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 Georges Enesco (1881-1955)

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Stadler
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MessageSujet: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 16 Sep 2007 - 11:36


Enesco en 1903 et .........................................en 1937

Georges Enesco (en roumain : George Enescu), né le 19 août 1881 à Liveni (Roumanie) et mort le 4 mai 1955 à Paris, est le plus célèbre compositeur roumain. Il fut également violoniste virtuose, chef d'orchestre, pianiste et pédagogue.

Biographie

Le père de Georges Enesco, agriculteur moldave propriétaire de ses terres, dirige parfois des chorales ; il est accompagné occasionnellement à la guitare par sa femme. Très rapidement le petit Georges, huitième enfant mais seul survivant parmi ses frères et sœurs, manifeste des dons extraordinaires pour la musique. Il apprend à jouer du violon, qu'on lui offre pour ses quatre ans, auprès d'un virtuose tzigane. Son père le présente au compositeur Édouard Caudella, qui le fait entrer au conservatoire de Iaşi, puis l'envoie à Vienne (1888-1894) étudier avec des professeurs de renom, Joseph Hellmesberger (violon) et Robert Fuchs (composition). Il fait rapidement partie de la vie musicale; ses concerts enthousiasment la presse et le public, l'enfant prodige n'a alors que 12 ans.

Décoré de la médaille d'argent du Conservatoire de Vienne, c'est à Paris que s'établit le jeune Enesco en 1895 pour poursuivre ses études musicales au Conservatoire, les cours de violon d'Armand Marsick, le contrepoint avec André Gedalge, la composition avec Jules Massenet et Gabriel Fauré. Il s'y lie notamment d'amitié avec Alfred Cortot, Pablo Casals, Jacques Thibaud, Maurice Ravel, Jean Roger-Ducasse, Florent Schmitt et Paul Dukas.

Étudiant, Georges a déjà de nombreuses compositions à son actif, aussi bien pour piano que de musique de chambre, des mélodies, quatre symphonies d'école, et sa suite symphonique Poème Roumain (1898) créée par Édouard Colonne au Théâtre du Châtelet. Bientôt, s'ensuivent les Rhapsodies roumaines (1901-1902), sa première Suite pour orchestre (1903) et sa Première Symphonie (1905), ainsi qu'un cycle de Sept chansons de Clément Marot (1907-8 ) créé en présence de Debussy.

Il fréquente les salons parisiens, notamment ceux de la princesse Bibesco, et voyage à travers l'Europe jusqu'en Russie (1909). À New York, Gustav Mahler fait connaître sa Première Suite. Dans sa Roumanie natale, où il est accueilli en résidence d'été au palais Peleş par la reine Carmen Sylva, le jeune musicien dirige en 1913 des compositions de Richard Wagner, l'ouverture aux Maîtres Chanteurs et le Voyage de Siegfried sur le Rhin.

La Première Guerre mondiale le voit s'installer en Roumanie, où il donnera la Neuvième symphonie de Beethoven qui n'avait encore jamais été jouée dans son intégralité à Bucarest. À côté de multiples concerts de bienfaisance pour la Croix-Rouge, et de ses efforts pour forger l'orchestre philharmonique de Iaşi, Georges Enesco créera ses compositions, sa Deuxième suite pour orchestre (1915) et sa Seconde symphonie (1918). Il compose à cette même époque un Trio avec piano et sept Pièces impromptues pour piano, dont le final (Carillon nocturne) fait preuve d'une puissante originalité.

À la fin du conflit, il partage sa vie entre la France, où il acquiert une villa à Meudon et qui le fera membre correspondant de l'Académie des Beaux-Arts puis chevalier de la Légion d'honneur, et la Roumanie où il a rencontré la princesse Marie Cantacuzène qu'il finira par épouser, et bientôt le Nouveau Monde. Il continue de composer — la célèbre Troisième sonate pour violon et piano dans le caractère populaire roumain (1926), son œuvre maîtresse l'opéra Œdipe (1923-1930), les Sonates pour piano (1924-1934), la Troisième suite pour orchestre Villageoise (1938) commandée par la philharmonie de New York (qu'il est régulièrement invité à diriger) — et donne de très nombreux récitals et concerts : en France, où il est accompagné par Gabriel Fauré ou Richard Strauss ; aux États-Unis, où il joue avec Leopold Stokowski, en Pologne, en Roumanie où il se lie avec Béla Bartók, etc. Il est doté d'une mémoire musicale prodigieuse et assure les créations françaises ou roumaines de compositions, entre autres, de Gabriel Fauré, Guy Ropartz et Maurice Ravel.

Son activité de pédagogue prend aussi une importance croissante. Yehudi Menuhin doit sans aucun doute l'épanouissement humaniste de son génie de violoniste à sa rencontre déterminante avec Georges Enesco. Christian Ferras, Ivry Gitlis, Arthur Grumiaux ont également compté parmi ses élèves. Et tandis que le Quatuor Amadeus n'a jamais caché sa dette à son égard, son filleul le pianiste Dinu Lipatti le considérait comme son père spirituel. A Paris, ses « masterclasses » le mènent à l'Institut instrumental d'Yvonne Astruc, à l'académie de Fontainebleau et à l'École normale de musique.

La Seconde Guerre mondiale voit le retour d'Enesco dans son pays natal, à Bucarest, ou encore dans la villa nichée au cœur des Carpates qu'il s'était faite construire au milieu des années 1920, à Sinaïa. Il s'immerge dans la vie musicale de la capitale roumaine, ardent défenseur de la musique contemporaine du pays : à côté des classiques et des romantiques, il interprète des compositions de Constantin Silvestri, Mihail Jora, Marţian Negrea, Sabin Drăgoi, etc. Il compose alors un triptyque incandescent de musique de chambre : la suite Impressions d'enfance pour violon et piano (1940), un Quintette pour piano et cordes (1940) et son second Quatuor avec piano (1944).

La paix revenue, Enesco se produit à Moscou avec David Oïstrakh, Emil Guilels, à Bucarest avec Yehudi Menuhin ou au piano au côté de Ernst Wallfish. L'instauration du régime communiste le conduit à s'exiler définitivement. Réfugié à Paris et bien qu'en butte à des difficultés tant financières que de santé, il reste toujours très actif sans se départir ni d'humour, ni d'éloquence, ni d'humilité. Il apparaît au violon en compagnie d'Alfred Cortot pour le bicentenaire de la mort de Bach comme à la baguette avec Monique Haas. Tandis qu'il enseigne un peu partout en Europe (Sienne, Brighton, Bryanstone…) et dirige entre autres l'orchestre de la BBC, il achève le poème symphonique Vox Maris, son second Quatuor à cordes (1951) à l'atmosphère épurée et, avec l'aide son compatriote Marcel Mihalovici, en 1954, sa testamentaire Symphonie de chambre pour douze instruments solistes. Enesco s'éteint au cœur de Paris, veillé notamment par la reine de Belgique, dans la nuit du 3 au 4 mai 1955.

L'œuvre musicale

Le langage musical d'Enesco est inspiré avant tout par le folklore réinventé tantôt nostalgique (« doïnas »), tantôt dansant, de son pays natal, mais les traditions françaises et germaniques y affleurent aussi. Libre, au geste lyrique ample, d'une modernité à la fois discrète et exigeante, il constitue un trait d'union musical entre l'Orient et l'Occident de l'Europe.

Bien que le compositeur n'ai laissé officiellement que trente-trois numéros d'opus, il existe plusieurs centaines d'entrées à son catalogue complet incluant ses esquisses. Enesco a touché à tous les genres : piano seul, musique de chambre (un domaine de prédilection), symphonies, mélodies (en particulier dans sa jeunesse) et opéra avec son Œdipe tout entier marqué par un profond humanisme et salué comme un chef-d'œuvre dès sa création en 1936 au palais Garnier.

Il faut donc ajouter au catalogue ci-dessous de multiples compositions sans opus, achevées ou non, ainsi que des transcriptions et arrangements. Enesco a composé des pièces "de concours" pour le Conservatoire de Paris qui mettent en valeur chaque instrumentiste (alto, flûte, harpe, trompette). Parmi ses œuvres posthumes, on relève un Caprice roumain pour violon et orchestre complété par Cornel Ţăranu, et surtout, outre un poème symphonique Isis (1923), ses deux ultimes symphonies, la Quatrième (1934) et la Cinquième (1941) sur des vers du poète roumain Mihai Eminescu à l'orchestration achevée de main de maître (à partir d'esquisses originales complètes) par le compositeur Pascal Bentoiu.

Une discographie de plus en plus abondante permet désormais d'accéder, à l'exception de certaines œuvres posthumes, à l'essentiel de l'œuvre musicale, qui est disponible aux éditions Enoch et Salabert (Paris) ainsi qu'aux Éditions musicales (Bucarest).

Musique pour piano

* Suite n° 1 « dans le style ancien » en sol mineur op. 3
* Variations pour 2 pianos sur un thème original en la bémol majeur op. 5
* Suite n° 2 en ré majeur op. 10
* Suite n° 3 « Pièces impromptues » op. 18
* Sonate n° 1 en fa dièse mineur op. 24 n°1
* Sonate n° 3 en ré majeur op. 24 n° 3

Musique de chambre

* Sonate pour piano et violon n° 1 en ré majeur op. 2
* Sonate pour violon et piano n° 2 en fa mineur op. 6
* Sonate pour piano et violoncelle n° 1 en fa mineur op. 26 n° 1
* Octuor pour cordes à 4 violons, 2 altos et 2 violoncelles op. 7
* Dixtuor en ré majeur pour 2 flûtes, hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, 2 bassons et 2 cors en ré majeur op. 14
* Quatuor pour cordes et piano n° 1 en ré majeur op. 16
* Quatuor à cordes n° 1 en mi bémol majeur op. 22 n° 1
* Sonate pour violon et piano n° 3 "dans le caractère populaire roumain" en la mineur op. 25
* Sonate pour violoncelle et piano n° 2 en ut majeur op. 26 n° 2
* Suite pour violon et piano « Impressions d'enfance » en ré majeur op. 28
* Quintette pour cordes et piano en la mineur op. 29
* Quatuor pour cordes et piano n° 2 en ré mineur op. 30
* Quatuor à cordes n° 2 en sol majeur op 22 n° 2
* Symphonie de chambre pour douze instruments solistes op. 33

Musique symphonique

* Poème Roumain, suite symphonique avec chœur en ut majeur op. 1
* Symphonie concertante pour violoncelle et orchestre en si mineur op. 8
* Suite d'orchestre n° 1 en ut majeur op. 9
* Rhapsodie Roumaine en la majeur op. 11 n° 1
* Rhapsodie Roumaine en ré majeur op. 11 n° 2
* Intermède pour instruments à cordes, en ré majeur op. 12 n°1
* Intermède pour instruments à cordes, en sol majeur op. 12 n°2
* Symphonie n° 1 en mi bémol majeur op. 13
* Symphonie n° 2 en la majeur op. 17
* Suite d'orchestre n° 2 en ut majeur op. 20
* Symphonie n° 3 en ut majeur, op. 21
* Suite d'orchestre n° 3 "Villageoise" en ré majeur op. 27
* Ouverture de concert sur des thèmes dans le caractère populaire roumain, en la majeur op.32

Musique vocale

* Trois mélodies sur des poèmes de Jules Lemaître et Sully Prudhomme pour voix et piano opus 4
* Sept chansons de Clément Marot pour voix et piano opus 15
* Trois mélodies sur des poèmes de Fernand Gregh pour voix et piano opus 19
* Œdipe, tragédie lyrique en quatre actes et six tableaux, sur un livret d'Edmond Fleg, opus 23
* Vox Maris, poème symphonique pour ténor, chœur à trois voix et orchestre en sol majeur opus 31

Sélection bibliographique

* Alain Cophignon, Georges Enesco, Librairie Arthème Fayard (« Bibliothèque des grands compositeurs »), Paris, 2006 [Prix de l'Académie des Beaux-Arts, 2006 ; Prix des Muses, 2007]
* Mihai Cosma, George Enescu : the destiny of a genius, Editura muzicală, Bucarest, 2005 [contient un compact disc]
* Bernard Gavoty, Les Souvenirs de Georges Enesco, Editions Flammarion, 1955 [réed. : Nagard, Milan, 1981 ; Kryos (« Domaine roumain »), Paris, 2006]
* Noel Malcolm, George Enescu. His life and music, préf. Y. Menuhin, Toccata Press, London, 1990
* Anne Penesco, Georges Enesco et l'âme roumaine, préf. Y. Menuhin, Presses Universitaires de Lyon (« Cahiers du Centre de recherches musicologiques »), 1999
* Cornel Ţăranu, Georges Enesco dans la conscience du présent, Editura ştiinţifică şi enciclopedică, Bucarest, 1981

Source : Wikipédia
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Stadler
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 16 Sep 2007 - 11:41

Quelle horreur !

J'ouvre un sujet par une vulgaire reprise d'un article de Wikipédia Evil or Very Mad

A ma décharge :

1- Jusqu'il y a quelques jours, je ne connaissais même pas le nom de ce compositeur.

2- L'article de Wikipédia a l'air très bien rédigé.

3- J'ai une surprise pour vous...

J'ai fait la connaissance de Georges Enesco par l'émission "Carnets de Notes" de Musiq3.

Cette émission d'une heure et demie est disponible grâce au Podcast à l'adresse suivante :

http://podcast.rtbf.be/sound/M3-CARN_Carnet_de_notes_13-9_-_Georges_Enesco_1954545.mp3

Ces émissions ne sont pas disponibles éternellement alors dépêchez-vous et régalez-vous violon sunny
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Xavier
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 16 Sep 2007 - 14:41

steph-libouton a écrit:
Quelle horreur !

J'ouvre un sujet par une vulgaire reprise d'un article de Wikipédia Evil or Very Mad

C'est vrai qu'honnêtement, ça ne me donne pas trop envie de lire...
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 4:22

L'oeuvre qui m'a marqué pour l'instant est la 3è sonate pour violon et piano.
Un côté Bartok roumain là-dedans.
Musique souvent rhapsodique, qui donne une impression de naturel, d'improvisation, mais aussi avec des passages d'une belle intériorité.
J'ai beaucoup de choses en attente à écouter, notamment Oedipe et des oeuvres symphoniques...

Merci pour le lien Steph, je vais écouter ça. Smile
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Xavier
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 5:05

L'émission en question permet tout d'abord d'entendre la 3è sonate pour violon et piano par Irina Haendel et Ashkenazy.
Bonne version mais très inférieure à celle que je connaissais déjà de Menuhin et sa soeur en 1936. (dans un excellent disque chez EMI avec Szymanowski, Prokofiev et Ravel)
Puis la 1ère rhapsodie roumaine par N.Järvi, oeuvre très agréable mais plus mineure.
Ici on est beaucoup plus proche de Kodaly que de Bartok; en tout cas c'est brillant et très bien orchestré.
Il reste à écouter le 2è quatuor et la 2è suite pour orchestre.
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Stadler
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 9:29

Xavier a écrit:
Merci pour le lien Steph, je vais écouter ça. Smile

Avec plaisir Wink
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Rubato
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 10:11

J'ai réécouté son Octet op.7 et son Quintet op.29

L'Octet op.7 est une oeuvre de jeunesse, elle a été composée en 1900, il avait alors 19 ans. Oeuvre plutôt lumineuse, que je qualifierais de symphonique (une transcription pour orchestre en a été réalisée) avec un dernier mouvement d'une grande vitalité.

Le quintet op.29 avec piano fut composé en en 1940. L'écriture est devenue plus sophistiquée, plus dramatique et l'on ressent moins l'influence du folklore roumain. C'est toujours très inventif. Ce n'est qu'à partir de cette époque d'ailleurs que Enesco commença à être vraiment reconnu comme étant un grand compositeur, et surtout grace à son opéra Oedipe (1936).
Opéra dont je serais très curieux de savoir à quoi il ressemble! Smile
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arsen6203
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:03

Rubato a écrit:
Enesco commença à être vraiment reconnu comme étant un grand compositeur, et surtout grace à son opéra Oedipe (1936).
Opéra dont je serais très curieux de savoir à quoi il ressemble! Smile

Surtout n'hésite pas à satisfaire ta curiosité. C'est vraiment un opéra important du début du 20ème.
Mais il n'en existe pas beaucoup de versions. Celle de Monte-Carlo avec Van Dam (version que j'ai eu la chance de me procurer dans ma médiathèque) est très bonne mais n'est plus dispo qu'en téléchargement. Il existe un enregistrement plus récent (en public) à Vienne avec Michael Gielen au pupitre. Vu le chef je pense que ça doit être bon mais je n'ai pas écouté. C'est la seule dispo en CD mais c'est chez Naxos (petit prix Very Happy mais pas de livret Shit ) (pour te faire une idée tu peux écouter 1/4 des pistes sur le site de Naxos)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:13

Pour ma part, j'ai vraiment pu pénétrer dans l'oeuvre grâce à un enregistrement de l'ORTF avec Xavier Despraz dans le rôle-titre, bien moins indolent que Foster, mais ces trucs-là ne sont pas publiés. Evil or Very Mad
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Rubato
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:18

A propos du livret de son opéra "Oedipe", il est disponible sur ODB. Wink
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:19

arsen6203 a écrit:
Il existe un enregistrement plus récent (en public) à Vienne avec Michael Gielen au pupitre. Vu le chef je pense que ça doit être bon mais je n'ai pas écouté. C'est la seule dispo en CD mais c'est chez Naxos (petit prix Very Happy mais pas de livret Shit ) (pour te faire une idée tu peux écouter 1/4 des pistes sur le site de Naxos)
la direction de Gielen est excellente, par contre la diction des chanteurs... sans livret effectivement ils pourraient aussi bien chanter en tchèque. Le livret d'Oedipe est dispo sur ODB. Autre problème de l'enregistrement Naxos, c'est enregistré très bas, et il faut donc comme de plus en plus souvent tout ripper et tout refaire pour avoir une version audible


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Stadler
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:21

Je ne sais pas si vous le savez mais le livret est disponible sur ODB...

hehe hehe hehe Mr. Green Wink
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Xavier
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:34

arsen6203 a écrit:
C'est vraiment un opéra important du début du 20ème.
Mais il n'en existe pas beaucoup de versions. Celle de Monte-Carlo avec Van Dam (version que j'ai eu la chance de me procurer dans ma médiathèque) est très bonne mais n'est plus dispo qu'en téléchargement.

Moi aussi je l'ai trouvée en médiathèque, donc on peut dire qu'elle est tout à fait disponible, d'une certaine façon. Smile

Edit: ah j'oubliais, il me semble que le livret est disponible sur ODB.


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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:37

sud273 a écrit:

.....la direction de Gielen est excellente, par contre la diction des chanteurs... sans livret effectivement ils pourraient aussi bien chanter en tchèque.......
Je viens d'écouter des extraits de la version Gielen, et effectivement, comme dit Sud...Je n'ai pas toujours reconnu la langue française!!! Shocked
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:39

Xavier a écrit:
arsen6203 a écrit:
C'est vraiment un opéra important du début du 20ème.
Mais il n'en existe pas beaucoup de versions. Celle de Monte-Carlo avec Van Dam (version que j'ai eu la chance de me procurer dans ma médiathèque) est très bonne mais n'est plus dispo qu'en téléchargement.

Moi aussi je l'ai trouvée en médiathèque, donc on peut dire qu'elle est tout à fait disponible, d'une certaine façon. Smile

Edit: ah j'oubliais, il me semble que le livret est disponible sur ODB.
moyennement disponible à Pétaouschnok sur mer tout de même
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:40

Xavier a écrit:
arsen6203 a écrit:
C'est vraiment un opéra important du début du 20ème.
Mais il n'en existe pas beaucoup de versions. Celle de Monte-Carlo avec Van Dam (version que j'ai eu la chance de me procurer dans ma médiathèque) est très bonne mais n'est plus dispo qu'en téléchargement.

Moi aussi je l'ai trouvée en médiathèque, donc on peut dire qu'elle est tout à fait disponible, d'une certaine façon. Smile
Il y a les médiathèques des Grandes villes.....et celles des petites communes!
Dans la mienne, je pense qu'ils n'ont même pas une oeuvre de ce compositeur! Sad
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Xavier
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:41

Rubato a écrit:

Dans la mienne, je pense qu'ils n'ont même pas une oeuvre de ce compositeur! Sad

Vérifie avant de t'avancer, on peut toujours avoir des surprises. Wink
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:46

Je viens de vérifier sur leur site:
1 cd: les sonates pour violon et piano......C'est déja ça Wink
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Stadler
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:49



GEORGE ENESCU - Piano Suites Nos. 1-3 - Luiza Borac (piano)

est côté 10/10 ce mois sur ClassicsToday (in english) : Lien vers ClassicsToday

Quelqu'un a ce CD ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 16:54

Oui, quand on habite dans une grande ville, on oublie certaines choses...

Quand je vois, pourtant habitant une (semi-)mégapole, ce que je dois dépenser en partitions parce que ma bibliothèque ne les a pas, alors qu'à Paris bien entendu... j'enrage un peu, mais je pense surtout à ceux qui habitent de plus petites villes...
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joachim
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Lun 17 Sep 2007 - 20:37

La coïncidence veut qu'en ce moment même je suis en train de découvrir Oedipe pour la première fois, dans la version Gielen chez Naxos.

Cet opéra me plaît beaucoup. Personnellement, je ne trouve pas que la diction des interprètes est mauvaise, même si on ne comprend pas tout.
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hansi
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 25 Nov 2007 - 10:46

je suis agréablement surpris par son opera OEDIPE.Il est "moderne", il date de 1936, est-il déjà "pré-contemporain"? Des fois, j'y ai trouvé des sonorités encore impressionnistes, puis plus récentes. Enfin je n'ai écouté que la moitié de l'opéra pour l'instant. Mais ça promet, je suis conquis.J'ai emprunté la version Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dirigé par Lawrence Foster. Enesco était un élève de Gabriel Fauré, j'ai donc compris pourquoi la musique de cet opéra me faisait penser à Fauré !
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Booboup
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 19 Juin 2008 - 10:18

Encore un compositeur que je connais un peu mieux grâce à vous.
Pour ma part jusqu'ici je ne connaissais de lui que ça magnifiiiiique pièce pour flûte et piano cantabile et presto (mouais bon il s'est pas foulé encore pour le nom, mais c'est tellement beau), j'aimerais savoir si vous connaissez cette pièce et me faire un jugement, parce que je connais cette pièce pour l'avoir jouée, je ne l'avais jamais entendue avant, et donc je la trouve vraiment superbe, je voudrais savoir ce que les autres en pensent pour savoir si c'est le genre de compositeur que je suis bien plus adepte à jouer ou écouter, en tout cas je crois que je vais essayer de me procurer d'autres de ses oeuvres, enfin je vais essayé de me toruve un enregistrement d'Oedipe, ça m'a tout l'air très interessant, et puis déjà j'adore l'histoire d'Oedipe donc c'est un bon point.
(Bon d'accord j'aime beaucuop Wozzeck bien que le livret me semble complètement risible parfois... Mr.Red )
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Xavier
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 19 Juin 2008 - 10:22

Qu'est-ce que tu trouves risible dans Wozzeck?
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Booboup
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 19 Juin 2008 - 10:29

l'histoire en général, yta pire dans l'histoire de l'opéra mais ce qui me fait rire c'est quand il se noie, oui franchement le moment où il se noie, je peux m'empêcher de trouver ça drôle (peut être suis je tordue...)
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joachim
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 19 Juin 2008 - 11:08

Booboup a écrit:
Encore un compositeur que je connais un peu mieux grâce à vous.
Pour ma part jusqu'ici je ne connaissais de lui que ça magnifiiiiique pièce pour flûte et piano cantabile et presto (mouais bon il s'est pas foulé encore pour le nom, mais c'est tellement beau), j'aimerais savoir si vous connaissez cette pièce et me faire un jugement, parce que je connais cette pièce pour l'avoir jouée, je ne l'avais jamais entendue avant, et donc je la trouve vraiment superbe, je voudrais savoir ce que les autres en pensent pour savoir si c'est le genre de compositeur que je suis bien plus adepte à jouer ou écouter, en tout cas je crois que je vais essayer de me procurer d'autres de ses oeuvres, enfin je vais essayé de me toruve un enregistrement d'Oedipe, ça m'a tout l'air très interessant, et puis déjà j'adore l'histoire d'Oedipe donc c'est un bon point.
(Bon d'accord j'aime beaucuop Wozzeck bien que le livret me semble complètement risible parfois... Mr.Red )

Ce Cantabile et Presto a été composé en 1904, et destiné pour le concours du Conservatoire de Paris (de même qu'une Légende pour trompette et piano, un Allegro de concert pour harpe, un Konzertstück pour alto et piano). La pièce est certes agréable à écouter, mais c'est très peu pour te faire une idée d'Enesco.
En priorité, essaie de te procurer l'Octuor à cordes opus 7, la troisième sonate pour violon et piano opus 25, et naturellement les deux rhapsodies roumaines opus 11 (la première est un "tube").
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 19 Juin 2008 - 13:32

Oedipe est beaucoup moins évident que ce Cantabile et Presto, qui est un peu du Koechlin simplifié (c'est très beau, donc).

Ce n'est pas opéra fabuleusement passionnant, d'ailleurs, et pourtant j'ai de la sincère tendresse pour tout ce qui sort un tant soit peu de derrière les bassons.
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Booboup
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 19 Juin 2008 - 19:16

c'est dingue à chaque fois que je me pointe sur ce forum je me dit qu'il faut que j'aille encore reserver 15000 truc à la FNAC ou la médiathèque.
N'empêche qu'est ec que c'est bieeeen.
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Tus
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Sam 28 Juin 2008 - 21:47

Je viens d'écouter la 1ère symphonie, et je ne suis que très peu, voire pas du tout emballé. C'est assez bien fait, varié et sans doute qu'on peut trouver un intérêt à cette musique, mais pour ma part, je m'y suis pas mal ennuyé. Difficile de dire où se situe Enesco ici: quelque part entre Franck, Brahms et Spohr (j'ai curieusement pensé à lui en écoutant, on retrouve ici le même classisicisme, la concision formelle, la platitude de formules creuses qui tournent à vide aussi).
Le premier mouvement est carré, très "propre", sans rien qui dépasse: la thématique me semble très inconsistante et je n'accroche pas du tout, sauf la jolie coda, qui déploie un triomphalisme cuivré assez facile mais plus convaincant que les développements vains qui précédaient. Harmoniquement, Enesco est très tonal mais plutôt modulant, bien "français" en tous cas - la marque en est très reconnaissable: un certain raffinement, qui tourne ici à mon avis à la platitude.
Le deuxième volet est un mouvement lent très raffiné, d'une orchestration fluide et raréfiée, à mon sens un peu creux. Les sept premières minutes sont assez gentilles: quelques surprises harmoniques et un statisme immobiliste créent une atmosphère éthérée un peu mystérieuse, pas fascinante non plus. Heureusement que les cordes titillent l'oreille et finissent par susciter un certain lyrisme plus dégoulinant mais aussi plus emballant que les petites formules chromatiques du début. C'est bien le seul moment où j'ai accroché ici, car le finale est vraiment interminable, malgré sa faible durée: je m'y ennuie royalement: c'est vaguement cuivré, très sage, très propre, un peu "précieux", sans impact pour moi. La coda, là encore, fait ressortir quelques éclats de trompette assez jolies.
Dans l'ensemble, une oeuvre décevante, sans beaucoup d'intérêt pour moi...
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 29 Juin 2008 - 10:00

Malheureusement la 2è symphonie n'est pas beaucoup plus séduisante que la première. Il y a bien ici un souffle plus grand, une expressivité accrue, mais quand même, on s'ennuie assez généreusement au cours de ces interminables 50 minutes et j'étais bien content d'entendre le dernier accord. Ici, Enesco m'a paru plus audacieuse que dans son oeuvre précédente, au niveau harmonique déjà, par l'abondance de chromatismes, mais aussi dans la structuration même de la thématique: il a substitué à des thèmes fixes et fondateurs, une ribambelle de motifs imbriqués les uns dans les autres, à l'expression contrastée, dont le flux incessant est seul garant de la progression du discours. Très personnelle, cette technique ne me paraît pas pleinement convaincante, car du coup, rien dans la thématique ne retient vraiment l'attention, on a le sentiment d'un bavardage continu mais creux, sans véritable conviction: et le premier mouvement, le plus développé, pâtit de cette espèce de machine motivique sans consistance. Pourtant, il commençait bien, avec un ostinato aux bois qui m'a rappelé la Symphonie Italienne de Mendelssohn, et un souffle épique qui aurait pu convaincre s'il n'était pas dilué par la suite dans des développements abscons et soporifiques. Le deuxième mouvement me semble beaucoup plus convaincant. Je ne m'y sens pas à l'aise avec les harmonies, qui induisent régulièrement des dissonnances déplaisantes pour l'oreille, car donnant le sentiment d'être maladroites et arbitraires, mais en contrepartie on trouve ici un lyrisme presque émouvant, dont l'impact est plus net que dans la 1ère symphonie, en tous cas. Du coup, on ne s'ennuie pas trop, même s'il y a des longueurs et des baisses de tension. Les deux derniers volets, un scherzo et un finale "Allegro martiale", sont malheureusement d'un ennui extrême, tellement flous et inconsistants thématiquement parlant, sans force, sans impact: c'est assez chiant à écouter. Dommage.

Du coup, c'est sans grande conviction que je me suis mis le poème symphonique de 27 minutes pour ténor hors scène, soprano, choeurs et orchestre Vox Maris. Et là... incroyable! affraid affraid A croire qu'Enesco a été transcendé, ce n'est plus le même. Cette pièce captivante de bout en bout a quelque chose de scriabinien, dans la langueur de ses harmonies, l'utilisation erratique, d'une passion brûlante du choeur sans texte, la puissance des climax aussi. Sur le plan harmonique, cette oeuvre est en effet extrêmement avancée; l'orchestration, scintillante et raffinée, a quelque chose de génial. Il me semble y avoir une progression dans l'oeuvre: elle commence de façon plutôt classique, sur de vastes phrases de cordes, et se termine dans un silence fascinant, à peine troublé par une machine à vent et des percussions qui produisent une impression de mystère insondable. Entre temps, un ténor est intervenu pour chanter une mélodie qui n'est pas sans rappeler le finale de la Pastoral Symphony de Vaughan Williams; et le choeur évoque à la fois la fin de Prométhée et une autre symphonie de RVW, l'Antartica, par ses mélopées étranges, son côté mystérieux. Pièce fascinante, vraiment, où des percussions façon Neptune de Holst créent un climat très particulier, plein de souffle et de méditation. Un vrai lyrisme aussi, qui jaillit de toutes parts. Incroyable Shocked
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Xavier
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 29 Juin 2008 - 13:39

Comme toi, les symphonies m'ont beaucoup ennuyé, en revanche j'ai bien plus aimé Vox Maris!

Je crois qu'il y a un fossé chez lui entre certaines périodes, certaines oeuvres.

Ecoute la 3è sonate pour violon. Wink
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 29 Juin 2008 - 14:14

il y a des trésors aussi dans les suites pour orchestre.
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Tus
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Dim 29 Juin 2008 - 14:18

Si je tombe dessus, avec plaisir. Wink

En attendant j'ai quand même écouté, pour la forme, la 3è symphonie, qui est aussi sa dernière (ouf!), et cette longueur est presque insupportable, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas em**** comme ça en écoutant de la musique. Pourtant, c'est pas si mal, nettement plus réussi que les deux premières en tous cas: le langage d'Enesco a déjà quelque chose de la langueur et du souffle épique de Vox Maris, il est plus concentré (on n'a pas ici cette impression de déroulement infini de motifs dans le vide), plus efficace. Le premier mouvement commence très bien; il se développe dans un climat méditatif et un peu sombre, rempli de doutes. Dommage qu'Enesco se soit senti obligé d'en faire une tartine de 18 minutes: avec la moitié de cette durée, ça aurait pu être très bien, car à y prêter l'oreille (ce qui est difficile), c'est joli et vrai. Disons que ça ne me parle pas du tout. Le deuxième mouvement est une marche sinistre pleine de résonnances sombres, il est regrettable qu'elle s'étale un peu trop et que son impact en soit considérablement réduit. Enfin le finale, là encore loooong à n'en plus finir, préfigure déjà les meilleures pages de Vox Maris, avec ses harmonies fuyantes, son orchestration extatique et raffinée, qui exploite notamment de façon intelligente un choeur sans paroles et un orgue. Simplement, c'est trop dilué, trop bavard pour faire le quelconque effet, et à moins de se resaisir à chaque instant pour ne pas penser à autre chose, le résultat est un ennui profond. Je ne dis pas que c'est nul, mais ça n'interpelle pas, ça n'est pas prenant.
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stéphane
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Mer 2 Juil 2008 - 13:41

Il haut bien insister sur le fait qu'il y a deux périodes bien différentes dans la carrière de compositeur d'Enesco.

Comme Janacek, il a commencé par composer des oeuvres pas inintéressantes, mais où il ne s'était pas encore "trouvé" (ses deux premières symphonies par exemple).

Puis, vers le début des années 20, il a trouvé sa voie et surtout sa voix, unique, synthèse magistrale et même géniale selon moi, entre son génie propre et la musique de son pays, où se font sentir les influences hongroises, slaves, grecques, orientales, tsiganes.

En quelques chefs d'oeuvres, il est allé à mon avis (et selon l'avis de quelques musicologues) aussi loin que Bartok et Falla : la sonate pour violon et piano "dans le caractère populaire roumain", Oedipe, la suite n°3 pour orchestre...
Si ce n'est pas du pur génie, alors je ne vois pas.

Je cherche encore un musicien qui sache seulement écrire pour l'orchestre comme Enesco. Il y a des choses d'un raffinement incroyable, inouï, sur le plan de l'orchestration et de l'harmonie dans Oedipe (la scène de la sphinge !)...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Mer 2 Juil 2008 - 13:43

stéphane a écrit:
Si ce n'est pas du pur génie, alors je ne vois pas.
Bonjour Oedipe !

Ca faisait un petit moment que tu n'étais pas passé. Very Happy
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Wolferl
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 16 Oct 2008 - 21:48

C'est moi où on parle très peu d'Oedipe ici ? Shocked

En tout cas c'est une de mes plus belles découvertes depuis plusieurs mois, assez incroyable cet opéra. Ca ressemble à peu de choses que je connais, hormis Fauré parfois (aussi dans le sujet proche de Pénélope, dans le premier acte c'est saisissant) et un peu Szymanowski.
Je ne saurais sans doute pas assez bien en parler, mais l'orchestre est magnifique, très coloré, avec des textures qui se renouvellent sans cesse tout en gardant une homogénéité (par les leitmotives également, mais j'en ai identifié très peu).
C'est à partir du second acte que ça prend vraiment de l'ampleur, avec cette scène à l'atomsphère orageuse et lourde où l'on entend le vent dans les cordes et cette attente, cette angoisse qui monte jusqu'au fameux meutre si rapide et brutal. La scène de la Sphinge est aussi extraordinaire, avec des effets vraiment étonnants, et ces choeurs qui clament leur joie alors que la sourde anxiété d'Oedipe s'insinue dans l'orchestre, si bien que le final, rempli de dissonnances, devient plus effrayant que jubilatoire.
Le deuxième acte est un sommet, peut être plus proche de la tragédie lyrique "classique" par son aspect très déclamatoire pendant toute la moitié du tableau, mais l'intrigue devient passionante, on connaît évidemment la fin donc on ne fait plus qu'attendre le moment cruel ou Oedipe comprendra tout. Ce moment est d'ailleurs superbe, après la mort de Jocaste, alors que le piano est venu ajouter son étrange timbre métallique à l'orchestre, Oedipe entame une longue tirade en sprechgesang (et ici le jeu d'acteur est primordal, j'y ai trouvé Van Dam vraiment impressionnant).
Le dernier acte, l'épilogue, est plutôt une sorte d'écho du premier, on a quitté toute tension mais l'on vient mettre un terme et donner du sens à toute cette histoire. Les harmonies très suaves décrivent bien l'idylle du lieu et finalement la délivrance d'Oedipe, mais cela se termine en demi-teinte, il reste une imperceptible touche sombre comme pour rappeller que le héros n'est pourtant pas exempt de tout reproche.
D'ailleurs le livret nous présente un Oedipe très sombre, assez violent, sans cesse assailli par une volonté de mort pour pouvoir enrayer la machine infernale. L'énigme de la Sphinge est à ce propos modifié en la très intéressante question "Qu'est ce qui est plus grand que le Destin ?" auquel Oedipe répond que "l'homme est plus fort que le Destin". On garde alors ce doute de savoir si elle meurt pour perpétuer le destin du héros qui sera promis à Jocaste, ou bien parce qu'Oeudipe a donné la bonne réponse, ce que proverait la fin...
Le livret reste néamoins très bien construit mais assez classique, versifié etc, qui donne une impression étrange face à la modernité de la musique. Le sujet mythologique est d'ailleurs assez étonnant pour l'époque (la composition est achevée en 31 mais le livret a bien quinze ans de moins).

Enfin, je reste assez étonné du peu de popularité que cet opéra semble avoir, même en ces lieux obscurs, surtout que le nom d'Enesco est loin d'être inconnu...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 16 Oct 2008 - 22:50

Ca fait un bout de temps que je dois l'écouter ça aussi... Je l'ai mais pas encore eu le temps.
En tout cas ça a l'air chouette. Smile
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Wolferl
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 16 Oct 2008 - 22:57

Jette-toi dessus, je pense que tu aimerais beaucoup !
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 16 Oct 2008 - 23:49

Eh bien, ma foi, je trouve ça un peu fadasse. Ca ressemble assez à Pénélope... par Dutoit. Sauf qu'ici on a Foster et Gielen qui s'y sont collés, et le résultat me laisse relativement indifférent. Tout est joliment fait, mais la prosodie n'est pas naturelle, les épisodes s'enchaînent sans grande urgence. Je trouve ça un peu gratuit : très bien écrit, mais sans souffle.

Il existe une version de Breticeanu, en roumain (la première publiée). C'est peut-être beaucoup plus opérant.
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Wolferl
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Jeu 16 Oct 2008 - 23:52

Mais tu parles de l'oeuvre ou uniquement de l'interprétation ?
Parce que musicalement c'est quand même beaucoup plus dense et plus efficace que Pénélope !
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antrav
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Ven 17 Oct 2008 - 0:05

Wolferl a écrit:

Enfin, je reste assez étonné du peu de popularité que cet opéra semble avoir, même en ces lieux obscurs, surtout que le nom d'Enesco est loin d'être inconnu...

Je me suis vraiment ennuyé très profondément en l'écoutant et pourtant j'attendais avec impatience de l'entendre.
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Wolferl
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Ven 17 Oct 2008 - 0:09

Mince, ils vont encore me casser la baraque...

Je t'avoue que je peux comprendre qu'on apprécie pas le style, qu'on trouve cela trop épais ou je ne sais quoi, mais s'ennuyer ! Shocked
Tu es sûr que tu avais une bonne version ? Et que tu écoutais dans de bonnes conditions ?
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Ven 17 Oct 2008 - 0:13

Oui, oui, la même version que toi. Une d mes plus grosses déception en musique. J'ai fantasmé sur cette oeuvre 10 ou 15 ans avant de la prendre à la bibliothèque il y a un ou deux ans. Rien, j'ai trouvé ça... vieux ! Neutral
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Wolferl
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Ven 17 Oct 2008 - 0:15

Eh bien... tant pis pour toi. fleurs


Non, sérieusement, réessaie peut être en faisant abstraction du livret si c'est ça qui te dérange, parce que c'est vraiment la seule chose qui pourrait "faire vieux" dans cet opéra !
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Ven 17 Oct 2008 - 0:16

Wolferl a écrit:
Mais tu parles de l'oeuvre ou uniquement de l'interprétation ?
Parce que musicalement c'est quand même beaucoup plus dense et plus efficace que Pénélope !
De l'oeuvre. Mais je me dis que, comme pour Pénélope, l'exécution peut fausser la perception. (Mais enfin, Foster et Gielen, ce ne sont pas spécialement des tièdes !)

Musicalement, beaucoup plus dense que Pénélope... non. Ca n'a pas l'air, mais c'est très riche (avec des leitmotivs et tout et tout). Là, c'est très varié, mais c'est plus comparable à la variété pas forcément profonde musicalement de Milhaud (sans vouloir être désagréable).

Je réessaierai, mais à chaque écoute, j'ai été très déçu (me disant à chaque fois que j'avais dû passer à côté).
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Ven 17 Oct 2008 - 2:38

en fait il me semble que Wolferl a dit assez exactement tout ce qu'on peut en dire, et ce faisant, en même temps qu'il a apprécié, il a soulevé tous les arguments qui vont à l'encontre d'un jugement laudatif de cet opéra (Fauré, le livret, les bizarreries de l'orchestration, le dernier acte inutile)
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Mer 13 Jan 2010 - 0:48

Je n'ai pas beaucoup apprécié Oedipe et il a fallu que je m'accroche pour écouter jusqu'à la dernière note. Ce qui handicape principalement cet opéra c'est d'abord son livret et sa poésie vermoulue (on est ici dans le même univers mental que celui qui a vu naître Polyphème). Ensuite il y a tous ces choeurs qui suivent le modèle fauréen et qui sont tout aussi insupportables que ceux du maître. L'influence de ce dernier est très palpable, bien que la musique soit plus moderne et réserve de bons moments, parfois de très bons. Enesco est ainsi particulièrement fort pour tout ce qui relève des "effets spéciaux" et du spectaculaire. J'ai bien aimé moi aussi la tempête à la croisée des trois chemins. Au bout d'un moment, cependant, les procédés commencent à devenir un peu répétitif. A moins que ça ne soit la lassitude pendant les 25 dernières minutes où il ne se passe quasiment plus rien, qui donne cette impression. Le chant tordu et bizarre du Sphynx étonne au début mais il dure trop longtemps et on finit par le trouver grotesque à la fin. Je ne sais pas dans quelle mesure la chanteuse y a sa part de responsabilité.
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Mer 13 Jan 2010 - 0:51

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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Mer 13 Jan 2010 - 0:56

Je suis d'autant plus déçu que j'ai écouté cet après-midi de très larges extraits de la 3ème symphonie et que j'ai trouvé cette musique post-romantique tout à fait captivante. Je suis d'ailleurs assez étonné par les avis négatifs de Spiritus et de Xavier dans les pages précédentes. Mais j'en reparlerai quand je les aurais écoutées.
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MessageSujet: Re: Georges Enesco (1881-1955)   Mer 13 Jan 2010 - 0:58

Je vais écouter si tu penses que ça vaut le coup. J'avais été un peu douché par cet Œdipe.
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Georges Enesco (1881-1955)
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