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 Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve

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Jorge
Caliméro baroqueux
Jorge

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MessageSujet: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 13:58

En me souvenant d'un topic sur Traxzone consacré à cette oeuvre, je me suis mis en quête d'une bonne version pour la découvrir. Et je tombe sur cette citation wikipédienne:

"Il existe plusieurs bonnes versions de cette Nuit fantasmagorique: Abbado, Rattle... Mais la version la plus terrifiante, allante, diabolique sans tomber dans une pompeuse boursouflure sonore qui a longtemps défiguré ce poème symphonique est la suivante: Orchestre philharmonique d'Oslo, Mariss Jansons."

Forcement, ça m'intéresse. Alors, version de référence Jansons??


Dernière édition par Jorge le Sam 10 Mai 2008 - 14:05, édité 1 fois
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Xavier
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 14:04

Tout dépend si tu veux la version Rimsky ou la version originale. (voire sujet général sur Moussorgsky pour plus de précisions sur ces deux versions)
Pour la version originale, il faut voir du côté d'Abbado (couplé avec d'autres oeuvres et extraits pour choeur et orchestre) et Salonen. (couplé avec le Sacre du printemps et la suite du Mandarin merveilleux)
Pour la version Rimsky, il y a un choix pléthorique.
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Jorge
Caliméro baroqueux
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 14:08

Je veux bien tenter les deux Razz

Reiner, je suppose que c'est la version NRK?
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Xavier
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Xavier

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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 14:09

Jorge a écrit:

Reiner, je suppose que c'est la version NRK?

Il y a de grandes chances, étant donné que la version originale n'a été redonnée que très récemment; je ne connais que Abbado et Salonen pour cette version.
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Pan
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 14:12

Je ne suis pas allé voir le sujet général, mais je crois savoir qu'il y a une version orchestrale et une version avec chœur.
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 15:10

je doute qu'on puisse parler d'une version originale, les efforts successifs de Moussorgsky n'ayant jamais abouti, toute version originale est forcément une reconstruction.
Je cite ce que j'en disais sur le fil général:
Citation :
Il n'y a guère d'histoire plus compliquée que celle de la pièce connue sous le titre "La nuit sur le Mont Chauve".
En chercher une version originale est une illusion, car dans la production de Moussorgsky, il en existe quatre versions extrêmement différentes, toutes inachevées. Celle qu'on appelle "version originale" est le "poème sonore" pour orchestre de 1867 -premier poème symphonique russe-"Nuit de la Saint-Jean sur la montagne pelée" dont le manuscript fut publié (et donc aussi édité bien que Moussorgsky considéra un temps cette version comme finale) en 1968!
Le matériel de cette oeuvre dérive cependant de deux interludes pour des opéras que Moussorgsky n'acheva pas, La nuit de la Saint jean d'après Gogol (esquisses de 1858) et La sorcière, opéra en un acte, abandonné en 1860. Cette même année, Rimsky mentionne la pièce sous la forme d'un "concerto-fantaisie" pour piano et orchestre écrit sous l'influence de Liszt (Malédiction et Totentanz), dont on a cependant jamais retrouvé le manuscrit.
En 1872, Moussorgsky retaille l'oeuvre pour en faire La nuit sur le Mont Triglav, partie du troisième acte de l'opéra collectif Mlada (dont Rimsky reprendra le sujet). Moussorgsky en change alors tout le final et ajoute les fameuses parties chorales. C'est dans cette nouvelle version qu'elle sera transférée, en tant qu'intermezzo de rêve dans l'opéra (inachevé) La foire de Sorochinskï (1881) dont la version définitive sera "réalisée" par Shaporin en 1930.
Rimsky a repris ce qu'il considérait le meilleur des quatre versions pour en faire la pièce bien connue -sans choeurs- publiée en 1886 et entrée telle quelle au répertoire.

Il existe deux versions de Stokovsky, la première conçue pour Fantasia de Disney, et enchaînée à une orchestration de l'Ave Maria de Schubert.

La question de la nécessité du choeur n'est donc pas tranchée puisque l'auteur changea plusieurs fois d'avis, envisagea la version 1 sans parties chorales et tenta ensuite de transformer le tout en concerto pour piano.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 15:23

Il y a une version avec choeur enregistrée?
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Bertrand67
Malheur, Gustave !
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 15:32

Je sais que Abbado en avait livrée une version originale chez Sony mais etait-ce avec choeur il faudrait que je fouille chez moi. Laughing
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 15:36

oui, plusieurs, il y a Abbado surtout chez Sony qui donne l'extrait du rêve de Sorochinskï's Fair
Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve 51idoc10
le disque comporte aussi des extraits de Kovantschina, le scherzo en si(version orchestrale) la marche de Mlada, tout à fait remarquable
il existait aussi une intégrale de La foire de Sorotchinski chez Melodya en cd parue en 1983, mais je pense qu'on ne le trouve plus qu'en discothèque.
Il doit en exister d'autres mais il faudrait chercher.
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Bertrand67
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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 10 Mai 2008 - 22:58

voilà c'est celui là ! mains
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Mélomaniac
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Mélomaniac

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MessageSujet: Re: Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve   Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve EmptySam 22 Juin 2019 - 13:46


ANNIVERSAIRE !

Il y a 130 ans jour pour jour, la Nuit sur le Mont Chauve était présentée en France, lors d'un concert de l'Exposition Universelle de 1889.



Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 061°/250



Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve Mataci10
Lovro von Matačić (1899-1985)


Modeste Moussorgski (1839-1881) :

Une Nuit sur le Mont Chauve (orch. Rimsky Korsakov)

= Lovro von Matačić, Philharmonia Orchestra

(Columbia, septembre 1958)

Smile Quel trésor que le noviciat mélomane où l'on découvre en toute virginité des chefs-d'œuvre qui vous accompagneront toute la vie ! Dans ma prime jeunesse,
le vinyle qui m'a le plus ébloui regroupait quatre pièces dont je collectionne depuis lors les versions, et que l'on retrouvera chacune bien placées dans le TOP 250.
Parmi elles, cette effrayante Nuit sur le Mont Chauve qui connut plusieurs avatars et dont la complexe gestation recèle toujours quelques zones d'ombre.
Par exemple, Rimsky-Korsakov fait allusion à une pièce pour piano & orchestre que Moussorgsky aurait écrite dans les premières années 1860, sous l'influence de la Totentanz
de Franz Liszt, mais rien ne prouve qu'à cette date il connaissait l'œuvre concertante de son confrère hongrois, et de toute façon cette partition n'a pas été retrouvée.
Toujours est-il qu'en cette décennie la sorcellerie occupa le compositeur russe au travers divers projets, inaboutis : les opéras Вечер накануне Ивана Купала et Ведьма.
En juin 1867 débuta l'écriture du poème symphonique, qui au terme d'un labeur acharné de douze jours, s'acheva précisément à la Nuit de la Saint Jean !
Avec une telle frénétique inspiration que la musique fut directement couchée sur la partition d'orchestre.
Mili Balakirev fustigea le travail, qui resta inédit pendant un siècle, jusqu'à une édition de 1968.
Toutefois, la musicologue Aleksandra Orlova affirme que le manuscrit fut retrouvé à la Bibliothèque du Conservatoire de Leningrad dans les années 1920. Le chef Nikolaï Malko
en aurait emporté une copie, supposément jouée à Londres et d'autres pays dans les années 1930.
Moussorgsky recycla sa musique sous forme de Slavlenye Chornoboga, pour un opéra-ballet (avorté) Mlada, puis enfin comme intermezzo dans La Foire de Sorochyntsi,
inachevé à sa mort. Dans cette mouture, la scène infernale est rêvée par un paysan, et se conclut par les cloches du village qui mettent fin à l'orgie. Alors que la version
originale de 1868 culminait sur le Sabbat.
Après la mort de Moussorgsky, Rimsky-Korsakov entérina cette conclusion onirique en élaborant une sorte de synthèse qui préserve le matériel thématique mais adoucit
considérablement la rudesse de l'harmonie et l'instrumentation primitives, qu'on peut prioritairement découvrir dans l'enregistrement londonien de Claudio Abbado (RCA, mai 1980).
C'est Rimsky lui-même qui dirigea à Saint-Pétersbourg la première audition de sa version publiée en 1886. Elle fut ensuite programmée à Paris en 1889 pendant
l'Exposition universelle, et jouée le 22 juin (préludant à la Saint Jean !)
Même si Leopold Stokowski livra sa propre orchestration en 1940 dans le célébrissime Fantasia, et malgré l'apparition de la version originale en 1968, c'est celle de Rimsky
qui demeura la plus jouée et enregistrée.
En voici l'argument : « grondements souterrains de voix inhumaines. Apparition des esprits des Ténèbres, suivie par Chernobog. Glorification de Chernobog et Messe noire.
Sabbat [où Moussorgsky envisageait l'orgie de Satan avec les sorcières, osant une évidente dimension libidinale]. Au pic du Sabbat, on entend la cloche du village
qui disperse les esprits maléfiques. Aurore. »

La discographie offre maints témoignages captivants de cette Nuit sur le Mont Chauve que je découvris sur un microsillon de Daniel Barenboim (DG), avec l'Orchestre de Chicago
qui avait déjà gravé une émérite lecture avec Fritz Reiner (RCA) : nombre de mélomanes la considèrent comme ultime, ainsi le Guide Fayard des Indispensables qui y salue
une incarnation « hallucinée, terrifiante, traversée d'éclairs aveuglants et de vent glacial ».
C'est aussi mon avis mais je vous recommande une interprétation un peu disparue des radars mais guère moins palpitante : celle de Lovro von Matačić. Ce maestro né
dans la Croatie des Habsbourg fut formé au Conservatoire de Vienne où enfant il chanta dans les Wiener Sängerknaben. Elizabeth Schwarzkop voyait en lui un pur produit
du charme austro-hongrois « que possédaient certains yougoslaves élevés dans la tradition de l'Alte Kaiser Reich de Franz Josef ». Derrière sa stature massive et virile,
sa direction (comme Stokowski, Mengelberg) relevait plutôt d'une approche subjective voire licencieuse, qui visait avant tout l'expressivité, quitte à se démarquer du texte.
Son expérience scénique (en Slovénie, Serbie, Croatie dès l'entre-deux guerres) le prédisposait aussi à une vivacité dramatique, une éloquence chamarrée et griffue
typiquement mitteleuropa (voire bohème dans la mesure où il étudia avec Oskar Nedbal, disciple de Dvořák) qui conviennent parfaitement pour enfiévrer les visions
démoniaques de Moussorgsky.
Preuve que le soufre et la furie ne l'effraient pas, son premier enregistrement (radio viennoise en 1944) fut la scène finale de Salomé, avec Ljuba Welitsch.
En septembre 1954, une rencontre fortuite avec Walter Legge lui décrocha un contrat avec la Columbia, qui concrétisera son premier disque studio : Arabella, de Strauss encore.
Toujours à Londres, suivront des sessions de concerto pour violon (avec David Oistrakh et Michael Rabin), la Symphonie n°4 de Bruckner, et du répertoire slave (Tchaikovsky,
Balakirev, Glazounov, Borodine, Rimsky).

Dès l'introduction allegro feroce on est fixé : incantation ample et grasse, mais crépitante. Acérée chez les bois, et fuligineuse à souhait chez les cuivres graves.
Parmi les licences que j'évoquais, notons par exemple le ralenti à 1'15 (mesure 61) où les violons écrasent la corde. Les accès de sauvagerie sont mis en perspective par
les passages poco più sostenuto que le chef joue débonnaires (2'39), maximisant le relief. Le più animato (2'53) est géré de main de maître, déployant un
impressionnant potentiel de sauvagerie. La section avec violons en sourdine s'autorise là encore un ralenti très suggestif, où l'on entend ricaner les hautbois aigrelets (3'52).
La vaste acoustique du Kingsway Hall est un précieux atout pour spatialiser ce diabolique panorama alla Jérôme Bosch que Matačić étire, creuse, comme pour nous ensevelir
dans ces chorégraphies lascives et délétères.
Le retour au tempo primo (4'41) s'active par les contrebasses d'outre-tombe. L'épisode sostenuto, pesante (5'15) semble effectivement lourd et repu, mais les cavalières
fanfares de trompettes savent en un instant déchaîner des trombes (mesure 260, 5'27) que les souffleurs anglais font vrombir comme un infernal brasier.
L'acmé vocifère, maudit et crache des flammes comme dans les pires cauchemars. La percussion n'y va pas de main morte. Superbes cymbales !
Mais déjà les créatures, comme dans le film de Walt Disney, regardent incrédules et réfractaires le jour qui point (7'39), annoncé par la cloche de l'aube.
Là, dans ce matin dissipateur si spontanément éloquent, le chef se contente de laisser s'égrener la harpe et chanter ses merveilleux solistes (clarinette, flûte) du Philharmonia.
Une grande version oubliée : sombre, exacerbée et rugissante, et restituée par une splendide stéréophonie !
Si elle devait hélas vous déplaire, essayez cette autre interprétation majeure, audiophile et éclaboussante : Alexander Gibson chez RCA.


Mussorgsky: Une nuit sur le mont chauve Borodi14
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