Autour de la musique classique

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 Boris Tishchenko (1939-2010)

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Tus
Gentil corniste


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MessageSujet: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 6 Juil 2008 - 19:01

Elève de Chostakovitch, ce compositeur russe contemporain me semble tout à fait passionnant. A vrai dire, je suis en train de découvrir une de ses oeuvres, la 7è symphonie op.119, et véritablement, je suis conquis: il s'agit d'une pièce formidable!
Tishchenko est certes contemporain, mais ne fait pas d'expérimentations bizarres et creuses: l'oeuvre que j'écoute porte un discours vrai et fort. Chostakovitch y plane: on retrouve ici une certaine ironie, un caractère faussement enjoué et comique, un art de l'orchestration fourni, beaucoup d'inspiration, de couleurs et de vie. Cette 7è symphonie me semble plus légère, moins désespérée que les oeuvres de Chosta, la morgue s'y fait moins ressentir: on pourrait, pour cela, la rapprocher de la 9è symphonie du maître.
Ce qui frappe dans cette oeuvre de Tishchenko, c'est la richesse, la diversité des moyens musicaux et des émotions mis en oeuvre. Cette symphonie, tout en conservant une unité certaine, n'a rien de monolithique ou d'uniforme; une multiplicité de spectres y passent et s'y rencontrent selon une construction complexe qui ne m'a pas livré tous ses secrets.
Le premier mouvement, un mouvement lent très original, s'ouvre et se referme avec des épisodes pastoraux fruités très joyeux. La section centrale, plus agitée, introduit d'intéressants glissandi de cuivres, qu'on relève tout au long de l'oeuvre. Le deuxième mouvement est un scherzo totalement délirant, bâti sur un dialogue génial et terriblement dansant entre piano et percussions, qui déploie une orgie de sons assez incomparable. Je n'avais jamais entendu aussi halluciné. Fantastique! le troisième mouvement ainsi que le quatrième sont plus lyriques, plus intérieurs, mais ménagent des surprises, des contrastes inattendus. Le finale a beaucoup d'impact, mais surprend par son ton ambigu, qui fait d'ailleurs que le public (c'est un live, chez Naxos) n'applaudit que mollement: il n'a pas dû tout comprendre, et moi non plus.
Une oeuvre géniale, vraiment très bienvenue, au spectre expressif large et nourrissant, qui mérite d'être plus connue.
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Crapio
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 6 Juil 2008 - 19:14

Je ne connais que ses concertos pour violoncelle.
Le deuxième est très "Shostakovich", j'en garde un excellent souvenir, mais malheuresement très lointain.
Le premier me semble plus difficile d'accès, un très très long solo désuni puis une entrée de l'orchestre plus cacophonique mais c'est très lointain encore une fois.

En tout cas un compositeur à approfondir assurément.

Il y a un ouï-dire comme quoi ce serait Tischenko qui aurait orchestré le Concerto pour Violoncelle 1 de Shosta. Je ne sais pas si c'est vrai.
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 6 Juil 2008 - 19:18

Sud m'a dit que oui. Mais de toute façon, il saura mieux en parler que moi. bounce
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 6 Juil 2008 - 19:31

C'est la Sixième que je préfère, véritablement épique, bien plus originale que la Septième, une sorte de Quatorzième de Chosta revue avec du nerf, mais il y a également de beaux moments dans son ballet Yaroslavna.

Côté plus purement lyrique, le concerto pour violon, piano et cordes est délicieux (mais il vaut mieux aimer le supertchaïkovsky schnittkien qui coule).
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 4:34

Très très bien, le concerto pour violon, piano et cordes! oui, une oeuvre vraiment belle et poétique, surtout le finale, d'un lyrisme admirable, rêveur, aux accents impressionnistes, superbe! les trois premiers mouvements sont plus modernes, plus chromatiques, le piano y est régulièrement percussif, le registre plus prokofievesque, un peu violent. Mais cela est varié, coloré, intelligent, pas du tout agressif à l'écoute. Vraiment une très belle oeuvre, inspirée, et le finale vaut le coup plus que tout le reste. I love you
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 4:38

Spiritus a écrit:
et le finale vaut le coup plus que tout le reste.
Tu as donc aimé la citation de Vivaldi ? hehe
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 6:58

tiens, je ne l'ai pas remarquée, celle-ci. C'est où et quoi exactement?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 7:36

Spiritus a écrit:
tiens, je ne l'ai pas remarquée, celle-ci. C'est où et quoi exactement?
Vers le début du derniers tiers du dernier mouvement, une superbe citation de l'hiver, très drôle.
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 8:25

Même pas vue.

Le concerto pour violon n°2 est, j'avoue, beaucoup plus difficile que l'autre: plus long (plus de 50 minutes), chargé, plus aride. J'aime bien, ce langage me parle, mais quand même, il y a beaucoup d'informations concentrées; la densité d'ensemble est forte, l'oeuvre peu digeste. Il n'y a d'ailleurs pas véritablement de mouvement lent pour ménger un pause lyrique dans ce schéma sans concessions; et franchement, cette richesse tourne un peu à l'aridité. Le langage est proche d'un Chostakovitch dopé aux amphétamines chromatiques et aux granions de cuivre lourd, c'est très massif. J'aime bien quand même, c'est animé, sympa, vif, mais pas très très digeste, et à mon avis moins efficace.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:33

Spiritus a écrit:
Même pas vue.
Elle est très préparée, pourtant...
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:34

c'est ça de faire autre chose en écoutant. Boulet
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:40

Spiritus a écrit:
c'est ça de faire autre chose en écoutant. Boulet
Mais même en faisant la vaisselle, franchement, c'est flagrant !

J'avais isolé l'extrait sur Diaire sur sol.
http://operacritiques.free.fr/dss/

Si tu tapes "Minkowski Nielsen" la boîte de recherche, tu devrais trouver (c'est dans "les chocs de décembre").
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:42

et en lisant Aristote, en discutant sur MSN, et en tapant un article sur un disque Rachmaninov, le tout à une heure d'un réveil éprouvant? fleurs

édit: ah, merci. Very Happy
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Crapio
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:48

Ca marche chez toi Spirit' ?
Après 2 tentatives ça reste bloqué à 84 scratch
[Edit] Non c'est OK.
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:50

je ne sais pas, j'attends de finir Poulenc d'abord. Mais je viens de tomber sur l'article Ketelbey de David. cool-blue
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Crapio
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:52

Spiritus a écrit:
je ne sais pas, j'attends de finir Poulenc d'abord. Mais je viens de tomber sur l'article Ketelbey de David. cool-blue
Ah oui je l'ai lu ; la citation sur le diabète m'a fait énormément rire
C'est une des rares blagues de DLM que je comprends,
Si je comprenais les autres, je crois que je l'adorerais...


Dernière édition par Crapio le Mar 8 Juil 2008 - 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:52

des fois, je préférerais ne pas les comprendre.
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Crapio
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mar 8 Juil 2008 - 16:55

Spiritus a écrit:
des fois, je préférerais ne pas les comprendre.
hehe
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 11 Juil 2008 - 3:50

Donc, j'ai entendu la Troisième hier soir, assez distraitement, je dois dire, parce qu'il était tard, j'étais fatigué (je le suis encore plus maintenant hehe ), j'écrivais un article sur Saintes, bref, j'avais la tête ailleurs. Mais je vais essayer d'en dire un mot quand même. Donc, c'est une oeuvre en deux mouvements, dont le premier s'appelle poétiquement Méditation, et le second, Postlude. La durée totale n'excède pas la demi-heure. La symphonie est d'une intensité lyrique qui m'a paru remarquable, surtout pour le peu que j'ai pu me concentrer; il y a de très belles envolées lyriques, en particulier aux violoncelles, et un certain mystère d'ensemble qui ne me déplaît pas. La Méditation m'a semblé pour ma part, supérieure au Postlude, moins prenant, moins intense, mais il faut aussi que les conditions d'écoute n'étaient pas idéales. A réexplorer, donc, mais déjà ma conclusion est largement positive, c'est très beau, bien écrit (l'orchestration ne m'a pas spécialement marqué, mais bon), et émouvant. A suivre.
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 3 Oct 2008 - 13:31

Je suis un peu déçu à vrai dire après cette première écoute de la septième symphonie. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé mais cette symphonie est longue et surtout m'a semblé sans objet. Les touches chostakoviennes sont présentes un peu partout et c'est ce qui m'a le plus intéressé avec l'utilisation des percussions et les grands éclats de fureur du premier et surtout du deuxième mouvement. Ce feu d'artifice militaro-musique de cirque complètement déchaîné est vraiment jouissif, mais le soufflé retombe et le troisième et quatrième mouvement se traversent comme une vaste plaine grise. Le dernier mouvement, plus animé, relance l'attention et comporte de bons moment : frénésie centrale et fin à la Chostakovitch en particulier.
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WoO
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mer 14 Jan 2009 - 16:07

La première symphonie navigue aussi dans des eaux sombres. Sur le premier mouvement l'empreinte de Chostakovitch est particulièrement forte, on en entend un peu partout dans la symphonie d'ailleurs, mais Tishchenko est nettement plus moderne et dissonant. L'intervention d'une soprano qui vocalise au milieu du second mouvement m'a fait penser au final de la première symphonie de Parsadanian, le passage qui suit immédiatement y ressemble d'ailleurs assez. Le troisième mouvement, un mouvement rapide et volontiers cacophonique introduit une batterie dans l'orchestre. Je crois que ces mouvements rapides un peu extrêmes sont ce que je préfère chez Tishchenko, mais il me reste encore les autres symphonies à écouter pour confirmer cette impression. J'ai trouvé les mouvements lents de cette première symphonie un peu trop "hâchés" et surtout la progression trop régulière ou uniforme.
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jerome
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Jeu 18 Nov 2010 - 8:58

Sonate pour piano n°9 op. 114 (1992)
Sur ce disque : http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/B000006A6M/amces-20/ref=nosim/
Sonate en trois mouvements hétérogènes.

Le premier est un long Nocturne uniforme et doucement lyrique. Je trouve le compromis entre inquiétude et sérénité assez particulier, en termes de couleurs je dirais que j'entends des tons crème. La persistance inlassable de l'arrangement en "chant sur accords réguliers" a quelque chose d'excessif qui intrigue.

Le deuxième est une sorte de fausse fugue sur un sujet pastoral. C'est une musique complètement improbable... ça ne grince pas du tout, ça coule toujours très bien, et pour ma part je suis surpris de ne pas m'ennuyer. Il y a un drôle de conflit entre routine tonale et glissements outrés.

Le troisième est un mouvement rapide assez brillant, avec des morceaux d'absurde et de dérision dedans. En plein milieu naît une espèce de pseudo-valse danse ironique. En général j'adhère peu à ce genre de collages second degré, mais là curieusement je me laisse emporter. L'arrangement piano est particulièrement drôle et astucieux.

Drôle de machin, bricolage difforme, mais fait dans un esprit ludique qui me botte bien.
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 19 Nov 2010 - 15:00

jerome a écrit:
Sonate pour piano n°9 op. 114 (1992)

Sonate en trois mouvements hétérogènes.

Drôle de machin, bricolage difforme, mais fait dans un esprit ludique qui me botte bien.

Belle découverte ! Very Happy On sent un compositeur qui ne se préoccupe pas d'être "dans son temps" ou "avant-gardiste", il se fait plaisir. Je ne sais pas si le reste de son oeuvre est dans cette même veine, c'est en tout cas, le sentiment que j'éprouve à l'écoute de cette sonate n9. Si tu ne précisais pas qu'elle datait de 1992, bien mal en aurait pris à plus d'un de le découvrir. (pas sûr de ma syntaxe sur le coup)

Dans le premier mouvement, j'ai pensé au peu de Mossolov que je connais. C'est désespéré, ça avance et malgré toute la froideur forcée de cette marche régulière, il perce un sentiment étrange, spirituel, peut être.

Le deuxième tu l'as bien résumé, je suis parfaitement du même avis. Mêmes impressions. On sent Shostakovich pas loin.

Le troisième, me plait énormément. Ça pourrait être une composition d'Olivier Greif ! (qui aimait Shostakovich à la folie) Un déluge atonal faussement désordonné où explose cette danse tonale au milieu. Le procédé me touche beaucoup.
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jerome
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 19 Nov 2010 - 15:48

Ophanin a écrit:
Dans le premier mouvement, j'ai pensé au peu de Mossolov que je connais. C'est désespéré, ça avance et malgré toute la froideur forcée de cette marche régulière, il perce un sentiment étrange, spirituel, peut être.
Si mes souvenirs sont bons, l'Adagio de la 2e sonate est un peu dans le même esprit.
C'est peut-être à celle-là que tu penses ?

Citation :
Si tu ne précisais pas qu'elle datait de 1992, bien mal en aurait pris... etc.
J'ai eu le même sentiment il y a peu en découvrant la musique de chambre de Robert Simpson. Smile
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 19 Nov 2010 - 16:20

jerome a écrit:
Ophanin a écrit:
Dans le premier mouvement, j'ai pensé au peu de Mossolov que je connais. C'est désespéré, ça avance et malgré toute la froideur forcée de cette marche régulière, il perce un sentiment étrange, spirituel, peut être.
Si mes souvenirs sont bons, l'Adagio de la 2e sonate est un peu dans le même esprit.
C'est peut-être à celle-là que tu penses ?

C'est possible. De Mossolov, je connais quelques quatuors (géniaux et assez malsains), des sonates pour piano (sur Youtube) et la Fonderie d'Acier. (pas franchement dans le même esprit)
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Sam 20 Nov 2010 - 7:47

Ecoute de la sonate n°9. Tension comme je les aime dans le premier mouvement. C'est bien désespéré, une musique noire. Des basses oppressantes. Deuxième mouvement en fugue, plus léger. Cela fait bizarre, on n'a pas l'impression qu'il s'agit de la même œuvre. Il y a tout de même un côté lancinant et haché qui rappelle l'angoisse du premier mouvement. Cela s'accentue de plus en plus jusqu'aux traits rageurs de la fin. Troisième mouvement, plus "moderne", en notes détachées, prédominance des aigus, cela donne un air joyeux. Une petite danse slave.
Ca fait très décousu, cette sonate tout de même. Honnêtement, je n'ai vraiment aimé que le premier mouvement et j'ai trouvé amusant le dernier. Le manque d'unité me gêne.
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WoO
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 21 Nov 2010 - 6:01

Le premier mouvement de la 9ème sonate me fait un peu penser au lyrisme du Prokofiev symphonique ; les "accords réguliers" finissent quand même par lasser un peu. J'aime bien la fugue "pastorale" (une certaine tension est quand même prégnante) qui suit et plus encore le dernier mouvement, le plus moderne des trois, qui tourne vite à l'absurde et prend une allure plus moqueuse. L'aspect hétérogène de cette sonate ne me dérange pas du tout.
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 10 Déc 2010 - 6:20

On peut rajouter 9 décembre 2010 dans l'intitulé du sujet:

http://www.itar-tass.com/level2.html?NewsID=15763816


hier, à 18h14 l'agence Tass a annoncé le décès de Boris Tischenko en date du 9 décembre. La nouvelle a été communiquée au téléphone par sa veuve Irina. Tischenko serait décédé des suites d'un cancer incurable à l'âge de 72 ans.

Sa dernière oeuvre achevée reste donc le requiem latin créé au début de cette année.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Lun 4 Avr 2011 - 15:25

Ophanin a écrit:
jerome a écrit:
Ophanin a écrit:
Tishchenko -Sonate pour piano n6
Smile Edit : Réflexion faites, le Smile c'est seulement le début, après c'est plutôt Very Happy

cheers cheers cheers

le thème du mouvement lent est ensorcelé ; il me hante, il me tourne autour et me saute dessus à l'improviste pendant une balade, une conversation, ou même une autre écoute...
malheureux ! toi aussi tu vas tomber sous l'emprise de la Malédiction

J'en suis à la première écoute et pour l'instant, il y a ce mouvement lent et le reste. bounce J'en parlerai peut être plus bientôt.
Ça me change du quatuor n1 de Janacek. (il tourne en boucle depuis deux semaines)
C'est sûr que le reste est passablement moche, tout de même. Smile

Mais ce mouvement lent nu, complètement lunaire, j'aime beaucoup moi aussi. On n'est pas si loin des deux premiers Clairs de lune de Decaux, côté aspect et atmosphère (même si les couleurs sont très différentes).
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 25 Oct 2013 - 16:45

C'est enfin disponible ! cheers 


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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Ven 25 Oct 2013 - 16:59

Petit joueur, ça fait bien deux semaines que c'est disponible. Cool
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Sam 26 Oct 2013 - 6:56

Le plus important c'est que tout le monde le sache à présent. Smile 
Il ne reste donc plus que la quatrième symphonie et on a une quasi-intégrale sérieuse. cheers

Edit : Je n'ai jamais entendu sa huitième symphonie. Est-ce édité quelque part ? Confused
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jerome
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 10 Nov 2013 - 8:34


Tishchenko: Complete Works for Piano, Vol. 1
Dinara Mazitova, piano - Boris Tishchenko, piano
2012 Northern Flowers
- Piano Sonata No. 1, Op. 3
- Egosyuita, Op. 6
- Piano Sonata No. 2, Op. 17

Tishchenko: Complete Works for Piano, Vol. 2
Dinara Mazitova, piano
2013 Northern Flowers
- Variations, Op. 1
- Piano Sonata No. 10, Op. 124, "Eureka"
- Piano Sonata No. 11, Op. 151

Ils ont donc l'air de commencer une intégrale, comme le titre l'indique. En commençant par des pièces absentes du double CD de Polyakov, excellente idée, ça évite les doublons et ça étend d'un coup le répertoire disponible au disque. Je n'ai pas encore reçu le vol. 2, mais le vol. 1 est aussi excellent que j'aurais pu espérer.
Merci Northern Flowers ! cheers
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mer 20 Nov 2013 - 6:41

Je n'ai écouté que le second disque pour l'instant... vraiment de la musique très dense, dans des styles fortement différents vu l'écart de temps ; riche et plutôt sombre, mais n'évitant pas la consonance.

Très chouette, je pars dans les prochains jours sur le premier volume. bounce
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jerome
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Mer 20 Nov 2013 - 8:07

La sonate Eurêka est quand même assez légère, avec son thème super-limpide et son programme rigolo.
Le premier disque cogne un peu plus.
Pour l'instant, je ne trouve pas ça aussi excitant que le double-cd Polyakov, mais ça demande digestion.
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Dadamax
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 26 Jan 2014 - 15:35

Je viens de retrouver là où on peut commander pas mal de partitions de Boris Tichtchenko (et aussi en passant les 24 Préludes de Zaderatsky...),
à prix pas du tout exorbitants - comme c'est le cas parfois pour le contemporain - sinon "attractifs"(  pig ?!)

http://ruslania.com/sheetmusic/byauthor/9082/tishchenko-boris
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 9 Fév 2014 - 14:35

Avant-Propos à la Quatrième Symphonie Op. 61 (1974)
de Boris Ivanovitch Tishchenko
(1939-20... NON ! Il ne sera jamais mort !)

I. Sinfonia di forza : 20'00
À première vue, les six accords initiaux peuvent être écrits par la plume du Schoenberg dodécaphonique, mais leur principal développement en forme sonate libre est d'une facture semblable aux meilleurs ouvrages symphoniques de Chostakovitch (Symphonie no 4 par exemple). Ces accords dissonants se répètent inlassablement, hachant ainsi d'innombrables interludes d'obédience intimiste. Puis ces interludes s’interpellent, s'interposent et s'entrechoquent. Enfin la machine infernale se met en marche (percussions et cuivres) et le reste de l'orchestre vient, par la suite, accentuer la parade des tortionnaires jusqu'à ce que cette démonstration de force s'interrompt de manière abrupte et laisse s'échapper quelques brins de fumée par-ci, par-là. Des agrégats éparses et modérés nous amènent droit à une apothéose monstrueuse qui forme l'aboutissement du mouvement en reprenant savamment l'idée des six accords introductifs ; c'est la récapitulation. La musique semble s'estomper peu à peu. Finalement, une coda accommodante avec timbales et grosse-caisse obligé achève la bête.
II. Sinfonia di rabbia : 19'00
Un tour de force surhumain. Une batterie fort généreuse de percussions, non sans rappeler L'Homme et son désir de Milhaud, joue le rôle de basse ostinato. Nous entendons et considérons avec circonspection une masse instable : des cordes aigües crasseuses, écorchées par les archets, des borborygmes indistincts aux bois et certaines flatulences des cuivres distraits se promenant aux marchés des enfers. Peu à peu, cette masse informelle s'organise et prend sa vitesse de croisière ; sous les ordres d'agrégats caustiques aux cuivres, les bois aigus n'en perdent pas moins la tête et voltigent langoureusement au-dessus du galetas feutré des cuivres et la rythmique endiablée des percussions. Ceci n'est vainement point une tentative expansionniste du néo-expressionnisme qui prend sa source chaude dans l'allegro misterioso de la Suite lyrique de Berg. Les percussions et les cris stridents de l'orchestre hallucinogènes dessinent vaillamment les vociférations d'Elektra. Mais le sentier à parcourir reste encore long et périlleux. Vers le deuxième tiers du mouvement, l'on peut ressentir davantage l'atmosphère totalitariste de la stagnation brejnevienne des années 1970 (les clusters asphyxiants aux bois sur-aigus accompagnés par l'orgue mystique ponctuent et encadrent deux-trois épisodes chambristes) et des similitudes stylistiques parachèvent les derniers travaux du mentor Chostakovitch. Suivant le point culminant de cette danse euphorisante, la pâte sonore s’essouffle quelque peu et choisit le chemin de la sagesse, tout en reconquérant par la suite une pulsation frénétique. Les percussions martèlent les derniers pas du condamné ; c'est la marche aux supplices, la potence est socialiste.
III. Sinfonia di tristezza : 21'00
Plus neutre mais non dénué d'expressivité, ce mouvement de tristesse transcende la religiosité des symphonies de Bruckner. La clarinette ouvre l'introspection et entame une conversation chromatique avec les autres anches de l'orchestre, puis les cuivres et les cordes font leurs entrées diatoniques. Le discours musical n'est plus du tout véhément ; l'amertume remplace l’exubérance. Cette première partie insuffle une pause paisible aux conflits thématiques antérieurs, l'articulation générale est monacale. Au fil de l'alternance monotone des pupitres, l'orchestre atteint son paroxysme post-romantique et le climax lacrymogène y est palpable. Le mouvement en forme d'arc s'achève par le commencement ; il ne reste plus que les contrebasses suintants et hochant leur tête à la résignation suprême. Soudainement, alors qu'il ne reste plus que la pulsion d'une valse morte à la nuance ppp, les trombones, frustrés de ne pas se faire entendre davantage, rouspètent et ricanent au nez du public médusé et dubitatif, à l'instar de la marionnette Pétrouchka ; le spectacle est glaçant, voir surréaliste - un autre ingrédient typique du néo-expressionnisme. À l'intérieur de la coda, un chant de sauterelles à l'orgue perturbe la sortie de la salle de l'avatar du pantin désarticulé.
IV. Sinfonia di crudelta : 22'00
L'introduction forme un étrange patchwork récapitulatif des principales idées thématiques antérieures ; cuivres nauséeux de la Sinfonia di rabbia et reprise du chant de sauterelles. La structure formelle du mouvement est indéfinissable ; une fantaisie postmoderniste ? Une cantate pour narrateur-baryton ? Un quatuor pour flûte, violon, glockenspiel et orgue ? Ceux-ci étant questionnés, ce mouvement n'en reste pas moins le summum de l’œuvre : champs de batailles apocalyptiques et visions de l'amen s’alternent et se répondent ; un narrateur fait son apparition tel un apôtre près-mycénien disparu depuis l'épopée des Titans, petits ruisseaux champêtres et rossignol de Tourgueniev, orgue naturaliste alla Webern, flûte stravinskienne et violon solo glissant et trébuchant dangereusement dans les escaliers. Puis, la réincarnation du mystère de Scriabine transcende une apothéose-zen tibétaine. Certaines influences lointaines ressurgissent préalablement, à savoir, les passages extatiques de la Troisième symphonie de Mahler, un autre monstre de la symphonie mégalomaniaque. Ainsi, le déclin de la cruauté, présenté par un orgue effrayant en mode mineur, les clusters fugitifs entonnés par les percussions et les derniers accords d'Arès, apporte aux oreilles exercées une satisfaction dantesque tant bien espérée depuis plus de 75 minutes.
V. Sinfonia di risorgimento e tenerezza : 09'00
Un épilogue serein, une flûte bucolique sur le fond d'un solo du premier violoncelle, ce mouvement crépusculaire suit le même schéma que la Sinfonia di tristezza ; c'est-à-dire, un discours musical plus détendu et paisible (parallèles avec le finale de la Huitième symphonie de Chostakovitch ?). La suite du mouvement s'ouvre tel un éventail orientaliste mauresque vers une apothéose convenue (fanfare optimiste des bois). Enfin c'est l'accord d'ut haletant, - ne serait-ce pas un souvenir de la cinquième porte du Château de Barbe-Bleue de Béla Bartók (partition alors quasi inexistante en URSS) ? - qui flirte avec les tons voisins et éloignés sous forme de blocs d'accords fondamentaux, tenus principalement par les cordes de l'orchestre. Saupoudrée d'arabesques séculaires à la flûte, au glockenspiel et au célesta, l'harmonie du soir nous annonce tendrement, sans aucuns artifices : Paix à notre âme. (Cf Symphonie nº 15 de Chostakovitch)
Unique enregistrement disponible sur tontube : /watch?v=vl8dGuEgyuw

Gennady Rozhdestvensky
Orchestre Philharmonique de Léningrad
Date de l'enregistrement : 1979
.


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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Sam 25 Oct 2014 - 16:49

Je viens d'écouter à l'instant son opéra The Stolen Sun Op. 40 et je me demande pourquoi il n'a pas écrit davantage d'oeuvres vocales scéniques. C'est simplement époustouflant, à mi-chemin du Rossignol et Les Âmes Mortes à mon avis.

À déterrer de toute urgence !
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 9 Nov 2014 - 18:58

Mélomaniac a écrit:

Boris Titchenko (1939-2010) :

Symphonie n°5 Op. 67

Prélude - Dédicace - Sonate - Interlude - Rondo

= Maxime Chostakovitch, Orchestre de la Radiotélévision d'Urss

(Northern Flowers, mars 1978)




C'est rigolo comment la troisième partie, avec son xylophone débridé, parodie la Symphonie n°10 de papa Dimitri...  hehe
Le reste de l'oeuvre est terriblement désespéré, certes.
On sent bien d'autres influences du maître, évoqué plus ou moins consciemment, voire cité : dans l'Interlude, les glissandi de cordes graves font penser penser à la 14°.
Le Rondo ressasse une bribe du second mouvement de la 8°...
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André
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 9 Nov 2014 - 19:50

J'ai quelques disques de BT. Son 2ème concerto pour violon est un must, et ses quatuors à cordes valent amplement l'écoute (Olympia).
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ovni231
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Lun 10 Nov 2014 - 5:56

André a écrit:
J'ai quelques disques de BT. Son 2ème concerto pour violon est un must, et ses quatuors à cordes valent amplement l'écoute (Olympia).

Le deuxième concerto pour violon est un must, c'est incontestable. Mélo a eu de la chance de tomber sur l'intégral des quatuors à cordes édité chez Northern Flowers justement. hehe
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ovni231
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Lun 10 Nov 2014 - 5:58

Mélomaniac a écrit:
C'est rigolo comment la troisième partie, avec son xylophone débridé, parodie la Symphonie n°10 de papa Dimitri...  hehe
Le reste de l'oeuvre est terriblement désespéré, certes.
On sent bien d'autres influences du maître, évoqué plus ou moins consciemment, voire cité : dans l'Interlude, les glissandi de cordes graves font penser penser à la 14°.
Le Rondo ressasse une bribe du second mouvement de la 8°...

Les effets de glissandi aux cordes ne sont pas nouvelles dans la production de Tishchenko. D'ailleurs, c'est Dmitri Dmitrievitch lui même qui s'était inspiré de son jeune élève pour écrire une musique, disons, moins officielle à partir de la fin des années 1960. Smile
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lucien
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Sam 3 Jan 2015 - 9:16

bon, je tiens ça depuis un moment, il faudra bien que je le poste.
quelques mots sur les sonates pour piano, que je trouve vraiment essentielles.


sonate nº1 op.3/121 (1957/95)
4 mouvements, 40 minutes environ

La première sonate  fait partie des sonates les plus longues, avec la cinquième et la septième. D’abord écrite en 1957 puis révisée en 1995, sans que je sache l’ampleur de cette révision, qui a tout de même mérité un nouveau numéro d’opus. De cet écart de date peut-être vient la diversité de styles que j’entends : le prolongement de Prokofiev et Chostakovitch, son style plus moderne, au néoclassicisme et enfin son retour à un certain romantisme serein. Globalement c’est assez cogneur, avec des fausses fugues un peu par tout. Pourtant je dois avouer que sur la longueur je ne suis pas tout à fait convaincu, et en tout cas c’est loin d’être ma préférée.


sonate nº2 op.17 (1960)
3 mouvements, 20 minutes environ

Ici on est face à une sorte de Chostakovitch survolté avec plein de septièmes partout. Le mouvement lent (central) commence de façon plus sereine et mélancolique, mais cela ne dure pas très longtemps. Tout cela est vraiment charmant, même si on n’atteint pas la profondeur des suivantes.


sonate nº3 op.32 (1965)
4 mouvements, 20 minutes environ

Peut-être la plus moderne des onze, et aussi la plus difficile à jouer. Tichtchenko expérimente, et expérimente avec beaucoup de talent et d’originalité. Je trouve le premier mouvement, lent et aride, d’une intensité rare, mais je ne sais pas trop comment le décrire. Le deuxième présente des motifs interrompus et disposés de part et d’autre du clavier, qui quelquefois s’assemblent, et qui au fil du mouvement sont de plus en plus clusterisés. Le troisième est plus pointilliste encore que les deux premiers. Avec le quatrième on revient à une certaine sérénité que perturbent pourtant des traits violents. Chef-d’œuvre et œuvre de chevet pour moi.


sonate nº4 op.53 (1972)
3 mouvements, 20 minutes environ

Fort moderne également, mais d’un genre un peu différent. On voit ici le talent de Tichtchenko pour les développements où les choses de construisent, s’assemblent et se déconstruisent progressivement. Puis le mordant du premier mouvement laisse soudainement place à une complainte dont le thème semble se débattre, parfois violemment, avant de s’épanouir paisiblement. Puis la violence revient avec le dernier mouvement qui s’interrompt, renait et se termine sur quelques clusters.


sonate nº5 op.56 (1973)
4 mouvements, 45 minutes environ

La plus longue des onze, la plus bizarre aussi, et en fait celle que j’aime le moins. Si les deux précédentes (surtout la troisième) regardaient vers Darmstadt, celle-ci semblent être un hommage aux minimalistes américains, en tout cas pour les deux mouvements centraux. Le deuxième est basé sur une pulsation déphasée en 50/51 (et même ponctuellement 74/75/76) qui rappelle Riley ou Reich. Le très court (moins d’une minute) troisième consiste quant à lui en des arpèges sur quelques accords parfaits, ça rappelle vraiment Glass. Autour, dans le premier et le dernier mouvement, on retrouve un style plus habituel, mais plus aride et abstrait que jamais, fréquemment monodique, et avec beaucoup de valeurs rythmiques bizarres.


sonate nº6 op.64 (1975)
3 mouvements, 30 minutes environ

J’associe la sixième sonate à la quatrième (voire à la troisième). Dans le premier mouvement, on a de nouveau des choses qui se construisent progressivement, mais honnêtement ce ne sont pas les plus belles pages que Tichtchenko ait écrites. Le deuxième mouvement, très incisif, rappelle celui de la troisième sonate. Ici aussi les motifs d’abord disparates finissent par s’assembler avec beaucoup de puissance. Le dernier mouvement, lent et nu, tourne autour d’un thème hypnotique d’une grande beauté...


sonate nº7 avec cloches op.85 (1982)
3 mouvements, 40 minutes environ

D’une taille monumentale et constituée de trois mouvements de longueur équivalent, cette sonate a la particularité de faire intervenir plusieurs types de cloches, dont le rôle est limité et qui servent souvent d’écho au piano (quand ce n’est pas le piano qui sert d’écho aux cloches). Il s’agit sans doute de ma préférée des onze. Le premier mouvement s’ouvre par des accords martelés au piano et aux cloches qui rappellent que Tichtchenko a été l’élève de Galina Oustvolskaïa. Puis le thème principal est énoncé au piano et s’ensuit un long développement, très contrapuntique, dont l’intensité ne faiblit jamais. Les motifs, qu’on retrouvera dans le reste de la sonate, s’enchainent avec une grande évidence. Le deuxième mouvement, lent, développe un thème inquiétant, aux accents romantiques, et sans cesse interrompu par la pulsation irrégulière d’une même note (cela me fait penser au Prologue de Grisey, maintenant que j’y pense). Le développement aboutit au thème plus léger qui ouvre le troisième et dernier mouvement, qui développera d’autres motifs et multipliera les échos au premier mouvement, avant de revenir finalement à ce thème enfantin, dans un bref dialogue entre sons de clochettes et piano.


sonate nº8 op.99 (1986)
3 mouvements, 25 minutes environ

La huitième est la sonate la plus néoclassique, si bien qu’on peut même la rapprocher de certaines œuvres de Kabalevski. Ici la sensation d’enchainement implacable est encore plus grande que dans la sonate précédente. Les deux mouvements extrêmes présentent chacun un long et vif développement sur un thème d’une grande clarté mélodique (mais sur des mètres variables), exposé en entier dès les premières mesures, et alternent les épisodes sombres et plus légers. Le mouvement central est constitué par des variations. Le thème est cette fois un peu plus brumeux, dissonant mais paisible, et l’ensemble du mouvement est plus calme.


sonate nº9 op.114 (1992)
3 mouvements, 25 minutes environ

Plus paisible, davantage marquée par un certain romantisme, une esthétique de la sincérité et une relative mise à distance des techniques modernes, comme beaucoup des dernières œuvres de Tichtchenko, cette sonate est pourtant constituée de trois mouvements fort différents. Le premier mouvement, presque immobile, présente de lents accords, quasi en choral, desquels se détachent quelques mélodies. Le second est plus contrapuntique, mais beaucoup moins dissonant et déconstruit que ce qu’on a pu voire dans d’autres sonates (pastoral, a-t-on dit plus haut). L’ombre de Dmitri Dmitrievitch est très présente. La construction en césures et une esthétique (un peu) pointilliste réapparaissent néanmoins dans le dernier mouvement.


sonate nº10 op.4/124 (1957/97)
6 mouvements, 20 minutes environ

Il est important de savoir que la dixième sonate est en fait la révision d’une suite écrite en 1957, ce qui explique en partie son esthétique légère et grotesque. La suite, en six mouvements, est sous-titrée “Eurêka” et se veut une allégorie de la recherche scientifique : le thème est exposée de façon limpide dans le premier mouvement, puis il est développé, médité, etc., pour en fait se terminer sur des doutes et un démenti en forme de glissando.


sonate nº11 op.151 (2008)
3 mouvements, 20 minutes environ

Dernier opus de Tichtchenko ; ne lui suit qu’une neuvième symphonie, inachevée. Et alors on espère un truc exceptionnel, définitif, mais il ne faut peut-être pas en attendre autant si l’on ne veut être déçu. C’est une œuvre intense, sombre et désespérée, et même les thèmes plus légers qui émergent dans le deuxième (surtout) mouvement ont une tonalité ironique, pour ne pas dire sinistre. Je ne peux pas m’empêcher de faire un rapprochement avec les œuvres tardives de Schnittke, mort dix ans plus tôt. Chaque fois que j’en entame l’écoute je me promets de l’adorer, mais je finis toujours par penser qu’il y manque quelque chose, un je-ne-sais-quoi.




du côté de la discographie, c’est assez simple ; on a :

— chez Melodiya, la deuxième et la septième par Titi lui-même, seulement en 33 tours, mais rééditées par Northern Flowers (voir plus bas) ;
— Vladimir Polyakov avait donné chez Beaux l’intégrale des sonates au moment de l’enregistrement, soit les neuf premières ; elles ont été rééditées en un double cd par Compozitor Publishing House (l’éditeur de Tichtchenko à Saint-Pétersbourg), mais sans les sonates 1, 2 et 5 (allez savoir pourquoi...) ;
— chez Albany, Zakarian-Rutstein a enregistré la cinquième, la septième et la neuvième sonate ;
— enfin, Northern Flowers a publié une réédition de la septième par Tichtchenko (et un certain Mikhailov aux cloches), ainsi que deux volumes d’une intégrale de la musique pour piano, avec la réédition de son enregistrement de la deuxième et des nouveaux enregistrements (Dinara Mazitova) des première, dixième et onzième sonates.


Dernière édition par lucien le Jeu 21 Jan 2016 - 15:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Sam 3 Jan 2015 - 9:54

Ah, merci beaucoup, je n'ai pas fini de les parcourir, ça va me permettre de faire des choix plus avisés que le hasard. hehe Jusqu'ici j'ai beaucoup aimé celles que j'ai écoutées.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Sam 3 Jan 2015 - 18:14

Tiré de 'Playlist' :

=> Tichtchenko — Sonate n°7 pour piano
Typiquement le genre de verbiage soviétique, ni radical ni séduisant, qui m'ennuie très vite. (Et puis où sont les cloches, bon sang ? hehe )

=> Tichtchenko — Sonate pour violoncelle solo
Ah, là c'est beaucoup plus chouette. Il y a peu d'œuvres pour violoncelle solo intéressantes, étrangement (l'instrument, assez complet, semble pourtant s'y prêter). Kodály, c'est bien gentil, mais il ne se passe pas tant de choses que ça ; quant à Britten, je n'y ai jamais trouvé d'intérêt. Eh bien, là, clairement, on a une œuvre tendu, qui avance, qui a ses contraste, qui tire le parti des spécifités de l'instrument, son assise comme son lyrisme.
C'est évidemment très sinistre (on est au vingtième et en URSS, faut pas rigoler non plus), mais vraiment réussi !  Les amateurs de violoncelle ne peuvent pas rater ça !
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 4 Jan 2015 - 6:17

DavidLeMarrec a écrit:
Tiré de 'Playlist' :

=> Tichtchenko — Sonate n°7 pour piano  
Typiquement le genre de verbiage soviétique, ni radical ni séduisant, qui m'ennuie très vite. (Et puis où sont les cloches, bon sang ? hehe )

=> Tichtchenko — Sonate pour violoncelle solo
Ah, là c'est beaucoup plus chouette. Il y a peu d'œuvres pour violoncelle solo intéressantes, étrangement (l'instrument, assez complet, semble pourtant s'y prêter). Kodály, c'est bien gentil, mais il ne se passe pas tant de choses que ça ; quant à Britten, je n'y ai jamais trouvé d'intérêt. Eh bien, là, clairement, on a une œuvre tendu, qui avance, qui a ses contraste, qui tire le parti des spécifités de l'instrument, son assise comme son lyrisme.
C'est évidemment très sinistre (on est au vingtième et en URSS, faut pas rigoler non plus), mais vraiment réussi !  Les amateurs de violoncelle ne peuvent pas rater ça !

mains coucou
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 4 Jan 2015 - 8:07

ovni231 a écrit:
lucien a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Quant on fait de la musique verbeuse, c'est un peu impératif, non ? Mr. Green
En tout cas, quand on n'est pas l'un et qu'on n'a pas l'alibi de l'autre (dans l'ordre que tu veux)…
shaking

DavidLeMarrec a écrit:
Ah, intéressant ! Celle couplée sur le disque de la sonate n°7. Si tu ne fais que supposer, c'est que l'autre se trouve ?
il y a en même trois.
je sais pas il faudrait que je vérifie.
déjà que celle-ci m’ennuie (mais moi, le violon(celle) seul...), je n’ai pas cherché les autres.

C'est bel et bien la deuxième sonate pour violoncelle seul Op. 76 de 1979 interprétée par le violoncelliste Sergey Roldugin.

Il est vrai que cette septième sonate semble bien verbeuse (où sont les cloches ? Bah dès le début, mais elles apparaissent de manière très anecdotique). C'est vrai que je préfère nettement la sonate pour violoncelle sur le disque... et le fait que ce soit pour un instrument seul ne me dérange absolument pas.

La huitième sonate semble être la meilleure porte d'entrée pour appréhender le cycle complet, mais il me semble que David l'a déjà entendue depuis un certain temps. Wink

/ a écrit:
bah, s’il préfère la huit avec ce qu’il dit de la sept, moi je comprends vraiment rien.

verbeuse ? vous êtes vraiment tombé sur votre tête c’est pas possible. pale

quant à râler sur les cloches, franchement... scratch

ovni231 a écrit:
lucien a écrit:
bah, s’il préfère la huit avec ce qu’il dit de la sept, moi je comprends vraiment rien.

verbeuse ? vous êtes vraiment tombé sur votre tête c’est pas possible. pale

Je présuppose (encore une fois).

Verbeuse dans le sens qu'il y a pas mal de redit. J'ai vraiment l'impression d'écouter du Miaskovsky moderniste en version piano réduit.

ovni231 a écrit:
lucien a écrit:
quant à râler sur les cloches, franchement... scratch

Bah, ça casse assez les oreilles à l'introduction. Ce n'est pas ce que je préfère dans la sonate.

/ a écrit:
ah bah voilà, quand j’écoute des trucs où y a plein de choses qui se répètent, ça ne va pas non plus.

ovni231 a écrit:
Mais ne t'inquiètes pas, c'est toujours bien supérieure à la première sonate. Wink Smile

Parce que là... hem... glips. Confused
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 4 Jan 2015 - 8:12

Non, non, les cloches ne sont pas un problème, simplement qu'à part le début (et une petite mélodie mignarde à la fin), on se demande un peu à quoi bon, si les deux instruments ne se mêlent pas un peu… Mais ça ne dérange en rien, bien sûr.

Vino a écrit:
Verbeuse dans le sens qu'il y a pas mal de redit. J'ai vraiment l'impression d'écouter du Miaskovsky moderniste en version piano réduit.

Il y a de ça effectivement… hehe


Non, je n'ai pas encore écouté la Huitième. Dans ses dernières, j'ai écouté la Neuvième et la Dixième, que j'ai beaucoup aimées (surtout la Neuvième, quels climats !).
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ovni231
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Dim 4 Jan 2015 - 14:05

DavidLeMarrec a écrit:
Non, je n'ai pas encore écouté la Huitième. Dans ses dernières, j'ai écouté la Neuvième et la Dixième, que j'ai beaucoup aimées (surtout la Neuvième, quels climats !).

Ah, d'accord. La huitième est peut-être dans la même veine verbeuse que la septième, mais l'écriture ainsi que sa structure formelle sont d'une facture plus néoclassique, plus séduisante (?). L'allegro initial est reposant, bien qu'énergique. Le mouvement lent est philosophique...
Le finale est assez rigolo. On commence par une fugue, puis on part complétement dans les pâquerettes (un peu à l'image du concerto pour piano No. 1 du type avec des lunettes rondes qui ressemble à Harry Potter).
Le tout dans un style noble et inimitable. 

Edit :
La neuvième est une grande réussite, je te l'accorde volontiers (quels climats, oui !!!). cheers
Le premier mouvement est incroyable ! Si statique... et pourtant si fou ! geek
Je ne parlerai pas des autres mouvements, autrement il y aurait quelqu'un qui serait en rupture de stock de fougères. bedo
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Boris Tishchenko (1939-2010)   Sam 31 Jan 2015 - 12:40

ovni231 a écrit:
André a écrit:
(...) et ses quatuors à cordes valent amplement l'écoute (Olympia).

(...) Mélo a eu de la chance de tomber sur l'intégral des quatuors à cordes édité chez Northern Flowers justement. hehe

Donc, si je comprends bien, l'intégrale du quatuor Taneïev (Northern Flowers) est préférable à l'anthologie du quatuor Glazounov (1, 3, 4 et 5 chez Olympia). Seulement parce que la seconde n'est pas une intégrale, ou bien aussi parce que l'interprétation est moins bien?

Sinon, vous ne parlez jamais de la série des «Dante-Symphonies»: ça ressemble à quoi? (Les pochettes ne font pas forcément très envie sauf peut-être à Mélo.)
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Boris Tishchenko (1939-2010)
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