Autour de la musique classique

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 Silvio Lazzari (1857-1944)

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Tus
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MessageSujet: Silvio Lazzari (1857-1944)   Dim 29 Juin 2008 - 10:07

Je n'avais jamais entendu parler de ce compositeur français, mais apparemment, il a écrit une oeuvre abondante dans des genres variés, donc il mérite un fil.

Pour ma part, je ne saurais aller très loin dans l'exploration de son oeuvre puisque je n'ai entendu ce matin qu'un poème symphonique d'un quart d'heure, Effet de Nuit. Le titre ne se justifie d'ailleurs guère, puisque l'atmosphère du poème n'a rien de très nocturne; reste quand même que c'est une pièce très intéressante, aux climats assez hétérogènes: sombre et mystérieux au début, puis plus animé, et enfin de nouveau plus calme. Le premier épisode, avec une jolie mélodie du basson sur fond de cordes en sourdine, est peut-être ce qui légitime le mieux le titre du poème; mais après interviennent des sections plus vives, où les cuivres et les percussions arrivent et où la musique semble s'enflammer. Le tout est intéressant, assez réussi, très bien écrit ma foi, avec une orchestration naturelle et un mélodisme constant qui me plaît beaucoup. Cela me semble tout de même avoir moins d'impact que le Chasseur Maudit de Franck ou Aux Etoiles de Duparc, mais voilà un compositeur très bienvenu, visiblement intelligent et capable d'une musique colorée et bien construite, dont j'espère que des membres plus érudits que moi sauront dire plus.
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sofro
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Dim 29 Juin 2008 - 10:59

Spiritus a écrit:
j'espère que des membres plus érudits que moi sauront dire plus.
A la vitesse où avance la connaissance spiritusienne... il n'y en aura plus guère dans peu de temps... sauf David bien sûr, qui est le plus érudit de tous les membres du forum sans exception: il en sait même plus qu'il n'en sait lui-même !


[ceci est une vengeance en réponse à une attaque portée dans un autre fil...]
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Dim 29 Juin 2008 - 11:39

J'avais peur de vous bousculer un peu dans l'autre fil... mais je vois que je n'ai pas dû cogner assez fort. batman
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joachim
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Dim 29 Juin 2008 - 12:18

Voici un copié collé d'un topic que j'avais concocté sur un autre forum, en m'inspirant de Wiki (anglais) pour la bio, et une compil d'autres sources pour le catalogue des oeuvres :


Sylvio Lazzari est un compositeur français d'origine autrichienne né à Bozen (Bolzano, en Autriche à l'époque) le 30 décembre 1857 et mort à Suresnes le 10 juin 1944

Son père était italien (de Naples), sa mère autrichienne.

Sylvio vient à Paris en 1882 après avoir fait des études de droit en Autriche. Élève du Conservatoire de Paris avec César Franck, il suit aussi les cours d'Ernest Guiraud et de Charles Gounod.
Encouragé par Ernest Chausson et César Franck, Lazzari se fixe définitivement en France et obtient la nationalité française en 1896.
Il occupe plusieurs postes officiels ; il est président de la Société Wagner à Paris, chef des chœurs à l'opéra de Monte-Carlo.

Lazzari subit deux influences: le wagnérisme, issu de sa première éducation germanique et de l'enseignement de Franck, et l'impressionisme des compositeurs français.
La Bretagne est une de ses sources d'inspiration majeure. De ces courants contradictoires, Lazzari ne peut en réaliser une synthèse. Il va donc composer tantôt en wagnérien sa musique dramatique, tantôt en poète ses pièces pour orchestres et ses mélodies.

Œuvres

Musique instrumentale

Diverses pièces pour piano,
pour violon et piano, sonate (1896), romance,

trio avec piano (1886),
quatuor à cordes (1887),
octuor pour instruments à vent 1889),
pièces pour orchestre (Rhapsodie espagnole, Chanson de moulin, Fête bretonne...)
poèmes symphoniques (Ophélie, Perdu en mer...),
Impression d'Adriatique
4 tableaux maritimes (1920),
Effet de nuit (1890),
Symphonie en mi bémol majeur (1907),
Concertstück, pour piano et orchestre (1895),

pour violon et orchestre, Rhapsodie (1922), concerto.
Marche pour une fête joyeuse (1903).

Musique vocale

Plus de 50 mélodies
Duos et choeurs
Le nouveau Christ pour baryton et orchestre
Apparition, et Des choses et des choses pour soprano et orchestre


Opéras:

Armor (1896)
Maelanis (1905/12)
La Lépreuse (1912)
Le Sauteriot (1918)
La Tour de feu (1928)

Pantomime : Lulu (1887)
Musique de scène pour Faust



Un CD Marco Polo avec la symphonie et les Tableaux maritimes, et un Arion avec le Trio et la sonate, sont je crois les deux seuls CD qui existent.

J'ai entendu le CD Marco Polo à la radio, c'est ce qui m'avait décidé à rédiger le topic.

La Symphonie en mi bémol majeur est particulièrement intéressante, je crois qu'elle égale pour le moins celle de Paul Dukas et même d'Ernest Chausson. Une oeuvre à découvrir absolument.
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WoO
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Dim 12 Déc 2010 - 21:21

En matière d'opéras il me semble qu'il n'existe que le disque de la Tour de Feu (Malibran et Line Classics).
J'imagine qu'il est énormément coupé...

Sur YouTube on peut néanmoins écouter un extrait de "La lépreuse" : /watch?v=Q-GuQzkRguo

La Lépreuse

Paris, Maison de la Radio, 29/11/1957

Jeanne Segala – Aliette Tilli
Jean Giraudeau – Ervoanik
Solange Michel – Maria
Louis Noguera – Matelinn
Suzanne Darbans – La vieille Tilli
Lucien Lovano – Le Sénéchal
Georgette Spanellys – Première lavandière
Andrée Gabriel – Deuxième lavandière
Jacqueline Cauchard – Troisième lavandière
Raymonde Notti-Pagès – Quatrième lavandière

Chœurs de la RTF
Orchestre Radio-Lyrique
Direction : Gustave Cloëz


DavidLeMarrec a écrit:
Ca a l'air plutôt pas mal. Pas franchement raffiné, mais efficace. Avec un orchestre adéquat, ce pourrait, effectivement.

La Tour de Feu ne m'a pas renversé, mais c'est dans des conditions de son assez précaires (chez Line...).

On peut écouter partiellement La Tour de Feu sur Musicme.

Au vu de la qualité de ses oeuvres symphoniques, même s'il n'y a pas grand chose, je suis persuadé que La lépreuse doit être - au minimum - très intéressante. Les poèmes symphoniques sont vraiment excellents, la symphonie (un mélange de Franck et de Richard Strauss) est aussi à écouter.

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franchom
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Ven 31 Déc 2010 - 4:16

WoO a écrit:
En matière d'opéras il me semble qu'il n'existe que le disque de la Tour de Feu (Malibran et Line Classics).
J'imagine qu'il est énormément coupé...

Sur YouTube on peut néanmoins écouter un extrait de "La lépreuse" : /watch?v=Q-GuQzkRguo

La Lépreuse

Paris, Maison de la Radio, 29/11/1957

Jeanne Segala – Aliette Tilli
Jean Giraudeau – Ervoanik
Solange Michel – Maria
Louis Noguera – Matelinn
Suzanne Darbans – La vieille Tilli
Lucien Lovano – Le Sénéchal
Georgette Spanellys – Première lavandière
Andrée Gabriel – Deuxième lavandière
Jacqueline Cauchard – Troisième lavandière
Raymonde Notti-Pagès – Quatrième lavandière

Chœurs de la RTF
Orchestre Radio-Lyrique
Direction : Gustave Cloëz


DavidLeMarrec a écrit:
Ca a l'air plutôt pas mal. Pas franchement raffiné, mais efficace. Avec un orchestre adéquat, ce pourrait, effectivement.

La Tour de Feu ne m'a pas renversé, mais c'est dans des conditions de son assez précaires (chez Line...).

On peut écouter partiellement La Tour de Feu sur Musicme.

Au vu de la qualité de ses oeuvres symphoniques, même s'il n'y a pas grand chose, je suis persuadé que La lépreuse doit être - au minimum - très intéressante. Les poèmes symphoniques sont vraiment excellents, la symphonie (un mélange de Franck et de Richard Strauss) est aussi à écouter.


Oui en effet au disque il n' existe que la Tour de feu
La Tour de feu a été donnée en Allemand en 1984


DER FEUERTURM (La tour de feu)
Lyrical Drama in three acts, libretto by the composer
Translated into German by Renate Lichtfuß (1927)

Naique : Jane Marsh
Yves : Paul Horvath
Don Jacinto : Max Hechenleitner
Jan : Gotthard Schubert
Chor des Innsbrucker Landestheater
Einstudierung : Karl Horst Wichmann
Innsbrucker Symphonie-Orchester
Dirigent : Edgar Seipenbusch


En revanche en bande INA dite sous le manteau
La lépreuse et le sauteriot existent en intégrale

Pour la lépreuse
Enregistré le Vendredi 29 Novembre 1957 - Jeanne Segala (soprano).Aliette Tilli - Jean Giraudeau (ténor) Ervoanik -

Pour le sauteriot
RDF chœur R.Alix, - 1953 - direction : Eugène Bigot, G.Moisan, Chalanda, S.Michel, J.Collard, F.Betti, Lovano, P.Germain, R.Lenotti,



Personnellement pour l' inspiration thématique je préfère La lépreuse à la Tour de feu .
Il vient de me revenir un vague souvenir à confirmer , dans la version publiée par Malibran de la Tour de feu, on entend en arrière plan des bombardements ( l( enregistrement date de 1944)
Entièrement d' accord avec Joachim la symphonie vaut le détour
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Ven 31 Déc 2010 - 12:45

Voilà qui va faire des envieux. (Si on veut voir de la bave de WoO, il suffit d'approcher.)

Et je crois que je n'ai pas d'opéras de Lazzari en partition ! Surprised
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Cornélius
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Ven 31 Déc 2010 - 18:53

Je viens d'écouter les extraits de "La Lépreuse" et de "La Tour de feu", et tout cela à l'air redoutablement efficace sur le plan dramatique, et drôlement prenant (à défaut d'être raffiné), y compris au niveau de l'originalité des sujets.
Du "vérisme Breton" qui vaut largement certaines oeuvres régulièrement jouées du vérisme Italien, et qui surpasse probablement Louise de Charpentier.

Cela a l'air encore mieux que "La habanera" de Raoul Laparra.

A quand une reprise à Tours, Montpellier ou Compiègne et un enregistrement?

A titre de curiosité, la maquette du décor de la création de "La tour de feu":

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b70033122

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 1 Jan 2011 - 15:43

Cornélius a écrit:
Je viens d'écouter les extraits de "La Lépreuse" et de "La Tour de feu", et tout cela à l'air redoutablement efficace sur le plan dramatique, et drôlement prenant (à défaut d'être raffiné), y compris au niveau de l'originalité des sujets.
Du "vérisme Breton" qui vaut largement certaines oeuvres régulièrement jouées du vérisme Italien, et qui surpasse probablement Louise de Charpentier.

Cela a l'air encore mieux que "La habanera" de Raoul Laparra.
Je n'ai pas lu ces partitions de Lazzari, contrairement à Laparra ou Bruneau, mais ça me paraît, à l'écoute, effectivement beaucoup plus intéressant (que Louise aussi).

Il y a aussi une veine assez proche des "véristes" italiens dans le traitement des sujets historiques. Pas tous bien sûr (Ivan Le Terrible de Gunsbourg ou L'Aigle de Nouguès n'en sont pas), mais les Fugitifs de Fijan ou même les Girondins de Le Borne me paraissent dans un esprit assez comparable à Chénier ou Lecouvreur. Sur la même période, d'ailleurs.

Citation :
A quand une reprise à Tours, Montpellier ou Compiègne et un enregistrement?
A qui le dis-tu ! Mais Timpani ne peut (malheureusement) pas sortir un enregistrement tous les mois. En ce qui me concerne, une méchante bande radio ferait tout à fait complètement mon bonheur, je ne demande pas plus. Mais évidemment, pour que cela puisse toucher un public non geek, il faudrait un enregistrement. (Damase et plus étrangement D'Indy attendent toujours. Crying or Very sad )
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Cornélius
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 1 Jan 2011 - 20:29

Plus je réécoute la prière de "La Lépreuse", plus je trouve que c'est une scène dramatique totalement saisissante et qui a peu d'équivalents.

Cela me fait vraiment penser à la grande scène de Kostelnicka au second acte de Jenufa: l'instant où un personnage pétri de religion et de piété bascule dans la folie meurtrière au nom d'une morale chrétienne déviée de son but.

Même si les répétitions obsessionelles à la quinte et l'octave du thème dramatique de trois notes sont un procédé un peu facile (mais Janacek aussi joue avec les répétitions hypnotisantes dans Jenufa...), l'effet théatral sur les nerfs de l'auditeur est d'une efficacité aussi simple que redoutable, et rend encore plus stressant le moment où l'harmonie de ce thème tout simple dont on anticipe le retour se distord de façon grinçante pour suggérer la bascule dans la folie par la souffrance.

On tient peut-être là l'oeuvre la plus forte, horrifique et prenante des naturalistes français oubliés (Alfred Bruneau, Raoul Laparra, Gustave Charpentier...)

D'autant plus qu'avec l'épidémie de Sida, autant l'histoire que certaines paroles ("J'ai peur de mes mains, j'ai peur de mes lèvres, d'une goutte de sang...") résonnent de façon très actuelle dans nos consciences.


Dernière édition par Cornélius le Sam 1 Jan 2011 - 21:52, édité 2 fois
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 1 Jan 2011 - 20:33

Dupont aussi a donné dans le genre, avec la Cabrera (ça se trouve au disque d'ailleurs). Et on peut ajouter La Maffia de Georges de Seynes, dans un style proche de Cavalleria Rusticana.
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franchom
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 1 Jan 2011 - 20:49

DavidLeMarrec a écrit:
Cornélius a écrit:
Je viens d'écouter les extraits de "La Lépreuse" et de "La Tour de feu", et tout cela à l'air redoutablement efficace sur le plan dramatique, et drôlement prenant (à défaut d'être raffiné), y compris au niveau de l'originalité des sujets.
Du "vérisme Breton" qui vaut largement certaines oeuvres régulièrement jouées du vérisme Italien, et qui surpasse probablement Louise de Charpentier.

Cela a l'air encore mieux que "La habanera" de Raoul Laparra.
Je n'ai pas lu ces partitions de Lazzari, contrairement à Laparra ou Bruneau, mais ça me paraît, à l'écoute, effectivement beaucoup plus intéressant (que Louise aussi).

Il y a aussi une veine assez proche des "véristes" italiens dans le traitement des sujets historiques. Pas tous bien sûr (Ivan Le Terrible de Gunsbourg ou L'Aigle de Nouguès n'en sont pas), mais les Fugitifs de Fijan ou même les Girondins de Le Borne me paraissent dans un esprit assez comparable à Chénier ou Lecouvreur. Sur la même période, d'ailleurs.

Citation :
A quand une reprise à Tours, Montpellier ou Compiègne et un enregistrement?
A qui le dis-tu ! Mais Timpani ne peut (malheureusement) pas sortir un enregistrement tous les mois. En ce qui me concerne, une méchante bande radio ferait tout à fait complètement mon bonheur, je ne demande pas plus. Mais évidemment, pour que cela puisse toucher un public non geek, il faudrait un enregistrement. (Damase et plus étrangement D'Indy attendent toujours. Crying or Very sad )


Encore un message subliminal
à ma MP pour les intéressés
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franchom
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 1 Jan 2011 - 21:20

Pour les curieux
Un document de 13 minutes en deux parties
évocation de Lazzari par Paul Le Flem
et Lazzari en 1938 parlant de son oeuvre

Le lien est valable 7 jours

https://www.yousendit.com/dl?phi_action=app/orchestrateDownload&rurl=http%253A%252F%252Fwww.yousendit.com%252Ftransfer.php%253Faction%253Dbatch_download%2526batch_id%253DRlRyV0ozTmFuSlR2Wmc9PQ

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MessageSujet: ---   Sam 22 Oct 2011 - 14:50

--


Dernière édition par -- le Mer 30 Nov 2011 - 15:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 22 Oct 2011 - 15:01

à recoller ici
http://classik.forumactif.com/t2697-silvio-lazzari-1857-1944
en corrigeant au passage silvio en sylvio... avec Sylvano, tu es mal barrée Emilie coucou
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 22 Oct 2011 - 15:03

Bienvenue. Smile

Sylvio Lazzari, plus exactement.

1) Il y a déjà un fil sur lui dans ce forum, tu peux le retrouver dans l'index du forum "général".
http://classik.forumactif.com/t2697-silvio-lazzari-1857-1944

2) Le site Musica et Memoria doit en parler, c'est une source fiable et très riche.
http://www.musimem.com

3) Pour entendre des extraits commentés d'une de ses oeuvres les plus célèbres, tu peux faire un tour chez moi :
http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2011/03/26/1689

Sinon, tu as bien un Grove ou un ouvrage un peu spécialisé sur les compositeurs postwagnériens / naturalistes / décadents français qui traîne quelque part à la bibliothèque universitaire la plus proche, non ? Ce serait encore mieux (sauf pour Musimem qui a souvent des sources de première main).

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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Sam 22 Oct 2011 - 15:36

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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Mar 20 Fév 2018 - 21:48


DavidLeMarrec, in playlist, a écrit:

Lazzari, Symphonie en mi bémol.
(bon, en fait j'avais déjà écouté, mais il ne m'en restait aucune impression)
Entre Bizet (le scherzo) et Franck (le final, vraiment proche !). Chouette.



Smile Je suppose que tu as écouté l'enregistrement chez Naxos / Marco Polo (de toute façon y a pas 36 versions au catalogue).
Mon souvenir n'est pas spécialement enthousiaste.
Voici quelques lignes que j'avais naguère rédigées au sujet de ce disque :

Lazzari sorti de la tombe...
...où l'a enfoui une ingrate postérité. Dans le livret, le texte d'Isabelle Battioni vient opportunément nous rappeler quelques éléments biographiques
sur ce musicien d'origine italienne, naturalisé français en 1896 et mort dans sa maison de Suresnes en 1944.
Né en 1857 d'un père napolitain. Longues études en droit, aussi en musique à Innsbruck, Munich et Vienne.
Puis il arrive en France où débarqué à Dieppe il s'immisce dans divers cercles culturels, rencontre Charles Gounod, Paul Dukas, César Franck.
Monté à Paris, il s'illustre dans le répertoire de chambre, écrit un Quatuor en sa trentième année.
Mélodies vocales, opéras, pages orchestrales alimenteront son style entre post-romantisme et impressionnisme,
subissant l'influence wagnérienne et la structure de forme cyclique.
Tel est le cas de cette Symphonie en mi bémol (1907) qui doit à Franck, Dukas, Ernest Chausson, et Vincent d'Indy.
Selon l'analyse du chef Adriano qui la dirige ici, l'extension de la cellule thématique (la-si bémol-sol-do) pourrait même s'apparenter
au célèbre motif « es muss sein » du Quatuor en fa majeur de Beethoven. Humm...
En une cinquantaine de minutes, cet opus (un peu longuet) se structure conventionnellement en trois parties :
la première s'anime après une introduction modérée ; mouvement lent incluant un scherzando ; Finale.
Interprétation propre et lisse par l'orchestre moscovite, sans surcroît de conviction.
Voilà qui ne nous convainc pas d'entendre un chef d'oeuvre caché, mais sert méritoirement ce jalon de la symphonie française au tournant du XX° Siècle.

A vocation programmatique et illustrative, les quatre Tableaux maritimes (1922) peuvent se rattacher à l'inspiration de la symbolique naturaliste déjà exploitée par Debussy dans La Mer.
Mais aussi par Jacques Ibert (Escales, Symphonie marine) ou D'Indy (Poème des Rivages).
Les talents coloristes de Lazzari se déclinent dans ces images instrumentées avec science et goût,
où transparaît aussi son amour pour le folklore breton (Berger sur la lande)
Sans crier au génie, la phalange russe en suggère finement la trame picturale.

Pour ma part, la découverte est intéressante, mais l'écoute et la réécoute de ces deux opus ne m'ont pas captivé.
Pour la richesse de sa documentation, le professionnalisme de son exécution, et (doit-on l'avouer) l'absence de concurrence discographique,
voilà en tout cas le moyen pour redécouvrir l'oeuvre symphonique de ce compositeur
« poursuivi toute sa vie par un génie malfaisant qui s'est appliqué à gâter ses réussites », selon l'amer constat dressé par Émile Vuillermoz en 1942 (L'Information musicale).




Dernière édition par Mélomaniac le Mar 20 Fév 2018 - 22:07, édité 1 fois
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   Mar 20 Fév 2018 - 22:04

Le scherzo est très chouette, tout de même.

La version, c'était Adriano avec le Symphonique de Moscou.

Pour le reste, expériences mitigées en ce qui me concerne, oui : la Tour de feu, je ne parviens pas à m'y intéresser, malgré des essais répétés (mais il n'en existe pas de bon enregistrement). La Lépreuse en revanche, du naturalisme lyrique, c'est absolument superbe ! Mais il n'existe qu'une bande de la RTF qui n'a même pas dû être publiée officiellement…
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MessageSujet: Re: Silvio Lazzari (1857-1944)   

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