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 Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde

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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 4 Nov 2011 - 18:33

C'est le Symfonický orchestr hl. m. Prahy FOK. Wink
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 4 Nov 2011 - 18:35

Vous faites comment pour écrire tous ces petits signes diacritiques ? Shocked
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 4 Nov 2011 - 18:41

Mariefran a écrit:
Vous faites comment pour écrire tous ces petits signes diacritiques ? Shocked
Copier-coller. cat
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Utnapištim
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 4 Nov 2011 - 18:45

Mariefran a écrit:
Vous faites comment pour écrire tous ces petits signes diacritiques ? Shocked

Je passe en langue tchèque et en tapant : é"'(-è_çm, on obtient : ěščřžýáíů Mr.Red Très utile le derner pour écrire Martinů hehe
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Ben.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Jeu 17 Mai 2012 - 12:08

De l'intégrale Rowicki / LSO:

Troisième symphonie: C'est vraiment étrange. On se situe entre une lecture très wagnérienne de cette oeuvre très wagnérienne, et un sens du rebond rythmique presque mozartien, assez surprenant dans la baguette de Rowicki. Le premier mouvement met un peu de temps à s'envoler, avec une introduction très thématique, plutôt classique. C'est totalement assumé, je pense que Rowicki joue intentionnellement sur l'ambivalence de cette symphonie, très proche formellement de celles de Haydn ou Mozart. La couleur, les tempi et les interventions soli apportent une touche totalement romantique ou post-romantique. Le premier mouvement est l'occasion d'admirer encore une fois la classe d'un orchestre splendide: les timbres sont magnifiques, le pupitre des cordes parfait, très profond. Une mention particulière aux interventions des violoncelles, très tranchants. En fait, il y a une compréhension parfaite de la partition: les déclinaisons modales sont parfaitement mises en relief. C'est très tenu, techniquement parfait, l'orchestre est impeccable et la direction de Rowicki éclairée et totalement pertinente. L'andante met en évidence les qualités de l'orchestre, avec des timbres encore une fois admirables. Rowicki est encore une fois totalement dans l'esprit: très solennel, progressif mais incisif. Le lent déploiement sonore est parfaitement assuré par des bois et des cordes profonds. Rowicki parvient à instaurer une tension permanente dans ce mouvement assez compliqué à interpréter, peut-être trop long pour être totalement captivant. Le dernier mouvement est très chantant, animé, presque printanier, et totalement rafraichissant. Rien à ajouter sur l'orchestre, parfaitement équilibré. Les cuivres sont peut-être un peu moins convaincants, parfois trop présents, heureusement contrebalancés par des cordes très bien saisies par la prise de son. L'articulation des digressions thématiques et des interventions soli est juste. Le final est très beau, la texture sonore toujours aussi équilibrée. Cette troisième n'est pas ma symphonie préférée. L'intelligence de Rowicki met en évidence de très belles pages, et une structure d'ensemble, une cohérence, qui assez souvent échappent à la baguette des chefs.

J'ai aussi écouté, pour l'instant, sa cinquième, très réussie, mais peut-être moins convaincante que cette troisième qui se situe très haut dans le panier de la discographie.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Sam 19 Mai 2012 - 3:10

Je continue ma première exploration de l'intégrale Rowicki/LSO.

La 7è de Dvorak est peut-être ma préférée. La plus constante dans l'intensité, et peut-être, aussi, celle qui fait la plus belle part au pupitre des cordes. Je vais essayer de situer cette version en regard de mes deux références personnelles: Giulini avec le LPO pour EMI, Kertesz et le LSO, et Mackerras avec le Philarmonia.


Qualité de l'orchestre

Kertesz et Rowicki se partagent le LSO. Difficile de les départager sur ce point, d'autant que les enregistrements sont quand même relativement proches chronologiquement. Le pupitre des bois, c'est la différence la plus frappante, sonne beaucoup plus clairement chez Rowicki, mieux mis en valeur, moins étouffé, et surtout, beaucoup plus engagé. Ca s'entend particulièrement dans l'ouverture du Poco Adagio. Pour le reste, la qualité de l'orchestre est plutôt équivalente: on retrouve le LSO des grands jours, très assuré techniquement, solide, avec une jolie qualité de timbres. Les cordes sont très profondes, et chez Rowicki, donc, les flûtes, et les bois dans l'ensemble, sont particulièrement agréables et justes. La différence se fait aussi sur la qualité des cuivres, peut-être plus ronds chez Rowicki, et dans tous les cas moins cinglants.
Le Philarmonia de Mackerras sonne très différemment. Il y a bien sûr, la direction d'orchestre qui jour. Mais j'y reviendrai plus tard. L'essentielle différenciation qui ressort de cette écoute, c'est la qualité des cordes chez Mackerras, comme toujours impeccables. Là où ce pupitre, dans la version de Rowikci, était parfois trop prominent, l'écoute du Philarmonia/Mackerras donne à entendre des cordes parfaitement équilibrées, mais aussi beaucoup plus classiques. Ca peut sonner moins engagé, ca peut paraître de meilleur goût, tout est question de point de vue. La prise de son doit jouer aussi. Les bois du Philarmonia sont sublimes, même si les flûtes sont parfois f quand la partition indique p. Dans l'ensemble, je préfère l'équilibre du Philarmonia à un LSO de très bonne qualité mais aux bois et cuivres inférieurs. Et je préfère la légèreté et la vivacité des cordes du Philarmonia, moins compactes et plus aériennes que celles du LSO.
Reste à écouter Giulini et le LPO. J'aurais pu pousser le vice à préférer la version très honorable enregistrée avec le Philarmonia pour la BBC, mais l'enregistrement avec le LPO me semble infiniment supérieur. Néanmoins, à parler de l'orchestre, il faut reconnaître que le LPO est ici beaucoup moins convainquant que le Philarmonia. Ca reste de très bonne qualité, mais les bois sont beaucoup moins pertinents, et les cuivres parfois beaucoup trop grinçants et acides. Il y a de beaux timbres, cependant, et le pupitre des cordes n'est pas très loin.


Tempi

Mackerras/Philarmonia, 10:25 / 9:42 / 7:31 / 9:18
Rowicki/LSO, 10:42 / 10:14 / 7:42 / 9:20
Kertesz/LSO, 10:19 / 10:08 / 7:23 / 9:15
Giulini/LPO, 11:34 / 11:33 / 7:59 /9:49

On a trois versions relativement nerveuses, et proches les unes des autres. Dans le premier mouvement, c'est Kertesz qui est un tout petit plus rapide que Mackerras, distançant Rowicki, qui fait figure de version peut-être plus équilibrée, entre ces deux captations et celle très lente de Giulini (11:34! Shocked). Cet Allegro Maestoso ne l'est, Maestoso, peut-être que chez Giulini, qui saisit pleinement la signification du terme. L'introduction est très solennelle chez le chef italien, pas très loin de Bruckner ou de Mahler. Rowicki est très sage, sans prise de risque, et la partition est respectée à la lettre. Ca manque soit de nervosité, soit de solennité. Ca gagne en clarté d'exposition, néanmoins.
Le second mouvement n'est pas adagio du tout chez Mackerras, qui prend vraiment le poco à son compte. Les tempi dans ce mouvement prêtent à Mackerras une intention, défendable, de concentration, de réduction des effets pathétiques: il propose une lecture très claire, très droite. Giulini est encore une fois très solennel. Kertesz et Rowicki, avec ce juste milieu, proposent une lecture plus empreinte de poésie. C'est très proche, dans les deux cas. Et le tempo chez Giulini, s'il accouche d'une construction sonore impressionnante, et parfois trop distendu, et rend l'écoute moins confortable.
J'ai une gros coup de coeur pour le scherzo de Giulini, j'y reviendrai. Pour un tempo plus fidèle à la partition, et certainement à l'idée que s'en faisait Dvorak, il faut plutôt chercher chez Mackerras ou Kertesz, très dansants.
Dans le dernier mouvement, on a trois versions très proches, et encore un Giulini plus lent. Un peu trop lent, ici. Je trouve que ça passe moins bien.
Néanmoins, à l'arrivée, même si au cas par cas je peux préférer tel ou tel mouvement, c'est bien la cohérence des tempi de Giulini qui s'impose: la vision est tenue du début à la fin, totalement assumée. La direction donne les moyens de son ambition à cette interprétation très large et libérale des tempi de cette symphonie.


Direction / interprétation

Giulini est impressionnant. Je l'ai dit: beaucoup de solennité, de majesté, et un sens de la nuance parfait. De belles pauses et des silences pertinents, des gradations parfaitement menées. Jamais, pourtant, le chef italien ne sombre dans la lourdeur ou dans la pompe.
C'est une lecture très métaphysique, très spirituelle.
Kertesz propose une lecture plus fougueuse, plus nerveuse, très nationale en un sens, marquée par quelques tics de direction parfois un peu fatigants, et des effets pas toujours très subtilement amenés.
Si l'on refuse, et c'est tout à fait possible, la lecture que propose Giulini de Dvorak, à mon sens, le match se joue entre Rowicki et Mackerras. Le premier est très classique: peu d'effets, beaucoup d'implication et d'engagement, mais assez peu de souffle, et un sens toujours présent de la mesure, de la sobriété. Le troisième mouvement de Rowicki est tout à fait remarquable. Quand Giulini propose une lecture dramatique du scherzo, très intense, confinant parfois à la célébration tragique - qui n'a pas forcément lieu d'être ici -, Rowicki est admirable de dynamisme, de légèreté, de chantant. C'est le gros point fort de son enregistrement, que ce mouvement parfaitement maîtrisé et tenu, très coloré, si plein d'esprit et d'humour par moments qu'on croit parfois entendre du Saint-Saëns en mieux. La direction de Mackerras est beaucoup plus typée. C'est, de toute façon, un chef très reconnaissable: vif et subtil, et d'un sens de la nuance, des effets, rare. Dans l'exposition thématique et la compréhension du texte de la partition, il est peut-être plus pertinent. Moins coloré que Rowicki, mais plus ambitieux, plus analytique. Kertesz est le perdant de cette petite écoute comparée personnelle: un peu trop furieux, un peu trop nerveux. C'est une vision de l'oeuvre très marquée, qui se défend elle aussi, mais qui finit par lasser.

Au final, chacun se fera son avis, et trois versions au moins sur les quatre sont indispensables à qui aime la musique symphonique de Dvorak, ou la musique symphonique tout court d'ailleurs! drapeau

Je suis néanmoins très content de cette écoute de Rowicki, peut-être encore plus agréable à la découverte que dans la 5è, même si moins surprenante que sa troisième, qui souffre aussi certainement moins de la concurrence de sommets discographiques répandus. J'ai néanmoins l'impression d'entamer la découverte d'une très grande et très belle intégrale.


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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Sam 19 Mai 2012 - 21:27

Dans la 4è, la comparaison oppose deux versions évidentes: Rowicki et le LSO, et Kertész, toujours avec le même orchestre. La comparaison de ces deux intégrales se révèle tout à fait fascinante: l'orchestre identique, d'un niveau peu ou prou équivalent, selon les versions, permet de mettre en relief l'influence d'un chef, d'une direction d'orchestre, sur l'interprétation proposée d'une même partition. J'écarte d'emblée Kubelik, lourdingue, balourd, et beaucoup trop germanique dans cette 4ème symphonie, qui se veut aérienne.

Rowicki propose une interprétation très subtile de l'oeuvre, très colorée - encore - et dynamique. Le mouvement, le rythme, le ménagement des nuances et des tempi, tiennent une place prépondérante dans le projet qui est le sien: peu à peu, l'espace sonore de la symphonie se déploie dans toute sa complexité, dans toute la richesse d'une orchestration bien plus complexe qu'il n'y paraît de prime abord. Le premier mouvement, Allegro, est un modèle du genre: les attaques sont très percutantes, très incisives, parfois un peu trop massives ou compactes, mais très marquées. Le rythme est mis en exergue: on entend presque trop la pulsation, mais cela donne une vie et un allant indéniable à cette lecture.

Ce que proposent Rowicki et le LSO dans le second mouvement, l'Andante sostenuto e moto cantabile, est absolument bouleversant. Rowicki, surtout, met en exergue la parenté wagnérienne de ces pages très émouvantes, à l'orchestration débarrassée de tout artifice inconvenant. L'ouverture thématique du mouvement par le pupitre des bois est une réussite totale, et les timbres vraiment très travaillés. La modulation aux cordes est tout aussi réussie, et on croit entendre assez souvent une réécriture du Tannhäuser. J'émettrai une simple critique sur l'intervention, tout au long de ce mouvement, des violoncelles parfois trop en retrait. La très belle prise de son, très transparente, très claire, aurait permis une reprise thématique par ces instruments plus pertinente et plus marquée, peut-être plus dramatique, comme c'est le cas chez Kertész. L'exposition thématique, la précision analytique de la direction de Rowicki, et la beauté parfois stupéfiante des timbres font de ce mouvement une réussite totale.
La version de Kertész est très belle. D'emblée, néanmoins, on entend trop les cuivres, et pas assez les bois, dans cette introduction jouée un peu plus rapidement, plus tenue, plus dense. Le pupitre des cordes est dirigé d'une main de maître, souvent plus marqué, plus lyrique que chez Rowicki. On est dans une lecture beaucoup plus romantique, plus clivée, avec un sens du climax qui manque peut-être au chef polonais. Plus de poésie, mais moins de clarté dans l'expositon thématique, dans la mise en évidence de l'intelligence de l'orchestration du compositeur tchèque.
Les deux versions se valent, mais la richesse et la grande sérénité du propos chez Rowicki l'emportent chez moi.

Les deux scherzos, Allegro feroce, sont particulièrement réussis, mais Kertész est vraiment à son avantage dans ce mouvement. Rowicki est plus sec, plus incisif, dans l'économie de moyen et dans une amplitude sonore toute maîtrisée. C'est très dynamique, très animé. Kertész est stupéfiant dans ces pages: mêmes qualités que Rowicki (belle amplitude du son, lecture très dynamique), mais en plus de cela, un travail sur les timbres extraordinaire, et surtout, une passion et un engagement réellement impressionnants. C'est aussi une lecture très nationale, beaucoup moins rationnelle et posée que celle de Rowicki. Les bois sont magnifiques tout du long, et les cuivres vraiment très équilibrés. L'interprétation est surtout habitée par un souffle réel, un allant et une intelligence du geste orchestral rares.

Une fois n'est pas coutume, c'est Rowicki qui se montre le plus vif dans le finale de cette belle symphonie. L'Allegro con brio qu'il propose est tout à fait pertinent, très très coloré, riche de nuances et d'une précision dans la lecture tout à fait remarquable. Kertész est un peu devant encore une fois: plus ample, la direction ouvre un espace sonore plus ambitieux, plus animé, peut-être plus dramatique aussi. Les deux versions sont à un niveau d'excellence qu'il faut souligner et féliciter. Kertész amène peut-être plus de génie au texte, quand Rowicki se focalise sur la mise en évidence très analytique des segments mélodiques et thématiques.

Deux très belles versions, au sommet de la discographie, qui ne se différencient dans la qualité que de par les partis pris, à l'appréciation de chacun.

Je pense continuer avec la 6è ou la 8è.
Désolé pour ce flood ! bom
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Horatio
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Lun 28 Mai 2012 - 15:07

Les discussions sur Kubelik m'ont donné envie d'écouter plus attentivement sa Septième de Dvorak avec les Wiener ;



Je suis cependant un peu déçu Neutral ; l'interprétation devient de plus en plus grossière et m'as-tu-vu à mesure qu'elle progresse, à tel point qu'elle en devient carrément vulgaire dans le Final.

Ca démarre pourtant bien : le philharmonique de Vienne sonne magnifiquement, avec ce timbre hétérogène mais pas trop lourd ; les cuivres, très (voire trop) présents colorent admirablement le premier mouvement, qui bénéficie d'une très belle dynamique - malgré quelques petites imprécisions : Kubelik prend des tempi relativement rapides, et bouscule quelques fois les fins de phrase. Sa direction, agile et énergique, se montre d'emblée narrative : il privilégie les effets immédiats, les changements brusques d'atmosphère et de dynamique à une construction d'ensemble plus charpentée et suivie. L'agilité de l'orchestre lui permet cependant de construire un beau discours, souvent épique, où les climats s'emboîtent rapidement et efficacement, tout en conservant une légèreté et une clarté nécessaires.
Kubelik est moins convaincant dans les passages lyriques, notamment dans le second mouvement : les vents manquent de conviction, et sa direction se révèle être trop athlétique et vive pour cette page mystérieuse et contemplative. Les idées originales lui manquent - on a donc droit à de nombreux ralenti et baisses de dynamique de mauvais goût dès qu'un thème plus lyrique est énoncé, avant qu'il ne relance brutalement son orchestre sur le forte suivant. Il lui manque une petite touche de poésie, qu'il remplace par des effets trop grossiers.
Ce défaut est encore plus frappant dans les deux derniers mouvements : le Scherzo est beaucoup trop racoleur et musclé, les effets de mauvais goûts se multiplient (glissandi des violons, dynamique sans cesse fluctuante) - mais le sommet est atteint dans le Final : les couleurs de l'orchestre sont trop forcés, on perd la légèreté initiale, et le discours est tellement maniéré qu'il en devient une caricature vulgaire : un ralenti pour tous les thèmes lyriques, une marche militaire bien appuyé pour tout le reste.

Déception donc ; après un début prometteur et rafraîchissant, le chef transforme cette musique en un sirop holywoodien bien trop appuyé et forcé - ce n'est même plus grandiloquent, juste vulgaire. Pour un chef tchèque, c'est vraiment surprenant Confused ...

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Si Titus Andronicus avait compté six actes, Shakespeare s'en serait pris aux spectateurs des premiers rangs du parterre et les aurait fait périr dans d'atroces souffrances.
(Jan Kott, Shakespeare, notre contemporain)

La vérité est si vraie, la force si forte, la finesse si fine, la profondeur si profonde et la philosophie si universelle dans ce texte qu'il vaut bien la peine d'y passer un instant.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Lun 28 Mai 2012 - 15:14

Horatio a écrit:
Les discussions sur Kubelik m'ont donné envie d'écouter plus attentivement sa Septième de Dvorak avec les Wiener ;



Je suis cependant un peu déçu Neutral ; l'interprétation devient de plus en plus grossière et m'as-tu-vu à mesure qu'elle progresse, à tel point qu'elle en devient carrément vulgaire dans le Final.

Ca démarre pourtant bien : le philharmonique de Vienne sonne magnifiquement, avec ce timbre hétérogène mais pas trop lourd ; les cuivres, très (voire trop) présents colorent admirablement le premier mouvement, qui bénéficie d'une très belle dynamique - malgré quelques petites imprécisions : Kubelik prend des tempi relativement rapides, et bouscule quelques fois les fins de phrase. Sa direction, agile et énergique, se montre d'emblée narrative : il privilégie les effets immédiats, les changements brusques d'atmosphère et de dynamique à une construction d'ensemble plus charpentée et suivie. L'agilité de l'orchestre lui permet cependant de construire un beau discours, souvent épique, où les climats s'emboîtent rapidement et efficacement, tout en conservant une légèreté et une clarté nécessaires.
Kubelik est moins convaincant dans les passages lyriques, notamment dans le second mouvement : les vents manquent de conviction, et sa direction se révèle être trop athlétique et vive pour cette page mystérieuse et contemplative. Les idées originales lui manquent - on a donc droit à de nombreux ralenti et baisses de dynamique de mauvais goût dès qu'un thème plus lyrique est énoncé, avant qu'il ne relance brutalement son orchestre sur le forte suivant. Il lui manque une petite touche de poésie, qu'il remplace par des effets trop grossiers.
Ce défaut est encore plus frappant dans les deux derniers mouvements : le Scherzo est beaucoup trop racoleur et musclé, les effets de mauvais goûts se multiplient (glissandi des violons, dynamique sans cesse fluctuante) - mais le sommet est atteint dans le Final : les couleurs de l'orchestre sont trop forcés, on perd la légèreté initiale, et le discours est tellement maniéré qu'il en devient une caricature vulgaire : un ralenti pour tous les thèmes lyriques, une marche militaire bien appuyé pour tout le reste.

Déception donc ; après un début prometteur et rafraîchissant, le chef transforme cette musique en un sirop holywoodien bien trop appuyé et forcé - ce n'est même plus grandiloquent, juste vulgaire. Pour un chef tchèque, c'est vraiment surprenant Confused ...

Merci pour ce bel avis détaillé.

J'avais moi-même était très déçu par le manque flagrant de couleur et de poésie sous la baguette de Kubelik dans ces pages. D'autant plus dans cette 7è symphonie, toute faite d'atmosphère, de lyrisme contenu et sincère, printanier, parfois tendre, parfois sournoisement poignant.
Pour le reste, tu as certainement mieux dit que je ne le dirais le peu de bien que je pense de cet enregistrement.

Si l'on souhaite écouter Kubelik dans Dvorak, il me semble qu'à l'exception d'une 8è à peu près correcte et d'un joli Stabat Mater, il faut s'abstenir. Même dans la musique religieuse, ce chef reste assez loin, pour le comparer avec ce qui est comparable, du degré de pénétration que la lecture d'Ancerl peut amener, par exemple.
C'est assez étrange, mais c'est une musique qui semble échapper à la compréhension profonde de ce chef, qui reste très superficiel dans ses pages (peu étonnant, donc, qu'il s'en tire dans une 8è symphonie, peut-être la plus artificielle des 9).

Le soucis, c'est aussi de réussir à prendre du plaisir sous la baguette d'autres chefs, quand des sommets discographiques très très hauts se présentent à nous par ailleurs.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 19 Juin 2012 - 21:50



Karajan dans Dvorak, c'est vraiment à prendre avec des pincettes - notamment ses ultimes performances, beaucoup trop marmoréennes et à côté de la plaque. Ici, il profite du somptueux Philharmonique de Vienne pour nous offrir un version rutilante, un modèle d'exposition. Passer de Neumann ou de Talich à cette version, c'est le choc garanti ; alors qu'on y peint souvent une exaltation liée au cadre naturel, campagnard, Karajan exacerbe tous les climats de la partition pour en faire un drame cosmopolite. Cette vision onirique tend à donner un aspect presque wagnérien à la symphonie (surexposition des cuivres, thèmes très marqués), à d'autres moments des réminiscences "brahmsiennes" (couleurs, orchestre très dense).

Le premier mouvement est peut-être l'exemple le plus symptomatique de ce traitement ; dans une vision très spectaculaire et dramatique, Karajan le construit par séquences, extrêmement contrastée, cherchant avec des climax terrifiants de puissance les attaches de l'œuvre à la tradition germanique. Une conception d'une grande densité qui laisse peu de place à l'émotion, mais plutôt à des explosions trépidantes de couleurs.
Le second mouvement poursuit dans la même conception, mais une telle démonstration gâche le propos d'ordinaire doucement mélancolique de cette magnifique page bucolique. Too much ; dès le début, les phrasés manquent de naturel et de détente, Karajan cherche encore les contrastes et la tension, en imprimant beaucoup trop de noirceur dans les interventions des cordes.
La célèbre valse qui suit nous transporte ensuite dans les salons de l'aristocratie viennoise, avec toute la grâce - et surtout la nonchalance - requises. Il n'est pas question de danse un tant soit peu rustique ; les cordes chantent, les bois virevoltent, le mouvement entier se pare d'une douceur veloutée. Trop attentiste cependant. Le dernier mouvement est plus classique ; il suit la route tracée jusqu'à lui, bien qu'il ne verse pas dans les mêmes excès que le premier mouvement.

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Utnapištim
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mer 20 Juin 2012 - 0:16

Personne n'a écouté la 7e de Monteux avec le LSO ?

Si vous n'êtes pas conquis par cette musique après avoir écouté cet enregistrement, vous ne le serez jamais !
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mer 20 Juin 2012 - 0:54

Utnapištim a écrit:
Personne n'a écouté la 7e de Monteux avec le LSO ?

Si vous n'êtes pas conquis par cette musique après avoir écouté cet enregistrement, vous ne le serez jamais !

Ca n'est pas ma version préférée, même si elle est très honnête. Very Happy
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mer 20 Juin 2012 - 14:49

Horatio a écrit:


Karajan dans Dvorak, c'est vraiment à prendre avec des pincettes - notamment ses ultimes performances, beaucoup trop marmoréennes et à côté de la plaque. Ici, il profite du somptueux Philharmonique de Vienne pour nous offrir un version rutilante, un modèle d'exposition. Passer de Neumann ou de Talich à cette version, c'est le choc garanti ; alors qu'on y peint souvent une exaltation liée au cadre naturel, campagnard, Karajan exacerbe tous les climats de la partition pour en faire un drame cosmopolite. Cette vision onirique tend à donner un aspect presque wagnérien à la symphonie (surexposition des cuivres, thèmes très marqués), à d'autres moments des réminiscences "brahmsiennes" (couleurs, orchestre très dense).

Le premier mouvement est peut-être l'exemple le plus symptomatique de ce traitement ; dans une vision très spectaculaire et dramatique, Karajan le construit par séquences, extrêmement contrastée, cherchant avec des climax terrifiants de puissance les attaches de l'œuvre à la tradition germanique. Une conception d'une grande densité qui laisse peu de place à l'émotion, mais plutôt à des explosions trépidantes de couleurs.
Le second mouvement poursuit dans la même conception, mais une telle démonstration gâche le propos d'ordinaire doucement mélancolique de cette magnifique page bucolique. Too much ; dès le début, les phrasés manquent de naturel et de détente, Karajan cherche encore les contrastes et la tension, en imprimant beaucoup trop de noirceur dans les interventions des cordes.
La célèbre valse qui suit nous transporte ensuite dans les salons de l'aristocratie viennoise, avec toute la grâce - et surtout la nonchalance - requises. Il n'est pas question de danse un tant soit peu rustique ; les cordes chantent, les bois virevoltent, le mouvement entier se pare d'une douceur veloutée. Trop attentiste cependant. Le dernier mouvement est plus classique ; il suit la route tracée jusqu'à lui, bien qu'il ne verse pas dans les mêmes excès que le premier mouvement.

Merci beaucoup pour ce retour.

Tu connais la version de Giulini? Si tu veux redécouvrir cette partition, notamment la valse, c'est incontournable. On y entend des bois qu'on entend nulle part ailleurs. Après, c'est moins dansant, moins aristocratique, plus déconstruit et analytique.

Tu m'as donné envie de me replonger dans cette symphonie.

Il faut faire la part belle aux versions de Walter, de Szell, autant de vieilles pâtes toujours au sommet. Sawallisch est beaucoup plus récent mais passionnant aussi.


Dernière édition par Ben. le Mer 20 Juin 2012 - 15:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mer 20 Juin 2012 - 15:00

Non, je ne connais pas du tout Giulini dans Dvorak - une honteuse lacune de ma part Embarassed . Mais c'est sûrement dans mon immense liste d'attente fleurs ... il y a aussi Suitner que j'aimerais bien tester.

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Si Titus Andronicus avait compté six actes, Shakespeare s'en serait pris aux spectateurs des premiers rangs du parterre et les aurait fait périr dans d'atroces souffrances.
(Jan Kott, Shakespeare, notre contemporain)

La vérité est si vraie, la force si forte, la finesse si fine, la profondeur si profonde et la philosophie si universelle dans ce texte qu'il vaut bien la peine d'y passer un instant.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Jeu 21 Juin 2012 - 21:33

Vu grâce à Discobole, cette intégrale Kertész/LSO à prix réduit est indispensable pour qui voudrait découvrir la musique symphonique de Dvorák, ou tout simplement découvrir un grand chef.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Dim 22 Juil 2012 - 17:46



Je dois avouer que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé ; Giulini développe dans cette Septième sa vision avec une grande cohérence et une remarquable intégrité, mais cette humeur crépusculaire et "fin du monde" alourdit trop cette œuvre pour moi.

Giulini met fortement en avant la parenté entre les mouvements externes, leur donnant la même unité interprétative - il scrute la partition pour en extraire tout le potentiel dramatique et polyphonique, imposant grâce à une assise puissante une vision grandiose et tourmentée, celle d'un monde qui se délite à grands cris. La fin du monde, quoi.
J'irosine, mais Giulini réussit remarquablement bien dans son entreprise. La sonorité très hétérogène, mais également sombre et charnue d'un LPO galvanisé fait merveille dans cette optique brahmsienne de la couleur sonore (avec des cordes largement avantagées). L'emphase sur les accents, les contrastes et les nuances creuse chaque phrasé ; le tempo n'est jamais heurté, et permet d'asseoir cette puissance dramatique. Soulignons aussi que Giulini n'est en aucun cas larmoyant ou pesant - mais sévère, presque démiurgique : il peint avec cet horizon tourmenté avec maîtrise, déchaîne les forces dramatiques de l'œuvre en gardant la tête froide. Je qualifierais presque le tempétueux Final d'apocalyptique.

Par contre, les deux mouvements centraux me posent plus de problèmes. Le chef semble aussi y voir une parenté stylistique, mais il désamorce complètement leur spontanéité.
Le second mouvement - douce et amère consolation chez Neumann par exemple - est ici une peinture fascinante de l'austérité religieuse. Le temps s'étire avec ces magnifiques dialogues grisés et amers aux bois ; l'immobilisation expressive du mouvement diffuse une lumière lointaine, diaphane, et la consolation terrienne devient une prière vers un au-delà, une aspiration fervente au repos. Dans ce grand calme, cette maitrîse absolue des sentiments, on croirait voir les imposantes arcades d'une abbaye romane.
Malheureusement, dans le Scherzo, Giulini s'échine à chercher les mêmes couleurs que dans le II, la même complexité de sentiments que dans le I ; le mouvements perd alors toute sa fraîcheur. Le tempo est vraiment trop lent, il brise l'élan et la spontanéité de cette page - tandis que le travail polyphonique du chef ne fait que l'alourdir.

Une lecture grandiose et dramatique, qui trouve la tempête dans les I et IV, et cherche la concentration fervente dans les II et III. C'est parfait dans cette optique, mais au détriment de la spontanéité de cette Septième : l'ensemble me semble presque trop emphatique, parfois trop pesant et contrasté. Mais là, je chipote Mr. Green .

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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Dim 22 Juil 2012 - 18:03

Horatio a écrit:


Je dois avouer que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé ; Giulini développe dans cette Septième sa vision avec une grande cohérence et une remarquable intégrité, mais cette humeur crépusculaire et "fin du monde" alourdit trop cette œuvre pour moi.

Giulini met fortement en avant la parenté entre les mouvements externes, leur donnant la même unité interprétative - il scrute la partition pour en extraire tout le potentiel dramatique et polyphonique, imposant grâce à une assise puissante une vision grandiose et tourmentée, celle d'un monde qui se délite à grands cris. La fin du monde, quoi.
J'irosine, mais Giulini réussit remarquablement bien dans son entreprise. La sonorité très hétérogène, mais également sombre et charnue d'un LPO galvanisé fait merveille dans cette optique brahmsienne de la couleur sonore (avec des cordes largement avantagées). L'emphase sur les accents, les contrastes et les nuances creuse chaque phrasé ; le tempo n'est jamais heurté, et permet d'asseoir cette puissance dramatique. Soulignons aussi que Giulini n'est en aucun cas larmoyant ou pesant - mais sévère, presque démiurgique : il peint avec cet horizon tourmenté avec maîtrise, déchaîne les forces dramatiques de l'œuvre en gardant la tête froide. Je qualifierais presque le tempétueux Final d'apocalyptique.

Par contre, les deux mouvements centraux me posent plus de problèmes. Le chef semble aussi y voir une parenté stylistique, mais il désamorce complètement leur spontanéité.
Le second mouvement - douce et amère consolation chez Neumann par exemple - est ici une peinture fascinante de l'austérité religieuse. Le temps s'étire avec ces magnifiques dialogues grisés et amers aux bois ; l'immobilisation expressive du mouvement diffuse une lumière lointaine, diaphane, et la consolation terrienne devient une prière vers un au-delà, une aspiration fervente au repos. Dans ce grand calme, cette maitrîse absolue des sentiments, on croirait voir les imposantes arcades d'une abbaye romane.
Malheureusement, dans le Scherzo, Giulini s'échine à chercher les mêmes couleurs que dans le II, la même complexité de sentiments que dans le I ; le mouvements perd alors toute sa fraîcheur. Le tempo est vraiment trop lent, il brise l'élan et la spontanéité de cette page - tandis que le travail polyphonique du chef ne fait que l'alourdir.

Une lecture grandiose et dramatique, qui trouve la tempête dans les I et IV, et cherche la concentration fervente dans les II et III. C'est parfait dans cette optique, mais au détriment de la spontanéité de cette Septième : l'ensemble me semble presque trop emphatique, parfois trop pesant et contrasté. Mais là, je chipote Mr. Green .

Merci. Smile

Je trouve le troisième mouvement le plus réussi d'entre tous, alors je pense que nos avis divergent un peu. Mais tu as raison sur le fond, nous sommes justes différemment sensibles à ce que tente de faire (et rate un peu) Giulini.
Si tu relis mon avis sur la 7è / Giulini un peu plus haut, tu verras que nous avons grosso modo la même lecture du travail du chef italien.

Du coup, je suis curieux de savoir ce que tu as pensé, ou vas penser, de sa 8è, qui est la plus réussie des trois. Mr.Red
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Dim 22 Juil 2012 - 18:18

Ben. a écrit:
Je trouve le troisième mouvement le plus réussi d'entre tous, alors je pense que nos avis divergent un peu. Mais tu as raison sur le fond, nous sommes justes différemment sensibles à ce que tente de faire (et rate un peu) Giulini.

Oui, je vois ce que tu veux dire Smile . Personnellement, j'aime bien entendre ce Scherzo plus chantant et virevoltant (ce qui ne veut pas dire naïf), c'est-à-dire dans une conception moins chargée que les mouvements qui l'entourent ; pour moi, ce mouvement est une bouffée d'air frais (comme bien de scherzos de Dvorak), histoire de varier un peu l'ambiance avant d'attaquer le final dantesque - dont les climax sont particulièrement impressionnants chez Giulini. En fait, ce Scherzo me gêne moins en tant que tel que dans la continuité de la symphonie entière, parce qu'en lui même il est très bien mené par le chef italien.

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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Dim 22 Juil 2012 - 18:22

Horatio a écrit:
Ben. a écrit:
Je trouve le troisième mouvement le plus réussi d'entre tous, alors je pense que nos avis divergent un peu. Mais tu as raison sur le fond, nous sommes justes différemment sensibles à ce que tente de faire (et rate un peu) Giulini.

Oui, je vois ce que tu veux dire Smile . Personnellement, j'aime bien entendre ce Scherzo plus chantant et virevoltant (ce qui ne veut pas dire naïf), c'est-à-dire dans une conception moins chargée que les mouvements qui l'entourent ; pour moi, ce mouvement est une bouffée d'air frais (comme bien de scherzos de Dvorak), histoire de varier un peu l'ambiance avant d'attaquer le final dantesque - dont les climax sont particulièrement impressionnants chez Giulini. En fait, ce Scherzo me gêne moins en tant que tel que dans la continuité de la symphonie entière, parce qu'en lui même il est très bien mené par le chef italien.

Ah tu veux dire que tu aimes Kertész? Mr.Red
Je ne renonce jamais.

Il y a Rowicki qui propose un compromis admirable, dans le Scherzo de cette septième.
Mackerras aussi est virevoltant, très dansant, dans ces pages.

Globalement, je trouve le LPO un peu moyen; je resterai éternellement curieux du rendu potentiel d'une lecture giulinienne de cette septième avec un philharmonique plus performant. Je trouve les cuivres assez calamiteux notamment.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Dim 22 Juil 2012 - 20:49

Ah et je suis bête, mais du coup, il faut absolument que tu écoutes la version enregistrée par Giulini avec le New Philharmonia. C'est tout aussi génial, et ça devrait plus te plaire !
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Jeu 9 Aoû 2012 - 14:50

Ecoute de la 7ème par Bernstein, période NYP.

Ecoute très difficile, qui demande de faire la part des choses entre la qualité intrinsèque de cette version et l'écoute attendue, l'horizon d'attente non satisfait dans cette oeuvre: on a rarement été aussi éloigné de Dvorak et de la musique tchèque.
Le premier mouvement est le moins intéressant des quatre, et sous la baguette de Bernstein, l'impression n'en est que renforcée à ce sujet. On remarque néanmoins d'emblée la très belle qualité de la prestation orchestrale. Techniquement, c'est irréprochable, et l'équilibre entre les pupitres est remarquable. La prise de son est parfois un peu opaque, mais dans l'ensemble, il faut souligner la belle limpidité de l'ensemble: les différentes voix de l'orchestre sont à la fois suffisamment dissociées pour être audibles et suffisamment cohérentes et en dialogue pour former un tout.
Le second mouvement en dit long sur l'intention de Bernstein: le tout sonne comme du Mahler, et c'est assez désagréable à vrai dire. L'optique clairement post-romantique de Dvorak sous la baguette de Bernstein peut se justifier, mais elle me semble ici très clairement exagérée et jusqu'au boutiste. Alors bien sûr, on peut admirer la profondeur du son, la qualité incroyable des timbres et la science des tempi du chef américain. Mais l'écriture et la l'orchestration chez Dvorak se prête dans cette symphonie assez mal à ce jeu de réinvention.
Dans le troisième mouvement, il faut reconnaître qu'on entend tout: toutes les lignes du discours musical sont parfaitement mise en valeur, et le dialogue entre instruments et pupitres est tout à fait remarquable. Mais quel manque cruel de rebond, de chantant, de virevoltant ! L'interprétation de ce scherzo est un contresens: le rendu est par moments presque martial, très loin de la légèreté amère et un peu mélancolique du texte d'origine. LE tout est un peu pompier, faussement tragique, et le soufflé retombe aussitôt la surprise passée.
Le quatrième mouvement a ses fulgurances: encore une fois, la remarquable osmose du chef et de l'orchestre sert l'interprétation de fort belle manière. Les pupitres sont parfaitement équilibrés, encore une fois, avec notamment de très belles interventions des bois, pour ne pas citer les flûtes. Les cuivres et les trompettes se font plutôt discrets, et la qualité de timbre des violons, et des cordes en général, finit par l'emporter.

A mon sens l'écueil principal de cette interprétation tient à certains choix dans les tempi: le texte du compositeur tchèque se prête à mon avis assez mal à ce jeu. Si la qualité sonore et la beauté du rendu orchestral peuvent séduire, un certain nombre des choix de Bernstein me semblent un peu malavisés.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 15:38

Le chat cat est loin, les souris dansent - j'en profite pour me lancer dans une petite revue de la Huitième de Giulini/Philharmonia. Ben, si tu veux t'épargner une crise cardiaque, ne lis pas ce qui suit Shit .

Spoiler:
 

Je ferai court cette fois. Lorsque j'ai lancé le troisième mouvement, je me suis dit que j'allais vraiment avoir de la peine à finir ; heureusement, le Final n'est pas aussi raté à mes oreilles que cet Allegretto pachidermique et ennuyeux au possible. J'avais déjà eu des réticences quant à la vision de Giulini des symphonies de Dvorak pour sa Septième, mais ici je trouve son travail absolument hors de propos. Je ne sais pas ce qu'il cherche dans ces partitions - l'introspection, l'hédonisme, l'héritage de Brahms ou encore un lyrisme exacerbé -, mais il dénature complètement cette symphonie à force de jouer du forceps. Là où je voudrais entendre un hymne à la mère patrie, une joie sincère et simple, j'entends une soupe (oui, une soupe) sonore aux relents brucknériens, voire straussiens. La plastique et les couleurs du Philharmonia ont beau être magnifiques, la saturation guette. Cette conception ultra-lyrique noie le premier mouvement - où le climax fort appuyé de 6'30 se démarque à peine du reste ! Les cuivres couvrent a moitié de l'orchestre dès qu'ils en ont l'occasion, et je croirais entendre les cordes de Berlin façon Karajan années 80 - alors qu'ailleurs, Giulini semble obséder par la volonté de tout faire entendre. Il manque ainsi beaucoup, beaucoup de légèreté au second mouvement : c'est peut-être impressionnant (je pense notamment à 7'00 et ce qui suit), mais ça n'est pas ce que je cherche dans Dvorak. je passe très rapidement sur un troisième mouvement insupportable, pour arriver au Final, bien moins tonitruant que le premier mouvement, mais qui ne s'illustre en rien (sauf par sa plastique, encore une fois).

Bref, une Huitième qui me fait hérisser le poil. Rien de vulgaire, mais pour moi c'est complètement hors de propos d'habiller cette œuvre de si riches atours.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 16:04

Tiens, moi ça me fait un effet inverse. Une version hédoniste certes, mais que je trouve aussi très naturelle, généreuse, instinctive et chantante. Aucune autre version ne m'a séduit comme celle ci pour le moment. Si tu as des suggestions, je suis prenneur ! Smile
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 16:11

Vite, avant que Ben ne me tombe dessus Mr. Green .

Talich, j'aime beaucoup : on sent l'herbe sous ses pieds, les paysages un peu rustres de Bohème et l'attachement viscéral des musiciens pour cette musique.

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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 16:12

Horatio a écrit:
Le chat cat est loin, les souris dansent - j'en profite pour me lancer dans une petite revue de la Huitième de Giulini/Philharmonia. Ben, si tu veux t'épargner une crise cardiaque, ne lis pas ce qui suit Shit .

Spoiler:
 

Je ferai court cette fois. Lorsque j'ai lancé le troisième mouvement, je me suis dit que j'allais vraiment avoir de la peine à finir ; heureusement, le Final n'est pas aussi raté à mes oreilles que cet Allegretto pachidermique et ennuyeux au possible. J'avais déjà eu des réticences quant à la vision de Giulini des symphonies de Dvorak pour sa Septième, mais ici je trouve son travail absolument hors de propos. Je ne sais pas ce qu'il cherche dans ces partitions - l'introspection, l'hédonisme, l'héritage de Brahms ou encore un lyrisme exacerbé -, mais il dénature complètement cette symphonie à force de jouer du forceps. Là où je voudrais entendre un hymne à la mère patrie, une joie sincère et simple, j'entends une soupe (oui, une soupe) sonore aux relents brucknériens, voire straussiens. La plastique et les couleurs du Philharmonia ont beau être magnifiques, la saturation guette. Cette conception ultra-lyrique noie le premier mouvement - où le climax fort appuyé de 6'30 se démarque à peine du reste ! Les cuivres couvrent a moitié de l'orchestre dès qu'ils en ont l'occasion, et je croirais entendre les cordes de Berlin façon Karajan années 80 - alors qu'ailleurs, Giulini semble obséder par la volonté de tout faire entendre. Il manque ainsi beaucoup, beaucoup de légèreté au second mouvement : c'est peut-être impressionnant (je pense notamment à 7'00 et ce qui suit), mais ça n'est pas ce que je cherche dans Dvorak. je passe très rapidement sur un troisième mouvement insupportable, pour arriver au Final, bien moins tonitruant que le premier mouvement, mais qui ne s'illustre en rien (sauf par sa plastique, encore une fois).

Bref, une Huitième qui me fait hérisser le poil. Rien de vulgaire, mais pour moi c'est complètement hors de propos d'habiller cette œuvre de si riches atours.

Je pensais qu'entre nous, une réconciliation était encore possible. Tu viens de tout briser. Shit

Alors bien sûr, contrairement à toi, je trouve effectivement très riche, très généreux dans le son, mais pas "pachydermique", plutôt inspiré, plastiquement irréprochable, presque discursif par ailleurs. Mais, sérieusement, je comprends tes réticences. Je commence à cerner le bonhomme, tu n'aimes Dvorak joué que "made in place des fêtes de Brno par un orchestre de vieillards tziganes", alors forcément, Giulini, ça coince un peu. Mr.Red
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 16:19

Ben. a écrit:
Je pensais qu'entre nous, une réconciliation était encore possible. Tu viens de tout briser. Shit

Si on commence à parler de la Philharmonie tchèque de la grande époque comme d'un orchestre folklorique, j'ai bien peur que la rupture soit effectivement consommée louis16 .

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 16:26

C'est pas du folklore les vents de la philharmonie Tchèque ?

hehe
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*Nico
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 16:26

Horatio a écrit:
Talich, j'aime beaucoup : on sent l'herbe sous ses pieds, les paysages un peu rustres de Bohème et l'attachement viscéral des musiciens pour cette musique.


Ca date de 1938 apparemment ! Ca doit gratter sévère... Neutral
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 16:32

Sinon, pour la huitième, Kertész, c'est très bien. Comme Munch ou Talich d'ailleurs. Ou même Szell.

Rowicki est remarquable également, un beau compromis. Mais le must, ça reste définitivement Mackerras. cheers
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 21:48

Découverte avec Mackerras, pas eu envie de passer à autre chose mains

Je note tout de même ces versions-là !
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 21:51

mr.hutz a écrit:
Découverte avec Mackerras, pas eu envie de passer à autre chose mains

Je note tout de même ces versions-là !

J'aurais envie de te dire que Mackerras y est tellement stratosphérique que toute autre version risque de te paraître un peu fade... Mr.Red
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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Ven 21 Sep 2012 - 22:34

*Niko a écrit:
Horatio a écrit:
Talich, j'aime beaucoup : on sent l'herbe sous ses pieds, les paysages un peu rustres de Bohème et l'attachement viscéral des musiciens pour cette musique.


Ca date de 1938 apparemment ! Ca doit gratter sévère... Neutral
1938, c'est sa première gravure de l'oeuvre, effectuée à Londres pour HMV (et au niveau du son c'est de la bonne mono de l'époque), mais sa version la plus célèbre, ça reste l'enregistrement Supraphon de 1951, une référence indispensable !
http://www.youtube.com/watch?v=mhbn3gTOxjU
(C'était sur Musique Ouverte mais les liens RS sont morts. Il faudra que je remette ça.)
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Sam 22 Sep 2012 - 9:47

mr.hutz a écrit:
Découverte avec Mackerras, pas eu envie de passer à autre chose mains

Je note tout de même ces versions-là !

C'est celle-ci ?



Parce qu'il existe aussi un enregistrement avec le London Philharmonia.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Sam 22 Sep 2012 - 9:58

Je connais trois versions: avec le LPO, avec le Philharmonia et avec Prague. Trois versions magnifiques, même si le Philharmonia me paraît un cran en dessous.

La version Prague est peut-être la plus parfaite et la plus intelligente. Après, tout dépend du couplage que tu préfères: le LPO joue également les variation ssymphoniques, le Philharmonia une 7è d'anthologie, et une 9è donc, pour Prague. A se limiter strictement à la 8è difficile de faire mieux que cet enregistrement avec Prague par contre.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Sam 22 Sep 2012 - 10:17

Ok, merci ! Smile
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 12:12

Nouvelle intégrale de la Philharmonie Tchèque à venir :
http://praguemonitor.com/2012/10/31/czech-philharmonic-record-dvo%C5%99%C3%A1ks-symphonies-decca
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 13:42

alexandre. a écrit:
Nouvelle intégrale de la Philharmonie Tchèque à venir :
http://praguemonitor.com/2012/10/31/czech-philharmonic-record-dvo%C5%99%C3%A1ks-symphonies-decca

Merci pour l'info Alexandre ! Very Happy

Ce sera donc du live.

La dernière intégrale Dvorak chez ce label, et même la seule, c'était celle de Kertesz, il y a un demi siècle...

C'est bien que l'article rappelle le prestige de Decca Classics. Même parmi les mélomanes, on a un peu tendance à oublier. hehe

Etonnant que Belohlavek n'ait jamais dirigé les symphonies 2 et 3 ! Surprised


Dernière édition par Mélomaniac le Mar 6 Nov 2012 - 19:00, édité 2 fois
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Horatio
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 17:43

alexandre. a écrit:
Nouvelle intégrale de la Philharmonie Tchèque à venir :
http://praguemonitor.com/2012/10/31/czech-philharmonic-record-dvo%C5%99%C3%A1ks-symphonies-decca

Belohlavek, dans la lignée de ses illustres prédécesseurs, ne pouvait pas y échapper Mr. Green (au moins pour les 4 dernières). C'est bien de vouloir valoriser le répertoire tchèque à travers le monde - espérons qu'il ne se limite pas à Dvorak et Smetana (il joue déjà Martinu en Angleterre, par exemple). Je crois qu'il joue souvent des contemporains, à Prague en tout cas (j'avais assisté à un concert il y a deux semaines, il jouait l'ouverture "Greetings"d'un certain Kopelent).

_________________
Si Titus Andronicus avait compté six actes, Shakespeare s'en serait pris aux spectateurs des premiers rangs du parterre et les aurait fait périr dans d'atroces souffrances.
(Jan Kott, Shakespeare, notre contemporain)

La vérité est si vraie, la force si forte, la finesse si fine, la profondeur si profonde et la philosophie si universelle dans ce texte qu'il vaut bien la peine d'y passer un instant.
(Un journaliste américain, 1894)
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 17:47

Horatio a écrit:
alexandre. a écrit:
Nouvelle intégrale de la Philharmonie Tchèque à venir :
http://praguemonitor.com/2012/10/31/czech-philharmonic-record-dvo%C5%99%C3%A1ks-symphonies-decca

Belohlavek, dans la lignée de ses illustres prédécesseurs, ne pouvait pas y échapper Mr. Green (au moins pour les 4 dernières). C'est bien de vouloir valoriser le répertoire tchèque à travers le monde - espérons qu'il ne se limite pas à Dvorak et Smetana (il joue déjà Martinu en Angleterre, par exemple).
Il a même réussi à faire enregistrer le BBC SO par Supraphon (certes c'est du Suk).
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Ben.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 20:10

Mélomaniac a écrit:
alexandre. a écrit:
Nouvelle intégrale de la Philharmonie Tchèque à venir :
http://praguemonitor.com/2012/10/31/czech-philharmonic-record-dvo%C5%99%C3%A1ks-symphonies-decca

Merci pour l'info Alexandre ! Very Happy

Ce sera donc du live.

La dernière intégrale Dvorak chez ce label, et même la seule, c'était celle de Kertesz, il y a un demi siècle...

C'est bien que l'article rappelle le prestige de Decca Classics. Même parmi les mélomanes, on a un peu tendance à oublier. hehe

Etonnant que Belohlavek n'ait jamais dirigé les symphonies 2 et 3 ! Surprised

Si elle est du même niveau que celle de Kertész, on aura là un colosse discographique aux deux pieds inébranlables. Smile
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 21:04

L'an dernier, j'ai pu récupérer gratuitement l'intégrale de Vladimir Valek chez Supraphon.

Spoiler:
 

Pas encore eu le temps d'écouter... Embarassed

Quelqu'un connaît cette interprétation ?

Est-ce que ça vaut la peine que je décellophane le coffret pour y attarder une oreille, ou mieux vaut l'offrir en cadeau à un mélomane qui n'aurait encore aucune intégrale Dvorak ?
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Ben.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 21:12

Mélomaniac a écrit:
L'an dernier, j'ai pu récupérer gratuitement l'intégrale de Vladimir Valek chez Supraphon.

Spoiler:
 

Pas encore eu le temps d'écouter... Embarassed

Quelqu'un connaît cette interprétation ?

Est-ce que ça vaut la peine que je décellophane le coffret pour y attarder une oreille, ou mieux vaut l'offrir en cadeau à un mélomane qui n'aurait encore aucune intégrale Dvorak ?

C'est plutôt bien même si un très inégal. Prague manque parfois d'un peu de profondeur, mais c'est chantant, et plutôt sous-tendu par une visée analytique assez explicite. Ca manque néanmoins très clairement de souplesse.

C'est un chef que j'aime assez, qui est à mon sens actuellement l'un des plus grands directeurs en exercice dans Martinu ou la musique tchèque contemporaine, mais qui se révèle bien moins efficace dans ce répertoire.

Je pense que tu peux l'offrir.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 6 Nov 2012 - 21:20

Ben. a écrit:

Je pense que tu peux l'offrir.
Merci Ben !
Justement, cette intégrale n'ayant pas défrayé la chronique, je ne l'ai pas encore écoutée car je doutais d'y entendre des interprétations transcendantes...

Bah, je pense que je vais quand même y jeter une oreille avant de l'offrir à la Chaumière... hehe
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Ben.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mer 7 Nov 2012 - 9:41

Mélomaniac a écrit:
Ben. a écrit:

Je pense que tu peux l'offrir.
Merci Ben !
Justement, cette intégrale n'ayant pas défrayé la chronique, je ne l'ai pas encore écoutée car je doutais d'y entendre des interprétations transcendantes...

Bah, je pense que je vais quand même y jeter une oreille avant de l'offrir à la Chaumière... hehe

Je crois même qu'elle s'était faite copieusement descendre... hehe
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mer 7 Nov 2012 - 11:34

La Chaumière s'appelle Melomania désormais Wink
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Zeno
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mer 7 Nov 2012 - 12:43

Ah, parfait, cela implique qu'un des membres des forums change de pseudo et s'appelle désormais Chaumiac. king
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Horatio
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Jeu 8 Nov 2012 - 22:02

Quelqu'un aurait-il attardé une oreille sur les symphonies 7, 8 et 9 de C. P. Flor à la tête de son orchestre malaisien ? J'ai ai lu de bonnes critiques, et l'orchestre de Malaisie n'a, à l'écoute de quelques extraits, rien d'un ensemble de seconde zone.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 21 Jan 2014 - 1:05

Very Happy Réédition en coffret de l'intégrale Kertesz : Symphonies, poèmes symphoniques, ouvertures et même le Requiem. Que des versions de référence !

http://www.amazon.fr/Collectors-Dvorak-Symphonies-Istvan-Kertesz/dp/B00H5DNAPM

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André
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Mar 21 Jan 2014 - 2:18

Je seconde. La meilleur intégrale, et un excellent Requiem.

Les symphonies 7 et 8 sont tellement enregistrées qu'il est presque impossible de trouver une interprétation qui domine clairement la discographie.

Je trouve les symphonies 1 et 2 plutôt négligeables. 3 et surtout 4 sont très écoutables. Järvi et Kertesz sont excellents. La 5ème est une de mes préférées. Kertesz est presque inapprochable. J'aime aussi beaucoup la version très rustique de Zdenek Kosler.

La 6ème est absolument irrésistible. Le meilleur scherzo avec celui de la 7ème. Ancerl, Sejna et Kertesz dominent la discographie. Un des rares ratages de Kubelik. Pour la 7ème j'y vais avec Zdenek Kosler, Karel Sejna et Vaclav Talich. Puis Colin Davis, Kertesz, Szell et Kubelik.

Dans le cas de la 8ème c'est difficile. Munch, Talich, Szell (Sony et EMI, assez différents de conception) puis Kertesz (un peu gras, pas assez fébrile), Davis (un rien trop somptueux) et Kubelik (un rien trop poli).

Ceci dit, l'intégrale mentionnée par Mélo demeure incontournable.
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MessageSujet: Re: Dvorak, symphonies autres que la 9ème, du nouveau monde   Dim 16 Fév 2014 - 19:10

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Anton Dvorak (1841-1904) :

Symphonie n°8
en sol majeur Op. 88

= Bruno Walter, Orchestre philharmonique de New York

(Columbia, décembre 1947)

cheers Les timbres sont peu flatteurs mais savoureux ; ça manque de précision ça et là, mais quels tempi, quel charisme, quelle énergie !

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