Autour de la musique classique

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 Edward Elgar (1857-1934)

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aurele
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Ven 12 Nov 2010 - 20:07

Je viens de découvrir grâce à l'émission "Grande figures" de France Musique consacrée à Sir Simon Rattle qui était diffusée lundi, l'ouverture de "The Dream of Gerontius". J'ai trouvé cette musique magnifique, très touchante et cela me donne envie d'écouter cette oeuvre en entier.
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Bertram
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Mar 4 Jan 2011 - 8:22

Diable, j'ai laissé passer ça ! Very Happy

Je t'engage Aurèle à persévérer, car oui, c'est infiniment touchant quand on s'y plonge et le prélude n'est qu'un patchwork des thèmes, comme pour les opéras de Donizetti. Le hit, c'est l'air de l'alto à la fin ("Sofly et gently"), mais c'est beaucoup plus émouvant quand on y arrive après la migration céleste de l'âme, décrite dans toute la seconde partie. La première partie, c'est une agonie du genre de celle de Tristan, tu aimes peut-être moins.
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atomlegend
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Mar 4 Jan 2011 - 13:17

Pelléas a écrit:
Je ne retiens pas grand chose des compositions d'Elgar sauf peut-être les "Sea Pictures" et les "Variations Enigma"... A part ça on est bien souvent dans la pompe et l'ennui! Wink


Comment peux tu oublier son concerto pour violoncelle ?
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Pelléas
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Mer 5 Jan 2011 - 12:34

atomlegend a écrit:
Pelléas a écrit:
Je ne retiens pas grand chose des compositions d'Elgar sauf peut-être les "Sea Pictures" et les "Variations Enigma"... A part ça on est bien souvent dans la pompe et l'ennui! Wink


Comment peux tu oublier son concerto pour violoncelle ?

Tu as raison il est beau son concerto pour violoncelle, je ne l'avais pas écouté depuis longtemps. Wink

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Rodolphe
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Jeu 10 Mar 2011 - 22:56

A part ça on est bien souvent dans la pompe et l'ennui! Wink

A chaque fois que j'écoute Pomp and Circumstance March n° 1, j'ai le frisson...
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Horatio
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 6 Aoû 2011 - 19:12

Je viens de tenter le quintette avec piano.... et je suis déçu.
Déçu parce que le livret me vendait l'oeuvre comme l'une des meilleures du compositeur, alors que j'entends une oeuvre indécise, pleine de bons sentiments mais qui s'emmêlent dans des développements sans fin et inutiles, des passages pseudo-dramatiques, des contre-chant poussifs... pendu
Le premier mouvement est à mon sens le pire : passé l'introduction incertaine, dont l'atmosphère ne m'a pas convaincu (mais qui est cependant intéressante), la musique n'avance plus, perd sa ligne directrice. Le deuxième mouvement est charmant, mais pas vraiment marquant. Le final est dans la même veine, plutôt réussi, mais il ne parvient pas non plus à rattraper l'échec du premier mouvement. Je suis sûrement un peu dur, il faudrait que je le réécoute pour nuancer (mais je n'en ai pas vraiment envie... silent ). Peut-être aussi que mes réticences viennent de l'interprétation (un disque Hypérion, Piers Lane au piano pour ceux qui connaîtraient...).

Sinon, outre les variations Enigma et la Sérénade, je ne saurai qu'abonder dans le sens de ceux qui vantent le Concerto pour violoncelle : c'est une véritable merveille - je vais juste lancer un pavé dans la mare anglaise en disant que Du Pré avec Barenboim c'est mieux qu'avec Barbirolli Mr.Red . Mork est pas mal non plus..

_________________
Si Titus Andronicus avait compté six actes, Shakespeare s'en serait pris aux spectateurs des premiers rangs du parterre et les aurait fait périr dans d'atroces souffrances.
(Jan Kott, Shakespeare, notre contemporain)

La vérité est si vraie, la force si forte, la finesse si fine, la profondeur si profonde et la philosophie si universelle dans ce texte qu'il vaut bien la peine d'y passer un instant.
(Un journaliste américain, 1894)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 6 Aoû 2011 - 20:52

Horatio a écrit:
je vais juste lancer un pavé dans la mare anglaise en disant que Du Pré avec Barenboim c'est mieux qu'avec Barbirolli Mr.Red .
carton rouge Orchestre beaucoup plus massif et épais avec Barenboim, et même Du Pré n'a pas la même force de conviction dans cette seconde version. tutut

Citation :
Mork est pas mal non plus..
Certes.
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benvenuto
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Mer 10 Avr 2013 - 23:49

En prévision d'un concert à venir, je découvre ce soir la deuxième symphonie d'Elgar...

Je pense être plutôt bon public de façon générale, il y a relativement peu de choses que je n'aime pas ou qui me laissent indifférent, et je suis revenu de nombre de mes anciennes détestations (il y a de bonnes chances pour que Prokofiev et Verdi grossissent bientôt les rangs de ceux auxquels je me suis converti sur le tard, après de longues réticences), donc ce que je vais dire n'est bien sûr que le reflet d'une première impression susceptible d'évoluer, mais.... affraid QU'EST-CE QUE C'EST CHIANT!!!

Soixante minutes de déblatérage grandiloquent et vide, un déballage interminable de gros lyrisme pâteux et pontifiant, des bouts de Wagner par-ci par-là pour faire bonne mesure, et au final aucune impression particulière et durable, juste l'impression de s'être fatigué les tympans pendant une heure...même les passages où l'on sent une velléité poétique sonnent creux et vains...une vraie purge...

A FUIR!!! batman
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nugava
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Jeu 11 Avr 2013 - 17:00

Hahaha, totalement d'accord... J'ai découvert ce gloubiboulga en concert (Avec l'Orchestre de Lille si je ne m'abuse)... Je place ce concert au top du pire de tous les concerts auxquels j'ai assisté...
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Jeu 11 Avr 2013 - 22:38

Benvenuto, je ne doute pas que tu saches faire la part entre oeuvre et interprétation, mais particulièrement pour Elgar c'est une musique qui peut rendre le meilleur comme le pire selon les chefs.

Confused Tu as écouté cette Symhonie dans quel disque pour t'en forger une perception aussi négative ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Jeu 11 Avr 2013 - 23:54

C'est vrai que les deux premières ne sont pas très passionnantes - déjà, c'est très mal orchestré, et ça ne facilite pas la lisibilité d'un matériau pas extraordinaire non plus. En revanche, la Troisième (qui n'est pas vraiment de lui hehe ) est excellente.

Ecoutez plutôt ses choeurs a cappella, ça, c'est chouette !
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Biely
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Ven 12 Avr 2013 - 0:41

Je n'ai jamais pu terminer une de ses symphonies. L'influence wagnerienne est mieux digérée dans Sea pictures, ou alors dans The Kingdom et The Musik makers.
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benvenuto
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Ven 12 Avr 2013 - 0:46

Mélomaniac a écrit:
Benvenuto, je ne doute pas que tu saches faire la part entre oeuvre et interprétation, mais particulièrement pour Elgar c'est une musique qui peut rendre le meilleur comme le pire selon les chefs.

Confused Tu as écouté cette Symhonie dans quel disque pour t'en forger une perception aussi négative ?

Davis/Radio Bavaroise, et Downes/BBC, et dans les deux cas c'était imbuvable (peut-être encore pire avec Davis ceci dit).
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nugava
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Ven 12 Avr 2013 - 2:34

J'ajoute qu'en concert, c'est très fatigant pour les oreilles... Tout le temps l'impression d'être entre ff et fff...
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André
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Ven 12 Avr 2013 - 5:24

Je ne suis pas très surpris de lire ce genre de commentaires. Pour apprécier Elgar il est bon d'avoir entendu
Parry (je recommande la deuxième symphonie pour son extraordinaire mouvement lent, facilement disponible sur Naxos), et de se familiariser avec le 'British Light Music' de la génération suivante (ca. 1900 -, également facilement disponible par le biais de quantitié de disques: je recommande 'Rule Britannia sous Paul Daniel). Pas plus bête que La Marseillaise, tant au point de vue musical que politique - faut juste élargir ses horizons Smile. Et pas seulement pour Elgar, mais pour comprendre le spectre émotionnel de cette musique: de la galanterie à la méchanceté (le scherzo de la de deuxième symphonie), de la mélancolie à l'exaltation ( cf l'intro lente de la première vs la coda de l'oeuvre). Pour la passion on repassera - ce n'est pas encore entré dans le vocabulaire musical britannique (en tout cas je ne l'ai pas détectée Laughing)

Par dessus tout je suggère de considérer le phénomène suivant: Elgar est né à moins de dix ans de Strauss, Mahler, Sibelius, Nielsen. Chacun de ces compositeurs a une signature tonale, rythmique et instrumentale qui lui est propre. Une époque où la différenciation de ces caractéristiques allait s'accentuer jusqu'à leur cristallisation en 'écoles nationales'.

Elgar est sans contredit le compositeur le plus constamment méconnu, sous-évalué, méprisé même par le public français depuis les cent dernières années. Possiblement une réaction à l'extraordinaire popularité de sa musique dans le Royaume-Uni entre 1900 et 1935? Possiblement aussi la réaction atavique d'un langage musical français de plus en plus 'vertical' et 'lisible' (influences debusssyste et ravélienne) vs les méandres interminables et tonalement lourds de Strauss, Elgar, Mahler. Bref, Elgar n'a jamais 'décollé en France. Strauss depuis 1960, Bruckner et Mahler depuis 1975, Sibelius depusi une dizaine d'années. Elgar? Ça prendrait un chef anglais très persévérant.

C'est ok, pas de problème. À chacun ses goûts, comme toujours. Mais de grâce épargnez-nous les jugements basés sur des impresssions, des écoutes partielles et autres superficialités. Je suggère d'essayer d'autre oeuvres et d'adopter une attitude ouverte: c'est long, c'est plein de détours, c'est indirect, c'est différent.

Les concertos pour violon, pour violoncelle et le poème symphonique Alassio sont de bons de points de départ. Ceux qui aiment la deuxième symphonie de Szymanowski par exemple devraient aimer Alassio. Faut essayer Laughing
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 1:27

André a écrit:
Par dessus tout je suggère de considérer le phénomène suivant: Elgar est né à moins de dix ans de Strauss, Mahler, Sibelius, Nielsen. Chacun de ces compositeurs a une signature tonale, rythmique et instrumentale qui lui est propre. Une époque où la différenciation de ces caractéristiques allait s'accentuer jusqu'à leur cristallisation en 'écoles nationales'.
A cette date, on a plutôt dépassé l'époque des "écoles nationales" pour aller vers l'ultra-singularité, non ? Smile

Sinon, je ne suis pas vraiment d'accord avec toi. Oui, Elgar est assez méprisé par les mélomanes "sérieux", alors qu'il y a écrit de fort belles choses (dans les oratorios, comme Gerontius ou le Kingdom, les choeurs a cappella, la Troisième Symphonie, le Concerto pour violoncelle qui est le seul à avoir un peu trouvé grâce aux oreilles françaises...). Mais on ne peut pas dire non plus que ce soit sur de fausses allégations : c'est mal orchestré, c'est lourd, c'est pâteux et grandiloquent, ça dégouline généreusement...
Je suis plutôt du camp de ceux qui aiment Elgar (même ses Marches, mille fois ça plutôt que Carmina Burana !), mais il faut bien admettre que sa musique de chambre, ses symphonies, et même son concerto pour violoncelle ne sont pas d'une qualité égale, ni des sommets de l'art occidental.

Ca mériterait d'être joué, mais il y en a beaucoup d'autres qui le méritent largement plus et sont infiniment moins joués et enregistrés. Et je ne crois pas qu'on puisse réellement l'imposer comme ce fut le cas pour Mahler, Sibelius, et comme ce sera probablement le cas un jour pour Nielsen (je suis persuadé qu'il finira par devenir un standard du répertoire symphonique).
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benvenuto
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 1:39

Je suis assez d'accord avec David...
Tu cites Mahler, Strauss, Sibelius et Nielsen, mais justement tous ceux-là me semblent avoir une richesse et une spécificité dont Elgar me paraît manquer...
Je peux affirmer cela avec d'autant plus d'assurance que je n'ai aimé aucun de ces compositeurs au premier abord (tu peux constater dans le fil Nielsen que mes premières impressions sont loin d'avoir été positives), mais néanmoins j'ai senti à chaque fois qu'il y avait en eux quelque chose d'unique à creuser et à saisir, une personnalité qui se dérobait à ma compréhension mais qui pouvait m'ouvrir la porte d'un univers singulier pour peu que je m'obstine un peu...
Avec Elgar, rien de tout ça, c'est juste vide et boursouflé.

Et je te prie de croire qu'il n'est pas dans mes habitudes d'écouter en diagonale ou de juger à l'emporte-pièce... Wink
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 13:29

benvenuto a écrit:
Mélomaniac a écrit:
Benvenuto, je ne doute pas que tu saches faire la part entre oeuvre et interprétation, mais particulièrement pour Elgar c'est une musique qui peut rendre le meilleur comme le pire selon les chefs.

Confused Tu as écouté cette Symhonie dans quel disque pour t'en forger une perception aussi négative ?

Davis/Radio Bavaroise, et Downes/BBC, et dans les deux cas c'était imbuvable (peut-être encore pire avec Davis ceci dit).

Je ne connais pas ces disques-là, ce n'est pas l'endroit pour lancer une discussion sur la discographie, mais les interprétations de Menuhin (Virgin) osent une approche sanguine, athlétique, turbulente, qui tranche avec la grandiloquence, et peut réconcilier avec ces symphonies.

Pour élargir le débat, j'ai aimé la musique d'Elgar dès le début, l'ayant découverte vers treize ans par ses deux oeuvres les plus populaires : Enigma Variations (quelle idée géniale que cette galerie de portraits à mystère !) et les Marches Pomp & Circumstance.

Cette première impression très favorable m'incita à écouter les deux symphonies, à les apprécier, et m'a encouragé à les approfondir.
Concernant la Symphonie n°2, le fantasmagorique Scherzo m'avait immédiatement conquis. Mon mouvement préféré était le Finale, pour son flux nostalgique menacé d'assauts tragiques.

J'ai ensuite défriché plusieurs pans : les deux superbes Concertos, la musique orchestrale (Alassio et Cockaigne sont plus immédiatement séduisants, mais Falstaff reste à mon sens le chef d'oeuvre de toute cette production), et les nombreux oratorios.

Si la postérité a fait d'Elgar un amabassadeur de la musique anglaise moderne, il n'y a pas de fumée sans feu : il aborda la plupart des genres, est l'auteur des deux blockbusters précités, cela dans un paysage britannique peu concurrentiel où le seul dommage est d'occulter quelques autres compatriotes intéressants.

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 14:09

Mélomaniac a écrit:
Si la postérité a fait d'Elgar un amabassadeur de la musique anglaise moderne, il n'y a pas de fumée sans feu : il aborda la plupart des genres, est l'auteur des deux blockbusters précités, cela dans un paysage britannique peu concurrentiel où le seul dommage est d'occulter quelques autres compatriotes intéressants.
Alors là, mon désaccord ne pourrait être plus complet : même s'ils sont un peu plus jeunes comme Delius ou Bantock, ou beaucoup plus jeunes comme Bridge, Ireland, Bax, Grainger (ou, pour ceux qui aiment, RVW), il existe quantité de compositeurs qui ont écrit des oeuvres amplement plus majeures, pendant les grandes années d'Elgar.

Non, clairement, Elgar en comparaison de ceux-là, c'est Flotow en comparaison de Wagner. Ca ne l'invalide pas, mais ça rend son importance plus relative.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 14:40

Smile Non David, je ne crois pas que notre désaccord soit si grand, au contraire.

Certes je ne m'étonne pas de la notoriété d'Elgar (pourtant classé à la fin de sa vie parmi les old fashion), tirée aujourd'hui par des oeuvres très populaires comme les Enigma, les P&C, le Concerto pour violoncelle qu'ont défendus de très grands avocats (Toscanini, Boult, Barbirolli, Du Pré...)

Mais je n'ai pas dit qu'Elgar était le plus intéressant, encore moins le plus novateur. Il est juste arrivé au bon moment dans l'histoire de la musique anglaise, qu'il a bien collé avec l'époque et qu'à ce titre il trône comme un jalon emblématique.

Ca n'ôte rien à la valeur intrinsèque des autres compositeurs que tu as cités. Auxquel je m'empresserais d'ajouter Vaughan Williams. Et ce chef d'oeuvre qu'est la Symphonie de Moeran.

Plutôt que d'établir des classements au sein du répertoire britannique, je crois que notre zèle devrait plutôt s'employer à le faire plus amplement connaître, à le mettre en lumière parallèlement au culte communément voué au paysage wagnéro-mahléro-straussien.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 14:50

Mélomaniac a écrit:
Il est juste arrivé au bon moment dans l'histoire de la musique anglaise, qu'il a bien collé avec l'époque et qu'à ce titre il trône comme un jalon emblématique.
Mais il est un masque victorien qui représente plutôt l'état de la musique vingt-cinq ans auparavant, alors que le début du XXe en Angleterre est extraordinairement foisonnant.

Citation :
Auxquel je m'empresserais d'ajouter Vaughan Williams.
... que j'ai cité. Smile (Même si je n'aime que ses songs, et, avec modération, ses opéras.)


Citation :
Plutôt que d'établir des classements au sein du répertoire britannique, je crois que notre zèle devrait plutôt s'employer à le faire plus amplement connaître, à le mettre en lumière parallèlement au culte communément voué au paysage wagnéro-mahléro-straussien.
Mais je n'ai pas attendu le signal du départ pour le faire. bounce Simplement, si, au contraire, je crois qu'il faut faire les bons choix pour pouvoir convaincre. Elgar, Delius, Bantock, Bridge (parmi lesquels Elgar doit être, au passage, le moins intéressant...) sont susceptibles de plaire aux amateurs de romantisme épais (dont je suis), mais pour les autres, il est sans doute plus judicieux de mettre d'autres noms en lumière - en plus, ils sont meilleurs.

Bax, Bliss, Ireland, Alwyn, tout particulièrement dans leur musique de chambre, constituent des échos passionnants à la musique française... Les sonates et trios avec clarinette de Bax, les Quintettes avec clarinette ou avec hautbois de Bliss, les sonates pour violon et piano d'Ireland, et par-dessus tout la Sonate pour hautbois et piano d'Alwyn, voilà des jalons fondamentaux !

Et dans la musique symphonique, la Colour Symphony de Bliss pourrait être un bon point de départ. Même si, dans le domaine symphonique postromantique, je recommanderais Schmidt (qui va tout de même beaucoup plus loin) avant Bax. Peu importe la nationalité, au fond, pourvu que la musique soit bonne.

Côté opéra, Delius est bien sûr incontournable, et dans la mélodie, ce n'est pas ce qui manque : Ireland avant tout, mais aussi Grainger, Warlock, Howells...

Et nous n'avons même pas parlé de Holst, qui n'a pas vingt ans d'écart avec Elgar - musique chorale très intéressante, lui aussi.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 15:12

Smile Ah oui, désolé, je n'avais pas vu que tu avais cité RVW... Dommage que tu n'aimes pas sa musique symphonique, on aurait bien besoin de talentueux avocats pour plaider cette cause.

Je suis globalement d'accord avec ton message. J'ai l'impression que nous accomplissons une bonne action chaque fois qu'on fait de la publicité pour le répertoire anglais, et je me doute qu'en cette mission tu n'as pas attendu mon humble arrivée sur ce Forum.

Ceci dit, nous sommes ici dans le Fil Elgar. Pour éviter la dispersion, on devrait peut-être se limiter à faire le tri (subjectif bien sûr, à moins que quelqu'un ne s'arroge la norme du bon goût) parmi son oeuvre plutôt que de céder à la tentation du name dropping alternatif dans le vaste champ de la musique anglaise qui mériterait mieux qu'on crée (ou alimente) des Fils parallèles.

Au fait WoO, où es-tu ? coucou
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 15:20

Mélomaniac a écrit:
et je me doute qu'en cette mission tu n'as pas attendu mon humble arrivée sur ce Forum.
Ce n'était pas tout à fait le sens de ma remarque. tutut Je voulais simplement dire que la méthode de défendre en bloc un répertoire (surtout des bases nationales) n'est pas forcément la méthode la plus efficace, et que ce plaidoyer a déjà eu lieu, dans le cadre d'oeuvres particulières, sur le forum (par exemple un phénomène Beni Mora très inquiétant, il y a quelques années).

Citation :
parmi son oeuvre plutôt que de céder à la tentation du name dropping alternatif dans le vaste champ de la musique anglaise qui mériterait mieux qu'on crée (ou alimente) des Fils parallèles.
Bien sûr, mais je réagissais au "peu concurrentiel" de ton message, qui est tout l'opposé de la façon dont je perçois la chose, Elgar représentant une image de la musique anglaise qui n'est pas conforme aux richesses qu'on peut y trouver par ailleurs.


Pour ce qui est de recommander dans Elgar, j'ai déjà fait mon devoir : Musique chorale (conditions idéales remplies avec la récente parution Simax), Troisième Symphonie par Payne, Concerto pour violoncelle par Gastinel. D'ailleurs, les Pomp & Circumstance sont bien mieux servies que d'ordinaire par Menuhin, dont tu vantais déjà les mérites dans la Deuxième Symphonie. Smile
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 13 Avr 2013 - 15:38

J'aime beaucoup la Symphonie n°3 reconstituée / terminée par Payne (j'y ai même consacré un Fil à l'abandon), et si j'osais je dirais qu c'est ma préférée des trois. Mais ce serait de la provocation dans la mesure où Elgar n'en laissa que des bribes...

Les oratorios m'intéressent beaucoup, mais si on n'est pas sensible à genre acclimaté par nos amis anglais, je ne les recommanderais qu'avec prudence. Pour commencer : The Dream of Gerontius bien sûr !
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André
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 20 Avr 2013 - 3:08

Elgar demeure un compositeur de premier plan, constamment joué et enregistré. J'ai suivi le même cheminement que Mélomaniac, c'est-à-dire que j'ai connu ses grandes oeuvres orchestrales lorsque j'étais ado. Gerontius a suivi, puis The Apostles, The Kingdom... Le monde sonore d'Elgar est unique, immédiatement reconnaissable, totalement envoûtant.

Je crois que seuls Vaughan-Williams, Delius et Bax ont un pouvoir de fascination aussi grand. Ma collection contient un assez grand nombre de disques représentant plus de soixante compositeurs anglais. Dans la grande majorité des cas leur musique est d'une esthétique aussi différente de celle d'Elgar que Franck l'est de Roussel ou Magnard. Il ne sert à rien de les comparer. Seul Parry (deuxième symphonie par exemple) habite le même monde sonore. Presque tous les autres sont au moins une génération plus jeune - une différence énorme à cette époque.

Ce n'est pas une question de classement (une idée un peu stupide), mais d'appréciation. Je connais certaines personnes qui ne supportent pas Elgar. Je n'ai jamais tenté de les convaincre. On aime ou on n'aime pas. J'ai moi aussi des 'angles morts' dans mon champ de vision musical. Et je n'essaie pas de convaincre les autres qu'ils sont dans l'erreur.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 20 Avr 2013 - 3:46

André a écrit:

Ce n'est pas une question de classement (une idée un peu stupide), mais d'appréciation. Je connais certaines personnes qui ne supportent pas Elgar. Je n'ai jamais tenté de les convaincre. On aime ou on n'aime pas. J'ai moi aussi des 'angles morts' dans mon champ de vision musical. Et je n'essaie pas de convaincre les autres qu'ils sont dans l'erreur.

Là tu es un peu en train de dire que tout se vaut...
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André
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 20 Avr 2013 - 5:44

Tu lis entre les lignes, ou bien dans les feuilles de thé? zen

Je parle d'appréciation (une notion subjective) et tu me réponds 'valeur', un concept objectif et mesurable.

Tu veux dire qu'il existe une réalité objective en musique, que certains possèdent et d'autres non? carton rouge

Heureusement que tu prends la peine de dire "un peu"... Very Happy
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Xavier
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 20 Avr 2013 - 6:36

Quand tu dis "on aime ou on n'aime pas", ça veut bien dire que tout se vaut, que tout mérite autant d'être aimé.
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André
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Dim 21 Avr 2013 - 0:18

Ben je ne sais pas, c'est plutôt à toi de me le dire Very Happy Je n'ai jamais dit 'ça vaut' ou 'ça vaut pas', c'est toi qui a amené ça dans la discussion.

Si j'aime, ça ne confère pas nécessairement une valeur quelconque. Et si je n'aime pas (par exemple: je n'aime pas Carlos Kleiber dans la troisième de Schubert), ça n'enlève pas de valeur à ce qu'un autre peut y trouver. Donc non, si j'aime ou n'aime pas, ça n'a pas de rapport avec ce que ça vaut ou pas. Je ne veux pas couper les cheveux en quatre, mais je ne veux pas non plus qu'on me fasse dire ce que je n'ai pas dit. mains
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Dim 21 Avr 2013 - 21:48

André a écrit:
Seul Parry (deuxième symphonie par exemple) habite le même monde sonore.
En réalité plein d'autres, mais la postérité devait être repue avec un seul Elgar. Pour s'en convaincre, on peut écouter le très joli disque de mélodies victoriennes de Felicity Palmer, où abondent les noms rares et les styles assez similaires.
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André
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Lun 22 Avr 2013 - 0:34

Sans doute. Je limitais la comparaison à l'oeuvre symphonique. De toute évidence Parry a influencé Elgar. Il devrait être plus joué. Heureusement qu'on a les disques!
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Rodolphe
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MessageSujet: Elgar   Dim 7 Juil 2013 - 1:52

Elgar demeure un compositeur de premier plan, constamment joué et enregistré. J'ai suivi le même cheminement que Mélomaniac, c'est-à-dire que j'ai connu ses grandes oeuvres orchestrales lorsque j'étais ado. Gerontius a suivi, puis The Apostles, The Kingdom... Le monde sonore d'Elgar est unique, immédiatement reconnaissable, totalement envoûtant.

C'est un de mes compositeurs préférés, je dois être plus bon public que Benvenuto car la 2e symphonie me semble être une des ses oeuvres les plus réussies. J'aime beaucoup l'énergie qui s'en dégage, et la richesse des thèmes qui se succèdent. Après ça, je suis prêt à admettre que la mise en forme laisse un peu à désirer, je pense notamment à la 1re symphonie où on la plus l'impression d'une succession de thèmes que d'une musique savamment élaborée. Quelqu'un - Tus - disait que c'était un peu le "bordel". Elgar était un gars très lunatique, paraît-il, on le ressent beaucoup dans sa musique, qui passe par tous les états d'âme.

Unique, immédiatement reconnaissable. Oui, pour moi ce sont ses nobilmente, qui donnent cette identité si particulière à sa musique, exprimant toujours une quête d'héroïsme (j'imagine parfois un bateau affrontant la haute mer, toutes voiles dehors), de grandeur. C'est l'un des compositeurs les plus virils que je connaisse. Beaucoup n'aiment pas, c'est vrai, beaucoup ricanent, il a le tort d'avoir été très honoré de son vivant.
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 22 Fév 2014 - 3:39



The Wand of Youth : Suites 1 & 2

The Starlight Express

= Alison Hagley, soprano ; Bryn Terfel, baryton-basse

Charles Mackerras, Orchestre de l'Opéra National du Pays de Galles

(Argo, décembre 1990)


Deux oeuvres d'Elgar inspirées par l'enfance. Les Suites portent le numéro d'opus 1, écrites quand il était tout jeune.

Les titres laissent deviner une naïve inclination pictorialiste : Ouverture, Sérénade, Menuet, Danse du soleil, le Flûtiste féérique, Scène du sommeil, Fées et géants, Marche, Clochettes, Mites et papillons, Danse de la fontaine, l'Ours apprivoisé, les Ours sauvages.

A noter que Beinum a enregistré ces piécettes avec le London Philharmonic (1949-50, Decca) -voir ci-dessous.

Une partie de ce matériau musical, et d'autres esquisses furent recyclés en 1915 pour le Starlight Express, série de vignettes pour deux solistes vocaux. Charmant, on s'en doute, même si l'oeuvre fut accueillie assez froidement.


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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 3 Mai 2014 - 1:31

Juste pour dire que, en allant écouter un récital d'Elina Garanca, j'ai découvert une fabuleuse sucrerie orchestrale signée Elgar... Salut d'amour, op.12.
Un morceau parfaitement casé entre le grand air "Adieu, forêt" de la Pucelle d'Orléans de Tchaikovsky et "Mon cœur s'ouvre à ta voix"...
Autant dire que j'étais aux anges...

Une petite pièce à ranger à côté de "Pavane pour une infante défunte", ou l'adagio de Barber...
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Mark Janza
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 3 Mai 2014 - 2:23

L’écoute de Chanson de matin opus 15 n°2 m’émeut à la manière d’une jeune fille
victorienne rousse et rose décachetant une lettre de son promis en mission aux Indes.
Elle se tient bien droite dans la véranda, fleur au milieu des fleurs, la tête légèrement
courbée sur la missive qu’elle parcourt avec ferveur.
Il faut avoir vécu comme moi sous l’Empire, messieurs, pour comprendre la musique
de mon ami Edward. D’ailleurs, il se plaignait souvent de son public, le comparant à une
assemblée de cochons empaillés. Ha ! c’est dur d’être un artiste et je ……….
.......... oui, Parker, je prendrai le thé dans la bibliothèque aujourd’hui, laissons ma chère Ethne
à ses tendres pensées.
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 1 Nov 2014 - 23:15

Rav-phaël, in playlist, a écrit:



Quelle oeuvre !  I love you


cheers Photo pour la postérité !

Tu connaissais déjà cette symphonie ?

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benvenuto
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Dim 2 Nov 2014 - 15:01

Marrant, moi quand je l'ai découverte, j'avais plutôt pensé: Quelle oeuvre...
puker
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Rodolphe
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MessageSujet: Salut d'amour, op.12.   Lun 10 Nov 2014 - 3:40

Juste pour dire que, en allant écouter un récital d'Elina Garanca, j'ai découvert une fabuleuse sucrerie orchestrale signée Elgar... Salut d'amour, op.12.
Un morceau parfaitement casé entre le grand air "Adieu, forêt" de la Pucelle d'Orléans de Tchaikovsky et "Mon cœur s'ouvre à ta voix"...
Autant dire que j'étais aux anges...



La VO de Salut d'amour, op.12. a été écrite pour violon et piano. Un cadeau du compositeur à celle qu'il allait épouser.
C'est tout à fait charmant comme musique, une vraie déclaration d'amour.

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Rodolphe
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MessageSujet: Light music   Lun 10 Nov 2014 - 3:47

L’écoute de Chanson de matin opus 15 n°2 m’émeut à la manière d’une jeune fille
victorienne rousse et rose décachetant une lettre de son promis en mission aux Indes.


Et que dire de Chanson du soir ? On est déjà dans la Symphonie n° 1 ou dans Nimrod. Ces petits morceaux, composés pour gagner quelques livres les fins de mois difficiles, ne sont vraiment pas mal du tout, comme light music.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Dim 6 Mar 2016 - 22:04

Smile Tiens je crois n'avoir pas réécouté Caractacus depuis mon arrivée sur le Forum, et de fait n'ai pas eu l'occasion d'en causer.
C'est une cantate de bonne facture, commandée en 1897 par le Leeds Festival, et écrite en une décennie d'intense production elgarienne dans le genre de l'oratorio et de la saga chorale : The black Knight, The Light of Life, King Olaf.
Le compositeur réussit particulièrement l'évocation bucolique des forêts du Herefordshire (où il avait loué un cottage à cette époque), notamment le woodland interlude qui introduit la scène 3.
D'un caractère essentiellement lyrique et fluide, la musique véhicule chaleureusement les émois des personnages. Quoique l'ajout d'intrigues annexes (les amours d'Eigen et Orbin) imaginées par le rimailleur librettiste affaiblit à mon sens le caractère épique de l'oeuvre, malgré quelques numéros de bravoure (eg l'air du glaive leap, leap to light, la marche triomphale dans Rome...) Pour un tel sujet (le héros reste un des mythes fondateurs de l'histoire britannique) on se serait attendu à davantage de relief dans les sentiments guerriers qui devaient animer ces peuples. Pour complaire toutefois au patriotisme, et fournir une conclusion dramatiquement convaincante, le choeur final prophétise la ruine de l'empire romain, et clame la Grande-Bretagne comme un phare de la conquête de la liberté des civilisations -une morale enjolivée, qu'on peut considérer ironiquement face à la vérité historique du sujet, qui est celle d'une capitulation.
Malgré sa rhétorique, rapportée par Tacitus, cette défense humiliante m'a toujours paru un peu pleutre -on est loin de la maxime cicéronienne vincere aut mori...  En tout cas, face au Sénat romain, notre orgueilleux Vercingétorix eut moins de chance.



Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Caractacus at the Tribunal of Claudius at Rome
gravure d'Andrew Birrell d'après J.H. Füssli (1792)



Edward Elgar (1857-1934) :

Caractacus, cantate Op. 35

Peter Glossop : Caractacus
Sheila Armstrong : Eigen
Robert Tear : Orbin
Bryan Rainer Cook : le Druide
Malcolm King : l'Empereur Claudius
Richard Suart : un Barde


= Charles Groves, Chœur et Orchestre Philharmonique de Liverpool

(Emi, juin 1976)

Smile Elgar trouva le sujet de cette cantate lors d'une visite à sa mère au village de Colwall, en contemplant les collines de Malvern Hills, que l'on peut voir sur la pochette du disque.
Structuré en six scènes, le livret signé de H.A. Acworth nous plonge dans l'antique Pays de Galles résistant contre les invasions romaines au premier Siècle.
Retranché dans les hauteurs de Herefordshire Beacon, le chieftain Caratācos et sa tribu des Catuvellauni se voit exhorté par le grand Druide à livrer bataille aux envahisseurs. Mais Orbin, le compagnon de sa fille, entrevoit la déroute dans l'oracle du dieu Taranis et tente en vain de dissuader le projet. Effectivement, les guerriers britons subissent la défaite et sont menés à Rome où ils doivent plaider leur cause devant l'empereur Claudius.
Grâce à deux émouvantes complaintes, le héros celte obtiendra vie sauve en échange de la captivité.
 

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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Dim 11 Sep 2016 - 18:16

Je viens de découvrir le Chevalier Noir, une cantate symphonie pour chœur et orchestre.

Composé en 1893, c'est le premier grand succès d'Elgar.
L'histoire est celle d'un sinistre chevalier noir, dont l' apparition à la cour du roi au cours de la fête de la Pentecôte aura des conséquences désastreuses.

Dans la scène 1, le Prince, fils du Roi, fait des joutes pour la fête de la Pentecôte et bat tous ses adversaires.

Dans la scène 2, le chevalier noir arrive et défie en duel le Prince. Le ciel s'obscurcit, le chevalier noir fait tomber le Prince.

Dans la scène 3, le chevalier noir invite la Princesse à danser. Et pendant la danse, les fleurs fraîchement coupées qui étaient dans ses cheveux, tombent fanées...

Dans la scène finale, celle du banquet, le chevalier noir propose du vin au Prince et à la Princesse, qui sont déjà blancs comme la mort. Mais à peine ont ils bu qu'ils meurent... Le Roi horrifié demande à mourir à son tour, mais le Chevalier noir lui répond "Vieillard, je cueille les roses du printemps !"

Pas très gai tout ça...

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AlexCorzoma
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 2 Sep 2017 - 6:34

Vous me donnez tous envie d'écouter cette deuxième symphonie. Very Happy
Je pense me lancer demain.
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 2 Sep 2017 - 9:08

Suite à un message d'Alex en playlist je me suis lancé dans les variations Enigma.

C'est vraiment très bien.

La partie "Nimrod" a été utilisée pour le final du film "Dunkerque".
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AlexCorzoma
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 2 Sep 2017 - 9:37

Glocktahr a écrit:
Suite à un message d'Alex en playlist je me suis lancé dans les variations Enigma.

C'est vraiment très bien.

La partie "Nimrod" a été utilisée pour le final du film "Dunkerque".

Il me semble que cette partie est très connue. J'aime beaucoup ces variations, elles me touchent beaucoup. C'est plein d'affection, d'amour, pour des gens souvent tombés dans l'oubli. Evocation de détails peut-être anodins, des souvenirs communs. Mais on sent que pour Elgar, ça compte.
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Parsifal
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   Sam 2 Sep 2017 - 14:34

Glocktahr a écrit:

La partie "Nimrod" a été utilisée pour le final du film "Dunkerque".

massacrée, détruite, anéantie, violée, défigurée, saccagée, ruinée, bousillée, profanée, souillée tout ce qu'on veux mais pas utilisée non Shit
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MessageSujet: Re: Edward Elgar (1857-1934)   

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Edward Elgar (1857-1934)
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