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 Rued Langgaard (1893-1952)

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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 26 Jan 2014 - 0:58

ah oui, j'étais très enthousiaste et en me relisant au travers de la citation, je me demande si ça va recommencer à la prochaine écoute? elephant 
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 2 Sep 2014 - 17:43

Rued LANGGAARD : Musique des Sphères.

Thomas Dausgaard, Orchestre National, Chœurs et Ensemble Vocal Danois, 2010.
Etonnant et enthousiasmant.
Cela rempli bien le salon, l'oreille et la tête.
Des couleurs orchestrales merveilleuses.
Et pour qui aime, comme moi les Timbales, c'est un régal !  Elles sont honorées.
Bruissantes, ronflantes, chantantes, sonantes, percutantes.
A part le Ich Will! avec son "Do ré mi fa sol, la" chanté très bête...
C'est un grand moment musical qui m'occupe encore après huit écoutes consécutives.
Et ce petit final au soprano : Blumenevangelium et les deux derniers mouvements...
C'est du Mahler concis, pressé, bousculé.
Résumé.
Les 10 dernières minutes de la Musique des Sphères de Langgaard font "Œuvre" à elles seules !
Au dernier mouvement Das Ende : Antéchrist/Christ  le chœur toute voile dehors, l'orchestre en vagues et trois minutes de roulement de timbales, des cloches, les cuivres, cymbales ; et toujours les timbales qui roulent, seules jusqu'à 3 minutes 32 secondes.
Harpe et bruits glissandi dans l'orchestre, chœur au loin en arpèges, nouveau roulement et résurgence en bref tutti final, glissandi discret de harpe et c'est bizarrement fini....
Comme ça a bizarrement commencé...
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hommepiano
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 25 Jan 2015 - 23:27

bonsoir je reécoute cette 1ere symphonie et je suis curieux alors je me mettrai à sa musique des sphères !
watch?v=REqFSOu0Frg
ça y est j'ai écouté cette harmonie des sphères xavier et c'est ...fascinant.
Shocked encore une découverte
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Golisande
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 6 Avr 2015 - 12:41

Je viens d'écouter un peu de Langgaard (pourquoi pas å, au fait ?) : les symphonies 4 à 6, le premier mouvement de la 1, et la Musique des Sphères.

Bilan : Musique des Sphères bounce (un peu la même impression que les dernières symphonies de Nielssen quoique le style en soit très différent, sinon oui Ligeti dans les épisodes les plus radicaux mais je n'ai par contre pas du tout entendu Scriabine...), le reste Neutral (surtout la 1e symphonie ou en tout cas son 1er mvt, effectivement époustouflant pour un gars de 16 ans Shocked mais dont le contenu musical ne m'a pas fait dresser l'oreille une seule fois).
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Xavier
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 6 Avr 2015 - 12:52

Oui, la Musique des sphères est époustouflante, l'opéra Antikrist très chouette aussi, mais sorti de là je n'ai rien trouvé de passionnant... du coup je n'ai pas exploré toutes les symphonies.
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Golisande
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 6 Avr 2015 - 12:59

Xavier a écrit:
du coup je n'ai pas exploré toutes les symphonies.

J'avoue que je n'en ai pas très envie, avec tout ce qu'il y a à découvrir par ailleurs... mais je trouve quand même intriguants de tels grands écarts de langages chez un seul et même compositeur (y compris, d'ailleurs, à l'intérieur de la Musique des Sphères)...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 6 Avr 2015 - 13:06

Golisande a écrit:
Je viens d'écouter un peu de Langgaard (pourquoi pas å, au fait ?)

L'usage courant du diacritique est récent : on écrivait ainsi paa au lieu de ou landsmaal au lieu de landsmål.


Pour les symphonies, ce sont surtout les 4 à 6 qui sont très impressionnantes. Celles avant sont plus romantiques (la première, dans un genre brucknéro-mahlérien, est très réussie, les deux concertantes sensiblement moins), celles après plus néo-classiques (la Neuvième n'est pas mal, tout de même).

L'écart s'explique assez bien par les convictions et l'évolution personnelle de Langgaard (grand misanthrope mystico-apocalyptique).
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Golisande
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 6 Avr 2015 - 13:47

Ce sont en grande partie tes avis et commentaires qui ont guidé mes choix d'écoute pour les symphonies. Smile Mais comme apparemment j'ai écouté les plus intéressantes, et que je ne suis pas fan de néo-classicisme, j'en déduis que je peux très bien me dispenser d'écouter les autres (j'essaierai peut-être quand même la 9).

Quant au personnage et à la régression volontaire de son style, ça reste quand même assez mystérieux pour moi (pourquoi n'a-t-il pas carrément arrêté de composer ?)...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 6 Avr 2015 - 13:51

Ah, mais il était très convaincu de sa valeur, il supportait simplement très mal son expatriation dans une province désertée du Danemark… donc aucune raison de cesser d'écrire.

Mais effectivement, si tu n'as pas plus aimé que ça les symphonies 4-5-5b-6, il ne te reste guère qu'Antikrist/Fortabelsen à essayer, et tu pourras passer à autre chose. Neutral
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Golisande
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 6 Avr 2015 - 14:49

DavidLeMarrec a écrit:
Ah, mais il était très convaincu de sa valeur, il supportait simplement très mal son expatriation dans une province désertée du Danemark… donc aucune raison de cesser d'écrire.

Ça veut donc dire qu'il était aussi convaincu de la valeur intrinsèque de ses dernières œuvres ?...
Parce que, d'après ce que tu en dis et que j'ai pu lire ici ou là, il semblerait qu'il ait volontairement bridé son style – dans une démarche guidée par une espèce d'ironie amère, de provocation à la limite du masochisme ou de l'autodestruction (qui apparemment s'étendait jusqu'à une aspiration à l'anéantissement général Mr. Green ) : dans ces conditions, je ne comprends pas très bien qu'il se soit emm.... à continuer à composer, tout en rabougrissant volontairement son univers sonore...

C'est cet espèce de perte (consciente) de l'énergie vitale jointe à le poursuite d'une activité créatrice "minimale", en veilleuse ou en pilote automatique, qui me paraît énigmatique (bon, si ça continue je vais écouter toute son œuvre pour essayer de comprendre Mr.Red ).
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Golisande
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mar 7 Avr 2015 - 10:02

Tiens au fait, dans la Musique des Sphères, je n'avais pas relevé ces "Do ré mi fa sol, la" rabâchés sur si mi si si sol# fa# : voilà qui est curieux... D'où a-t-il bien pu sortir ça ? (En plus ça ressemble vaguement à du Orff, je ne suis vraiment pas fan Confused )

Edit : en revanche, l'espèce de lied qui semble sorti tout droit de la plume d'un Mahler ressuscité et rajeuni, parfaitement heureux, azuréen, translucide drunken : ça, j'aime...
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hommepiano
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 26 Sep 2016 - 23:01

Jaky a écrit:
Citation :
...C'est extraordinaire, je ne vois pas comment, devant une telle oeuvre on peut s'abstenir de qualifier l'auteur de génie…
C'est très facile, on ne dit rien : je pense exactement le contraire, du boursouflage creux sans intérêt du moins pour moi.
Je suis curieux de connaître ton avis sur les 12 à 14!  hehe
bonsoir vous étiez capable vous à 16 ans de composer avec autant de génie ?
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Jaky
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Lun 26 Sep 2016 - 23:20

hommepiano a écrit:
Jaky a écrit:
Citation :
...C'est extraordinaire, je ne vois pas comment, devant une telle oeuvre on peut s'abstenir de qualifier l'auteur de génie…
C'est très facile, on ne dit rien : je pense exactement le contraire, du boursouflage creux sans intérêt du moins pour moi.
Je suis curieux de connaître ton avis sur les 12 à 14!  hehe
bonsoir vous étiez capable vous à 16 ans de composer avec autant de génie ?

Ni à 16 ans ni même maintenant, ceci-dit je serai incapable de chanter ou me trémousser comme Justin Bieber donc si une ado me dit que c'est un génie, je n'ai qu'à acquiescer?

À question idiote, réponse idiote… Mr.Red
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André
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 4 Jan 2017 - 19:35

Copié de la Playlist:



Il y a 1 ou 2 ans j'avais commencé l'écoute de coffret Langgaard, mais m'étais arrêté en cours de route. Cette fois j'écoute méthodiquement. J'en suis au disque 6, symphonies 12-14. Un drôle de moineau ce Langgaard. Sa première symphonie fait plus d'une heure, les autres beaucoup moins:
- 1 = 60:30
- 2 = 37:36
- 3 = 28:07
- 4 = 23:38 (13 mouvements)
- 5 = 14:22 (il y en a 2 versions, en 3 ou 4 mouvements)
- 6 = 21:41
- 7 = 16:25
- 8 = 18:48
- 9 = 21:22
- 10 = 25:53
- 11 = 6:20 Shocked
- 12 = 7:06 en un seul mouvement mais une douzaine d'indications de tempo, avec une coda marquée "Amok! A composer explodes" geek
- 13 = 27:40
- 14 = 28:55
- 15 = 17:40
- 16 = 21:52

Le compositeur semble accepter toutes les combinaisons instrumentales/vocales/chorales possibles. Le moins qu'on puissse dire, c'est qu'il n'était pas esclave des conventions. À part ça, langage tonal relativement conventionnel et, il me semble, sans réelle progression entre la première et la 14ème que j'écoute en ce moment. C'est au niveau structurel qu'il semble y avoir du changement: clairement, le compositeur prend plaisir à éclater la forme, comme s'il utilisait un kaléidoscope musical comme outil d'écriture.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 4 Jan 2017 - 20:12

Si, si, il y a beaucoup de changements, on part d'un postromantisme standard, façon Bruckner nordique, puis, passé les deux bizarres symphonies concertantes (presque sirupeuses, mais pas vraiment évidentes pour autant), on se trouve dans des couleurs beaucoup plus décadentes (les 4-5-5b-6, sommets du corpus), et dans les dernières œuvres, à partir de la 9 déjà, épuration vers un langage néoclassique (ou plus exactement néoromantique).

Il faut écouter les quatuors et la Musique des Sphères (ou Antikrist) à la suite pour le mesurer pleinement !

Plutôt qu'une stabilité, c'est une forme de régression, de pair avec isolement dans la campagne danoise et sa rancœur envers le vaste monde…
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 4 Jan 2017 - 20:49

DavidLeMarrec a écrit:
Il faut écouter les quatuors et la Musique des Sphères (ou Antikrist) à la suite pour le mesurer pleinement !
C'est-à-dire? À quoi ressemblent les quatuors?
Antikrist, je n'ai jamais essayé, de peur que ça ressemble à une Musique des sphères plus bavarde: préjugé infondé, ou non?
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André
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Mer 4 Jan 2017 - 21:02

Antikrist vaut définitivement une écoute ou deux. Insektarium (pour piano seul) aussi. Quant à la Musique des sphères, je ne suis pas certain. Il faudrait que je réécoute. Scriabine n'est pas loin...

Je ne connais pas les quatuors.

Je sors la Musique des sphères des boules à mites et l'écoute ce soir.... hehe
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André
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 5 Jan 2017 - 21:28



Certainement une oeuvre phare dans tout l'oeuvre de Langgaard. Semblable en cela à ses symphonies, on peut parler d'une suite de climats, mais à la structure moins disparate (abrupte). Une vraie suite, quoi. On n'y entend rien qu'on n'a pas entendu/expérimenté dans les 16 symphonies. Mais une bonne partie de Langgaard est là. Le coeur, quoi.

Les poumons, les viscères, le système reproducteur, on les entendra plutôt dans celles-ci, ou dans Antikrist, ou même les oeuvres pour piano.

J'ai entendu Harmonielehre (John Adams) en concert: l'effet est pratiquement le même - un cosmos, un monde avec ses lunes qui tournent, comme le disait Mahler en parlant de sa vision de la symphonie. Des oeuvres très différentes certes, mais avec un affect (pour moi) semblable.

Note de bas de page: le couplage sur le disque Chandos n'apporte rien à la réputation du compositeur ni à sa discographie. Il existe 2 autres versions de la Musique des sphères. Je ne les connais pas.

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André
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 5 Jan 2017 - 21:38

Dernière écoute: la Sinfonia interna.



Un peu comme la Holidays Symphony de Ives, il s'agit d'oeuvres différentes (mais non disparates), toutes composées en 1915 et que le compositeur a révisées par la suite.

5 sections:

- L'étoile de l'est (8 minutes)
- Océan et soleil (8 minutes)
- Le rêve (28 minutes)
- Angelus (18 minutes)
- Epilogue (3 minutes)

Avec soprano, mezzo, ténor, choeurs et orchestre. Originalement conçue comme une "symphonie pour la scène", il en abandonna l'idée en 1916. Le compositeur revint ensuite sur chacune des sections et les révisa dans les décennies suivantes. L'ensemble est très beau et se rapproche du monde des symphonies.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Jeu 5 Jan 2017 - 22:26

Benedictus a écrit:
C'est-à-dire? À quoi ressemblent les quatuors?

À du Niels Gade (du Mendelssohn délavé, celui des Romances sans paroles…).


Citation :
Antikrist, je n'ai jamais essayé, de peur que ça ressemble à une Musique des sphères plus bavarde: préjugé infondé, ou non?

Oui, rien à voir : la Musique des Sphères est expérimentale mais pas fondamentalement intéressante, alors qu'Antikrist explore vraiment des atmosphères, avec des scènes autonomes assez modernes, mais pas du tout dans le genre paysager assez figuratif des Sphères.

En tout cas, moi, je suis intéressé mais pas touché par la Musique des Sphères, et complètement enthousiasmé par Antikrist, clairement sa meilleure œuvre. Smile


André a écrit:
On n'y entend rien qu'on n'a pas entendu/expérimenté dans les 16 symphonies.

Ah, pour moi, c'est vraiment de l'inédit, on se demande d'où ça sort…


Citation :
J'ai entendu Harmonielehre (John Adams) en concert: l'effet est pratiquement le même - un cosmos, un monde avec ses lunes qui tournent, comme le disait Mahler en parlant de sa vision de la symphonie. Des oeuvres très différentes certes, mais avec un affect (pour moi) semblable.

Oui, voilà, exactement !
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Sam 21 Jan 2017 - 21:34


Quatuor à cordes n°2, BVN 145, n°3, BVN 183 et n°6 en un mouvement, BVN 160
Quatuor Nightingale: Josefin Dalsgaard (violon I), Gunvor Sihm (violon II), Marie Louise Broholt Jensen (alto), Louisa Schwab (violoncelle)
Copenhague, XII.2010, VI & VIII.2011
Da Capo


Je viens d’écouter ça - mais il faudrait que je le réécoute en détail (et que j’écoute les deux autres volumes de cette intégrale) pour en dire quelque chose d’un peu pertinent, parce que, là, l’étrangeté de l’itinéraire esthétique et du catalogue de Langgaard s’épaissit encore.
Le 2 est de 1918 révisé en 1931, le 3 de 1924 et le 6 de 1918-19 (rien que ça: scratch ) De plus, apparemment, il y a aussi des œuvres non numérotées et des œuvres pour quatuor à cordes mais qui ne sont pas des quatuors, et le tout datant à peu près de la même époque (de la Première Guerre mondiale au milieu des années 20).

Par ailleurs, on a là des esthétiques et des langages qui correspondent un peu aux lignes de partage de son corpus symphonique (mais ils sont successifs et étalés sur la durée pour les symphonies, alors qu’ils semblent avoir été quasi simultanés dans les quatuors): d’une part, du franchement postromantique généreux mais tendu, quelque part entre Schoeck et Zemlinsky; d’autre part, un néoclassicisme retors (on croit écouter un pastiche de Haydn et soudain des parties se mettent à tricoter dans des harmonies décadentes); enfin, une espèce de néoromantisme très minimal, très premier degré, comme un pastiche de Schubert par Gorecki.
(Mais du coup, je ne vois pas trop, pour le Niels Gade ou le Mendelssohn délavé.)

Globalement, j’ai beaucoup aimé.
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André
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Sam 21 Jan 2017 - 21:42

Merci Benedictus ! Je vais essayer de me procurer un de ces disques des quatuors.

Langgaard m'intrigue énormément. J'ai écouté toutes les symphonies, la Musique des sphères, la Sinfonia interna, Antikrist etc mais je n'arrive pas à cerner sa musique comme je le voudrais. Et je n'y arriverai sans doute jamais. Il (Langgaard) serait résolument contre une description simpliste, encore moins une étiquette.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   Dim 22 Jan 2017 - 2:39

Benedictus a écrit:
Par ailleurs, on a là des esthétiques et des langages qui correspondent un peu aux lignes de partage de son corpus symphonique (mais ils sont successifs et étalés sur la durée pour les symphonies, alors qu’ils semblent avoir été quasi simultanés dans les quatuors):

Très vrai. Et très bizarre.


Citation :
d’autre part, un néoclassicisme retors (on croit écouter un pastiche de Haydn et soudain des parties se mettent à tricoter dans des harmonies décadentes); enfin, une espèce de néoromantisme très minimal, très premier degré, comme un pastiche de Schubert par Gorecki.

C'est surtout ça que j'ai perçu, oui (la tension, pas vraiment).


Citation :
(Mais du coup, je ne vois pas trop, pour le Niels Gade ou le Mendelssohn délavé.)

Ben si, Schubert góreckisé, c'est sensiblement la même chose. (Très beau concept, j'aime beaucoup – beaucoup plus que l'écoute elle-même, d'ailleurs.)
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MessageSujet: Re: Rued Langgaard (1893-1952)   

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Rued Langgaard (1893-1952)
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