Autour de la musique classique

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 Frederick Delius (1862 - 1934)

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Pousskine
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MessageSujet: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 6:26

Je ne connais pas du tout ce compositeur, mais un ami à éveillé ma curiosité en me disant que s'il fallait à tout prix établir une sainte-trinité d'une musique supposé "impressioniste", alors il faudrait placer Delius au coté de Debussy et sans doute Ravel. Cette affirmation est peut-être (et même sans doute) exagérée, mais j'aimerais en savoir plus au sujet de ce compositeur anglais. Des connaisseurs de sa musique?
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Octavian
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 7:08

Il me semble - prends l'indication pour ce qu'elle vaut - avoir plus souvent vu son nom associé à celui de son compatriote Arnold Bax, lequel a déjà son fil dédié ici. - C'est en tout cas le cas sur un CD dirigé par Barbirolli que je me suis commandé récemment, mais que je n'ai pas encore reçu. - Impossible d'en dire plus pour l'instant, en ce qui me concerne, prochainement peut-être...
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 7:25

Le premier Bax, Buttersworth, Cyril Scott, et même quelques pièces de Franck Bridge pourraient être taxées d'impressionnisme. Delius lui, serait plutôt un romantique tardif, à ranger dans la catégorie des "naturalistes", tendance paysanne et parfois exotique.
La musique de Delius est parfois charmante, parfois insignifiante, parfois impressionnante et grandiose (comme la colossale Mass of life sur des textes de Nietzsche). Son oeuvre la plus connue est l'opéra A village Romeo and Juliet. Très mélodique et tonale, un peu fade parfois la musique de Delius est en général représentée par des bribes de musique incidentale qui s'organisent en poèmes symphoniques. Delius est associé à la musique française car il a essentiellement vécu en France durant la deuxième partie de sa vie, alors qu'il devenait aveugle. Il a dicté beaucoup de ses partitions à son assistant, le chef d'orchestre Eric Fenby, qui y a peut-être laissé beaucoup de choses de sa propre main.
Les pièces de Delius qui m'ont le plus marqué sont, les sonates pour piano et violon (un magnifique disque avec Tasmin Little regroupe les trois, dont la meilleure, la première sans numéro d'opus) et le concerto pour piano en ut dièse mineur, encore très célèbre en Angleterre.
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Pousskine
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 7:50

Merci Sud pour ces indications, je vais fouiner quelque peu dans ma médiathèque pour me plonger dans les quelques oeuvres de lui que je trouve. La musique anglaise du la fin du XIXème (et même du début d'ailleurs) m'a toujours intrigué,.. parce que je la connais mal.
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Dorabella
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 8:03

"....il a essentiellement vécu en France "

Si je me souviens bien, c'est aussi là qu'il a attrapé la "maladie honteuse" qui lui a complètement gâché l'existence.

Pas rancunier !

Et ce qui donne peu-être un peu plus de valeur à certaines de ses compositions qui semblent refléter le bonheur, la tendresse et la paix.

Je me souviens d'un jour assez agité, à Londres, où sa musique était diffusée dans le métro, dans le but avoué de calmer les usagers.


Dernière édition par Dorabella le Sam 11 Oct 2008 - 8:04, édité 1 fois
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Xavier
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 8:04

Dorabella, il faut que tu travailles tes quote! Laughing

Je ne sais pas comment tu fais, mais il suffit d'appuyer sur le bouton Citer...
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Pousskine
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 8:06

Dorabella a écrit:
"....il a essentiellement vécu en France "

Si je me souviens bien, c'est aussi là qu'il a attrapé la "maladie honteuse" qui lui a complètement gâché l'existence.

Pas rancunier !

Et ce qui donne peu-être un peu plus de valeur à certaines de ses compositions qui semblent refléter le bonheur, la tendresse et la paix.

Je me souviens d'un jour assez agité, à Londres, où sa musique était diffusée dans le métro, dans le but avoué de calmer les usagers.

Et? As-tu remarqué un changement de ocmportement chez les passagers? Smile
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Dorabella
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 8:08

Xavier a écrit:
Dorabella, il faut que tu travailles tes quotes

Oui, 'pa, mais je suis toujours pressée, d'où les fautes.

Je promets de faire un peu plus attention ! Smile
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Dorabella
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 8:10

Pousskine a écrit:


Et? As-tu remarqué un changement de ocmportement chez les passagers? Smile

Affirmatif !

(j'ai cité pour faire plaisir à Xavier Smile )
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kentel
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 19:25

Delius n'est pas vraiment un impressioniste, même si l'héritage de Debussy est assez net chez lui. Il fait partie de ce que la critique a appelé les "pastoraux" anglais (avec Holst ou V-W), sa musique me fait penser aux tableaux de Constable; je trouve ça magnifique personnellement, il joue beaucoup sur les atmosphères ambigües, sur le détachement angoissé, et c'est un orchestrateur hors pair. Mais quasiment tous les Anglais sont de prodigieux orchestrateurs.

Pour débuter dans Delius je conseillerais vivement la splendide Florida Suite, Brigg Fair et le concerto pour violon, qui me semblent être des sommets de la musique anglaise.
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Jaky
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Sam 11 Oct 2008 - 19:37



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joachim
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Lun 13 Oct 2008 - 3:39

Delius impressionniste comme Debussy ? Non pour moi, et malgré ses dates, c'est un romantique (ou post romantique, comme on veut).

C'est une musique descriptive, très jolie, que ce soit la suite Florida de jeunesse ou bien A song of Summer, l'une des dernières oeuvres. D'ailleurs, je ne vois pas d'évolution marquante entre les premières et les dernières oeuvres.

Delius, c'est avant tout, je crois, sa musique symphonique : suites, poèmes symphoniques, concertos.
Je n'accroche ni à sa musique de chambre (assez réduite), ni même à ce que j'ai entendu de ses opéras(extraits de Koanga et de Irmelin).
Parmi les oeuvres chorales, il faut noter les songs of the Higth Hills, les songs of Farewell et surtout le Requiem, qui n'a de requiem que le nom, le texte, du compositeur, étant une adaptation de Nietzsche sur les combats de la vie, l'amour, la mort..
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jolan
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 30 Oct 2008 - 14:46

Dorabella a écrit:
"....il a essentiellement vécu en France "

Si je me souviens bien, c'est aussi là qu'il a attrapé la "maladie honteuse" qui lui a complètement gâché l'existence.

Oui, il a vécu un temps à Paris, puis à Grez-sur-Loing dès 1897, où il y avait un groupe d'artistes, principalement des peintres, dont sa femme.
J'avais commencé un roman biographique sur ce compositeur en me basant sur cette époque, qui me touche particulièrement
Il y avait même reçu la visite de Bartok, qui admirait son oeuvre.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 30 Oct 2008 - 18:37

jolan a écrit:
Dorabella a écrit:
"....il a essentiellement vécu en France "

Si je me souviens bien, c'est aussi là qu'il a attrapé la "maladie honteuse" qui lui a complètement gâché l'existence.

Oui, il a vécu un temps à Paris, puis à Grez-sur-Loing dès 1897, où il y avait un groupe d'artistes, principalement des peintres, dont sa femme.
J'avais commencé un roman biographique sur ce compositeur en me basant sur cette époque, qui me touche particulièrement
Il y avait même reçu la visite de Bartok, qui admirait son oeuvre.
Jolan ! Ca faisait une paye... Smile
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jolan
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Ven 31 Oct 2008 - 10:13

Bah vi, je me suis soudain rappelé que j'aimais la musique classique, alors me revoilou.

Laughing
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Jaky
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Lun 21 Sep 2009 - 16:52

Une bonne âme saurait ou trouver le texte de "A Mass of Life" de Delius? Confused
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Octavian
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Lun 21 Sep 2009 - 16:57

No, sorry. Le disque dont je mentionnais l'attente un peu plus haut a finalement été reçu, écouté et... ça ne m'a pas donné envie d'en entendre plus. Mr.Red
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Jaky
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Lun 21 Sep 2009 - 17:08



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Octavian
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Lun 21 Sep 2009 - 17:27

Ah, mais je ne parlais pas d'A Mass of Life dont j'ignorais l'existence mais de ce disque:



Avec des œuvres (uniquement symphoniques) qui font pour la plupart entre 5 et 10 minutes - 15 pour la plus longue. Eh bien même comme ça, il y a des longueurs. hehe
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Jaky
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Lun 21 Sep 2009 - 17:35



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Iskender
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mar 22 Sep 2009 - 3:03

Jaky a écrit:
Les petites pièces pour orchestre de Delius valent surtout pour leurs couleurs orchestrales parce que question développements on a beau chercher… (mais c'est vrai qu'elles ont tendance à se ressembler, il faut pas en abuser : j'en écoute une ou deux avant de dormir parfois bedo ).

Laughing En effet elles se ressemblent, ... et sont inégales question inspiration. J'aime beaucoup les trois petits poèmes symphoniques (le tryptique qui commence par Summer evening que tu as cité plus haut), la Florida suite, over the hills and far away; en revanche In a summer garden et les North country sketches m'ennuient prodigieusement.

Pour ce qui est du débat impressionnisme ou romantisme "pastoral", je dirais que c'est un peu le pont entre les deux, il me semble que Delius a beaucoup été influencé par Grieg et ça s'entend.

Jaky a écrit:
Tintagel de Bax moi j'adore…


Moi aussi, j'adore cette oeuvre, je l'écoute souvent, mais curieusement je n'ai aimé aucun des autres poèmes symphoniques de Bax que j'ai écoutés.
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Tus
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Ven 2 Oct 2009 - 7:48

oui c'est curieux, Tintagel est pour moi loin d'être du meilleur Bax, sa réputation me semble injustifiée en regard à des chefs d'oeuvre comme November Woods, Garden of Fand ou même Happy Forest.
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Breez
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mer 5 Mai 2010 - 17:12

J'écoute très régulièrement "The walk to the paradise garden", un très beau coucher de soleil, paisible, un rien mélancolique, très prenant, intense, je dirais même envoûtant. (Parmi les anglais il n'y a guère que "Summer" de Frank Bridge qui me fasse un tel effet).

Je connais d'ailleurs l'opéra dont c'est extrait, "A village Romeo and Juliet", que je rêverais de voir monter. Beecham en a gravé une version bouleversante, me semble t'il... (Âmes trop sensibles s'abstenir, c'est l'histoire d'un double suicide).
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Iskender
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 6 Mai 2010 - 2:33

Pour a village Romeo and Juliet, il y a une version en dvd . C'est un film en fait, je ne sais pas du tout ce que ça vaut. En tout cas la direction musicale est assuée par Mackerras, un de mes chefs préférés.

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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 6 Mai 2010 - 18:09

Le film date un peu et il faut savoir que c'est du play-back (excepté Hampson ce sont des acteurs doublés par des chanteurs), musicalement je ne trouve rien à dire mais question film, les gros plans récurrents sur Roméo qui chante en vous regardant droit dans les yeux…Bof.
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Breez
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Ven 7 Mai 2010 - 9:49

Je me contenterai donc de ma version sur CD, celle de Beecham... Cet opéra a ceci en commun avec "Pelléas" que la musique et le chant se suffisent à eux-même et qu'on peut fort bien se passer de DVD... enfin, en tout cas, j'y arrive très bien.
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Era
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 26 Juin 2011 - 9:12

Dans l'article de Cadences sur les Gurrelieder, Michel Fleury écrit, en citant Christopher Palmer, que dans l'oeuvre de Schoenberg, "la Chasse Sauvage du vent d'été, le prologue et l'épilogue orchestraux de la première partie sont du "pur Delius" - celui du In a Summer Garden ou de Summer Night on the River."
Je ne connais pas du tout Delius, pour l'instant j'écoute In a Summer Garden et je ne trouve pas ça probant, ça me fait plutôt penser à du gentil Ravel, parfois à du Debussy... Je comprends ce qu'a voulu dire l'auteur, remarquez, il y a bien quelque chose, mais c'est quand même d'un niveau en dessous.

L'auteur dit aussi que la cantate de Delius A Mass of Life sur des textes de Nietzsche reste le point de comparaison le plus pertinent avec les Gurrelieder. Qu'en pensez vous ?


Bon, l'article conclut quand même comme ça : "Les Gurrelieder montrent Shoenberg à la croisée des chemins de l'impressionnisme et de l'expressionnisme, changeant de cap à volonté. Ces deux directions sont dans le sillage de Wagner. Si Delius, inéluctablement, à la lumière de son admiration pour Grieg et de son exposition à la culture française, suivit l'une des deux voies, Shoenberg, tout aussi inéluctablement, suivit l'autre, conformément à la subordination, de la plupart des artistes germaniques à la forme de préférence à la couleur." (Christopher Palmer, Delius : Portrait of a Cosmopolitan)
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WoO
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 26 Juin 2011 - 9:37

"La structure d'In a Summer Garden, dont la version finale date de 1911, peut être superficiellement décrite comme un rondo avec introduction et coda, mais il s'agit là d'une simplification. Pas un refrain, en effet, n'est identique. Il n'y a plus de thème au sens traditionnel du mot mais un motif "générateur", dont les multiples variantes, savamment agencées à l'orchestre, engendrent l'ensemble du matériau mélodique. Le début du premier refrain [mesures 33 à 113], au fil duquel on observe la prolifération dans la texture orchestrale du motif générateur et de ses variantes, donne l'impression d'une "thématique ouverte". [...] Dans cette oeuvre novatrice, on ne pourra passer sous silence le premier couplet [mesures 114 à 141] dont la texture en strates évoque merveilleusement la sensation de perpetuum mobile propre à l'élément liquide. [...] Du point de vue harmonique, enfin, In a Summer Garden démontre l'immense palette du compositeur : chromatisme structurant, pédales, gamme par tons, modalité (voir l'introduction en mode de la), parallélismes d'accords, modulations aux médiantes."
- Jérôme Rossi in Frédérick Delius p.153-155.
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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 24 Juil 2011 - 12:38

Pousskine a écrit:
Je ne connais pas du tout ce compositeur, mais un ami à éveillé ma curiosité en me disant que s'il fallait à tout prix établir une sainte-trinité d'une musique supposé "impressioniste", alors il faudrait placer Delius au coté de Debussy et sans doute Ravel. Cette affirmation est peut-être (et même sans doute) exagérée, mais j'aimerais en savoir plus au sujet de ce compositeur anglais. Des connaisseurs de sa musique?

Pas forcement exagéré, parce que j'était en train de réécouter le Daphnis et Chloé de Ravel et j'ai zappé avant la fin du morceaux à une oeuvre de Delius qui est "En entendant le premier coucou au printemps". J'ai été surpris de voir que c'était exactement le même style, la même musique (effet accentué par un tempo quasi identique et un même "thème" évocateur qui est la nature. Mais enfin tous de même on croirez presque que c'est le même morceau qui continu. Je trouve donc ce rapprochement de Ravel et Delius plus que correcte.
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WoO
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 30 Oct 2011 - 12:33

A l'occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Delius, EMI et le Delius Trust lancent un site qui lui est entièrement consacré :
www.frederickdelius.com

Un colloque international "Frederick Delius et la France" organisé par le Delius Trust, l’OMF (Université de Paris-Sorbonne) et le CAPHI (Université de Nantes) se tiendra le samedi 5 mai 2012 à la Sorbonne (Salle des Actes).
Apparemment cette journée s’inscrira dans le contexte d’un « festival Delius » comprenant concerts et expositions à Grez-sur-Loing (77), du 05/05/2012 au 08/05/2012. Le site officiel de la ville est muet sur cette manifestation à venir et présente fallacieusement Delius comme un ami de Grieg (ce qui est exact), Ravel (plutôt une relation de travail assez distante, Delius lui ayant confié la réduction pour piano de son opéra Margot la Rouge) et Debussy (ce qui faux, ils ne se sont sans doute jamais rencontrés et si Delius appréciait sa musique pour orchestre il n'aimait pas sa musique pour piano, de son côté Debussy détestait Grieg et n'aimait pas la musique de Delius comme à peu près tout ce qui n'était pas français).

Plusieurs parutions sont prévues, à commencer par un coffret "150th Anniversary Edition" de 18 CD chez EMI et un coffret "Delius Edition" de 8 CD chez Decca.

Coffret EMI:
 
Coffret DECCA:
 

Le coffret EMI est à privilégier, sans l'ombre d'une hésitation : une multitude d'interprétations de référence (les enregistrements stéréo de Beecham, Appalachia dirigé par Barbirolli, etc.), de nombreuses raretés (musique intégrale de Hassan, musique chorale, les 3 opéras dirigés par Meredith Davies, etc.), les déceptions sont rares (The Song of The High Hills et Lebenstanz dirigés par Sir Groves).
Le coffret Decca vaut surtout pour A Village Romeo and Juliet dirigé par Mackerras, le reste est beaucoup plus secondaire.

Le premier volume d'une intégrale des mélodies (2 volumes) est paru chez Stone Records il y a quelques mois.
La voix du baryton Mark Stone est absolument sublime.
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WoO
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Lun 5 Mar 2012 - 6:47

Resmusica consacre un dossier au compositeur.

Le premier article est une interview de Jérôme Rossi, son premier biographe français : http://www.resmusica.com/2012/03/03/dossier-frederick-delius-jerome-rossi-son-premier-biographe-francais/

Celui-ci fournit notamment des détails sur le "Festival Delius" du mois de mai prochain.

Resmusica a écrit:
RM : Y aura-t-il des célébrations en France pour le cent-cinquantenaire?
JR : Toujours à la tête de l’association des Artistes du bout du monde, Claire Leray, le Delius Trust et moi-même organisons un « festival Delius » qui comprendra une journée d’étude à la Sorbonne (le 5 mai) et deux concerts (le 5 mai au soir et l’après-midi du 6 mai) à Grez-sur-Loing. Des tableaux de la femme de Delius seront également présents sur le lieu de concert du 6 mai. La journée d’étude à la Sorbonne, sur le thème Delius et la France, réunira les plus grands spécialistes du compositeur, parmi lesquels Lionel Carley, qui tient les archives du Delius Trust depuis une trentaine d’années. Le chef d’orchestre David Lloyd-Jones viendra également en personne nous parler de l’interprétation des œuvres de Delius. Parmi les autres communicants, j’aurai aussi le plaisir d’accueillir Michel Fleury, auteur d’un livre sur L’impressionnisme et la musique chez Fayard, et qui travaille actuellement sur un ouvrage consacré à Delius. En Angleterre, on pourra entendre cette année la quasi-totalité des œuvres de Delius en concert.

On note donc le désintérêt total de la France pour ce compositeur, ce qui n'est pas une découverte, et le décalage hallucinant avec l'Angleterre...
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mar 13 Nov 2012 - 7:55

Era a écrit:
Dans l'article de Cadences sur les Gurrelieder, Michel Fleury écrit, en citant Christopher Palmer, que dans l'oeuvre de Schoenberg, "la Chasse Sauvage du vent d'été, le prologue et l'épilogue orchestraux de la première partie sont du "pur Delius" - celui du In a Summer Garden ou de Summer Night on the River."
Je ne connais pas du tout Delius, pour l'instant j'écoute In a Summer Garden et je ne trouve pas ça probant, ça me fait plutôt penser à du gentil Ravel, parfois à du Debussy... Je comprends ce qu'a voulu dire l'auteur, remarquez, il y a bien quelque chose, mais c'est quand même d'un niveau en dessous.

L'auteur dit aussi que la cantate de Delius A Mass of Life sur des textes de Nietzsche reste le point de comparaison le plus pertinent avec les Gurrelieder. Qu'en pensez vous ?


Bon, l'article conclut quand même comme ça : "Les Gurrelieder montrent Shoenberg à la croisée des chemins de l'impressionnisme et de l'expressionnisme, changeant de cap à volonté. Ces deux directions sont dans le sillage de Wagner. Si Delius, inéluctablement, à la lumière de son admiration pour Grieg et de son exposition à la culture française, suivit l'une des deux voies, Shoenberg, tout aussi inéluctablement, suivit l'autre, conformément à la subordination, de la plupart des artistes germaniques à la forme de préférence à la couleur." (Christopher Palmer, Delius : Portrait of a Cosmopolitan)

Très interessant tout ça, merci Era.
J'y jetterai une oreille à l'occasion. Smile
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mar 13 Nov 2012 - 9:51

Surtout à ne pas écouter avec une idée préconçue ! Si tu t'attends à y trouver du Schoenberg tu seras forcément déçu.

Le point commun le plus évident entre ces deux compositeurs serait plutôt à chercher du côté des sources d'inspiration et le fait d'avoir tous les deux mis en musique un texte de Jens Peter Jacobsen. Les Gurre-Lieder pour l'un, deux épisodes de la vie de Niels Lyhne pour l'autre (cf. l'opéra Fennimore and Gerda).

Plutôt que la Mass of Life je te conseillerais plutôt de commencer par les petits poèmes symphoniques voire même l'opéra A Village : Romeo and Juliet, qui peut-être vu comme un grand poème symphonique avec voix obligées, tellement la musique y occupe une place importante.
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 28 Avr 2013 - 16:08

WoO a écrit:

Plutôt que la Mass of Life je te conseillerais plutôt de commencer par les petits poèmes symphoniques voire même l'opéra A Village : Romeo and Juliet, qui peut-être vu comme un grand poème symphonique avec voix obligées, tellement la musique y occupe une place importante.

Smile Absolument, cet opéra est une merveille !
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 28 Avr 2013 - 16:09

Delius dirigé par Beecham : panorama discographique

Depuis qu'il entendit Appalachia en 1907, Thomas Beecham tomba amoureux de la musique de Delius dont il assura plusieurs créations (A Mass of Life en 1909, Songs of Sunset en 1912, redécouverte de la Florida Suite en 1937...), qu'il plébiscita lors de deux festivals (1929, 1946), et qu'il enregistra tout au long de sa carrière.

Ce legs discographique engrangé pendant trois décennies se partage principalement entre les labels Columbia et His Master's Voice. Un vrai dédale car Beecham confia souvent plusieurs fois les mêmes oeuvres aux micros.

Very Happy Voilà quelques pistes pour nous repérer dans ce labyrinthe des rééditions.

On trouvera les plus anciens enregistrements chez des labels comme Somm, Naxos et Dutton.

Arrow Les trois premiers volumes de la collection Naxos correspondent aux enregistrements d'avant-guerre, les deux autres occasionnent des doublons avec les deux coffrets Sony et Emi dont je vais parler ci-dessous en bas.
Spoiler:
 

Arrow Ce CD Dutton propose cinq oeuvres symphoniques, avec le London Philharmonic Orchestra dans les années 1930, qu'on trouve aussi chez Naxos (sauf Summer night on the River d'octobre 1935)
Spoiler:
 

Arrow Pour sa part, Somm a exhumé des enregistrements très rares :
Par exemple ces Songs of Sunset qui n'étaient pas parus à l'époque de leur captation et qu'on ne retrouve pas chez Naxos. Ils sont chantés par Olga Haley et Roy Henderson (complétés pour le huitième song par une session de novembre 1946 chantée par Nancy Evans et Redvers Llewellyn) :
Spoiler:
 

Autre version des Songs of Sunset, toujours chantés par Olga Haley et Roy Henderson le 4 octobre 1934 à Leeds, couplé avec le Village Romeo and Juliet réalisé pour une diffusion de la BBC en 1948 (différent de celui réédité par Emi) :
Spoiler:
 

Cet autre CD offre le Sea Drift de novembre 1928 avec le London Symphony Orchestra (le vol. 2 Naxos repique lui la version Columbia de 1936 avec le LPO) :

Spoiler:
 

Arrow Les microsillons Columbia d'après-guerre avec le Royal Philharmonic étaient reparus en plusieurs volumes chez Sony, regroupés dans un coffret hélas indisponible.
On y rencontre des oeuvres que Beecham n'enregistra que pour ce label : Appalachia, An Arabesque, Eventyr, Hassan, In a summer garden, des extraits de Koanga, North country sketches, Paris et A Mass of life.
Spoiler:
 

Arrow Emi a réédité l'an dernier une bonne partie de son legs Delius / Beecham, en privilégiant chaque fois les enregistrements les plus récents quand plusieurs versions coexistaient au catalogue de la marque :
Spoiler:
 

Revue de détail :
Citation :

Le présent coffret inclut toutes les oeuvres que Sir Thomas enregistra au moins une fois pour HMV. A deux exceptions près : est ainsi éludé l'Intermezzo & Serenade de Hassan (octobre 1952). Par ailleurs, pourquoi avoir inclus le Concerto pour violon gravé en 1946 (avec en soliste Jean Pougnet) mais hélas écarté le Concerto pour piano capté la même année, avec le clavier de Betty Humby-Beecham (qui avait épousé le maestro trois ans auparavant) ?! -on thésaurisera donc cette interprétation dans le volume 5 de la collection Naxos.

On trouve en revanche dans le présent coffret des oeuvres que Beecham n'enregistra que pour HMV, avec le Royal Philharmonic Orchestra : Dance Rhapsody n°1 (octobre 1952), Dance Rhapsody n°2 (novembre 1956), Florida Suite (nov-décembre 1956), Sleigh ride (décembre 1956), Song of the high hills (novembre 1946), On the mountains (novembre 1946).
Des deux enregistrements de la Marche caprice (décembre 1946 ; octobre 1956), de Summer evening (février 1949 ; octobre 1956) et de Song before sunrise (1949 ; novembre 1956), les plus récents ont été ici retenus.

Parmi les autres oeuvres enregistrées à la fois pour Columbia et HMV, le coffret a ici privilégié les sessions les plus tardives pour HMV (sauf mention contraire, l'orchestre est le Royal Philharmonic). Voici la liste avec (pour information) rappel des autres enregistrements par ailleurs réalisés par Beecham au cours de sa vie :

Brigg Fair : 1928-29 (Columbia) ; novembre 1946 & avril 1947 (HMV) ; octobre 1956 & avril 1957 (HMV)

Irmelin, Prelude : 1938 avec le London Philharmonic Orchestra (Columbia) ; décembre 1946 (HMV) ; octobre-novembre 1956 (HMV)

Fennimore and Gerda, Intermezzo : septembre 1936 (LPO, Columbia) ; novembre 1956 (HMV)

On hearing the first cuckoo : décembre 1927 avec l'orchestre de la Royal Philharmonic Society (Columbia) ; 1946-1948 (HMV) ; octobre 1956 (HMV)

Over the hills and far away : septembre 1936 (LPO, Columbia) ; février 1950 (Columbia) ; 1957 (HMV)

Sea Drift : novembre 1928 avec le London Symphony (label Beecham society) ; avril & novembre 1936 (LPO, Columbia) ; avril & décembre 1954 (Columbia) ; janvier 1951 (HMV)

Songs of sunset : avril 1934 (LPO, Columbia) ; avril 1957 (HMV)

Summer night on the river : juillet 1928 avec l'orchestre de la Royal Philharmonic Society (Columbia) ; octobre 1935 (LPO, Columbia), février 1949 (HMV) ; mars 1957 (HMV)
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André
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 28 Avr 2013 - 21:19

Merci pour ce post fort informatif, Mélomaniac. Je vais commander ce cd 5 de la série Naxos.

Quel que soit le style qu'on tente de lui coller, Delius demeure un compositeur unique, sans réel équivalent dans le monde de la musique.
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 7 Nov 2013 - 4:17

Ce coffret publié pour le cent-cinquantenaire reprend la totalité des enregistrements parus initialement chez Unicorn Kanchana.
C'est un must have pour quiconque aime la musique de ce compositeur. Les interprétations de Norman Del Mar sont absolument extraordinaires.



CD 1
Dance Rhapsody no. 1 (ed. Beecham) (Royal
Philharmonic Orchestra, Normal del Mar)
The songs of the High Hills (Ambrosian singers,
Royal Philharmonic Orchestra, Eric Fenby)
Three piano preludes (Eric Parkin, piano)
Polka - Zum Carnival (Eric Parkin, piano)
Fantastic dance (Royal Philharmonic Orchestra, Eric Fenby)
Dance rhapsody no. 2 (Royal Philharmonic Orchestra, Eric Fenby)
Total time: 65:02

CD 2
Irmelin prelude (Royal Philharmonic Orchestra, Eric Fenby)
Concerto for Violin (Royal Philharmonic Orchestra, Vernon Hadley)
A song of summer (Royal Philharmonic Orchestra, Eric Fenby)
A late lark (Royal Philharmonic Orchestra, Eric Fenby)
Concerto for piano and orchestra (Royal Philharmonic Orchestra, Normal del Mar)
Ralph Holmes, violin. Philip Fowke, piano.
Total time: 71:03

CD 3
The walk to the paradise garden (conducted by Norman Del Mar)
Songs of sunset (Ambrosian singers, Thomas Allen and Sarah Walker)
Idyll (Felicity Lott)
La Calinda
Royal Philharmonic Orchestra conducted by Eric Fenby
Total time: 72:53

CD 4
Cello sonata
Sonata for violin and piano no. 1
Sonata for violin and piano no. 2
Sonata for violin and piano no. 3
Julian Lloyd Webber, cello, Ralph Holmes, violin and Eric Fenby, piano.
Total time: 64:48

CD 5
Orchestral songs: Twilight fancies, Wine roses, The bird's story, Let springtime come, Il pleure dans mon Coeur, Le ciel est, par-dessus le toit, La lune blanche, To daffodils, I-Brasil
Songs with piano: Twilight fancies; The violet; In the garden of the Seraglio; Silken shoes; Autumn; Young Venevil; Irmelin rose; Let springtime come; Il pleure dans mon Coeur; Le ciel est, par-dessus le toit; La lune blanche; Chanson d'automne; Avant que tu ne t'en ailles; To daffodils; So white, so soft, so sweet is she; I - Brasil
Felicity Lott; Anthony Rolfe Johnson; Sarah Walker
Eric Fenby, piano
Royal Philharmonic Orchestra conducted by Eric Fenby
Total time: 73:15

CD 6
Paris - the songs of a great city (ed. Beecham) (Norman del Mar)
An arabesque (Thomas Allen, Ambrosian singers, conducted by Eric Fenby)
Suite for violin and orchestra (Vernon Handley)
Fennimore and Gerda - intermezzo (Eric Fenby)
Ralph Holmes, violin
Royal Philharmonic Orchestra
Total time: 66:40

CD 7
Songs of farewell (Ambrosian singers)
Cynara (Thomas Allen)
Two aquarelles
Caprice and Elegy (Julian Lloyd-Webber, cello)
Légende (Ralph Holmes, violin and conducted by Vernon Handley)
Life's dance (Norman del Mar)
Royal Philharmonic Orchestra conducted by Eric Fenby except as mentioned above)
Total time: 66:43
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 7 Nov 2013 - 7:03


Avec ses origines scandinaves, sa naissance en Angleterre, son séjour en Floride puis en Allemagne, sans parler de son épouse croate ou slovène (je ne me souviens plus) pour finalement s'installer en France, Delius, est un artiste européen avant l'heure.

En fait, je crois qu'il avait chopé la syphilis avant de s'installer à Gretz : en Floride ou en Allemagne.

En dépit de sa maladie, il adorait jouer le rôle de "patriarche de la musique anglaise", rôle qu'il partageait avec Elgar avec qui il était très ami. Il a dit à Peter Warlock : "tournez-vous vers la musique, mon cher garçon, elle est source de toute joie sur cette Terre". Bax est aussi passé le voir à Gretz. Eric Fenby qui fut le secrétaire de Delius se souvient d'un jeune homme timide, toujours en train de fouiller ses poches pour chercher de quoi allumer sa pipe.

Si on trouve des analogies avec Debussy, les grands inspirateurs de Delius furent Grieg, qu'il admirait au-delà de tout et son maître Karl Reinecke, un excellent compositeur dans la veine de Mendelsohn, trop oublié aujourd'hui.

Mais son oeuvre, avec sa délicatesse, garde un parfum so british. Je me souviens d'un pastiche de la musique de Delius utilisé dans un merveilleux film anglais tombé aux oubliettes : "un Mois à la Campagne". coucou 



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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 7 Nov 2013 - 8:43

Delius n'a pas d'origines scandinaves, il est d'origine allemande puisque son père, Julius Delius, était allemand (et lui-même d'origine hollandaise). Son épouse Jelka Rosen était allemande. Effectivement, il a contracté la syphilis bien avant son installation à Grez-sur-Loing (fréquentation assidue des bordels de Paris dans sa jeunesse).

Delius est très largement un autodidacte et je doute qu'il ait eu une quelconque estime pour un compositeur aussi académique et germanique que Rheinecke... Il se fiait avant tout à son instinct et n'éprouvait que mépris pour les recettes d'école. C'est sans nul doute une de ses limites, mais c'est aussi ce qui rend sa musique si singulière, hédoniste, anti-intellectuelle, avec un sens inné de l'utilisation des couleurs orchestrales. Au conservatoire de Leipzig il se distingua surtout par son absentéisme. Les seuls musiciens qui comptèrent dans sa formation furent l'organiste Thomas Ward, qui lui appris le contrepoint et la composition à Jacksonville en Floride, et Edvard Grieg qui lui prodiga de nombreux conseils et qui intervint directement auprès de son père afin que celui-ci le laisse entamer une carrière musicale. S'il y a une influence à rechercher, du moins dans ses premières oeuvres c'est du côté de Grieg qu'il faut aller (grande attention portée à l'harmonie mais sans négliger la mélodie, laquelle passe à l'arrière plan chez Debussy).


Sur ses dernières années, le bouquin d'Eric Fenby intitulé Delius as I knew him est une mine d'informations. Il n'est pas traduit en français mais relativement facile à lire. Fenby relate bien la rencontre avec Elgar, mentionne la visite de Bax, l'amitié avec Warlock ; il dresse un portrait sans complaisance du compositeur et on se dit qu'il a eu beaucoup de mérite de supporter quotidiennement ce monstre d'égoïsme. Dans son livre Fenby nous apprend qu'il aimait Pelléas et la musique pour orchestre de Debussy mais qu'il détestait sa musique pour piano ("L'Après midi and Pelleas he loved, but detested the piano works"). Il possédait la partition de La Mer dans sa bibliothèque de Grez-sur-Loing, particulièrement peu fournie en partitions complètes : symphonies de Beethoven (toutes les pages n'étant pas découpées, c'est dire l'intérêt qu'il portait à la musique et aux développements thématiques de ce dernier), Faust Symphonie, Tristan et Isolde, Don Juan, Till Eulenspiegel, Heldenleben, Zarathustra, Espana, Daphnis et Chloé, concerto pour piano de Busoni.

Il n'était pas "très ami" avec Elgar. Il lui reprochait de vouloir "mettre toute la Bible en musique" à l'image de Hubert Parry (il a gardé toute son existence une dent contre le christianisme), mais il a manifestement été très flatté que le "patriarche de la musique anglaise" fasse le voyage pour lui rendre visite à Grez-sur-Loing. Suite à leur conversation dans le jardin il déclara à Fenby qu'il aimait beaucoup Elgar alors qu'il n'était pas loin de dire le contraire avant de recevoir sa visite...

La première biographie française par Jérôme Rossi, compositeur ( http://www.jeromerossi.com/ ) et maître de conférence à Paris-Sorbonne, véritable spécialiste de Delius en France est parue aux éditions Papillon, dans la collection « Mélophiles". On peut emprunter cet ouvrage à la Médiathèque musicale de Paris.



On peut également télécharger des fichiers PDF très intéressants à partir de son site internet consacré au compositeur : http://fdelius.free.fr/bdonne.htm

- Polytonalité et polymodalité chez Delius
- A Village Romeo and Juliette de Frederick Delius
- L'image de Delius et de ses contemporains anglais en France
- Etude comparee des structures melodiques chez Grieg et Delius
- Fennimore und Gerda, vers la modernité (J-P Heberle)

Je me permets enfin de citer ce petit passage d'un article qui décrit très bien selon moi la musique de Delius :

"Elgar rela­tait à Delius son pre­mier voyage en avion en ces ter­mes : « C’est un peu comme votre musi­que – un peu impal­pa­ble (intan­gi­ble) par­fois, mais tou­jours très beau ». Ces quel­ques mots défi­nis­sent admi­ra­ble­ment l’atmo­sphère qui carac­té­rise la musi­que de Delius : comme un ciel qui évolue assez len­te­ment, où les mêmes nua­ges se che­vau­chent et se trans­for­ment gra­duel­le­ment, où les cou­leurs et les lumiè­res, elles aussi, évoluent capri­cieu­se­ment, mais sans vio­lence. Tout bai­gne dans une belle cou­leur claire créée par une ins­tru­men­ta­tion trans­pa­rente et une har­mo­nie chro­ma­ti­que ins­ta­ble, dont les dis­so­nan­ces sont dépour­vues d’agres­si­vité. Delius veut tou­jours faire par­ta­ger à ses audi­teurs une contem­pla­tion admi­ra­tive du monde et de la vie sur les­quels il jette un regard émerveillé, mais en même temps chargé de mélan­co­lie. Il dédai­gne les for­mes dans les­quel­les la tra­di­tion alle­mande a moulé la pen­sée musi­cale ; pour lui, la forme n’est « rien de plus qu’impar­tir une unité spi­ri­tuelle à sa pen­sée. Elle est conte­nue dans la pen­sée elle-même, et non appli­quée comme quel­que chose de préexis­tant »."

--> http://www.oratoriodeparis.asso.fr/Frederic-Delius-1862-1934.html
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Jeu 7 Nov 2013 - 12:16


Quelques commentaires sur ton intéressante intervention :

-la famille de Delius était, à ma connaissance, bien d'origine scandinave et, plus précisément, norvégienne. Cela explique-t-il les atomes crochus qu'il ait eu avec Grieg? Quoi qu'il en soit, il est vrai qu'il était largement autodidacte et qu'il avait cette attitude à la fois fière et complexée du "franc-tireur". ce qui convient, d'ailleurs, assez bien à son caractère farouchement indépendant.

-Il aimait les poèmes symphoniques de Bax mais disait que ses symphonies montraient une écriture trop complexe.

-les infirmités qui lui sont venues suite au développement de son syndrome syphilitique avaient fait de lui un homme assez invivable. Un documentaire inspiré du livre de Eric Fenby est sorti sur "Arte" dans les années 1990. J'avais pu le voir. C'était pas mal vu (!). Il voulait être enterré dans son jardin à Grez mais cela a été refusé.


-Debussy aurait sans doute été très choqué que l'on compare Delius à lui. Mais il est aussi vrai que Debussy ne supportait pas grand monde, surtout parmi ses collègues. Lors d'une audition des "mélodies scandinaves" du maître britannique, il a écrit, dans "Monsieur Croche" que Delius écrivait une "musique très douce et très blanche pour bercer les convalescentes dans les quartiers chics".

-Il a, dès sa jeunesse, rejeté le judéo-chirstianisme et les écrits de Nietschze étaient bien en évidence dans sa bibliothèque. Cela scandalisait, d'ailleurs, le pauvre Fenby. Je crois que le défaut qu'il détestait au plus haut point était l'hypocrisie.

Pour ma part, j'apprécie bcp les poèmes symphoniques de Delius mais j'avoue que , dès qu'il s'attaque à la "grande forme", on sent un peu ses limites. Il y a des moments merveilleux dans la "Mass of Life" mais aussi des passages qui tournent un peu à vide.

coucou 




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Golisande
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mer 12 Mar 2014 - 15:37

WoO a écrit:
Les poèmes symphoniques de Delius qui sont de l'ordre du ressenti descriptif et dont la clef nous est donné par le titre ne se basent absolument pas sur des sujets littéraires.

Golisande a écrit:
Enter Spring de F. Bridge aussi, je crois (et c'est autre chose que Delius Twisted Evil)

Et Mid of the Night qui est précédé d'un texte du compositeur écrit pour la circonstance.

WoO a écrit:
siffle
Golisande a écrit:
(et c'est autre chose que Delius Twisted Evil)

Il faudrait déjà commencer par l'écouter  siffle

Golisande a écrit:
Tu as plutôt raison, même si j'en ai quand même écouté un peu (mais je ne saurais pas te dire les titres Mr.Red).

Et en plus, c'était plutôt pas mal...  Smile

WoO a écrit:
C'est un maillon assez essentiel de tout un pan de la musique anglaise quand on creuse un peu plus : Hadley par exemple = Bax + Delius, Finzi (bon là c'est du sirop de glucose à l'état pur), etc. L'autre pan serait une musique plus "musclée" avec Walton en grand inspirateur puis Arnold, Rawsthorne, etc.

North Country Sketches (par V. Handley) c'est assez chouette, il y a indéniablement de l'ambiance et quelques magnifiques couleurs harmoniques, mais aussi pas mal de platitudes : pour moi ça sonne sous-Debussy (et parfois sous-Ravel), et (plus ou moins) dans le même genre je crois que je préfère J. Cras...
Surtout, j'ai dans l'oreille les œuvres contemporaines de Bax (Nympholept, Spring Fire, the Garden of Fand) et de Vaughan Williams (Fantasia on a them by Th. Tallis, The Lark Ascending, sans parler de la 3e Symphonie légèrement postérieure), et pour moi ça ne fait clairement pas le poids : bien moins foisonnant et sensuel que le premier, moins original et prenant que le second (et la 3e pièce (Dance) est terriblement "anglaise" dans le mauvais sens du terme)...

Je vais cependant persévérer un peu (j'ai le coffret Beecham et j'adore ce chef), mais ça ne me donne guère envie d'investir du temps sur A Village Romeo and Juliet...

Cela dit, je continue mes Handley avec Air and Dance et Two pieces for small orchestra : toujours assez français, et incontestablement très joli, on en mangerait... 
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WoO
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mer 12 Mar 2014 - 15:53

Il est très bien ce coffret (il comprend en plus le poème symphonique de jeunesse "Paa Viderne" rarement enregistré où Delius regarde cette fois ci plus du côté de R. Strauss que des français)
Par contre pour jouir pleinement des sonorités de l'orchestre de Romeo et Juliette les versions stéréo sont quand même préférables à Beecham : Mackerras chez Argo ou Meredith Davies chez EMI.
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Golisande
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mer 12 Mar 2014 - 16:08

WoO a écrit:
le poème symphonique de jeunesse "Paa Viderne" rarement enregistré où Delius regarde cette fois ci plus du côté de R. Strauss que des français

Ça, je ne suis pas sûr que ça me plaise...  Mr.Red 

Citation :
Par contre pour jouir pleinement des sonorités de l'orchestre de Romeo et Juliette les versions stéréo sont quand même préférables à Beecham : Mackerras chez Argo ou Meredith Davies chez EMI.

Merci Smile , peut-être mon anglomanie me poussera-t-elle jusque-là (pour l'instant j'ai quelques Britten en DVD qui font la queue, et Riders to the sea de VW...)
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Mifasol
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 12 Avr 2015 - 9:50

J'ai ce disque :

A Delius Collection Of Rare Historic Recordings

Spoiler:
 

Un bon point de départ pour aimer Delius, si l'on peut passer outre les défauts techniques dus à l'ancienneté des enregistrements.

On découvre aussi des artistes quasiment oubliés, comme Evlyn Howard-Jones, épatant(e?) dans les Préludes pour piano.
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André
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 12 Avr 2015 - 10:40

Je suis à écouter la version Beecham de A Mass of Life. C'est une oeuvre touffue, qui part un peu dans toutes les directions. J'aime beaucoup les grands passages de masse chorale et orchestrale. La version de Charles Groves est mieux enregistrée (de beaucoup), mais elle aussi approche de sa date de péremption. Je vais essayer d'en trouver une version plus moderne. Des suggestions ?

Delius est plus facilement appréhendé dans les miniatures symphoniques. Son quatuor à cordes est une de ses rares oeuvres dans une découpe classique. Ses sonates pour violon sont également fort belles, à mi-chemin entre la forme classique et la fantaisie.
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Dim 12 Avr 2015 - 10:50

Tiens, on a très peu parlé de Koanga, pourtant il en a été question ailleurs sur le forum… Lors d'un BT, peut-être.
(Et ça mérite l'écoute, une sorte de Tamango sur la terre ferme ou de Tara représentée du point de vue des esclaves… les rites animistes en sus ! Très beaux ensembles.)
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mar 30 Juin 2015 - 8:12

Je frequente Delius depuis 10 ans , un cd emprunté à la médiathèque , et première écoute ... Bof : un jus tiède anglais , un bonbon légèrement rose sucré ... Fade.
A l'epoque mon pain quotidien c'etait les poèmes symphoniques de Strauss (Don juan , Mort et transfiguration etc...) et des symphonies de Chostakovitch  (surtout 10 et 11) .
Bref , Delius c'était pas ma tasse de thé ...Mr. Green   Aujourd'hui il est l'un mes compositeurs fétiche ...   hehe
Delius se  devoile pas immédiatement . C'est le contraire : on crie volontiers "Dull , Dullest, Delius" .
Pourtant que de pépites dans ses oeuvres !
Un exemple : Hassan   une musique de scène . c'est à priori c'est vaguement oriental et kitch , rien de profond .
Pour moi , au contraire , j'adore ... surtout que Delius dans la dernière scène touche au sublime , le Nirvana , un "poème de l'extase" de 15 minutes ,des répetitions sans relache “We take the Golden Road, to Samarkand” .Un panard total ! zen
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Rav-phaël
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mar 30 Juin 2015 - 8:22

greg skywalker a écrit:

Delius [ … ] un exemple : Hassan [ … ] la dernière scène touche au sublime , le Nirvana , un "poème de l'extase" de 15 minutes ,des répetitions sans relache “We take the Golden Road, to Samarkand” .Un panard total !


Tu ne pouvais pas mieux vendre quoi que ce soit ! kiss bounce bounce  Je cours suivre ton conseil !!
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Marchoukrev
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mar 30 Juin 2015 - 8:47

J'ai récemment découvert le concerto pour piano de Delius... cela ne m'a pas laissé un souvenir transcendant. Cela dit j'ai un peu plus aimé son poème symphonique "Paris"...
Je vais essayer Hassan du coup.
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greg skywalker
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   Mar 30 Juin 2015 - 11:53

DavidLeMarrec a écrit:
Tiens, on a très peu parlé de Koanga, pourtant il en a été question ailleurs sur le forum… Lors d'un BT, peut-être.
(Et ça mérite l'écoute, une sorte de Tamango sur la terre ferme ou de Tara représentée du point de vue des esclaves… les rites animistes en sus !  Très beaux ensembles.)

Koanga est un opera court (1 heure ) , c'est extra pour decouvrir les oeuvres vocales de Delius !
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MessageSujet: Re: Frederick Delius (1862 - 1934)   

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Frederick Delius (1862 - 1934)
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