Autour de la musique classique

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 Rued Langgaard (1893-1952)

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Rubato
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 26 Jan 2010 - 19:34

DavidLeMarrec a écrit:
jolan a écrit:
Bah moi du coup je réécoute du LANGGAARD...
Là, tout de suite, la Sympho 2, premier mouvement pas désagréable, mais j'ai beaucoup de mal avec la soprano sur le second.
Ce n'est pas le meilleur de Langgaard... et ça ne devient intéressant qu'avec la soprane. Mr. Green
Je l'ai réécoutée tout à l'heure, et moi aussi je trouve l'apparition de la soprano bienvenue, le mouvement lent précédent étant un peu décevant.
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Rubato
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 28 Jan 2010 - 11:02

DavidLeMarrec a écrit:

Symphonie n°5 a&b : La couleur sombre s'affirme, et j'avoue n'avoir jamais pu faire le lien entre les deux versions de cette Cinquième, après des écoutes successives plusieurs fois répétées : je ne décèle ni thèmes, ni structure communs. C'est assez déroutant, la tonalité est là, mais elle est malmenée, démentie, la polarisation tonale existe, mais elle devient presque imperceptible dans le fouillis constant des harmonies (de très beaux moments de polymodalité ou d'errance tonale figurent dans son unique opéra Fortabelsen/Antikrist, comme je le disais précédemment).
C'est la question que je me suis posée: mais qu'ont elles en commun ces 2 versions?
Les premières mesures du 1er mouvement, le lento misterioso, et c'est à peu près tout. Et ça ne dure que quelques mesures.
La version 1 est en 4 mvts et la version 2 en 5 mvts.

J'ai une préférence pour la 1ère version. Smile


Dernière édition par Rubato le Jeu 28 Jan 2010 - 11:09, édité 1 fois
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WoO
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 28 Jan 2010 - 11:08

Rubato a écrit:
J'ai une préférence pour le 1ère version. Smile

Tout pareil pour moi (cf. message en haut de la page) Smile
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Rubato
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 28 Jan 2010 - 17:17

Et la 4ème, vraiment atypique dans sa forme!
Bon, tout a été dit sur cette symphonie dans les pages précédentes, alors je rajouterai juste qu'elle me plaît bien, cette "chute de feuilles mortes" Very Happy
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 18 Mai 2010 - 21:11

En réécoutant les fanfares wagnéro-brucknéro-mahleriennes de la monumentale Première, je me dis que tout de même, ça pourrait changer agréablement de Mahler dans les salles, et remporter de vifs succès.

Ces motifs qui se succèdent et tournoient sont en plus bellement narratifs.

Le charme de la Deuxième est plus straussien pour le premier mouvement, et plus franchement postromantique (plus ambiance Ruhevoll mahlerien ou Adagio de Barber) pour le magnifique deuxième. Et vient la soprano dans le troisième, mais ce n'est pas (exactement comme pour Nielsen) le plus intéressant de l'affaire.
C'est tellement pur dans le mouvement central qu'on pense même à Beethoven.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 18 Mai 2010 - 21:56

Je continue ma série de réécoutes.

La Troisième : concerto pour piano même pas caché, un succédané du Cinquième de Beethoven avec tout le dégoulinage postromantique qu'il faut. A tout prendre, je me tournerais plutôt vers un concerto de Rachmaninov qui, au moins, a de la personnalité et du propos !
Il faut être franc : il n'y aurait pas marqué Langgaard et Symphonie sur le paquet, je n'aurais jamais écouté plus d'une fois ce machin.
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Zeno
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 18 Mai 2010 - 22:33

Bref, Langaard à toi. Mr.Red
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WoO
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 1 Juil 2010 - 23:22

Je viens d'écouter la Musique des Sphères. Attention OMNI ! (Oeuvre Musicale Non Identifiable) Shocked Cette oeuvre date de 1918 et j'ai eu l'impression d'entendre du Scelsi au début !! C'est une pièce atmosphérique très étrange, avec un immense orchestre comprenant orgue et cloches, des passages sonnent très modernes, d'autres beaucoup moins (comme le gospel des fleurs avec la soprano vers la fin). Le final est complètement délirant. L'interprétation de Rojdestvensky est excellente. Superbe découverte. Very Happy

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Xavier
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Ven 2 Juil 2010 - 0:33

Moi je voyais plus Scriabine et Ligeti, mais tout à fait d'accord.

A part Antikrist qui est assez chouette aussi (mais moins étonnant), c'est 100 coudées au-dessus de tout ce que j'ai pu entendre d'autre de Langgaard.
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Cello
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 7 Juil 2010 - 10:12

Xavier a écrit:
Première écoute de la Musique des sphères: c'est franchement génial comme musique, très étonnant, très nouveau, assez hétérogène, avec des passages scriabiniens superbes! Mais aussi des moments d'écriture plus classique, assez impressionniste.
...
Et bien c'est étonnant.
Belle écriture orchestrale, belle utilisation des choeurs, du tonal, du polymodal, même des embryons de musique répétitive, une musique séduisante, même parfois hypnotisante, une vraie musique des sphères

Première écoute pour moi aussi. Musique étonnante en effet: pleine de suspensions et de scintillements où des roulements profonds alternent avec des envolées extatiques ou des répétitions de motifs hypnotiques comme l'a dit Xavier.

Vraiment pas mal.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 7 Juil 2010 - 10:16

Oui, c'est très étonnant comme musique. Rien de tel dans le corpus de Langgaard par ailleurs ; comme le dit Xavier, à la rigueur certains passages de Fortabelsen (Antikrist) sont assez audacieux, mais pas du tout de la même façon, ni dans la même mesure ! Et tout le reste est plutôt post- (les premières symphonies, les lieder) néo- (les quatuors et les dernières symphonies), même si passionnant.

Cette Musique des Sphères est une oeuvre de la démesure absolue, au même titre que le Sacre ou l'Acte Préalable. Surprised
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Octavian
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 7 Juil 2010 - 11:42

Et c'est bien entendu introuvable. Confused
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 7 Juil 2010 - 12:11

Octavian a écrit:
Et c'est bien entendu introuvable. Confused
Rozhdestvensky chez Chanson, introuvable ? scratch
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Xavier
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 7 Juil 2010 - 12:11

Absolument pas, ça se trouve n'importe où, du moins la version Chandos. (Amazon, médiathèques...)
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Octavian
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 7 Juil 2010 - 13:21

Oui pour Amazon - mais en médiathèque, je ne l'ai jamais croisé et pourtant j'en ai fréquenté quelques-unes de bien fournies, et je n'ai jamais croisé ça en rayon chez un disquaire même spécialisé.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 7 Juil 2010 - 15:10

Octavian a écrit:
Oui pour Amazon - mais en médiathèque, je ne l'ai jamais croisé et pourtant j'en ai fréquenté quelques-unes de bien fournies, et je n'ai jamais croisé ça en rayon chez un disquaire même spécialisé.
Laughing Forcément, c'est du marché de niche quand même. Si tu as déjà vu Thora chez un disquaire, fais-moi signe. hehe
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nugava
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Ven 1 Oct 2010 - 14:41

Je suis tombé amoureux de dernier mouvement de la symphonie 5A... C'est vraiment mystérieux pour le coup...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Ven 1 Oct 2010 - 19:38

OUI ! Very Happy
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Rubato
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Sam 2 Oct 2010 - 9:20

nugava a écrit:
Je suis tombé amoureux de dernier mouvement de la symphonie 5A... C'est vraiment mystérieux pour le coup...
C'est un mini concerto pour violon, ce mouvement!! Laughing
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 10 Oct 2010 - 11:12

Je découvre ce compositeur par la symphonie No.4. Magnifique! cheers
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nugava
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 23 Déc 2010 - 14:01

Après l'inquiétante symphonie n°6, je continue dans Langgaard avec la n°7... Une belle symphonie alla Papa... Un régal
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 23 Déc 2010 - 14:20

Oui, à partir de là, le langage va un peu se dégonfler, mais il y a encore de très belles choses (la Neuvième par exemple).
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HOLLIGER
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 11 Jan 2011 - 18:52

Vous m'avez donné envie de découvrir cette musique des sphères : dausgaard chez da capo ou Gennadi Rozhdestvensky chez chandos ?
(qualités interprétation + prise de son svp) Very Happy
Merci Wink
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 11 Jan 2011 - 21:52

HOLLIGER a écrit:
Vous m'avez donné envie de découvrir cette musique des sphères : dausgaard chez da capo ou Gennadi Rozhdestvensky chez chandos ?
(qualités interprétation + prise de son svp) Very Happy
Merci Wink
Je n'ai écouté que la seconde, mais Dausgaard est généralement un peu sage... et surtout les prises de son Chandos sont bien plus détaillées, dynamiques et spectaculaires (quand même utile ici...) que celles (tout à fait bonnes au demeurant) de Da Capo.

Donc sans avoir écouté les deux, je pense que tu aurais intérêt à faire le même choix que moi. Smile
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HOLLIGER
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 12 Jan 2011 - 1:05

Merci David, je te fais confiance Wink
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Abnegor
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 26 Déc 2011 - 0:11

Abnegor a écrit:
Langgaard, Symphonie 01 - Dausgaard
Langgaard, Symphonie 13 - Dausgaard

Ça semble confirmer ce que j'ai lu dans la rubrique Général : la première est géniale, celles de la fin sont presque anecdotiques.

sud273 a écrit:
tu as lu un avis univoque. Il y a plus à chercher que ce qu'on croit dans l'anecdotique, et moins dans le génie.
Dans la période médiane essaye Musique des sphères (qui fit dire à Ligeti qu'il avait fait du Langaard sans le savoir) et Notre compositeur de Génie, Carl Nielsen par exemple, qui remet les pendules à l'heure. Le Danemark a compté sans doute plus de symphonistes qu'aucun pays au monde au 20è siècle.

Tu me conseilles donc également les dernières symphonies de Langgaard ? L'intégrale Dausgaard vaut-elle le coup ?
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malko
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 26 Jan 2012 - 19:36

Découvrir une nouvelle fois l'existence jusqu'ici largement méconnus de tels oeuvres et artistes est proprement sidérant.
(Je viens d'écouter "l'antikrist"; "Music of the sphères" et la S. n°1)

Le Répertoire semble inépuisable et on creuse chaque jour, avec sombre délice, le puit sans fond de son ignorance.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 26 Jan 2012 - 19:43

J'avais justement écouté cette Musique des Sphères il n'y a pas très longtemps : très étrange, complètement déroutant. On perçoit bien les plans sonores mis en place par le compositeur, mais percevoir ensuite le pourquoi des infimes changements qu'il opère - et les rapports entre titre des "mouvements" et leur contenu -, c'est une autre paire de manches Confused ...
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benvenuto
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 26 Fév 2013 - 17:59

Bon, je m'y suis enfin mis à ce Langgaard tant chanté par Sud et David, et qu'on voudrait ériger en challenger crédible au titre du plus grand compositeur danois, face à Nielsen...
Eh bien ce cher Carl peut dormir sur ses deux oreilles!!! hehe
Pour tout dire je ne suis pas arrivé au bout de la Musique des Sphères... Neutral C'est incontestablement d'une conception audacieuse, étant donnée la date de composition, et je comprends que, dans cette optique, cela puisse fasciner, mais à mes oreilles ça sonne vraiment trop "précurseur intéressant mais pas encore abouti".
De grands à-plats harmoniques de plusieurs dizaines de secondes, dans des couleurs harmoniques et orchestrales certes innovantes, bon, et puis...??? Je m'étonne même que Xavier ait autant accroché, Scriabine propose dix fois plus de matière en trois fois moins de temps...

J'enchaîne avec un bon Pink Floyd (Meddle) et je me dis qu'au test de L'île déserte, si on ne me laissait le choix qu'entre ces deux disques, ce serait sans hésiter le second que je choisirais... Twisted Evil
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Xavier
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 26 Fév 2013 - 22:02

benvenuto a écrit:
Pour tout dire je ne suis pas arrivé au bout de la Musique des Sphères... Neutral C'est incontestablement d'une conception audacieuse, étant donnée la date de composition, et je comprends que, dans cette optique, cela puisse fasciner, mais à mes oreilles ça sonne vraiment trop "précurseur intéressant mais pas encore abouti".
De grands à-plats harmoniques de plusieurs dizaines de secondes, dans des couleurs harmoniques et orchestrales certes innovantes, bon, et puis...??? Je m'étonne même que Xavier ait autant accroché, Scriabine propose dix fois plus de matière en trois fois moins de temps...

Honnêtement je te conseille de réécouter, je pense que tu es passé à côté... parce que c'est hyper étonnant mais aussi très abouti, vraiment réussi, et pas du tout uniforme comme tu sembles le dire.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 26 Fév 2013 - 23:34

benvenuto a écrit:
Bon, je m'y suis enfin mis à ce Langgaard tant chanté par Sud et David, et qu'on voudrait ériger en challenger crédible au titre du plus grand compositeur danois, face à Nielsen...
Certainement pas pour moi, mais c'est en effet un compositeur fascinant, jusque dans ses faiblesses (ses quatuors quasiment pas plus aventureux que du Gade !). Il n'y a pas exclusion mutuelle des écoutes, donc...
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benvenuto
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 27 Fév 2013 - 10:03

Xavier a écrit:
benvenuto a écrit:
Pour tout dire je ne suis pas arrivé au bout de la Musique des Sphères... Neutral C'est incontestablement d'une conception audacieuse, étant donnée la date de composition, et je comprends que, dans cette optique, cela puisse fasciner, mais à mes oreilles ça sonne vraiment trop "précurseur intéressant mais pas encore abouti".
De grands à-plats harmoniques de plusieurs dizaines de secondes, dans des couleurs harmoniques et orchestrales certes innovantes, bon, et puis...??? Je m'étonne même que Xavier ait autant accroché, Scriabine propose dix fois plus de matière en trois fois moins de temps...

Honnêtement je te conseille de réécouter, je pense que tu es passé à côté... parce que c'est hyper étonnant mais aussi très abouti, vraiment réussi, et pas du tout uniforme comme tu sembles le dire.

Je lui redonnerai sans doute sa chance dans quelque temps, mais pour l'instant je crois qu'il vaut mieux que je laisse un peu d'eau couler sous les ponts...l'avis de Ligeti semble corroborer votre point de vue et infirmer le mien, mais franchement, j'ai eu beau m'accrocher hier, j'avais l'impression d'une longue et fastidieuse alternance d'audaces velléitaires (au niveau harmonique et orchestral) et de banalités assumées (au niveau mélodique)... Neutral
Pas un avis définitif, donc, parce que j'ai tendance à vous faire confiance lorsque toi et David êtes d'accord, mais tout de même un a priori assez défavorable...
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Sam 29 Juin 2013 - 0:03

Profitant in extremis du peu des pov' 3 G qui me restent sur ma clef, j'en use pour écouter gratis sur youtube des musiques de compositeurs dont je vous lis parler et qui auraient l'heur de me plaire.
J'écoutais avidement la 1ére symphonie de Langgaard, qui est très plaisante, du même plaisir qu' Eine Alpensinfonie d'un Strauss vite passé à autre chose ; de même que Beethoven a abandonné assez tôt les arpèges transitoires qui emmènent comme par des volées de marches comptées la tonalité à des niveaux différents.
Je vois bien que c'est une œuvre de jeunesse, mais elle est postérieure à Mahler, et postérieure de deux ans aussi à " L'Expansive" autrement novatrice de son compatriote Nielsen (et Langgaard avait 18ans et Nielsen une quarantaine bien sonnée !!!).
Je valide et apprécie comme un courant d'air salubre la volonté d'affirmation d'un jeune adulte écervelé qui chie allégrement sur les mânes de ceux qu'il vénèrera plus tard (ou pas) ; je comprends moins bien les jeunes qui sont plus vieux que leur père. (Rued Langgaard reprendra des œuvres de son père Siegfried, sans moins de pesantes cendres).
Mais bref....
De bons moments, un orchestre touffu mais des pupitres en halliers où on chemine en bottes , et les ronces alentissent nos pas ; beaucoup d'épines et peu de mûres...
Mais le chemin est balisé de "ploung" aux contrebasses qui font chicanes aux passages mous : on voyage en sécurité !!!!

Cette première symphonie est donc une Pastorale des Rochers... Est-ce pour cela que je pensais tant à l'Alpensinfonie, à la Rhénane de Schuman ou au 1er mouvement de la 3ème de Mahler.... et aux Hébrides de Mendelssohn ....?
Si c'est vrai, alors il y a des genres en Musique comme en Peinture, et le paysage en est un.
Mais  Oh !
15minutes 36 secondes (version YT dont les références sont introuvables....), des bulles de harpes qui crèvent la surface d'un doux andante champêtre dont l'accorte  brise fait s'envoler de l'Orchestre des semences de chardons, des flocons de pissenlits et des nuées de mites......
J'en reste las...... et j'en reste là .
J'en reste d'autant plus là qu'ai reçu ce jour : Our Hunting Father entre autres cycles de Britten......... Mais c'est une autre vie, et un autre sujet !
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Sam 29 Juin 2013 - 20:38

Merci pour cette évocation. Very Happy

Ah bon, tu trouves la Troisième de Nielsen novatrice ? Originale, oui, mais novatrice, pas vraiment (il suffit de comparer à la Deuxième, même si la Troisième me semble aller un peu plus loin harmoniquement - je n'ai lu que la Deuxième cela dit).

Sinon, cette première de Langgaard m'évoque effectivement Mahler, mais aussi le côté plus "musique pure" de Bruckner, avec sa construction large et son absence de couleurs inédites et de grotesque. Je l'aime beaucoup, dans le genre postromantique, c'est assez intense - même si ça n'a pas la folie décadente de l'Herbstsymphonie de Marx ou la chaleur thématique de la Première d'Atterberg.

Pour le proto-Mendelssohn de cette époque, écoute plutôt les deux premières de Hamerik, c'est saisissant - personnellement, je porte ça aux nues, bien que ça n'ait rien de neuf.
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Rubato
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 30 Juin 2013 - 11:17

Ça intéresserait quelqu'un une petite présentation de ses quatuors? Question 
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 30 Juin 2013 - 12:39

Evidemment !

Je les ai trouvés assez néo-, et pas particulièrement vertigineux, surtout comparé aux qualités étonnantes de Langgaard ailleurs... alors si tu pouvais indiquer ceux que je dois réécouter, ou les choses que je n'ai pas perçues, ça m'intéresse vivement. bounce
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 30 Juin 2013 - 13:24

Ok, je vais préparer ça! Wink 
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 1 Juil 2013 - 11:23

Les quatuors à cordes.

Comme promis, (le début d') une petite présentation de ses quatuors que j'ai commencé à découvrir il n'y a pas très longtemps.
L'essentiel de sa contribution pour le quatuor à cordes, a été composé dans un intervalle de 11 ans, de 1914 à 1925.
Mais tout n'est pas si simple car de nombreux mouvements ont été révisés et réutilisés pour d'autres quatuors!

Récapitulatif par ordre d'opus:

BVN 68: Quatuor n°1 en mi M, 4mvts. Composé en 1914-15, rejeté puis révisé en 1936.
Le 4ème mvt sera retravaillé et utilisé pour le 4ème mvt du quatuor n°5.

BVN 71: Variations sur "Mig hjertelig nu længes" (Oh, Sacred Head! Now Wounded) en mi M. Introduction et 7 variations. Composé en 1914-15 puis révisé avec une nouvelle introduction en 1931/1940.

BVN 145: Quatuor n°2 en ré m, 4 mvts. Composé en 1918 et révisé en 1931.

BVN 153: "Rosengaarsspil" en mi M, 4 mvts. Composé en 1918.
Les 1er et 4ème  mvts ont été révisés et réutilisés en tant que 1er et 3ème mvts dans le quatuor n°4.

BVN 155: Quatuor à cordes en la b M, 4 mvts. Composé en 1918.

BVN 160: Quatuor n° 6 en ré m, 1 mvt. Composé en 1918-19.

BVN 183: Quatuor n° 3. Composé en 1924.

BVN 189: Quatuor n°5 en fa M, 4 mvts. Composé en en 1935 et révisé en 1926-38.
Le 4ème mvt est la version révisée du 4ème mvt du quatuor n°1.

BVN 215: Quatuor n°4 "Sommerdage" (Jours d'été) en fa M, 3 mvts. Composé en 1931 sur la base du matériel de 1914-18.
Les 1er et 3ème mvts sont les versions révisées des 1er et 4ème mvts du " Rosengaarsspil" et le 2ème mvt a pour base le 2ème mvt du quatuor n°1.

BVN 408: String quartet mouvement "Italian Scherzo" en fa M. Composé en 1950.

…J'avais bien dit, compliqué!!
Si on fait le compte, ça fait 10.
Le quatuor n°3 est le seul à avoir été publié du vivant du compositeur. Les autres l'ont été à partir de 1993..seulement!

Je n'aime pas mettre des étiquettes, mais celle qui est le plus souvent attribuée à ces œuvres est celle de "néo-classique". C'est dans l'ensemble vrai, mais la palette est un peu plus large et finit par aborder de nombreux styles, par petite touches, avec parfois des incursions vers un semblant de modernisme.
Ce qui m'a marqué, ce sont les nombreux changements de rythmes au sein même d'un mouvement: pour exemple, 21 annotations de rythmes dans le quatuor n°6 pour une durée de 15mn, comme s'il cherchait en permanence à nous surprendre! C'est parfois un peu déroutant.
Quoiqu'il en soit, ces quatuors, qui n'ont rien de révolutionnaires pour leur époque, sont très agréables à écouter, plein de vitalité, avec des changements de directions permanents. On y prend vraiment du plaisir.

Au niveau discographique, c'est un peu le désert. Le "Kontra Quartet en a enregistré une partie (6).


On trouve aussi un enregistrement du n°3 par le "Miró String Quartet", couplé à des oeuvres de Nielsen.


La version qui m'a fait découvrir ces quatuors (les 2, 3, 6, et Variations, pour l'instant) est celle du " Nightingale String Quartet", Volume 1, dont l'intégrale est en cours. J'attends donc la suite impatiemment!



…à suivre avec une présentation du quatuor n°2. Smile
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 2 Juil 2013 - 11:09

Interprétation libre du:
Quatuor à cordes n°2 (1918, rev. 1931) 25:10

Ce quatuor est en 4 mouvements, avec un titre pour chacun d'entre eux. On peut parler de musique à programme.

1er mvt "Storm clouds receding". 8:36

Un mouvement qui débute de façon très énergique (c'est la tempête) avec un thème qui reviendra plusieurs fois en alternance avec des passages plus apaisés (la tempête va-t-elle se calmer?). Les nuages, après un gros coup de vent, (ostinato du violoncelle) vont disparaitre petit à petit, les coups d'archets se font de moins en moins violents jusqu'à l'apaisement final sur un intervalle dissonant de triton.


2ème mvt "Train passing by". 2:18

Cinq ans avant Arthur Honegger et son fameux "Pacific 231", Langgaard nous fait le coup du "train qui passe", et je trouve que c'est réussi.
Les coups d'archets sont violents, rapides; ça grince, ça gronde, puis d'un coup, le calme: le train est passé.
Réjouissant!


3ème mvt "Landscape in twilight". 6:19

Après le passage du train, retour au calme avec pour débuter ce mouvement, un "andante pastorale" mélancolique, thème qui apparaît trois fois, avec en alternance des passages un peu plus enlevés (con poco moto). Le mouvement s'achève avec un andante qui reprend le thème initial; c'est le crépuscule.
C'est le  mouvement le plus "classique" de ce quatuor.


4ème mvt "The walk". 7:58

Comme dans le mouvement précédent ça commence en douceur, mais ça ne dure pas; le marcheur s'est laissé distraire, et il reprend sa marche, jusqu'à ce qu'à nouveau quelque chose attire son attention, quelque chose de mystérieux (dissonances, brusques changements de rythmes) qu'il va prendre le temps de contempler.
Après plusieurs moments de distractions le marcheur repart d'un pas vif, puis le pas devient plus lourd, (le rythme ralentit, les accords sont plaqués par les quatre instruments); est-ce la fatigue qui se fait ressentir?

Ce quatuor, dont le titre original était "Composition pour quatre instruments" a été joué la première fois en 1919 à Copenhague, puis en 1922. Il sera révisé en 1931 puis joué sous cette forme à la radio en 1938 par le "Gerhard Rafn Quartet".
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 2 Juil 2013 - 11:32

Merci pour ce point très clair et détaillé ! cheers

Il faudra donc que je réécoute, parce que l'impression laissée avait été, de façon dominante, le côté naïf (néo- si l'on veut) de l'écriture - je lui aurais donné cinquante ans de plus, et encore, cinquante ans nordiques, c'est-à-dire dans l'esthétique des Hartmann qui écrivaient du Spohr dans les années 1870...

Fort de tes conseils, je réessaierai et je reviendrai. bounce Merci !
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 3 Juil 2013 - 14:00


Quatuor à cordes n°3 (1924) en 3 mouvements - 14:46
Composé en deux semaines et première exécution le même mois.

Bien qu'un titre (ou plutôt sous-titre) soit attribué à chaque mouvement, on ne pas parler de musique à programme comme dans le quatuor n°2. Non, ici Langgaard ironise sur la "musique moderne".
Une fois encore, incompréhension de la plupart des critiques après sa première exécution en septembre 1924.
Cependant, Richard Hove, critique au "Dansk Musik Tidsskrift" sera conquis et parlera "d'étincelle divine", de "l'apparition d'un tempérament magique" et d'une œuvre d'une "grande puissance interne".

1er mvt "Rapacious" – 7:30

Le mouvement débute de façon vive sur un style classique, se transforme en une sorte de tourbillon, puis se calme rapidement, avec un motif au violoncelle, sur trois notes, suivi des autres instruments. Jusqu'à la fin du mouvement ce seront alternances de calme et de vivacité.
Alors le "rapace" serait-il le "style moderne", qui tournoie (tourbillons de notes) puis fond (intervalles descendants) sur sa proie "le classique" ? (interprétation personnelle! Very Happy )
À noter quand même que quand je dis "moderne", tout est relatif zen ; ça reste assez traditionnel!


2ème mvt "Artfull" (roublard?) – 1:41

Le mouvement commence de façon plutôt guillerette, sorte de menuet, qui ne dure que quelques mesures mais réapparaît brièvement après quelques notes jouées au violoncelle. Puis tout se déconstruit, le mouvement s'achevant par des notes frappées au violoncelle. Tout se passe très vite.

3ème mvt "Scoffing" (moqueries) – 5:36

Ce mouvement me fait penser à un duel entre styles, classique et moderne, comme si le compositeur voulait nous dire: "voyez, il y a ceci, mais il y a aussi cela!"
Ça débute par un choral (on imagine bien un chant accompagné à l'orgue), enchaine avec un début de valse, puis "tout part en vrille!" shaking  (Musique moderne). Réapparition brève du choral puis retour au "moderne" avec ses (quelques) dissonances. Ce sera comme cela tout au long de ce mouvement. Le "classique" semble l'emporter avec en finale le choral en forme d'hymne.

La mélodie du choral a été écrite pour l'hymne de B.S. Ingemann "Den store mester kommer".
Quelques années plus tard, ce choral sera ajouté en tant que pièce en quatre parties, au livre officiel du choral de l'église nationale Danoise.

Un quatuor à cordes intéressant, surprenant, avec encore une fois ses changements de cap permanents.
À connaître!
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 3 Juil 2013 - 18:57

DavidLeMarrec a écrit:
Merci pour cette évocation. Very Happy

Ah bon, tu trouves la Troisième de Nielsen novatrice ?  Originale, oui, mais novatrice, pas vraiment (il suffit de comparer à la Deuxième, même si la Troisième me semble aller un peu plus loin harmoniquement - je n'ai lu que la Deuxième cela dit).

Sinon, cette première de Langgaard m'évoque effectivement Mahler, mais aussi le côté plus "musique pure" de Bruckner, avec sa construction large et son absence de couleurs inédites et de grotesque. Je l'aime beaucoup, dans le genre postromantique, c'est assez intense - même si ça n'a pas la folie décadente de l'Herbstsymphonie de Marx ou la chaleur thématique de la Première d'Atterberg.

Pour le proto-Mendelssohn de cette époque, écoute plutôt les deux premières de Hamerik, c'est saisissant - personnellement, je porte ça aux nues, bien que ça n'ait rien de neuf.
Je note tout cela dans mon petit carnet... Merci David !
Et je note aussi les quatuors de Langgaard avec une grande curiosité.... Merci Rubato !
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 3 Juil 2013 - 19:28

...et je n'oublie pas l'excellente prestation des quatre ravissantes instrumentistes du "Nightingale String Quartet", qui me sert de référence pour la présentation de ces quatuors à cordes. Very Happy 

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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 7 Juil 2013 - 18:08

Quatuor à cordes n° 6. 1 mouvement en Ré m -  1918-1919 – 15:07

Un quatuor en 1 mouvement cette fois mais duquel on peut distinguer plusieurs parties.
Ça démarre avec un Poco tranquillo (il y aura 21 annotations de rythme pour ce quatuor) très mélancolique suivi d’un Poco vivace, puis retour au motif du début. Cette partie alternera mouvements lents et mouvements de genre scherzo, avec deux récitatifs, à l’alto puis au violon ; c’est une citation d’une chanson folklorique suédoise "Sous la voûte céleste". On est presque dans du postromantique.
On enchaîne  avec une valse enlevée (Burlesco rustico) qui s'inspire du jeu des violonistes  folk suédois. C'est la partie la plus courte.
Retour au style du début, mélancolique, inspiré encore une fois du folklore suédois  avec la chanson " Dis-moi maintenant jeune Dora, Te marieras-tu cette année?"

Un quatuor très différent des quatuors n° 2 & 3. Une plus grande uniformité de ton cette fois, assez postromantique finalement,avec ses beaux passages lents et son petit côté folklore.
Très agréable à écouter. Smile 

Ce quatuor, lors de sa première représentation avait pour titre "Rosengaardsspil (over en svensk Folkevise)" Rosengaard Play (on a swedish folk song). Ce n'est qu'en 1940 qu'il deviendra le quatuor n°6 (bien que composé en 1918-19).
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 8 Juil 2013 - 17:56

Variations on "Mig Hjertelig Nu Længes" (Oh, sacred head! Now wounded")
Musique de chamber pour 2 violons, 1 alto et 1 violoncelle. En mi M – 1914-1931.

Avec cette oeuvre, on est en plein classicisme.
Un thème principal avec 7 variations.
Le quatuor, composé en 1914, puis laissé de côté, fut repris avec une nouvelle introduction en 1940. L' introduction est un prélude pour orgue "Mig hjertelig nu længes" que Rued Langgaard avait composé en 1931 pour des funérailles.
Cet hymne, qui est le thème principal, est repris dans son intégralité uniquement dans la 1ère variation par le violoncelle avec une réapparition partielle dans la 7ème variation.
L'ensemble est très classique. On est loin des "extravagances" (toutes relatives) des quatuors n°2 & 3. On est plus près, du point de vue du style, du quatuor n°6, avec une homogénéité de style sur toute la durée de l'oeuvre. Une oeuvre qui aurait pu être (amha) composée un siècle auparavant!
La première performance de cette oeuvre fut donnée en 1967.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 8 Juil 2013 - 18:17

bounce
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 8 Juil 2013 - 18:57

DavidLeMarrec a écrit:
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 8 Juil 2013 - 19:07

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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 8 Juil 2013 - 19:14

DavidLeMarrec a écrit:
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 26 Jan 2014 - 1:51

sud273 a écrit:
j'ai donc fini aussi par m'y mettre, avec grande curiosité, en commençant par le disque Chandos de la première symphonie dans la version Segerstam.

Une symphonie écrite par un jeune homme de 16 ans, en 1913, et d'une durée de plus d'une heure, aux dimensions et à l'orchestration mahlérienne, je ne pensais pas qu'une telle chose ait pu exister (en dehors de la symphonie en ut de Bloch). Et c'est stupéfiant!
On comprend que les chefs allemands aient encouragé le jeune homme (qui avait dû louer le philarmonique de Berlin pour se faire jouer!) Non seulement je vois peu de choses comparables à cette date (même si la révision s'étend jusqu'en 1919) mais l'orchestration, quoique post-wagnérienne (il me semble même qu'on y trouve quelques citations) est d'une richesse à peine croyable, avec certaines originalités comme le lent crescendo de cymbales dans le finale. Côté programme, je suis frappé par la ressemblance des ambitions (même si les moyens sont différents) avec celles d'Ives, cette ascension vers les sommets. Comme on est loin du Jour d'été à la Montagne de Richard Strauss! musique opulente, mais décrivant plus une exploration intérieure que le conquête des glaciers. C'est extraordinaire, je ne vois pas comment, devant une telle oeuvre on peut s'abstenir de qualifier l'auteur de génie: dominer si jeune la composition pour un ensemble si vaste, que reste-t-il après?
 thumleft thumleft 
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