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 Montserrat Caballé

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Figaro
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:08

Je parlais de la version Lombard, j'avais écouté le disque (je parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, Montmartre en ce temps-là n'avait pas de CD ...) je n'avais pas été marqué par les 4 derniers Lieder, mais les Wagner avaient été une vrai révélation, grâce à elle.
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:18

Francesco a écrit:
Oui, je parle de la Mort d'Isolde. Je ne suis pas impressionné par la version Erato, donc je me demandais si c'était mieux en 82 et si c'était cette version qu'avait aimée Figaro.

C'est avec Mehta et le New York Philharmonic ; on peut l'entendre sur YT : watch?v=hfx2tEbhH6M



Dernière édition par Stefano P le Mer 10 Oct 2018 - 13:34, édité 1 fois
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Figaro
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:32

Nn, je confirme, c'était bien la version Erato dirigée par Lombard :
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:36

Merci !

Je n'écoutais plus Caballé depuis des années, mais cet automne, sans aucune raison, j'ai acheté à nouveau plusieurs enregistrements : ce disque Lombard, le Faust avec le même et Arragal (que je vais réécouter et que j'ai trouvé très bien, sans être révolutionnaire), le Cosi Philips qui attend encore. En tout cas, cette mort m'aura fait ressortir un grand nombre de disques. Depuis hier, j'écoute avec admiration, un récital de 1966. C'est un récital bien composé, très contrasté, quasiment une carte de visite, qui semble s'attacher à montrer les différents visages de la chanteuse. Je m'ennuie toujours (mais avec presque tout le monde) pour le Saule de Verdi. Mais la scène du gibet du Bal Masqué est spectaculaire à tous les points de vue, Caballé "dramatique" disons, qui convulse à mort dans la section rapide et rappelle en fait pas mal Tebaldi dans ce type de scènes. Sauf que l'aigu est encore splendide. Les autres airs exaltent surtout son contrôle dynamique : la cantilène soutenue et éthérée, mais sans détimbrer, pour Anna Bolena (le récitatif de la folie est très beau, très expressif, très interprété et les fins de phrase pour l'air proprement dit sont du très beau Caballé alla Caballé), le numéro à pianissimo voluptueux  dans Depuis le jour (quasiment caricatural à force, et le français, assez net, est affreusement émis - n'empêche que pour le mélange de cirque et de sensualité, j'ai du plaisir à l'entendre) et soufflerie grandiose pour Tosca, avec toute l'échelle des nuances en quelques mesures, sans pause et parfaitement gradée. Un beau disque.


Dernière édition par Francesco le Mer 10 Oct 2018 - 13:40, édité 1 fois
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:38

Tiens, d'où sortent les extraits de Tannhaüsser dans mon CD Erato, alors que la pochette donnée par Figaro ne les annonce pas ?
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:42

Il y a un truc à écrire à propos de Caballé et du trille. Parfois, ils sont dignes d'un violonistes (en fait c'est quand ils sont lents et "écrits" comme dans l'air de Nedda ou celui de la Marguerite de Mefistofele) mais, curieusement, dans le répertoire belcantiste, ils ne sont jamais très impressionnants (quand elle les tente : à la fin de l'air de Bolena, la ligne en appelle un, mais il y a à peine un tremblement).
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:43

Francesco a écrit:
Il y a un truc à écrire à propos de Caballé et du trille. Parfois, ils sont dignes d'un violonistes (en fait c'est quand ils sont lents et "écrits" comme dans l'air de Nedda ou celui de la Marguerite de Mefistofele) mais, curieusement, dans le répertoire belcantiste, ils ne sont jamais très impressionnants (quand elles les tentent : à la fin de l'air de Bolena, la ligne en appelle un, mais il y a à peine un tremblement).

Un fill-up que le LP d'origine n'avait pas permis d'intégrer ?
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 13:50

Francesco a écrit:
Tiens, d'où sortent les extraits de Tannhaüsser dans mon CD Erato, alors que la pochette donnée par Figaro ne les annonce pas ?

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Figaro
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 14:11

Effectivement, il y a eu plusieurs éditions avec différents couplages, aussi bien en CD qu'à l'époque du vinyle.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 14:50

Stefano P a écrit:
Pour les quatre derniers lieder en revanche, il n'y a eu (sauf erreur de ma part) que l'enregistrement de Strasbourg chez Erato (77). (Il est loin d'être aussi mauvais que ce que l'on en dit ici, en particulier pour sa prononciation de l'allemand, mais ce n'est que mon (humble) avis...). Neutral
Ce qui rejoint ce que je disais: si on écoute surtout de l'opéra italien (et a fortiori selon les canons d'une certaine école interprétative), la façon dont Caballé articule l'allemand semblera sans doute peu problématique. Si en revanche, on écoute beaucoup de lied ou d'opéra allemand, et qu'on s'est habitué à des chanteuses comme Mödl, Grümmer, Jurinac, Della Casa, Popp, Fassbaender, l'allemand de Caballé souffre audiblement d'une articulation défaillante: les dentales manquent de netteté, les chuintantes n'ont pas de nuance, l'aperture et l'allongement des sons vocaliques sont trop homogènes, etc. Certes, l'accent tonique est très rarement fautif (quoique trop peu marqué) mais c'est quand même plus ânonné que déclamé (je doute qu'un locuteur natif ignorant des poèmes de Hesse et d'Eichendorff soit en mesure de les reconstituer à partir de ce que Caballé y donne à entendre.)

Encore une fois, je ne dis pas que Caballé n'a pas la voix du rôle soit «impossible»: l'interprétation des Vier letzte Lieder peut tout à fait être envisagée dans une perspective plus «instrumentale» que «textuelle»; le problème étant que dans cette perspective-là, la voix n'est pas, au moment de la captation, spécialement distinctive (le timbre est assez blanc et homogène, sans le squillo rayonnant de Janowitz, ni la prodigieuse richesse d'harmoniques couvertes de Norman) et comme le disait Francesco commence à présenter un certain nombre de défauts qui, pour n'être pas rédhibitoires n'en sont pas moins patents («les attaques dures, les aigus forte agressifs, les sons dans le nez.»)

Donc pas une version pas très bien articulée et d'une séduction vocale limitée - pas «nulle» mais qui souffre d'être comparée à une discographie riche en témoignages superlatifs.
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 17:28

C'est intéressant, parce que Caballé me fait penser plutôt à des chanteuses comme Grümmer et surtout Della Casa, plutôt qu'à Janowitz ou Norman. D'ailleurs, je rencontre avec elle les mêmes frustrations qu'avec Della Casa : on attend une pureté de ton, une émission angélique, un legato divin, une lumière enfin ... qu'on entend dans leurs meilleurs témoignages, mais, parfois (voire souvent), au détour d'une phrase, d'une attaque, d'une accentuation, le son grimace, quelle qu'en soit la raison et ça se remarque d'autant plus qu'elles donnent à côté de cela l'impression d'être en apesanteur. Ca n'arrive jamais à Grümmer d'ailleurs, toujours égale.

Je réécoute Marguerite de Faust (Aragall forever, franchement ... il est virtuose, sexy, juvénile, ardent, avec un ut à la fin de la cavatine qui est le plus beau que j'ai entendus ... et l'accent espagnol ne dérange pas dans ce contexte international où Taillon et Huttenlocher sont presque trop châtiés) : c'est vraiment caractéristique (à l'opposé d'une Sutherland ou d'une Tebaldi chez qui ça vient plus tard) de constater à quel point Caballé est, dans sa jeunesse, attentive à "jouer" (ça s'entendait bien dans le récital dont je parlais ce matin). Elle fait même un sort à chaque mot (le français est encore une fois très net, très articulé) et je crois que le modèle est Victoria de Los Angeles. Malheureusement, elle a déjà la voix trop lourde pour le rôle (les coloratures de l'air des bijoux sont épaisses et elle n'arrive pas réellement à faire les notes piquées sans parler du trille, encore une fois). En revanche, les moments méditatifs et mélancoliques la trouvent à son meilleur et cette Marguerite a l'intérêt d'être très féminine (comme De Los Angeles, du reste) mais pas du tout pucelle effarouchée. On l'imagine très bien pécher à l'issue de la scène du jardin.


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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 17:38

Figaro a écrit:
Mais l'une des premières fois que j'ai apprécié la mort d'Isolde, c'était précisément en écoutant la version de Caballé. C'était complètement différent des versions que j'avais entendues jusqu'alors.Et c'est elle qui m'a donné envie d'écouter Tristan en entier.

À titre d'information, il existe des bandes intégrales, et même en vidéo. (Je n'aime pas du tout personnellement, mais je n'ai pas écouté cette mort d'Isolde isolée – déjà que je ne l'écoute jamais en détaché, même pas par mes chouchoutes !)


Stefano P a écrit:
(Il est loin d'être aussi mauvais que ce que l'on en dit ici, en particulier pour sa prononciation de l'allemand, mais ce n'est que mon (humble) avis...). Neutral

C'est sans doute moins la prononciation de l'allemand (assez exacte) que son articulation (très floue) qui est en cause, non ? Il me semble n'en avoir pu saisir aucun mot !
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 17:53

Gala a même publié officiellement un bout de l'acte I avec Fassbaender (Barcelone, je pense).

Je réécoute encore la fin du Jardin. Je ne suis pas sûr que Gounod attendait autant de matière (aigus glorieux, chair qui déborde un peu, soupirs et palpitations) mais c'est incontestablement impressionnant et hyper opératique. Après ça, Lombard a eu la bonne idée (et en plus il dirige très bien ce début d'acte) de ne pas couper le si beau "Il ne revient pas". Caballé est moins suicidaire (déjà morte en fait) que Sutherland, mais le chant sur le souffle est superbe (pas de surprise) et elle suggère admirablement la souffrance et même la révolte (forte grandioses à la fin). En revanche, Siebel est une abomination (rendez-nous Margreta Elkins !)


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Benedictus
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 17:54

Francesco a écrit:
C'est intéressant, parce que Caballé me fait penser plutôt à des chanteuses comme Grümmer et surtout Della Casa, plutôt qu'à Janowitz ou Norman.
Pour le côté lumineux et focalisé du timbre, oui, tu as raison: c'est seulement pour l'articulation de l'allemand que j'opposais Grümmer et Jurinac à Caballé. De même que je ne rapprochais cette dernière de Janowitz ou de Norman que dans la mesure où chez les trois la musicalité proprement instrumentale de la voix semble primer le souci de dire le texte.

(Personnellement, j'éprouve une sorte de fascination pour ces moments où le timbre pur et lumineux de Della Casa en effet se salit, où l'émission gracieuse s'aigrit - fascination peut-être malsaine et pas complètement chaste.)
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 18:09

Je ressens un peu pareil avec Stich-Randall (c'est pour ça que j'aime bien quand elle est confrontée avec un partenaire un peu violent ou du moins très viril : ça devient tout à fait sexuel).

Je continue Faust : la scène de l'église (ma préférée dans l'ouvrage). J'ai moins le vertige qu'avec Bonynge-Ghiaurov-Sutherland (dont je vénère la Marguerite, il faut le dire) mais c'est surtout pour des raisons vocales parce que Lombard est décidément inspiré par l'oeuvre. Caballé reste impressionnante de stature. Et Plishka est terrifiant depuis le début, pas du tout bouffe, aimable ou même semi caractère, très, très sale pour le coup.
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 18:53

DavidLeMarrec a écrit:
Stefano P a écrit:
(Il est loin d'être aussi mauvais que ce que l'on en dit ici, en particulier pour sa prononciation de l'allemand, mais ce n'est que mon (humble) avis...). Neutral

C'est sans doute moins la prononciation de l'allemand (assez exacte) que son articulation (très floue) qui est en cause, non ?  Il me semble n'en avoir pu saisir aucun mot !

C'est très exagéré ! Personnellement, je la comprends très bien et son articulation ne me semble pas floue, il faut ajouter qu'elle parlait couramment l'allemand et ne se contentait pas de reproduire des sons appris mécaniquement ! On a parfois l'impression à vous lire qu'une chanteuse spécialisée dans le bel canto est illégitime dès qu'elle prétend aborder d'autres répertoires. J'ai sans doute mauvais esprit, mais je perçois une certaine condescendance dans votre propos ; et pour répondre à notre ami Benedictus, j'aime beaucoup l'opéra italien, mais il m'arrive très souvent d'écouter autre chose, et le lied et l'opéra allemand ne me sont pas totalement étrangers...  Cool


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luisa miller
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 19:02

Cela dit Caballé était polyglotte me semble-t-il.
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 19:32



Gioacchino Rossini, Semiramide : "Alle Più Calde Immagini"
Gaetano Donizetti, Anna Bolenav: "Sul Suo Capo Aggravi Un Dio"
Vincenzo Bellini, Norma : "Mira, O Norma"
Jacques Offenbach, Les Contes D'Hoffmann : Barcarolle
Giuseppe Verdi, Aida : "Silenzio! Aida Verso Noi S'Avanza"
Giacomo Puccini, Madama Butterfly : "Il Cannone Del Porto!" (Flower Duet)
Amilcare Ponchielli, La Gioconda : "L'amo Come Il Fulgor Del Creato"

The Ambrosian Opera Chorus
New Philharmonia Orchestra
Direction : Anton Guadagno

Le disque que j'aime le plus de Caballé je crois... Le duo avec Verrett marche parfaitement bien je trouve et je n'entends pas trop les poitrinages qui me perturbent, ou les coups de glotte...
Prochaine étape, la Semiramide d'Aix!

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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 19:46

Oui, je suis d'accord, un très beau disque. Je ne sais pas si c'est parce que si ça a été un disque de beaucoup de "première fois", mais il y un certain nombre de pages (le duo Bolena-Seymour par exemple) où je continue de les trouver indépassables.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 19:54

Stefano P a écrit:
il faut ajouter qu'elle parlait couramment l'allemand et ne se contentait pas de reproduire des sons appris mécaniquement !
Ça n'a rien à voir: le français est la langue maternelle de Marie-Nicole Lemieux et de Philippe Jaroussky, et ça ne les empêche pas d'avoir dans la mélodie française une articulation bien moins intelligible que Felicity Lott, Bernard Kruysen ou Tassis Christoyannis.

Stefano P a écrit:
On a parfois l'impression à vous lire qu'une chanteuse spécialisée dans le bel canto est illégitime dès qu'elle prétend aborder d'autres répertoires. J'ai sans doute mauvais esprit, mais je perçois une certaine condescendance dans votre propos
Non: j'adore la Carmen de Marilyn Horne et celle de Callas, j'aime énormément Gruberova dans Mozart et dans Strauss et j'aime bien Sutherland dans Massenet.

Sinon, considérer que la différence de prérequis linguistiques, stylistiques et vocaux puisse rendre un peu compliqué de passer, mettons, de Donizetti à Schoeck ou aux airs de cour XVIIᵉ, ça me semble plus relever du bon sens que de la condescendance.

Stefano P a écrit:
et pour répondre à notre ami Benedictus, j'aime beaucoup l'opéra italien, mais il m'arrive très souvent d'écouter autre chose, et le lied et l'opéra allemand ne me sont pas totalement étrangers...  Cool
Je ne dis pas le contraire: simplement, ton «cœur de répertoire» me semble être davantage l'opéra italien - et il n'y a aucune honte à reconnaître que, plus ou moins consciemment, nous avons tous tendance à projeter dans les répertoires que nous fréquentons plus occasionnellement les attentes qui sont les nôtres dans nos répertoires de prédilection - ce qui explique, par exemple, que mes goûts en matière de belcanto ressemblent davantage à mes goûts en matière de tragédie lyrique ou d'opéra mozartien qu'au goût majoritaire des vrais fans de belcanto (d'où le caractère déviant, voire illégitime, de mes goûts en la matière. Mais du moins j'en suis conscient.)
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:06

Ce qui me rappelle les grandes discussions avec Stefano sur ODB a propos de mon amour délirant pour Janet Baker dans Donizetti Wink

Suite de Faust (entre temps, j'ai revu Charade, je ne peux faire qu'écouter de la musique Mr. Green ).

Soyer est d'une élégance et d'un mordant impressionnants dans sa grande scène (Caballé, puisque c'est le sujet, pas à son avantage : "Valentin ... Valentin" plutôt vilains). D'une dureté glaçante aussi sans en rajouter dans l'ironie menaçante. Le contraire d'un matamore.
Lombard m'enchante, vraiment. Une de ses meilleures intégrales avec Lakmé. Un Faust très inquiétant (presque une impression de dissonances à la fin de Walpurgis) et sensuel à la fois, bien équilibré et rythmé.

Me reste la prison.

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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:14

Francesco a écrit:
Suite de Faust (entre temps, j'ai revu Charade, je ne peux faire qu'écouter de la musique  Mr. Green ).

Soyer est d'une élégance et d'un mordant impressionnants dans sa grande scène (Caballé, puisque c'est le sujet, pas à son avantage : "Valentin ... Valentin" plutôt vilains). D'une dureté glaçante aussi sans en rajouter dans l'ironie menaçante. Le contraire d'un matamore.
Lombard m'enchante, vraiment. Une de ses meilleures intégrales avec Lakmé. Un Faust très inquiétant (presque une impression de dissonances à la fin de Walpurgis) et sensuel à la fois, bien équilibré et rythmé.

Me reste la prison.    


C'est le Faust avec Caballé, Aragall et Plishka? Je ne vois pas SOyer dans la distribution par contre...

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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:22

Je ne sais pas pourquoi je veux absolument écrire Soyer à chaque fois Mr. Green C'est Huttenlocher !

Et donc je termine avec la Prison, réussie, sans surprise. Caballé n'est pas du tout angélique (là, de Los Angeles n'aurait pas pu être dépassée, de toute manière), mais très charnue, à l'inverse. Lombard fait dans le registre grandiose, voire pompier, mais la musique s'en accommode très bien. Et les hommes sont également superbes (Aragall tellement naturel et emporté qu'on n'entend même plus son accent espagnol).



Dernière édition par Francesco le Mer 10 Oct 2018 - 20:28, édité 1 fois
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:26

Francesco a écrit:
Ce qui me rappelle les grandes discussions avec Stefano sur ODB a propos de mon amour délirant pour Janet Baker dans Donizetti Wink

Tu sais que je ne t'ai pas reconnu ; tu avais un autre pseudo sur ODB ?
.
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:29

Réfléchis à quelqu'un qui défend Donizetti en anglais, Poulenc en allemand et Sutherland dans tout. Mr. Green
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:30

Stefano P a écrit:
Francesco a écrit:
Ce qui me rappelle les grandes discussions avec Stefano sur ODB a propos de mon amour délirant pour Janet Baker dans Donizetti Wink

Tu sais que je ne t'ai pas reconnu ; tu avais un autre pseudo sur ODB ?
.

? moi non plus
(avec qui discutais tu à propos de Janet Baker, Stefano ? (aucun souvenir Mr.Red )
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HELENE ADAM
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:31

Francesco a écrit:
Réfléchis à quelqu'un qui défend Donizetti en anglais, Poulenc en allemand et Sutherland dans tout. Mr. Green
Stuherland c'est Jérôme Wink
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:41

Stefano P a écrit:
il faut ajouter qu'elle parlait couramment l'allemand et ne se contentait pas de reproduire des sons appris mécaniquement !

Ce sont deux choses qui n'ont pas de rapport, d'où la distinction que j'opérais entre réaliser les bonnes apertures et le fait de produire un texte intelligible (ce que plein de natifs ne parviennent pas à faire, Domingo et Netrebko sont tout aussi volapükisants dans leurs idiomes maternels). Caballé articule très peu ses consonnes, même en espagnol ; ça ne veut pas dire que son accent soit mauvais ni que ses apertures soient fausses (et encore, même chez les natifs, on a parfois des apertures fausses, comme chez Ragon ou Guèze).


Citation :
On a parfois l'impression à vous lire qu'une chanteuse spécialisée dans le bel canto est illégitime dès qu'elle prétend aborder d'autres répertoires.

Pas du tout, tout dépend comment elle le chante. Mais lorsque le succès de cette chanteuse se fonde surtout sur le timbre et la ligne, ce qui suffit dans Donizetti (pas à moi, d'ailleurs, mais c'est une autre histoire) peut être vraiment un manque dans le lied. Inversement (certes, pas pour moi non plus hehe ) un chanteur de lied splendide qui aurait le souffle court ou une grand disparité de registres ne pourrait pas convaincre dans du belcanto.

Il n'y a pas d'incompatibilité fondamentale à maîtriser les deux (Delunsch a prouvé qu'on pouvait transfigurer les lignes belcantistes et la déclamation wagnérienne Basketball ) ; en revanche il est logique que certains chanteurs plus spécialisés aient des caractéristiques qui ne convainquent pas de la même façon dans les répertoires.

En ce qui me concerne, le problème chez Caballé est exactement le même en Arabella qu'en Lucrezia Borgia : ça manque de mots et d'angles. Lorsque les mots sont là, comme en Elisabetta ou en Norma, je rends les armes, et si elle avait chanté les 4 Derniers Lieder comme cela, je n'y trouverais rien à redire. (Et je n'ai rien à redire qu'on les aime, d'ailleurs : il n'y a pas plus de consonnes chez Norman ou Janowitz dans ce cycle-ci !)
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:41

Francesco a écrit:
Réfléchis à quelqu'un qui défend Donizetti en anglais, Poulenc en allemand et Sutherland dans tout. Mr. Green

Ah oui, je me souviens, on avait aussi évoqué Bonisolli dans Gluck il me semble ; cela dit, depuis mon illumination du "Tannhauser" en français, j'ai beaucoup évolué sur ces questions...
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 20:51

HELENE ADAM a écrit:
Sutherland c'est Jérôme Wink

Ici, c'est le More de Venise, lui, je l'ai reconnu tout de suite ! Wink
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 21:28

Francesco a écrit:
Réfléchis à quelqu'un qui défend Donizetti en anglais, Poulenc en allemand et Sutherland dans tout. Mr. Green

L'esseulé de la rubrique « Autour des CD » Sad

Cela fait envie, la manière dont tu parles de cet enregistrement de Faust. C'est malheureux qu'il ne soit pas sur les plateformes de streaming pour se faire une idée.

_

Sinon je continue bec et ongle à défendre Caballé en Salome, qui compose une Salome-zombie — peut-être à ses dépends — passionnante et dont l'allemand n'est vraiment pas si mauvais (mais ce qui est bizarre, c'est que, par exemple, elle claque quelques consonnes finales, tandis que d'autres sont flouées).
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 21:36

Stefano P a écrit:
HELENE ADAM a écrit:
Sutherland c'est Jérôme Wink

Ici, c'est le More de Venise, lui, je l'ai reconnu tout de suite ! Wink
en même temps je ne m’en suis jamais caché 😉
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Mer 10 Oct 2018 - 22:57

Adalbéron a écrit:
Cela fait envie, la manière dont tu parles de cet enregistrement de Faust. C'est malheureux qu'il ne soit pas sur les plateformes de streaming pour se faire une idée.

La direction de Lombard (et le chant d'Aragall) mérite vraiment le détour, une des plus belles lectures de cette partition.

Le reste est moins étroitement stylistique, disons, mais l'opacité bizarre de Caballé n'y est pas rédhibitoire (je n'en ferais pas un atout spontanément, mais on connaît mes tendances gallicisantes dans les autres répertoires, alors pour du français…).
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 7:13

Adalbéron a écrit:
Francesco a écrit:
Réfléchis à quelqu'un qui défend Donizetti en anglais, Poulenc en allemand et Sutherland dans tout. Mr. Green

L'esseulé de la rubrique « Autour des CD »
Sad

Cela fait envie, la manière dont tu parles de cet enregistrement de Faust. C'est malheureux qu'il ne soit pas sur les plateformes de streaming pour se faire une idée.

_

Sinon je continue bec et ongle à défendre Caballé en Salome, qui compose une Salome-zombie — peut-être à ses dépends — passionnante et dont l'allemand n'est vraiment pas si mauvais (mais ce qui est bizarre, c'est que, par exemple, elle claque quelques consonnes finales, tandis que d'autres sont flouées).

Oui, j'étais un peu fatigué de parler tout seul là-bas.

Le Faust est une réussite, mais ne se trouve plus facilement (comme beaucoup de disques Erato) : j'ai dû fouiller un peu partout avant de mettre la main sur une version (sans livret en plus) d'occasion.

Personne n'attaque la Salomé de Caballé, finalement. Il est permis de rester imperméable à ses charmes, mais ce sont ses grandes années et il se passe quelque chose qu'il est difficile de totalement nier, qu'on aime ou pas.
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 9:36

Francesco a écrit:
Le Faust est une réussite, mais ne se trouve plus facilement (comme beaucoup de disques Erato)
Le catalogue Erato a été repris par Warner qui gère aussi le catalogue EMI. Il est fort possible que dans les mois à venir toute une série de rééditions s'opère notamment pour les titres suivants: Il Pirata, Manon Lescaut, Cavalleria Rusticana et ce Faust (les autres intégrales EMI de Rossini, Bellini, Verdi, Puccini et Boito ayant déjà été rééditées récemment par Warner)
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 10:04

Comme je disais plus haut, si les majors ont un minimum d'intelligence, ils rééditeront; sinon c'est à n'y plus rien comprendre. D'autant que malgré des erreurs de parcours, la plus importante, étant, me semble-t-il, Lucia di Lammermoor, elle a eu une très belle carrière.
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 18:06

Dans la série "pleurons mes frères", j'en suis au Cosi de Davis (unique gravure officielle de Caballé dans un opéra de Mozart : elle a chanté sur scène la comtesse et Elvira jeune, Elettra en fin de carrière ... et je n'ose pas imaginer le résultat).
J'ai du mal à comprendre la lecture du chef et a percevoir un regard d'ensemble sur l'oeuvre. Même si les récitatifs sont assez vivants et que j'ai aimé certains traits (le poids des choeurs martiaux qui contraste avec tout ce qui précède, par exemple), je crois que c'est une vision un peu trop uniquement musicale ... on perd un peu la chair après l'os, en tout cas.  

Pour ce qui est des chanteurs, je suis également partagé. Caballé est en bonne voix, mais il n'y a pas grand chose à dire de son portrait (au demeurant tout à fait vivant et articulé). Des complaisances quand même, dans les consonnes qui disparaissent dans l'aigu, dans les vocalises ou ralenties (premier duo avec Dorabella) un peu savonnées (Come Scoglio, pas vraiment d'une belcantiste ... et sans trille encore une fois !). Quelques sonorités sont absolument ravissantes et je suis étonné d'entendre à quel point il y a fusion (sans confusion) entre son timbre et celui de Janet Baker. Cette dernière à de délicieux moments très "précieuse ridicule" (quand elle interroge sa soeur, on dirait une poule effarée), des séquences entières où elle oublie qu'elle chante dans une comédie (son premier air, très seria) et des baisses totales de tension (pour ne pas dire d'existence). Néanmoins, elle partage avec Caballé une capacité à flotter sur la ligne vocale qui rend le trio, par exemple très beau (même si on pourrait espérer une présence plus nette du baryton). Et que ce soit l'une ou l'autre, au détour d'un ensemble, une vocalise lente, un note longuement à découvert ravit purement et simplement l'auditeur. Je garde la meilleure des dames pour la fin : Cotrubas "chanteuse-actrice" faite pour un tel rôle, qui réussit à ne jamais sacrifier, ni la ligne, ni les notes, ni la bouffonnerie. Très rare d'entendre (unique peut-être même) une Despina, aussi belle et voluptueuse mais qui ne cesse pourtant de s'en donner à coeur joie dans la composition.
Gedda est un peu éteint, comme Baker, avec parfois beaucoup de consonnes et de d'angles, mais plus vraiment de matière. Remarquez, il est toujours bien meilleur que l'affreux Ganzarolli, lequel n'a vraiment que son italien pour briller. On entend beaucoup d'air et de salive, mais de musique ... point trop. Alors que le Suédois, même mourant, réussirait à suggérer dignité et élégance et que je me suis surpris à augmenter le son pour jouir de son timbre et l'écouter négocier les difficultés de son premier air.
A l'heure où j'écris, j'ai déjà oublié Van Allan, qui m'a surtout surpris par le contraste entre la couleur de ses récitatifs et celle de ses parties chantés (plus corsée et avec une point de rocaille).

Je ne suis qu'à mi parcours, on verra pour la suite après.  

PS : Cosi, je crois que ça reste le plus bel opéra du monde.
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 18:14

Pour ne pas oublier : l'hésitation de l'orchestre à la toute fin du deuxième air de Despina est adorable et je crois que c'est une trouvaille de Davis. Malgré tout, on est un grand artiste, ou on ne l'est pas.
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Figaro
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 18:41

Francesco a écrit:
Dans la série "pleurons mes frères", j'en suis au Cosi de Davis (unique gravure officielle de Caballé dans un opéra de Mozart : elle a chanté sur scène la comtesse et Elvira jeune, Elettra en fin de carrière ... et je n'ose pas imaginer le résultat).

Sauf erreur de ma part, elle a aussi chanté Anna dans les années 70
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Francesco
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 18:59

Tu as raison : à Barcelone en 1975 (et j'avais oublié aussi Pamina).

Je continue mon écoute. Il y a des choses que j'aime beaucoup. J'adore entendre Gedda dans Ah lo Veggio avec ses aigus envoyés comme des tirs de mitraillette. J'adore aussi son ton de lion jaloux dans Tradito et le récitatif qui précède. J'adore entendre Baker hagarde dans le duo avec Gugliemo. Juste avant, au moment du don du portrait, elle devient quasiment inaudible, plus victime que coquette. J'aime un peu moins entendre Caballé dans Per Pieta, qui n'est pas mieux réussi que le premier air (là, il y a un trille et même deux, mais ils sont laids) malgré la splendeur de l'instrument.
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 19:17

Et au hasard de la lecture aléatoire d'un best-of édité chez Sony qui porte le très sobre nom de « Montserrat Caballé, the Diva », je suis tombé sur le duo de Papageno et Papagena où Quasthoff chante le monsieur, et Caballé la dame. La décence m'interdit d'en dire quoi que ce soit (pour le coup, oui, on ne comprends RIEN à son allemand), mais je ne sais pas d'où c'est extrait — si quelqu'un à une idée (ça doit être à la fin de sa carrière). Je doute pour le coup qu'elle ait chanté ce rôle mozartien en entier...
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Jeu 11 Oct 2018 - 19:23

Adalbéron a écrit:
Et au hasard de la lecture aléatoire d'un best-of édité chez Sony qui porte le très sobre nom de « Montserrat Caballé, the Diva », je suis tombé sur le duo de Papageno et Papagena où Quasthoff chante le monsieur, et Caballé la dame. La décence m'interdit d'en dire quoi que ce soit (pour le coup, oui, on ne comprends RIEN à son allemand), mais je ne sais pas d'où c'est extrait — si quelqu'un à une idée (ça doit être à la fin de sa carrière). Je doute pour le coup qu'elle ait chanté ce rôle mozartien en entier...

Shocked Il y a quoi à comprendre dans "Pa ... pa ... pa ... Papageno, Papagena, papapa, papapa, papapa ..." ?  Razz
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Ven 12 Oct 2018 - 16:22

D'une certaine manière, on peut aussi dire que Caballé a chanté l'intégralité du rôle de Papagena !

Je me rappelle avoir entendu parler de cet enregistrement : à partir du milieu des années 90, elle a fait deux ou trois récitals (discographie complète, ou presque, faite par Jérôme sur ODB) où elle chantait pas mal de petites pièces de ce type (je pense que les dernières choses exigeantes, elle les a enregistrées pour "Eternal Caballé").

Je réécoute la dernière partie du Cosi : le meilleur moment de Caballé, c'est son duo avec Ferrando-Gedda (ce dernier tout de raffinements de phrasé et d'attention à la ligne comme toujours). Elle trouve une voie, dans le genre colombe éperdue (après la poule effarée de Baker, je me rends compte que ce Cosi de Davis est d'abord une histoire d'oiseaux ... qui a dit "de dindes" ?) sans jamais tomber dans l'évanescent (de manière significative, aucun pianissimo éthéré). Ses "Giusto Ciel" répétés sont poignants, parce qu'ils ont un impact vocal, bien sûr, mais aussi parce qu'ils semblent réellement l'expression d'une angoisse désolée (romantiques ?) plus que d'un abandon sensuel : ils battent au rythme d'un petit coeur blessé. Et là, pour le coup, que ce soit lui ou elle, on pressent les belcantistes.

Du coup, ça me met de bonne humeur pour profiter sans remord des longues phrases tenues de la soprano dans le final du II (avec un rien de catholicisme sentimental dedans ... chanté comme ça, ça pourrait être une messe de Mozart au lieu d'un opéra).

Ce qui me frappe, vraiment, dans ce disque, c'est à la fois la singularité extrême de certains timbres (J'avais rarement aussi bien distingué les deux soeurs dans les duos, par exemple) et pourtant leur désir (ou celui du chef) de s'apparier, se répondre, se fondre sans se contaminer (il faut entendre ce qu'essaye de faire sur ce plan Ganzarolli, même lui, dans le duo avec Baker, pour ne pas tâcher la pureté de cette dernière : en un sens, c'est un peu l'histoire de Cosi en quelques mesures).

Bon, je suis content alors que je craignais le pire (plus qu'avec Lombard - Erato - , écouté peu de temps auparavant). J'espère être aussi agréablement surpris par les Nozze de Davis que j'ai au programme, avec une autre freaks distribution.


Dernière édition par Francesco le Ven 12 Oct 2018 - 17:01, édité 2 fois
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Ven 12 Oct 2018 - 16:42

Adalbéron a écrit:
Et au hasard de la lecture aléatoire d'un best-of édité chez Sony qui porte le très sobre nom de « Montserrat Caballé, the Diva », je suis tombé sur le duo de Papageno et Papagena où Quasthoff chante le monsieur, et Caballé la dame. La décence m'interdit d'en dire quoi que ce soit (pour le coup, oui, on ne comprends RIEN à son allemand), mais je ne sais pas d'où c'est extrait — si quelqu'un à une idée (ça doit être à la fin de sa carrière). Je doute pour le coup qu'elle ait chanté ce rôle mozartien en entier...

C'est en 1998, sur ce CD ; c'est sûr que la voix n'est plus au zénith (restons dans l'euphémisme pour respecter la période de deuil), mais bon, c'est pas non plus aussi inaudible et incompréhensible que tu sembles le dire...

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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Hier à 19:12

Nouvelle édition de "Pleurons mes frères" ... je quitte les rivages mozartiens pour la Gioconda (je ne crois pas que d'autres chanteuses aient enregistré à la fois Fiordiligi et Gioconda). Je connaissais déjà cette version (que j'ai un peu commentée sur le fil Gioconda - à ce propos je n'avais pas réalisé que Keane était devenu Lucas sur ODB).
Ce n'est pas vraiment meilleur que dans mon souvenir : il n'y a pas la fougue romantique et post verdienne de la version Cerquetti, ni l'espèce d'évidence vériste d'autres enregistrements (Gardelli par exemple). Ici, on a un peu l'impression d'une mosaïque où chacun chante dans son coin et surtout dans son style propre. Ainsi Pavarotti renoue parfois, pour le phrasé ou pour la ligne, avec les délicatesses de Bergonzi, mais ici et là passe le sentiment d'une absence de caractérisation ... ailleurs c'est le détimbrage qui dérange ... plus loin l'approche parait dangereusement générique. Le bilan n'est pas exactement à son avantage : la composition ne parait pas tant retenue (une option qui se défend) que paresseuse (mêmes les intentions perceptibles sont convenues). Milnes joue davantage le jeu (et beugle quand il le faut), mais ici c'est l'essence même de la voix qui est empêchement à la réussite expressive : il manque tout à la fois de mordant, d'angles  et de noirceur mais ne choisit pas d'insinuer ou de ramper non plus, ce qui pourrait davantage convenir à sa couleur ou à sa vocalité. Ces interventions ne saillent pas et, finalement, l'auditeur ne ressent aucune crainte, d'aucune sorte. Je réécoute à cet instant l'échange Enzo-Barnaba et entre Pavarotti aux abonnés absents et Milnes pâlichon ... on n'est pas à la fête. A quoi s'ajoute Ghiaurov (mais il faut que je réentende l'acte III en entier) que j'ai trouvé d'une belle stature de père noble (un peu à côté de la plaque quelque part), mais aussi audiblement éteint et comme ouaté, sans éclat de timbre (ce dernier a presque perdu ses splendides couleurs rougeâtres) ou de grave (un comble !).

A cette équipe masculine un peu morne (mais non absolument sans charme non plus : Pavarotti a toujours son timbre et son italien, Milnes ses aigus de ténor, Ghiaurov sait encore tenir une ligne sans grincer ...) les femmes flamboient et donnent bien davantage. La Cieca de Hodgson est formidable, la meilleure de la discographie, à mon avis, avec une grandeur d'oratorio tout à fait en situation, une ligne exquise dans son air, une élégance de contralto claire (à la Heynis par exemple) qui donne du prix à chacune de ses interventions. Baltsa m'a toujours semblé une Laura idéale : son souffle comme toujours assez court et ses respirations expressives ne dérangent pas parce qu'elle est assez habile (ou asses sincère) pour y faire entendre la passion de son personnage. Suite pour elle et pour Caballé (qui mérite de larges commentaires : après tout, c'est son fil) après réécoute des actes suivants.
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Hier à 20:27

Ecoute de l'acte II : Milnes vraiment trop lisse, trop ondoyant, trop galbé pour la chanson avec le choeur de marins. C'est joliment mollasson (autrement dit raté). Balsta, toute embrasée, éclabousse dès qu'elle ouvre la bouche : le timbre, la projection, les consonnes ... dommage qu'elle soit, dans le duo avec Pavarotti, régulièrement couverte (c'est pareil dans le trio final) au point de disparaitre totalement (je crois qu'il tient les notes plus longtemps qu'elle, tout simplement). Mais son "Stella del Marinar", haletant et tendu, pris très rapidement par le chef, reste mon préféré.

Quant à Caballé, on ne peut pas lui reprocher son manque d'investissement (sa sincérité, son amour du rôle se ressentent, s'écoutent, s'entendent, même si l'imagination ne l'étouffe pas), ni une prudence quelconque ... et elle arrive malgré tout à préserver des moments hédonistes et poétiques, filant quelques notes avec extase (et un léger vibrato serré, ça c'est nouveau). Non, le problème, c'est l'impression qu'on a qu'elle malmène sa voix avec une violence quasi masochiste. Finalement on supporte bien les coups de glotte (avec leur phrasé exagéré : la "vende hhhh ttttt hhhh a" !)et si on écoute Gioconda, on veut, après tout, du poitrinage (il y en a à outrance ici). Mais sur une voix encore (parfois) transparente, encore pure d'émission ? Brisée vingt fois par la ligne vocale et pourtant encore vaillante, mais qui saigne dans l'aigu et qui expose son métal, pour ne pas dire sa trame, Caballé bataille constamment avec la rhétorique vocale du rôle, quand Tebaldi, Callas, Souliotis (à qui on pense néanmoins souvent), Cerquetti, Milanov s'y ébrouent à l'aise et crient, brament, charbonnent chacune à sa mesure et avec ses moyens.

Pour autant ... il y a quelque chose d'excitant à tout ça, plus que dans mon souvenir.
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Aujourd'hui à 18:54

Je termine en me disant que Caballé remporte l'adhésion à l'acte IV : elle continue de se livrer à une orgie de souffrances sollicitant le sadisme de l'auditeur, tout en ménageant des moments de grâce qui se font de plus en plus nombreux et les notes filées comme la longueur du legato rappellent ici la nature finalement angélique de Gioconda. Et puis le désespoir devient patent en particulier dans le court monologue avant l'arrivée de Barnaba. Trio superbe, où sa mélancolie résignée et sa voix comme exsangue contrastent violemment avec la franchise (et finalement l'indifférence) des deux amants heureux. En revanche, ratage (relatif, c'est tellement difficile) du duo final où elle sait mieux aborder ces broderies bizarroïdes que d'autres mais où les brusques montées vers l'aigu agressent l'oreille (là, Callas est absolument imbattable, je crois).

Petit détail pour le reste : j'adore le ton presque badin, ennuyé, aristocratique, du début de l'échange entre Ghiaurov et Baltsa au III.

Pour la suite, j'hésite entre deux horreurs live : l'ennuyeux Jules César de jeunesse (avec Tourangeau en Cornelia tronquée) ou l'Hérodiade tardive de Barcelone (entourage assez motivant, au moins).
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Aujourd'hui à 19:15

Francesco a écrit:

Pour la suite, j'hésite entre deux horreurs live : l'ennuyeux Jules César de jeunesse (avec Tourangeau en Cornelia tronquée) ou l'Hérodiade tardive de Barcelone (entourage assez motivant, au moins).

Jocker dwarf

Ça fait presque envie, cette Gioconda BDSM Laughing
J'avais déjà repéré cet enregistrement pour Baltsa, mais je me demandais comment elle pouvait s'en sortir au-milieu de cet entourage qui n'a pas vraiment la même approche qu'elle...
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MessageSujet: Re: Montserrat Caballé   Aujourd'hui à 19:37

Baltsa est assez latine pour s'accorder avec Pavarotti, Caballé assez investie pour la matcher dans leur scène ... donc "la grande Agnese" (copyright Jean-Didier) s'intègre assez bien au disque (même si, encore une fois, c'est plus une mosaïque qu'un projet d'ensemble). Et Laura est un très beau rôle, qui pourrait avoir été écrit pour elle.

En revanche, ce Jules César de 67, quelle horreur (entre le massacre continu de la version, les récitatifs réécrits pour être chantés par un narrateur - ! - ce son clair mais hyper lointain qui fait qu'on entend de loin une succession de baryton-basses aux timbres mornes et identiques, ce public dépressif ... je n'ai pas encore entendu Caballé, mais le duo Sexto-Cornelia était au moins curieux, un peu grégorien sur les bords, avec un ténor qui passait parfois en voix de fausset.)

Le public de Carnegie Hall a vraiment dû se dire que Haendel n'était pas un compositeur d'opéra !
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