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 Strauss - Oeuvres symphoniques

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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 14 Jan 2018 - 3:07

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Richard Strauss (1864-1949) :

Don Quichotte, poème symphonique Op. 35

= Tabea Zimmermann, alto ; Mischa Maisky, violoncelle ; Zubin Mehta, Orchestre philharmonique de Berlin

(DG, live décembre 2002)

Very Happy Superbe prestation d'orchestre, très sculpturale.
Pour autant, Maisky n'en fait pas trop, il semble que son tempérament s'assagisse au fil des ans,
et s'allie mieux à une introspection qui nous vaut ici une lecture à la fois démonstrative et sensible.
Prise de son de grand apparat, d'une ampleur et d'une dynamique stupéfiante.
Bref une version qui conquiert sa place aux côtés des anciennes références discographiques.



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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 20 Fév 2018 - 22:55

Very Happy Découverte de cette version méconnue, réalisée à l'orée de l'ère CD.
Remarquable surprise : plénitude épanouie, timbres somptueux (maniant superbement le clair comme l'obscur),
et un instinct narratif qui ne fait pas défaut à ce grand chef de fosse.



Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Richard Strauss (1864-1949) :

Also sprach Zarathustra, poème symphonique Op. 30

= Georges Prêtre, Philharmonia Orchestra

(RCA, juin 1983)

Smile Une des versions les plus fouillées et majestueuses que compte la discographie (37 minutes !)
De la clarté et du lyrisme (malgré quelques passagères raideurs), du panorama et du détail.
Bref excellente interprétation.
Et superbe prise de son.



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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Lun 26 Fév 2018 - 23:46

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Richard Strauss (1864-1949) :

Also sprach Zarathustra, poème symphonique Op. 30

= Karl Böhm, Orchestre philharmonique de Berlin

(DG, avril 1958)

Smile Contrairement à une certaine réputation, Böhm n'a pas la main lourde bien au contraire,
dans cette interprétation rien ne s'appesantit, les contours restent nets, les tuttis ne bavent pas,
on pourrait juste reprocher un excès de fermeté, et regretter un certain statisme dans les séquences méditatives.
En tout cas, la maîtrise de la temporalité, l'intelligence d'ensemble forcent l'admiration.



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Benedictus
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Ven 30 Mar 2018 - 23:35

En cherchant des informations sur les enregistrements de musique russe de Mravinski, je suis tombé sur ceci:
Mélomaniac a écrit:
Au-delà de ses célèbres enregistrements du répertoire russe (Tchaikovski, Chostakovitch, Prokofiev : sa Sixième d'une noirceur irrémissible...), je reste particulièrement intimidé par ses interprétations de la Symphonie Alpestre[...]
Du coup, j’ai écouté:


Eine Alpensinfonie, op. 64
Evgeny Mravinsky / Orchestre Philharmonique de Leningrad
En public, Leningrad, IV.1962
Melodiya


Effectivement, un témoignage imposant - et, à coup sûr, ma lecture préférée de l’Alpensinfonie.

Lecture idéalement méchante, absolument non-idiomatique et même hors-style. Que ceux qui veulent entendre ici des nappes de cordes soyeuses, des vents généreusement arrondis et un peu nimbés passent leur chemin: il n’entendront qu’une impressionnante section de cordes serrées et d’une densité à couper au couteau, des cuivres puissants et vibrants et des bois nasillards, presque agressifs. Les phrasés frappent par leur roide verticalité (on dirait que Mravinski cherche à couper court à ces petites clausules modulées et ascendantes en contrechant, si typiques de Strauss); et que l’on ne s’attende pas à retrouver ici les figuralismes qui abondent dans l’œuvre: alors même que les notes sont là, les phrasés comme les timbres de Leningrad les rendent méconnaissables, abstraits.

En fait, Mravinski métamorphose complètement la logique de l’œuvre: à la succession de micro-épisodes narratifs qu’on entend habituellement ici, il substitue un discours à la fois construit dans la continuité (il y a là une grande poussée unificatrice «en arche», constamment tendue et d’une irrésistible puissance) et dans l’articulation des détails (ainsi rendues à une forme d’abstraction, les multiples petites touches orchestrales straussiennes tendent à fonctionner comme les solos dans les symphonies de Mahler, construisant des tuilages, des relais et des circulations qui viennent sans cesse relancer le discours - d’autant que la typicité des timbres et la précision de la mise en place confèrent à ces détails une lisibilité qu’ils n’ont que rarement.) Et tout en procédant d’une forme d’austérité ou d’abstraction, cette lecture est cependant la plus exaltante qui soit - ne serait-ce que par l’intensité de chaque accent, l’impact sonore incroyable d’une Philharmonie de Leningrad littéralement chauffée à blanc.

Un peu à l’image de la pochette: pour le sourire et la bonhommie, ce n’est clairement pas la bonne adresse - mais c’est redoutablement impressionnant!
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Sam 31 Mar 2018 - 16:02

Voilà une médication qui correspond assez exactement à ce qui me frustre dans cette œuvre (discontinuité, manque d'arche, de direction, de nécessité). Au concert, ça passe très bien parce qu'il y a plein de choses à voir, mais pour l'instant, je n'ai toujours jamais réussi à percevoir ça de la façon dont tu dis. J'essaie ça très vite.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Dim 22 Avr 2018 - 19:15

Du fil Playlist:

Benedictus a écrit:
Pour fêter le retour de Mélo en playlist, et comme cet après-midi j’ai écouté la musique de Star Wars (le premier, c’est-à-dire le IV) et que Ravelavélo avait évoqué cette réédition ces jours-ci:


Holst: The Planets, op. 32¹. Strauss: Also sprach Zarathustra, op. 30²
William Steinberg / Boston Symphony Orchestra; New England Conservatory Chorus / Lorna Cooke deVaron¹; Joseph Silverstein (violon solo)²
Boston, IX-X.1970, III.1971
DG


On s’en doutera, ce ne sont pas mes œuvres préférées - mais ça pourrait bien en être mes interprétations préférées. Steinberg donne de ces partitions une lecture très élancée, sans temps mort et plutôt dégraissée; la matière orchestrale est magnifique: aucune surcharge, aucune opacité, mais des couleurs fauves assez somptueuses.

[...] Dans Zarathustra, en revanche, les phrasés ont quelque chose d’à la fois ondoyant et intense, d’une volupté assez «décadente.»

Prise de son superbe [...]

Ce qui est assez étonnant, c’est qu’à lire la notice, Steinberg n’avait jamais dirigé les Planètes avant que DG le sollicite pour enregistrer l’œuvre, et que les (magnifiques) Hindemith enregistrés peu après (voir ici) étaient apparemment bien plus la tasse de thé du chef.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 30 Oct 2018 - 2:08

Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Catégorie orchestrale -rang 191°/250




Charles Dutoit (1936-)


Richard Strauss (1864-1949) :

Der Bürger als Edelmann, Suite op.60
Tanzsuite nach Couperin

= Charles Dutoit, Sinfonietta de Montréal

(Decca, mai 1992)

Smile Parallèlement aux grosses machines vociférantes telles Salomé, Elektra, ou à l'artillerie de Heldenleben, le raffinement transparaît déjà dans les poèmes
de jeunesse comme Don Juan (la finesse des épisodes de Zerline et Donna Anna).
Le néoclassicisme fut une tendance esthétique majeure de l'entre-deux-guerres, et Strauss le conservateur y participa précocement, avec Le Bourgeois gentilhomme,
musique de scène exfiltrée de l'opéra Ariane à Naxos (1911), en collaboration avec Hofmannstahl qui remania la pièce de Molière.
Cette Suite porte des titres qui renvoient à la comédie (entrée de l'arriviste Monsieur Jourdain, Menuet, Entrée et danse des tailleurs...) et propose une délicieuse illustration,
un hommage librement adapté, non un pastiche : ni l'instrumentation ni l'harmonie ne peuvent se rattacher au répertoire du XVII° siècle.
Le Maître d'armes, avec ses cuivres burlesques, annonce les cocasseries du Pulcinella de Stravinsky.
Discours nettement articulé (ça c'est un tribut au Classicisme ici réinventé), mais souple et chatoyant comme ce compositeur ne saurait se renier.
Et quel humour, avec des citations à décrypter dans le banquet final : La donna è mobile, mais aussi des allusions au thème des vagues du Rheingold pour évoquer les saumons,
au bêlement des moutons de Don Quichotte pour accompagner le gigot hehe
Un procédé qu'utilisera Prokofiev dans le festin de sa Cinderella, où les agrumes sont servies au son de la célèbre marche de L'Amour des trois Oranges.

.
Cinq ans après Le Tombeau de Couperin de Ravel, Strauss publiait sa Suite de danses qui emprunte toutes ses mélodies aux recueils pour clavecin de François Le Grand,
et les réagence de manière extraordinairement subtile. Là l'écriture compassée et noblement affectée copie (ou fantasme) plus directement le style attribué au Baroque français.
Une trentaine d'instrumentistes, essentiellement des cordes rehaussées de quelques bois, génèrent un écheveau d'une fascinante complexité,
un camaïeu annonçant l'écriture extrêmement divisée des ultimes Métamorphosen de 1945.
Experte alliance d'ingénuité et d'ingéniosité.
On reconnaîtra aisément Le carillon de Cythère, ici merveilleusement ciselé par harpe, célesta, glockenspiel et clavecin. Scintillant et capiteux !
Magnifique également, l'étourdissant tourbillon de la Wirbeltanz.

.
J'avais découvert ces deux œuvres dans l'intégrale straussienne menée par Rudolf Kempe dans les années 1970, lecture un peu empesée, et c'est la pétulante interprétation
par Maazel à Vienne (Decca, 1966 avec rien moins que Willi Boskovsky au violon et Friedrich Gulda au clavier !) qui me révéla les charmes du Bürger als Edelmann.
La discographie de la Suite de Danses est encore plus confidentielle. Au rayon archives, on trouve un enregistrement par Arthur Rodzinski (avec le Philharmonia, HMV mai 1958).
Il existe un CD qui réunit assez logiquement ces deux opus, et qui s'avère une pépite méconnue dans le vaste catalogue (principalement des blockbusters
d'apparat pour grand orchestre) que Charles Dutoit grava pour Decca.
Avec les virtuoses du Sinfonietta, leurs coloris délectables, leurs ornements d'un goût parfait, le chef suisse atteint à une stupéfiante dextérité au service
d'une délicatesse sans caricature, qui fait revivre la manière courtoise et galante avec des grâces qu'on n'imagine pas, et juste ce qu'il faut de préciosité.
Ces rares trésors de sensualité, de tendre malice, d'intelligence que nous offre un Dutoit en gant blanc peuvent se savourer en boucle sous une lumière tamisée,
en compagnie d'un bon havane, un ballon de hors d'âge -mais vous n'êtes pas obligés de céder à ces vices, ce disque voluptueux peut aussi se suffire à lui-même.



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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 30 Oct 2018 - 11:43

Ah oui, pour moi ce pastiche est particulièrement laid et vain – quand on sait ce que vaut la musique de scène d'origine, et qu'on l'entend singée comme cela, ça fait bobo au bon goût.

Même indépendamment de toute comparaison ni efficacité dramatique (que c'est mou ce truc !), on dirait vraiment du mauvais pastiche, qui perd toutes les qualités de ce qu'il singe (la danse, la bonne humer) tout en produisant un résultat assez pauvre. À tout prendre, j'aime bien davantage les véritables romanticisations éhontées des œuvres du patrimoine, comme l'Ouverture d'Armide de LULLY par Asafiev ou l'orchestration du Couronnement de Poppée par Maderna.

(Et moi je le dis gentiment, parce que si Benedictus était là… hehe )
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 30 Oct 2018 - 11:48

Beecham, Reiner ; et un souvenir attendri de la fraîcheur, de la liberté coloriste de Fischer-Dieskau, en concert à Pleyel (à l'époque où Pleyel...) !
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Mar 30 Oct 2018 - 18:42

DavidLeMarrec a écrit:

Ah oui, pour moi ce pastiche est particulièrement laid et vain – quand on sait ce que vaut la musique de scène d'origine,
et qu'on l'entend singée comme cela, ça fait bobo au bon goût.




Surprised Tu parles du Bourgeois ? Tu prends ça comme un pastiche ?! On ne doit pas accorder la même signification à ce mot.
Je ne crois pas que Strauss ait essayé d'écrire comme Lully, c'est flagrant.
Comme je l'ai écrit ni l'harmonie ni la nomenclature instrumentale ni le style en général n'entendent copier le XVII°.
Une parodie, peut-être davantage, et encore je ne pense pas que la volonté péjorative caractérise ce qui s'avère plutôt une libre adaptation,
un illustration musicale sui generis de la pièce de Molière revue par Hofmannsthal.
Quant à trouver ça mou, là encore c'est une synthèse entre un Baroque fantasmé et le propre style de Strauss, alors évidemment
si tu compares aux danseries sèches de jarret de comédies-ballets dans des interprétations authentiques, normal que tu n'y trouves pas ton compte.
Et venant de quelqu'un qui vénère le Bolero apathique et peinturluré de Freitas Branco, ça ne manque pas de sel  Basketball
Pour sûr, y a un peu de guimauve dans les ingrédients, mais ce n'est pas pour me déplaire, et Dutoit (comme Maazel) n'en abuse pas,
leurs lectures sont charmantes, intelligentes, naïves ce qu'il faut, mais non caricaturales.

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Strauss - Oeuvres symphoniques   Mer 31 Oct 2018 - 11:57

Mélomaniac a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:

Ah oui, pour moi ce pastiche est particulièrement laid et vain – quand on sait ce que vaut la musique de scène d'origine,
et qu'on l'entend singée comme cela, ça fait bobo au bon goût.




Surprised Tu parles du Bourgeois ? Tu prends ça comme un pastiche ?! On ne doit pas accorder la même signification à ce mot.
Je ne crois pas que Strauss ait essayé d'écrire comme Lully, c'est flagrant.

Un pastiche n'est pas nécessairement littéral. C'est un pastiche non pas au sens de l'exercice d'écriture exact (est-ce vraiment un pastiche, si c'est une copie sans distance ?), plutôt une forme d'évocation fantasmée, avec son langage propre, de ce qu'est pour lui l'esprit XVIIe, en remplissant son écriture de blancheurs, de platitudes et d'archaïsmes.

Je trouve que ça rend surtout compte de la vision ennuyeuse qu'on avait du XVIIe siècle, et que c'est assez pénible à écouter, réunissant le pire des deux mondes (à la fois raide comme du baroque mal joué, pauvre comme du néoclassique de seconde zone, et d'un sucré passablement visqueux comme du XIXe sans inspiration).
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