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 Hector Berlioz: symphonies + Lélio

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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Mer 30 Jan 2013 - 20:35

Bazil Zoofari a écrit:


Sur Amazon les commentaires sont diamétralement opposés!
[...]
Qui croire? Sad

Je comprends pas le sens de la citation n°2. L'autre amazonaute développe un point de vue plus étayé, et probablement plus fiable (si on se réfère à l'historique de ses autres commentaires).

Des Fantastique j'en connais beaucoup beaucoup, mais celle-là, ce que j'en avai lu dans la presse ne m'a pas poussé à l'achat.
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Sam 20 Avr 2013 - 22:47

Diablotin, in Quizz Pochettes, a écrit:

267
Berlioz - Symphonie fantastique - Orch. Cento Soli, Louis Fourrestier. 1960 (et pas 1957). Initialement paru chez Elite Musique, collection "richesses classiques"

Smile 1957 est la date qui est donnée au verso du CD qui réédite cette interprétation par Louis Fourestier :

Spoiler:
 

Regarde ci-dessous, ce site précise même le mois : avril 1957 ! Wink

http://quartier-des-archives.blogspot.fr/search/label/Fourestier

Spoiler:
 

Convaincu ? Basketball
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Diablotin
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Dim 21 Avr 2013 - 9:02

Oui oui... La date de 1960 doit sans doute correspondre à celle de la publication chez Elite Musique... Les Cento Soli, c'était bien une émanation de la Société des Concerts du Conservatoire, qui changeait de nom pour l'enregistrement au service de petits éditeurs, non ?
Et au fait, elle vaut quoi cette version ???
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Dim 21 Avr 2013 - 9:07

Diablotin a écrit:

Et au fait, elle vaut quoi cette version ???

Smile Très bon souvenir, je vais la réécouter pour en dire quelques mots.
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Diablotin
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Dim 21 Avr 2013 - 13:01

J'en ai écouté des extraits ce matin. Deezer ne propose pas l'écoute intégrale...
C'est très bien, très classique et clair, un peu à la manière de Cluytens. Bien au-dessus de nombreuses versions plus diffusées !!!
Pour ma part, j'ai en CD [size=7][mes préférées sont en gras-souligné...]:
• Cluytens - Philharmonia
Argenta - Conservatoire de Paris
Karajan I (Philharmonia) - II et III (Berlin)
• Davis - Concertgebouw
• Markevich - Lamoureux, Paris
• Gardiner - ORR
• Munch - Boston
• Munch - Paris
• Ormandy - Philadelphie
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Dim 21 Avr 2013 - 19:03

Louis Fourestier, Orchestre des Cento Soli

(Club Français du Disque, avril 1957)

Diablotin a écrit:

Et au fait, elle vaut quoi cette version ???

Je n'avais pas écouté la Fantastique depuis bientôt un an, et celle de Fourestier depuis plusieurs années...

Deux perceptions se dégagent : celle d'un orchestre discipliné, cohérent (y compris dans son timbre instrumental, amalgamé par des cordes fondues, sans agressivité des bois), qui parvient à une lecture au fond très classique. Et surtout la diligence de cette exécution, qui ne dure qu’environ 43 mn (certes les reprises du I et du IV sont évincées).

Les Rêveries relèvent déjà d'une pensée volontaire et sûre, sans brume nostalgique. Quand survient l'allegro agitato, le chef reste calme et lucide, sans outrer l'impact des déflagrations ff de l'épisode con fuoco (5'10). De même, il n'exagère pas le bruxisme des vagues chromatiques en staccato d'archets (6'29).
Notons que la reprise est omise à 6'01 (on passe directement à la mesure 168).
C'est un hautbois très serein qui nous embarque vers un climax fermement contrôlé, au point de se dire que Fourestier nous a entretenus dans des Passions aussi raisonnables que dominées.

Lecture très probe et cossue de Un Bal, entraînante mais sans imagination pour phraser la célèbre mélodie de la valse. On admire la fluidité mais l’élégance reste trop convenue, et dépourvue de cette trouble poésie qu’on peut y chercher. Le cornet n’est pas utilisé.

Sous cette baguette, la Scène aux Champs reste dans les annales pour son tempo très vif, même si les indications métronomiques ne sont que respectées ! En l'occurrence : 84 à la croche pour l’initial ranz des vaches, qui semble alors plus prosaïque que bucolique. Voilà le reproche que l’on peut faire à cette interprétation de l’Adagio : franche, primesautière, mais trop naïve. Et qui rate quelques effets attendus : le roulement trop anodin à 6’16, alors qu’il est noté aux « baguettes de bois » ; la clarinette moelleuse, pétulante, mais qui surnage trop joliment au-dessus des pizzicati particulièrement pressés (6'53, [43]).
On observe le même empressement pour les saccades aux cordes graves du [44] (7’38). Le cor anglais revient déjà à 10’14, pour sa complainte solitaire qui ne se trouve guère menacée par les grondements d’orage. Le cœur émotionnel de l’œuvre semble parcouru sur un ton trop simpliste, mais rien n’empêche d’aimer cette expéditive évocation au premier degré.

Tout aussi expéditive, la Marche au supplice dirigée avec plus de précision que de cruauté. Pourquoi s’en plaindre, quand ce travail permet d’apprécier les couleurs si typiques du basson qui résonne dans la salle Wagram, et ces trompettes au vibrato pincé comme on n’oserait plus… La tête du condamné roule dans le panier au prix d’un zèle là encore privé de commisération, mais pas d’humour (ah le doux murmure du clarinettiste qui immisce la voix de la bien-aimée…)

L’urgence des appels de contrebasses laisse encore deviner combien Fourestier va activer l’allure du Songe d’une Nuit de Sabbat, bouclé en quelque 8’40. On admire d’autant la dextérité des bois : l'experte mécanique qui pépie à [63] (1’22) ; on se délecte de ces pizzicati pulpeux. Les cloches semblent un peu claires, même si la procession menée par les cuivres trouve la noirceur requise. Saluons encore la virtuosité des violons en double croches quand explose le Dies Irae diaboliquement entremêlé à la Ronde des Sorcières (7’04) ! Même le charivari final ne se boursoufle pas et garde la tête froide au comble de l'exaltation.

En bilan, voilà une interprétation svelte, gainée, ajustée par un orchestre incomparablement aguerri dans son exposé et idiomatique dans sa couleur, qui resserre la forme dans son gabarit, mais qui sacrifie peut-être excessivement les états d’âme et le théâtre. Point de démesure ni de romantisme à l’eau de rose, mais le langage berliozien rasé de près, sans audace stylistique ni effet de manche. Bref une lecture lapidaire, sobre, sincère, fidèle à l'esthétique défendue par ce chef dans les autres enregistrements que je lui connais.
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math
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Ven 29 Nov 2013 - 10:40

Une vraie salade russe ce fil rabbit 

Je fais un petit récapitulatif des quelques versions d'Harold en Italie que je connais: tout d'abord, la superbe version d'Eliahu Inbal, avec Youri Bashmet à l'alto. Version qui n'a peut-être pas la fougue orgiaque de certaines autres, mais d'une poésie inimitable.

Une mention spéciale à la Marche des pèlerins, à cent lieues de l'habituelle procession de moines encapuchonnés: là, les pèlerins ont vingt ans, il s'agit de M.M. Berlioz et Mendelssohn, gambadant comme des chèvres dans les montagnes des Abruzzes, et le sol tapissé d'herbe rase résonne comme un tambour sous leurs pas. sunny C'est le résultat d'un tempo beaucoup plus rapide que ce que l'on entend habituellement, et de choix audacieux en matière d'articulation (le compositeur indique "Allegretto", ce qui n'est jamais respecté, et les articulations dans ce passage précis sont peu explicites)

La version Colin Davis-Nobuko Imai est plastiquement très belle, mais ne m'a pas laissé de souvenir impérissable. Quant à la version de Markevich, elle est malheureusement plombée par le choix de l'alto solo du Philharmonique de Berlin, certainement un merveilleux musicien à la tête de son pupitre, mais aussi à l'aise, dans cette partition, qu'un poisson hors de l'eau.

Je garde le meilleur pour la fin: lorsque j'étais gosse, on m'avait offert la version Leonard Bernstein-Donald McInnes. Je n'ai plus le disque depuis longtemps, et dans mon souvenir c'était très très bon. Voulant me rafraîchir la mémoire, j'ai trouvé sur Youtube un concert donné à la même période que l'enregistrement. L'Orchestre National de France se déchaîne comme un seul homme (à part quelques décalages pig ) sous la baguette de Bernstein, et Donald McInnes, l'alto solo de l'orchestre, joue superbement. En dépit de quelques lourdeurs, l'ensemble est extrêmement convaincant. cool-blue 

watch?v=H3cLiIe3LPM

(je n'ai pas réécouté le disque, mais tout est de la même eau!)


Dernière édition par math le Ven 29 Nov 2013 - 14:22, édité 3 fois
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gluckhand
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Ven 29 Nov 2013 - 10:48

Il me semble qu'il y a une version de Munch avec le Boston?
Ce n'est pas une oeuvre tellement passionnante du moins pour moi,et pourtant Dieu sait si j'aime Berlioz, je comprends que mister Paganini ait été un peu désapointé?
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Roderick
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Ven 29 Nov 2013 - 10:56

math a écrit:
la version Leonard Bernstein-Donald McInnes. Je n'ai plus le disque depuis longtemps, et dans mon souvenir c'était très très bon. [...] sous la baguette de Bernstein, et Donald McInnes, l'alto solo, joue superbement
Si tu veux réécouter, il était passé cet été sur France Musique :
Leonard Bernstein (Moi j'avais surtout écouté pour La bonne cuisine par Roberta Alexander Smile  )
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math
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Ven 29 Nov 2013 - 10:59

gluckhand a écrit:
Il me semble qu'il y a une version de Munch avec le Boston?
Ce n'est pas une oeuvre tellement passionnante du moins pour moi,et pourtant Dieu sait si j'aime Berlioz, je comprends que mister Paganini ait été un peu désapointé?
Paganini était déçu parce que la partie d'alto n'était pas assez concertante, il s'attendait à quelque chose de plus démonstratif.

Harold est l'une de mes oeuvres de Berlioz préférées, avec Roméo et Juliette et la Damnation. Même si le Finale n'est pas tout à fait à la hauteur du reste, le fugato du début reste incroyablement moderne!
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gluckhand
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Ven 29 Nov 2013 - 11:24

math a écrit:
gluckhand a écrit:
Il me semble qu'il y a une version de Munch avec le Boston?
Ce n'est pas une oeuvre tellement passionnante du moins pour moi,et pourtant Dieu sait si j'aime Berlioz, je comprends que mister Paganini ait été un peu désapointé?
Paganini était déçu parce que la partie d'alto n'était pas assez concertante, il s'attendait à quelque chose de plus démonstratif.
nous aussi math, bon je plaisante, la version Boston ça te dit rien apparemment?
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math
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Ven 29 Nov 2013 - 11:26

Si bien sûr, mais je ne l'ai jamais écoutée!
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aurele
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Dim 25 Mai 2014 - 1:29

Je n'ai aucune référence autre dans l'oreille mais la version de Minkowski de Harold en Italie met trop en avant Tamestit qui est le soliste au détriment de l'orchestre. En dehors de cela, l'altiste français m'a semblé très bon avec ma méconnaissance complète de la partition et mon incapacité à la lire de toute manière et les couleurs apportées par les Musiciens du Louvre dans ce qu'on peut entendre sont très intéressantes. Ce n'est pas ce qui me plaît le plus dans ce disque, ce sont plutôt les Nuits d'été, je ne parle que d'interprétation, pas de jugement sur l'oeuvre.
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Jeu 26 Juin 2014 - 14:07

Un nouvel Harold en Italie annoncé par Naxos en juillet : http://www.naxos.com/catalogue/item.asp?item_code=8.573297 . Suite des parutions (un Berlioz & deux Ravel, déjà), de l'Orchestre national de Lyon avec son chef Leonard Slatkin.
J'ai entendu l'oeuvre en concert en octobre dernier dans un couplage similaire (ajouter le Concerto de chambre n° 1 d'Alkan par Romain Descharmes, pour être complet).
On sait (lobbying oblige hehe ) que je suis très client de la collaboration entre l'ONL et Slatkin ; qualité du son, finesse des dynamiques, travail des couleurs et des "polarités" de la masse orchestrale, vraie mise en valeur des pupitres, richesse de la programmation, etc.
Là, particulièrement pour ce concert, j'avais apprécié ("polarités" toujours) l'amplitude des atmosphères, la progression souveraine de la "dramaturgie" du poème symphonie (avec une Marche des pèlerins pittoresque, au premier sens du terme ; j'ai "entendu" un tableau entre Bonnefond et Janmot, pour ceux qui apprécient la peinture lyonnaise), la qualité de l'orchestre (clarté des traits dans la Sérénade) et, en général sa cohésion par strates sans jamais "faire" épaisseur (Orgie).
Bref : je suis bien heureux de pouvoir réécouter ça à l'envi Smile !
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Jeu 18 Sep 2014 - 12:30


Si c'est du niveau des concerts donnés à Pleyel l'année dernière, je me jette dessus!
En espérant qu'ils nous publient aussi par la suite le Roméo et Juliette de la même série de concerts! Very Happy

Sortie prévue le 7 octobre 2014
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malko
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Ven 20 Fév 2015 - 21:27

"Harold en Italie" dirigé par GERGIEV qui vient de sortir avec et chez LSO est une merveille.Le murmure qu'il ose dans la scène de la mélancolie ...
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André
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Mer 24 Fév 2016 - 2:33

Voici un commentaire que j'ai mis dans la Playlist concernant la version de la Fantastique incluse dans le coffre The Art of James Levine:

Une autre Fantastique: James Levine dirige les Berliner Philharmoniker. Ça en brasse... Je ne sais si c'est voulu, mais le chef américain nous donne un Karajan 1975 redivivus. Non que la version HvK eût besoin d'être ressuscitée, mais plutôt une confirmation de la justesse de Sa conception. Seules surprise avec Levine: la reprise au IV, dont je n'ai jamais compris la logique (qui voudrait être mené deux fois au gibet ??? ) et des cloches complètement fausses   rambo

Ou bien Levine connaît la version HvK par coeur (y compris les endroits précis où il désire faire différent), ou bien l'orchestre ne peut faire autrement et c'est tant mieux. Quinze ans après, les ingénieurs de la DGG nous donnent une image typiquement BP, Mad Max très glamour, tubes fluorescents et tout (après tout, qui sait ce que Berlioz voyait dans ses rêves de drogué?   drink  affraid

Définitivement une des meilleures interprétations et restitutions phonographiques.
...........................................................

Dans les deux derniers mouvements les similarités entre les deux exécutions sont étonnantes. Je précise que dans le cas de Karajan, la version '75 est beaucoup plus aboutie, acérée, que la précédente datant je crois de 1965. C'est donc la comparaison directe entre les Berliner Philharmoniker de 1975 sous Karajan et de Levine en 1990 qui donne cette impression.

La version la plus élégante, châtiée et orchestralement somptueuse est celle de Dutoit/Montréal. La plus arrogante et implacable dans l'exécution demeure Karajan '75. Quant à Levine elle est comme une version 2.0 de la vision Karajan. Il me reste à réécouter Levine pour décider si j'ai trouvé là un authentique challenger.
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André
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Mer 24 Fév 2016 - 21:04

Réécoute de la version Berlin-Levine sur DGG.

J'ai mentionné que la version Levine semblait être une version 2.0 de celle de Karajan avec le même orchestre (1975). Eh, bien ! En quelque sorte oui. Comme toutes les versions 2.0, il y a des gains et des pertes à signaler.  Si on devait avoir à choisir entre l'une ou l'autre, je m'attendrais à voir les avis partagés.

Dans le chapitre des gains: une plus grande lisibilité des différentes sections orchestrales, en particulier au niveau des cordes. Une profondeur de champ légèrement plus grande, ou en tout cas plus finement 'focusée'. Des percussions (cymbales, timbales, cloches dans V) plus scintillantes, tonitruantes, falstaffiennes. Des glissandos aux vents (dans V) plus accentués. Au niveau des pertes: des cordes un peu moins soyeuses (important dans les trois premiers mouvements), des cuivres en très légère baisse de tonus (manque de vitamine C). Un legato moins affirmé, moins assumé (Karajan règne en maître ici). Ce dernier aspect est essentiel pour créer une continuité, une structure en forme d'arche (l'oeuvre est en cela le précurseur du Concerto pour orchestre de Bartok).

Au-delà de ces considérations, il importe de noter que la vision est essentiellement la même. Certains détails d'exécution sont incroyablement semblables, et c'est tant mieux. C'est précisément là (dans IV et V) où Karajan se démarquait de la compétition en 1975. L'aspect onirique, démoniaque, scabreux est merveilleusement mis en valeur. En comparaison les versions Munch (plusieurs) et Markevitch sont décevantes, en ce sens qu'elles gomment les 'effets spéciaux'  de Berlioz. Ou les civilisent, selon le point de vue. Levine met en valeur plusieurs des points saillants que Karajan avait déjà mis de l'avant en 1975 (au grand désarroi des critiques français et anglais, et au grand plaisir des américains, lesquels ont vu juste dès la sortie de cet album en 1975). Notez l'immense dernier accord, justement enflé et étiré au max par les deux chefs (comme devrait l'être aussi celui de Ma Mère l'Oye: cordes et cuivres à l'unisson, crescendo et longtemps tenu).

J'ai récemment écouté Kosler et Janssons (Arvid, pas Mariss) dans la Fantastique. Philharmoniques tchèque et de Leningrad. La volonté de 'faire symphonique' était évidente et louable, mais corsetait l'affect des trois derniers mouvements. Markevitch et Munch (écoutés l'an dernier) participent du même dessein. L'un dans l'autre, il y a cette image du dortoir de garçons où le surveillant passe pour s'assurer que tous ont les mains au-dessus des draps, et celle de Zéro de conduite (Jean Vigo) avec sa célèbre guerre des oreillers où les esprits se déchaînent justement après le passage du surveillant. Question de point de vue. Curieux que ce soient Karajan et Levine à Berlin qui évoquent ce côté débridé, licencieux de la Fantastique.
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Jeu 7 Juil 2016 - 11:54

Polyeucte a écrit:

Si c'est du niveau des concerts donnés à Pleyel l'année dernière, je me jette dessus!
En espérant qu'ils nous publient aussi par la suite le Roméo et Juliette de la même série de concerts! Very Happy

Sortie prévue le 7 octobre 2014

Yes!!


Annoncé pour le 8 juillet chez Presto Classical...

Roméo et Juliette, Op. 17
Olga Borodina (mezzo-soprano), Kenneth Tarver (tenor), Evgeny Nikitin (bass)
London Symphony Chorus, Guildhall School Singers
London Symphony Orchestra, Valery Gergiev

Enregistré en 2013...


Bon, maintenant si quelqu'un avait la bonne idée de diffuser l'enregistrement réalisé par Roth (avec Druet et Varnier!!) qui est un savant contrepoint à ce que fait Gergiev (mais les deux sont superbes), ce serait une grand idée! Very Happy
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Roquefort
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Jeu 13 Oct 2016 - 0:07

Quelqu'un a t-il donc écouté cette version de Gergiev de Roméo et Juliette ? Smile
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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Jeu 13 Oct 2016 - 9:47

Roquefort a écrit:
Quelqu'un a t-il donc écouté cette version de Gergiev de Roméo et Juliette ? Smile

Oui... très belle version globalement. Orchestre assez fin et choeurs superbes. Plus de mal avec Borodina qui sonne très "rude".
Mais ça fait un bel enregistrement et Gergiev est vraiment à son affaire ici.

Bon, le top aurait été qu'un jour sorte la version dirigée par Roth, mais je pense qu'on peut arrêter de rêver Sad

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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Mer 9 Aoû 2017 - 23:36

Smile A l'époque, en tant que chef, Barenboim était reconnu pour ses enregistrements de musique française, anglaise voire russe (le répertoire allemand était soumis à plus rude concurrence discographique).
Dans ces extraits de Roméo et Juliette, où l'on se souvient de la fougue de Munch ou Monteux, des délires de Mitropoulos, du lyrisme de Giulini, Barenboim livre une version très fine et équilibrée, quitte à édulcorer les aspects sulfureux ou bizarres du langage berliozien.
Quelques mois après ce disque pour CBS paraissait en coffret l'intégralité de la symphonie dramatique (avec solistes et choeur), captée par DG :




Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Hector Berlioz (1803-1869) :

Roméo et Juliette, symphonie dramatique Op. 17

Roméo seul - Tristesse - Bruits lointains de concert et de bal - Grande fête chez Capulet - Nuit sereine - Le Jardin de Capulet - Scène d'amour - La Reine Mab

= Daniel Barenboim, Orchestre de Paris

(CBS, février-mars 1976)


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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   Jeu 17 Aoû 2017 - 22:51


Smile En parcourant cette page, je m'aperçois qu'on n'a pas fait de pub récente à la version Paray,
qui reste une des plus impressionnantes, et unanimement appréciée :



Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Hector Berlioz (1803-1869) :

Symphonie Fantastique, Op. 14

= Paul Paray, Orchestre symphonique de Detroit

(Mercury, novembre 1959)

compress Toujours aussi explosive cette version !



DavidLeMarrec a écrit:

Oh oui, on ne fait pas plus violent et débridé !


DavidLeMarrec a écrit:

arnaud bellemontagne a écrit:

Oui, ça va à cent à l'heure! Smile


… et ça cogne tout le monde au passage !


greg skywalker a écrit:

Paray :  c'est une bombe pour la Symphonie Fantastique de Berlioz mains cheers


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MessageSujet: Re: Hector Berlioz: symphonies + Lélio   

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