Autour de la musique classique

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 Giacomo MEYERBEER (1791-1864)

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MickeyZeVrai
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MessageSujet: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 10 Avr 2008 - 21:22

On viendra alimenter ce fil au fur et à mesure...
Pour l'instant:

DavidLeMarrec a écrit:
MickeyZeVrai a écrit:
Un acte oui, et même si je reconnais qu'il s'en dégage quelque chose, la musique me plaît moyennement, quelques récitatifs sympathiques oui (rien du niveau de Guillaume Tell pour l'instant), je me suis essoufflé... et puis le son est tellement atroce. Mais bon, il faut bien que j'arrive au thème du héraut (enfin du plagiat de Debussy).
Ah, le son n'est pas bon ? Moi je le trouve très bien, on entend bien mieux l'orchestre que dans les studios compassés. Les récitatifs sont du même niveau que Guillaume Tell prosodiquement, mais beaucoup plus profonds sur le plan du sens.

Il est vrai que le texte de Scribe aide. Cool
Laughing Non, je n'ai pas d'arrière-pensée... si j'en avais une, pourquoi ne la dirais-je pas? dwarf

Prosodiquement oui c'est équivalent je crois, mais la mise en musique de Rossini est bien plus efficace dans les récitatifs (et le reste) [pour moi] et beaucoup plus complexe dans ces structures. (forcément comme tu dis, le texte n'est pas le même).

Pardon mais apparemment je n'accorde pas autant d'importance au texte que toi: ça m'a simplement paru... "réaliste" ( scratch ), bien fait, il s'en dégage une atmosphère très convaincante et j'avoue que je me suis laissé prendre.

Et la musique, qu'en penses-tu?
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 10 Avr 2008 - 21:23

Citation :

Prosodiquement
affraid affraid affraid affraid je fooooooooooooooond
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 10 Avr 2008 - 21:33

Présentation générale

Meyerbeer (de son vraiment prénom Jakob) est né en Allemagne, et y a fait une partie de sa carrière, y compris après ses succès parisiens (appelé par sa patrie, en quelque sorte, pour écrire quelques pièces), mais il n'existe rien d'accessible aujourd'hui pour se faire une idée de ce pan de sa production.

Il a réalisé ses études en Italie, et l'une des premières oeuvres dont on dispose de façon plus ou moins accessible est précisément Il Crociato in Egitto, une oeuvre de belcanto serio de type rossinien, assez modérément intéressante. Six opéras de ce type existent sur seize oeuvres lyriques scéniques.

Il est en réalité connu pour ses interventions sur la scène parisienne, en réalité en nombre extrêmement réduit :

--

Robert le Diable

En 1831, après cinq années de travail (Meyerbeer peaufinait vraiment ses partitions, avant de les adapter, comme Offenbach par exemple, aux premières représentations), Meyerbeer présente ce Robert qui est un immense succès, et qui irrigue l'imaginaire de tout le dix-neuvième siècle. Il faut bien songer que Rodenbach (1892 !) place sa rencontre entre Hugues et Jane à l'occasion d'une représentation (importante à plusieurs moments dans l'intrigue) de Robert.

L'intrigue inclut du surnaturel, puisque Robert est un seigneur fils d'un démon qui se cache en la personne de son compagnon d'infortune. Comme toujours chez Scribe, on s'inspire de personnages réels et de légendes populaires.

L'oeuvre culmine dans le troisième de ses cinq actes, où l'on trouve à la fois un duo comique, un duo patriotique, deux invocations infernales et deux scènes démoniaques, dont le fameux ballet des nonnes damnées. Vraiment un sommet de l'histoire de l'opéra.

--

Les Huguenots

Composés de 1832 à 1836, les Huguenots sont le chef-d'oeuvre de Meyerbeer. On n'y trouve que des pages inspirées.

Ce qui était déjà vrai dans Robert s'accentue très nettement : chaque acte bénéficie d'une couleur propre.
I : Tableau de fête dans un château de bons vivants catholiques.
II : Tableau bucolique et raffiné dans les jardins tourangeaux de la reine Marguerite.
III : Tableau religieux et militaire, scène de foule et de duel.
IV : Acte du duo d'amour, mais au milieu de la conspiration, acte sombre.
V : L'apocalypse de la Saint-Barthélémy.

Le sujet est ambitieux et audacieux, à savoir retracer une guerre civile française (en donnant le tort aux catholiques), en lui fournissant une origine dans les personnages créés pour les besoins du drame (le refus outrageant d'un gentilhomme protestant, sur un quiproquo, d'épouser la jeune fille catholique qu'il aime).

Scribe (le librettiste, donc) n'évite ni les sujets polémiques, ni l'allègement par l'humour, sans jamais départir l'oeuvre de sa grandeur tragique.

Sur le plan strictement musical, il faudrait le décrire un peu précisément, mais Meyerbeer lie les 'numéros' traditionnels (les airs et ensembles) par des récitatifs passionnants et très expressifs, et ponctue toujours ses 'numéros' d'interventions extérieures (récitatifs, soli...). Si bien que l'on se dirige vers une forme de drame continu, où la distinction entre récitatifs et 'numéros' est de plus en plus gommée, et où les ensembles sont extrêmement nombreux.

C'est aussi une perpétuelle suite de modulations (de changement de tonalité et de couleur), au point où parmi ses contemporains, seuls Chopin, Berlioz et Schumann peuvent lui être comparés.

Toujours en cinq actes et un ballet, bien entendu, selon la norme française établie au début du siècle (contrairement à ce qu'on lit parfois, Meyerbeer ne l'invente pas du tout, il s'y adapte simplement avec un grand esprit).

Cette oeuvre est tout simplement un jalon majeur de l'histoire de l'opéra, français ou non, aussi bien pour son importance dans l'imaginaire esthétique que pour ses qualités propres, considérables.

--

Le Prophète

Troisième des quatre Grands Opéras parisiens, Le Prophète connaît une période de gestation particulièrement longue, de 1835 à 1849. Il faut croire que les multiples reprises des deux précédents remplissaient amplement les caisses.

Son sujet porte à nouveau sur la question de l'intolérance religieuse, avec le gouvernement des Anabaptistes à Münster. Ici encore, c'est un anonyme qui devient quasiment le moteur (même s'il est manipulé) de l'Histoire, un procédé romanesque bien connu qui trouve ici merveilleusement sa place au théâtre (c'est de toute façon l'époque où il l'a trouvée de façon nette dans le roman).

Les personnages sont extrêmement contrastés, et on ne saurait dire au juste où sont les purs dans cette histoire où toutes les faiblesses humaines, de la rigueur à la lâcheté, s'exposent même chez les héros réputés sympathiques.

Musicalement, on remarque les mêmes qualités, beaucoup de modulations, des récitatifs extrêmement soignés et inspirés, dignes des airs, beaucoup d'ensembles, une orchestration qui fait la part belle aux soli, y compris d'instruments réputés secondaires (c'étaient l'alto et la clarinette basse dans les Huguenots !).

L'ensemble n'atteint pas les sommets des Huguenots ni même peut-être les meilleurs moments de Robert, mais Meyerbeer y consolide l'originalité et la recherche de son langage, avec une oeuvre extrêmement exigeante pour son époque et son contexte d'écriture, avec un nombre de plus en plus réduit d'airs de bravoure identifiables, à l'exception d'un air d'entrée virtuose pour Berthe et de la pompe du Sacre (qui n'est pas pompier pour autant).

Les allègements comiques aussi, même si les Anabaptistes fanatiques mais surtout cyniques sont tournés en dérision, se font plus rares, et pour tout dire moins drôles.

Donc une oeuvre plus touffue, plus sérieuse, qui recèle encore de grands moments d'inspiration.

--

L'Etoile du Nord

Rappelé pour le service de la Patrie dans les années 40, Meyerbeer écrit à Berlin Ein Feldlager in Schlesien (Un camp en Silésie), un modeste (?) singspiel que le grand compositeur parisien donne à Berlin. Comme l'ensemble de l'oeuvre en langue allemande de Meyerbeer (cinq ouvrages tout de même), rien n'est disponible, et l'on joue plutôt Les Huguenots en allemand qu'on ne les ressuscite.

A son retour, il compose, de 1849 à 1854, un premier opéra-comique. Ce n'est pas une oeuvre majeure, et le seul enregistrement disponible (Vladimir Jurowski) est malheureusement de qualité assez moyenne. Ni l'intrigue ni la musique ne retiennent démesurément l'admiration.

Cinq mois après la création parisienne, Meyerbeer donne une version italienne de l'oeuvre à destination de Covent Garden, La Stella del Nord, qui inclut six numéros du Camp de Silésie.

--

Dinorah ou Le Pardon de Ploërmel

A partir de cette date, Meyerbeer se consacre jusqu'en 1859 à son nouvel opéra, un autre opéra-comique, qui a peut-être donc été créé sans récitatifs. (Mais les partitions aujourd'hui disponibles contiennent bien évidemment les récitatifs.)

En tout cas, le nom donné aujourd'hui n'est pas tout à fait exact, puisqu'à l'origine, il s'agissait du Pardon de Ploërmel, devenu pour sa création londonienne Dinorah, puis dans des arrangements ultérieurs pas nécessairement supervisés par Meyerbeer, Les Chercheurs de trésor (d'après le titre de la pièce de Michel Carré dont est tirée l'oeuvre) et dans sa traduction allemande Die Wallfahrt nach Ploërmel.

Le double titre est une convention plus récente, afin sans doute d'identifier l'oeuvre avec certitude.

Il s'agit de la seule collaboration de Meyerbeer qui échappe à la présence de Scribe, avec ici Jules Barbier et Michel Carré assez inspirés pour un conte où naïveté et drôlerie (à tous les sens du terme) se conjuguent avec virtuosité. De la très belle musique, des ensembles enlevés, un récitatif toujours aussi tranchant, des scènes très fortes, des moments de caractère qui ont sans doute beaucoup inspiré le Gounod de Mireille... Un petit bijou qui relit la pastorale d'antan autour d'une intrigue de sorciers et de trésor bretons, avec tout ce qu'il faut de clichés pour s'amuser (on nous parle de ravin alors que Ploërmel est peut-être l'endroit le plus plat de l'Univers).

L'air Ombre légère qui, traduit en italien, a été longtemps la seule présence tangible de Meyerbeer pour les mélomanes, est en réalité le moment le plus faible de la partition, une ariette virtuose sans grand intérêt, et on ne saurait espérer ni grande pyrotechnie, ni pareille fadeur d'expression dans le reste de l'ouvrage.

Les duos et trios sont vraiment impressionnants par leur inspiration toujours colorée. Voir par exemple l'entrée de Dinorah égarée redisant la vieille chanson qui permet à Corentin de lever la supercherie mortelle, un trio à la fois truculent et mélancolique, d'une grande inspiration mélodique.

--

L'Africaine

Voilà une grande énigme. Meyerbeer prépare cet ultime opéra de 1837 à 1864 (!), mais ne peut mener à bout son projet en effectuant ses habituelles retouches à l'épreuve de la scène (interrompu par la mort, quelle pénible celle-là).

Cet opéra ne comporte plus aucun allègement comique ; de même son propos tourné contre le fanatisme religieux se mue presque en anticléricalisme de principe (avec les dignitaires ecclésiastiques proprement terrifiants, et même caricaturaux). Le ton déjà grave du Prophète devient encore plus sombre, et malgré des moments de grâce comme la rêverie d'Inès à l'acte I, le tout reste assez inquiet.

Musicalement, on a peine à retrouver le sens de la danse hérité de

Mais il faut dire que l'inachèvement a laissé un champ de bataille dans l'inspiration des interprètes, jouant souvent cela de façon pesantissime, sans interprètes francophones, et en opérant des coupes anarchiques qui dénaturent l'oeuvre.

De ce fait, à l'écoute, il est difficile de se faire un avis (en tout cas positif) sur cette oeuvre, avec aucune des versions en circulation, officiellement ou officieusement.

--

Et le reste ?

Eh bien, dans ce qui est accessible, outre les paraphrases d'autres compositeurs, on trouve seulement le beau lied Komm ! (sur le poème (Du schönes Fischermädchen).

--

Mais pourquoi est-il si peu joué ?

Pour beaucoup de raisons, idéologiques, structurelles et pratiques. On en parlera, c'est prévu.

--

Par quoi commencer ?

Par Les Huguenots assurément. Version Diederich ou Bonynge, même si ce n'est pas la panacée, c'est très peu coupé pour l'un et pas du tout pour l'autre. (Mais Diederich préférable car les chanteurs sont francophones et la direction moins molle.)

--

Une petite discographie ?

Oui, vu la qualité déplorable de la plupart des enregistrements disponibles, ce sera nécessaire. Elle est déjà quasiment prête, aussi n'hésitez pas à demander...

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MickeyZeVrai a écrit:
Prosodiquement oui c'est équivalent je crois, mais la mise en musique de Rossini est bien plus efficace dans les récitatifs (et le reste) [pour moi] et beaucoup plus complexe dans ces structures. (forcément comme tu dis, le texte n'est pas le même).
Là, je t'arrête tout de suite, pour avoir longuement fréquenté les deux partitions, Meyerbeer est infiniment complexe. Aussi bien dans les rythmes, les polyphonies, que dans l'harmonie, qui n'a pas l'air comme cela, mais qui est extrêmement modulante pour ce type d'oeuvre, ça me stupéfie à chaque fois.

Citation :
Pardon mais apparemment je n'accorde pas autant d'importance au texte que toi: ça m'a simplement paru... "réaliste" ( scratch ), bien fait, il s'en dégage une atmosphère très convaincante et j'avoue que je me suis laissé prendre.
Réaliste ! Laughing

Bien, il va falloir qu'on ait une conversation sérieuse sur Scribe, son sens de la structure et son humour. tutut Sujet historique, mais ce n'est absolument pas dans une visée réaliste ! (La Saint-Barthélémy pour une fâcherie de jeunots même pas majeurs, on y croit...)


Citation :
Et la musique, qu'en penses-tu?
C'est aussi évident que du Mozart, mais avec une profondeur tout autre. Basketball

Les Huguenots sont pour moi une oeuvre majeure de l'histoire de l'opéra. Aussi bien sur le plan historique que musical.


Dernière édition par DavidLeMarrec le Lun 21 Déc 2009 - 19:46, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 10 Avr 2008 - 21:50

DavidLeMarrec a écrit:
Là, je t'arrête tout de suite, pour avoir longuement fréquenté les deux partitions, Meyerbeer est infiniment complexe. Aussi bien dans les rythmes, les polyphonies, que dans l'harmonie, qui n'a pas l'air comme cela, mais qui est extrêmement modulante pour ce type d'oeuvre, ça me stupéfie à chaque fois.
En me basant sur un acte (le premier) et en comparant avec le II de Rossini, franchement il n'y a pas photo, la succession des scènes, les récitatifs dans leur forme sont largement plus complexes (par les rythmes, les ruptures, les textures de l'orchestre): je pense immédiatement au "Il est donc vrai"... et puis les airs dans le style de Meyerbeer ça m'ennuie beaucoup.

Citation :
Citation :
Pardon mais apparemment je n'accorde pas autant d'importance au texte que toi: ça m'a simplement paru... "réaliste" ( scratch ), bien fait, il s'en dégage une atmosphère très convaincante et j'avoue que je me suis laissé prendre.
Réaliste ! Laughing

Bien, il va falloir qu'on ait une conversation sérieuse sur Scribe, son sens de la structure et son humour. tutut Sujet historique, mais ce n'est absolument pas dans une visée réaliste ! (La Saint-Barthélémy pour une fâcherie de jeunots même pas majeurs, on y croit...)
Hum, c'est vrai je ne m'en rappelle plus tellement Laughing
De toute façon il va bien falloir que je le finisse pour me permettre de le descendre.

Citation :
Citation :
Et la musique, qu'en penses-tu?
C'est aussi évident que du Mozart, mais avec une profondeur tout autre. Basketball
Pour le premier acte, ça ne m'a pas vraiment frappé, ces longs airs, ces choeurs lourds (bien que j'en aime certains Laughing).

Citation :
Les Huguenots sont pour moi une oeuvre majeure de l'histoire de l'opéra. Aussi bien sur le plan historique que musical.
Si c'est l'oeuvre qui a permise la genèse du Guillaume alors oui! bounce
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 10 Avr 2008 - 21:56

MickeyZeVrai a écrit:
En me basant sur un acte (le premier) et en comparant avec le II de Rossini, franchement il n'y a pas photo, la succession des scènes, les récitatifs dans leur forme sont largement plus complexes (par les rythmes, les ruptures, les textures de l'orchestre): je pense immédiatement au "Il est donc vrai"... et puis les airs dans le style de Meyerbeer ça m'ennuie beaucoup.
C'est vrai qu'Asile héréditaire, c'est tellement plus original. Laughing

Bien, il faut que je trouve un scanner, moi, parce que je ne peux pas te laisser ainsi en proie à l'Erreur et au Péché Mortel.

Non, vraiment, objectivement, c'est sans comparaison sur la partition. Même si, je suis d'accord, l'attitude très animée du geste prosodique est comparable - quelque chose d'assez italien, en somme, dans ce français extraverti.

Citation :
Hum, c'est vrai je ne m'en rappelle plus tellement Laughing
De toute façon il va bien falloir que je le finisse pour me permettre de le descendre.
Exactement. Twisted Evil

Citation :
Pour le premier acte, ça ne m'a pas vraiment frappé, ces longs airs, ces choeurs lourds (bien que j'en aime certains Laughing).
... mais enfin ! Ce n'est qu'une succession d'ensembles, où des airs sont posés, mais totalement entrecoupés et intégrés !

De toute façon, chaque acte a sa couleur, tu trouveras peut-être plus ton bonheur dans l'élégiaque du II, la fièvre du III, l'épique du IV ou la désolation du V.


Citation :
Si c'est l'oeuvre qui a permise la genèse du Guillaume alors oui! bounce
Non, Guillaume est le premier. Mais le style n'est pas encore fixé. Et l'aboutissement un peu moindre.

Il faut que je reprenne mon Guillaume Tell, que j'ai pas retouché depuis quelques mois (alors que mes Huguenots... Very Happy ). Si je peux trouver un endroit pour scanner, je te fais la preuve par neuf.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 10 Avr 2008 - 22:52

DavidLeMarrec a écrit:
C'est vrai qu'Asile héréditaire, c'est tellement plus original. Laughing
Je n'ai pas dit que j'aimais tongue

Citation :
Bien, il faut que je trouve un scanner, moi, parce que je ne peux pas te laisser ainsi en proie à l'Erreur et au Péché Mortel.

Ne t'en fais pas... La Vérité m'accompagne... Ah! La vérité... la vérité... la vérité...

Citation :
Non, vraiment, objectivement, c'est sans comparaison sur la partition. Même si, je suis d'accord, l'attitude très animée du geste prosodique est comparable - quelque chose d'assez italien, en somme, dans ce français extraverti.
Plus dans Guillaume Tell (c'est un peu normal)!

Citation :
Citation :
Pour le premier acte, ça ne m'a pas vraiment frappé, ces longs airs, ces choeurs lourds (bien que j'en aime certains Laughing).
... mais enfin ! Ce n'est qu'une succession d'ensembles, où des airs sont posés, mais totalement entrecoupés et intégrés !
De toute façon, chaque acte a sa couleur, tu trouveras peut-être plus ton bonheur dans l'élégiaque du II, la fièvre du III, l'épique du IV ou la désolation du V.
On verra ça.

Citation :
Non, Guillaume est le premier. Mais le style n'est pas encore fixé. Et l'aboutissement un peu moindre.

Il faut que je reprenne mon Guillaume Tell, que j'ai pas retouché depuis quelques mois (alors que mes Huguenots... Very Happy ). Si je peux trouver un endroit pour scanner, je te fais la preuve par neuf.
bounce Ca relèvera du sophisme! compress
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 11 Avr 2008 - 12:39

Avec tous vos mots savants je ne sais pas si vous aimez ou non Meyerbeer; perso j 'ai 2 DVDs, les Huguenots et l 'Africaine et je les adore !!!! et je le dis sans honte . Je bisse, je trisse et comme un karaoké je chante avec les chanteurs...... la joie quoi ! bedo
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 11 Avr 2008 - 12:42

Guyercoeur a écrit:
Avec tous vos mots savants je ne sais pas si vous aimez ou non Meyerbeer

DavidLeMarrec a écrit:

Les Huguenots sont pour moi une oeuvre majeure de l'histoire de l'opéra. Aussi bien sur le plan historique que musical.

Ca me paraît du français très compréhensible quand même, non? scratch
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 11 Avr 2008 - 15:01

MickeyZeVrai a écrit:
Citation :
Bien, il faut que je trouve un scanner, moi, parce que je ne peux pas te laisser ainsi en proie à l'Erreur et au Péché Mortel.

Ne t'en fais pas... La Vérité m'accompagne... Ah! La vérité... la vérité... la vérité...
Je pensais plutôt à ceci, pardon : http://musicontempo.free.fr/pasbien.mp3 . Oui, je sais. On fait ce qu'on peut.

Citation :
Citation :
Non, vraiment, objectivement, c'est sans comparaison sur la partition. Même si, je suis d'accord, l'attitude très animée du geste prosodique est comparable - quelque chose d'assez italien, en somme, dans ce français extraverti.
Plus dans Guillaume Tell (c'est un peu normal)!
Plus italien, mais dans le sens où le français est un poil moins naturel.

Citation :
On verra ça.
T'as intérêt.


Sinon je serai contraint de te terrasser par mes superpouvoirs de rhéteur sophiste.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptySam 12 Avr 2008 - 1:44

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Dernière édition par felyrops le Ven 18 Avr 2008 - 6:57, édité 1 fois
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Xavier
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptySam 12 Avr 2008 - 1:56

felyrops a écrit:

Désoulez-vous les grands

Tiens, justement j'étais en train de me dire que tu avais dû un peu forcer ce soir! drink Laughing

Bon, sinon, je ne comprends rien à ton message. (et je crois que ce n'est pas une question de grammaire ni d'orthographe)

Tu as l'air bien remonté, si tu disais clairement ce que tu reproches et à qui, parce que là ça a l'air bien vague et bien global.
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felyrops
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptySam 12 Avr 2008 - 2:04

Ecoutons toujours.
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MessageSujet: Giacomo Meyerbeer (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:17

J'ai entendu un air de Il Crociato in Egitto ce matin et j'ai pensé à Verdi en trouvant malgré tout plus d'intérêt à la chose, même si j'aime bien Verdi.
On va me rétorquer que c'est assez peu pour lancer un sujet, mais comme le monsieur n'en avait pas.

J'aimerais bien écouter quelque chose, des conseils, un petit guide de ses oeuvres ? fleurs


Dernière édition par vartan le Ven 18 Avr 2008 - 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:19

Si justement, il y a un sujet Meyerbeer en bas de la page...
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:21

Xavier a écrit:
Si justement, il y a un sujet Meyerbeer en bas de la page...
Zut il n'est pas dans l'index de Morloch ? Confused
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:21

Les Huguenots, il n'y a pas d'autre solution. Enfin, peut-être que Le Prophète ou Robert t'amuseraient plus, on ne sait jamais...

Ca n'a de toute façon rien à voir avec le Crociato, qui est un bon Rossini serio (en un peu mieux).

Maintenant va commencer le parcours du combattant pour trouver une bonne version. Laughing


L'avantage avec Meyerbeer, c'est qu'il ne se prend jamais au sérieux, et c'est délectable pour ce genre de musique.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:22

Bon, je rattache aux Huguenots ?
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:25

Morloch: fesse
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:27

vartan a écrit:
Bon, je rattache aux Huguenots ?
Oui, tu peux, il n'y a pas suffisamment d'amateurs ici... Mais renomme le sujet de façon plus générale. Smile
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:33

DavidLeMarrec a écrit:
Les Huguenots, il n'y a pas d'autre solution.

C'est donc l'homme d'un seul opéra ?
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:37

vartan a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Les Huguenots, il n'y a pas d'autre solution.

C'est donc l'homme d'un seul opéra ?
Non, c'est juste de loin son meilleur, mais Le Prophète, Dinorah et même son Robert d'essai sont des chefs-d'oeuvre, des oeuvres en un certain sens géniales de mon point de vue.

Je me demande juste si Robert ou Dinorah ne t'amuseraient pas plus (Dinorah se regarde comme un Grétry parodique) que les Huguenots, au sujet historique, bien que tout à fait fantaisiste.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:38

Bon, après mon Fibich que j'ai entamé et les Diablotins de Loudun je trouve ça.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:50

vartan a écrit:
Bon, après mon Fibich que j'ai entamé et les Diablotins de Loudun je trouve ça.
Il y a à la médiathèque la version Diederich, qui est très bien (baisse de tension notable au III et au IV, cela dit). Sinon, j'ai de petits bijoux que je ne parviens pas à retrouver, mais que je peux chercher, et que je pourrai de faire entendre légalement dans le cadre familial si un jour tu te décides à rencontrer ma face verte. fleurs
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:55

Dieu m'en préserve ! Shocked

J'irai faire un tour à la bibliothèque, c'est décidé... pale
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 14:59

vartan a écrit:
Dieu m'en préserve ! Shocked
Pourtant, il se murmure que tu te targues d'avoir joué le pompier sauveteur, ô pyromane insensé !

Citation :
J'irai faire un tour à la bibliothèque, c'est décidé... pale
Oui, de toute façon, j'ai noté que tu faisais de la rétension de DUpont. Cool

C'est bien, c'est bien, le bon goût prend peu à peu possession de toi.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 23:35

DavidLeMarrec a écrit:
vartan a écrit:
Dieu m'en préserve ! Shocked
Pourtant, il se murmure que tu te targues d'avoir joué le pompier sauveteur, ô pyromane insensé !


Si j'avais su de quelle engeance je sauvais les écailles... Neutral


Citation :
Citation :
J'irai faire un tour à la bibliothèque, c'est décidé... pale
Oui, de toute façon, j'ai noté que tu faisais de la rétension de DUpont. Cool

Mr. Green

Va voir celle de Mérignac, ils en ont sans doute encore.
Il te manque quelque chose ? fleurs

Citation :
C'est bien, c'est bien, le bon goût prend peu à peu possession de toi.
Je suis passé à Saint Eloi en fin d'après midi avec un célèbre croupion sondeur, nous avons demandé une sainte onction exorcisante je saurais m'en servir si besoin était. Giacomo MEYERBEER (1791-1864) 0105
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 23:46

(
Citation :
Pourtant, il se murmure que tu te targues d'avoir joué le pompier sauveteur, ô pyromane insensé !

pété de rire )
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyVen 18 Avr 2008 - 23:47

vartan a écrit:
avec un célèbre croupion sondeur
je crains le pire quant à l'entité ici désignée!
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptySam 19 Avr 2008 - 0:01

vartan a écrit:
Va voir celle de Mérignac, ils en ont sans doute encore.
Il te manque quelque chose ? fleurs
Je me contente de surveiller les stocks. Tu es sous contrôle. Cool
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptySam 19 Avr 2008 - 0:03

sud273 a écrit:
vartan a écrit:
avec un célèbre croupion sondeur
je crains le pire quant à l'entité ici désignée!

J'éy-tais sûr que ça te plaîrait. Mr. Green
A toi de réfléchir, tu devrais trouver, tu connais.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyMar 12 Aoû 2008 - 13:52

Difficile d'apprécier la version que j'ai écoutée même si le son s'améliore grandement à partir de l'acte III (version avec Damrau) c'est dommage car on sent les interprètes impliqués et très bons.
Bon, j'ai failli stoppé au bout de dix minutes alors que je comptais (j'exagère à peine le centième coup de grosse caisse/cymbale, Verdi est battu! hehe ), heureusement Meyerbeer devient plus raisonnable par la suite. C'est à Verdi que j'ai souvent pensé tout au long de l'opéra, en moins bien. Verdi à tout de même plus le sens de la mélodie (ici les contre-ut sembles placés un peu au pif alors que chez Verdi il sont le couronnement d'une progression. (je défend Verdi, my god!)) et les chœurs ont plus de panache. J'ai difficilement perçu la compléxité de l'écriture décrit par David ou alors les musiciens ne jouent pas toutes les notes! hehe Mais sur scène cela peut faire son effet.
J'aimerai pouvoir l'écouter avec un son meilleur mais Meyerbeer n'entre pas pour l'instant dans mon Panthéon.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyMar 12 Aoû 2008 - 13:56

C'est en allemand ?

J'ai vu un DVD des Huguenots en Allemand, avec une mise en scène "chute du mur"

Giacomo MEYERBEER (1791-1864) 41VC6Y5GNKL

John Dew · Stefan Soltesz - Richard Leech · Angela Denning - Berlin Deutsche Oper


C'est intéressant ?
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyMar 12 Aoû 2008 - 20:31

Morloch a écrit:
C'est en allemand ?

J'ai vu un DVD des Huguenots en Allemand, avec une mise en scène "chute du mur"

Giacomo MEYERBEER (1791-1864) 41VC6Y5GNKL

John Dew · Stefan Soltesz - Richard Leech · Angela Denning - Berlin Deutsche Oper


C'est intéressant ?
Leech, c'est parfait, mais ça sonne moins bien en allemand. Autant qu'il m'en souvienne, cette version est très coupée.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyMar 12 Aoû 2008 - 20:35

Jaky a écrit:
Difficile d'apprécier la version que j'ai écoutée même si le son s'améliore grandement à partir de l'acte III (version avec Damrau) c'est dommage car on sent les interprètes impliqués et très bons.
C'est le moins qu'on puisse dire ! Very Happy

Citation :
Bon, j'ai failli stoppé au bout de dix minutes alors que je comptais (j'exagère à peine le centième coup de grosse caisse/cymbale, Verdi est battu! hehe ),
C'est la prise de son qui fait ça, les coups de cymbale, c'est surtout pour les beuveries et les coups d'arquebuse.

Citation :
heureusement Meyerbeer devient plus raisonnable par la suite. C'est à Verdi que j'ai souvent pensé tout au long de l'opéra, en moins bien.
C'est pourtant Verdi qui a copié. C'est beaucoup plus varié dans les formules (c'est criant à la lecture de la partition !), sans même parler de l'orchestration (à cette époque, il n'y a que Berlioz qui fasse mieux en Europe). Mais surtout, ce sont un sens dramatique hors du commun, l'intrication très intelligente des numéros et des récitatifs, la vérité prosodique, le regard attendri sur ses semi-héros qui me séduisent tant.


Citation :
et les chœurs ont plus de panache.
Shocked Shocked Shocked Shocked


Citation :
J'ai difficilement perçu la compléxité de l'écriture décrit par David
Complexité, n'exagérons pas, mais en considérant son époque et ses contemporains, c'est de loin le plus fouillé dans son langage à cette époque, Berlioz excepté. Si on met de côté l'orchestration, il faut bien sûr inclure des allemands comme Schumann et Marschner, c'est évident.


Citation :
ou alors les musiciens ne jouent pas toutes les notes! hehe Mais sur scène cela peut faire son effet.
J'aimerai pouvoir l'écouter avec un son meilleur mais Meyerbeer n'entre pas pour l'instant dans mon Panthéon.
C'est sûr qu'avec ce son, tu ne peux entendre que l'écume, ce n'est pas confortable.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 8 Jan 2009 - 18:08

Giacomo MEYERBEER (1791-1864) Dinorah-vod

Quelques mots sur le revisionnage de ce DVD de Dinorah ou le Pardon de Ploërmel (à la base pour voir, question essentielle, si c'était un Opéra comique ou un Grand opéra, sans trouver la réponse d'ailleurs : c'est bien un trucbidule, il y a juste deux phrases parlées).

Il s'agit d'un spectacle porté par l'enthousiasme de Pierre Jourdan du Théâtre de Compiègne, que l'on voit aux saluts vaciller sous l'émotion d'être parvenu à remonter cette œuvre peu jouée d'une façon aussi aboutie.

Difficile de décrire exactement Dinorah, objet tardif dans la carrière de Meyerbeer, créé à l'Opéra comique en avril 1859, porté à travers le monde par un vague triomphale et interprété par les plus grands chanteurs de l'époque dans tous les théatres d'Amérique, d'Europe de l'Est et de l'Ouest.

Livret de Barbier et Carré, ceux du livret du Faust de Gounod, du Mignon d'Ambroise Thomas, des Pêcheurs de perles de Bizet, des Contes d'Hoffmann d'Offenbach... Théâtralement aussi, c'est un trucbidule difficile à cerner. Basé semble t'il sur une vague légende bretonne, avec braves petites gens pittoresques, très vision romantique, jeune fille folle qui erre dans les champs, noms locaux (Corentin, Hoël, Yvon...) , faucheurs qui déambulent dans la forêt, hautes montagnes ploermelaises (bon, là on est sûr que Barbier et Carré ne se sont pas déplacés par souci documentaire Cool ), rien de tout cela ne se prend au sérieux et tout le monde s'exprime en vers de mirliton. Pourtant ça se tient, ne tombe jamais dans le burlesque et on sent que la trame cherche à être touchante. La construction est également trucbidulesque : toute l'action est concentrée dans le prologue mimé/dansé de quelques minutes au début, ensuite ça se traine poussivement avec quelques rebondissements ultra-prévisibles intercalés entre de grands remplissages laborieux des librettistes (il fallait vraiment être deux ?) et une fin sans surprise (le miracle du Pardon).

Musicalement, c'est un peu mou. Meyerbeer parvient à placer quelques grands airs mais c'est difficile tant les ensembles ont peu d'enjeu. La même scène peut d'ailleurs servir à caser trois grands airs : un air pour un personnage, un air pour l'autre et ensuite un ensemble, toujours sur le même sujet, ce qui entraine de nets sentiments de longueur. Une scène réellement réussie : l'air Ombre légère de Dinorah (qui arrive comme un cheveu sur a soupe mais fonctionne bien). Il n'y a pas des tonnes de modulations et de chromatismes non plus, on reste dans un cadre qui est étranger à toute expérimentation de ce point de vue, c'est calibré pour l'Opéra comique.

La troupe formée par Philippe Jourdan en 2002 et 2004 est brillante, et chaque chanteur a assimilé son rôle et choisi d'assumer à fond le côté trubidulesque de Dinorah, en jouant le jeu, sans jamais cabotiner ni se distancier par un pseudo-second degré qui ficherait tout par terre. Le trio principal Isabelle Philippe (Dinorah), Armand Arapian (Hoël) et Fréderic Mazzota (Corentin) est franchement époustouflant, aussi bien vocalement que scéniquement. Il suffit de citer le grand air "Ombre légère", manifestement d'une difficulté redoutable, dans lequel Isabelle Philippe ne se contente pas de briller vocalement, elle semble s'amuser à changer de timbre, prend le risque de trainer sur une vocalise pour ensuite faire une grimace sur le "c'est bien !" et faire une progression dans les vocalises et leur rendu. Bluffant, surtout sur un air aussi long. Musicalement, l'orchestre de l'opéra d'État hongrois assure.

Le choix de la mise en scène a été une grande littéralité, carton pâteuse qui évoque les gravures des livres populaires XIXème. C'est bien fichu, mais c'est quand même très carton-pâteux. Le livret n'est sans doute pas adapté à une relecture ni à trop de sophistication qui risquerait de briser le charme, mais il y avait peut-être moyen de faire plus joli, même dans le genre "romantico revival" qui colle bien.

En revanche, les ballets des chèvres et des moutons (oui, j'avais oublié, il y a des ballets avec des chèvres et des moutons) ce n'est pas le plus réussi. Ca sautille un peu sur place de façon très convenue, presque amateur, on est très loin du niveau excellent des chanteurs.

Mais tout le monde sur scène semble animé par la volonté d'assurer et de rendre au trucbidule le lustre qu'il mérite malgré le temps qui est passé dessus, et de ce point de vue c'est une réussite absolue.

Giacomo MEYERBEER (1791-1864) Phillippe
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 8 Jan 2009 - 19:10

Merci beaucoup pour ce retour sur impressions. Very Happy

Je devine que le voyage de Barbier & Carré remontait à l'ère où l'Armorique culminait haut. Tu penses à quel extrait, les "hautes montages" ?


Alors, je rebondis, mais sans te citer, pour que ça demeure lisible.

Ca ne peut pas être un Grand Opéra :
- pas de sujet historique ;
- pas cinq actes, ni même quatre ;
- pas de grand ballet ;
- pas de ténor à contre-notes ;
- pas d'enjeux potentiellement tragiques.

Sinon, tu as tout à fait raison, oui, c'est cela, toujours cela dans le Grand Opéra (en tout cas celui du milieu du siècle, après ça se prend plus au sérieux... Gounod déjà, dans ceux qu'il a écrits...) : les vers sont très faibles, mais il y a une forme d'autodérision extrêmement attachante. Les héros sont regardés avec distance ; tout héroïques qu'ils soient, ils n'en demeurent pas moins vaguement ridicules. Faiblement humains, quoi.

En revanche, je ne trouve pas qu'il y ait du remplissage. Ce sont des airs de caractère, indispensables pour la couleur pastorale (car au fond, Dinorah hérite en ligne directe d'Acis & Galathée de Lully, avec le même miracle final d'ailleurs). Le chevrier androgyne (contralto) qui vocalise à n'en plus finir, sorte de chef-d'oeuvre du (faux) naturel musical ; le chasseur perdu qui chante un hymne à la nature...

En ce sens, la mise en scène absolument premier degré de Pierre Jourdan rend justice plus qu'on ne pourrait le rêver à la naïveté de la forme pastorale, mais sans du tout gommer l'ironie portée sur les personnages, bien au contraire. Meyerbeer, Barbier & Carré font du factice, du simulacre bancal, le savent, et le montrent même à l'occasion : une sorte d'esthétique de l'allègement, pour que le drame ne se montre pas ridiculement oppressant.

Donc le côté carton-pâteux que tu soulignes est pour moi idéal ici - et Dieu sait que ce n'est pas ma tasse de thé. D'autant que la direction d'acteurs est assez formidable. (Et puis lorsqu'on a des gens comme Armand Arapian sous la main, ça donne tout de suite un résultat extraordinaire.)
Et contrairement à toi, j'ai adoré les ballets de chèvres et de mouton dans leur chorégraphie rudimentaire mais gracieuse. Oui, ça n'est pas un ballet de valeur égale aux solistes, mais avait-on besoin d'un corps de ballet extraordinaire pour cela ? Au contraire, cette (très relative) gaucherie a quelque chose de très touchant, surtout pour jouer les troupeaux, il faut bien le dire...

Musicalement, ce n'est pas mou du tout Exclamation Tu découvres la continuité admirable des ensembles meyerbeeriens, lorsque tu parles de caser plusieurs numéros dans une même scène : tout s'enchaîne de façon très intégrée, les récitatifs étant très lyriques, les numéros étant eux-mêmes parcourus de récitatifs, voire de minuscules interventions solistes...

On est d'accord, sinon, Dinorah ne révolutionne rien à cette date... mais je maintiens toujours qu'en ouvrant les partitions, on s'aperçoit avec stupeur que ça module beaucoup. A part Chopin, Schumann et Berlioz, je ne vois personne qui en fasse autant au début des années trente. (Bien entendu, Meyerbeer est très loin d'approcher les trois autres en termes de raffinement harmonique, mais tout de même, il passe n'importe quel italien, français ou allemand de la même époque, sans peine.)

Tu as raison de dire que c'est très compatible avec l'Opéra-Comique, notamment en ce qui concerne les bons sentiments : la moralité fait partie intégrante du cahier des charges. Ici, c'est l'amouuuuuuuuuuuuur, c'est l'amour vaiiiiinqueeeeeeeeeeur ! Ou peut-être bien durch Mitleid wissend der reine Tor.

--

Sauf erreur de ma part, c'est 2002 et 2005. Oui, les chanteurs ne font pas de second degré exagéré (moi j'en vois, mais ça ne fissure jamais le rôle) ; mais c'est que le second degré est clairement inclus dans le texte et la musique, à mon avis ; inutile de le souligner, ce serait vulgaire.

Attention, il ne s'agit pas de l'Orchestre de l'Opéra d'Etat Hongrois tout court, mais de celui de Failoni. Compiègne économise toujours sur les orchestres qui ne sont jamais extraordinaires (petit effectif, son sec, justesse et mise en place relatives), mais ça permet de monter des choses onéreuses dans de très bonnes conditions, surtout que dans la plupart des ouvrages montés, l'excellence de l'orchestre est loin de représenter le critère essentiel.

Cela dit, je suis complètement certain que ça ferait gagner beaucoup d'épaisseur à une oeuvre aussi bien écrite que Dinorah, un orchestre très engagé et incisif.

Ombre légère, la seule chose qui en soit resté au répertoire, est totalement insipide, il faut bien le rappeler. On dirait du Donizetti français - à ceci près que Donizetti a écrit des partitions remarquables pour la France...


Non, assurément une oeuvre de premier intérêt, que tu décris d'ailleurs fort bien, mais avec laquelle tu es, je le crois, un tout petit peu injuste. tutut
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 8 Jan 2009 - 20:31

DavidLeMarrec a écrit:

Je devine que le voyage de Barbier & Carré remontait à l'ère où l'Armorique culminait haut. Tu penses à quel extrait, les "hautes montages" ?

Bien, il est bien question du vieux sorcier de la montagne et de monter chercher le trésor, avec le décor qui évoque presque les neiges éternelles.

Heu, en vrai, Ploërmel, ça ressemble à ça :

Giacomo MEYERBEER (1791-1864) 11490016bassequalite2
alors ça m'a déconcentré Cool

Citation :
Ca ne peut pas être un Grand Opéra :
(...)
- pas d'enjeux potentiellement tragiques.

Tatata, j'ai été ému aux larmes par le triste sort de Dinorah qui, telle une Lucia di Lamermoor magnifiée, perd la tête par amour en digne héroïne romantique (espèce de sans coeur).

Citation :
En revanche, je ne trouve pas qu'il y ait du remplissage.

Le tableau du courage, avec Corentin et Hoël qui négocient qui touchera le trésor en premier prend son temps, tout de même. Avec le Da Capo le plus terrifiant de toute l'histoire de la musique Cool

Citation :
Ce sont des airs de caractère, indispensables pour la couleur pastorale (car au fond, Dinorah hérite en ligne directe d'Acis & Galathée de Lully, avec le même miracle final d'ailleurs). Le chevrier androgyne (contralto) qui vocalise à n'en plus finir, sorte de chef-d'oeuvre du (faux) naturel musical ; le chasseur perdu qui chante un hymne à la nature...

Oui, tout y est, l'accumulation est hilarante. Tu as oublié les villageois qui sortent de l'Auberge du bonhomme Yvon et le cantique pseuo-breton " Sainte Marie" pour célébrer Notre Dame des Prières.

Citation :
En ce sens, la mise en scène absolument premier degré de Pierre Jourdan rend justice plus qu'on ne pourrait le rêver à la naïveté de la forme pastorale, mais sans du tout gommer l'ironie portée sur les personnages, bien au contraire.

Je suis d'accord, c'est très réussi, mais en le revoyant je me suis demandé si autre chose n'aurait pas été aussi imaginable. Mais là, je chipote.

Citation :
D'autant que la direction d'acteurs est assez formidable. (Et puis lorsqu'on a des gens comme Armand Arapian sous la main, ça donne tout de suite un résultat extraordinaire.)

Pourtant, le pauvre, il n'a pas été gâté par les maquilleurs (on plaint aussi la pauvre Dinorah, d'ailleurs, sortir de la folie pour épouser un bonhomme aussi hirsute), mais c'est vrai que sur certaines vieilles gravures, on voit des paysans habillés et coiffés comme ça.


Citation :
Et contrairement à toi, j'ai adoré les ballets de chèvres et de mouton dans leur chorégraphie rudimentaire mais gracieuse. Oui, ça n'est pas un ballet de valeur égale aux solistes, mais avait-on besoin d'un corps de ballet extraordinaire pour cela ?

Ah ça, on sent bien que ce n'est pas du Marius Petipa revisité par Noureev. Mais tu as raison, ça cadre bien avec l'ambiance pastorale et naïve.

Citation :
Attention, il ne s'agit pas de l'Orchestre de l'Opéra d'Etat Hongrois tout court, mais de celui de Failoni.

Ah oui, je me demandais ce que cela voulait dire. Il est bien cet orchestre.

Citation :
Ombre légère, la seule chose qui en soit resté au répertoire, est totalement insipide, il faut bien le rappeler. On dirait du Donizetti français - à ceci près que Donizetti a écrit des partitions remarquables pour la France...

Ah mais j'ai bien aimé cet air, et si c'est touchant ce portrait de Dinorah... encore une fois : sans cœur hehe

Bon, il va falloir que tout de même, je me trouve un Robert le Diable filmé digne de ce nom, j'arrive Joooooaaaaaaaaaaaann !!!!
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 8 Jan 2009 - 20:45

Morloch a écrit:
Bien, il est bien question du vieux sorcier de la montagne et de monter chercher le trésor, avec le décor qui évoque presque les neiges éternelles.
Ah oui, tu parles du décor (très rocailleux en effet). Rien n'indique l'altitude de la montagne. Il doit bien avoir une colline dans le coin.

C'est vrai que Dinorah qui tombe dans le précipice, c'est plutôt une ornière. Mr. Green


Citation :
Tatata, j'ai été ému aux larmes par le triste sort de Dinorah qui, telle une Lucia di Lamermoor magnifiée, perd la tête par amour en digne héroïne romantique (espèce de sans coeur).
Moi ça me fait plutôt penser à Sonnambula en fait.

Je disais tragique au sens le plus élevé du terme.


Citation :
Le tableau du courage, avec Corentin et Hoël qui négocient qui touchera le trésor en premier prend son temps, tout de même. Avec le Da Capo le plus terrifiant de toute l'histoire de la musique Cool
Mais c'est quasiment le moment le plus génial de toute l'oeuvre ! C'est totalement jouissif, ça !
Et puis ce n'est pas pour rien qu'ils lambinent... ils négocient pour ne pas y aller !


Citation :
Je suis d'accord, c'est très réussi, mais en le revoyant je me suis demandé si autre chose n'aurait pas été aussi imaginable.
C'est au premier visionnage que je me suis posé la question. Oui, autre chose est possible, mais là, c'est déjà parfait.


Citation :
Il est bien cet orchestre.
Mieux que les habituels à Compiègne, on va dire.


Citation :
Bon, il va falloir que tout de même, je me trouve un Robert le Diable filmé digne de ce nom, j'arrive Joooooaaaaaaaaaaaann !!!!
Il y a la version parisienne de 84, mais c'est difficile à trouver et pas très beau (Bertram en cuir). Très statique aussi.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 8 Jan 2009 - 21:58

Mais tout ça fait très envie ! Razz

Le ballet des moutons...
bounce

Wolferl nous avait fait découvrir avec Crapio l'Ombre légère et j'avais a-do-ré Mr. Green
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 8 Jan 2009 - 21:59

C'est fait pour toi, en vérité...

Et plus encore dans cette mise en scène.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyJeu 8 Jan 2009 - 22:32

Si Ombre légère c'est du Donizetti français, il faut que je me jette sur Lucia... Mr. Green

Hors de son contexte c'est peu intéressant (même si je l'écoute très souvent) mais dans l'opéra, et surtout avec Isabel Philippe, dix minutes de vocalises absurdes par une bergère psychotique qui cause à son ombre, je trouve ça génial ! bounce
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptySam 10 Jan 2009 - 3:19

Une précision sur l'orchestre. Il y a bel et bien confusion, non pas de Morloch, mais de la pochette.

Je viens d'y regarder de plus près, et voici le résultat :

DLM a écrit:
Il ne s'agit pas de l'Orchestre de l'Opéra d'Etat Hongrois tout court, mais d'un orchestre de chambre issu en partie de musiciens cette formation - en 1981, sous la direction du violoniste Belá Nágy. Ce n'est donc pas l'Orchestre d'Etat Hongrois Failoni comme indiqué sur la pochette, mais l'Orchestre de Chambre du même nom (en hommage à Sergio Failoni, directeur musical de l'Opéra d'Etat de 1928 à 1948).

Donc ils se font un peu mousser chez Cascavelle, avec leur Opéra d'Etat...
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyDim 11 Jan 2009 - 1:58

Premières impressions "à chaud" sur cette Dinorah ou le Pardon de Plohërmel superbement mise en scène par Pierre Jourdan Smile

J'ai adoré le second acte : la canzonetta du chevrier (mon passage préféré Mr. Green), "l'Ombre légère", l'air de Corentin "Ahahaha que j'ai froid ! Ahahahaha que j'ai peur !" (superbe numéro d'acteur). Que de beaux moments. Le premier Acte m'a un peu dérouté : très beau prologue musical, mais en l'absence d'un livret ou d'un synopsis il était difficile de comprendre vraiment ce qui se passait et les enjeux, même si on en a quand même une vague idée en regardant cette jolie carte postale. A la fin de l'opéra je ne suis d'ailleurs pas sûr d'avoir tout compris et au troisième acte l'air égaré de Dinorah me mettait presque mal à l'aise : elle a l'air vraiment folle pale Ce dernier acte m'a assez ennuyé il faut bien l'avouer et j'ai failli m'endormir à plusieurs reprises (je l'ai regardé dans de mauvaises conditions, j'étais très fatigué ce soir, ça n'a pas aidé). Comme Morloch j'ai bien senti quelques longueurs, il n'y a pas beaucoup d'action, le livret a ses faiblesses et comme tous les airs sont repris deux ou trois fois minimum l'opéra aurait pu être deux fois plus court. Dans le premier Acte j'ai particulièrement aimé le passage où Corentin se vante d'être un gros poltron (on ne verrait pas ça chez Wagner hehe) et surtout l'air de Hoël "O puissante magie !" où la musique est géniale. Tout du long celle-ci m'a séduit : il y a une vraie adéquation texte/chant, Meyerbeer varie sans cesse les climats, les airs succèdent très harmonieusement aux récitatifs, c'est très bien fichu. Sa musique est théâtrale par nature, elle est pleine de petites surprises et elle souligne à merveille le texte.

Tous les chanteurs : Isabelle Philippe, Arnaud Arapian, Frédéric Mazzotta et Lucile Vignon sont magnifiques (je n'en connaissais aucun) et ils sont également très compréhensibles sans sous-titres. Le spectacteur n'a de toute façon pas le choix, le DVD en est dépourvu. Sinon j'ai bien sûr adoré le ballet des moutons, les décors et les costumes très esthétiques, les beaux jeux de lumière.


Dernière édition par WoO le Dim 11 Jan 2009 - 2:46, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyDim 11 Jan 2009 - 2:02

WoO a écrit:
(superbe numéro d'acteur)
Je suis le seul à trouver qu'il en fait un tout petit peu trop ? hehe

J'étais sûr que ça te plairait ! Very Happy


Sinon, merci de ne pas écorcher le nom de la belle ville de Ploërmel. Mr. Green
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyDim 11 Jan 2009 - 2:20

Wolferl a écrit:
WoO a écrit:
(superbe numéro d'acteur)
Je suis le seul à trouver qu'il en fait un tout petit peu trop ? hehe

Mais c'est justement ça qui est bon Mr. Green

J'aime bien les chanteurs qui en font des tonnes (cf. le Dieu Sangar ou le Grand Mufti de Delétré Wink )


Le chevrier (avec un air grave) :

Depuis lors quand la nuit gagne
Le village et la montagne
Elle fuit dans la campâââââgne
Le coeur plein de noirs tourments
Mais hélas l'infortunée
Du Ciel même abandonnée
( Sad )
Pour finir chaque journée
Sans revoir son cher amant
Ah pauvre Dinorah !


Ah pauvre Dinooooo-oooo-oooooooo-ooooraaaaaah !

Gentille fillette
Prend garde simplette !
Prend garde, prend garde
Le diable te guette !
Prend garde fillette,
Le diable te guette !
(tapote le museau d'un mouton)
Jeunesse frivole
Ivresse d'un jour, hélas !
la raison s'envole quand nous vient l'amour


(air entendu avec les pâtres et les moutons)

La raison s'envoooo-oooo-oole quand nous vieeeeeeeeeent l'a-aa-aaaa-aaaa-aaamour !

drunken

Voilà, je pense que ça donnera envie à tout le monde de regarder hehe
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyDim 11 Jan 2009 - 11:59

WoO a écrit:
Premières impressions "à chaud" sur cette Dinorah ou le Pardon de Plohërmel superbement mise en scène par Pierre Jourdan Smile
Oui, bien dans ton genre. Mr. Green

Citation :
J'ai adoré le second acte : la canzonetta du chevrier (mon passage préféré Mr. Green),
Qui s'en étonne ? Mr. Green
Cela dit, dans le genre de l'air de caractère, c'est quand même très réussi. J'aime beaucoup le veneur paumé, également.

Citation :
Le premier Acte m'a un peu dérouté : très beau prologue musical, mais en l'absence d'un livret ou d'un synopsis il était difficile de comprendre vraiment ce qui se passait et les enjeux, même si on en a quand même une vague idée en regardant cette jolie carte postale.
Oui, le début est un peu confus.

Citation :
Ce dernier acte m'a assez ennuyé il faut bien l'avouer et j'ai failli m'endormir à plusieurs reprises (je l'ai regardé dans de mauvaises conditions, j'étais très fatigué ce soir, ça n'a pas aidé).
Très honnêtement, le troisième acte est nettement plus faible, aussi parce que la mise en scène devient statique (mais que faire d'autre ?) et les chanteurs ne sont pas dans leur domaine de prédilection.

Citation :
Comme Morloch j'ai bien senti quelques longueurs, il n'y a pas beaucoup d'action,
Ah bon. Shocked
Oui, par rapport à Amadis, c'est sûr. Mais par rapport à un opéra standard...

Citation :
comme tous les airs sont repris deux ou trois fois minimum l'opéra aurait pu être deux fois plus court.
Tu sais que Lully fait la même chose dans ses airs ? Sans même parler du seria...

Citation :
et surtout l'air de Hoël "O puissante magie !" où la musique est géniale.
Oui, un des meilleurs moments, la mise en scène est superbe (avec son soufflet hehe ) et Armand Arapian déchaîné.


Citation :
Tout du long celle-ci m'a séduit : il y a une vraie adéquation texte/chant, Meyerbeer varie sans cesse les climats, les airs succèdent très harmonieusement aux récitatifs, c'est très bien fichu. Sa musique est théâtrale par nature, elle est pleine de petites surprises et elle souligne à merveille le texte.
N'est-ce pas ? Very Happy Very Happy

Citation :
Tous les chanteurs : Isabelle Philippe, Arnaud Arapian, Frédéric Mazzotta et Lucile Vignon sont magnifiques (je n'en connaissais aucun) et ils sont également très compréhensibles sans sous-titres.
Isabelle Philippe fait (en grande partie grâce à la vitrine de Compiègne) une carrière croissante en France (mais uniquement dans certains théâtres de province). Ce n'est pas le type de voix bien en cour à l'heure actuelle (très franche, un peu dure), on préfère les gros instruments ou les voix très rondes, et pourtant elle a tout pour elle, y compris les qualités d'actrice.
Armand Arapian, lui, a déjà fait une très belle carrière, insuffisamment captée au disque ou au DVD. Il a absolument tout chanté, depuis Haendel aux créations contemporaines, avec une grosse prédominance du répertoire français XIXe-XXe.

Frédéric Mazzotta et Lucile Vignon, n'ont pas vu leur carrière exploser, voire n'ont rien vu du tout, et je le regrette fort. (Les critiques avaient même été assez réservées sur lui, ce que je n'ai absolument pas compris... Je crois que certains auraient préféré un grand format héroïcospinto à l'italienne. Rolling Eyes )
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyDim 11 Jan 2009 - 13:23

héhé, un nouveau converti au Meyerberisme Very Happy


Bon, c'est décidé, cette semaine, je mène une campagne Robert le Diable, je le trouverai !
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyDim 11 Jan 2009 - 14:00

DavidLeMarrec a écrit:
Tu sais que Lully fait la même chose dans ses airs ? Sans même parler du seria...

Généralement il marque toujours une reprise c'est vrai, sans parler du choeur qui est là pour ça. En réalité c'est peut-être plus le peu de dialogue entre les différents protagonistes qui m'a donné cette impression.

DavidLeMarrec a écrit:
Citation :
et surtout l'air de Hoël "O puissante magie !" où la musique est géniale.
Oui, un des meilleurs moments, la mise en scène est superbe (avec son soufflet hehe ) et Armand Arapian déchaîné.

Oui, le soufflet est parfaitement raccord avec la musique, c'est magique Laughing

DavidLeMarrec a écrit:
Frédéric Mazzotta et Lucile Vignon, n'ont pas vu leur carrière exploser

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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyDim 11 Jan 2009 - 14:06

WoO a écrit:
Mais tout ça fait très envie ! Razz

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Wolferl nous avait fait découvrir avec Crapio l'Ombre légère et j'avais a-do-ré Mr. Green

Ah oui je me souviens c'était vraiment très bien... ça parle de caprins en plus j'ai de l'affection pour ces petites bêbêtes.
Et comme en plus j'avais beaucoup aimé Donizetti y'a des chances que ça marche.
Tellement de trucs à découvrir encore. Shocked cheers
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) EmptyMar 13 Jan 2009 - 23:21

Au fait, ceux qui ont bien aimé Meyerbeer, peuvent essayer Verdi en français...

Je dis ça, je ne dis rien.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) Empty

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