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 Beethoven : sonates pour violon et piano

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Mélomaniaque


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MessageSujet: Re: Beethoven : sonates pour violon et piano   Dim 29 Avr 2012 - 10:12

Scherzian a écrit:
Recopié du fil sur les symphonies de Mozart :

Percy Bysshe a écrit:
alexandre. a écrit:
Pour ce qui de jouer dans des dynamiques faibles ça ne me gêne pas trop. Guilels ou Oborine dépassent rarement le mezzo-piano en musique de chambre, ça ne les empêche pas d'avoir un son très fourni et de conduire de façon assez autoritaire l'ensemble auxquels ils contribuent (ce qui n'est pas rien quand on connaît leur partenaires).
Oui, mais très précisément, c'est de cela que je parle, non pas des nuances mais de la densité sonore. Pour une même nuance douce, il y a plusieurs manières de la faire sonner, et chez Gilels comme chez Oborin, il y a une densité sonore dans les nuances piano que n'ont pas Ott ou Li dans les nuances forte.
D'accord avec vous deux, juste un exemple pour illustrer. (Et Busch demandait à ses partenaires pianistes en musique de chambre de jouer avec le couvercle ouvert sur sa grande béquille. En tout cas en récital ; ici, c'est en studio, donc je ne sais pas comment ils ont procédé. En tout cas, la sonorité que Serkin tire de son instrument, sans doute un Bechstein (d'avant-guerre, forcément), est fabuleuse. Elle joue en permanence sur le rapport de l'absent et du présent ; sans presque jamais dépasser la nuance piano, souvent même pianissimo, sa présence est en permanence très forte et essentielle à l'ensemble, mais par sa seule hantise, si j'ose dire. C'est aussi un des plus cinglants démentis de l'affirmation selon laquelle il ne faisait pas les nuances et ne savait pas timbrer.) C'est libre de droits (début des années 1930) :


c'est superbe
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Beethoven : sonates pour violon et piano   Sam 1 Avr 2017 - 1:19

Smile Rubinstein n'enregistra que trois sonates violon/piano de Beethoven, avec Szeryng.
Tous deux d'origine polonaise, ils se rencontrèrent pour la première fois à Mexico en 1954 à l'occasion d'un récital donné par ce dernier.
Le vénérable pianiste facilita l'ascension de son jeune compatriote et lui offrit également l'occasion d'enregistrer quelques disques avec lui : trois Sonates de Beethoven, les trois Sonates de Brahms, ainsi que quelques Trios en compagnie de Pierre Fournier.
Hélas, la session de décembre 1958 durant laquelle furent captés les opus 24 et 47 ne me convainc pas que le violoniste s'y montre à son meilleur, et prête le flanc aux critiques d'insensibilité et de froideur que l'on peut parfois reprocher à son jeu.
Malgré une digitalité souveraine, la sonorité paraît sèche, l'intonation peu nuancée, comme si les phrasés étaient en panne d'imagination, ce qui est encore aggravé par une prise de son relativement dure et aigrelette sur les cordes, qui peinent à s'épanouir dans une acoustique plutôt mate.
La Printemps se voit privée de son soleil, tandis qu'une lecture trop analytique ne permet pas l'envolée lyrique de la Kreutzer, que l'on pourra trouver pauvre de poésie et d'héroïsme comparée aux témoignages historiques de Grumiaux ou Huberman.
Heureusement, le toucher sans cesse renouvelé de Rubinstein varie les ambiances et vient éviter toute monotonie : étonnamment martial et pince-sans-rire dans le presto, matois dans l'andante, enjoué dans le final.

La session de 1961, captée elle aussi à l'Académie des Arts et Lettres de New York, nous offre une n°8 qui bénéficie d'un enregistrement plus aéré.
La sonorité de l'instrument s'en trouve métamorphosée, scintillant de reflets irisés qui conviennent idéalement à cette page teintée d'humour.



Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Ludwig van Beethoven (1770-1827) :

Sonate n°8 en sol majeur, Op. 30 n°3

= Henryk Szeryng, violon ; Arthur Rubinstein, piano

(RCA, janvier 1961)

Smile Évidemment le grand style de Szeryng reste châtié, et la malice du pianiste polonais ne parvient guère à le décrisper.
La prise de son de cette sonate se montre un peu plus chaleureuse que la n°5 (captée en 1958) que je viens d'écouter par les mêmes artistes,
le violon semble moins sec (enfin tout est relatif, on peut aussi louer la pureté d'intonation et l'équilibre des phrasés).
L'interprétation du finale, tout en litote, n'essaime peut-être pas la fantaisie de cette page, mais l'humour au coin de l'oeil sait séduire sans minauder.



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sergio
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Date d'inscription : 19/07/2010

MessageSujet: Re: Beethoven : sonates pour violon et piano   Dim 2 Avr 2017 - 15:28

David Oistrakh et Lev Oborin c'est quand même incontournable ...pour ne rien dire de Jascha Heifetz absolument impérial si on aime le beau violon !
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MessageSujet: Re: Beethoven : sonates pour violon et piano   

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