Autour de la musique classique

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 Festival de Bayreuth

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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 19 Aoû 2014 - 15:45

DavidLeMarrec a écrit:
Polyeucte a écrit:
Et le Tannhäuser de Thomas Hengelbrock, honteusement sifflé par le public... Sad

Mais c'était plutôt à cause de la mise en scène, non ?

C'est ce que j'ai pensé quand j'y étais... et puis vu que l'année suivante il a été remercié et remplacé par Thielemann...
Je me dis que c'était plus pour sa façon de diriger... et puis voyons! Un baroqueux qui vient diriger dans le temple? Mais où va-t-on ma bonne dame?

Personnellement que j'écoute la captation, je trouve toujours qu'il y a un détail et un beauté dans les phrasés qu'on ne retrouve nul par ailleurs... Quelque chose d'assez limpide et loin des grandes masses convoquées (et avec bonheur aussi!) par d'autres...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 19 Aoû 2014 - 15:55

Ils n'allaient peut-être pas faire l'audace deux fois de suite, tout simplement. Il n'y a pas foule de théâtres dans le monde qui embauchent Weil ou Hengelbrock pour jouer du Wagner.

(J'avoue quand même que le succès de Thielemann me laisse perplexe : il y a vraiment quelque chose qui se passe en vrai, ou c'est juste parce que c'est joli et douillet que les gens aiment ?)
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 19 Aoû 2014 - 16:17

DavidLeMarrec a écrit:
Ils n'allaient peut-être pas faire l'audace deux fois de suite, tout simplement. Il n'y a pas foule de théâtres dans le monde qui embauchent Weil ou Hengelbrock pour jouer du Wagner.

Ben oui mais bon... ça permettait de faire un peu de travail sur la partition...
(Hengelbrock se basait sur une partition autographe, avec les indications du Maîiiiitre)

ça changeait un peu je trouve.

Citation :
(J'avoue quand même que le succès de Thielemann me laisse perplexe : il y a vraiment quelque chose qui se passe en vrai, ou c'est juste parce que c'est joli et douillet que les gens aiment ?)

Moi j'aime ça parce que c'est très douillet et beau... avec en général une belle tension et un orchestre superbe.
Après j'irais pas crier au génie!
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 19 Aoû 2014 - 16:38

DavidLeMarrec a écrit:
Ils n'allaient peut-être pas faire l'audace deux fois de suite, tout simplement. Il n'y a pas foule de théâtres dans le monde qui embauchent Weil ou Hengelbrock pour jouer du Wagner.

Et c'est bien dommage ; même si je ne fais pas partie, a priori, des détracteurs de Thielemann, au moins dans le répertoire lyrique (cf. http://classik.forumactif.com/t5902-christian-thielemann?highlight=thielemann ).
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 19 Aoû 2014 - 16:48

bAlexb a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Ils n'allaient peut-être pas faire l'audace deux fois de suite, tout simplement. Il n'y a pas foule de théâtres dans le monde qui embauchent Weil ou Hengelbrock pour jouer du Wagner.

Et c'est bien dommage ; même si je ne fais pas partie, a priori, des détracteurs de Thielemann, au moins dans le répertoire lyrique (cf. http://classik.forumactif.com/t5902-christian-thielemann?highlight=thielemann ).

Moi non plus : j'ai apprécié tout ce qu'il a fait (même ses Symphonies de Beethoven et Schumann), et j'ai même dit beaucoup de bien de son atypique Elektra récente. Mais parmi les chefs que peuvent choisir ces orchestres, pourquoi lui, qui n'apporte rien de particulier en matière de lisibilité, d'urgence ou de personnalité ?
La réponse est peut-être dans la question, mais ça m'intrigue.



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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 15 Sep 2014 - 18:16

Le programme 2015 est arrivé!

Le Lohengrin de Neuenfels joue les prolongations, mais sans Andris Nelssons (Alain Altinoglu à la place).

Nouveau Tristan, mise en scène Katharina Wagner, direction Thielemann

Reprise du Ring Castorf/Petrenko et du Hollandais Kober/Gloger.

On conserve le double système commande traditionnelle (Internet ou courrier) + flash sale mais
1/ Il y aura des places par les deux systèmes pour toutes les dates ("une partie", la transparence traditionnelle du Festival...)
2/ La date du Grand Bazar sera le 1er février à 14h, ce qui permettra en particulier de savoir à ce moment là si on a ou pas obtenu des places par les voies naturelles traditionnelles.

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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 12 Aoû 2015 - 1:11

Il a été question du Tristan de cette année en Playlist je crois... une vidéo a été diffusée en streaming en Allemagne, et elle circule sur le net...
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 12 Aoû 2015 - 23:55

Oui, le Tristan a été retransmis au ciné ici en Allemagne. Mais je vais déjà essayer de m'y trouver une place demain.
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 14 Aoû 2015 - 10:17

Tristan hier soir, dir. Thielemann, m.e.s Katharina Wagner

J'ai trouvé le premier acte absolument sublime et la mise en scène très réussie et fine. Je mange mon chapeau en ce qui concerne Thielemann au premier acte: c'était simplement irrésistible, fascinant et, si j'osais, effectivement "furtwänglerien" dans son évidence (c'est la partie où je mange mon chapeau, m'étant beaucoup moqué d'un Thielemann qui se prend pour Furt et qui fait du sous-Barenboim). Je n'avais jamais entendu à ce point la "fosse mystique" dont on parle pour Bayreuth, cette impression qu'un message musical surgit des profondeurs.

Mais cette magie musicale du I ne se retrouvait pas, pour moi, au II et au III parce que les chanteurs donnaient des signes de fatigue -- j'allais écrire: de laryngite. Justesse et expression en pâtissaient, même si le volume d'émission de Gould et Herlitzius s'est maintenu jusqu'à la fin. Je n'ai pas eu l'impression que ça intéressait Thielemann tellement: si les chanteurs peuvent suivre dans son flot, tant mieux, sinon, ils gueulent, souffrent et chantent faux. Gros contraste avec Petrenko sur ce point aussi (mais Petrenko dans le Ring ne m'a jamais enchanté comme Thielemann hier soir au I). Au début, Gould enchante par son timbre sombre et enveloppant et ses phrasés attentifs; Herlitzius donne l'impression qu'elle va se briser tout de suite tellement elle donne tout tout de suite, mais en fait elle tient sa démonstration hystérique presque jusqu'au Liebestod. Amateurs d'Isolde contemplative ou inhibée s'abstenir.

La mise en scène de Katharine Wagner m'a semblé à la fois simple, classique et audacieuse, sublime d'un bout à l'autre, même si on sent que plus de perfection musicale serait nécessaire pour que son impact soit entier (on le sent et surtout on l'expérimente au I). Les décors sont superbes, comme ce labyrinthe d'escalier du premier acte, à la fois soute de bateau, labyrinthe, symbole d'un monde qui sépare les amants -- le thème de Tristan pour KW est clairement l'opposition du monde aux amants, ce qui est plutôt bien vu. Rien de révolutionnaire sans doute mais beaucoup de très belles choses: d'emblée Kurwenal et Brangäne mettent leurs efforts à séparer T et I, dont le rapport n'est manifestement pas innocent. Au début de la dernière scène, la tension des premières mesures est simplement répliquée sur scène, où Tristan et Isolde se font face un long moment, avant qu'Isolde n'embrasse Tristan avec violence et qu'il lui demande "begehrt, Herrin, was Ihr wünscht..." La confusion entre les différentes potions relève du jeu de Bonnetot, se sorte que c'est Tristan qui nous indique la nature du philtre qu'ils tiennent en main: philtre d'oubli qu'ils décident, non de boire, mais de vider d'un seul geste, très beau (quoique pas inattendu). Idée classique en somme que l'enjeu du philtre n'est pas la naissance de l'amour, mais son acceptation, un renoncement.

Il n'y a aucune illusion que les amants soient seuls ou libres au II. Dans une cour triangulaire parsemée de structure métalliques comme des porte-vélos, qui deviendront tour à tour cachettes, prisons, armes, bancs, etc, Tristan, Isolde, Kurwenal et Brangäne sont introduits de force. C'est une cour de prison dont ils ne peuvent pas sortir. Marke et ses hommes, dont Mélot, les observe du haut des murs en braquant des projecteurs sur eux. Dans la première partie du duo, ils cherchent d'abord à échapper à cette lumière, et se construisent une "cabane" avec un drap sous lequel ils pendent des étoiles lumineuses. Mais se cacher dans leurs petit nid en captivité ne peut leur convenir et Tristan détruit la "cabane" d'un geste emporté qui répand les étoiles sur le sol. "O Sink Hernieder" se passe dans un noir presque complet, cette petite voie lactée à gauche, les amants nous tournent le dos et font face à des vidéos d'eux en ombre et lumière qui rappellent un peu les images de Viola à la Bastille. Moment superbe d'apesanteur avant les appels de Brangäne qui sont comme une première Liebestod, dans laquelles les amants s'abandonnent ensemble à ce qu'ils se représentent comme une mort certaine et commune -- il me semble même qu'ils s'ouvrent tous les deux les veines.

Dans cette mise en scène, le salaud, c'est Marke, plus que Melot. Ses minions/chemises brunes immobilisent les amants et leurs suivants, il joue du cran d'arrêt, et Tristan est préparé pour l'exécution, bandeau sur les yeux et genou à terre. Pour autant le chagrin de Marke n'est pas qu'une comédie, sa douleur est réelle, comme n'importe quel Parrain trahi qui va vous faire tirer une balle dans l'oeil. Il fait poignarder Tristan par Melot, et le laisse pour mort. Melot s'imagine gagner la faveur du roi par ce geste, mais celui-ci s'eclipse avant l'acte, emportant Isolde de force. Au III, Melot l'assassin encombrant sera une des victimes de la purge menée par Marke (ein zweites Schiff), les mêmes chemises brunes font des funérailles nationales au héros Tristan, qui se révèle aussi comme ayant été le seul obstacle au coup d'état fascistoïde de Marke et des sbires.

La mise en scène du III est un chef d'oeuvre dont j'imagine qu'il est rend hommage à Wieland tant il joue sur le minimalisme et les seuls éclairages. Le rideau se lève sur un mur blanc en avant scène, qui s'avère un écran semi-transparent derrière lequel, dans un coin, Kurwenal et les deux jeunes hommes veillent Tristan. Dans son délire, Tristan voit mille Isolde apparaître, embrasse les mirages en toutes sortes de cauchemars: la tête qui se défait, la robe qui tombre d'un corps disparu façon Obi-Wan Kenobi, l'Isolde inaccessible dans le ciel.

A la fin, la lumière se fait et on voit qu'on n'a peut-être jamais quitté la prison triangulaire où les amants se sont aimés et ont été jugés. Comme à la fin du II, Marke emmène Isolde de force après l'avoir laissée chanter son Liebestod, sans doute dans le cadre des funérailles nationales ; Brangäne reste seule et désemparée face au corps.

A mon avis, il faudrait pouvoir jouer ce Tristan un acte à la fois, pour qu'il ne tombe pas en charpie musicalement à cause de la laryngite des chanteurs (je dis ça parce que c'est ce que leur son m'évoque au fur et à mesure que la soirée avance). C'était une soirée superbe, mais je ne doute pas qu'il y en aura d'intégralement sublimes de ce spectacle. Pour moi en tous cas, la grande gagnante est Katharina Wagner (qui n'est pas venu saluer) ; et, dans une moindre mesure, Thielemann, qui s'avère capable d'être, au moins de temps en temps, à la hauteur de ses présomptions.
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 14 Aoû 2015 - 10:25

julot a écrit:
Tristan hier soir, dir. Thielemann, m.e.s Katharina Wagner.

Une recension ici : http://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-bayreuth-les-partis-pris-originaux-de-katharina-wagner .
A l'écoute seule, j'ai un ressenti très proche du tien.
Sur Herlitzius notamment, que je trouve à la fois incandescente, bravache (pour ne pas dire téméraire, mais seulement en apparence puisqu'elle tient le pari de la défonce jusqu'au bout), et pourtant jamais univoque ("univocale") dans le sens où l'intention se lit, même de manière infinitésimale, dans les "réglages", les ajustements mots/sons qui innervent son chant. Tristan m'intéresse moins ; si ce n'est qu'il occupe une place "cardinale", au sens propre, dans ma manière d'entendre l'oeuvre : c'est à dire de pivot (dans l'architecture du drame, pas en tant que personnage à proprement parler cependant ; dans le rapport qu'il impose/suppose entre les scènes Isolde/Brangäne, Isolde/Marke et ce, même en son absence mais c'est difficile à exprimer). J'ignore si ça recoupe les propositions de la mise en scène.
Orchestre superbe et superbement ten(d)u, je ne peux que te suivre sur ce point. Preuve que Thielemann a plus de ressources qu'on lui en suppose/concède généralement.
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Gesualdo
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 14 Aoû 2015 - 13:10

J'ai commencé à visionner le début du premier acte.C'est superbe,et la vidéo est vraiment bien pensée.D'habitude je n'aime pas trop les visualisations dans les préludes,mais là,la caméra laisse l'imagination vagabonder dans ce dédale à la Piranèse et n'empêche pas d'écouter la partition.D'accord pour Thielmann.



















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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Sam 15 Aoû 2015 - 15:12

bAlexb a écrit:
julot a écrit:
Tristan hier soir, dir. Thielemann, m.e.s Katharina Wagner.

Une recension ici : http://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-bayreuth-les-partis-pris-originaux-de-katharina-wagner .
A l'écoute seule, j'ai un ressenti très proche du tien.
Sur Herlitzius notamment, que je trouve à la fois incandescente, bravache (pour ne pas dire téméraire, mais seulement en apparence puisqu'elle tient le pari de la défonce jusqu'au bout), et pourtant jamais univoque ("univocale") dans le sens où l'intention se lit, même de manière infinitésimale, dans les "réglages", les ajustements mots/sons qui innervent son chant. Tristan m'intéresse moins ; si ce n'est qu'il occupe une place "cardinale", au sens propre, dans ma manière d'entendre l'oeuvre : c'est à dire de pivot (dans l'architecture du drame, pas en tant que personnage à proprement parler cependant ; dans le rapport qu'il impose/suppose entre les scènes Isolde/Brangäne, Isolde/Marke et ce, même en son absence mais c'est difficile à exprimer). J'ignore si ça recoupe les propositions de la mise en scène.
Orchestre superbe et superbement ten(d)u, je ne peux que te suivre sur ce point. Preuve que Thielemann a plus de ressources qu'on lui en suppose/concède généralement.

Oui, Tristan est parfois moins un personnage qu'un pivot, comme tu dis, y compris musicalement. Je ne crois pas que c'était le cas dans la mise en scène, où il partageait avec Isolde la seule liberté qui leur est possible, celle de vivre leur amour. Ainsi c'est lui qui a l'initiative quand il s'agit de vider par terre le philtre d'oubli ; c'est lui qui défait leur petit nid et refuse de se cacher au II -- c'est lui qui "invente" le premier Liebestod à la fin du duo. Elle comme lui, par contre, sont parfaitement actés, passifs, à la fin du II comme à celle du III: mais c'est le sort qu'ils savent avoir accepté et qui ne peut les suprendre.
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Dim 16 Aoû 2015 - 11:30

En rediscutant de la fin du III, je me suis dit qu'elle était exactement identique à celle du II (Marke emmène Isolde hébétée à la porte du fond, laissant Tristan pour mort). Que dans ce cadre, la vraie mort d'amour intervient au II, quand les amants se coupent les veines à la fin du duo. Et qu'après l'agonie de Tristan, la lumière se fait sur le décor du II, en somme. Le Liebestod n'est pas tant une mort d'amour, Isolde ne mourrant d'ailleurs pas, qu'une conclusion pour la galerie, je disais un chant aux obsèques nationales, après lequel la politique et le cynisme reprennent leurs droits qu'ils n'ont jamais perdu.

Avec l'âge, je pense que ce traitement distancié de ce type de borne kilométrique fait d'autant plus sens que, immolation de Brünnhilde, Adieux de Wotan ou Liebestod, ça n'est presque jamais là que ça se passe.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Dim 16 Aoû 2015 - 18:39

Vu le I en vidéo, assez enthousiaste, en particulier sur Thielemann, quel prélude notamment!
Gould plus expressif que d'habitude je trouve, vraiment convaincant pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Dim 16 Aoû 2015 - 23:23

Ce soir, Lohengrin, dir. Altinoglu, m.e.s. Neuenfels

Voire ce spectable en vrai, c'est bien sûr très différent de le voir en vidéo. Et mieux. D'abord parce qu'entendre Klaus Florian Vogt en vrai dans cette salle (ce soir), c'est d'un autre calibre que de l'entendre enregistré: il domine tout de sa présence vocale, on a l'impression qu'il chante plus fort que tous les autres et que pourtant il susurre. Jamais entendu un chanteur comme ça, c'est juste beau à pleurer, et tellement ce que je veux entendre et que je n'ai presque jamais dans Wagner.

La mise en scène aussi, superficiellement la même, ne se perçoit pas de la même façon. D'un côté l'aspect "c'est des rats de laboratoire, une expérience est en cours" est tout-à-fait lisible, mais reste mystérieux pour moi, et surtout peu important pour la bonne jouissance des spectacles (quelques choses que je ne m'explique pas: le cygne déplumé à la fin du I, les films "Wahrheit" qui sont sans doute des métaphores sur la nature humaine, le foetus de la fin...). Ce qui frappe, c'est l'extrême lisibilité de cette proposition, à la fois visuellement en termes de jeux d'acteurs (excellents). Les rats intriguent moins qu'ils n'amusent, et la réaction dominante dans la salle semble être de les trouver adorables, malgré quelques mouvements de têtes désapprobateurs. On voit aussi qu'il y a quelque chose du registre de la création de l'homme en jeu (les souris passent par différents états hybrides avant d'être presque tout-à-fait des humains à la fin), mais le spectacle tire son efficacité des mouvements de foule et des prestations lumineuses des chanteurs-acteurs, au sommet de quoi la scène de séparation de la fin ; et l'interprétation d'Annette Dash dans son ensemble.

Tous les chanteurs très bien, en particulier Lang en Ortrud (en plus de Vogt et Dash). La direction d'Altinoglu est assez inattendue: très dégraissée, quasi-chambriste dans l'équilibre des pupitres, sans emphase mais sans sourdine non plus. Ayant enchaîné Tristan et le Crépuscule dans les journées précédentes, j'avoue que j'ai trouvé que cette lecture transparente mettait en avant le côté relativement sommaire de l'écriture, mais c'est des problèmes qu'on n'a qu'à Bayreuth.

Malgré l'intensité du spectacle sur le moment, il ne m'en reste déjà presque plus rien émotionellement deux heures après. Bizarre, mais là encore...


Dernière édition par julot le Lun 17 Aoû 2015 - 10:42, édité 1 fois
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 17 Aoû 2015 - 9:30

julot a écrit:
D'abord parce qu'entendre Klaus Florian Vogt en vrai dans cette salle (ce soir), c'est d'un autre calibre que de l'entendre enregistré: il domine tout de sa présence vocale, on a l'impression qu'il chante plus fort que tous les autres et que pourtant il susurre. Jamais entendu un chanteur comme ça, c'est juste beau à pleurer, et tellement ce que je veux entendre et que je n'ai presque jamais dans Wagner.

Juste pour participer ; même de loin Embarassed :

bAlexb a écrit:
Je l'ai entendu dans le rôle [de Parsifal] à Genève.
En-dehors de la présence, incroyablement charismatique (le Reine Tor, réellement) le chant, lumineux et, apparemment (mais ce n'est qu'une apparence), léger est d'une musicalité irréprochable, d'une textualité confondante, à des années lumière de canons (dans tous les sens du terme !) comme Beirer, par exemple. Mieux, il renoue avec la fraîcheur de Kollo, à mon sens ; aussi avec l'idée d'un "bel canto" wagnérien à la manière d'un Lorenz.

bAlexb a écrit:
Non non ; il y a effectivement cette dimension très éthérée, incorporelle, dans son chant qui peut déplaire. A Genève, dans Parsifal, j'avais surtout été étonné par l'apparente facilité de l'émission qui paraissait parfaitement naturelle, claire et par la projection, assez affolante (même si la salle est très bien faite, pour les voix). Si dramatisme il y a (et, pour moi, il y en a), il ne vient que de la musicalité de l'artiste, du soin de la ligne et de sa fusion (confusion, peut-être) avec le mot, etc.

Je me tâte toujours (mais de moins en moins, en réalité)  pour savoir si je profiterai de mon passage à Berlin en mai prochain (Norma avec Gruberova siffle ), pour retourner l'entendre ; dans Lohengrin cette fois, justement : http://www.deutscheoperberlin.de/de_DE/calendar/lohengrin.12679370# !


Dernière édition par bAlexb le Lun 17 Aoû 2015 - 11:09, édité 1 fois
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 17 Aoû 2015 - 10:47

Je peux venir?
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Charlym
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 19 Aoû 2015 - 1:33

Bon, j’y vais à mon tour un peu de mon grain de sel après mon retour de Bayreuth.
Je n’ai pas posté ici mon compte rendu du Ring de l’an dernier, j’en profite pour faire une sorte de copié/collé…

Globalement un Ring de qualité en effet, même si j’ai souvent regretté la radicalité de Petrenko. Pour dire la vérité, je ne suis pas retourné voir ce Ring cette année à cause de lui.
Depuis la Walkyrie la dynamique de la partition ne semble pas vraiment respectée, et on comprend bien qu’il s’agira d’une figure de style systématiquement employée par la suite. Les passages épiques ou lyriques sont joués sans entrain, d’ailleurs souvent un peu en retraits, validant et appuyant ainsi la vision nihiliste de Castorf. Mais au contraire je pense que le cynisme de cette mise en scène aurait été décuplé avec une direction qui ne se fait pas uniquement l’écho de ce qui nous est présenté sur scène. On parlait de distanciation…

Quant à Castorf, son Rheingold est extraordinaire. Ce que révèle l’imaginaire de la culture américaine avec ces caricatures de série B donne à l’ensemble une parfaite cohérence pour introduire un message politique évident tout au long de ce Ring. Beaucoup d’ironie, c’est parfois drôle mais jamais facile ni vulgaire. L’or du Golden Motel volé par Alberich, puis à la fin cette pompe à essence libérant un pétrole que n’allume pas tout de suite Loge (ouf !) pour enchainer sur la première journée vue comme l’histoire de cet Or Noir exploité par Wotan et ses Walkyries pour contrer la puissance de l’Albe Noir. De cette exploitation naitront la soumission et les premières ambitions révolutionnaires. Siegfried peut apparaître dans un monde prêt à exploser par trop de volontés de puissances.

Le travail sur la vidéo dans le Rheingold interpelle avec intelligence l’intuition du spectateur (à la manière d’un David Lynch) sur les drames à venir, mais dès le premier acte de la Walkyrie on sent la page blanche. Mise en scène très statique, rythme incohérent, puis retour de la vidéo, tout s’active, jusqu’aux adieux de Wotan d’un ennui pénible (musicalement aussi d’ailleurs). De nouveau la page blanche pour le premier acte de Siegfried, peu d’idées nouvelles, un Patric Seibert un peu trop envahissant, une mitraillette, Notung ? Non l’épée est là, finalement. Puis vient la fellation d’Erda, puis les crocodiles… Bon ?
Il veut aller encore plus loin que dans d’autres mises en scène, notamment sur la vision d’un Siegfried déjà corrompu, dès le départ, prisonnier de ses pulsions sexuelles, il est bien le petit-fils de son grand-père, famille d’obsédés, de son arrogance, de sa volonté de puissance. Je l’avais vu donc l’an dernier avec Lance Ryan, injustement hué (oui, la voix accrochait mais…), quel acteur, superbe confrontation avec les Filles du Rhin, ce monde à son image est dégueulasse, il en devient odieux lorsqu’il tabasse ce clochard. Wotan veille (tout autant qu’Alberich), son œil dont le maquillage ressemble étrangement à celui de Malcolm McDowell dans Orange Mécanique de Stanley Kubrick, illustre bien dans quel état de ruine morale et de violence il a fait basculer le monde.

Cependant j’ai du mal à rejoindre certains avis, notamment sur l’évocation récurrente de la distanciation Brechtienne…Bien sûr que l’on peut en parler chez Kupfer par exemple. Mais chez Castorf, pas vraiment de Verfremdungseffekt à mon sens. La distanciation aboutit à une réflexion et donc à une traduction de la fiction par le spectateur. Mais on se demande souvent ici ce qu’est devenue la fiction wagnérienne. Comment Siegfried peut-il raconter ses exploits, sa rencontre avec Brünnhilde et chanter son amour alors qu’on nous montre bien qu’il ne l’a jamais vraiment aimé ? Castorf malheureusement retombe donc dans quelques impasses scéniques, à force de trop s’éloigner du livret il finit par rendre parfois le propos de Wagner incohérent. Il faut se souvenir d’ailleurs que Castorf voulait tronquer l’opéra ! Il se retrouve donc avec des passages qu’il semble trainer comme des boulets à ne pas savoir vraiment quoi en faire, la distanciation a parfois bon dos !

Je suis pourtant un adepte du Regietheater, mais un dosage juste de distanciation est vital pour extraire toute la substantifique moelle d’un Ring. Je pensais à partir du Rheingold que l’on assistait à une nouvelle façon de mettre en scène, une sorte de fusion entre l’intuitif apporté par la matière filmique (vidéo) et le signifié propre aux mises en scène de ces dernières décennies. Finalement la magie de cette fusion cesse d’opérer dès la Walkyrie où ces deux paramètres prennent leur indépendance.
Je garderai cependant de très bons souvenirs de ce foisonnement d’idées, mais surtout je garderai en tête comme synthèse de ce Ring politisé les fabuleux décors d’Aleksandar Denić, le vrai génie de ce Ring audacieux : l’ex-RDA vu comme le symbole de la fusion paroxystique entre capitalisme et idéologie marxiste.

J’ai vu cette année le nouveau Tristan.
J’ai été totalement séduit par la direction de Thielemann. Quel son ! Musique idéalisée, sombre, éthérée et en suspens, comme dans la version du Wiener Staatsoper (DG), probablement l’œuvre de Wagner qu’il dirige le mieux, avec en prime une meilleure distribution ; le couple Herlitzius/Gould n’est peut-être pas inoubliable, mais il est fort attachant !
«Tout enfant, j'ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l'horreur de la vie et l'extase de la vie» écrivait Baudelaire. Nous voilà plongés en plein Symbolisme : c’est ce qu’on entend dans le Tristan de Thielemann.
C’est aussi ce que nous donne à voir Katharina Wagner. Les amants sont condamnés dès le départ, comme le Holländer. Condamnés à s’aimer, dans l’horreur de la vie, dans l’horreur du jour et de ses démiurges malfaisants (belle idée que ce roi Marke expert en torture psychologique). Pour espérer une extase de vie, sans philtre ! On attendait patiemment la mort chez Marthaler, on n’attend plus de s’aimer chez K.Wagner, mais alors on est condamné, à vie ! On ne meurt plus, excellente et effrayante conclusion.
Il reste peut-être à perfectionner le jeu, la présence sur scène, il y a là probablement moins de savoir faire technique que chez Castorf, mais voilà bien un spectacle que j’ai envie de revoir.


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Xavier
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 19 Aoû 2015 - 2:56

Tu n'as pas vu? Il y a un sujet entier dédié au Ring: http://classik.forumactif.com/t7905-ring-castorf-petrenko-bayreuth-2015
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Charlym
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 19 Aoû 2015 - 9:36

Xavier a écrit:
Tu n'as pas vu? Il y a un sujet entier dédié au Ring: http://classik.forumactif.com/t7905-ring-castorf-petrenko-bayreuth-2015

Si, si, mais comme je parlais aussi du Tristan, certes dans une moindre mesure, mais l'opéra est plus court ! batman
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 27 Aoû 2015 - 11:13

Le programme 2016 est disponible. Janowski remplace bien Petrenko dans le Ring, le poste d'Isolde reste à pourvoir mais Gould sera toujours là (s'il est encore vivant et, espérons-le, sa voix aussi). Nouveau Parsifal mis en scène par Laufenberg, dirigé par Andris Nelssons, avec KFV (yeah!), Zeppenfeld en Gurnemanz et une Kundry aussi à déterminer.

Aussi: Ventris en Siegmund ne pourra qu'être plus mobile que Botha, et peut-être presque aussi beau. Trois différents Wotan, mais dans la Walküre, il pourrait même en mettre un différent au II et au III dans cette m.e.s.

Personellement, je vise le dernier cycle, vu ce que j'ai eu chaud cette année (dans mon expérience, l'été bavarois prend fin le 15 août exactement).
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Charlym
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 28 Aoû 2015 - 9:15

julot a écrit:
Le programme 2016 est disponible. Janowski remplace bien Petrenko dans le Ring, le poste d'Isolde reste à pourvoir mais Gould sera toujours là (s'il est encore vivant et, espérons-le, sa voix aussi).

Apparemment Isolde sera Petra Lang...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 28 Aoû 2015 - 10:02

julot a écrit:
Le programme 2016 est disponible.

Suspense… y aura-t-il du Wagner ? J'ai parié sur une saison tout Humperdinck-Strauss, est-ce que j'ai gagné ?
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 27 Nov 2015 - 15:02

Echange 2 places (Parkett, 190 € la place) pour Parsifal à Bayreuth le 15 août 2016 contre 2 places pour le même opéra pour la date du 24 août 2016.
Me contacter par MP.
Merci.
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Dim 31 Jan 2016 - 14:47

Je viens de faire la queue de deux ordinateurs différents, l'un utilisant un VPN localisé à Nuremberg, l'autre à Paris. Le premier a été servi au bout de 30', le second attend encore.
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Charlym
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 1 Fév 2016 - 11:38

julot a écrit:
Je viens de faire la queue de deux ordinateurs différents, l'un utilisant un VPN localisé à Nuremberg, l'autre à Paris. Le premier a été servi au bout de 30', le second attend encore.

30 minutes pour Nuremberg et combien au final à Paris ? J'ai pour ma part attendu 45 mn environ
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 3 Fév 2016 - 23:43

Pareil. 25 min à Nuremberg, 45 minà Paris, plus d'une heure à Strasbourg...

Nous on fait Ring 20-25 suivi de Parsifal le 28, s'il y en a qui veulent nous rejoindre/croiser... Peut-être Tristan le 22, ça m'avait botté.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 9 Fév 2016 - 15:27

julot a écrit:

Nous on fait Ring 20-25 suivi de Parsifal le 28, s'il y en a qui veulent nous rejoindre/croiser... Peut-être Tristan le 22, ça m'avait botté.

J'y serai du 20 au 25, pour le Ring, Tristan le 22 et Parsifal le 24
On pourra peut-être se croiser...
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Dim 28 Fév 2016 - 16:47

Avec plaisir!
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MessageSujet: 1954 ?   Mar 8 Mar 2016 - 9:54

Bonjour,
Quelqu'un saurait-il pourquoi il est possible d'écouter d'une façon ou d'une autre tous les Ring de Bayreuth de 1951 à 1970 (Neues Bayreuth) et au delà à la seule exception de celui de 1954 dont n'existe que la Walkure (il faut dire que c'est Lorenz qui s'y colle).
On connait Keilberth en 1952, 1953 (alors qu'il existe aussi celui de Clemens Krauss) 1955 (en stéréo et même avec un second cycle avec Mödl au moins pour Walkure et Gotterdammerung) mais pas en 1954. Pourquoi ?
Ca ne nous apprendrait pas grand chose ? C'est bien possible, mais après tout d'autres collectionnent bien les boites de camembert.
P.S.: bon, il me manque aussi le Gotterdammerung de 1963.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 8 Mar 2016 - 21:48

Bonjour Vieille Cire ! Il y avait longtemps. Very Happy

(je me posais aussi la question)

(donc je ne peux pas t'aider)

(tu es bien content d'avoir posté maintenant)
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vieille cire
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 9 Mar 2016 - 0:29

Cher David,
Je suis flatté que vous vous souveniez de moi. Sans intervenir, je vous lis assez régulièrement lorsque je suis hésitant sur un choix. Toujours pertinent i.e. impertinent ! Déterminé, sans agressivité. je stoppe ici pour ne pas sombrer dans le hors sujet ! Meilleur souvenir !
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 9 Mar 2016 - 10:52

Oh, très honoré. Embarassed
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 30 Juin 2016 - 22:21

Nelssons explose en vol, on murmure que entre Thielemann et Laufenberg, il était trop contrarié. Paradoxalement, il parait que les répétitions du Ring de Janowski se passent à merveille. Faut dire aussi que j'imagine guère que Thielemann puisse lui être orthogonal.

http://www.gramophone.co.uk/classical-music-news/andris-nelsons-withdraws-from-this-years-bayreuth-festival
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 6 Juil 2016 - 9:58

julot a écrit:
Nelssons explose en vol

... et c'est Hartmut Haenchen qui récupère Parsifal ; la saison prochaine, c'est lui qui dirigera Tristan (et Elektra, "accessoirement") à Lyon.
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mer 6 Juil 2016 - 10:02

bAlexb a écrit:
julot a écrit:
Nelssons explose en vol

... et c'est Hartmut Haenchen qui récupère Parsifal ; la saison prochaine, c'est lui qui dirigera Tristan (et Elektra, "accessoirement") à Lyon.

Et c'est une excellente nouvelle je trouve! Je craignais un peu Thielemann (pas mauvais loin de là, mais pas non plus passionnant je trouve!).
Haenchen a proposé il y a quelques années un magnifique Parsifal à Paris! On peut espérer beaucoup...
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 14 Juil 2016 - 18:26

Retransmission de la première au ciné (en Allemagne en tous cas) le 25. Et mesures de sécurité renforcées. En particulier, les coussins sont interdits cette année...
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 14 Juil 2016 - 20:48

julot a écrit:
Retransmission de la première au ciné (en Allemagne en tous cas) le 25. Et mesures de sécurité renforcées. En particulier, les coussins sont interdits cette année...

Sans coussin ... c'est du suicide fessier ! Et je sais de quoi je parle hehe

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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Jeu 14 Juil 2016 - 21:56

Cololi a écrit:


Sans coussin ... c'est du suicide fessier !

pété de rire
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Ven 15 Juil 2016 - 18:47

Le rembourrage naturel est la seule solution qui te reste. Donuts.
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MessageSujet: Bayreuth Ring   Mar 19 Juil 2016 - 20:04

Bonjour à tous,
je ne fréquente plus ce beau forum mais comme je vais assister à mon premier festival de Bayreuth je me dis que ce serait sympa d'y croiser quelqu'un d'ici.
J'y serai du 26/7 ou 2/8 avec au programme le Ring et le Tristan du 2/8.
Bon... tant qu'à faire j'ai aussi pris un Don Giovanni à Salzbourg le 4/8.
Y aurait-il quelqu'un sur ces dates?
Amicalement
fab
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julot
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Sam 23 Juil 2016 - 18:19

Roselyne Bachelot a une place en trop pour le Parsifal du 25...

Malheureusement, pour ma part je fais la fermeture cette année -- trop échaudé par les grandes chaleurs du début août ces dernières années, je préfère la pluie de la fin du mois.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Sam 23 Juil 2016 - 18:31

La place du Ministre-Président, qui vient d'annuler sa participation vue l'actualité, est libre aussi..
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Dim 31 Juil 2016 - 9:32

URGENT : vends place première catégorie pour les 13, 14 et 15 août ainsi que trois nuits d'hôtel au Bayerisch Hof, hôtel jouxtant la gare.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 1 Aoû 2016 - 22:03

J'écoute ce Parsifal de Haenchen sur France Musique -- et je retrouve une impression précédente avec ce chef: c'est très beau dans l'instant, mais ça fait du sur place. J'espère que je rate quelque chose et que ce sera mieux sur place, parce que c'est le genre du truc qui me ferait partir au premier entracte. Je suis peut-être un peu biaisé par l'interview que j'ai vu sur BR, où il parlait du minutage original et du sien à la minute près. Ca m'a pas un peu fait le prendre pour un imbécile.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 1 Aoû 2016 - 22:34

Un imbécile Haenchen? Tout le contraire je pense... il a une approche très intéressante de Wagner je trouve justement... une volonté de retour aux sources par certains côtés... son Parsifal à Bastille il y a quelques années était une splendeur rare, très justement dosé avec une mise en place magnifique! Et ce que j'ai entendu de Bayreuth était du même niveau j'ai trouvé alors qu'il n'a sûrement pas eu beaucoup de temps de répétition Confused
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 1 Aoû 2016 - 22:52

Je n'en doute pas. Mais ce qu'il disait à la télé était très bête ; et ce que j'entends en ce moment me déplaît, dans des conditions d'écoute médiocre, ceci dit. La mise en place est effectivement magnifique. La musique et la progression dramatique, absentes. A mon goût.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Lun 1 Aoû 2016 - 23:04

Haenchen est un grand chef et un grand wagnérien, il n'y a qu'à écouter son Ring ou son Parsifal capté à la Monnaie.
Peu importe ce qu'il dit à la télé.
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 2 Aoû 2016 - 10:08

Et même, comparer son minutage à celui de la création n'est pas forcément idiot... sans que ça ne devienne une règle ou que ça nuise à la qualité d'interprétation (comme ça peut être le cas des fois dans la baroque comme Niquet qui avait appliqué ça pour Castor et Pollux au TCE), ça me semble au contraire être une démarche très intéressante de vouloir un peu retourner à ce qui avait été fait lors de la création.

Il avait déjà eu cette même démarche je crois pour Paris. Et tout comme à la Monnaie le résultat était passionnant et superbe. Peut-être moins dramatique et théâtrale que ce que tu souhaites, mais magnifique par bien d'autres points (et Parsifal peut se lire de façon théâtrale ou non, les deux optiques sont à mon sens aussi intéressantes l'une que l'autre!)
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MessageSujet: Re: Festival de Bayreuth   Mar 2 Aoû 2016 - 12:57

Je n'ai écouté que le troisième acte,et j'ai été très déçu.Pourtant j'avais bien aimé Haenchen à Bastille.Mais là rien.
C'est un aplatissement dans une seule dimension qui empêche d'ouvrir l'imaginaire d'une musique qui vient de si loin.Particulièrement dans le prélude avec des nuances brutales.
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