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 Gustav Holst (1874-1934)

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maxime
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MessageSujet: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 17:42

Alors, je ne vais pas recopier Wikipedia (en plus, il n'y a pas grand chose sur cet article...héhé), et je ne connais pas sa biographie par coeur, donc, je vais donner quelques éléments que je connais, à vous de compléter...

Je sais qu'avant la Grande Guerre, il s'appelait Gustav Theodor von Holst, et, évidemment, il a supprimé l'article "von" lorsqu'elle éclata, en signe de patriotisme...
Il joua le trombone dans l'orchestre de Londres je crois, assez longtemps... et, lorsqu'il avait de longues mesures à compter dans la fosse d'orchestre - durant les interprétations d'opéra de Wagner notamment -, il écrivait sa musique...
(HS : ça rejoint l'idée que la musique appelle la musique... une excitationdes sens, lors de l'écoute de musique, donne envie d'écrire d'autres musiques...)


Il a écrit notamment une oeuvre célèbre chez les trombonistes, un Duo pour trombone et orgue (il a également pratiqué cet instrument je crois)...


Quelques oeuvres :


A Moorside Suite, pour Brass Band.
Une commande pour les fameux concours de Brass Bands en Angleterre, dont les finales se déroulaient au Royal Albert Hall (-> voir le film "Brassed Off" - "les virtuoses")... d'autres commandes ont été passées à Grainger, Bax, Arnold, Vaughan-Williams, Jacob, Ball, etc.
C'est une oeuvre magnifique... notamment le 2e mouvement, "Nocturne", un choral d'une intensité remarquable, qui ne pouvait être écrit QUE pour Brass Band...

Il a composé 2 suites militaires, pour orchestre d'harmonie donc, qui sont géniales... 1e Suite en Mib, et 2e Suite en Fa. 2e Suite qui fut transcrite pour orchestre symphonique par Gordon Jacob (nommée alors "A Hampshire Suite").
Le 2e mouvement de la 2e Suite, "Song without words", est magnifique...

Les orchestres "militaires" étaient bien gâtés avec ce genre de répertoire !


Tout le monde connaît les Planètes, je ne vais pas en parler (si quelqu'un souhaite le faire...)


The Perfect Fool
Un opéra magnifique... Une suite en est tirée également...
A découvrir (dans la lignée, au niveau couleurs/orchestration des Planètes)...


A Choral Fantasia (Op.51)
Une oeuvre que j'adore... pourtant, tellement spéciale... c'est peut-être pour cela... écrite en 1930, destinée à un organiste (donc partie d'orgue plutôt concertante) de la Cathédrale Gloucester ; pour choeur, soprano solo (du choeur ou soliste à part), cuivres et cordes (et percussions).
A découvrir également.


Ensuite, voici "First Choral Symphony" (1925 ; Op.41)
C'est le genre d'oeuvre pour laquelle on se dit que c'est un aboutissement, que le compositeur y a donné beaucoup d'énergie... ça s'entend.
Parmi les textes : "Invocation to Pan", "Song and Bacchanal", "Ode on a Grecian Urn", etc. Donc, mythologie grecque au rendez-vous...


Hammersmith, pour orchestre d'harmonie...
Je n'en suis pas fan, mais c'est quand même très beau... un peu comme Choral Fantasia, on est dans les dernières oeuvres, un autre style...


Parmi ses premières oeuvres que j'adore : "Cotswolds Symphony", d'une grande simplicité... le 2e mouvement "Elegy In Memoriam William Morris" est magnifique ; il peut être joué seul par ailleurs.

Walt Whitman Overture.. très anglais... j'adore. Elle me remonte le moral... tout comme la symphonie précédente...


Sa dernière oeuvre "Scherzo", devait être celui d'une nouvelle symphonie (inachevée donc... Schubert n'est pas le seul... héhé) si je me souviens bien. C'est très original, et il est vrai qu'on attend la suite...



Beaucoup d'oeuvres ne sont pas enregistrées encore, et rarement ou jamais jouées... Du coup, j'aurais aimé vous parler du Capriccio, mais je n'ai vu que le score, et je ne l'ai pas avec moi à ce moment précis ; c'est une pièce spéciale, avec des trucs des jazzy si ma mémoire est bonne.


Je vous conseille ce site (que j'aurais dû consulter d'ailleurs pour vous donner des infos plus précises...!) :
http://www.gustavholst.info/


Quelques disques que je trouve réussis :



(Douglas Bostock est un chef qui a fait beaucoup pour la redécouverte de répertoire anglais notamment... C'est marrant parce qu'il a été directeur musical du Tokyo Kosei Wind Orchestra quelque temps... un orchestre d'harmonie donc.)







(En général, Chandos, c'est une valeur sûre...)





Vous trouverez souvent sur les enregistrements des Planètes, une autre planète (Pluto, the Renewer ; d'ailleurs Pluton a perdu son statut de planète récemment...) rajoutée par un des spécialistes de la musique de Holst, et autrement grand compositeur également (à mon sens...), Colin Matthews.
Son oeuvre est à découvrir !


Sinon, la spécialiste de Holst, c'est sa fille, Imogen.
Elle a restauré nombre ouvrages de son père, etc.


A vous la suite...
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antrav
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 19:28

Belle présentation, Maxime. Very Happy

maxime a écrit:

Je sais qu'avant la Grande Guerre, il s'appelait Gustav Theodor von Holst, et, évidemment, il a supprimé l'article "von" lorsqu'elle éclata, en signe de patriotisme...

Je croyais que sa famille était d'origine scandinave ?
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maxime
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 19:58

Oui, suédoise même...


Mais, il était bel et bien anglais à l'époque de la Guerre... et évidemment anti-nazi, alors, le "von" ----> à la poubelle !
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antrav
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 20:00

Logique imparable ! Laughing

(von) Webern a fait de même. Mais je ne sais pas pourquoi. Peut-être pour des raisons politique et sociales plutôt.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 20:05

Pour Webern, c'était par simplicité, il me semble. Un peu comme pour Natalie Dessay. Mr. Green
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 21:19

oui parce que Webern est devenu anti-nazi uniquement quand ils ont commencé à brûler ses partitions tout de même, non?

Bon, Holst, certainement un compositeur injustement méconnu: et oblitéré par l'ombre portée des Planètes, qui, en soi, est tout de même une chose étonnante. Je ne crois pas qu'on retrouve une orchestration semblable dans aucune autre oeuvre de Holst. Un coup de génie? il me semble qu'à l'origine c'était une suite pour deux pianos.

Est-ce que les suites militaires ont quelquechose à voir avec les deux Saint-Paul suite pour orchestre à cordes?

Mon choc premier avec Holst, j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, c'est la suite de 1909 Beni Mora: trois mouvements, 2 danses et In the Street of the Ouled Naïls. D'abord appelée Suite orientale, elle se rapproche du meilleur Florent Schmitt, de Koechlin, et précède certaines oeuvres pittoresques de Debussy et Ravel: c'est le modèle des Escales d'Ibert dans la lignée des suites algériennes de Saint-Saens et des tableaux symphoniques de Fanelli, mais tellement plus en avance du point de vue de l'orchestration. Une façon d'atteindre à travers la carte postale et la pièce de genre aux sommets de la musique pure, du descriptif, qui par sa structure finit par devenir complètement abstrait.
Dans la dernière partie (7 minutes) Holst reprend un thème qu'il aurait entendu jouer par un musicien local pendant deux heures et demi et crée le premier morceau de musique répététive, alignant 135 répétitions du motif d'un bout à l'autre du mouvement, et fabriquant une polyphonie complexe à partir de cette seule cellule triturée dans tous les sens: peut-être la musique la plus hypnotique jamais écrite par un compositeur classique.
Il y a un très bon enregistrement chez Naxos par Lloyd-Jones, et le reste du disque est fascinant aussi, avec une belle version (pour orchestre symphonique) d'Hammersmith, moins formidable que celle pour Harmonie de Fenell (sur Mercury avec Gordon Jacob, la marche du couronnement de Walton et une suite de Russel Bennett).

Sur le même disque des oeuvres se rattachant à ses périodes "paysagistes" aux deux bouts de sa carrière car Holst est aussi par moment un Bax ou un Vaughan-Williams, entre autre Sommerset Rhapsody(1906) et Egdon Heath (1927), plus l'Invocation pour cello reconstituée par Imogen.
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 21:27

Chez Holst, le plus extraordinaire c'est la variété de style je crois, il y a quantité de mélodies, certaines accompagnées au violon et une bonne partie a capella: parti d'un catholicisme rigide (Hymn of Jesus 1920 est un de ses premiers grands succès) il finit par écrire des hymnes védiques d'un mysticisme orientalisant assez surprenant.

Je suis moins client de ses opéras, surtout The Wandering Scholar que j'ai trouvé un peu ennuyeux, comme la suite de ballet qui l'accompagne chez Chandos (par contre A song of the night pour violon et orchestre est une jolie miniature); il faut dire que c'est Hickox et le Northern sinfonia, donc c'est mou et étalé.
Mais à la lecture de Maxime je me rends compte qu'il y a encore beaucoup de sa musique que je ne connais pas et qui est pourtant disponible. L'existence même d'une symphonie m'avait échappé...
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Alpha
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 22:47

Personnellement, je suis un fan inconditionnel des Planètes... drink
Un peu long mais fabuleux.
J'ai réussi à trouver d'occas. sur Ebay une version dirigée par Adrian Boult, excellente je trouve.

=> Quels sont vos avis sur la question?
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Xavier
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 23:14

Alpha a écrit:
Personnellement, je suis un fan inconditionnel des Planètes... drink
Un peu long mais fabuleux.
J'ai réussi à trouver d'occas. sur Ebay une version dirigée par Adrian Boult, excellente je trouve.

=> Quels sont vos avis sur la question?

Arrow http://classik.forumactif.com/discographie-f2/les-planetes-de-gustav-holst-t7.htm
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maxime
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 21 Oct 2007 - 23:57

sud273 a écrit:
Je ne crois pas qu'on retrouve une orchestration semblable dans aucune autre oeuvre de Holst. Un coup de génie? il me semble qu'à l'origine c'était une suite pour deux pianos.

Est-ce que les suites militaires ont quelquechose à voir avec les deux Saint-Paul suite pour orchestre à cordes?



C'est vrai que du point de vue de l'orchestration, les Planètes sont en quelque sorte un sommet dans sa production, d'où leur succès. Mais, on retrouve de telles couleurs dans d'autres oeuvres, plus dissimulées dans un discours plus profond (Les Planètes n'est pas une oeuvre où la thématique prend le dessus - disons qu'elle est là pour servir l'orchestration/les couleurs/les personnages instrumentaux, et non l'inverse - ; il est difficile de chanter des mélodies, à part celle bien connue des anglais, dans Jupiter...).

Les suites militaires n'ont rien à voir avec Saint-Paul's Suite.
D'ailleurs, il y a de nombreuses "suites" dans son Oeuvre...
Originaire de la région Cotswolds, il écrit bien sûr "Cotswolds Symphony", mais bien évidemment utilise, comme tous les compositeurs anglais d'ailleurs, pas un n'y échappe, les mélodies populaires, folkloriques, traditionnelles de son pays... Quoi de mieux que des suites (de danse, ou de chansons,...) pour les réunir...
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Zeugma
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Jeu 15 Nov 2007 - 18:16

Je trouve la Suite St Paul très celtique (style à la mode dans la musique de films actuelle). J'aime beaucoup
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joachim
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Jeu 15 Nov 2007 - 20:43

Sûr que le chef d'oeuvre est bien The Planets. La St Paul suite est presque aussi célèbre.

Mais d'autres oeuvres sont intéressantes, comme son ballet choral The Golden Gouse, les Morris Dance sur des thèmes populaires, la suite Beni Mora, la Somerset rhapsody.

Parmi les oeuvres chorales, The cloud messanger, et ce petit chef d'oeuvre de moins de sept minutes : A dirge for two veterans, pour choeur d'hommes, cuivres et percussions (on le trouve chez Naxos).

J'aimerais bien écouter sa symphonie Coswolds op 8, une oeuvre de jeunesse.
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Lun 7 Avr 2008 - 21:52

quelque chose m'échappe: sans recourir au scherzo de la 2ème symphonie, à l'oratorio gnostique ou aux hymnes du Rig-Veda, personne ne s'intéresse à Beni-Mora ou à Hammersmith? C'est tout de même autre chose que la musique française du 20ème?
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Xavier
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mar 8 Avr 2008 - 5:09

Tu as raison, car comme chacun le sait, la musique française du XXè, ça ne vaut pas tripette. Laughing

Sud, pourquoi toujours dénigrer quelque chose pour mettre en valeur autre chose?
Ca n'est pas nécessaire, vraiment...
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antrav
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mar 8 Avr 2008 - 8:25

Tiens, l'intégrale Brahms devrait bientôt sortir, non ?
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mar 8 Avr 2008 - 13:08

sud273 a écrit:
quelque chose m'échappe: sans recourir au scherzo de la 2ème symphonie, à l'oratorio gnostique ou aux hymnes du Rig-Veda, personne ne s'intéresse à Beni-Mora ou à Hammersmith?

Si si, c'est prévu. bounce
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felyrops
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Dim 27 Avr 2008 - 17:21

Je viens de découvrir que la "Somerset Rhapsody" (1906-07) et l"Oiseau de Feu" (1910) de Stravinsky sont des frères-jumeaux.
Essayez de les écouter, les deux en même temps, c'est frappant.
La comparaison avec le plus long Beni Mora (1909-10) est tout aussi convainquant, là ce sont presque des frères siamois.
(mais je n'accuse personne d'avoir copié)
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 15:34

Je vais me payer les deux disques Naxos dont parle Sud :



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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 16:02

le premier c'est pas moi, je ne le connais pas, le deuxième tu peux y aller sans risque c'est vraiment très bien.
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 16:04

Je vais aussi, contre tes conseils, acheter du Stanford, au prix de ces Naxos je peux tenter. Et du Glazounov, aussi ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 16:15

vraiment Stanford c'est gentillet, à mon avis tu vas t'ennuyer, Glazunov en revanche, si c'est les symphonies (surtout à partir de la 5ème) c'est très bien.
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Jaky
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 16:30

Pour Stanford essayes les 3 "irlandaise" & 4 en priorité, enfin ce sont mes préférées… Surprised
C'est gentillet, mais la troisième contient de belles mélodies.
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 16:42

C'est ce que j'ai choisi, Jaky ! Wink
Pour Glazounov je vais prendre les symphonies 2 et 7, ça me branchait bien et c'est le disque le plus rempli.

Je vais encore me choisir un Lutoslawski, je suis riche en ce moment (plus pour longtemps hehe )
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Jaky
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 16:43

Spiritus a écrit:
C'est ce que j'ai choisi, Jaky ! Wink
Pour Glazounov je vais prendre les symphonies 2 et 7, ça me branchait bien et c'est le disque le plus rempli. je suis riche en ce moment (plus pour longtemps hehe )
Dommage moi je préfère la cinquième… hehe
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 16:44

Je peux encore changer Wink

Mais on ferai mieux de continuer sur le fil Glazunov.
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Octavian
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 18:07

Je ne connaissais de Holst que les Planètes et je découvre en lisant ce fil des choses qui m'ont l'air fort intéressantes! Shocked

J'aimerais en savoir un peu plus sur ces hymnes védiques composés à la fin de sa carrière: quel est le titre de l'œuvre? ça se trouve où et interprété par qui?...

Et qu'est-ce que c'est que cet histoire d' "oratorio gnostique" dont parle Sud?

(Et merci d'avance bien sûr!)
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 17 Mai 2008 - 18:13

http://www.gustavholst.info/journal/article-001.php?chapter=1
article très complet et remarquable en anglais sur The Hymn of Jesus. J'ai été plusieurs fois tenté d'en parler mais jusque là ça n'intéressait pas grand monde... A mon avis une des oeuvres religieuses les plus importantes du 20ème siècle, mais en général on se méprend sur son sens.
http://www.gustavholst.info/recordings/listing.php?recording=28
pour la version complète des hymnes du rig veda (trois groupes); Assez difficile à trouver, il y a d'autres disques mais des extraits, il me semble qu'on en trouve quelques uns chez Naxos (avec mélodies a capella et accompagnées au violon seul mais je ne retrouve pas la référence)
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Lun 23 Juin 2008 - 17:05


Je commence avec la Brook Green Suite. Très courte oeuvre en trois mouvements d'une durée de six minutes, remarquable: musique accessible et très fluide, simple à l'écoute, très charmante, mélodiquement inspirée. On est bien en Angleterre, avec ces échos de gamme pentatonique, ces sonorités typiques. Ecrite pour les cordes, cette suite très sympathique, aux allures de chanson populaire tant les thèmes sont simples et marquants, est plutôt subtile et ne dégouline pas. Superbe!

Un peu plus crème anglaise est Song of Night for Violin and Orchestra. Sorte de romance de huit minutes, c'est une oeuvre calme et passionnante que d'aucuns trouveront un peu "facile" mais où pour ma part je ne boude pas mon plaisir, car c'est d'un lyrisme soutenu, avec de très très belles mélodies et une orchestration fine et agréable. La pièce s'ouvre sur une cadence élégiaque du violon solo, puis un cantilène à l'orchestre, très beau et plutôt émouvant, qui grandit en un climax fiévreux mais toujours très nocturne, sans tapage. Puis la musique décroît sur le thème initial, toute en subtilité et en raffinement.
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Lun 23 Juin 2008 - 18:41

Sur le même disque, j'ai pu découvrir la Saint-Paul Suite: là encore quel chef d'oeuvre! d'autant plus fulgurant qu'il ne dure que douze minutes et que le matériau est condensé au maximum, pour un impact élevé. Ce qui marque ici, c'est la fluidité, la légèreté: on se croirait dans Haydn, avec cette thématique mobile et joueuse, ces airs guillerets, cette pureté d'ensemble qui ne doit pas cacher un travail harmonique intéressant. Jamais l'on ne s'ennuie, car la musique, pris dans un flot perpétuel de notes sautillantes et joyeuses, qui rappelle du (très bon) Haydn, se renouvelle sans cesse. Tout cela est très beau et à mon avis tout à fait bienvenu, bien loin du tapage spectaculaire des Planètes. On est ici dans la sobriété, presque dans le néoclassicisme (mais sans le côté agaçant des tentatives stravinskiennes; avec au contraire une bonhomie, une inspiration remarquables). Superbe.

Le mouvement lyrique pour alto et orchestre est d'autant, par contraste, plus étonnant. Cette pièce tardive en un seul bloc, dans un tempo plutôt lent, a un caractère austère et funèbre qui me rappelle beaucoup l'Adagio de la 3è symphonie d'Elgar (qui met également en scène un alto solo). On retrouve ici la même orchestration sévère, mais variée et très bien construite, la même concision, une certaine parenté thématique aussi, et un usage similaire de l'alto, sans aucune virtuosité, de façon douloureuse et sombrement méditative. Le climat de l'oeuvre m'a un peu dérouté, en sortant de St Paul, autrement plus réjouissante: ici, c'est une intériorité un peu triste qui prime, et qu'illustrent les harmonies plus recherchées et dissonnantes, les tonalités mineures (avec la sensible diminuée, le plus souvent), l'atmosphère aux colorations sobres et plaintives. Du coup, je me dois de réécouter cette belle pièce un peu surprenante, que je n'ai pas apprécié comme j'aurais dû.
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Tus
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Lun 23 Juin 2008 - 21:39

Le Fugal concerto for Oboe and Flute est un coup de génie difficile à penser sans l'avoir entendu. Shocked Bon Dieu, mais vraiment, c'est à tomber par terre! Trois mouvements, huit minutes, et un Spiritus à genoux. Sublime: tout y est là dedans: le lyrisme, la grâce, la simplicité, la poésie, l'écriture intelligente, les harmonies, les couleurs, tout. Un condensé de bonheur, le premier mouvement surtout, basé sur un thème fugué que les deux solistes puis l'orchestre par morceaux énoncent et varient tour à tour, selon un procédé classique mais terriblement efficace. Cela produit la même impression que St Paul: une musique mouvante, dansante, sautillante, pleine de joie, rayonnante de bonne humeur! Et la mélodie qu'utilise Holst est de toute beauté. Le deuxième mouvement, calme, débute sur un solo de flûte bientôt enrichi par la réponse du hautbois et des cordes en sourdine. Un moment de paix et de sérénité - de poésie aussi, sans dégoulinage, avec vraiment beaucoup de retenue et de discrétion. Le finale établit un contraste entre les interventions sereines et détendues des solistes, et les rythmes hachés des cordes, pleins de syncopes et de contretemps (qui semblent d'ailleurs poser de sérieux problèmes à l'English Sinfonia). Le climat est au jeu, au rire et aux clins d'oeil. Quel chef d'oeuvre inattendu! Shocked

Le concerto pour deux violons, plus tardif et plus long (enfin, il ne dépasse pas les quinze minutes, tout est relatif), est beaucoup moins accessible, plus complexe et moins expressif. Cela dit, c'est de la très belle musique, à la fois techniquement intéressante et émouvante. Holst s'y révèle plus moderne dans ses effets que dans les autres pièces, et cela se manifeste d'abord dans l'emploi quasi récurrent de la bitonalité lorsque les deux solistes (sans virtuosité, avec une grande sobriété très bienvenue) dialoguent à des tonalités différentes (un peu comme dans la fin de Zarathoustra, quand les accors de si majeur symbolisant la Nature et ceux de do majeur symbolisant l'Homme se superposent et ne s'annulent pas). Le premier mouvement est le plus "dur", il a le climat, la véhémence d'un scherzo, et le sérieux austère d'un allegro de Prokofiev. Une section mouvementée l'ouvre puis c'est un dialogue plus lyrique des deux solistes qui se met en place, et ouvre attacca le deuxième mouvement, pour le coup vraiment superbe, sorte de rhapsodie libre et émouvante où les deux violons rivalisent de lyrisme et de raffinement, sur fond d'un tapis subtil et discret des cordes de l'orchestre. Le finale commence comme le premier mouvement, de façon un peu aride, puis un nouveau dialogue des solistes, d'une intensité lyrique bouleversante, change le climat dans la section centrale. L'oeuvre, plus énigmatique, plus contrastée mais pas moins réussie que l'autre concerto, s'achève dans une animation difficile à définir.
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mar 24 Juin 2008 - 19:01



J'attaque ce deuxième disque Holst avec la jolie Somerset Rhapsody, pièce de jeunesse d'une durée de neuf minutes, déjà très belle, malgré sa simplicité et son utilisation récurrente de chansons d'allure populaire. En cela, l'oeuvre se rapproche d'ailleurs de Vaughan Williams: même côté folklorique, même orchestration colorée - le passage du hautbois au début aurait très bien pu être écrit par Ralphy. De la très belle musique, qui ne tombe que rarement dans la facilité (un peu quand même, par moments), et ménage quelques surprises, avec des effets antiphoniques surprenants aux cuivres: les trompettes sonnent lointaines, derrière les cordes et les bois, de façon intéressante. La mélodie est très belle, et variée, car Holst exploite quatre thèmes différents; les climats sont pastoraux, lyriques et simples, un peu "faciles" peut-être mais on ne va pas bouder son plaisir. Chouette musique!
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 9:35

Je m'amuse bien avec Holst! C'est décidément un compositeur passionnant, vraiment sous-estimé, qui a probablement été phagocyté par la popularité de sa propre création, les Planètes. Mais je peux vous assurer que le reste de sa production est digne d'intérêt.

L'Invocation pour violoncelle et orchestre prend la forme d'une rhapsodie libre et poétique, à la façon du Chant de nuit pour violon que j'ai décrit plus tôt; on retrouve ici les mêmes couleurs attenuées, nocturnes, le même extrême raffinement, des atmosphères semblables aussi. Les deux pièces débutent d'ailleurs de la même façon: on retrouve là aussi une mélodie du violoncelle solo en introduction - qui me paraît encore plus belle et inspirée que celle de l'autre oeuvre. Des climats apaisés, en demi-teinte, se déploient dans un univers harmonique intéressant, avec d'étonnants échos expressionnistes (la harpe) et une orchestration très riche et subtile (jamais les cordes ne dégoulinent, c'est peut-être la différence avec RVW). C'est vraiment superbe, très inspiré, on ne s'ennuie jamais sur les onze minutes de l'oeuvre, réussie sur tous les plans.

La Fugal Overture se situe évidemment sur un autre paradigme. Cinq minutes, donc un matériau condensé, ramassé à l'extrême; et l'oeuvre se base, non sur une improvisation rhapsodique pleine de lyrisme, mais sur une polyphonie fuguée dense et complexe qui ne trouble cependant pas l'auditeur - la musique reste, malgré la richesse de son contenu, extrêmement facile d'accès. Pour une fois chez Holst, le thème initial sur lequel se base toute l'ouverture n'est pas vraiment séduisant, mais ses développements sont enthousiasmants et le climat de bonne humeur qui domine le morceau rappelle les meilleurs moments de la suite Saint-Paul ou du Fugal Concerto. On ne voit pas du tout le temps passer, et cette ouverture attachante, chargée mais d'une animation communicative s'achève dans l'exubérance d'une écriture généreuse, qui n'en fait pas trop.

Edgon Heath retrouve, quelque part, l'inspiration lyrique silencieuse de l'Invocation. Datant de 1927, elle est constituée par une rhapsodie sans réelle structure architecturale, mais d'une clarté, d'une lisibilité admirables. Le climat est ici, encore plus que dans l'Invocation, l'élément fondateur essentiel de l'oeuvre: des nappes de brouillard troubles, des coloris automnaux - comme souvent avec Naxos, le tableau mis sur la pochette du disque convient merveilleusement à l'atmosphère étrange et mystérieuse de l'oeuvre. Aucune vulgarité ici - juste un raffinement exemplaire et beaucoup d'expressivité. Je suis incapable de dire si David aimerait ou non cette musique: quelque part, il y a bien quelque chose du sirop qu'il adore détester; mais en même temps, le degré de subtilité de la musique de Holst me paraît supérieur et il est possible que cela lui plaise, comme du bon Schreker. Vraiment, je nage dans le doute. Bref, encore un chef d'oeuvre, et d'abord au niveau de l'orchestration, qui dépasse toutes mes espérances. On entend ici de clairs échos de Vénus (dans l'Invocation aussi, il est vrai) - en particulier dans le traitement très caractéristique des bois. Animée d'un souffle étrange, ce morceau très personnel s'inscrit bien dans la mouvance anglaise des pastorales brumeuses au climat indéfinissable, amenée ici à une saveur extraordinaire. Superbe!
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joachim
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 10:43

Ton enthousiasme sur la musique de Gustav Holst est communicatif Wink

J'ai entendu une grande partie de sa production, de tous genres, grâce notamment à Naxos, mais également à Chandos, et j'avoue que je serais bien en peine de décrire les oeuvres comme tu le fais.

Pour moi, bien que la plupart me plaisent, elles ne semblaient pas exceptionnelles. Maintenant, par ta faute, il faut que je réécoute...

Les Planètes, évidemment sortent de l'ordinaire, ainsi que la St Paul Suite qui est je crois l'oeuvre la plus connue après les Planètes. On y retrouve à la fin le fameux Greensleaves.

Un petit complément à tes descriptions :

Egdon Heath n'est pas l'épopée d'un personnage mais la description de cette zone du sud de l'Angleterre à l'ouest de Bournemouth, où se passe une partie de Tess d'Uberville, ce célèbre roman de Thomas Hardy à qui le poème symphonique est dédié.

La Fugal overture était prévue à l'origine comme ouverture à l'opéra "The perfect Fool", en sus de la suite de ballet assez connue.

La Somerset rhapsody est basée sur trois chants folkloriques : d'abord Its a rosebud in june, au caractère pastoral, puis Higt germany, une sorte de marche, et The lowers farewell, assez chantant. Après un court développement, les trois chansons sont présentées en sens inverse.
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 18:35

Le Scherzo, mouvement d'une symphonie qu'Holst n'a jamais eu le temps d'achever, est un court morceau de six minutes assez intéressant. On retrouve cette épure un peu austère, plus aride que la plupart des autres oeuvres, de la dernière période de Holst, couplée ici à une inspiration épique puissante. Des passages violents, plus véhéments que tout ce que j'ai entendu de Holst, voisinent avec des moments de calme mystérieux plutôt sombres mais d'un climat superbe. C'est plus difficile que le reste, on sent une certaine "modernité" dans l'esprit du compositeur, même si la musique reste extrêmement romantique dans ses tournures et son harmonie.
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Zeugma
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 18:36

J'aime beaucoup l'intermezzo de la St Paul Suite !
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 18:41

J'embraye immédiatement avec une oeuvre de prime jeunesse, l'Ouverture Walt Whitman op.7. Wahoo! ça en jette: on est en plein héroïsme, avec ce superbe thème aux cors qui ouvre la musique, ces tournures grandioses, cette construction d'ensemble tendue et pourtant très joyeuse. Oui, je crois que la musique de Holst a cela de particulier qu'elle est vraiment gaie: au XXè siècle, c'est rare. Enthousiasmant en tous cas, même s'il y a des maladresses et quelques flottements, dans les passages doux surtout: un très beau morceau de bravoure à l'ardeur communicative, et à l'orchestration déjà intelligente, même si les cuivres ont vraiment la prééminence ici. J'adore!
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 19:16

Hammersmith est plutôt inattendu: ce n'est pas du Holst habituel. Cette oeuvre d'un petit quart d'heure pour orchestre d'harmonie (très large quand même, on voit à peine la différence avec un symphonique, sauf qu'il n'y a pas de cordes, évidemment) a quelque chose de moderne que ne présentaient pas les autres pièces. Je dois dire que j'ai été sérieusement déconcerté et qu'une réécoute s'impose. Les passages en tutti sont très attenués et rares, le tout n'a rien de militaire ou de pompier; au contraire, c'est une oeuvre mystérieuse, étrange, aux harmonies très poussées, très chromatiques, qui rappellent certains Hindemith par leur couleur peu familières. Je ne sais trop ce qu'est sensée dépeindre la pièce, j'attends les éclaircissements de sud là-dessus; en tous cas ça n'a rien d'une vulgaire fanfare, bien à l'inverse, c'est une pièce complexe, riche et nourrissante qui mérite à mon avis une exploration plus fouillée.
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 19:18

sud273 a écrit:

Sur le même disque des oeuvres se rattachant à ses périodes "paysagistes" aux deux bouts de sa carrière car Holst est aussi par moment un Bax ou un Vaughan-Williams, entre autre Sommerset Rhapsody(1906) et Egdon Heath (1927), plus l'Invocation pour cello reconstituée par Imogen.

Tu tiens cela d'où, sud?
Sur le livret du disque, ils ne parlent pas d'une reconstitution, ils disent que l'oeuvre a rencontré un franc succès lors de sa création, mais qu'elle est tombée dans l'oubli à cause d'Imogen qui n'y voyait aucune valeur...
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 20:48

Beni Mora est assurément un chef d'oeuvre. Et un très grand. Bien sûr, sud m'avait prévenu et je m'attendais à la révélation, mais c'est toujours sympa quand même de la voir venir! La vache, c'est génial, ce truc - ou plutôt cette suite en trois mouvements qui dure 18 petites minutes et m'a renversé.
Evidemment Holst recycle ici un certain nombre de clichés orientaux, mais sa musique transcende vraiment ces recettes un peu évidentes pour atteindre une profondeur, un impact, un souffle impressionnants.
Son art de l'orchestration s'exprime avec une grandeur époustouflante ici, et son talent pour les mélodies et les contrastes s'exerce de façon plus que convaincante - complètement délirante, je devrais dire.
Le premier mouvement utilise beaucoup certaines formules toutes faites (arabesques aux flûtes, trémolos orientaux...), mais avec une intelligence hors du commun qui fait échapper la musique à la pure carte postale. Une sorte d'équivoque plane ici, symbolisée par les contrastes assez brutaux entre sections hétérogènes (certains passages dansants, presque hystériques, et d'autres mystérieux et plus sombres dans leur douceur menaçante), et l'alternance de ces orientalismes un peu surfaits (mais parfaitement intégrés et appropriés par Holst, cela va de soi) avec des passages plus "anglais", plus personnels. Le tout a quelque chose d'hypnotisant. On entend plein de choses ici, et même l'ostinato de Mars Shocked (oui, triolet-noire-noire-deux croches-noire...) sur quelques mesures. colors
Le deuxième mouvement est beaucoup plus court, plus menaçant encore. Une atmosphère un peu suffocante s'en dégage, comme si Holst voulait étouffer son public dans les stéréotypes. Musique géniale, visionnaire, qui préfigure beaucoup de choses.
Le troisième est de loin le plus captivant: après une phrase sinistre dans le grave, un motif à la flûte très oriental se fait entendre, encore, encore, et encore... Des sept minutes du mouvement, il ne nous lâchera plus. Musique répétitive? Je ne sais pas, dans le fond, ce riff qui prend des allures d'ostinato n'est pas fondamentalement différent du motif à 5/4 de Mars. En tous cas, c'est à tomber par terre, car Holst, non seulement répète à l'infini ce motif envoûtant, mais encore crée autour de lui un crescendo fantastique où tous les instruments se rejoignent, pour culminer dans un climax d'une chaleur torride. L'oeuvre se conclut dans une retombée troublante. Il y a quelque chose de très érotique, de brûlant ici, et pas seulement à cause du brassage de quelques formules cinématographiques: la construction en paliers dégage une chaleur corporelle, physique, très troublante.
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 20:59

en effet, et ça date de 1909!
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Mer 25 Juin 2008 - 21:37

Shocked quel visionnaire, ce Holst!
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Octavian
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Jeu 26 Juin 2008 - 0:11

Plus impressionnant encore que l'enthousiasme (effectivement communicatif) de Spiritus, le rythme et l'ampleur de ses contributions dans ce fil depuis lundi soir. Mais comment fait-il??

Pour ma part je suis en train d'écouter le premier CD dont Spiritus a parlé, et en effet -- même si ça ne déloge pas les Planètes de la plus haute marche du podium parmi les œuvres du compositeur (le "tapage spectaculaire des Planètes", non mais oh??...) -- cela vaut le coup d'y prêter l'oreille. La suite Brook Green est très sympa (même si sur le moment ça ne m'a pas donné l'impression d'aller forcément plus loin que ça... mais après tout c'est déjà ça!), quand à la Suite Saint-Paul... je suis en plein dedans pour l'instant, mais cornebouc! l'œuvre est effectivement tout à fait frappante par cette espèce de densité qui "s'échappe", fuse (comme un trait de vapeur hors de la cocotte-minute) (oui je suis en pleine cuisine là...) (oui, à cette heure-ci) sous les espèces d'une grande gaieté et d'un grand dynamisme.

En parlant de ça, je souscrit aussi à la gaieté - si peu partagée par les compositeurs majeurs de l'époque - dominante chez Holst. Paraît-il que lors de la répétition générale (crois-je me souvenir...) des Planètes, les femmes de ménage dansaient dans les couloirs pendant que l'orchestre jouait "Jupiter"...
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Jeu 26 Juin 2008 - 8:24

autant les suites (Brook grenn, Saint-Paul 1 et 2)sont à mon avis des oeuvres de circonstances, convenues et de peu d'originalité (même le fugal concerto ne me parait pas appartenir au meilleur de la production de Holst), autant le mouvement lyrique pour alto est une merveille, d'une force d'expression rarement égalée, et d'uine écriture bien plus moderne.
On joue beaucoup ces suites faciles, dans des versions pour orchestre d'harmonie la plupart du temps: c'est vraiment dommage que le meilleur de la production de Holst passe inaperçue (le scherzo, impressions du japon, les pièces courtes et isolées pour instruments solistes).
Ce mouvement lyrique mis à part, le niveau de l'autre disque Naxos est bien supérieur à mon avis.
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Jeu 26 Juin 2008 - 8:40

Octavian a écrit:
Plus impressionnant encore que l'enthousiasme (effectivement communicatif) de Spiritus, le rythme et l'ampleur de ses contributions dans ce fil depuis lundi soir. Mais comment fait-il??

Secret de fabrication Mr.Red

Citation :
(le "tapage spectaculaire des Planètes", non mais oh??...)

Non mais j'aime beaucoup les Planètes, il ne faut pas croire Smile
C'est juste que je soulignais que les autres oeuvres que j'ai découvertes sont beaucoup moins tape-à-l'oeil, plus économes en effets.

Citation :
En parlant de ça, je souscrit aussi à la gaieté - si peu partagée par les compositeurs majeurs de l'époque - dominante chez Holst. Paraît-il que lors de la répétition générale (crois-je me souvenir...) des Planètes, les femmes de ménage dansaient dans les couloirs pendant que l'orchestre jouait "Jupiter"...

Moi je fais pareil hehe
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Jeu 26 Juin 2008 - 9:02

Après Ligeti, je me suis mis la Symphony in F op.8 "Cotwolds". C'est une oeuvre agréable, à mon avis inférieure à ce que j'ai entendu de Holst, assez inégale en fait: le premier mouvement, un Allegro court et mobile, ne me semble pas très intéressant, car la thématique est assez banale, l'orchestration un peu creuse, ça n'est pas marquant. Le deuxième en revanche atteint une intensité lyrique assez impressionnante et très inattendue: cette élégie poétique et mystérieuse, aux couleurs équivoques et aux climax émouvants, est à la fois magnifique et très prenante. Le scherzo, animé et joyeux, me paraît plus convaincant que le premier mouvement, dans sa gaieté sautillante; et le finale est très enthousiasmant, assez modéré mais d'une luminosité communicative. C'est certes un peu "gentil", et dans l'ensemble, à part l'élégie, on n'atteint pas le niveau d'intensité et de tension qu'Holst expérimentera par la suite; mais ça reste pour autant une oeuvre appréciable et intéressante, dans laquelle on ne s'ennuie pas, et qui contient des accents émouvants (la gaieté du finale a quelque chose de touchant, cela dit sans aucun mépris).
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 28 Juin 2008 - 9:01

Spiritus a écrit:
Evidemment Holst recycle ici un certain nombre de clichés orientaux, mais sa musique transcende vraiment ces recettes un peu évidentes pour atteindre une profondeur, un impact, un souffle impressionnants.
Son art de l'orchestration s'exprime avec une grandeur époustouflante ici, et son talent pour les mélodies et les contrastes s'exerce de façon plus que convaincante - complètement délirante, je devrais dire.
C'est un peu mon sentiment, les superlatifs en moins. Beaucoup de pittoresque un peu téléphoné (tu es bon pour l'opéra français, Spiritus ! Laughing ), mais fait, à défaut de goût, avec talent.
Le deuxième mouvement est tout de même bien beau.

Ca n'a pas la vigueur de la Pagan Symphony de Bantock, mais on y trouve plusieurs similitudes dans les couleurs et les climats.

Cela dit, je déconseille absolument aux réfractaires aux britisheries (ce que je ne suis que partiellement, puisque j'aime beaucoup Bantock, Bridge et Butterworth notamment Embarassed ).

Pour moi, agréable, surtout au disque, mais pas très riche pour tenir la rampe au concert. L'orchestration est originale, mais la musique elle-même pas très dense.

J'aime néanmoins, avec ses forces et ses faiblesses. Smile
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 28 Juin 2008 - 9:48

DavidLeMarrec a écrit:
[
C'est un peu mon sentiment, les superlatifs en moins. Beaucoup de pittoresque un peu téléphoné (tu es bon pour l'opéra français, Spiritus ! Laughing ), mais fait, à défaut de goût, avec talent.
Le deuxième mouvement est tout de même bien beau.

Et que penses-tu du troisième?

Citation :
Ca n'a pas la vigueur de la Pagan Symphony de Bantock, mais on y trouve plusieurs similitudes dans les couleurs et les climats.

Elle ne perd rien pour attendre, celle-là bounce je l'ai reçue à Saintes.

Citation :
Cela dit, je déconseille absolument aux réfractaires aux britisheries (ce que je ne suis que partiellement, puisque j'aime beaucoup Bantock, Bridge et Butterworth notamment Embarassed ).

De toute façon, combien de réfractaires aux britisheries ont écouté des britisheries?
Quand on est Français, cracher les Anglais, c'est tout naturel...

Citation :
Pour moi, agréable, surtout au disque, mais pas très riche pour tenir la rampe au concert. L'orchestration est originale, mais la musique elle-même pas très dense.

Tu ne ressens rien de brûlant dans ces arabesques?
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 28 Juin 2008 - 9:50

Spiritus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Pour moi, agréable, surtout au disque, mais pas très riche pour tenir la rampe au concert. L'orchestration est originale, mais la musique elle-même pas très dense.

Tu ne ressens rien de brûlant dans ces arabesques?

Si, si, David se consumme littéralement. D'ailleurs je vois les flammes d'ici ! fleurs
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 28 Juin 2008 - 9:51

Parlons maintenant de la Japanese Suite: une succession de climats descriptifs très plaisants et bien écrits, caractéristiques de l'exotisme qu'affectionne Holst, avec ce petit truc en plus qui fait d'une carte postale un beau chef d'oeuvre. Je ne sais trop que dire, sinon qu'au niveau de l'orchestration, on est plus moderne que dans Beni, avec ces percussions plus présentes. Le mélodisme est très inspiré, le tout fait naturel, couleur locale plus rêvée que naturaliste, bien sûr - c'est l'essence même de cette musique que de recycler des photographies jaunies pour en faire du feu de Dieu. geek
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MessageSujet: Re: Gustav Holst (1874-1934)   Sam 28 Juin 2008 - 9:52

vartan a écrit:
Spiritus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Pour moi, agréable, surtout au disque, mais pas très riche pour tenir la rampe au concert. L'orchestration est originale, mais la musique elle-même pas très dense.

Tu ne ressens rien de brûlant dans ces arabesques?

Si, si, David se consumme littéralement. D'ailleurs je vois les flammes d'ici ! fleurs

Au feu, les pompiers, la maison qui brûle,
Au feu, les pompiers, c'est Beni qui l'a brûlée.
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