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 Joseph Haydn-Symphonies

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MessageSujet: Re: Joseph Haydn-Symphonies   Joseph Haydn-Symphonies - Page 9 EmptyMar 14 Mai 2019 - 17:46


bAlexb, au sujet des Haydn new-yorkais de Bernstein (CBS), a écrit:

Mais Bernstein, et ici particulièrement, c'est très bien aussi (parce que sa période DGG me séduit définitivement moins).


Smile De mon côté j'aime beaucoup la tardive fournée haydnienne (et aussi la mozartienne) qu'il réalisa à Vienne pour DG.



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MessageSujet: Re: Joseph Haydn-Symphonies   Joseph Haydn-Symphonies - Page 9 EmptyMar 14 Mai 2019 - 17:49

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Joseph Haydn-Symphonies - Page 9 Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 103°/250



Joseph Haydn-Symphonies - Page 9 Krips_10
Joseph Krips (1902-1974)


Joseph Haydn (1732-1809) :

Symphonie n°94, en sol majeur
Symphonie n°99, en mi bémol majeur

= Joseph Krips, Orchestre philharmonique de Vienne


(Decca, septembre 1957)

Smile Quand j'étais en Sixième, le professeur de dessin (on ne disait pas encore « arts plastiques » dans l'institution qui me scolarisait), un petit replet poilu à barbe rousse,
nous demanda de représenter la maison en pain d'épice de Hansel et Gretel, en la constituant de tous les matériaux de gourmandise que nous concevions.
Non à la craie grasse, mais sans couleur, au micropointe noir : un exercice de pur graphisme pour recréer les surfaces de gaufrette, madeleine,
nougat, guimauve qu'un enfant, estomac sur pattes à cet âge, peut avoir en tête.
Alors que les images déferlaient dans mon esprit, mon zèle fut à ce point inhibé et malhabile que le prof,
me voyant ainsi torturé de ne pouvoir coucher sur le papier mes visions de goinfre d'artiste,
prit le crayon et se mit lui-même à strier, hachurer, guillocher, sertir de tous les détails crédibles ces gâteries que je lui décrivais.

.
Parmi la sélection haydnienne que je me dois de faire figurer dans ces Mélomaniac d'Or, une place revenait à Krips qui fait mes délices.
Et je n'écris pas ça pour le malin plaisir de l'assonance.
De même que mon micropointe se désespéra de ne pouvoir tracer les mignardises de la bicoque du conte de Grimm, je crains que mon clavier échouera
à décrire les mille saveurs et textures dont nous régale ce maître queux ès confiseries : le maestro autrichien, son caractère affable, sa Gemütlichkeit,
ne font rien pour rédimer le cliché d'un compositeur poudré, salonnard et mielleux : au contraire ils l'incarnent !
Vous voilà prévenus.
Peut-être encore mieux qu'en Mozart qui reste associé à sa postérité (le divin legs avec le Concertgebouworkest chez Philips),
le style de Haydn convenait comme une seconde nature à Krips, qui bénéficia des chaudrons du Wiener Philharmoniker pour caraméliser sa baguette.
Il trouve la chaleur idéale pour que le sirop brunisse, et y verse triple dose de crème, ce qui nous vaut une matière à la fois onctueuse et croquante.
Le legato nappe la cuillère, sans se départir d'un croustillant doux-amer qui signe l'identité de l'orchestre.
Au demeurant les tempos ne trainent guère, mais façonnent des phrases parfaitement amalgamées, parfois un rien compactes
-voici bien l'infime reproche qu'éveillent ces interprétations à se pourlécher.
Dans le Vivace assaï de la 99°, écoutez par exemple la claudication du deuxième thème (3'10-), avec ce basson goguenard : l'entrain, la narquoiserie,
personne d'autre n'a dirigé ça avec tant de bonheur au coin des yeux !
Et le célèbre Andante de la 94° : l'unisson colla parte (2'14-2'45), le caquètement du hautbois (3'21-) ;
le sforzando (5'14-) où trompettes et timbales incorporent la pâte sans corrompre son élasticité : autant de moment aussi géniaux que savoureux.
J'avais découvert la Surprise en vinyle, dans la version transparente et soupesée de Karl Richter à Berlin (DG).
Cette symphonie et les douze « Londoniennes » furent très parcourues par la discographie, où s'affairent les plus grands spécialistes du Classicisme.
Mais si vous me demandez mon choix épulaire, je ne connais pas meilleure table que celle dressée par Krips, ses fourneaux récompenseront votre chalandise.

.
Ah oui, bouclons l'anecdote de collège, potache mais authentique : mon prof, transporté par son inspiration,
inconscient qu'il avait réalisé 95% du boulot, se montra enchanté du résultat, et je reçus une excellente note
 cool-blue

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