Autour de la musique classique

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 Gaétano Donizetti (1797 1848)

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Cololi
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 22 Aoû 2012 - 8:37

Otello a écrit:
Cololi a écrit:
C'est plus que crédibla ça, la femme qui commence à vouloir, quand on l'ignore Mr. Green
ah ça te plait ça hein ??? hehe

Je n'émet pas de jugement moral. Je constate que ça se passe comme celà hehe

_________________
Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination - Proust (Albertine disparue)
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calbo
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 22 Aoû 2012 - 11:12

adriaticoboy a écrit:
calbo a écrit:
adriaticoboy a écrit:
Otello a écrit:
Cololi a écrit:
C'est plus que crédibla ça, la femme qui commence à vouloir, quand on l'ignore Mr. Green
ah ça te plait ça hein ??? hehe
C'est toujours un peu comme ça que ça marche, le jeu de la séduction: souffler le chaud et le froid. Les femmes sont naturellement douées pour ça, mais quand les hommes ont compris et s'y mettent aussi, alors c'est quasi imparable, elle craquent rapidement ! Cool

Comme si les hommes avaient besoin d'être "provoqués" pour draguer une nana qui leur plait hehe

Tu inverses le problème, car généralement celles qui nous plaisent le plus sont justement celles qui nous résistent. Wink

Ca c'est ton point de vue et il n'engage que toi hehe

Citation :
J'ai toujours eu l'impresssion que L'Élixir d'amour est un chef-d'oeuvre.

Il y a des petits bijoux au niveau des airs et des ensembles et comme plusieurs de ses contemporains (Bellini, Rossini, VERDI ...) Donizetti, quand il est inspiré fait de grandes choses. Après effectivement il a composé 71 opéras, ce qui est énorme, et tout n'est pas à garder Wink
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calbo
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 22 Aoû 2012 - 11:31

Cololi a écrit:
Otello a écrit:
Cololi a écrit:
C'est plus que crédibla ça, la femme qui commence à vouloir, quand on l'ignore Mr. Green
ah ça te plait ça hein ??? hehe

Je n'émet pas de jugement moral. Je constate que ça se passe comme celà hehe

pété de rire
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Ino
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 22 Aoû 2012 - 17:26

Oui, l'Elixir est un chef-d'oeuvre, parce qu'aussi bien musicalement que dramatiquement la construction est redoutable (l'histoire ne paye pas de mine, certes, mais le séquencement est parfait), l'humour est omniprésent et bien sûr secondé par la musique ; les airs (la furtiva, ze tube pour ténor) et surtout les duos (caro elisir, bella adina, etc.) sont imparables. Bien servi (orchestre vif et pas lourd, chanteurs sachant vocaliser et bien dirigés) c'est un sacré pied.
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Jeu 22 Mai 2014 - 8:13

Donizetti instrumental ; deux parutions à venir chez SONY : http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=6530&cntnt01origid=57&cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=36 .
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Iskender
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Lun 23 Nov 2015 - 22:47

Chargé de faire des interventions sur l'opéra dans un lycée, je me suis retrouvé à travailler sur Don Pasquale. Ce n'était pas l'oeuvre prévue au départ lorsque j'avais accepté cela, et j'avoue qu'au début j'y suis allé à reculons car j'avoue que j'ai pas mal de préjugés négatifs sur cette période de l'opéra italien et que le bel canto romantique n'est pas ma tasse de thé.
J'ai en fait été assez agréablement surpris et ai pris du plaisir dans les écoutes répétées nécessaires pour préparer ces interventions. S'il y a en effet des choses très convenues là-dedans (la sérénade et le duo du dernier acte sont d'un goût douteux), j'ai en revanche beaucoup aimé le IIè acte. Le caractère buffa est vraiment plaisant - je craignais quelque chose de plus tartignole -, c'est enlevé, les effets purement Rossiniens s'ils n'ont rien de novateurs sont efficaces, il y a de belles choses vocalement et j'ai trouvé l'orchestration plus riche et plus subtile que ce à quoi je m'attendais.
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mar 24 Nov 2015 - 12:52

Dont acte!!!
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mar 1 Déc 2015 - 8:35

Est-ce que cette version "avec les lignes vocales voulues et les coupures rétablies" est celle donnée par Biondi à Rieti : http://www.forumopera.com/anna-bolena-bergame-bienfaisant-retour-aux-sources ?
(EDIT : à part quoi je serais extrêmement curieux d'entendre Remigio, que j'aime énormément personnellement, dans Bolena.)
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 14 Fév 2018 - 22:26

Aujourd'hui, en Playlist, Benedictus a écrit:

Donizetti: L’elisir d’amore
Roberto Alagna (Nemorimo), Angela Gheorghiu (Adina), Roberto Scaltriti (Belcore), Simone Alaimo (Dulcamara), Elena Dan (Gianetta), Evelino Pidò / Orchestre et Chœur de l’Opéra National de Lyon
Lyon, IX.1997
Decca


Pas si mal, finalement: c’est plutôt enlevé et joliment écrit pour les voix. Belle distribution avec des voix plutôt claires (quel timbre glorieux avait alors Alagna!) et des chanteurs-acteurs épatants (tout particulièrement Simone Alaimo), et un orchestre qui claque avec légèreté. C’est tout de même un petit peu long.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 14 Fév 2018 - 23:40

Et quel génie de l'orchestration. Cool

Superbe version en effet… Si jamais tu retentes, Pritchard-Cotrubas-Domingo, contre toute attente, est passionnant, très « symphonique » et théâtral.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Jeu 15 Fév 2018 - 0:02

DavidLeMarrec a écrit:
Et quel génie de l'orchestration. Cool
Oui, je sais que c'est un de tes grands chevaux de bataille...
Mais sans aller jusque là, c'est fait avec un certain goût et une certaine inventivité. Rien de prodigieux, certes, mais tous ces petits traits et ces effets de sourdine à la petite harmonie... ça semble frais par rapport aux ploums-ploums de cordes de Lucia. (Bizarre, d'ailleurs, d'être capable de ces petites trouvailles-là dans une œuvre d'un genre mineur, et de tartiner imperturbablement des trucs aussi sommaires dans les genres «nobles.»)

DavidLeMarrec a écrit:
Si jamais tu retentes, Pritchard-Cotrubas-Domingo, contre toute attente, est passionnant, très « symphonique » et théâtral.
Surprised Ah oui, contre toute attente, en effet...
Cela dit, pas dans l'immédiat: je vais d'abord essayer, pendant les quarante jours qui viennent, d'écouter du Donizetti écoutable (selon tes recommandations: quatuors, Martyrs, Favorite et Déluge) et donc d'en parler sans troller.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Jeu 15 Fév 2018 - 0:24

Benedictus a écrit:
Mais sans aller jusque là, c'est fait avec un certain goût et une certaine inventivité. Rien de prodigieux, certes, mais tous ces petits traits et ces effets de sourdine à la petite harmonie... ça semble frais par rapport aux ploums-ploums de cordes de Lucia. (Bizarre, d'ailleurs, d'être capable de ces petites trouvailles-là dans une œuvre d'un genre mineur, et de tartiner imperturbablement des trucs aussi sommaires dans les genres «nobles.»)

Oui, c'est pure provocation de ma part, mais c'est pour souligner ce que tu dis : on a affaire à une œuvre au cordeau (dans son genre bien sûr : ce n'est pas du Wagner, ni même du Meyerbeer), où chaque effet est pesé, alors que dans ses grandes œuvres prestigieuses on a l'impression que le pilote automatique a été enclenché le plus clair du temps.

D'ailleurs pas mal de ses autres œuvres comiques sont aussi plates que le reste, je ne sais pourquoi l'Elisir y échappe – il paraît que les créateurs étaient particulièrement médiocres, peut-être a-t-il dû se surpasser pour éviter le four.


Citation :
Cela dit, pas dans l'immédiat: je vais d'abord essayer, pendant les quarante jours qui viennent, d'écouter du Donizetti écoutable (selon tes recommandations: quatuors, Martyrs, Favorite et Déluge) et donc d'en parler sans troller.

Je crains que tu ne souffres un peu tout de même : les quatuors, d'accord, c'est joli, mais le reste, il faut quand même être ami de la Glotte…
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Jeu 15 Fév 2018 - 1:22

DavidLeMarrec a écrit:
Citation :
Cela dit, pas dans l'immédiat: je vais d'abord essayer, pendant les quarante jours qui viennent, d'écouter du Donizetti écoutable (selon tes recommandations: quatuors, Martyrs, Favorite et Déluge) et donc d'en parler sans troller.
Je crains que tu ne souffres un peu tout de même : les quatuors, d'accord, c'est joli, mais le reste, il faut quand même être ami de la Glotte…
C'est le but: nous sommes le mercredi des Cendres.
(Et histoire de serrer ma haire avec ma discipline, je fais pareil avec Carl Orff - et je n'ai pas pu me procurer Gisei.)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Jeu 15 Fév 2018 - 14:31

Benedictus a écrit:
(Et histoire de serrer ma haire avec ma discipline, je fais pareil avec Carl Orff - et je n'ai pas pu me procurer Gisei.)

Ah. Le cilice musical, un concept intéressant.

Mais pour calmer les ardeurs profanes, le mieux est encore de s'assommer à coups de blocs de Glass.
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luisa miller
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Jeu 15 Fév 2018 - 14:35

DavidLeMarrec a écrit:
Benedictus a écrit:
(Et histoire de serrer ma haire avec ma discipline, je fais pareil avec Carl Orff - et je n'ai pas pu me procurer Gisei.)

Ah. Le cilice musical, un concept intéressant.

Mais pour calmer les ardeurs profanes, le mieux est encore de s'assommer à coups de blocs de Glass.

Il faut arrêter de fumer de la moquette David Mad . C'est très mauvais pour la santé Confused
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Sam 3 Mar 2018 - 0:58


Maria Stuarda
Agnes Baltsa (Elisabetta), Edita Gruberova (Maria), Iris Vermillion (Anna), Francisco Araiza (Leicester), Simone Alaimo (Cecil), Francesco Ellero d’Artegna (Talbot), Giuseppe Patanè / Münchner Rundfunkorchester, Chor des Bayersischen Rundfunks / Hans-Peter Rauscher
Munich, II & IV.1989
Philips


Il n’y a rien à reprocher aux musiciens, au contraire: personne ici ne ménage ses efforts pour tenter de rendre cet opéra intéressant. L’œuvre elle-même n’est d’ailleurs pas totalement inintéressante, en termes dramatiques: le face à face d’Elisabeth et de Marie Stuart du II, plus de l’ordre du crêpage de chignons que de l’affrontement tragique, est assez savoureux, surtout avec des chanteuses à tempérament comme Edita Gruberova et Agnes Baltsa (mais ce côté presque comique était-il dans l’intention du compositeur?)

Cela dit, il y a vraiment beaucoup, beaucoup de tunnels dévolus à la seule exaltation de la glotte. Et puis, même quand il y a des choses qui font un peu saillie, c’est sans grand rapport avec la situation théâtrale: la Grande Scène avec Prière des Écossais (malgré toute l’intensité et les contrastes qu’y met Iris Vermillion), qu’est-ce que ça sonne gentiment décoratif par rapport au contexte dramatique! Le lien drame-musique se resserre un peu vers la fin, qui manque tout de même singulièrement de grandeur tragique: ça donne plutôt l’impression d’un tirage à la ligne mi-grand-guignolesque mi-larmoyant. Et puis d’un point de vue musical, c’est d’une accablante conformité à toutes les caricatures du belcanto romantique: enfilage de numéros clos, tournures harmoniques indigentes à résolutions téléphonées, mélodies courtes et peu gracieuses, ploum-ploums métronomiques des cordes et accompagnement en doublures, chanteurs tout en force et chanteuses toutes en agilité...

Par ailleurs (l’avantage du belcanto, c’est qu’on peut réfléchir à autre chose pendant qu’on en écoute), je me suis quand même interrogé sur la pertinence de l’idée communément admise selon laquelle le belcanto seria romantique «met en valeur les chanteurs.» Parce que, ces chanteurs-là (que j’aime tous beaucoup, c’est même pour cela que je me suis procuré ce disque-là), je trouve leurs qualités infiniment mieux mises en valeur dans leurs autres répertoires - qui leur demandent autre chose que des aigus et du legato.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Sam 3 Mar 2018 - 13:45

Benedictus a écrit:

Maria Stuarda
Agnes Baltsa (Elisabetta), Edita Gruberova (Maria), Iris Vermillion (Anna), Francisco Araiza (Leicester), Simone Alaimo (Cecil), Francesco Ellero d’Artegna (Talbot), Giuseppe Patanè / Münchner Rundfunkorchester, Chor des Bayersischen Rundfunks / Hans-Peter Rauscher
Munich, II & IV.1989
Philips

Shocked

Un instant, j'attrape le pop-corn et je reviens lire.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Sam 3 Mar 2018 - 13:54

Ah non, finalement ça a un peu anesthésié ton sens de l'humour…

(Et dis-toi que tu as écouté de loin le meilleur du cycle Tudor – parce qu'on rigole un peu quand ça se tape, et que le drame, la musique sont globalement un peu plus agités que dans les deux autres.)
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Dim 11 Mar 2018 - 12:13

En Playlist, Benedictus a écrit:

La Favorite
Vesselina Kasarova (Léonor), Ramón Vargas (Fernand), Anthony Michaels-Moore (Alphonse XI), Carlo Colombara (Balthazar), Francesco Piccoli (Don Gaspar), Abbie Furmansky (Inès), Marcello Viotti / Münchner Rundfunkorchester, Chor des Bayerischen Rundfunks / Udo Mehrpohl
En public, Munich, IV.1999
RCA

Les contraintes de l’opéra français et un livret assez original contraignent ici Donizetti à une continuité et une tension absentes de ses opéras italiens. En revanche, l’harmonie et l’orchestration restent assez sommaires et la veine mélodique peu marquante (mais c’est tout de même mieux que dans Maria Stuarda.) Les interprètes ne déméritent pas, c’est assez animé, mais le français est quand même assez moyen en termes d’intelligibilité comme d’impact (ça reste une approche très glotto.)
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Ven 16 Mar 2018 - 22:36


Quatuor à cordes nº13 en la majeur, nº14 en ré majeur et nº15 en fa majeur (1821)
The Revolutionary Drawing Room: Graham Cracknell, Adrian Butterfield (violons), Peter Collyer (alto), Angela East (violoncelle)
Heathfield (East Sussex), XI.1994
CPO


Shocked Non seulement Donizetti a composé des quatuors à cordes, mais en plus ils sont vraiment très, très réussis! (En tout cas ces trois-là.)

Esthétiquement, ça se situe du côté de Cherubini, avec moins d’ambition formelle, mais aussi une sorte d’italianità plus marquée. Mais c’est vraiment bien écrit: très mobile, très animé - et surtout on trouve dans ces quatuors une liberté harmonique (à l’aune du langage d’un premier romantisme encore très classicisant, ça module même beaucoup), une chaleur expressive et même une qualité de contrepoint qui surprennent de la part de Donizetti. On dresse sans cesse l’oreille, et ça s’écoute avec un plaisir constant.

Ce qui ne lasse pas d’intriguer: comment et pourquoi l’auteur, si manifestement capable, de ces quatuors a-t-il composé cette flopée d’opéras au langage aussi sommaire?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mar 20 Mar 2018 - 13:14

Benedictus a écrit:

Quatuor à cordes nº13 en la majeur, nº14 en ré majeur et nº15 en fa majeur (1821)
The Revolutionary Drawing Room: Graham Cracknell, Adrian Butterfield (violons), Peter Collyer (alto), Angela East (violoncelle)
Heathfield (East Sussex), XI.1994
CPO


Shocked Non seulement Donizetti a composé des quatuors à cordes, mais en plus ils sont vraiment très, très réussis! (En tout cas ces trois-là.)

Esthétiquement, ça se situe du côté de Cherubini, avec moins d’ambition formelle, mais aussi une sorte d’italianità plus marquée. Mais c’est vraiment bien écrit: très mobile, très animé - et surtout on trouve dans ces quatuors une liberté harmonique (à l’aune du langage d’un premier romantisme encore très classicisant, ça module même beaucoup), une chaleur expressive et même une qualité de contrepoint qui surprennent de la part de Donizetti. On dresse sans cesse l’oreille, et ça s’écoute avec un plaisir constant.

Ce qui ne lasse pas d’intriguer: comment et pourquoi l’auteur, si manifestement capable, de ces quatuors a-t-il composé cette flopée d’opéras au langage aussi sommaire?

Je suis assez surpris, parce que si ses quatuors sont en effet très réussis et sensiblement plus denses que sa musique vocale, je ne les trouve spectaculaires que dans la comparaison : c'est de la bonne musique (plus romantique que Cherubini, qui reste à la croisée de l'ardeur post-gluckiste et du véritable romantisme dans lequel s'inscrit Donizetti). C'est de la bonne musique, mais j'y reviens peu, je n'y trouve pas non plus de choses inestimables, singulières, dont je ne puisse me passer.

Pour autant, oui, ce n'est pas plat du tout, ça fait vraiment partie des bons quatuors du temps, pas simplement du tout-venant estimable.

Pour répondre à ta question du pourquoi : le goût du public. On attendait du compositeur d'opéra, dans le belcanto, de faire des choses pauvres simples, mais la formation théorique de ces musiciens était très avancée… Verdi a passé sa jeunesse à écrire des fugues à l'orgue… et cette science ne resurgit qu'à la fin de sa vie, dans le Requiem et Falstaff, lorsqu'il est vraiment libre de choisir son style.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Dim 25 Mar 2018 - 22:29


Il diluvio universale
Mirco Palazzi (Noè), Majella Cullagh (Sela), Colin Lee (Cadmo), Manuela Custer (Ada), Simon Bailey (Jafet), Mark Wilde (Sem), Dean Robinson (Cam), Irina Lungu (Tesbite), Ivana Dimitrijevic (Asfene), Anne Marie Gibbons (Abra), Roland Wood (Artoo), Giuliano Carella / London Philharmonic Orchestra, Geoffrey Mitchell Choir
Londres, X-XI.2005
Opera Rara


Pas mal du tout. Cet oratorio dramatique est bien plus vivant, bien plus intégré et tendu que les opéras de Donizetti - avec beaucoup d’ensembles très animés (et peu d’airs à vocalises), des chœurs très réussis (alors que ce n’est pas, d’ordinaire, ce que Donizetti fait de mieux.) Glotto, oui, mais glotto électrique. Côté harmonie et orchestration, ça reste certes dans un langage très prévisible et relativement simple, mais c’est tout de même bien efficace: ça n’a pas la platitude de, disons, Maria Stuarda.

S’agissant du livret, je m’interroge tout de même: Donizetti semble avoir voulu faire une œuvre sacrée très «sincère»; mais alors pourquoi ajouter ces intrigues amoureuses qui tirent le sujet vers le vaudeville?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mar 27 Mar 2018 - 14:16

Benedictus a écrit:
S’agissant du livret, je m’interroge tout de même: Donizetti semble avoir voulu faire une œuvre sacrée très «sincère»; mais alors pourquoi ajouter ces intrigues amoureuses qui tirent le sujet vers le vaudeville?

Parce qu'il faut quand même faire venir le public ? Mr. Green

Rassuré de te voir converger, oui, beaucoup plus d'aspérité ici que dans ses opéras, ce n'en est que plus rageant lorsqu'on constate son potentiel et la qualité bien plus basse de la plupart de ce qu'il a écrit, que ce soit par excès de hâte ou pour complaire au public. Confused

Clairement, Donizetti n'est pas le héros subversif de l'art musical, alors qu'il en avait certaines vertus.
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 0:01

Adalbéron en playlist a écrit:
• Gaetano DONIZETTI : Maria Stuarda [Acte I]
[Antonino Fogliani, Orchestre et chœur de la Scala ; Anna Caterina Antonacci, Mariella Devia, Paola Gardina, Francesco Meli, Simone Alberghini, Piero Terranova — Arthaus Musik/RAI/NHK, 2008]

        Heureusement qu'il y a ce duo final, pour récompenser mes efforts. C'est pénible, pour moi, comme musique (c'est la deuxième fois que j'écoute l'œuvre et je ne m'y fais pas). Je ne vais pas plus loin ce soir. C'est à mes oreilles d'une platitude d'inspiration terrible, tout me passe dessus sans m'affecter, la musique est antidramatique au possible, tout se ressemble, sans variété ou atmosphère différenciée ; ça n'est même pas un problème d'inspiration mélodique (il y a des mélodies, et elles ne sont pas désagréables, mais rien ne me marque, ne s'imprime), mais c'est que c'est tout plat. Cette confrontation, cependant, est un sommet, il faut bien le reconnaître. Mais malgré tout, il y a quand même pour moi un grand fossé entre les Rossini seria que je connais et ce Donizetti, auquel il manque cette poussée qu'on trouve chez le premier cité.
        Côté interprétation, je n'aime pas beaucoup Devia que je trouve toujours aussi placide. La voix est dure, mais pas particulièrement ferme non plus. Par contre, les aigus sont splendides. Enfin, je suis sévère, c'est tout à fait convenable, mais je préfère Gruberova dans le studio Patané, Gencer et Zampieri dans les extraits live que je connais, plus engagées. Anna Caterina Antonacci, par contre, est superbe de présence, absolument terrifiante de sévérité. Elle parvient à donner à son personnage une profondeur psychologique remarquable. La voix n'est déjà plus très belle, mais c'est presque un baume à mes oreilles face à Devia et la diction, les graves, la technique sont quand même d'une classe immense. J'ai énormément aimé Paola Gardina dans le petit rôle d'Anna Kennedy, la voix est moelleuse, ductile et elle fait exister son personnage de pas grand chose. Ce que fait Meli est tout à fait honnête ; les voix plus graves ne sont pas très marquantes.  Belle direction !
        La mise en scène de Pizzi est très cuir...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 14:03

Effectivement, ces Reines Tudor sont assez terribles côté musique… on a l'impression d'entendre des exercices d'échauffement, façon Vaccai, Hanon ou Déliateur, certes les notes se suivent, mais rien ne marque. Et l'harmonie immobile, c'est vraiment terrible.

Assez triste, quand on voit ce que Donizetti était capable de produire par ailleurs (les quatuors attestent de solides capacités musicales), même dans une veine similaire (l'Elisir, c'est du belcanto aussi, mais les mélodies y sont toutes marquantes, pourquoi ?).
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 15:33

DavidLeMarrec a écrit:
Effectivement, ces Reines Tudor sont assez terribles côté musique… on a l'impression d'entendre des exercices d'échauffement, façon Vaccai, Hanon ou Déliateur, certes les notes se suivent, mais rien ne marque. Et l'harmonie immobile, c'est vraiment terrible.

Assez triste, quand on voit ce que Donizetti était capable de produire par ailleurs (les quatuors attestent de solides capacités musicales), même dans une veine similaire (l'Elisir, c'est du belcanto aussi, mais les mélodies y sont toutes marquantes, pourquoi ?).

Moi je mettrais quand même une gradation... Si je n'ai jamais réussi à accrocher à Anna Bolena malgré des distributions de feu, je dois dire que Maria Stuarda a de superbes moments et un côté assez intense dans le personnage. Disons que si musicalement c'est peut-être un peu décoratif, ça marche dramatiquement. Pour Roberto Devereux, je connais trop mal pour juger...

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:05

Oui, Stuarda et peut-être encore plus Devereux sont plus décents que Bolena, mais ce n'est quand même pas fort prenant tout ça ! Si on n'a pas des voix extraordinaires…

J'ai écouté Giannattasio-Kurzak-Demuro-Colombara-Callegari pour préparer la soirée de la semaine prochaine, et à part Demuro qui a pour lui de belles voyelles qui mettent en valeur la langue, le reste est terriblement lisse, lisse… chant totalement superlatif, mais ça ne raconte rien pour moi… Sad
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:09

DavidLeMarrec a écrit:
Oui, Stuarda et peut-être encore plus Devereux sont plus décents que Bolena, mais ce n'est quand même pas fort prenant tout ça !  Si on n'a pas des voix extraordinaires…

J'ai écouté Giannattasio-Kurzak-Demuro-Colombara-Callegari pour préparer la soirée de la semaine prochaine, et à part Demuro qui a pour lui de belles voyelles qui mettent en valeur la langue, le reste est terriblement lisse, lisse… chant totalement superlatif, mais ça ne raconte rien pour moi… Sad

affraid affraid affraid
Tu viens voir Maria Stuarda en version de concert??? Mais que t'arrive-t-il?
Bon, c'est vrai que tu es allé voir je ne sais plus quel Haendel avec Fagioli... donc bon hehe

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:12

Non, je cherche à me motiver justement… Mais j'aurais pas dû réécouter l'œuvre pour ça. hehe Disons que ce serait bien de le voir une fois en vrai ! Et la distribution est de feu, ça fait longtemps que je veux entendre Giannattasio et DiDonato sur pièce, Scappucci aussi (hélas ils ont remplacé Barbera par Scala, pas le même genre).

Mais il y a quand même le fait que c'est du méchant Donizetti…
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:24

DavidLeMarrec a écrit:
Effectivement, ces Reines Tudor sont assez terribles côté musique… on a l'impression d'entendre des exercices d'échauffement, façon Vaccai, Hanon ou Déliateur, certes les notes se suivent, mais rien ne marque. Et l'harmonie immobile, c'est vraiment terrible.

Hé bé, je dois avoir un absolu mauvais goût parce que toute la trilogie Tudor, du début à la fin, c'est pour moi une perfection musicale et dramatique saisissante, je crois que je pourrais passer des heures entières à l'écouter (et je le fais souvent) sans jamais me lasser ! Rien que Stuarda, la grande confrontation entre les deux Reines (qui culmine au "Vil bastarda" qui est un moment de jouissance absolu comme il y en a peu ; par exemple dans la version Gencer, on l'entend littéralement se consumer dans une sorte d'assomption vengeresse, j'en ai à chaque fois la chair de poule) est un sommet de la puissance dramatique que peut atteindre l'opéra, et le final de l'oeuvre avec la longue prière et l'air conclusif (le "Dio punitor") me tire des larmes (c'est très physique, le bel canto, à ces hauteurs vertigineuses), je l'adore particulièrement dans le dernier CD de Rebeka. Et c'est pareil pour la fin de Bolena, et celle de Devereux ("Quel sangue versato..."), c'est du génie à l'état pur... king


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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:25

Dans le fil Playlist :

Benedictus a écrit:
Adalbéron a écrit:
• Gaetano DONIZETTI : Maria Stuarda [Acte I]

        [...] C'est pénible, pour moi, comme musique (c'est la deuxième fois que j'écoute l'œuvre et je ne m'y fais pas). Je ne vais pas plus loin ce soir. C'est à mes oreilles d'une platitude d'inspiration terrible, tout me passe dessus sans m'affecter, la musique est antidramatique au possible, tout se ressemble, sans variété ou atmosphère différenciée ; ça n'est même pas un problème d'inspiration mélodique (il y a des mélodies, et elles ne sont pas désagréables, mais rien ne me marque, ne s'imprime), mais c'est que c'est tout plat.
cheers Ça fait quand même plaisir de lire ce genre de choses de la part de quelqu'un qu'on ne peut pas soupçonner de condescendance voire de mépris à l'égard du belcanto!

Adalbéron a écrit:
La mise en scène de Pizzi est très cuir...
siffle

luisa miller a écrit:
Mr Requiem, je vais vous installer dans une de nos cages cloutées. La radio intégrée diffusera l'intégrale de TOUS les opéras de Donizetti en boucle Twisted Evil

Adalbéron a écrit:
Il suffirait de le coincer dans le décor de cette mise en scène de Pizzi...



Polyeucte a écrit:
Je dois avouer que j'avais beaucoup aimé cette mise en scène hehe
Et Devia et Antonacci aussi...
Pour l'oeuvre, elle fonctionne parce qu'il y a des bêtes de scène dedans... sinon dur dur.
Mais la semaine prochaine, on aura DiDonato au TCE! Mr.Red

Eusèbe a écrit:
Visuellement, ce n'est pas mal (pour ce qu'on peut voir sur ce phonogramme), à côté de certaines horreurs!  
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:29

Stefano P a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Effectivement, ces Reines Tudor sont assez terribles côté musique… on a l'impression d'entendre des exercices d'échauffement, façon Vaccai, Hanon ou Déliateur, certes les notes se suivent, mais rien ne marque. Et l'harmonie immobile, c'est vraiment terrible.

Hé bé, je dois avoir un absolu mauvais goût parce que toute la trilogie Tudor, du début à la fin, c'est pour moi une perfection musicale et dramatique saisissante, je crois que je pourrais passer des heures entières à l'écouter (et je le fais souvent) sans jamais me lasser ! Rien que Stuarda, la grande confrontation entre les deux Reines (qui culmine au "Vil bastarda" qui est un moment de jouissance absolu comme il y en a peu ; par exemple dans la version Gencer, on l'entend littéralement se consumer dans une sorte d'assomption vengeresse, j'en ai à chaque fois la chair de poule) est un sommet de la puissance dramatique que peut atteindre l'opéra, et le final de l'oeuvre avec la longue prière et l'air final (le "Dio punitor") me tire des larmes (c'est très physique, le bel canto, à ces hauteurs vertigineuses), je l'adore particulièrement dans le dernier CD de Rebeka. Et c'est pareil pour la fin de Bolena, et celle de Devereux ("Quel sangue versato..."), c'est du génie à l'état pur... king

Oui, les trois finales sont très biens ; et j'ai un faible pour les hoquets finaux de Devereux, mais quand c'est chanté par Zampieri, Penda ou Gruberova, s'il-vous-plaît.
Et oui, la confrontation de la fin de l'acte I est époustouflante, en particulier dans le passage que tu cites, où l'on atteint une crudité langagière assez inédite, il me semble, dans la tradition opératique, et j'adore bounce (d'ailleurs, j'ai une Maria Stuarda un peu courroucé en avatar !)
Mais le reste... c'est le reste, quoi. C'est lisse et sans variété, rien ne ressort pour moi. J'ai tenu l'acte I parce que j'attendais la fin, mais je me suis bien ennuyé en route...
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:35

Adalbéron a écrit:
Mais le reste... c'est le reste, quoi. C'est lisse et sans variété, rien ne ressort pour moi. J'ai tenu l'acte I parce que j'attendais la fin, mais je me suis bien ennuyé en route...

Je me souviens d'une récente version de concert à Marseille avec une Stuarda très insuffisante (Massis), et bien malgré ça, toute l'oeuvre passait comme un éclair, c'était saisissant de bout en bout, pas une seconde d'ennui ! Et à voir les visages du public à la sortie, je n'étais pas le seul à être transporté par cette musique merveilleuse !
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:36

Polyeucte a écrit:
Je dois avouer que j'avais beaucoup aimé cette mise en scène hehe

Eusèbe a écrit:
Visuellement, ce n'est pas mal (pour ce qu'on peut voir sur ce phonogramme), à côté de certaines horreurs!  

Le mauvais goût n'est pas encore hors la loi... cool-blue

Mais c'est vrai que les soldats en cuir moulant, ce n'est pas mal.
Sur la photo, d'ailleurs, Antonacci a perdu le pantalon en cuir noir qu'elle a dans la captation vidéo que j'ai regardée ! Shocked
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:37

Stefano P a écrit:
Hé bé, je dois avoir un absolu mauvais goût parce que toute la trilogie Tudor, du début à la fin, c'est pour moi une perfection musicale et dramatique saisissante,

Ce n'est pas une question de bon ou de mauvais goût (enfin, si on veut, mais à ce compte-là on n'écouterait plus que Pelléas parce que LULLY c'est trop simple, Donizetti trop vain, Verdi trop tape-à-l'œil et Wagner trop lourd et redondant), simplement je ne parviens pas à trouver la moindre parcelle d'intérêt dans ces partitions – c'est valable pour la plupart des partitions sérieuses de belcanto romantique (j'en distingue Tancredi, I Puritani, Norma, La Straniera, Ernani de Bellini, Il Diluvio universale de Donizetti ; je tolère La Donna del Lago et j'envoie quasiment tout le reste au rebut), donc il y a quelque chose dans ma relation avec ces partitions.

Disons qu'il ne se passe rien dans l'orchestration, ni dans l'harmonie, ni dans les livrets très stéréotypés… ça survit surtout parce qu'il y a des gosiers illustrent qui l'interprètent, mais même là, j'en trouve la virtuosité assez conventionnelle (presque des échauffements plus que des traits expressifs), la mélodie absolument terne, et le sens dramatique absent. Et je ne suis pas assez sensible à la vocalité pure pour être séduit malgré tout.

En effet, il y a des moments où on s'en abstrait : le crêpage de chignon de Stuarda est marrant (mais je trouve que la musique reste finalement sur son quant-à-soi), les duos de fin du I dans Stuarda (Elisabetta et Roberto) ou Devereux (Sara et Nottingham) sont meilleurs (ou, dans Borgia, les chœurs, la cabalette d'Alfonso, les stances d'Orsini, et même, pour une fois, les récitatifs). Après, à écouter même de temps à autre, difficile pour moi.

Et ce n'est pas une hostilité de principe : j'ai commencé par là ma découverte de l'opéra (seria baroque, puis romantique), et je peux écouter les titres que j'ai cités jusqu'à plus soif… Mais certains Donizetti, dont les Reines, je ne vois vraiment pas où cela se passe hors de la glotte pure. Disons que contrairement à Verdi (ou à l'opéra français du temps), on rencontre assez peu de surprises, que ce soit dans le livret, la musique, ou le lien dramatique entre les deux (souvent déconnectés, je crois que c'est ça qui me fait décrocher, les cabalettes de désespoir en majeur sur des rythmes de polonaise…).


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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:38

Stefano P a écrit:
Adalbéron a écrit:
Mais le reste... c'est le reste, quoi. C'est lisse et sans variété, rien ne ressort pour moi. J'ai tenu l'acte I parce que j'attendais la fin, mais je me suis bien ennuyé en route...

Je me souviens d'une récente version de concert à Marseille avec une Stuarda très insuffisante (Massis), et bien malgré ça, toute l'oeuvre passait comme un éclair, c'était saisissant de bout en bout, pas une seconde d'ennui ! Et à voir les visages du public à la sortie, je n'étais pas le seul à être transporté par cette musique merveilleuse !

Je suis sourd, c'est entendu shaking

Je vais tout de même au TCE pour entendre l'œuvre en vrai, justement (et puis pour DiDonato I love you).
Tu seras au TCE, toi, pour cette Stuarda popote ? Wink
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:44

Adalbéron a écrit:
Tu seras au TCE, toi, pour cette Stuarda popote ? Wink

Non, malheureusement, et j'avoue que DiDonato ne me motive pas des masses (je connais sa Stuarda du Met, et c'est effectivement un peu popote) ; Scala était aussi à Marseille et c'est quelque chose, vocalement et physiquement... Elisabetta, c'était Tro Santafé qui mettait vraiment le feu ; au TCE, il y a Giannattasio que je ne connais pas dans le rôle... Mais tu verras qu'en vrai c'est une oeuvre qui ne peut pas laisser de marbre...
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:45

DavidLeMarrec a écrit:
Stefano P a écrit:
Hé bé, je dois avoir un absolu mauvais goût parce que toute la trilogie Tudor, du début à la fin, c'est pour moi une perfection musicale et dramatique saisissante,

Ce n'est pas une question de bon ou de mauvais goût (enfin, si on veut, mais à ce compte-là on n'écouterait plus que Pelléas parce que LULLY c'est trop simple, Donizetti trop vain, Verdi trop tape-à-l'œil et Wagner trop lourd et redondant), simplement je ne parviens pas à trouver la moindre parcelle d'intérêt dans ces partitions – c'est valable pour la plupart des partitions sérieuses de belcanto romantique (j'en distingue Tancredi, I Puritani, Norma, La Straniera, Ernani de Bellini, Il Diluvio universale de Donizetti ; je tolère La Donna del Lago et j'envoie quasiment tout le reste au rebut), donc il y a quelque chose dans ma relation avec ces partitions.

Disons qu'il ne se passe rien dans l'orchestration, ni dans l'harmonie, ni dans les livrets très stéréotypés… ça survit surtout parce qu'il y a des gosiers illustrent qui l'interprètent, mais même là, j'en trouve la virtuosité assez conventionnelle (presque des échauffements plus que des traits expressifs), la mélodie absolument terne, et le sens dramatique absent. Et je ne suis pas assez sensible à la vocalité pure pour être séduit malgré tout.

En effet, il y a des moments où on s'en abstrait : le crêpage de chignon de Stuarda est marrant (mais je trouve que la musique reste finalement sur son quant-à-soi), les duos de fin du I dans Stuarda (Elisabetta et Roberto) ou Devereux (Sara et Nottingham) sont meilleurs (ou, dans Borgia, les chœurs, la cabalette d'Alfonso, les stances d'Orsini, et même, pour une fois, les récitatifs). Après, à écouter même de temps à autre, difficile pour moi.

Et ce n'est pas une hostilité de principe : j'ai commencé par là ma découverte de l'opéra (seria baroque, puis romantique), et je peux écouter les titres que j'ai cités jusqu'à plus soif… Mais certains Donizetti, dont les Reines, je ne vois vraiment pas où cela se passe hors de la glotte pure. Disons que contrairement à Verdi (ou à l'opéra français du temps), on rencontre assez peu de surprises, que ce soit dans le livret, la musique, ou le lien dramatique entre les deux (souvent déconnectés, je crois que c'est ça qui me fait décrocher, les cabalettes de désespoir en majeur sur des rythmes de polonaise…).

Laughing

(Mais ça peut avoir un intérêt dramatique, éventuellement, cette ambivalence !)

Pour moi, ce n'est même pas un problème propre au belcanto. C'est vraiment Donizetti.
J'ai longtemps été rebuté par la musique de Bellini, mais quand je me suis laissé aller, quel bonheur ! Dans Norma ou I capuletti notamment (je ne connais pas assez les deux autres cités — et j'aime moins les Puritani) il y a des mélodies vraiment marquantes et, dans le premier en tout cas de manière évidente, des situations dramatiques tout à fait palpitantes. Rossini est plus inégal, mais il y a une brillance, une pétulance, un bonheur musical à l'œuvre qui m'a toujours séduit (mais je ne connais peut-être pas les œuvres les plus faibles).
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Mer 28 Nov 2018 - 16:52

Stefano P a écrit:
Adalbéron a écrit:
Tu seras au TCE, toi, pour cette Stuarda popote ? Wink

Non, malheureusement, et j'avoue que DiDonato ne me motive pas des masses (je connais sa Stuarda du Met, et c'est effectivement un peu popote) ; Scala était aussi à Marseille et c'est quelque chose, vocalement et physiquement... Elisabetta, c'était Tro Santafé qui mettait vraiment le feu ; au TCE, il y a Giannattasio que je ne connais pas dans le rôle... Mais tu verras qu'en vrai c'est une oeuvre qui ne peut pas laisser de marbre...

Je verrai ça Wink
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Sam 1 Déc 2018 - 21:18

Stefano P a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Effectivement, ces Reines Tudor sont assez terribles côté musique… on a l'impression d'entendre des exercices d'échauffement, façon Vaccai, Hanon ou Déliateur, certes les notes se suivent, mais rien ne marque. Et l'harmonie immobile, c'est vraiment terrible.

Hé bé, je dois avoir un absolu mauvais goût parce que toute la trilogie Tudor, du début à la fin, c'est pour moi une perfection musicale et dramatique saisissante, je crois que je pourrais passer des heures entières à l'écouter (et je le fais souvent) sans jamais me lasser ! Rien que Stuarda, la grande confrontation entre les deux Reines (qui culmine au "Vil bastarda" qui est un moment de jouissance absolu comme il y en a peu ; par exemple dans la version Gencer, on l'entend littéralement se consumer dans une sorte d'assomption vengeresse, j'en ai à chaque fois la chair de poule) est un sommet de la puissance dramatique que peut atteindre l'opéra, et le final de l'oeuvre avec la longue prière et l'air conclusif (le "Dio punitor") me tire des larmes (c'est très physique, le bel canto, à ces hauteurs vertigineuses), je l'adore particulièrement dans le dernier CD de Rebeka. Et c'est pareil pour la fin de Bolena, et celle de Devereux ("Quel sangue versato..."), c'est du génie à l'état pur... king
Premier message sur le forum où je retrouve pleins de potes avec qui je ne pouvais plus échanger.
Ceux qui me connaissent déjà comprendront que je suis évidemment plus d'accord avec Stefano qu'avec David et que je trouve que la trilogie Tudor, que Lucrezia Borgia, Lucia, la favorite, l'élixir sont effectivement des chefs d'oeuvre.
D'autant que je rentre du festival Donizetti de Bergame où j'ai eu le plaisir de découvrir "il castello di Kenilworth" dans une distribution éblouissante.
Et tant qu'à faire, pour commencer par une première petite provocation, moi, c'est dans le Ring que je trouve d'interminables tunnels.
Bises à tous.
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Sam 1 Déc 2018 - 21:55

Bienvenue Majesté !

MariaStuarda a écrit:
Et tant qu'à faire, pour commencer par une première petite provocation, moi, c'est dans le Ring que je trouve d'interminables tunnels.

Ils ne sont pas de même nature : dans Donizetti, l'impression de tunnel provient de l'uniformité, ou de l'économie (formules très homogènes, mélodies conjointes sans accidents, orchestration uniquement fonctionnelle), alors que chez Wagner, c'est plutôt le ressassement du discours, la gestion du temps, ou l'abstraction de la musique (sur ces deux derniers points, l'impression se dissipe avec la familiarité, et on découvre souvent dans ces fameux tunnels les moments les plus subtils et exaltants).

Bien sûr, chez Donizetti comme chez Wagner, ça dépend des ouvrages (je n'ai vraiment rien à redire sur tout l'Élixir, et je ressens toujours, même si j'espère en triompher un jour, du gras dans le Crépuscule).
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Sam 1 Déc 2018 - 22:17

DavidLeMarrec a écrit:
(je n'ai vraiment rien à redire sur tout l'Élixir, et je ressens toujours, même si j'espère en triompher un jour, du gras dans le Crépuscule).
Ça ferait un chouette titre: Du gras dans le crépuscule.
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MariaStuarda
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Dim 2 Déc 2018 - 0:09

DavidLeMarrec a écrit:
Bienvenue Majesté !
Merci Very Happy
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Lun 3 Déc 2018 - 0:32

MariaStuarda a écrit:

Premier message sur le forum où je retrouve pleins de potes avec qui je ne pouvais plus échanger.

bounce salut kiss
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Lun 3 Déc 2018 - 8:57

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
(je n'ai vraiment rien à redire sur tout l'Élixir, et je ressens toujours, même si j'espère en triompher un jour, du gras dans le Crépuscule).
Ça ferait un chouette titre: Du gras dans le crépuscule.

Un côté Frédéric Dard...
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nugava
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   Lun 3 Déc 2018 - 12:36

Vous êtes tous virés d'ODB ou quoi ?
En tout cas, soyez les bienvenus.
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MessageSujet: Re: Gaétano Donizetti (1797 1848)   

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Gaétano Donizetti (1797 1848)
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