Autour de la musique classique

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 Antonín Dvořák

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Cello
Chtchello
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mar 13 Mai 2008 - 9:05

Pour revenir à la musique de chambre, quelles sont les oeuvres à découvrir en priorité? Parce que je m'aperçois qu'il en a vraiment écrit beaucoup. Or, je ne connais que les quatuors avec piano. S'il fallait retenir 4-5 pièces essentielles, lesquelles conseilleriez-vous?


Dernière édition par Cello le Mar 13 Mai 2008 - 11:20, édité 1 fois
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sofro
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mar 13 Mai 2008 - 11:15

Cello a écrit:
Pour revenir à la musique de chambre, quels sont les oeuvres à découvrir en priorité. Parce que je m'aperçois qu'il en a vraiment écrit beaucoup. Or, je ne connais que les quatuors avec piano. S'il fallait retenir 4-5 pièces essentielles, lesquelles conseilleriez-vous?
S'il fallait se contenter de 6 oeuvres (largement au niveau de la musique de chambre de Brahms) je dirais:
(pour les interprétations, en général préférer l'authenticité des musiciens tchèques, inégalables dans ce répertoire.)

Oeuvres pour piano et cordes:
- quintette op 81(*)
Richter/quatuor Borodine
Firkusny/quatuor Juilliard
Curzon/quatuor Vienne
- trio op.90 "Dumky"
Beaux arts trio
Trio Suk

Oeuvres pour cordes:
- quatuor op.96 "américain"(*)
Quatuor Talich I
Quatuor Kocian
Quatuor Prazak
- quatuor op. 106
Quatuor Prazak
Quatuor Talich II
- quintette à cordes op.97 (2 violons, 2 altos, 1 violoncelle)
Quatuor Kocian (avec l'altiste du quatuor Prazac)

Oeuvre pour vent:
Octuor pour vent op.22(*) (chef d'oeuvre absolu)
Ens. vents Prague


(*) TOP 3
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Cello
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mar 13 Mai 2008 - 11:35

C'est bien ce que j'imaginais. Bonne idée d'avoir encore dégagé un top 3 de ces 6 oeuvres.

Merci sofro.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mar 13 Mai 2008 - 12:28

Je partage l'avis de Sofro. Bien que tout soit à peu près d'égal niveau chez Dvořák, on peut débuter sans risque par les pièces les plus célèbres.

Après, personnellement, je ne ferais pas les mêmes recommandations. Pražák est sans doute parfait au disque (je crois avoir entendu et que ce n'était pas mal), mais en salle, ils m'ont très fortement agacé, beaucoup de désinvolture pas très respectueuse du public.

Pour le trio, c'est vers les Wanderer que je me tournerais, l'équilibre est parfait (le piano sonne toujours un peu gros chez les Beaux-Arts, et l'excellent Suk est dans une prise de son moins confortable et une esthétique qui, selon les goûts, parle moins directement).
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Tus
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 26 Mai 2008 - 17:53

J'ai emprunté le coffret Kubelik et attaqué les symphonies de jeunesse ce week-end. Petit récit de guerre.

La Première symphonie est plutôt décevante : en général, je suis très complaisant pour ce genre de premier essai, mais là, c'est vraiment difficile de ne pas s'endormir. Le début, certes, en jette, avec ces déferlantes de cordes et ce thème ardent, bien trouvé ; mais le problème, c'est qu'on s'enlise très rapidement dans les redondances, les développements maladroits et sans objet, et le premier mouvement est assez ennuyeux. C'est d'autant plus embêtant que l'oeuvre, 50 minutes, est longue, Dvorak n'a pas lésiné et on regrette la dilution du matériau. Pas grand chose à signaler, donc, si ce n'est un joli deuxième mouvement, là encore sans beaucoup de cohérence, et un Scherzo assez bien réussi, plus dense, plus allant. Le finale par contre est d'un ennui... Dommage. La Deuxième symphonie est déjà bien plus convaincante, c'est peut-être l'op.4, donc une oeuvre de jeunesse, mais très bien faite. Le premier mouvement est encore un peu long, le finale aussi pâtit d'une certaine dilution, mais l'ensemble est plus solide, avec moins de maladresses, plus de demi-teintes et des climats très agréables - dans le deuxième mouvement, long mais très poétique, en particulier. Là aussi, mention spéciale au Scherzo, le meilleur volet. Dès la Troisième symphonie, on rentre dans le vif du sujet: je crois qu'on s'approche du chef d'oeuvre. Contrairement aux deux premières, cette oeuvre est proche d'un certain wagnérisme, plus germanique que les autres, plus tendue aussi; le premier mouvement est magnifique, grandiose et bien écrit. Le second, une marche funèbre étendue (18 minutes) mais émouvante et solenelle, est également très bon; on note des mélodies touchantes et une utilisation subtile de l'orchestre. Dommage que le finale, festif, mobile, mais sans objet et un peu répétitif, ne retrouve pas cette inspiration brillante. Cette dernière faiblesse ne se retrouve plus dans la Quatrième symphonie, la meilleure que j'ai entendue pour l'instant dans la série: elle est proche de la musique de Smetana, par sa solennité dramatique et grandiloquente non exempte, là aussi, de wagnérisme. Le premier mouvement est véritablement un coup de génie, avec ce thème brillantissime, très inspiré, et ses développements surprenants. Le deuxième est plus faible, mais pas mauvais, plus calme et poétique, dira t-on ; le scherzo est sublime, féroce, très excitant, parfois proche aussi de Tchaïkovski; et le finale, très smetanien, est fort exaltant. Cette oeuvre, et dans une moindre mesure la Troisième, me semblent vraiment intéressantes et m'incitent à poursuivre mon exploration. Very Happy
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mar 27 Mai 2008 - 17:58

Le Scherzo Cappricioso op.66 est une oeuvre de 13 minutes fort sympathique, qui, malgré son titre, n'est pas du tout détendue et heureuse, plutôt dramatique, au contraire. Les textures harmoniques sont assez dissonnantes, le tout est sombre mais pas du tout agressif, fort équilibré, au contraire. Des échos tchaïkovskiens sont très perceptibles dans la thématique. Court, dense et réussi.
La Cinquième symphonie n'est pas tout à fait aussi géniale que je m'y attendais, mais ça reste très bien tout de même. Le caractère heureux et pastoral l'emporte sur la fièvre romantique dans l'ensemble, il domine les deux premiers mouvements et on en trouve des échos dans le très beau Scherzo, tandis que le finale est plus emporté. Dvorak renonce ici à son wagnérisme des 3è et 4è, son langage est ici plus personnel et plus "slave", il préfigure celui de la 8è symphonie, en moins bien quand même. I a de très beaux coloris aux bois et une belle thématique: ça manque peut-être du petit coup de génie en plus, mais c'est déjà pas mal du tout. L'Andante con moto qui suit est d'une poésie raffinée et chaleureuse, très bien; le scherzo, enchaîné directement dans une accélération progressive, est le plus beau volet, en raison surtout de son thème ravissant, et des climats tempérés et agréables qui s'y développent. Sacré finale aussi, fort intéressant, très emporté au début, mais plus exaltant que tragique, sans la moindre once de souffrance, même si les harmonies mineures et les textures plus sombres semblent dominer. La coda, en majeur, est carrément jouissif. Une page tout en finesse et en ardeur pour clore ce moment de beauté.
Le Pigeon des Bois, op.110, poème symphonique de 19 minutes, est époustouflant. C'est le même compositeur? L'oeuvre, plus tardive, n'a vraiment rien à voir avec les symphonies de jeunesse ou même la 9è : on retrouve un langage plus wagnérien, une grande tension rallié à un raffinement, une orchestration presque impressionnistes. Du presque-Debussy avant l'heure, superbe, envoûtant, qui combine avec sa poésie lyrique une électricité digne de Wagner et Liszt. De ce dernier, on retrouve d'ailleurs certaines manies, parmi les meilleures, dont un sens génial de la théâtralité. Tout le poème, génial de bout en bout, part d'un motif initial de marche funèbre en mineur, puis le déforme, le développe, l'exploite en tous sens avec un art vraiment remarquable. Wahoo: je ne m'attendais pas à un truc aussi bien. Shocked
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Jeu 29 Mai 2008 - 12:28

Pour terminer ma série d'articles, les Sixième et Septième Symphonies.
La Sixième est un chef d'oeuvre carrément épatant: après les faiblesses des symphonies précédentes, on a carrément changé de dimensions! C'est superbe de bout en bout, sans longueurs, animé d'un souffle de vie et de bonheur très communicatif. L'analogie avec Tchaïkovski est très forte ici, mais aussi avec Smetana, auquel il emprunte un ton bucolique et spontané fort à propos pour une oeuvre qui se veut avant tout lumineuse. Le ton est pastoral, le langage romantique, le tout très évocateur. Le premier mouvement trouve d'emblée ce qui manquait à la Cinquième - le petit coup de génie en plus, quoi. Lumineux, à tomber par terre: j'écouterais bien ce truc-là en boucle! Le deuxième est tout aussi beau, d'un lyrisme aérien. Et les deux volets finaux ne sont pas en reste, un Scherzo vif et joueur, plein de poésie, et surtout le finale excitant et là aussi très ludique. A mi-chemin entre ses inspirations passées, ici renouvelées et rassemblées dans une tension incroyable, et des ascendances étrangères, notamment du côté de Brahms (le premier mouvement est quasiment le jumeau de celui de la 2è symphonie de ce dernier: même tonalité, même chiffrage, même construction, thèmes cousins, développements similaires, luminosité sans égale). Superbe! Very Happy
La Septième symphonie est assurément tout aussi géniale, mais d'un registre toute autre. Ici, on pense, d'un bout à l'autre, à la Symphonie Pathétique, avec qui cette 7è partage l'ardeur, le feu, les thèmes mobiles et douloureux, une tristesse non complaisante, mais pleine de demi-teintes et de subtilités. Le premier mouvement en particulier, évoque la section centrale de son homologue dans la 6è de Tchaïkovski, avec la même violence teintée de désespoir, la même écriture pour les cordes aussi, le tout est une véritable esthétisation de la douleur, pleine de beauté et de poésie. Le deuxième volet est bouleversant, et le scherzo, avec un thème miraculeux, équivoque dans sa gaieté timide, encore plus. Le finale enfin est ardent, pas désillusionné comme celui de Tchaïkovski, mais toujours tendu et brûlant - le combat continue, et la Huitième symphonie montre qu'après l'orage vient toujours le beau temps. Sacrés chefs d'oeuvre que ces deux symphonies-là ! Je vais me payer l'intégrale.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 2 Juin 2008 - 9:48

Voilà, j'avance peu à peu dans ma découverte de la musique de chambre de Dvorák et mon impression initiale se confirme: des merveilles et encore des merveilles.

Quintettes avec piano op. 5 et 81

Le premier est une oeuvre de jeunesse que Dvorák a voulu détruire mais qu'il a finalement profondément retravaillée. J'y ai perçu des tournures brahmsiennes. Quelques touches slavisantes annoncent le compositeur à venir. Le mouvement lent démontre déjà les talents de mélodiste de Dvorák.

Mais c'est bien évidemment l'opus 81 qui est le plus marquant. Le premier mouvement est une formidable réussite mais c'est le deuxième qui constitue le coeur de l'oeuvre: une dumka qui voit alterner un superbe thème délicat et absolument imparable au piano avec des épisodes plus enlevés, emmenés par les cordes. Après une telle merveille, la courte furiant faisant office de scherzo passerait presque inaperçue. Le final, qui m'a paru assez proche dans l'esprit du premier mouvement est lui aussi d'excellente facture.

Deux très belles découvertes, vraiment.

Allez maintenant il me reste les quatuors et quintettes à cordes.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 2 Juin 2008 - 10:46

@Spiritus
surtout n'achète pas une autre intégrale que Kubélik (puisque tu as commencé par celle-là). Parmi mes disques les plus anciens c'est encore un coffret que je réécoute de temps en temps.
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Tus
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Ven 27 Juin 2008 - 9:12

J'ai écouté pour la première fois aujourd'hui le très beau Concerto pour violon, et je suis enchanté! Soit disant que l'oeuvre est cousine du concerto de Brahms, mais elle me semble beaucoup plus intéressante (je n'ai jamais réussi à aimer vraiment celui de Brahms, c'est vrai). 30 minutes et une curiosité, c'est qu'il n'y a pas de mouvement lent; mais le lyrisme est partout et on ne s'ennuie pas. Je me sens très à l'aise, même à la première écoute, dans cet univers mélodique chaleureux, très facile d'accès. Le violon est virtuose, mais pas gratuitement, presque toutes ses phrases respirent l'émotion et la sincérité - aucune esbroufe à mon sens, c'est parfait. Quant à la thématique, elle est digne du génie mélodique de Dvorak: il suffit d'écouter la première minute pour s'en rendre compte. Tout juste décèle t-on de petites longueurs dans le finale, mais voilà quand même une oeuvre passionnante et très agréable qu'il me plaira de réécouter.

Sinon, ce n'est pas très important mais j'ai aussi écouté la Romance op.11 pour violon et orchestre: elle est impregnée du même lyrisme sentimental, qui pour le coup dégouline un peu plus. Une abondance de modulations dans la partie soliste évite à la pièce l'écueil de la facilité et maintient l'attention en éveil. Très chouette.
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sofro
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Ven 27 Juin 2008 - 10:52

Spiritus a écrit:
J'ai écouté pour la première fois aujourd'hui le très beau Concerto pour violon, et je suis enchanté! Soit disant que l'oeuvre est cousine du concerto de Brahms, mais elle me semble beaucoup plus intéressante (je n'ai jamais réussi à aimer vraiment celui de Brahms, c'est vrai). 30 minutes et une curiosité, c'est qu'il n'y a pas de mouvement lent; mais le lyrisme est partout et on ne s'ennuie pas. Je me sens très à l'aise, même à la première écoute, dans cet univers mélodique chaleureux, très facile d'accès. Le violon est virtuose, mais pas gratuitement, presque toutes ses phrases respirent l'émotion et la sincérité - aucune esbroufe à mon sens, c'est parfait. Quant à la thématique, elle est digne du génie mélodique de Dvorak: il suffit d'écouter la première minute pour s'en rendre compte. Tout juste décèle t-on de petites longueurs dans le finale, mais voilà quand même une oeuvre passionnante et très agréable qu'il me plaira de réécouter.

Sinon, ce n'est pas très important mais j'ai aussi écouté la Romance op.11 pour violon et orchestre: elle est impregnée du même lyrisme sentimental, qui pour le coup dégouline un peu plus. Une abondance de modulations dans la partie soliste évite à la pièce l'écueil de la facilité et maintient l'attention en éveil. Très chouette.

Attaque-toi à la musique de chambre, Spiritus, au lieu de faire le tour des oeuvres secondaires ! C'est là que sont les trésors de Dvorak.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Ven 27 Juin 2008 - 10:55

mais le concerto pour violon n'est pas du tout une oeuvre secondaire, c'est très largement le plus important des concertos pour violon de la fin du 19ème.
On ne peut guère traiter de secondaire que le concerto pour piano en sol.
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Alex
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Ven 27 Juin 2008 - 12:00

Il me semblait aussi que le propos de Spiritus était de promouvoir l'oeuvre. Cela me fait envie. Je dois avoir un live par Ancerl quelque part mais je crains que la très mauvaise prise de son ne m'a jamais poussé à écouter ce disque très attentivement.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 28 Juin 2008 - 8:45

Bah, il n'est pas si mauvais que ça, le concerto pour piano, bien au contraire! Je m'attendais à un truc pas très emballant, et finalement, je suis séduit. C'est un lyrisme détendu qui domine ici, dans une esthétique qui rappelle la 8è symphonie. Surtout, ce que j'aime, c'est la simplicité de l'écriture, la pureté de l'équilibre piano/orchestre - je déteste plus que tout ces "concertos" où on n'entend qu'un flot de triples croches au piano, avec un arrière-fond de lamento de violons, et de soli de hautbois, vous avez compris ma référence Mr.Red . Ici, je pense qu'on entend même plus l'orchestre que le soliste, leurs interventions sont bien différenciées, et pourtant imbriquées, c'est du beau travail. Souriant, joyeux et entraînant, le premier mouvement est une réussite, qui a, à mon avis, l'impact du concerto pour violon; le deuxième est très chantant, magique. Curieusement, je note très peu de dissonnances au piano, c'est l'orchestre qui fait progresser le discours et le soliste se contente de le ponctuer avec de grands accords consonnants. Le finale est plus faible, un peu chiant même, pas très inspiré dans la thématique. Mais l'ensemble n'a rien de ridicule, Dvorak s'en sort bien et arrive à ne pas tomber dans le piège de la virtuosité creuse (il n'y a rien de plus puker pour moi au piano). J'aime beaucoup: agréable, lyrique et bien écrit.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 28 Juin 2008 - 9:50

je n'ai pas dit que c'était mauvais, je trouve que c'est très en dessous des autres concertos de Dvorak mais j'aime bien quand même (c'était mon compositeur favori autrefois). L'écriture pour piano de Dvorak est très peu pianistique, ce qui le rend, comme Tchaïkovsky très difficile à déchiffrer, pour un résultat parfois insatisfaisant.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 28 Juin 2008 - 10:35

sud273 a écrit:
je n'ai pas dit que c'était mauvais, je trouve que c'est très en dessous des autres concertos de Dvorak mais j'aime bien quand même (c'était mon compositeur favori autrefois). L'écriture pour piano de Dvorak est très peu pianistique, ce qui le rend, comme Tchaïkovsky très difficile à déchiffrer, pour un résultat parfois insatisfaisant.
Tu parles de quels Tchaïkovsky ? Difficile à déchiffrer, je ne trouve pas vraiment pour la musique solo, mais effectivement, ce n'est pas très confortable. De ce point de vue, il existe des trucs horribles chez Berlioz (la version pour piano de La Captive...).
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T.O.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 12:28

Hop, un remontage...

Je connaissais pas le Stabat Mater.
J'ai pris le CD à la médiathèque, je viens de le poser dans la chaine, et wahou... Cte début !
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Booboup
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 12:55

T.O. a écrit:
Hop, un remontage...

Je connaissais pas le Stabat Mater.
J'ai pris le CD à la médiathèque, je viens de le poser dans la chaine, et wahou... Cte début !

Ca fait plusieurs fois que j'entends dire que la musique sacrée de Dvoràk est vraiment belle, mais je n'en connais rien, je crois que c'est encore une chose à laquelle je dois me mettre cheers

M'enfin, pour ma part, jusqu'à hier je ne connaissais des symphonies que la 3ème et la 9ème (forcément...), je n'ai entendu qu'une fois la 3ème et je crois qu'elle m'avait un peu déçue, et la 9ème, c'est un tube des tubes, et je crois que je comprends pourquoi, c'est un morceau qui me touche beaucoup, tous mouvements confondus, étant donné l'extraordinaire unité de cette oeuvre, notamment par la répétition de ses thèmes dans les différents mouvements. Et donc étant aussi dingue de cette symphonie, j'avais peur d'être un peu déçue autant que je pouvais m'attendre à un truc génial (surtout que c'est Spiritus qui me la conseillée, alors bon... Mr.Red ).
Mais je dois avouer que je n'ai pas eu de quoi être déçue!
Le premier mouvement est sans doute mon préféré (surement grâce à la flûte, vraiment magnifiquement utilisée), un début en douceur, et pourtant une véritable montée de cavalerie, ce mouvement est étonnant par la profusion des sonorités et l'unité qu'il conserve en des retour de thèmes, des rappels de rythmes et de timbres, on y ressent un reel sentiment d'exaltation, vraiment je suis conquise.
Le deuxième mouvement m'a également beaucoup plu, et c'est là que j'ai envie d'écouter la musique religieuse de Dvoràk, puisque le thème fait vraiment pensé à un choral, vous trouvez pas?
Le troisième mouvement m'a également beaucoup plu, là je peux dire que j'aime les violons, ce qui est rare, doté d'un certain lyrisme, sans jamais n'en faire trop.
Et enfin le final, plus différent des autres, est aussi passionant, chaud et prenant.
Enfin dans cette symphonie, je trouve qu'on ne s'ennuie jamais.
Je plussoie largement. fleurs
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 13:46

J'ai beau essayer de suivre, je ne vois pas vraiment de quelle symphonie tu nous parles (la 9ème Nouveau monde je suppose?)
Dvorak a été le premier symphoniste que j'ai aimé et j'aime toujours beaucoup plus que ses contemporains: il faut absolument que tu entendes la septième, qui est ma préférée, et la huitième qui est peut-être la plus réussie.
Dans la musique religieuse, le Stabat Mater est le plus important. Mais il y a aussi un beau requiem et tout le reste est bien, même le joyeux Te Deum avec son introduction étonnante.
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T.O.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 13:58

En fait, je m'aperçois, que je connais mal Dvorak... Forcément, le concerto pour cello, le quatuor américain, la symphonie du nouveau monde... et... et ?
Alors que le peu que je connais est vraiment très à mon goût.

Du coup, dans ma "wishing list", je mets les 7ème et 8ème symphonies Razz et il faudra que je me penche sur la musique de chambre aussi. A part les bagatelles que j'ai joué cette année, je connais pas grand chose.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 14:28

sud273 a écrit:
J'ai beau essayer de suivre, je ne vois pas vraiment de quelle symphonie tu nous parles (la 9ème Nouveau monde je suppose?)
Dvorak a été le premier symphoniste que j'ai aimé et j'aime toujours beaucoup plus que ses contemporains: il faut absolument que tu entendes la septième, qui est ma préférée, et la huitième qui est peut-être la plus réussie.
Dans la musique religieuse, le Stabat Mater est le plus important. Mais il y a aussi un beau requiem et tout le reste est bien, même le joyeux Te Deum avec son introduction étonnante.

pété de rire pété de rire pété de rire
J'ai oublié de dire, que je parlais de la 8ème.
promis, à la procaine tartine, je me relis (un peu)
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 14:42

C'était écrit que je l'avais conseillée, donc tu aurais pu deviner que c'était la 8è. hehe
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 14:47

c'était courru, avec ce merveilleux thème au cor qui domine tout le premier mouvement... Mr. Green
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 14:49

à vrai dire c'est surtout le deuxième que je trouve extra I love you

Mais le reste, c'est une oeuvre heureuse, souriante, vraiment lumineuse et attachante.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 19 Juil 2008 - 19:06

la 8è est ma préférée mais j'apprécie énormément les 6 et 7 aussi d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 11 Aoû 2008 - 9:05

Bon, je continue ma découverte de la musique de chambre suivant les recommandations de sofro.

Quatuor à cordes op. 96 (Américain). Une très grande oeuvre, en effet. Le lento est certainement le mouvement le plus remarquable avec ses très belles mélodies sur un accompagnement calme et sobre mais formidablement efficace: on a l'impression que le temps est presque suspendu. Les mouvements plus animés, dansant et syncopés, font mouche également. Je trouve à cette oeuvre un côté très "campagne", pastoral pourrait-on dire. J'y ai entendu les murmures des sources, la vivacité des ruisseaux et le chant des oiseaux. Excellent en tout cas.


Quatuor à cordes op. 61. Là, c'est une surprise car je trouve qu'il n'a vraiment rien à envier à l'op. 96. Je crois que je m'étais fait de ce dernier une telle image de chef d'oeuvre dominant la musique de chambre de Dvorák que je ne m'attendais pas à trouver un autre quatuor aussi bon. A tout prendre, le thème de mouvement lent est peut-être même encore plus séduisant ici, d'un point de vue purement mélodique. Il lui manque cela dit le sentiment d'éternité que j'ai évoqué plus haut. Mais dans l'ensemble, c'est aussi un excellent quatuor auquel j'ai trouvé un petit côté beethovenien.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 18 Aoû 2008 - 9:00

Les deux derniers quatuors à cordes op. 105 et 106: et bien moi, je les trouve bien supérieurs au fameux "américain"! Quelle richesse! Dvorak y est, pour moi, au sommet, en pleine maîtrise de son art. Les mouvements rapides tourbillonnent, dansent ou possèdent un souffle héroïque et noble. Quant aux mouvements lents... L'inspiration mélodique est bouleversante (op. 106!). Dvorak se permet même quelques audaces comme l'introduction à la tonalité brièvement voilée de l'op. 105 ou le dernier mouvement de ce même quatuor qui m'a furieusement fait penser à Chostakovitch.

Le quintette op. 97, composé comme le quatuor "américain" aux Etats-unis est également une belle oeuvre, très proche dans l'esprit de l'op. 96. C'est même assez flagrant, ces deux oeuvres se démarquent nettement des pièces "européennes" à mon avis. Il y a une vraie parenté d'atmosphère. Toutes deux ont une fraîcheur bucolique vraiment agréable.

Je reste néanmoins plus sensible aux oeuvres qu'il a composée en Europe. Elle me semblent plus profondes. Elles me touchent plus en tout cas. J'en ai d'ailleurs profité pour réécouter le quintette avec piano op. 81 et voilà, à mon sens LE chef d'oeuvre de la musique de chambre de Dvorak.
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*Nico
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 23 Aoû 2008 - 12:29

DVORAK

Symphonie n°3 (Kosler/Slovak PO)


J'écoute ça actuellement et je suis frappé par la filiation directe avec Wagner !
J'ai commence par les symphonies 7.8.9 où l'on ressent vraiment l'identité musicale propre de Dvorak, bien que les maîtres du passé l'ai forcément inspiré aussi ! (Beethoven/Wagner..)

Mais dans cette 3ème, j'ai le sentiment qu'il a volontairement écrit dans le style de Wagner. Une sorte d'hommage.
Dans le mouvement lent j'ai l'impression que l'un des thèmes est une allusion directe au thème de Loge/Feu à la fin de la Walkyrie.
Et dans le 3ème mouvement j'ai l'impression d'être avec Tannhauser dans le Venusberg quand il a son grand air !

En tout cas j'aime vraiment cette musique ! J'ai décidé d'explorer un petit moment l'oeuvre de Dvorak, qui décidement me plait beaucoup.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 23 Aoû 2008 - 19:58

Après plusieures écoutes, le wagnérisme de cette 3ème me parait évident et volontaire. J'aime un peu moisn le 3ème mouvement mais les deux premiers sont très réussi.
Ravi de cette découverte. Demain la 4ème.
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christophe21
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Sam 23 Aoû 2008 - 20:42

ta pensée sur la 3e est la bienvenue, car c'est la seule symphonie de Dvorak que je n'ai pas, je n'ai entendu qu'une fois à la radio le mouvement final qui m'avait bien plu, mais je n'ai pas eu l'occasion de la trouver dans les bacs ici.

autrement, pour remonter un peu dans ce topic, moi aussi mes préférées sont les 7e et 8e symphonies.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Dim 24 Aoû 2008 - 16:31

Symphonie n°4 (Kosler/Slovak PO)

Une très belle symphonie, plus réussie que la 3ème.

Le style est plus slave, moins wagnérien que la précedente.
Le premier mouvement est fastueux, très lyrique et fait penser par moments à Tchaikovsky. Très réussi !
Le mouvement lent est le plus germanique des 4, assez wagnérien quand même et teinté d'une certaine mélancolie.
Le Scherzo est une sorte de marche triomphante puissante, avec une orchestration haute en couleures. Un des thème m'a évoqué Verdi (en beaucoup mieux Mr. Green ). C'est le plus réussi avec le 1er à mon sens.
Enfin un dernier mouvement fougeux, urgent, très slave aussi.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 13 Oct 2008 - 14:28

Je viens d'écouter le second quatuor pour piano Op 87 par le quatuor Julliard: C'est superbe !!!!!

Sérieusement, avec le quintet op 81, je pense qu'il s'agit très clairement d'un sommet du compositeur, voir de tout le répertoire de musique de chambre romantique....
Ca foisonne d'idées, de belles mélodies, de subtiles harmonies, ça module pas mal.... Et quelle poésie ! Le mouvement lent de ce quatuor me transporte littéralement Embarassed !
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 13 Oct 2008 - 16:32

*Niko a écrit:
Je viens d'écouter le second quatuor pour piano Op 87 par le quatuor Julliard: C'est superbe !!!!!
...
Ca foisonne d'idées, de belles mélodies, de subtiles harmonies, ça module pas mal.... Et quelle poésie ! Le mouvement lent de ce quatuor me transporte littéralement Embarassed !

Tout à fait d'accord. On en parle beaucoup moins que des trios, des quatuors à cordes et des quintettes mais c'est par les deux quatuors avec piano que j'ai découvert la musique de chambre de Dvorák. Ce sont d'ailleurs ces oeuvres qui m'ont fait comprendre qu'il était temps que j'approfondisse la question. Ce que j'ai depuis fait avec un plaisir grandissant.
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sofro
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 13 Oct 2008 - 22:09

*Niko a écrit:
Sérieusement, avec le quintet op 81, je pense qu'il s'agit très clairement d'un sommet du compositeur, voir de tout le répertoire de musique de chambre romantique
Moi, c'est l'effet que ça me fait après l'écoute de toutes les oeuvres de musique de chambre de Dvorak...

(Les Juilliard et Firkusny sont effectivement très bien là-dedans...)
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 10 Nov 2008 - 9:51

Tiens, les deux Sérénades, on les classe en musique de chambre ou orchestrale? Parce que c'est quand même un gros ensemble dans le premier cas et un tout petit orchestre dans le second...

Quoi qu'il en soit, la Sérénade pour cordes est une oeuvre irrésistible qui respire la joie de vivre et l'optimisme. Le deuxième mouvement "Tempo di Valse" est le plus marquant avec son très beau thème qui coule de source pour ainsi dire. Cela dit, le quatrième, peut-être le seul un peu sentimental mais sans épanchement excessif, et le final, au caractère plus enlevé avec des violons à contre-temps qui semblent parfois bégayer sont aussi excellents.

La Sérénades pour vents est une oeuvre au caractère fort différent, oscillant entre élégance classique et fête paysanne rustique: par moments on se croirait à un concert de la fanfare locale sur la place du village de Preskovesc vi Dubró au tournant du siècle, c'est délicieux.

Au final, deux oeuvres qui, à défaut d'être d'une profondeur infinie, sont pleines d'idées mélodiques marquantes et d'ambiances hautes en couleurs.


Dernière édition par Cello le Lun 10 Nov 2008 - 12:47, édité 2 fois
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sofro
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 10 Nov 2008 - 10:39

Ces oeuvres sont de grandes réussites mélodiques en effet, sans autre ambition, c'est simple, spontané, jaillissant, délicieux en un mot.
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Tristan-Klingsor
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MessageSujet: la 3e et les influences de Dvorak   Mer 25 Mar 2009 - 18:32

Bonjour, est-ce que quelqu'un aurait des références musicologiques sur les influences de Dvorak pour la 3e Symphonie?

C'est évidemment une œuvre teintée de wagnérisme (influence bien domptée quant à moi) mais, dans le 2e mouvement, j'entends une phrase musicale qui me rappelle le bon vieux Berlioz et sa Symphonie dramatique Roméo et Juliette. C'est surtout cet aspect que j'aimerais pouvoir vérifier.

À propos du wagnérisme de la 3e Symphonie, voici un commentaire intéressant sur Wikipedia (donc, j'aimerais qu'on me confirme la validité!) :

« L'influence qu'aurait eu Richard Wagner sur Dvořák à l'époque de la composition de cette symphonie est souvent évoquée. Or, Dvořák remporta pour cette symphonie une bourse de l'État autrichien, décernée par un jury composé d'anti-wagnériens, dont le musicologue et critique viennois Eduard Hanslick. On peut supposer qu'un tel jury n'aurait pas endossé un jeune musicien dont les œuvres marquent une admiration évidente pour Wagner. »

Fascinant! On sait aussi qu'après le dit concours, Dvorak modifia la partition. Aurait-il saupoudré des éléments wagnériens par la suite?
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mer 25 Mar 2009 - 18:46

Ah oui, il y'a des citations claires de Tannhaüser dans cette symphonie, mais ça fait longtemps que je ne l'ai pas écouté...
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poisson
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mer 25 Mar 2009 - 18:49

En plus de la structure, l'instrumentation (notamment au niveau des cuivres et des bois) n'est pas banale non plus. (Je me pose la question symétrique: dans quelle mesure cette symphonie a influencé les compositions orchestrales de la (presque) fin XIXe et où voir cette influence. svp des références là aussi Mr.Red )
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Tristan-Klingsor
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mer 25 Mar 2009 - 18:57

Encore un extrait de Wikipedia (donc à vérifier) :

« Le ton et les couleurs du deuxième mouvement anticipent le premier poème symphonique Vysehrad du cycle Ma Patrie que Bedřich Smetana compose quelques mois après avoir dirigé la création de la Troisième Symphonie. Ce mouvement anticipe aussi la grande marche funèbre pour Siegfried de l'opéra Crépuscule des dieux que Richard Wagner termine en novembre 1874, et qui sera créé en 1876. De plus, ce mouvement préfigure les mouvements lents des symphonies n° 1 et n° 2 du finlandais Jean Sibelius, admirateur de Dvořák. En effet, ceux-ci font alterner de la même façon des passages lyriques avec des passages tumultueux.

La fusion du Scherzo et du Finale en un seul mouvement influencera certaines œuvres à venir, comme la symphonie n° 3 de Jean Sibelius, mais anticipe surtout la grande liberté formelle avec laquelle les compositeurs aborderont le genre symphonie au XXe siècle. »

Et les références suivantes sont citées :

* Beveridge, David R., éditeur (1996). Rethinking Dvořák. Oxford: Clarendon Press
* Erismann, Guy (2004). Antonín Dvořák. Paris: Fayard.
* Freed, Richard (1981). Notes pour les Symphonies 1 à 3 de Dvořák, pour l'édition nord-américaine de l'intégrale d'Istvan Kertész avec l'Orchestre symphonique de Londres. Vox Box SVBX 5137.
* New Grove's Dictionary of Music and Musicians (2001). Londres : MacMillan.
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poisson
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mer 25 Mar 2009 - 19:07

waouh
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mer 25 Mar 2009 - 19:54

il me semble que ces observations sont sujettes à caution car les symphonies de Dvorak antérieures à la 5ème n'ont pas été publiées avant 1950...
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Tristan-Klingsor
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Mer 25 Mar 2009 - 22:01

sud273 a écrit:
il me semble que ces observations sont sujettes à caution car les symphonies de Dvorak antérieures à la 5ème n'ont pas été publiées avant 1950...
D'où mon interrogation et mon appel à l'aide... Qui a influencé qui dans cette symphonie?
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 8 Juin 2009 - 11:56

Morloch a écrit:


Si Tristan est un peu trop agressif, on peut noter quand même que Wolferl est à l'emporte-pièce.
Et alors, c'est interdit ? Dvorak me fait profondément chier, toute sublimes que soient ses orchestration.

Citation :
Tiens, natrav a été nommé modérateur ?

Il faudrait alors lui changer son rang.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 8 Juin 2009 - 12:52

Oui, c'est interdit Cool faisons un putsch contre les admins et les neo-ex-admins qui musellent la liberté d'expression sur ce forum rambo

J'ai longtemps méprisé Dvorak, je pense aujourd'hui pour des raisons plus idéologiques que personnelles : c'est un compositeur qui n'était pas assez d'avant-garde et trop facilement accessible, avec un nombre de tubes trop suspect pour être honnête.

C'est seulement aujourd'hui que je le découvre réellement, mais encore au compte-gouttes. J'ignore si ses orchestrations sont bonnes et mauvaises, mais elles sont diablement efficaces, ne donnent jamais un son opaque à l'orchestre même dans les passages les plus bourrins. Dvorak a un ton très particulier, qui n'appartient qu'à lui et personnel par rapport à des compositeurs comme Brahms et Tchaïkovsky. Enfin je trouve.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 8 Juin 2009 - 13:56

Morloch a écrit:

C'est seulement aujourd'hui que je le découvre réellement, mais encore au compte-gouttes. J'ignore si ses orchestrations sont bonnes et mauvaises, mais elles sont diablement efficaces, ne donnent jamais un son opaque à l'orchestre même dans les passages les plus bourrins. Dvorak a un ton très particulier, qui n'appartient qu'à lui et personnel par rapport à des compositeurs comme Brahms et Tchaïkovsky. Enfin je trouve.

Ah, je suis content que tu aimes. J'ai eu l'impression, il n'y a pas si longtemps, que ce n'était pas le cas.

Pour ce qui est de ses orchestrations, si je ne peux pas donner un jugement "musicologique", je tiens quand même à dire que je les trouve très personnelles et tout à fait efficaces, peut-être même plus belles que celles de Brahms, que j'aime pourtant beaucoup.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 8 Juin 2009 - 15:07

Morloch a écrit:
Oui, c'est interdit Cool faisons un putsch contre les admins et les neo-ex-admins qui musellent la liberté d'expression sur ce forum rambo

J'ai longtemps méprisé Dvorak, je pense aujourd'hui pour des raisons plus idéologiques que personnelles : c'est un compositeur qui n'était pas assez d'avant-garde et trop facilement accessible, avec un nombre de tubes trop suspect pour être honnête.

C'est seulement aujourd'hui que je le découvre réellement, mais encore au compte-gouttes. J'ignore si ses orchestrations sont bonnes et mauvaises, mais elles sont diablement efficaces, ne donnent jamais un son opaque à l'orchestre même dans les passages les plus bourrins. Dvorak a un ton très particulier, qui n'appartient qu'à lui et personnel par rapport à des compositeurs comme Brahms et Tchaïkovsky. Enfin je trouve.

Tu conseilles quelles oeuvres pour découvrir ? Après la 9° symphonie bien sur ^^.
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 8 Juin 2009 - 15:36

Le concerto pour violoncelle Cool
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 8 Juin 2009 - 16:31

Cello a écrit:
Le concerto pour violoncelle Cool


Il est magnifique !! I love you I love you I love you
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Xavier
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MessageSujet: Re: Antonín Dvořák   Lun 8 Juin 2009 - 17:07

Morloch a écrit:

J'ai longtemps méprisé Dvorak, je pense aujourd'hui pour des raisons plus idéologiques que personnelles : c'est un compositeur qui n'était pas assez d'avant-garde et trop facilement accessible, avec un nombre de tubes trop suspect pour être honnête.

Ah bon, je ne vois pas beaucoup de tubes, à part la 9è symphonie, le concerto pour violoncelle et 2-3 danses slaves...
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