Autour de la musique classique

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 Michael Tippett (1905-1998)

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Tus
Gentil corniste


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MessageSujet: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 2:42

Je pensais qu'il avait un fil, celui-là, mais non Laughing alors je le crée.

Pour l'instant, je ne connais qu'une pièce, découverte ce soir: la Fantaisia concertante on a theme of Corelli. Ca me plaît beaucoup: c'est extrêmement agréable, très bien écrit et orchestré, fluide, et cependant riche. Du post-romantisme tonal et un peu dégoulinant, mais très sympa, dans une veine post-vaughanwilliamsienne non démentie, mais pleine d'inventivité et de personnalité.

Attachant! Very Happy

Quelqu'un a t-il des avis sur ce compositeur?
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Jaky
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 2:48

Spiritus a écrit:
Je pensais qu'il avait un fil, celui-là, mais non Laughing alors je le crée.

Pour l'instant, je ne connais qu'une pièce, découverte ce soir: la Fantaisia concertante on a theme of Corelli. Ca me plaît beaucoup: c'est extrêmement agréable, très bien écrit et orchestré, fluide, et cependant riche. Du post-romantisme tonal et un peu dégoulinant, mais très sympa, dans une veine post-vaughanwilliamsienne non démentie, mais pleine d'inventivité et de personnalité.

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Quelqu'un a t-il des avis sur ce compositeur?

Je te conseille "the rose lake" particulièrement jouissif qui se révèle après deux ou trois écoutes, par contre j'ai trouvé indigestes les visions de saint-Augustin. C'est tout ce que je connais Embarassed
(j'ai un souvenir trop lointain de sa quatrième symphonie).

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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 10:51

c'est marrant je t'aurais conseillé exactement la même chose: The rose lake, une pièce splendide, une sorte de 5ème symphonie tardive. C'est vraiment l'extreme fin de sa carrière, il allait sur ses 90 ans je crois, et c'est d'une maîtrise et d'une profondeur exceptionnelle.
Sinon j'ai écouté beaucoup d'autres choses mais je ne saurais pas quoi en dire, ça ne m'a pas particulièrement marqué. Rien à voir avec Vaughan-Williams, le langage est beaucoup plus aride, beaucoup moins tonal ou modal, beaucoup plus moderne.
J'aime bien ses oeuvres pour piano (ce qui est rare en ce qui me concerne) ses mélodies, je suis moins intéressé par les grandes machines chorales qui sont finalement un genre national anglais difficilement exportable.
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Tus
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 10:53

sud273 a écrit:
Rien à voir avec Vaughan-Williams, le langage est beaucoup plus aride, beaucoup moins tonal ou modal, beaucoup plus moderne.

C'est étonnant que tu dises ça, enfin personnellement quand j'ai écouté cette Fantaisie concertante hier sur les deux heures du matin je n'ai pas trouvé aride du tout, très beau et un peu dégoulinant, plutôt. Modal, ça ne l'est pas du tout en effet, mais c'était par contre assez largement tonal...

Tu connais cette pièce?

Merci de vos conseils en tout cas.
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Tus
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 11:50

Je la réécoute pour le coup, et je dois dire que je ne vois aucune aridité, c'est lyrique, émouvant et assez chaleureux, même larmoyant, et en même temps très méditatif. Le caractère concertant est très affirmé, le violon, le violoncelle et l'orchestre dialoguent dans une soupe extrêmement agréable, qui n'a rien de vraiment moderne: ça pourra dater de 1913.
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 13:47

Saint-Augustin est très aride, de plus sans la traduction du texte…
Par contre The rose lake n'a rien d'aride, écrite après un séjour du compositeur au Sénégal, il décrit le changement de couleur du lac rose depuis le matin jusqu'au soir.

Michael Tippett (1905-1998) Lac-rose

C'est vrai qu'il est beau ce lac, bien qu'un peu trop rose tout de même! hehe
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joachim
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 20:38

Je n'ai entendu que son concerto pour orchestre et celui pour piano. Pas mal pour un contemporain...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 20 Juil 2008 - 21:02

Spiritus a écrit:
Je pensais qu'il avait un fil, celui-là, mais non Laughing

Non mais peut-être qu'il en a déjà un peu été question dans "Musique anglaise du XXè".
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyLun 21 Juil 2008 - 12:07

Je l'ai écouté hier soir, The rose lake, et c'est vrai que c'est vraiment beau, il y a un peu trop de tam-tam à mon goût, mais c'est mystérieux, harmoniquement très intéressant et fort bien orchestré. La succession de passages lents et rapides est fort bien agencée, l'oeuvre dégage une impression d'étrangeté et de voyage très évocatrice. Rien de Vaughan Williams ici en effet, un langage personnel très abouti, original, que je ne saurais rapprocher d'un autre compositeur. Je pense que ça plairait à David, il y a un petit côté décadent dans l'orchestration et un travail harmonique vraiment intéressant. bounce
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Octavian
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyVen 10 Oct 2008 - 17:35

Spiritus a écrit:
Je pense que ça plairait à David
Amusant, il me semblait justement avoir lu des horreurs de sa plume à propos de ce compositeur dans je ne sais plus quel(s) autre(s) fil(s)...

Quoi qu'il en soit: je viens découvre il y a quelques instants ce compositeur (décidément c'est ma journée) par son oratorio A Child of Our Time, tel que dirigé par Alois Koche en mars dernier à Lucerne. Si le titre est emprunté au roman d'Ödön von Horvath, le contenu n'a pas de rapport avec celui-ci puisque le sujet en est l'assassinat d'un diplomate nazi par un jeune juif, qui fournit le prétexte aux dirigeants du IIIe Reich pour déclencher la tristement célèbre "Nuit de cristal" en 1938. Composée à partir de 1939 en réaction directe à ces évènements, l'œuvre fut créée en 1944. Elle dure environ un peu plus d'une heure. N'ayant pas de livret ni même de présentation plus détaillée à disposition, mon jugement dessus sera nécessairement partiel, toutefois cette œuvre est loin d'être déplaisante. Certes rien de révolutionnaire musicalement là-dedans, Tippett s'inscrit clairement dans une ligne "traditionnelle" (revendiquant, semble-t-il, les Passions de Bach et le Messie de Haendel comme sources d'inspiration) - quoique le recours récurrent à des Negro Spirituals réarrangés pour chœur et soliste soit assez original -, mais beaucoup d'efficacité et d'ampleur. Tout à fait recommandable me semble-t-il - d'autant que contrairement à mon autre découverte du jour, celle-ci existe dans un enregistrement à tout petit prix, dirigée par Tippett lui-même, chez Naxos.
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kentel
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 2:27

Tippett est pour moi l'un des grands génies de la musique du XXème siècle et il occupe une place centrale dans le panorama de la musique brittanique. J'irai même juqu'à assener violemment que c'est le compositeur anglais le plus important du XXème siècle C'est lui qui fait la jonction entre les orchestres rutilants et épiques hérités d'Elgar (Bax, Holst, Bliss, Walton, V-W, Scott, Bainton, etc) et une conception orchestrale magmatique a-mélodique tout en poussées orchestrales que l'on trouve ensuite chez Birtwistle, Maxwell-Davies, Simpson, MacMillan, Harvey etc. Bref, c'est un noeud de l'esthétique britannique qui synthétise ce qui a été écrit avant lui et invente un nouveau langage qui fera beaucoup d'émules chez ses compatriotes (et ailleurs).

Pour ne rien gâter son écriture de l'orchestre est d'une maîtrise rare : il parvient à écrire une musique très complexe harmoniquement, rythmiquement et orchestralement, tout en gardant une forme globale nette et structurée.

mon message est déjà trop long là, je développe dans un second post.
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 2:30

Et Britten dans tout ça... Neutral
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 2:49

Pour aller droit à (ce qui me paraît) l'essentiel :

- les 4 Symphonies (1945-56-70-77), toutes des chefs d'oeuvres, surtout la dernière : Cuivres féodaux, ruisseaux de flûtes, torrents de cordes, harpes douces et féériques, tonnerres de timbales, xylophone coloré, vigueur incroyable de l'orchestre qui enchaine 5 thèmes par minute, orchestration brillante: c'est une musique d'un dynamisme incroyable, et d'une maîtrise formelle bluffante.

- Variations sur un thème de Corelli (1953), déjà mentionné : Très habile, thème superbe, acidifié à la Tippett sans jamais en perdre de la tendresse originale. les Ritual Dances (1947) avec leurs cordes papillonantes qui dévident un fil mélodique d'une étonnante souplesse et évidemment The Rose Lake (1991) dont on a déjà parlé.

- Le sublime Concerto pour double orchestre à cordes (1939), qui a une pèche incroyable (la musique de Tippett est toujours très vigoureuse) et l'excellent Concerto pour piano (1953) qui emprunte beaucoup à Prokofiev avec un orchestre d'un autre niveau.

- Les Quatuors n° 1 & 2 (1935-42) faits de mélodies en superposition polytonale aux rythmes désagrégés. Dans les 3 quatuors suivants il évolue davantage vers un style austère et intriqué à la Carter.

- Les 4 Sonates pour piano (1937-62-72-92) et surtout la dernière, la plus abrupte et la plus glaciale, mais aussi la plus personnelle.

- A Child of Our Time (1939), déjà évoqué aussi, c'est l'une de ses oeuvres les plus faciles d'approche et c'est très beau.

- Outre les 4 symphonies, il est à son meilleur dans ses opéras, et surtout dans A Midsummer Marriage (1947) (si on excepte un livret psychologisant comme Tippett les adore) et The Knot Garden (1970). J'ai moins aimé The Ice Break (1973) et King Priam (1958) que je trouve trop âpres avec des livrets soporifiques.

La musique vocale et la musique chorales ne me semblent pas très intéressantes. The Vision of St Augustine (1965) par exemple n'est pas mal mais il reste trop dans l'ombre de Britten.

Bon j'ai fait le tour geek


Dernière édition par kentel le Sam 11 Oct 2008 - 2:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 2:50

MickeyZeVrai a écrit:
Et Britten dans tout ça... Neutral

Ah oui mais là on parle d'autre chose : Britten c'est Dieu !!
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 2:58

Autant j'adore The rose lake autant j'ai été déçu par le double concerto et la fantaisie (disons que là je n'ai pas eu le coup de foudre). Il y a aussi les "songs for Dov" (avec guitare électrique) que je n'ai pas pu écouter jusqu'au bout… Embarassed
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 3:05

Jaky a écrit:
Autant j'adore The rose lake autant j'ai été déçu par le double concerto et la fantaisie (disons que là je n'ai pas eu le coup de foudre). Il y a aussi les "songs for Dov" (avec guitare électrique) que je n'ai pas pu écouter jusqu'au bout… Embarassed

Dans un sens ça s'explique : The Rose Lake est beaucoup plus apaisé que ses autres oeuvres, et je dirais moins caractéristique de son style qui n'est pas du tout contemplatif - je pense (sans m'avancer) que si tu n'aimes pas le concerto pour double orchestre tu n'aimeras pas le reste.

Je n'aime pas tellement les Songs for Dov, je crois que c'est plus ou moins adapté de The Ice Break - en tous cas c'est la même ambiance glacée et austère.
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 3:07

Ah! J'ai trouvé le double concerto un peu trop mou par rapport à Rose lake. J'ai aussi un agréable (mais flou) souvenir de sa quatrième symphonie, entendue à la radio pour sa création, comme je l'ai sous la main je pense la réécouter prochainement!
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 3:11

Jaky a écrit:
Ah! J'ai trouvé le double concerto un peu trop mou par rapport à Rose lake. J'ai aussi un agréable (mais flou) souvenir de sa quatrième symphonie, entendue à la radio pour sa création, comme je l'ai sous la main je pense la réécouter prochainement!

Ah c'est bizarre alors, j'ai le souvenir de ce concerto comme quelque chose de très péchu. C'est peut-être l'interprétation (?).
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 3:53

C'est Tippett himself! monkey
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptySam 11 Oct 2008 - 17:01

Jaky a écrit:
C'est Tippett himself! monkey

Comme cette histoire m'intrigait vraiment (ma version Andrew Davis/LSO est vraiment TRES musclée), je suis allé voir ce que disait la critique de cette version Tippett, et le commentaire de Michael Oliver dans Grammophone corrobore ton sentiment :

When a composer performs his own works it isn't so much his contradictions of his own instructions that are fascinating (for the record Tippett takes the Adagio of his Concerto a good deal slower and more freely than his own metronome marking but nevertheless seems to keep it moving much more restlessly than most conductors; by contrast the outer movements are weightier and slower than usual) as the priorities that he insists on

je traduis (grosso modo) au cas où il y aurait quelques non-anglophones parmi nous :

Quand un compositeur dirige ses propres oeuvres, ce ne sont pas tant ses contradictions en regard de ses propres indications de jeu qui sont fascinantes, (dans le cas qui nous intéresse, Tippett dirige l'adagio de ce concerto beaucoup plus lentement que le tempo qu'il a lui même indiqué, mais paraît le faire évoluer de façon beaucoup plus nerveuse que la plupart des autres chefs; à l'inverse les mouvements extrêmes sont plus lourds et plus lents qu'à l'accoutumée) plutôt que les aspects qu'il met en exergue.

Bref, Tippett ne dirige pas son concerto comme il devrait le faire. Donc je crois qu'on a là l'explication de notre perception opposée de cette oeuvre. drapeau
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyMar 27 Jan 2009 - 20:16

Je ne savais pas qu'il y avait un sujet Tippett.

J'aime bien ce compositeur, dont je connais les quatuors à cordes (il y en a 5), et son oratorio "A child of our time" dont j'ai déjà parlé, mais je ne sais plus sur quel fil!


J'ai commandé son opéra "King Priam"

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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyDim 24 Jan 2010 - 8:17

kentel a écrit:

- les 4 Symphonies (1945-56-70-77), toutes des chefs d'oeuvres, surtout la dernière : Cuivres féodaux, ruisseaux de flûtes, torrents de cordes, harpes douces et féériques, tonnerres de timbales, xylophone coloré, vigueur incroyable de l'orchestre qui enchaine 5 thèmes par minute, orchestration brillante: c'est une musique d'un dynamisme incroyable, et d'une maîtrise formelle bluffante.
J'ai découvert ses symphonies courant 2009.
J'écoutais sa 1ére symphonie ce matin, et "kentel" a bien résumé ce que l'on peut ressentir; c'est tout à fait ça.
L'écriture est complexe, mais très maîtrisée; Beaucoup de couleurs et de rythmes!
Un vrai plaisir!
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyLun 7 Fév 2011 - 20:18

Je m’excuse de mon français.....

Je suis surpris et heureux de trouver sur un site français des commentaires sur la musique de Michael Tippett. Même en Angleterre ou j’habite maintenant---je suis américain de naissance---sa musique est tombée dans l’oublis après sa mort en 1998 malgré une petite résurgence lors de son centennaire en 2005. Le concerts de ce mois-ci (Little Music for Strings et Corelli Fantasia) au Royal Festival Hall et au Wigmore Hall font exception.

Quand je suis éloigné de sa musique, j’entretiens parfois des doutes là-dessus---les textures trop complexes, les livrets exécrables, les structures maladroites. Toutefois, il suffit d’écouter quelques notes de sa musique pour me transporter de joie. C’est son originalité qui frappe et qui compense ses insuffisances.

Je considère King Priam comme l’un des chefs-d’oeuvres de XXème siècle. Je me croyais seul dans cet opinion avant de lire un entretien avec Claudio Arrau, nom peu lié à la musique moderne et encore moins à la musique anglaise, qui a lui aussi qualifié cet opéra de “chef d’oeuvre”. Au cours du même entretien il remarque que l’opéra se situe à la frontière de la musique et le bruit, compliment singulier mais juste. Rien que d’entendre les trompettes et timbales au début de cet opéra me donne toujours des frissons (exactement les mêmes frissons qui me donnent les trompettes et les timbales au début de l’Oratorio de Noël de Bach.)

D’autres ont déjà fait mention de ses meilleures compositions, mais je cite aussi la 2me symphonie (néoclassicisme Stravinskien à l’anglaise) et les 2me et 3me quatuours. Je me refère surtout au 3me movement du 2me quatuour pour réfuter ceux qui disent que Tippett n’avait pas le don de la simplicité.
J’ose espérer que sa musique résurgira, tout comme la musique d’autres compsiteurs anglais (Vaughn Williams et Elgar) après une période d’oubli posthume.
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyLun 7 Fév 2011 - 21:11

"Je m'excuse de mon français"

C'est plutôt nous qui devrions rougir de ne pas toujours le manier aussi bien que vous.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyLun 26 Nov 2018 - 1:55

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Michael Tippett (1905-1998) :

Magnificat and Nunc dimittis

= Brian Runnett, orgue ; George Guest, Chœur du St John's College de Cambridge

(Argo, août 1962)

Smile Une partition écrite quelques mois avant l'enregistrement, pour célébrer le quatre-centième anniversaire de la fondation du St John's College.
Le Magnificat est ponctué par des interjections d'anches que seuls les orgues anglo-saxons, surpressés en vent, peuvent faire klaxonner ainsi
hehe

Michael Tippett (1905-1998) 20171211
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyMer 5 Déc 2018 - 14:06

Je suis intrigué par ce compositeur dont j'ignore tout.
Il y a des œuvres susceptibles de m'intéresser ?

D'avance merci. Smile
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyMer 5 Déc 2018 - 14:17

Pas vraiment dans le genre chatoyant. Peut-être le côté épique de King Priam, ou les gospels de A Child of Our Time ?
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyMer 5 Déc 2018 - 16:14

D'accord merci. Smile

Ses œuvres instrumentales donnent dans le registre de l'austérité ?
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyMer 5 Déc 2018 - 16:16

J'aime bien King Priam, mais je crains que ce soit un peu trop déclamatoire (et harmoniquement simple) pour Arnaud. Les Ritual Dances (de A Midsummer Marriage), peut-être? Dans mon souvenir, c'est plutôt virtuose et enlevé, avec un orchestration assez bariolée et pas mal de passages polytonaux qui pourraient plaire à un amateur de Milhaud.
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyJeu 23 Mai 2019 - 0:51

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Michael Tippett (1905-1998) Mzolom10
Catégorie orchestrale -rang 243°/250



Michael Tippett (1905-1998) Hickox10
Richard Hickox (1948-2008)


Michael Tippett (1905-1998) :

Symphonie n°1
Symphonie n°2


= Richard Hickox, Orchestre symphonique de Bournemouth

(Chandos, mars-octobre 1994)

Smile Eh non, on ne trouvera pas que Vaughan Williams, les Enigma Variations et The Planets dans ces Mélomaniac d'Or qui se doivent de refléter la variété
de ma dilection pour la musique anglaise.
Je me suis remémoré les corpus que je défriche depuis une vingtaine d'années (Malcolm Arnold, Arthur Bliss, John Joubert, Edmund Rubbra, Daniel Jones, William Alwyn,
Robert Simpson, Arnold Bax, Granville Bantock, George Lloyd, William Wordsworth, Richard Arnell...) en espérant quelques pépites rescapées du tamis.
Aucune déception, beaucoup de découvertes et réécoutes qui m'ont conquis, mais difficile d'élire un palmarès digne des 250 macarons dorés.
J'ai donc inversé la perspective de tri, préférant la rémanence : quelle sont les œuvres qui me viennent spontanément à l'esprit, dont je me rappelle nettement des passages,
bref qui sont les plus distinctes et prégnantes. Aussitôt se sont imposés les martellements de la Symphonie n°2 de Tippett.
J'en ai réentendu les quatre : les deux premières méritent les lauriers, les deux suivantes me semblent plus alambiquées, du moins j'y entre plus difficilement.
Elles répondent à un langage et une forme néoclassiques, susceptibles de séduire nombre d'auditeurs qui aiment Honegger et le Stravinsky des années 1930-1940.

Beethoven et Purcell constituent deux totems dans l'inspiration de Tippett, qui puisa dans la véhémence du premier et le façonnage motivique du second.
Ces deux tutelles s'identifient dans la Symphonie n°1 (1945) dont l'Allegro vigoroso traduit un procédé typique du compositeur : au sein d'une structure répondant
à la canonique forme-sonate, l'imbrication énergique de courtes séquences fertilise la pièce entière selon une logique où domine un tuilage intuitif.
Sur un vigoureux rythme quasi alla breve, l'exposition s'élance par le pépiement des bois et se régénère par la scansion des archets, les grognements des cuivres,
jusqu'à une codetta (3'09-3'41) illuminée par les violons.
L'Adagio rend hommage à la basso ostinato de la tradition baroque, ce qu'on reconnaît dès l'introduction brassée aux contrebasses.
La clarinette structure cette sorte de passacaille, en inaugurant par une large phrase les trois sections à 1'01, 3'02 et 9'39, chacune menant à un climax.
Exhalée par les flûtes, une mystérieuse chorégraphie (5'53) vient animer le cœur de cet énigmatique paysage. Après l'acmé (10'55), ce thrène reflue furtivement
vers les dolents abysses dont il procédait, signant un schéma en miroir asymétrique.
Le motorisme beethovénien se retrouve dans le Presto, également inspiré par une improbable source : le conductus médiéval Salvatoris Hodie de Perotinus,
un des représentants de l'École de Notre-Dame, dont le treillage en hoquet entretoise les impétueux échanges de ce scherzo.
Les cordes introduisent le trio (2'16-4'03) avant la reprise de cet intrépide exercice de polyphonie, qui nécessite une intelligence d'exécution hors pair à laquelle
aucun enregistrement du marché ne rend entièrement justice, même si Hickox sait en exprimer la malice.
En tout cas, ce chef réussit magistralement le rhétorique Final, construit en double-fugue, la première volubile, la seconde (2'00) introduite par les violons jusqu'à
une péroraison où Tippett révèle toute l'habileté de sa mécanique conceptuelle.

Je préfère encore la Symphonie n°2 (créée en 1958), qui naquit au bord du lac de Lugano, alors que le compositeur écoutait des concertos de Vivaldi dont on retrouve écho
dans l'Allegro vigoroso : ut scandé aux cordes graves, exclamation des cors, aigre lacis des violons. Une matière élastique et néanmoins fermement dirigiste, roussélienne,
qu'humecte le piano lors des rebonds. Après un intermède (1'15) resurgit l'exposé liminaire (2'34) dont l'âpre gymnastique féconde et relance tout le mouvement.
L'Adagio molto reste une des plus belle pages sortie de cette plume. Solo de trompette, miroitements de harpe m'évoquent une scène palustre sous une lune pâle et calme,
où luit un peu de la féérie de l'opéra The Midsummer Marriage, -quelques rides viendront grigner l'onde du marais sans dissiper cette ambiance douce-amère.
Une frêle cantilène émane des violoncelles (1'07), prolongée par de creuses fanfares sur pizzicato (3'26) qui me font penser au Con moto de
la Symphonie en trois mouvements d'Igor (hypothèse toute personnelle). S'immisce alors un autre passage lyrique esquissé par les violons (4'00),
qui pendant les sept minutes consécutives sera poursuivi par diverses exploitations du matériel précédemment exposé.
Un insaisissable kaléidoscope tournoie dans le Presto veloce dont la métrique complexe, les bribes enchevêtrées nécessitent un calage virtuose qui attend encore
son heure de gloire dans la discographie : Hickox s'avère un peu trop lâche ou du moins manque de la netteté que la partition requiert impitoyablement.
Il s'en tire mieux dans la péremptoire section médiane où de lourds et longs accords expectorent en saccade entre un tic-tac qui ricoche aux bois (2'30-3'04).
Comme l'Adagio de la Symphonie n°1, le Final se découpe selon une ground bass, évoluant vers l'affirmation de la tonalité princeps d'ut,
en ressuscitant les scansions de l'Allegro (7'08) et bouclant la coupe cyclique de cet opus.

La discographie s'avère ténue : on peut se fier à Colin Davis, un des champions de Tippett dont il grava aussi les opéras. Ses témoignages (décembre 1975 pour
la n°1 chez Philips et mars 1967 pour la n°2 chez Argo) valent toujours pour leur clarté et leur intelligence ludique (paramètre essentiel pour éviter
l'assèchement de ce néoclassicisme qui ne doit pas sombrer dans l'épure scolaire).
Dans ces deux symphonies, la toute récente contribution de Martyn Brabbins (Hyperion) s'oriente vers une lecture verticalisée, exaltant l'écriture par bloc -une option
à apprivoiser, mais moins séduisante que celle de Hickox. Malgré les limites que j'ai évoquées en termes de pugnacité et de précision dans les rouages périlleux,
notre chef resitue ces pages dans une certaine orbite post-romantique, dans le sillage de Vaughan Williams, -une parentelle peut-être pas totalement légitime
mais qui, par compensation, demeure un viatique pour qui redouterait les aridités d'un compositeur qu'on peut situer comme un Hindemith d'outre-Manche.
Amplement capté par les micros, l'orchestre de Bournemouth rayonne d'une souplesse et d'une chaleur qui conviennent parfaitement à cette entreprise.


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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyVen 24 Mai 2019 - 0:24

Mélomaniac a écrit:
La discographie s'avère ténue : on peut se fier à Colin Davis, un des champions de Tippett dont il grava aussi les opéras. Ses témoignages (décembre 1975 pour la n°1 chez Philips et mars 1967 pour la n°2 chez Argo) valent toujours pour leur clarté et leur intelligence ludique (paramètre essentiel pour éviter l'assèchement de ce néoclassicisme qui ne doit pas sombrer dans l'épure scolaire).
Dans ces deux symphonies, la toute récente contribution de Martyn Brabbins (Hyperion) s'oriente vers une lecture verticalisée, exaltant l'écriture par bloc - une option à apprivoiser, mais moins séduisante que celle de Hickox. Malgré les limites que j'ai évoquées en termes de pugnacité et de précision dans les rouages périlleux, notre chef resitue ces pages dans une certaine orbite post-romantique, dans le sillage de Vaughan Williams, -une parentelle peut-être pas totalement légitime mais qui, par compensation, demeure un viatique pour qui redouterait les aridités d'un compositeur qu'on peut situer comme un Hindemith d'outre-Manche.
Je ne connais que les versions Davis (qui ne m'avaient pas fait un énorme effet.) J'ai vu les disques Brabbins qui viennent de sortir - j'imagine que ce sera sans doute davantage susceptible de me plaire que Hickox, non? (D'ailleurs j'avais énormément aimé Brabbins dans les symphonies de Walton...)
Cela dit, je me demande si les symphonies de Tippett sont réellement taillées pour me plaire; d'ailleurs, à part King Priam, sa musique ne m'a jamais tellement marqué.
Personnellement, c'est plutôt Walton que je verrais comme un Hindemith d'outre-Manche.
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MessageSujet: Re: Michael Tippett (1905-1998)   Michael Tippett (1905-1998) EmptyVen 24 Mai 2019 - 21:15

Ah !, la deuxième symphonie m'est très chère ! Ça, je te la conseille volontiers, puisque tu m'apprends que de nouveaux enregistrements sont sortis Very Happy . Saute sur l'occasion  bounce ! Je suis d'accord avec la description de Mélomaniac. Elle est de loin sa meilleure.

J'ai beaucoup d'affection pour Tippett mais ça musique souvent m'ennuie aussi ; mon affection vient d'une poignée d'oeuvres qui ridiculisent ce mauvais sentiment en me faisant prendre un pied, pour le coup, monumental ! La Sonate pour piano n°4, liée à la Symphonie n°2, est topissime ! Bon sang, si seulement toute son oeuvre était faite du même bois...
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