Autour de la musique classique

Le but de ce forum est d'être un espace dédié principalement à la musique classique sous toutes ses périodes, mais aussi ouvert à d'autres genres.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 William WALTON (1902-1983)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 15:06

Commençons par une petite promenade:



Situé sur l’île d’Ischia, dont elle est devenue aujourd’hui l’attraction principale, La Mortella (le Myrte commun, mais sacré, en dialecte napolitain) est considéré comme l’un des plus beaux jardins du monde ; expressément désigné en 2004 comme le plus beau jardin d’Italie, il regroupe des essences tropicales, des agapanthes, des phoenix, des daturas et des orchidées à foison, fontaines et plans d’eau où poussent les rares nénuphars Victoria (les plus grands du monde, plante mystérieuse suceptible de changer de sexe dans la nuit, et dont la fleur passe du blanc immaculé au rouge vif).



Au hasard des allées, ou en escaladant la colline pourvue d’un petit funiculaire domestique, on y découvre un temple du soleil, une pagode Thaï,

un crocodile en bronze,

le tout dominant la mer thyrénéenne.

Au bout du promontoire –vue panoramique sur le soleil couchant- se dresse un rocher en forme de canine. Il y est apposé une plaque où l’on peut lire la citation de Traherne : « Toute félicité consiste à faire ce que faisait Adam », on y apprend aussi que le jardin fut composé par Russel Page et Susanna, l’épouse argentine de William Walton :

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 15:07


William et Susanna Walton

- Quand nous avons acheté la propriété, William décida que c’était SON rocher, dit Susanna.
En 1956, les Walton se portèrent acquéreur d’une bicoque surnommée « la caserne » qui trônait au milieu d’un paysage lunaire. Laurence Olivier les avait bien prévenus de ne pas s’installer là « c’est un tas de pierres : vous ne pourrez jamais rien en faire », mais Walton, depuis sa convalescence à Capri l’année précédente, où Ayrton le représente devant une carafe de vin, le tein encore un peu jaune, désirait s’installer face à la mer, à l’ombre du volcan.



Lui-même n’avait pas la main verte, il arrachait les jeunes plans et laissait croître la mauvaise herbe, il fallut à sa femme une douzaine d’années de persévérance avant d’obtenir les premières fleurs et de transformer le bunker en une sorte de palais minoen ouvert sur les marches du paradis. Et il fallut attendre les 80 ans de Susanna avant que soit inauguré l’amphithéâtre, au sommet, et que John Gibbons ne fasse résonner dans la nuit napolitaine les premières notes de la musique d’Henri V. Il y avait déjà longtemps que la maison s’était transformée en une fondation pour les jeunes musiciens, et un musée où l’on pouvait voir les photos de Cecil Beaton, et le piano sur lequel le maître composa, Orb and sceptre, la marche du couronnement d’Elizabeth, et son opéra romantique, shakespearien et romain, « Troilus and Cressida ».


deux portraits de Walton par Beaton (National Portrait Gall)


-J’ai dit à William : mais TOUS les rochers sont à toi ! qu’est-ce que celui-là a de si particulier ?
-Tu ne comprends pas, c’est comme le cricket.
-Alors là, encore moins, je ne connais rien au cricket.
-Mais si, tu sais bien ?.. Les Cendres.
Bien qu’il n’ait guère quitté son île, William Walton est toujours resté profondément britannique, et le cricket était en conséquence le seul sport qui l’intéressait. « The Ashes », les Cendres, désigne une série de test matchs entre l’Angleterre et l’Australie, la plus célèbre compétition internationale de ce sport, ainsi nommée, car, à l’issue d’un match de 1882, remporté par les Australiens à l’Ovale de Kennington (Londres), le Sporting time publia une nécrologie satirique, déclarant la mort du criquet, et l’Australie fabriqua une urne contenant les cendres d’une balle et d’une batte, qu’elle offrit en trophée aux anglais mortifiés, lesquels s’efforcent de le conserver depuis.
Par cette périphrase sportive, Walton signifia son désir que ses cendres reposassent dans le rocher.
Susanna ne souhaite pas l’y rejoindre, prétendant qu’elle aimerait mériter de dormir à ses pieds. « Chantez un chant de louanges, pour le Maître adoré et révéré »

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 17:34

Karajan et la 1ère symphonie

Une lettre de septembre 1947 semble attester du goût qu’avait Karajan pour la musique de Walton : « Je suis en train de répéter Belshazzar’s Feast de Walton, la meilleure partition de musique chorale écrite depuis une cinquantaine d’années ». Les 12 et 13 juin 48, à Vienne, Karajan joua l’oratorio de Walton, les critiques de l’époque en ont gardé un souvenir intense, mais Karajan ne retourna jamais à la partition. Walton, ne manquera pas plus tard de lui faire remarquer qu’il ne l’avait sans doute jouée que pour s’atirer les bonnes grâces de l’armée britannique et des autorités. Et c’est un fait, Karajan joua beaucoup de musique anglaise dans les années de la « dénazification », ces années où il fut sous contrat avec Walter Legge, fondateur du Philarmonia orchestra, qui fut un temps considéré comme le meilleur orchestre d’angleterre.
Legge, célèbre directeur artistique d’EMI dès les années 30 était allé chercher Karajan dans Vienne bombardée en 1946, malgré l’interdiction d’employer des artistes s’étant produit en Allemagne pendant la guerre. Il devait rencontrer Scharztkopf , sa future épouse peu après, un soir de représentation du Barbier, à l’issue d’une audition privée qu’on dit avoir été longue et cruelle. Avant de s’en aller créer son propre orchestre, Beecham avait essuyé les plâtres avec le Philarmonia (il avait dit-on reçu pour salaire du concert initial, un cigare), et Karajan même officiellement « réhabilité » avouera des années plus tard qu’il n’avait pris la tête de cet orchestre qu’après qu’on l’ait assuré qu’il n’y eût parmi ses membres, ni noirs, ni femmes, ni juifs, ni homosexuels… De tous le corpus de musique anglaise abordé par Karajan, ne restent que trois enregistrement officiels, les variations sur un thème de Bridge de Britten, la Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis de Vaughan-Williams et les Planètes de Holst.

Le 15 janvier 1951, à Kings Hall, dans de superbes conditions sonores, Karajan enregistra une version de la 1ère symphonie de Walton, composée en 1935. Seuls Legge et le compositeurs purent assister à la session. Walton sortit dès la fin du premier mouvement, furieux de découvrir l’addition de parties supplémentaires de bois et de cuivres, et comble d’horreur l’adjonction de 4 tubas-Wagner. La séance se poursuivit néanmoins, et malgré la réécriture, Walton loua la vigueur avec laquelle Karajan avait mis en relief les dissonnances et la sauvagerie du premier mouvement, et finit par déclarer « c’est la meilleure version de ma symphonie que j’ai entendue ». C’est ce qu’il disait à chaque fois qu’un chef jouait cette œuvre, Sargent, Boult, Prévin y eurent droit aussi. Néanmoins, Walton n’autorisa pas la commercialisation du disque et réalisa avec le même orchestre sa propre version dix mois après pour EMI. Karajan qui n’avait pas été payé pour son travail réclama les bandes, qu’il offrit à Deutsche Grammophon lorsqu’il signa avec cette maison un contrat à vie : elles dormirent jusqu’en 2006, date à laquelle sortit l’enregistrement. On y entend de beaux contrastes mais c’est un Walton tiré vers Bruckner et le premier Sibélius, qui gagne en violence et en volume ce qu’il perd en transparence. C’est particulièrement ennuyeux puisque parmi toutes les partitions importantes des années 30 de Walton, la symphonie est la seule que l’auteur n’ait pas soumis à une révision.



Deux ans plus tard, à Rome Karajan est en charge de l’orchestre de la RAI : il leur fait déchiffrer la symphonie. Et le résultat est tellement satisfaisant qu’il la joue lors d’un concert radiodiffusé le 5 décembre 1953. Il a juste oublié de prévenir Walton qui n’aura pas l’occasion de l’entendre. L’enregistrement existe aujourd’hui dans un coffret « grands chefs du 20ème siècle », évidemment cette fois-ci on a l’orchestration d’origine, mais c’est du son radio ! une version néanmoins très séduisante, même si la fugue finale recèle quelques lenteurs dues à une moindre qualité des instrumentistes peut-être.
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Mélomaniaque
avatar

Nombre de messages : 1224
Age : 71
Localisation : Nord (avesnois/thiérache)
Date d'inscription : 02/03/2006

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 18:15

Il a composé une oeuvre quelque peu éclectique, entre Façade de 1923, qui a d'ailleurs fait scandale, son oratorio Belshatzzar's Feast de 1926, proche d'Elgar, et jusqu'à la Crown imperial Marsh pour le couronnement de George VI, en passant bien sûr par les deux symphonies et ses concertos.
Je ne sais pas si tu penses comme moi, mais on n'a pas l'impression que ces oeuvres très différentes ont été composées par le même homme !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 18:29

Belshazzar's feast c'est 1931 je crois. Je suis d'accord oui et non: Prévin dit quelquepart qu'il est le seul compositeur britannique immédiatement identifiable, et il y a bien quand même chez lui un style unique et identifiable, mais c'est vrai qu'il y a des écarts considérables entre ses oeuvres officielles de compositeur de la couronne, ses oeuvres néo-classiques de jeunesse et une ligne plus claire, moderne et dépouillée. Et les traits essentiels sont déjà là dans Façades, les rythmiques de danses jazz ou fox, l'humour et la nostalgie: Walton a déclaré que pour lui le grand compositeur du siècle était Shostakovich: il partage avec lui le côté caméléon mais aussi une "signature" très affirmée qui fait qu'on peut tout de même peu se tromper d'auteur. Il a aussi un aspect "national" marqué, mais le tout dans une alchimie qui en fait une personnalité assez unique.
Sur la fin, alors qu'on lui consacre un documentaire, Walton, très ému dit "je ne comprends pas bien toute cette agitation autour de ma musique. J'ai écrit trop de musique, vous ne voulez pas en enlever un peu de la bande son de votre film?"
Revenir en haut Aller en bas
Xavier
Père fondateur
avatar

Nombre de messages : 80232
Age : 36
Date d'inscription : 08/06/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 18:37

sud273 a écrit:
Prévin dit quelquepart qu'il est le seul compositeur britannique immédiatement identifiable

Vaughan-Williams je trouve que c'est immédiatement identifiable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 18:44

je suis d'accord, mais il y a d'autres compositeurs anglais qu'on pourrait facilement prendre pour du Vaughan-Williams en revanche: à vrai dire ils sont tous identifiables nationalement, on devine que c'est de la musique anglaise, à moins que ce ne soit du Sibélius...
On peut à la rigueur se tromper entre Walton, Arthur Bliss, Constant Lambert ou Alan Rawsthorne (mais leur popularité n'a pas passé les frontières du royaume uni alors que celle de Walton commence à rejoindre des Roussel ou des Ibert)
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Mélomaniaque
avatar

Nombre de messages : 1224
Age : 71
Localisation : Nord (avesnois/thiérache)
Date d'inscription : 02/03/2006

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 18:44

C'est vrai que Chostakovitch a ausi composé des oeuvres très contrastées, je n'avais pas fait le rapprochement.

Xavier : Vaughan Williams, d'accord, et Elgar aussi, non ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Xavier
Père fondateur
avatar

Nombre de messages : 80232
Age : 36
Date d'inscription : 08/06/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 18:48

Je ne connais pas encore assez Elgar pour dire...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 19:57

« Je suis convaincu qu’en art, les comités sont inutiles. Ce qui est nécessaire ce sont des gens comme Karajan, Culshaw (directeur artistique Decca) et moi ; non seulement nous savons comment obtenir les meilleurs résultats artistiques, mais aussi comment attirer le public (Legge fut l’inventeur et le promoteur de la formule du disque par souscription, vendu avant production) et mener à bien toute l’opération avec des collaborateurs triés sur le volet. La Démocratie est fatale en matière d’arts ; elle ne conduit qu’au chaos ou qu’à la production de produits nouveaux mais correspondant au plus petit dénominateur commun en terme de qualité. »
Walter Legge, 1982, mémoires éditées par E. Schwartkopf
Revenir en haut Aller en bas
jolan
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 392
Localisation : Rouen
Date d'inscription : 14/01/2006

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 20:18

Sa première symphonie compte parmi mes préférées
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.paysagesinterieurs.com
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 20:57

Va savoir pourquoi, je me doutais que tu aimais Walton. Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 21:20

ça doit même être un peu plus que ça. A 14 ans je ne savais pas si je préfèrais Barber à Walton. Maintenant je pense que je sais... et rassure-toi, quoique je l'aime beaucoup, RVW me parait un ton en-dessous, mais Bliss et Rawsthorne


Dernière édition par le Sam 5 Mai 2007 - 23:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Fuligo
Déesse du scalpel
avatar

Nombre de messages : 3724
Age : 36
Localisation : Nothingness, SK Canada
Date d'inscription : 10/01/2006

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 21:34

J'ai rien à dire de contructif, à part remercier Sud pour le sujet. Je connais finalement assez mal Walton, une fois sorti des trucs les plus connus. j'aime cependant beaucoup une symphonie (la 1 je crois). Impatiente de découvrir de nouvelles oeuvres Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 4 Mai 2007 - 21:46

Pour ceux qui seraient en quête de découverte sans en avoir jamais rien entendu, je pense que le meilleur disque possible est celui-ci

non seulement pour le programme car il regroupe deux oeuvres majeures et après lesquelles je pense qu'on sait si on aime ou pas, mais aussi pour le son tout à fait étonnant des enregistrements. En plus Thomas Hampson, on ne peut trouver mieux dans les interprêtes "modernes" et même si j'ai une tendresse pour des enregistrements anglais des débuts (Hallé orch, Handley) ça fait partie de la discothèque de base, et pour les admirateurs de Rattle, probablement son meilleur disque (malgré de bons Ravel et des Mahler agréables, et aussi le Wonderful town de Bernstein qui est hors norme)
Revenir en haut Aller en bas
Jaky
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 9400
Age : 57
Localisation : Ch'tite ville
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Dim 6 Mai 2007 - 1:00

Merci Sud pour les œuvres de Walton. Je viens d'écouter la deuxième symphonie (dommage, je n'ai pas le nom des interprètes) et en effet j'aime énormément thumleft, elle ne sonne d'ailleurs pas très "anglais", avec une prédilection pour le mouvement lent. Par contre les deux autres pièces sont justes brillantes sans plus à mon goût. Pour Constant Lambert, je trouve la pièce vraiment inconsistante… Shit
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Dim 6 Mai 2007 - 1:15

je pense que là encore, ma relation à Walton est très affective. C'est Prévin qui dirige cette deuxième symphonie. Je crois que c'est le même soir, dans la ferme anglaise où j'effectuais un séjour linguistique en immersion que j'ai entendu, tout seul dans une chambre vieux rose avec lit roccoco, sur mon petit poste Sanyo, coup sur coup le concerto pour violon de Walton et celui de Barber; ces deux oeuvres-là sont restées gravées dans ma mémoire, et a fortiori les premiers enregistrements que j'en ai eu: je crois que Walton m'a intéressé juste avant Barber, c'est peut-être même la première pièce du 20ème siècle à m'être entrée dans l'oreille.
J'ai trouvé à la Fnac Montparnasse à mon retour le disque de Chung-Wa-Chung(?? la soeur de Myung) avec Walton et le concerto de Stravinsky (oeuvre étrange d'ailleurs celui-là).
Nous sommes allés à Londres, trois jours avec ma mère, je ne me souviens plus pourquoi, je devais avoir 14 ans. Chez HMV j'ai acheté les concertos de Barber, le Prévin avec la deuxième symphonie, et dans un "comment-s'appellent-ces-prisunics-anglais" pour un prix dérisoire Belshazzar's Feast et la première symphonie de Walton par Handley, qui est toujours la meilleure version que j'en connaisse. Dans une boutique de Soho j'ai acheté aussi la BO d'A star is born avec Judy Garland qui est restée introuvable ici avant le cd: tiens celui-là est peut-être un collector, d'ailleurs c'était plus cher à l'époque que le reste.

J'aime beaucoup le Rio Grande de Lambert, mais c'est peut-être une tocade comme la fantaisie d'Arensky, j'aime les mélanges de styles, les percussions inventives, l'orchestration débridée, ce patchwork qui passe du drôle au nostalgique. Si j'écrivais de la musique je crois que ça ressemblerait un peu aussi à ça.

(et à propos Jacky j'aime bien Ginastera, un fil sur ce compositeur plus que méprisé ne serait pas de trop)
Revenir en haut Aller en bas
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 9 Mai 2007 - 1:20

Cette symphonie n°2 ne me bouleverse pas outre mesure. Je commence à m'habituer à ces musiques anglaises un peu contre-nature, il faut le dire... Mr. Green

J'ai aimé le mouvement lent, émouvant, lyrique souvent. Mais les mouvements qui l'encadrent me semblent un peu bavards malgré de belles trouvailles sur les timbres. On aimerait assister au concert plus que l'écouter au disque.
J'ai du mal à définir ce qu'elle m'évoque cette oeuvre, un patchwork de Prokofiev, Stravinsky, Holst, Bartok,...
Mais je dis peut-être des âneries. Embarassed

Edit: je viens de voir le post de Jaky juste au-dessus, on partage un même avis ! Shocked


affraid


Dernière édition par le Mer 9 Mai 2007 - 1:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaky
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 9400
Age : 57
Localisation : Ch'tite ville
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 9 Mai 2007 - 1:21

vartan a écrit:
Cette symphonie n°1
C'est la 2ème! Shocked
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 9 Mai 2007 - 1:23

Oui, je m'étais trompé et en lisant ton message je me suis dit: "Tiens sa deuxième symphonie doit être identique !" Laughing
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 9 Mai 2007 - 8:47

vartan a écrit:
Cette symphonie n°2 ne me bouleverse pas outre mesure. Je commence à m'habituer à ces musiques anglaises un peu contre-nature, il faut le dire... Mr. Green

J'ai aimé le mouvement lent, émouvant, lyrique souvent. Mais les mouvements qui l'encadrent me semblent un peu bavards malgré de belles trouvailles sur les timbres. On aimerait assister au concert plus que l'écouter au disque.
J'ai du mal à définir ce qu'elle m'évoque cette oeuvre, un patchwork de Prokofiev, Stravinsky, Holst, Bartok,...
affraid
c'est peut-être en celà que c'est bien du Walton (des années 60), la fusion de personnalités si différentes... J'aime beaucoup cette seconde symphonie (seconde, puisqu'il s'est effectivement arrêté là) la modernité du mouvement initial avec ses alliances de timbres si étranges, ses rythmes heurtés, ses syncopes. Je ferais bien une comparaison avec la musique de Jacques Ibert, mais ça va susciter des railleries...
La première en comparaison est beaucoup plus 19ème, grandiloquente, elle s'inscrit dans la descendance de Brahms, (alors qu'elle est contemporaine de la 3ème de Roussel) de Bruckner, d'Elgar, même si on y trouve déjà des rythmes proches du jazz.
Portsmouth Point est une ouverture de jeunesse, la première oeuvre pour grand orchestre: je m'étonne que Scapino, ne suscite pas plus de commentaires; je trouve cette ouverture de comédie pleine d'humour, mais peut-être est-on trop proches de la "light music", courant qui a beaucoup de mal à entrer dans les oreilles françaises.
Revenir en haut Aller en bas
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 9 Mai 2007 - 13:12

sud273 a écrit:
Portsmouth Point est une ouverture de jeunesse, la première oeuvre pour grand orchestre: je m'étonne que Scapino, ne suscite pas plus de commentaires; je trouve cette ouverture de comédie pleine d'humour, mais peut-être est-on trop proches de la "light music", courant qui a beaucoup de mal à entrer dans les oreilles françaises.

Laisse-nous le temps de suivre... Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Jeu 10 Mai 2007 - 13:32

Scapino, c'est un peu musique de cirque ou de Williams pour Guerre des étoiles, non ?

Embarassed
J'aime pas cette débauche de cuivres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Jeu 10 Mai 2007 - 13:38

peut-être, musique de comédie, mais il y a aussi le traitement subtil des cordes en fugato et une fermeté de construction qui me semble aller au-delà de la Marche Impériale (et des autres efforts plagiaires de Williams, qui pille volontiers les symphonies tardives de Bruckner)
Revenir en haut Aller en bas
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Jeu 10 Mai 2007 - 13:45

Oui, mais c'est un peu comme la symphonie 2, en dehors du mouvement lent, ça me laisse assez froid je crois. Ne me voue pas aux gémonies. Confused
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Jeu 10 Mai 2007 - 13:54

non pas d'escalier, ni les furies d'Atys: je comprends que tu n'aimes pas ça -je pense même que vous serez nombreux, raison pour laquelle j'ai longuement hésité à me lancer sur ce fil en l'abordant finalement côté jardin- (je crains le pire pour RVW et Bax)
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Mélomaniaque
avatar

Nombre de messages : 1224
Age : 71
Localisation : Nord (avesnois/thiérache)
Date d'inscription : 02/03/2006

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Jeu 10 Mai 2007 - 14:54

Je ne l'ai pas en CD, mais je me souviens bien avoir écouté la première symphonie, et qu'elle m'avait bien plu, en tout cas davantage que la seconde. En ce point, je rejoins Vartan.

Les deux ouvertures, joyeuses, sont une découverte pour moi. Elles me semblent dans la lignée de celle du Candide de Bernstein, vous ne trouvez pas ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 11 Mai 2007 - 23:12

1ère symphonie en si bémol mineur (1932-35)

A part en Russie, où la renaissance symphonique connaît une ampleur inégalée, quelle autre grande œuvre que la 1ère symphonie de Walton voit le jour entre 1933 et 1935 ? En France les dernières symphonies de Roussel, en Allemagne les deux symphonies de Kurt Weill, aux USA Hanson, possible influence de Walton, travaille à son opéra Merry Mount, entre ses deuxième et troisième. On dit que Sibélius silencieux déjà depuis 7 ans œuvre en secret à une hypothétique 8ème. En Angleterre Bax termine sa sixième symphonie et Vaughan-Williams songe à une quatrième (les deux premières étant un peu à part, l’une lyrique, l’autre très éloignée de sa version définitive).

Le succès inattendu de son oratorio Belshazzar’s Feast permet à Walton de recevoir dès 1931 la commande émanant d’Hamilton Harty (chef de l’orchestre symphonique de Londres, qui deviendra avant achèvement de la partition celui de l’orchestre de la BBC). Les premières pages paraissent dater de l’été 1932. La symphonie est une œuvre passionnée et romantique, elle parait décrire en vagues de tempête, les affres d’une relation passionnelle orageuse, l’ensemble de la partition est d’ailleurs dédiée à la baronne Imma Doernberg, chez qui Walton vit une partie de l’année 1933, avant une rupture cruelle qui entraine l’arrêt de la composition, si bien qu’Harty en donne la première, sans finale en décembre 1934, événement qui nuit encore aujourd’hui à sa réputation, les critiques trouvant le dernier mouvement éloigné de l’atmosphère de l’ensemble, alors que la célébration joyeuse de la double fugue s’explique d’après les proches de Walton par le fait « qu’il a simplement changé de compagne entre le 3ème et le 4ème mouvement ».
Dans les années 30, la mode à Londres est à Beethoven et Sibélius (considérés comme les deux grands symphonistes de l’histoire) : Walton va emprunter aux deux, à Beethoven la structure générale, l’organisation de son 1er mouvement, aux premières symphonies de Sibélius des thématiques secondaires (descendant les unes des autres) qui assurent la cohésion tout du long : il suffit d’entendre le thème de cor de l’introduction et l’orchestration des premières mesures pour voir qu’il pousse l’influence jusqu’à l’imitation. Les thèmes principaux et surtout leurs rythmiques sont du pur Walton en revanche, où l’on décèlerait plutôt des similitudes avec Stravinsky, ou Hindemith pour le traitement des cordes (1934-35 sont les années d’essai de la Symphonie Mathis der Maler).
Le scherzo « Presto con Malizia » succède directement à l’ample mouvement d’ouverture : le babillage joyeux est vite interrompu par des percussions de plus en plus soulignées qui donnent à l’ensemble une gravité et une solennité que ne dément pas l’ « adagio con malinconia » nostalgique et désespéré, traçant des appels elgariens qui se perdent dans un silence de cendres.
Le Maestoso final, commence par les mêmes appels, dans des fanfares de cuivres, mais en majeur : ce n’est cependant pas un hymne si réjouissant, plutôt une lutte incessante pour atteindre une joie forcée remise dix fois sur le métier par les superpositions de la fugue : l’avenir y apparaît rose-pale, et incertain. Si Walton est de nouveau amoureux, les Sitwell, ses amis poètes, auteurs et acteurs de Façade, chez qui il loge depuis des années ne s’entendent pas avec l’élue de son cœur, Alice Wimborne (une autre comtesse) et le prient d’aller construire ailleurs son nid d’amour. Ce mouvement d’avril 1935, que les critiques prirent à tort pour un retour à Elgar et à Bach, affirme ainsi qu’il n’est guère d’issue possible sans y perdre une partie de son âme, et les accords finaux après de longues phrases à la modalité hésitante, des effrois de cordes en trémolos, un bouquet de feux d’artifices qui se désagrège, utilisent ce procédé de la cinquième de Sibélius, où les accords piqués succèdent aux silences, comme autant de points d’interrogation.
Créée le 6 novembre 1935 (Hamilton Harty BBC SO), la symphonie n’a jamais quitté le répertoire classique… en Angleterre du moins.
Revenir en haut Aller en bas
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Sam 12 Mai 2007 - 16:05

Pas plus inspiré par Walton, tout comptes tenus, Barber me parle tellement plus...
C'est bien construit, sans refus d'aucune facilité expressive (un peu comme Gershwin dans Le Rio Grande) ni classicisme guindé à la Stravinsky qu'on retrouve un peu dans Portmouth Point.

C'est positif et gai, direct, très fleur bleu mais pas vulgaire du tout. Franc et simple.

J'ai trouvé les mots justes ou je peux encore aller me faire voir chez les Grecs, défenestrer à Prague et empaler chez Vlad ? Laughing

(La crucifixion est réservée à David qui finira par la mériter dans ce topic, j'en suis sûr)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Sam 12 Mai 2007 - 16:08

Méééé !

On aura remarqué ma diplomatique discrétion. Very Happy

Non, c'est bien, mais c'est un anglais-pour-Jaky parmi tant d'autres, pour moi. A titre personnel, je préfère plutôt Bridge, Bantock et Britten. Mais je ne déteste pas Walton, loin s'en faut !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Sam 12 Mai 2007 - 16:19

vartan a écrit:
Pas plus inspiré par Walton, tout comptes tenus, Barber me parle tellement plus...
C'est bien construit, sans refus d'aucune facilité expressive (un peu comme Gershwin dans Le Rio Grande) ni classicisme guindé à la Stravinsky qu'on retrouve un peu dans Portmouth Point.

C'est positif et gai, direct, très fleur bleu mais pas vulgaire du tout. Franc et simple.

J'ai trouvé les mots justes ou je peux encore aller me faire voir chez les Grecs, défenestrer à Prague et empaler chez Vlad ? Laughing

(La crucifixion est réservée à David qui finira par la mériter dans ce topic, j'en suis sûr)

je pense que l'appréciation est assez juste en effet. Faute de ma part, j'ai omis de souligner que Le Rio Grande est une pièce de Constant Lambert (ami proche de Walton et complètement inconnu hélas)
Tu as mérité une deuxième tournée...
Quant aux supplices, tu n'est pas autorisé à te réserver d'office les meilleurs. Pour David (et bien qu'il prenne soin de flatter Britten au passage) je vais consulter Jaky pour déterminer la sentence (puisque c'est de la musique d'anglais-pour-Jacky)
Revenir en haut Aller en bas
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Sam 12 Mai 2007 - 16:23

sud273 a écrit:
Quant aux supplices, tu n'est pas autorisé à te réserver d'office les meilleurs.
Par ailleurs Ouf 1er a, je crois, déposé des brevets pour l'un d'eux.

Citation :
Pour David (et bien qu'il prenne soin de flatter Britten au passage) je vais consulter Jaky pour déterminer la sentence (puisque c'est de la musique d'anglais-pour-Jaky)
J'ai même écouté sa musique de film, c'est dire ! (Non, ne me demandez pas ce que j'en ai pensé.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Sam 12 Mai 2007 - 16:25

DavidLeMarrec a écrit:
Méééé !
Non, c'est bien, mais c'est un anglais-pour-Jaky parmi tant d'autres, pour moi. A titre personnel, je préfère plutôt Bridge, Bantock et Britten. Mais je ne déteste pas Walton, loin s'en faut !
Dans les trois que tu cites, je pense que je préfère vraiment Bantock aux deux autres, pour son côté brillant, hyper-romantique et dégouliant à l'extrême: de plus on a la chance que ce soit Vernon Handley qui s'y intéresse au lieu d'Hickox. Mais je ne renonce pas à ouvrir un topic Bax et Bliss afin de pousser à leur extrême limite tes efforts diplomatiques. (Celui sur Walton faisait partie du programme du chef, donc j'ai fini par m'exécuter)
Revenir en haut Aller en bas
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Sam 12 Mai 2007 - 16:27

Bax, ça dépend quoi, je parie que tu aimes les trucs que je n'aime pas.

J'aime beaucoup sa musique de chambre, mais les poèmes symphoniques sont d'une grande gentillesse, avec cuivres un peu lourds.

Quant à Bliss, je trouve ça chouette.

Alors tu vois, pas de procès d'intention, je ne suis pas si obtus !


De toute façon, tant qu'on ne m'inflige ni RVW ni Glass, je survis, généralement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Sam 12 Mai 2007 - 16:36

DavidLeMarrec a écrit:


Alors tu vois, pas de procès d'intention, je ne suis pas si obtus !

De toute façon, tant qu'on ne m'inflige ni RVW ni Glass, je survis, généralement.

je ne me permettrais pas !(je savais qu'il y avait pire que la crucifixion, l'audition complète et en boucle des 9 symphonies de Vaughan Williams et du Masque de Job, illustrée par un diaporama Schiele... room 101).

Pour être tout à fait honnête, je fais parfois quelques efforts diplomatiques pour ne pas assassiner Britten (un Debussy moins éthéré avec de bons moments avant-guerre...)
Tiens ça me rapelle cette anecdote: lors d'un voyage à Léningrad de quelques compositeurs anglais, au moment où l'orchestre attaqua le Simple symphony, on entendit Walton crier dans la salle "oh non, pas encore ce truc!"(j'atténue")
Il faut dire qu'ils avaient quelques différents, Britten ayant réclamé des droits d'auteur à Walton lors de la création des Variations sur un thème de Britten: et d'autres différends privés qu'il serait inconvenant d'évoquer ici (voir le livre de Susana Walton)
Revenir en haut Aller en bas
Jaky
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 9400
Age : 57
Localisation : Ch'tite ville
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Lun 14 Mai 2007 - 0:36

J'avoue ne pas avoir aimé Belshazzar’s Feast, je trouve cela lourd et pour tout dire je me suis ennuyé. Je suis mitigé pour la première symphonie,
le mouvement lent est très beau mais dans l'ensemble je la trouve un peu superficielle et décousue. Je préfère de loin la deuxième…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Lun 14 Mai 2007 - 1:11

C'est drôle, je n'en parle pas encore, mais j'ai écouté en survolant Belshazzar et ça m'a surpris agréablement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jaky
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 9400
Age : 57
Localisation : Ch'tite ville
Date d'inscription : 23/07/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Lun 14 Mai 2007 - 1:18

vartan a écrit:
C'est drôle, je n'en parle pas encore, mais j'ai écouté en survolant Belshazzar et ça m'a surpris agréablement.
De toute façon il faudra que j'écoute une deuxième fois, à cause de Susie j'ai la tête ailleurs… Confused
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Lun 14 Mai 2007 - 1:22

Ne t'inquiète pas, ma chatte fait parfois des fugues et revient le ventre creux au bout de trois jours, elle supportera le choc j'en suis sûr ta minette.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
antrav
Papa pingouin
avatar

Nombre de messages : 37304
Date d'inscription : 08/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mar 15 Mai 2007 - 1:14

Symphonie 1, non ça ne passe pas, ni pour ni contre, je la trouve... étalée. La longueur de Mahler mais pas de quoi remplir. Passons. Mr. Green

Par contre je trouve Belshazzar's Feast vraiment intéressant, peut-être kitsch d'une certaine façon, mais une grandiloquence assumée tout à fait convaincante, théatrale, une sorte de gigantesque fresque musicale qu'on verrait bien à mi-chemin entre la comédie musicale (mais très chic) et le mystère médiéval remis au goût du jour. D'immenses effectifs choraux tout à fait supportables.

Musique pour jour triste, ragaillardissement assuré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Poulet
Don Juan piqué aux hormones
avatar

Nombre de messages : 5899
Age : 31
Localisation : France
Date d'inscription : 05/08/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 8 Aoû 2007 - 3:29

LE concerto pour alto de WAlton est vraiment peu enregistré. J'ai la version Vengerov (avec Rostro à la direction), qui est pas mal cela dit (couplé avec le Britten pour violon)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hexachords.com
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 8 Aoû 2007 - 9:27

Poulet a écrit:
LE concerto pour alto de WAlton est vraiment peu enregistré. J'ai la version Vengerov (avec Rostro à la direction), qui est pas mal cela dit (couplé avec le Britten pour violon)
Oh, quelle surprise ! Mais pourquoi donc ? Mr. Green

Non, Walton est un compositeur tout à fait honorable. Mais il n’y a peut-êrtre pas non plus de quoi en enregistrer quatre intégrales en cinq ans.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 8 Aoû 2007 - 10:28

tiens Vengerov joue aussi de l'alto? Bizarre ce couplage qui évite le concerto pour violon de Walton (qu'il a pourtant enregistré); le concerto pour alto est le premier de la série des concertos pour cordes je crois, il est vrai que la plupart des versions sont curieusement enregistrées par des violonistes (j'ai moi-même une version par Nigel Kennedy de ce concerto)
Revenir en haut Aller en bas
Poulet
Don Juan piqué aux hormones
avatar

Nombre de messages : 5899
Age : 31
Localisation : France
Date d'inscription : 05/08/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Mer 8 Aoû 2007 - 12:29

oui oui Vengerov joue également de l'alto et il est aussi doué Mr. Green
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hexachords.com
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 17 Aoû 2007 - 22:29

Neutral


Je me rabougris décidément.

Hier, je découvrais The Quest un peu distraitement, et emballé. Stupéfait lors de la désannonce bien sûr. A la réécoute plus précise, ce n'est pas génialissime, mais d'une très grande efficacité (et dans ma bouche, c'est un grand compliment), loin de la tiédeur relative de ce que j'en connaissais. Beau sens de la danse, vraiment.

Au secours, je prends mauvais goût !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 17 Aoû 2007 - 23:27

tiens c'est drôle, ça, la version que j'ai ne m'a jamais parue très enthousiasmante (Naxos Lloyd-jones avec la suite de l'autre ballet The wise-virgins), moins que Job de RVW ou les ballets de Bliss (Adam Zero) et de Bax.
Encore une chose à réécouter, ça ne fait décidément pas partie de ce que je connais bien chez Walton. Je préfère ses opéras à priori, Troilus ans Cressida et surtout The bear (que je n'ai toujours pas retrouvé).
Revenir en haut Aller en bas
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 17 Aoû 2007 - 23:31

J'écoutais la version Lloyd-Jones hier... mais puisque Hickox n'est pas assez bien poru Monsieur, évidemment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 17 Aoû 2007 - 23:38

je n'ai pas critiqué David Lloyd-Jones: je suis bien convaincu qu'Hickox ne ferait pas mieux! je suis désolé je trouve ça fadasse. Il y a un disque Gerswhin RIB, Barber Knoxville et la suite d'Apalachian spring de Copland qui est vraiment une horreur criminelle. Personne, ayant découvert ces oeuvres dans une version pareille, ne les réécoutera jamais. Et comme il y a force bonnes interprêtations, il aurait dû s'abstenir et enregistrer les symphonies de Rawsthorne ou de Simpson à la place, la concurrence est moins rude.
Revenir en haut Aller en bas
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81477
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 17 Aoû 2007 - 23:40

sud273 a écrit:
je n'ai pas critiqué David Lloyd-Jones: je suis bien convaincu qu'Hickox ne ferait pas mieux! je suis désolé je trouve ça fadasse. Il y a un disque Gerswhin RIB, Barber Knoxville et la suite d'Apalachian spring de Copland qui est vraiment une horreur criminelle. Personne, ayant découvert ces oeuvres dans une version pareille, ne les réécoutera jamais. Et comme il y a force bonnes interprêtations, il aurait dû s'abstenir et enregistrer les symphonies de Rawsthorne ou de Simpson à la place, la concurrence est moins rude.
Sauf que dans les symphonies de Beethoven, le Requiem de Mozart, le Couronnement de Poppée, on peut comparer... et c'est plus qu'à sa gloire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Invité
Invité



MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   Ven 17 Aoû 2007 - 23:44

tant mieux, ça doit mieux correspondre à son tempérament que la musique anglaise et américaine.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: William WALTON (1902-1983)   

Revenir en haut Aller en bas
 
William WALTON (1902-1983)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» William WALTON (1902-1983)
» William Walton
» William Alwyn (1905-1985)
» William Russo
» William Christie

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Autour de la musique classique :: Musique classique :: Général-
Sauter vers: