le texte le cas échéant.
Toute réaction sera bienvenue, notamment pour savoir si nous partageons le même découpage structurel, si nous accordons la même signification aux épisodes de l'oeuvre...

Wink Par ailleurs, je recherche des volontaires pour participer convivialement à une similaire étude de Till Eulenspiegel (Mort et Transfiguration ayant déjà été traité plus haut dans ce fil), entre autres.

***********************************************************************************************************************************

Outre le poème de Nicolas Lenau qui figure en exergue de sa partition, le compositeur n'a pas laissé de programme précis. Les allusions descriptives dans mon commentaire sont donc celles qu'on attribue d'ordinaire à l'oeuvre, et celles que m'inspire l'écoute. Certains musicologues ont décelé une forme-sonate qui régirait la structure, mais je préfère la présenter ci-dessous selon un plan thématique.

EXPOSITION : PRESENTATION DU HEROS
Le personnage-titre apparaît d'emblée sous ses traits les plus fougueux : sur un vif rythme alla breve (2/2, blanche à 84), ils bondissent en trois sections.
A) (0'00-0'06) une bourrasque de cordes en double-croches vers l'aigu amène un motif de sept notes clamées par les bois et les cuivres, couronné d'un coup de cymbale frappée.
B) (0'06-0'11) une figuration descendante des flûtes, hautbois & clarinettes, poursuivie par violons & altos, un triolet de timbales, une accroche des trompettes ponctuée de quatre coups de mailloches.
C) (0'11-0'22) élancés par de véhéments pizzicati aux cordes graves, une ardeur conquérante propulse les violons selon un profil mélodique dérivé de la section A.

Tous ces emports bouillonnent ensuite en une polyphonie orchestrale extrêmement virtuose, jusqu'à un clash de cymbales sur lequel A exulte aux cuivres (0'42). Le caractère bien trempé du héros se réaffirme en tutti (0'49), auréolé par trois tintements du glockenspiel.
Une accalmie survient (0'54), qui complète la psychologie du portrait : se succèdent des humeurs versatiles, au gré de fluctuations de tempo et de dynamique si abruptes qu'on soupçonne au mieux l'inconstance, au pire le cabotinage hypocrite.
On pense à ces vers de Lenau :
« Leidenschaft ist immer nur die neue
Sie kann nur sterben hier, dort neu entspringen. »
(La passion doit se renouveler ; elle doit mourir à un endroit pour renaître nouvelle à un autre).

PREMIERE CONQUETE
Précédée d'un soudain silence (1'29), une prompte escalade des cordes graves nous précipite vers une contemplation ravie, figée sur un trémolo aigu des violons (1'34) qui s'étiole. Le regard a trouvé la proie du coeur quand résonnent les harpes de Cupidon (1'44).
Voilà la belle Zerline, évoquée par la tendresse coquette du violon solo (1'49). Un saut de sixte à la clarinette (2'26), une descente en triolets, doublés par le cor, annoncent l'entreprise de séduction que vont prolonger les violons.
Les violoncelles reprennent ce motif (2'50-). D'évanescentes courbes aux cordes entrelacées laissent deviner la volupté qui s'empare des deux amants, à mesure que l'étreinte s'empresse.
L'ombre de Thanatos vient assombrir ce sommet d'érotisme, teinté de relents morbides : un crescendo débouche sur un pic d'intensité martelé par la timbale (4'10), comme l'irruption d'un funeste présage. Cet inassouvissement du désir renvoie à la quête insatiable du héros dont le motif A retentit aux violoncelles (4'19). Sa répétition à (4'39) arrache Don Juan à ces délices de Capoue. Un sursaut provoqué par la section C (4'45) et le revoilà debout, à l'abordage d'un nouveau jupon. En l'occurrence...

DONNA ANNA
Violons & altos lui déroulent une ardente déclaration (5'23), déclinée par les vertueux soupirs de la flûte (5'34-5'44). L'incipit de B résonne aux cors (6'06) puis aux trompettes. Un tempo retenu enclenche une délicate volute émanée aux violoncelles (ré-ut#-ré-si-ré), qui va se réitérer pendant tout ce passage.
Cette seconde aventure féminine s'explique plaintivement par la voix du hautbois, qui récuse lascivement les avances. Clarinette, basson relaient ces chastes réticences (7'48-), ensuite récupérées par le hautbois (8'37). Très tranquillement, les violons filigranés par la flûte s'abandonnent à la quiétude de l'alcôve (8'59).
Le feu couve sous les draps : la volute des violoncelles s'amplifie (9'25-), s'accélère par transfert aux altos, aux violons 2, aux violons 1 puis culmine sur un vibrant trémolo.
En jaillit un nouveau thème, crucial, voici le...

TRIOMPHE DE L'ASSOUVISSEMENT VIRIL
... vociféré par les quatre cors sur un vigoureux saut d'octave (9'37). Une saillie qu'on peut interpréter en termes philosophiques ou même grivois.
Donna Anna s'en affole subrepticement (9'55).
La répétition de ce thème victorieux déclenche une turbulence (10'00-) qui cède place à un divertissant interlude (10'27-11'02). Joyeux et badin, on imagine le héros gambadant à travers les rues. Mais le ton se charge de menace. Cors et trompettes crient gare ! (11'02), les cordes dégringolent dans le grave et scandent une rafale de triolets.
Le leitmotiv du héros (section B) résonne minorisé, bousculé par des assauts pugnaces. On devine une rixe avec un mari outragé.
De ce tumulte se dégage le thème de l'assouvissement sonné plusieurs fois par les trompettes (11'21).
L'agitation atteint son comble et s'effondre sur un roulement de timbales soutenu par trombone et tuba (12'00-).

REPENTANCE DU HEROS ?
Les flûtes tracent un motif circonspect (12'09), répliqué par les bassons, interloqué par un accord sforzando des cordes (12'14) qui installent un sentiment de remords, ou du moins de réminiscence.
S'insinue alors le souvenir des deux dames.
Le thème de la séduction de Zerline (précédemment entendu à la clarinette, mesure 89, à 2'26) émane maintenant lugubrement aux hautbois & basson (12'20).
Le thème de Donna Anna s'esquisse au violon solo (12'31).
Des grinçants trémolos sul ponticello de violons & altos, des murmures de harpes bisbigliando ramènent le thème fatidique de l'inassouvissement que nous avions entendu à la mesure 151 (4'10) : il chute ici successivement aux flûtes, hautbois, clarinettes, bassons puis bute sur le glauque grognement des cors bouchés (12'51).

RECAPITULATION ET CODA
Cette pénitence ne dure guère : à 12'57, un pizzicato marque le retour du tempo primo et de la tonalité initiale (mi majeur).
L'orchestre se remobilise (13'21) pour laisser éclater une réexposition condensée des thèmes initialement associés au glorieux héros. La fanfare de l'assouvissement viril est bramée par les cors (14'11), répétée par les violons (14'27) qui l'élèvent en apothéose jusqu'à un clash de cymbales (15'22). L'orchestre déborde encore d'une énergie qui semble inépuisable (15'34-15'57).
Mais stoppée net par une longue pause silencieuse ! Toute turpitude se trouve balayée. La narration coupe court.
« Peut-être un éclair de l'En-haut que je méprise a brisé mes forces amoureuses. Soudain le monde m'est devenu désert, entouré par la nuit » conclut le poème de Lenau. La dernière minute de l'oeuvre illustre ce néant, ouvre une brèche irréparable.
Don Juan foudroyé par sa conscience ?
De vacillants trémolos de triple-croches aux violons sombrent dans un dépit inexorable (16'00). Un ultime spasme des altos (16'42) achève une agonie qui s'éteint par trois blêmes pizzicati.

***********************************************************************************************************************************
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MessageSujet: Alpensinfonie   Dim 18 Nov 2012 - 22:32

Qui sauve avec moi cette viennoiserie, juste pour son lever (mvt I à II) et son coucher de soleil (mvt XIX à XX) ?
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mer 6 Fév 2013 - 0:15

rambo Même si je doute que l'écriture et l'inspiration soient dignes de celles des grands poèmes symphoniques, j'ai bien envie de découvrir la Symphonie en fa mineur opus 12...

Quelqu'un l'a-t-il écoutée récemment ?
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Xavier
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   Mer 6 Fév 2013 - 0:22

C'est écoutable...
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MessageSujet: Re: Richard Strauss - Oeuvres symphoniques   

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