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 Festival de Bayreuth

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Le Maître est marteau


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MessageSujet: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep 2005 - 15:18

Article paru au Canada.

Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi


Les metteurs en scène d'opéra sont-ils devenus fous ?



Jean-Jacques Nattiez
Édition du samedi 17 et du dimanche 18 septembre 2005 (Le Devoir)

Mots clés : Québec (province), Festival et fête, festival de bayreuth

Mettre en scène au XXIe siècle un opéra du passé a toujours été problématique. Jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, il y avait un relatif consensus en faveur des productions réalistes. Il n'en va plus de même aujourd'hui: lorsque, pour la Tétralogie, le Met reconstitue les décors de la création, cela peut satisfaire les spectateurs conservateurs, mais pas ceux qui ne confondent pas une scène d'opéra avec un musée.

À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres. Certes, la porte était ouverte à une plus grande liberté d'interprétation, et bientôt on a parlé de dictature des metteurs en scène, mais ce fut souvent au bénéfice d'une fabuleuse invention visuelle.

Deux des trois productions du festival Wagner de Bayreuth présentées cet été me font penser que nous sommes entrés dans une troisième phase, celle du n'importe quoi.

Le meilleur et le pire

On oublie vite la production de Tannhäuser (16 août 2005) de Philippe Arlaud, aux couleurs de mauvais goût et par trop statique, pour retenir la direction inspirée de Christian Thielemann, les somptueux choeurs de Bayreuth (dirigés par Eberhard Friedrich) et un superbe Stephen Gould dans le rôle-titre.

Le nouveau Tristan et Isolde (18 août 2005) ne passera pas à l'histoire. Seule la très belle interprétation de Nina Stemme (Isolde), rejointe au troisième acte par Robert Dean Smith (Tristan) qui se ménage trop jusque-là, sauve une exécution musicale aseptisée par la direction pitoyable de Eiji Oue, légitimement hué. La mise en scène de Christoph Marthaler, elle, accumule les contresens. Je n'aurais rien contre la transposition de l'action dans les années 1950 si elle nous montrait que le mythe fondateur de l'amour occidental traverse les siècles. Mais ce qui nous est proposé jure à chaque instant contre la lettre du texte. Pour que nous puissions admettre que, à cette époque-là, le mariage entre le roi Marke et Isolde, conquise par Tristan, a été arrangé, il faudrait les situer sur un paquebot de luxe et les habiller en aristocrates, avec robes longues et tuxedos, non avec tailleurs et complets de bourgeois. Et que dire du troisième acte dans un hôpital psychiatrique ! Être malade d'amour mérite-t-il l'internement ?



Un Parsifal inepte... et sublime





J'attendais beaucoup de la deuxième année du Parsifal (17 août 2005), mis en scène par Christoph Schlingensief et dirigé par Pierre Boulez pour ses 80 ans. Sur la scène, on assiste à un défilé d'images hétéroclites et sans lien : un mirador, des fils de fer barbelés, une fusée, un lapin aux entrailles pourrissantes, une scène de masturbation, une autre d'éjaculation, les filles-fleurs en danseuses africaines, Klingsor en prêtre vaudou, le double de Kundry en mère de Parsifal... Le spectateur se perd en conjectures sur ce que tout cela veut dire, mais sans doute a-t-il tort de chercher, car le metteur en scène, qui nous inflige dans le désordre fantasmes personnels et souvenirs de voyage, ne le sait sans doute pas lui-même. Le drame de Wagner devient un texte non dit qui n'est ici présent que par allusion.



L'erreur, c'est de confondre l'invention théâtrale avec ce qui relève du contenu d'un essai. De plus, cette prolifération d'idées chaotiques empêche souvent d'écouter la musique. Or Boulez a rarement atteint, avec autant d'intensité, la conjonction constante de l'attention aux détails, de la clarté et de la grande ligne : on pourra en juger cet automne à Radio-Canada. Quel grand moment de musique, mais quelle occasion perdue ! On imagine son orchestre joint à l'invention féconde d'un Robert Lepage ...

Ce qui se passe à Bayreuth s'inscrit en fait dans une nouvelle tendance contemporaine. En 2004, on a pu voir à Berlin L'Enlèvement au sérail interprété par des acteurs nus dans un bordel sado-masochiste et Mme Butterfly assassinée par un spectateur. Je propose que, dans le duo d'amour de Tristan et Isolde, les interprètes chantent dans la coulisse pendant que des stars pornos font l'amour sur scène. Halte là ! La difficulté et le mérite d'une mise en scène lyrique, ce n'est pas de tenter, stérilement, de transgresser la dernière limite admise pour scandaliser le bourgeois, mais de raconter, avec des images inoubliables, des histoires merveilleuses et dérangeantes pour la sensibilité d'aujourd'hui.

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Bezout
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep 2005 - 15:20

Citation :
Sur la scène, on assiste à un défilé d'images hétéroclites et sans lien : un mirador, des fils de fer barbelés, une fusée, un lapin aux entrailles pourrissantes, une scène de masturbation, une autre d'éjaculation, les filles-fleurs en danseuses africaines, Klingsor en prêtre vaudou, le double de Kundry en mère de Parsifal..

Je me demande quelle est la part d'exagération là dedans, mais en tout c'est effectivement n'importe quoi...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep 2005 - 15:40

Personnellement je trouve que dans tout ce contexte certaines productions "conservatrices" (par exemple le Ring ou le Parsifal du Met en DVD) sont une bouffée d'oxygène; au moins on est sûr de voir l'oeuvre telle qu'elle est, sans surinterprétation, avec toutes les limites que cela suppose certes, mais c'est toujours ça de pris.

Ceci dit après avoir vu certaines mises en scène modernes convaincantes (telles certaines de Kupfer chez Wagner ou Strauss), je suis moins fermé à la nouveauté et aux transpositions, tant que tout cela est fait dans une optique cohérente et respectueuse à l'esprit de l'oeuvre, sinon à la lettre.

Malheureusement les mises en scène "n'importe quoi" fleurissent comme pas possible, et les mises en scène modernes cohérentes me semblent être une minorité.
Ce qui me fait penser qu'il serait bon qu'il y ait un meilleur équilibre entre mises en scène "traditionnelles" et "modernes"; en tout cas que quelqu'un essaie de calmer les vélléités de certains metteurs en scène qui utilisent l'opéra pour s'amuser et prendre leur pied à se faire siffler et huer.
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perela
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep 2005 - 20:24

C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .

Élargir le public par le biais de mises en scène contemporai-
nes n' est pas non plus une mauvaise idée ( cf les mises en
scène de Françoise Terrone & Philippe Godefroi à Nantes )

Il faut dépoussiérer le mammouth !
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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep 2005 - 20:36

perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

En général plutôt dans le mauvais sens; elles sont la plupart du temps jugées ringardes ou académiques...
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Achille
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep 2005 - 21:00

Samy a écrit:
À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres.
Merciiiii Wieland ! Pendant que tu y étais, tu aurais aussi pu virer la musique, histoire de nous débarrasser encore plus complètement de toute cette "ferblanterie romantique". Thumb down
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Achille
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep 2005 - 21:02

Citation :
En 2004, on a pu voir à Berlin L'Enlèvement au sérail interprété par des acteurs nus dans un bordel sado-masochiste et Mme Butterfly assassinée par un spectateur.
J'adore ! Mr. Green
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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep 2005 - 21:13

Achille a écrit:
Samy a écrit:
À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres.
Merciiiii Wieland ! Pendant que tu y étais, tu aurais aussi pu virer la musique, histoire de nous débarrasser encore plus complètement de toute cette "ferblanterie romantique". Thumb down

Quelque part tu as raison, et j'ai longtemps pensé comme toi... mais l'opéra c'est aussi le théâtre, et avec cette façon de pensée on rejouerait éternellement la même mise en scène.
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Achille
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep 2005 - 22:18

Xavier a écrit:
Quelque part tu as raison, et j'ai longtemps pensé comme toi... mais l'opéra c'est aussi le théâtre, et avec cette façon de pensée on rejouerait éternellement la même mise en scène.
Quelque part, tu as aussi raison. Mais on rejoue bien éternellement la même musique... Twisted Evil
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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth 2005 - La phase du n'importe quoi   Lun 19 Sep 2005 - 22:21

Achille a écrit:
Xavier a écrit:
Quelque part tu as raison, et j'ai longtemps pensé comme toi... mais l'opéra c'est aussi le théâtre, et avec cette façon de pensée on rejouerait éternellement la même mise en scène.
Quelque part, tu as aussi raison. Mais on rejoue bien éternellement la même musique... Twisted Evil

Ca n'est pas la même chose...
Il serait dommage de rejouer toujours la même mise en scène, tout comme il serait dommage (ce qui est en train d'arriver) que les mises en scène "traditionnelles" soient jugées ringardes et qu'elles n'aient plus l'occasion d'exister.
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perela
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 19 Sep 2005 - 22:34

....
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Billy Budd
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 10:29

Bezout a écrit:
Citation :
Sur la scène, on assiste à un défilé d'images hétéroclites et sans lien : un mirador, des fils de fer barbelés, une fusée, un lapin aux entrailles pourrissantes, une scène de masturbation, une autre d'éjaculation, les filles-fleurs en danseuses africaines, Klingsor en prêtre vaudou, le double de Kundry en mère de Parsifal..

Je me demande quelle est la part d'exagération là dedans, mais en tout c'est effectivement n'importe quoi...

Aucune exagération là-deddans, j'y étais - j'en ai parlé dans un autre topic - et c'était tout simplement consternant




perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .

Pas en ce qui me concerne



Achille a écrit:
Samy a écrit:
À partir de 1951, la révolution scénographique de Wieland Wagner nous a débarrassé de la ferblanterie romantique au profit de la signification universelle des oeuvres.
Merciiiii Wieland ! Pendant que tu y étais, tu aurais aussi pu virer la musique, histoire de nous débarrasser encore plus complètement de toute cette "ferblanterie romantique". Thumb down

Je te conseille de lire ses idées et de regarder les photos de ses mises en scène, ça vaut la peine - je dois en avoir quelque part, j'essaierai de poster ça - étant toutefois précisé que la démarche de WW étai aussi dictée par des raisons économiques


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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 10:39

Billy Budd a écrit:

perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .

Pas en ce qui me concerne

Tu préfères ça où ce que tu as vu à Bayreuth cette année? Laughing
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Achille
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 10:45

Billy Budd a écrit:
Je te conseille de lire ses idées et de regarder les photos de ses mises en scène, ça vaut la peine - je dois en avoir quelque part, j'essaierai de poster ça - étant toutefois précisé que la démarche de WW étai aussi dictée par des raisons économiques
Ok, je crois en avoir déjà vu mais ça m'intéresse toujours. Ce qui me dérange là-dedans, c'est que Wagner avait tout de même conçu ses opéras comme un tout - mise en scène comprise. Ceci posé, sur quels critères peut-on décider qu'on renouvelle totalement cette dernière sans toutefois toucher à la musique.

Je précise que je ne suis pas fondamentalement hostile aux mises en scènes modernes. Mais c'est souvent tellement n'importe quoi...
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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 10:46

Achille a écrit:

Je précise que je ne suis pas fondamentalement hostile aux mises en scènes modernes. Mais c'est souvent tellement n'importe quoi...

Qu'as-tu vu comme mises en scène modernes pour Wagner?
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ouannier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 11:25

Avez-vous vu la production de Tannhaüser au Théâtre du Châtelet l'année dernière ?
J'y étais. Mise en scène applaudie par certains, sifflée par d'autres. Pas besoin de chercher bien loin les raisons de tout cela. La mise en scène était d'une simplicité exemplaire.
Le premier acte se déroule au Venusberg. Ce monde est représenté par une boule rouge géante qui trône au milieu de la scène. Un truc grossier et laid, mais d'une grande simplicité. Le deuxième acte se déroule dans le monde réel. Il est représenté par un cube blanc de la même taille que la boule du premier acte. A l'inverse de la boule, ce cube est pur ça se voit, ça se sent. Bien sûr, la boule représente Vénus quand le cube représente Elisabeth. Pèché VS Pureté. Et au troisième acte, on reste pendant tout le concours de chant avec le cube blanc, jusqu'à ce que Vénus réaparaisse, et alors, la fameuse boule rouge surgit du sol, d'entre les entrailles de la terre. Elle renverse le cube blanc, c'est le putch. Zavez pigé ? Simplicité extrême. Personnelement, ça me plait beaucoup. Ca fait du bien de comprendre une mise en scène de temps en temps. Des travaux sans prise de tête, il devrait y en avoir plus souvent aussi je trouve.
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Billy Budd
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 11:42

Xavier a écrit:
Billy Budd a écrit:

perela a écrit:
C'est certain, les mises en scène du Met font l'unanimité.

Trés bien pour aborder les oeuvres .

Pas en ce qui me concerne

Tu préfères ça où ce que tu as vu à Bayreuth cette année? Laughing

Si je pouvais voir d'aussi belles choses que Le Hollandais cette année à Bayreuth, je serais un homme comblé


Achille a écrit:
Billy Budd a écrit:
Je te conseille de lire ses idées et de regarder les photos de ses mises en scène, ça vaut la peine - je dois en avoir quelque part, j'essaierai de poster ça - étant toutefois précisé que la démarche de WW étai aussi dictée par des raisons économiques
Ok, je crois en avoir déjà vu mais ça m'intéresse toujours. Ce qui me dérange là-dedans, c'est que Wagner avait tout de même conçu ses opéras comme un tout - mise en scène comprise. Ceci posé, sur quels critères peut-on décider qu'on renouvelle totalement cette dernière sans toutefois toucher à la musique.

Il y a mise en scène chez WW, un travail stupéfiant sur les couleurs notamment, son épure réside surtout dans la quasi absence de décor



ouannier a écrit:
Avez-vous vu la production de Tannhaüser au Théâtre du Châtelet l'année dernière ?
J'y étais. Mise en scène applaudie par certains, sifflée par d'autres. Pas besoin de chercher bien loin les raisons de tout cela. La mise en scène était d'une simplicité exemplaire.

Je ne siffle jamais ; en l'espèce, j'ai trouvé la mise en scène quelconque
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leo
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 11:52

Wagner avait aussi décidé que Parsifal ne devait pas sortir de Bayreuth. Si on suit cette logique pieue de voeu d'un auteur, je ne pense pas qu'on puisse avancer et mettre en scène des scénarios qui collent plus aux préoccupations de l'époque...

Maintenant que certaines mises soient du n'importe quoi et frisent le ridicule ou l'outrance comme on a pu le voir au niveau théâtral sur Avignon, sans doute hélas!
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Achille
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 12:02

Xavier a écrit:
Qu'as-tu vu comme mises en scène modernes pour Wagner?
Je ne parle pas de Wagner en particulier. J'ai juste vu le début de la tétralogie avec Boulez, qui était très regardable - il paraît que ça se corse dans la suite.
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Billy Budd
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 12:27

leo a écrit:
Wagner avait aussi décidé que Parsifal ne devait pas sortir de Bayreuth. Si on suit cette logique pieue de voeu d'un auteur, je ne pense pas qu'on puisse avancer et mettre en scène des scénarios qui collent plus aux préoccupations de l'époque...

Voeux pieux exclusivement dicté, là encore, par des considérations d'ordre économique


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leo
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 14:15

Billy Budd a écrit:
leo a écrit:
Wagner avait aussi décidé que Parsifal ne devait pas sortir de Bayreuth. Si on suit cette logique pieue de voeu d'un auteur, je ne pense pas qu'on puisse avancer et mettre en scène des scénarios qui collent plus aux préoccupations de l'époque...

Veux pieu exclusivement dicté, là encore, par des considérations d'ordre économique


Ach! Je ne sais plus si c'était la seule raison et si l'idée d'une purité de son unique à Bayreuth n'y était pour quelque chose... Il est grand temps que je relise mes Gregor-Dellin Rolling Eyes
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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 20 Sep 2005 - 16:58

Achille a écrit:
Xavier a écrit:
Qu'as-tu vu comme mises en scène modernes pour Wagner?
Je ne parle pas de Wagner en particulier. J'ai juste vu le début de la tétralogie avec Boulez, qui était très regardable - il paraît que ça se corse dans la suite.

Alors finalement tu n'es peut-être pas plus hostile que moi aux mises en scène modernes... il suffit de tomber sur les bonnes! (à mon sens, Kupfer dans Elektra, le Vaisseau fantôme, la Walkyrie, Heiner Müller dans Tristan...)
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Richard W.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Sam 26 Nov 2005 - 18:32

Bonjour,
Je suis enchanté de vous rejoindre. cheers
Moi qui ai eu la chance d'assister à une représentation de Tristan dans la mise en scène de Wieland Wagner Very Happy , je pense que c'est l'inventeur de l'opéra d'aujourd'hui Embarassed , c'est celui qui l'a sorti de la poussière, c'est en un mot un génie qui à fait heureusement beaucoup d'émules. C'est grâce à lui et donc à tous les metteurs en scènes arrivés après que le public a retrouvé le chemin de l'Opéra et que le genre est redevenu à succès.
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Fred
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 28 Nov 2005 - 20:29

Richard W. a écrit:
Bonjour,
Je suis enchanté de vous rejoindre. cheers
Moi qui ai eu la chance d'assister à une représentation de Tristan dans la mise en scène de Wieland Wagner Very Happy , je pense que c'est l'inventeur de l'opéra d'aujourd'hui Embarassed , c'est celui qui l'a sorti de la poussière, c'est en un mot un génie qui à fait heureusement beaucoup d'émules. C'est grâce à lui et donc à tous les metteurs en scènes arrivés après que le public a retrouvé le chemin de l'Opéra et que le genre est redevenu à succès.

Ah, un wagnérien ! cheers
Quelle représentation mise en scène par Wieland as-tu eu la chance de voir ? bounce
Je n'ai jamais eu ta chance, mais ce devait être superbe...
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Richard W.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 29 Nov 2005 - 12:44

C'était il y a bien longtemps, à Garnier avec Birgitt Nilsson et Wolgang Windgassen. Mémorable. Une des rares fois ou une production de du temple wagnérien est venu en France. C'est d'ailleurs une énigme, Neutral pourquoi aucune production "Bayreutienne" ne vient elle plus chez nous??? confused
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Billy Budd
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 29 Nov 2005 - 12:45

En principe, lorsqu'un cycle est terminé à Bayreuth, les décors et costumes sont détruits, les spectacles ne sont pas montés pour être joués ailleurs

EDIT : je ne sais pas de quand date cette tradition puisque, effectivement, le Tristan mis en scène par WW a été joué à Paris entre 1966 et 1972


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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 29 Nov 2005 - 12:48

Oui je viens de voir ça dans l'Avant scène, avec Windgassen et Nilsson c'était en 66 (il y avait également Rita Gorr, Hans Hotter...) et effectivement ils reprenaient la mise en scène de Bayreuth.
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Lohengrin
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 23 Mai 2008 - 20:51

Richard W. a écrit:
C'était il y a bien longtemps, à Garnier avec Birgitt Nilsson et Wolgang Windgassen. Mémorable. Une des rares fois ou une production de du temple wagnérien est venu en France. C'est d'ailleurs une énigme, Neutral pourquoi aucune production "Bayreutienne" ne vient elle plus chez nous??? confused

On a vraiment de la chance, sur ce forum, d'avoir un monsieur ayant vu une mise en scène de Wieland Wagner. Dommage qu'il n'ait posté que deux messages...
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Eva Almer
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MessageSujet: Festival de Bayreuth: Maîtres Chanteurs en stream sur le net   Ven 27 Juin 2008 - 13:16

Bonjout tout le monde!
Je viens de faire un petit tour sur le site officiel du Festival de Bayreuth (http://www.bayreuther-festspiele.de/) et me suis dit que l'information suivante pourrait être interessante pour les amateurs de Richard Wagner:

Le festival propose pour la première fois un visionnage des "Maîtres Chanteurs" (Mise en scène: Katharina Wagner; Chef d'orchestre: Sebastian Weigl) sur Internet en streaming. Le tout est ma fois un peu cher: 49 Euros pour un visionnage en direct plus un autre visionnage dans la semaine suivant la représentation.

Bon, ça n'a rien à voir avec une représentation en live. Mais au moins, on économise le trajet! Smile Vu le temps d'attente pour obtenir des places, ça peut valoir le coup, non? Je crois que je vais me laisser tenter.

Pour les intéressés, voici l'adresse du site Internet sur lequel on peu acheter ses billets: http://live.bayreuther-festspiele.de/index.html. Malheureusement, elle n'est disponible qu'en allemand et anglais. Heureusement qu'ils présentent l'action comme un événement international. Rolling Eyes
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atomlegend
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 27 Juin 2008 - 13:51

Eva Almer a écrit:


Le festival propose pour la première fois un visionnage des "Maîtres Chanteurs" (Mise en scène: Katharina Wagner; Chef d'orchestre: Sebastian Weigl) sur Internet en streaming. Le tout est ma fois un peu cher: 49 Euros pour un visionnage en direct plus un autre visionnage dans la semaine suivant la représentation.

Salut à toi et bienvenue

A ce prix il faut espérer que le débit est bon

Ton lien ne marche pas
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Morloch
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 27 Juin 2008 - 14:05

Il y a un point en trop à la fin du lien.

Dans un premier temps, ça m'a paru hyper cher, dans un second aussi. Mais en streaming il sera toujours possible d'enregistrer siffle donc c'est le prix d'un coffret chez un éditeur comme DG en gros. Si le débit et la compression sont ok, pourquoi pas ?

Mais mon petit doigt me dit que l'enregistrement risque fort de se balader dans les jours qui suivent.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 27 Juin 2008 - 16:48

Hypothèse 1 : Son pauvre, inécoutable.
Hypothèse 2 : Son riche, votre bécane ne peut pas gérer toutes les données et plante toutes les cinq minutes.

(Et si vous avez un Mac, je ne vous dis pas...)

Mais l'information est intéressante, merci Eva ! Wink
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 24 Juil 2008 - 20:44

Un article Totof von Dohnányi dans le Frankfurter Allgemeine


Christoph von Dohnányi a écrit:




23. Juli 2008 Wenn ich Wagner hieße - weder Wunsch noch Traum oder Vision - und Urenkel von Richard Wagner sein müsste, gäbe es vier Punkte oder Fragen, mit denen ich mich vorrangig beschäftigen würde. Das Erste wäre: Wie wahrscheinlich ist es eigentlich, dass in jeder Generation der Bayreuther Wagners eine Persönlichkeit zu finden ist, der man Künstlerisches plein pouvoir zumuten oder zutrauen dürfte?

Ich bin grundsätzlich für den Familienbetrieb, aber wenn die Familienbande - und so ist es doch nun seit mehr als einem Jahrhundert - in nicht endendes Familiengerangel in einer Art Bayreuther Erbfolgekrieg mündet, muss etwas faul sein im Staate Bayern. Ich könnte mir ein Gremium vorstellen, das, an allen familiären Querelen vorbei, der Kunst kontinuierlich und verantwortlich die Stange hält. Im Bayreuth der letzten Jahre sprach man doch wesentlich zu wenig über das „Was-war-wie?“, sondern entschieden zu viel über das „Wer-wird-was?“. Das darf nicht sein. Stimmt da etwas mit der Stiftungssatzung nicht?

Man muss die Tücken des Raumes kennen

Als Zweites: Wieland Wagner hatte mich seinerzeit eingeladen, „Tannhäuser“ und „Meistersinger“ in Bayreuth zu dirigieren. Er starb, und in der Folge starben auch meine Verträge. Ich bin später einmal nach Bayreuth gefahren, um das Musizieren im Orchestergraben zu beobachten. Eine merkwürdige Erfahrung. Was hört dort der Musiker von seinen Kollegen, was der Dirigent vom Orchester oder der Bühne? Ein komplizierter Job für jeden Dirigenten. Dort unten die Kombination von Klang, Präzision und organischen Tempi zu erreichen scheint äußerst schwierig.

Der Deckel der Nächstenliebe über dem Orchestergraben hilft dem Publikum mehr als den Musikern. Ich würde also vermeiden, opernunerfahrene Dirigenten zu engagieren, die mit den räumlichen Gegebenheiten nicht fertig werden und dann im folgenden Jahr nicht mehr auf dem Programmzettel stehen. Gut kommen dort anscheinend Dirigenten zurecht, die in Bayreuth als musikalische Assistenten gearbeitet haben und die Tücken des Raumes kennen. Nicht nur unbedeutende Dirigenten sind an Bayreuth gescheitert.

Internationale Gagen

Ähnliches gilt auch für die Sänger. Stimmen haben es in Bayreuth relativ leicht, aber allzu leichte Stimmen haben es eben dort auch schwer. Schauspielerisches Talent und sängerische Begabung sind heute Voraussetzungen für den Opernsänger. Beides sollte in gleichem Maße vorhanden sein. Selten ist es so, zugegeben. Wenn man hier weiterkommen will, so denke ich, muss man wahrscheinlich die Sängergagen der internationalen Struktur anpassen (abzüglich eines Bayreuth-Bonus). Sonst wird man zunehmend Absagen ernten. Der Urgroßvater hat doch auch nicht anders gedacht, wenn es um sein Werk ging.

Als Drittes: Wagner hatte 1863 für seine Festspiele nicht nur seine eigenen Musikdramen vor Augen, sondern auch neue Werke anderer Komponisten. Die Teile seines Rings, so schreibt er, „müssten zunächst, je nach Umständen, ein-, zwei- oder auch dreijährig etwa wiederholt werden, und die ausschlaggebende Veranlassung hierzu würde sein, wenn ein neues Originalwerk ähnlichen Stils geschaffen worden wäre. Hiermit hinge demnach eine Preisausschreibung für das beste musikalisch-dramatische Werk zusammen, und der Preis würde in nichts anderem bestehen als in der auszeichnenden Aufführung an den Festtagen.“

Ein verklemmtes Lächeln genügt nicht

Heute würde ich versuchen, diese Vision zu realisieren. Selbstverständlich müssten sich Komponisten unserer Zeit auf die räumlichen Gegebenheiten des Bayreuther Festspielhauses einstellen. Bei der Auswahl eventueller Kompositionsaufträge sollte ebenfalls ein berufenes Gremium helfen. Dass dafür die Stiftungssatzung geändert werden müsste, ist mir klar.

Als vierter Punkt: Ein verklemmtes Lächeln in die Kamera verbunden mit der Bemerkung, dass während der Nazizeit auch in der Familie politisch nicht alles so astrein gewesen sei, genügt nicht. Auch das Versteckspielen hinter dem Argument, die Nazis hätten Richard Wagner missbraucht, muss aufhören. Wenngleich dies so war, so ist auch wahr, dass die Familie Wagner das Ihre dazu tat und dass die trostlosen Ideen des Onkel Wolf, schon weit bevor dieser selbst in Bayreuth erschien, offene Türen im Haus Wahnfried gefunden hatten. Eine überzeugende Bemühung um Vergangenheitsbewältigung und damit auch der Zugang zu den Archiven aus jener Zeit tut not.

Familienblindheit

Das Ausmaß der politischen Inkompetenz und Blindheit der Familie Wagner in damaliger Zeit lässt uns fassungslos. So ließ sich zum Beispiel Wieland Wagner, nach der Wiedereröffnung der Festspiele 1951 als szenischer Erneuerer Bayreuths gefeiert, einst durch Hitler vom Wehrdienst befreien; danach arbeitete er in einem Institut, das dem KZ Flossenbürg angeschlossen war. Das erfuhr man erst im Jahr 2002. In Flossenbürg starben damals Tausende unschuldige Menschen. Auch ein Bruder meiner Mutter, der Theologe Dietrich Bonhoeffer, wurde dort kurz vor Kriegsende von den Nazis ermordet.

Bayreuth sollte dem Publikum die Möglichkeit geben, sich an einem angemessenen Ort in Deutlichkeit und Klarheit über den schrecklichen Gebrauch Richard Wagners in bittersten Zeiten deutscher Geschichte zu orientieren.

Christoph von Dohnányi, geboren 1929, ist Opern- und Konzertdirigent. Er hat die Opernhäuser in Frankfurt und in Hamburg geleitet, prägte zwanzig Jahre lang das Cleveland Orchestra und ist seit 2004 Chefdirigent des NDR-Sinfonieorchesters.

Et la traduction maison (Traktopell Translator v. 1.0)

En finir avec le cache-cache

"Si je m'appelais Wagner - ce n’est ni un désir ni un rêve ou une vision - et devais être petit-fils de Richard Wagner, il y aurait quatre points ou questions dont je m'occuperais en priorité. Le premier serait : est-il réellement vraisemblable que dans chaque génération des Wagner de Bayreuth, il puisse se trouver une personnalité a qui l’on doive donner les plein pouvoirs artistiques et une totale confiance ?

Je suis fondamentalement pour l'entreprise familiale, mais si l’équipe familiale - et c’est quand même maintenant le cas depuis plus d’un siècle - se lance dans une querelle de préséance sans fin dans le cadre d’une guerre de succession à la mode de Bayreuth, c’est qu’il doit y avoir quelque chose de pourri au royaume de Bavière. Je pourrais me figurer un organe qui, faisant face à chaque querelle familiale qui se présenterait, conserverait avec fermeté le cap artistique de façon responsable. Dans le Bayreuth des dernières années, on a bien peu parlé du « Quoi et comment ? », mais en revanche beaucoup du « Qui et à quel poste ? ». Cela ne devrait pas être comme cela. Y a-t-il quelque chose qui ne colle pas dans les statuts de l’entreprise ?

Connaître la perfidie du lieu.

En second point : Wieland Wagner m’avait invité en son temps à diriger « Tannhäuser » et les « Meistersinger » à Bayreuth. Il est mort, et à sa suite mes contrats sont morts eux aussi. Plus tard, je me suis déplacé une fois à Bayreuth, pour observer les musiciens dans la fosse d'orchestre. Une expérience étrange. Qu’est-ce que le musicien entend de ses collègues, est-ce l’orchestre ou la scène qui dirige ? Un job compliqué pour tout chef. Depuis là-dessous, la combinaison du son, de la précision et des tempos organiques est particulièrement difficile à réussir.

La couverture altruiste de la fosse d’orchestre aide plus le public que les musiciens. J’éviterais pour cette raison d’inviter des chefs qui ne soient pas rompus à la direction d’opéras et qui, n’étant pas préparés aux données spatiales, ne figureront plus sur les programmes les années suivantes. Les chefs qui ont travaillé à Bayreuth en tant qu’assistants musicaux et qui connaissent la perfidie du lieu s’en sortent apparemment plutôt bien. Il n’y a pas que des chefs insignifiants dans la liste de ceux qui se sont fait jeter de Bayreuth.

Cachets internationaux

Il en va de même pour les chanteurs. Les voix ont une tâche relativement légère à Bayreuth, mais les voix trop légères sont elles aussi en difficulté. Le talent d’acteurs et le don vocal sont aujourd’hui des données indispensables du chanteur d’opéra. Les deux doivent être maîtrisés au même niveau. C’est rarement le cas. Si on veut poursuivre l’aventure en ces lieux, je pense, il faudra vraisemblablement accepter de se mettre au niveau des cachets des chanteurs internationaux (moins le Bonus Bayreuth). A défaut de quoi, il y aura de plus en plus de refus. L’arrière grand père ne pensait pas différemment, quand il s’agissait de rémunérer son travail.

En troisième point : en 1863, Wagner n’avait pas en tête de présenter uniquement ses propres œuvres lors de son Festival, mais également les nouveaux travaux d’autres compositeurs. Les journées de son Ring, écrivait-il, « devaient avant tout être données, selon les circonstances, tous les ans ou tous les deux ou trois ans, et le critère décisif pour en décider aurait été de voir si une nouvelle oeuvre du même genre avait été créée. A cet effet serait attribué un prix pour la meilleure œuvre à la fois musicale et dramatique et ce prix ne concernerait pas d’autres œuvres que celles représentées au cours du Festival. »

Un sourire coincé ne suffit pas

Aujourd'hui, j'essayerais de réaliser cette vision. Évidemment, des compositeurs de notre temps devraient s'ajuster sur les données spatiales du Festspielhaus de Bayreuth. Pour le choix d'éventuels contrats avec des compositeurs, un collège de professionnels devrait aider à trancher. Je comprends bien que pour cela, les statuts du Festival devraient être modifiés.

Le quatrième point : un sourire coincé devant la caméra ne suffit pas en réponse à la remarque qu’à l ’époque nazie, tout n'a pas été politiquement si net que cela dans la famille. De même que doivent cesser les jeux de cache cache-cache derrière l’argument selon lequel les nazis auraient détourné Richard Wagner. Bien que cela soit vrai, il est également vrai que la famille Wagner a œuvré en ce sens et que les idées désespérantes de l’oncle Wolf, et cela bien avant même qu’il n’apparaisse à Bayreuth, avaient déjà trouvées portes grandes ouvertes dans la maison de Wahnfried. Il va falloir faire un effort convaincant en vue d'une maîtrise de passé et en ce sens l'accès aux archives de cette époque s’impose d’urgence.

Aveuglement familial

L'ampleur de l'incompétence et de la cécité politiques de la famille Wagner en ce qui concerne cette époque passée nous laisse décontenancés. Ainsi, par exemple, Wieland Wagner qui s’est fait célébrer, après la réouverture du festival en 1951, comme le metteur en scène du Nouveau Bayreuth, s'était fait exempter de service militaire par Hitler et avait ensuite travaillé dans un institut rattaché au camp de concentration de Flossenbürg. On l’a appris seulement en 2002. A Flossenbürg sont morts des milliers d’innocents. Un frère de ma mère, le théologien Dietrich Bonhoeffer, a également été assassiné dans ce camp par les nazis un peu avant fin de la guerre .

Bayreuth devrait donner la possibilité au public de se situer de façon appropriée, avec transparence et clarté, sur l'utilisation de Richard Wagner à l’époque la plus amère de l'histoire allemande.
"
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 24 Juil 2008 - 21:10

A mais c'est toute une série d'articles, il y a aussi des opinions de Wolfgang Rihm, Peter Konwitschny ( drink ), Lothar Zagrosek, Ingo Metzmacher...
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 24 Juil 2008 - 21:15

Merci Morloch. C'ets vrai que ça donnerait du peps au festival des créations contemporaines. Very Happy
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 24 Juil 2008 - 21:35

Ah mais quel manque de bol, l'article de Konwitschny n'est plus lisible sur le site (ralala comme c'est dommage hehe geek on va devoir s'en passer Cool )
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 0:06

Bon, comme vous êtes sages je donne aussi l'article de Lothar Zagrosek,

Abattre la vache sacrée


Lothar Zagrosek a écrit:
18. Juli 2008 Um die Frage gleich zu beantworten: Die Bayreuther Festspiele leiten? Nie und nimmer! Nichts für mich. Allerdings könnte ich mir ganz andere Bayreuther Festspiele schon vorstellen. Machen wir ein Experiment. Stellen wir uns vor: Es gäbe keine Harnoncourts, Minkowskis, Gardiners, Norringtons, aber noch die Salzburger Festspiele. Wie würde Mozart dort heute klingen? Wer die Salzburger Festspiele in den sechziger Jahren erlebt hat, kennt die Antwort. Durch die historisch informierte Erarbeitung der Alten Musik entstand ein völlig neues Mozart-Bild, wurde gar zum Maßstab der Mozart-Rezeption schlechthin – nicht nur in Salzburg. (Dieser Prozess hat zwar nicht originär in Salzburg begonnen, aber immerhin mittlerweile Salzburg erreicht und verändert.)

Ein ähnlicher Paradigmenwechsel fand in Bayreuth nie statt. Während man Furtwänglers – auf seine Art großartige – Salzburger „Don Giovanni“-Produktion als eine historische begreift, feiert man in Bayreuth ebendiese Interpretationshaltung, als wäre die Zeit im Jahr 1950 stehengeblieben. Thielemann, der durchaus Furtwänglersche Faszination zu verbreiten versteht, ist in Bayreuth ohne Alternative. Nicht nur die Verfügbarkeit eines überragenden Dirigenten mag hier als Grund gelten, sondern hauptsächlich die Konsequenz eines von der derzeitigen Leitung nie in Frage gestellten Musikverständnisses. Dieses wiederum steht nicht selten in krassem Gegensatz zur so manches Mal hemmungslosen Betriebsamkeit in der Erfindung immer neuer Regiekonzepte.

Kein Zeitgeist in der Musik!

In diesem Punkt möchte ich allerdings nicht missverstanden werden. Regie kann sich stets verändern, analog der gesellschaftlichen Wirklichkeit. Die Chiffren dieser Veränderung werden – fantasievoll und theatralisch adäquat eingesetzt – zu Botschaften aus der Gegenwart. Die Musik darf Gleiches nicht. Sie muss eher das Gegenteil versuchen: anhand der Quellen die klangliche Erscheinung, wie vom Komponisten gewollt, wiederherstellen. Hier ist es ebenso falsch, den Zeitgeist in Form von elektronischen Verfremdungen Einzug halten zu lassen (in der Regie durchaus möglich!), wie gedankenlos „Blattgold aufzulegen“ oder mythische Größe mit dem Sound alles erschlagender Blechattacken zu simulieren. Die vielen hundert Zeugnisse zu Artikulation, Tempo, Rubato, gesanglichem Ausdruck usw., die das Richard-Wagner-Institut München aus den Skizzen der Mitarbeiter des Komponisten zusammengetragen hat, ergeben in vielerlei Hinsicht ein ganz anderes Klangbild.
Zum Thema

* FAZ.NET-Spezial: Bayreuther Visionen

Darüber hinaus kann man den Wandel des Klangbildes durch die Ausstellung des historischen Umfelds logisch erarbeiten. Schließlich ist Wagner nicht einfach vom Himmel gefallen. Auch seine Musik steht in einer geschichtlichen Kontinuität, die sich durch Mozart, Beethoven, Carl Maria von Weber, Meyerbeer und Berlioz beschreiben lässt. Wie erhellend wirken in diesem Zusammenhang die Aufführungen der Werke von Berlioz durch John Eliot Gardiner und Roger Norrington. In Bayreuth undenkbar! Da müsste man ja die heilige Kuh der Orchestergrabenabdeckung als Erstes schlachten. By the way: Richard Wagner hatte diese nur für den „Parsifal“ vorgesehen.

Not tut ein Held

Gänzlich undenkbar im Moment in Bayreuth ein Thema wie: „Wagner und die Folgen“. Die mit keinem Komponisten vergleichbare ungeheure Wirkung Wagners, die sich über Mahler, Debussy, Schönberg, Berg, ja, auch Messiaen und Stockhausen, Bahn in die musikalische Zukunft gebrochen hat: Dies alles kommt in Bayreuth nicht zu Wort – und ist doch so festspielwürdig. Und weil ich gerade dabei bin: Warum nicht die Gegenposition zu Wagner zu Wort kommen lassen, also Janácek, Weill, Eisler. Gerade die Negation zeigt vieles vom Wesen des Negierten.

Also: Schluss mit dem ewig gleichen Repertoire, mehr Probenzeit, endlich eine Festspielidee, die auch das Widersprüchliche in Wagners Werk in einer breitgefächerten Dramaturgie des Szenischen und Musikalischen aufdeckt. Sagte nicht Richard Wagner: „Not tut ein Held“? Meinte er damit etwa den (oder die?!) Leiter seines Festivals?


Réponse immédiate à la question : diriger le festival de Bayreuth ? Jamais de la vie ! Pas pour moi. Toutefois, je pourrais me représenter un festival de de Bayreuth complètement différent. Faisons une expérience. Imaginons : il n'y a eu aucun Harnoncourt, Minkowski, Gardiner, Norrington, mais uniquement le festival de Salzburg. Comment Mozart sonnerait-il aujourd'hui ? Celui qui a vécu le festival de Salzburg dans les années 60 connaît la réponse. A travers le travail élaboré grâce aux données historiques sur la musique ancienne est apparu un visage de Mozart complètement neuf sans lequel la compréhension de Mozart serait faussée à grande échelle, pas seulement à Salzburg. (Ce processus n'a pas commencé à Salzbourg, mais Salzbourg a été atteint au moins entre-temps et a changé.)

Un changement de paradigme semblable n'a jamais lieu à Bayreuth. Tandis qu'on se souvient de la production salbzourgeoise de « Don Giovanni » par Furtwängler, grande à sa façon, comme historique, on célèbre aujourd’hui à Bayreuth des attitudes d'interprétations identiques, comme si le temps s’était arrêté en 1950 . Thielemann qui envisage tout par le biais de sa fascination Furtwänglerienne règne sans alternative à Bayreuth . Ce n'est pas seulement l’influence d'un chef éminent qui est ici la raison de ces principes, mais surtout une compréhension de la musique jamais remise en question par les chefs actuels. Ce passéisme apparaît de façon frappante comme une contradiction et un frein par rapport à la recherche de concepts de mise en scène toujours nouveaux.

Pas d’esprit du temps dans la musique.

Sur ce point, je ne voudrais toutefois pas être mal compris. La mise en scène peut se modifier en permanence, comme la réalité sociale. Les manifestations de ce changement - avec la fantaisie et la théâtralité adaptées - seront des témoignages du présent. Il ne peut en être de même avec la musique. Elle doit plutôt chercher l’opposé : au moyen des sources originales, retrouver le son voulu par le compositeur. Ici, il est tout aussi erroné de faire entrer l’esprit de l’époque sous la forme d’altérations électroniques (possibles en mise en scène !) que de tout passer «  à la feuille d’or » sans réfléchir ou de simuler une grandeur mythique avec le son de la tôle froissée. Les centaines de témoignages d’articulations, de tempos, de rubatos, de phrasés etc… que l’institut Richard Wagner de Munich a récolté grâce aux notes des collaborateurs du compositeur donnent une conception musicale différente à tout point de vue.

En outre, on peut déduire logiquement le changement de conception sonore par l'évolution de l'environnement historique. Enfin, Wagner n'est pas tombé un jour du ciel. Sa musique est également dans une continuité historique qui se retrouve dans celle des Mozart, Beethoven, Carl Maria von Weber, Meyerbeer et Berlioz. Comme sont importantes dans cette perspective les interprétations des œuvres de Berlioz par John Eliot Gardiner et Roger Norrington. Inconcevable à Bayreuth ! La bas on devrait en tout premier lieu abattre la vache sacrée qu’est la couverture de la fosse d’orchestre. By the way : Richard Wagner n’avait prévu celle-ci que pour « Parsifal » .

Trouver d’urgence un héros

Complètement inconcevable en ce moment à Bayreuth, aborder un thème comme : « Wagner et sa continuation ». L'influence énorme de Wagner n’est comparable à celle d’aucun autre compositeur, et elle se retrouve chez Mahler, Debussy, Berg, oui, également chez Messiaen et Stockhausen, elle a ouvert la voie de l'avenir musical : rien de tout n'a le droit de cité à Bayreuth - et c’est pourtant quand même digne d‘un festival. Et parce que j’aborde cette question : pourquoi ne pas donner la parole à ceux qui ont pris la position opposée à Wagner, comme Janácek, Weill, Eisler. Justement, la négation éclaire beaucoup la nature de ce qui est nié.

Également : qu’on en finisse avec le répertoire éternellement identique, qu’on fasse plus d‘expérimentations, qu’on ait enfin une idée de festival dans les contradictions que feraient apparaître au sein des œuvres de Wagner une dramaturgie diversifiée du scénique et du musical. Richard Wagner n'a-il pas dit : « il faut d’urgence trouver un héros ? Il a ainsi voulu parler par exemple de celui (ou celle ?) qui sera a la direction de son festival ?
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 0:36

Ça balance sur Thielemann Laughing
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 10:02

Oué, on sent bien qu'ils doivent s'adorer, ces deux là Razz

Et moi, je suis bête, j'avais regardé en vitesse l'article de Pete Konwitschny : ce n'est pas qu'il n'est plus en ligne, c'est que Konwitschny fait du Konwitschny :

Pete a écrit:

Erst wenn ich Intendant der Bayreuther Festspiele bin, werden Sie von mir hören, was man dort tun könnte und müsste.

"C'est seulement si je suis directeur du Festival de Bayreuth que je vous ferai part de ce qu'on peut et ce qu'on doit faire en ce lieu."

C'est un grand bavard, Pete...
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 16:39

Elle est authentique ta citation? Laughing
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 16:42

Ah oui, je n'ai pas mis le lien.

Tiens, c'est là que se trouve l'article intégral de Pete :

http://www.faz.net/s/Rub4D7EDEFA6BB3438E85981C05ED63D788/Doc~E20A05F9464F4417DB2CFF1C736088A31~ATpl~Ecommon~Scontent.html
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 16:44

Je l'adore Laughing
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 16:45

Sinon, j'ai parcouru les autres articles, ils me paraissent moins intéressants (et puis j'en ai marre de traduire, voilà).

Mais ils ont l'air sérieusement en crise, les Bayreuthiques ! Tout le monde semble d'accord pour dire que ça va mal.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 16:49

Franchement à l'heure actuelle quand je regarde la programmation et les distributions je n'ai aucune envie de faire le voyage... surtout quand on sait qu'il faut attendre 10 ans pour avoir une place.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 25 Juil 2008 - 22:20

https://live.bayreuther-festspiele.de/live.html

Si vous pouvez pas allé à Bayreuth... pour 49 euros , on vous offre en live la premiere de Meistersinger von Nürnberg en streaming donc. Quels voleurs ! Laughing
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Billy Budd
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 1 Aoû 2008 - 10:11

Comme souvent, ces articles donnent l'impression d'avoir été écrits par des journalistes aigris de ne point avoir été invités

J'ai pour ma part assisté à un bon Tristan et d'excellents Maîtres Chanteurs
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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 1 Aoû 2008 - 10:39

On n'a pas le droit à un compte-rendu? Smile
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 1 Aoû 2008 - 14:51

Pffff je vous trouve une interview de chef décadentiste qui rève d'un Wagner baroqueux, et on me le traite de journaliste aigri.


Aucun respect vador
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 1 Aoû 2008 - 17:10

comment seraient-ils en crise, c'est toujours loué des années à l'avance, sans que les pigeons aient la moindre idée du programme; on peut leur servir n'importe quoi sans dommage, et ils se payent le luxe de virer les bons chefs...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 1 Aoû 2008 - 17:11

Morloch a écrit:
Pffff je vous trouve une interview de chef décadentiste qui rève d'un Wagner baroqueux, et on me le traite de journaliste aigri.


Aucun respect vador
Surtout aucune lecture. Rolling Eyes

J'en profite pour te dire que tout ça est passionnant. Je n'ai pas réagi, sinon j'aurais relevé chaque phrase, et j'ai renoncé, mais c'était un beau cadeau de ta part. Very Happy
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