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 Mozart - Airs d'opéras

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olivier le normand
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MessageSujet: Mozart - Airs d'opéras   Dim 8 Mar - 15:39

[b]Petit coup de coeur ces jours-ci pour le nouveau disque de Diana DAMRAU consacré aux airs d'opéras de Mozart!

Certes, tous les rôles ne correspondent pas à sa tessiture vocale, mais le panorama, très exhaustif, confirme les qualités de cette soprano: diction parfaite, belle émission, timbre assez séduisant!

Mes préférences: Suzanne des Noces et l'air de l'Enlèvement au Sérail!

Pas mal non plus la Comtesse, toujours des Noces!!

Sinon, quelle cantatrice est à recommander dans cet exercice si difficile?

Merci

Olivier le Normand
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Hidraot
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 8 Mar - 15:55

j'aime bien Damrau, j'ai une version de la flûte enchantée en DVD où elle chante la reine de la nuit, elle est très bonne
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 8 Mar - 16:39

oui ce disque est très bon, mais malheureusement le Cercle de l'Harmonie de Rohrer est par endroits assez insuffisant alors qu'ils étaient presque parfait dans le précédent récital (Salieri Mozart Righini).
Il y a toutefois une exception (vocalement) qui m'a gâché le plaisir de l'ensemble, Vorrei Spiegarvi, mon air de concert favori de Mozart est massacré par l'ajout d'ornements et de cadences sorties d'on ne sait où, qui ne figurent même pas parmi les alternativo traditionnels -que personne ne chante plus-. Là c'est vraiment n'importe quoi, le fantasme de la réécriture historicisante a ses limites!
Qui alors? difficile de comparer des disques de récital et d'extraits. Beverley Hoch dans le genre colorature. Rita Streich demeure, malgré l'ancienneté une des grandes réussites dans ce répertoire (airs de concert)
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Bertram
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Jeu 22 Juil - 17:12

Mozart : airs de concert pour basse et ouvertures: Klaus Mertens, Capella Weilburgensis, direction : Doris Hagel, chez Hänssler

j'ai acheté ce disque car je me suis dit, chouette, les airs de concert pour basse. En fait il en manque quelques uns.

L'orchestre est simplement excellent, mais Mertens pas vraiment à la hauteur : voix assez pauvre, pas très virtuose, voyelles italiennes trop ternes, limites dans le grave et dans l'aigu. C'est élégant, mais ça ne suffit pas dans ces airs de concert qui sont justement écrits pour des chanteurs exceptionnels.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Mar 22 Nov - 19:02

Very Happy Je suppose que ce topic est dédié aux anthologies, et je voulais vraiment mettre en valeur ce disque que je découvre et qui m'a fait forte impression.
Je l'ai abordé sans préjugé (ne connaissant guère cette chanteuse), ou peut-être avec la fallacieuse idée qu'avec ce chef ça allait ronronner.
C'est un peu le cas, la virtuosité de l'orchestre saxon aurait peut-être mérité une baguette plus éruptive (cela dit sans faire offense à l'expérience mozartienne de Davis), mais la performance vocale en soi est scotchante, dès les premières secondes.
Et la prise de son déploie aussi un relief qui parachève la démonstration.


Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Vesselina Kasarova


Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) :

Cosi fan Tutte : Ah, scostati!... Smanie implacabili, che m'agitate
Les Noces de Figaro : Non so più son, cosa faccio
Idoménée : Non ho colpa, e mi condanni - Ah, qual gelido orror... Il padre adorato
Mithridate : Venga pur, minacci e frema - Già dagli occhi il velo è tolto
Don Juan : Vedrai, carino - In quali eccessi, o Numi... Mi tradi, quell'alma ingrate
Lucio Silla : Il tenero momento
La Clémence de Titus : Ecco il punto, oh Vitellia... Non più di flori vaghe catene - Deh, per questo istante solo

= Vesselina Kasarova, mezzo-soprano ; Colin Davis, Orchestre de la Staaskapelle de Dresde


(RCA, septembre 1996)

Very Happy Après Rossini, on reste là dans de la glotte acrobatique.
Dès le premier air, on est fixé sur l'autorité de la chanteuse et sur ses moyens vocaux.
Vraiment superbe et impressionnant !
Le chef semble même parfois un peu dépassé par tant de ductilité et de vélocité.
Enfin, comme chacun sait, Mozart c'est très difficile à bien diriger, outre l'agencement des lignes il faut leur conserver leur impetus, et Davis peine un peu à porter ces deux paramètres à leur point de fusion -au sens de fondre et de se fondre, comme nuancerait notre belle plume BAlexB
 hehe  cat



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Mood Indigo
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Sam 2 Fév - 15:47

Je me permets de relancer le sujet.

Je suis à la recherche de beaux disques d'airs d'opéras (ou de concerts) de Mozart. Il y en a tellement, je ne sais pas par quel bout les prendre.

Je serai curieux d'avoir vos conseils, vos pistes, vos petits préférés...
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Sam 2 Fév - 16:01

Mood Indigo a écrit:
Je serai curieux d'avoir vos conseils, vos pistes, vos petits préférés...



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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Sam 2 Fév - 16:17

sauf erreur, en LP uniquement :



Spoiler:
 
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Sam 2 Fév - 16:29

Alifie a écrit:
sauf erreur, en LP uniquement :

On retrouve les airs dans cette compilation (CD) :

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Sam 2 Fév - 19:07

Mood Indigo a écrit:
Je me permets de relancer le sujet.

Je suis à la recherche de beaux disques d'airs d'opéras (ou de concerts) de Mozart. Il y en a tellement, je ne sais pas par quel bout les prendre.

Je serai curieux d'avoir vos conseils, vos pistes, vos petits préférés...

Tout dépend si tu cherches le Mozart mélodique (des opéras) ou le Mozart virtuose des airs de concert (que je trouve très peu intéressant mélodiquement / dramatiquement / musicalement, mais je suis assez seul hehe ).

Pour le premier, je vois quelques pépites :

Dans Mitridate : « Nel grave tormento » (Aspasia).
Dans Lucio Silla : « Il tenero momento » (Cecilio).
Dans Idomeneo : « Quando avran fine omai » (Ilia), « Fuor del mar » (Idomeneo).
Dans Die Entführung aus dem Serail : « Wie soll ich dich denn sehen » (Belmonte).
Dans Le Nozze di Figaro : « Hai già vinto la causa ? » (Almaviva), « E Susanna non vien » (Contessa).
Dans Don Giovanni : « Madamina, il catalogo è questo » (Leporello), « In quali eccessi, un Numi » (Elvira)
Dans Così fan tutte : « Come scoglio » (Fiordiligi), « Pier pietà, ben mio » (Fiordiligi)
Dans La Flûte enchantée : « In diesen heiligen Hallen » (Sarastro)
Dans La Clemenza di Tito : « Parto, parto » (Sesto), « Se al impero » (Tito), « Non più di fiori » (Vitellia).
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Sam 2 Fév - 19:42

DavidLeMarrec a écrit:
le Mozart virtuose des airs de concert (que je trouve très peu intéressant mélodiquement / dramatiquement / musicalement, mais je suis assez seul hehe ).
Pas si seul que ça, si ça peut te rassurer. hehe

Cela dit, le Mozart mélodique des opéras, je l'écoute plutôt dans les intégrales d'opéras, donc je n'ai pas vraiment de récitals à proposer. Quant au Mozart virtuose, je ne connais guère que ce disque-ci: je ne le réécoute pas souvent, mais il faut bien reconnaître que dans son genre il est assez réussi (Edda Moser, quoi...); il est constitué pour l'essentiel d'un récital d'airs de concert («Popolo di Tessaglia!... Io non chiedo, eterni Dei» et «Ma che vi fece, o stelle... Sperai vicino il lido») et d'opéras («Crudele?... Non mi dir, bell’idol mio» de Don Giovanni et «Martern aller Arten» de L'Enlèvement au sérail), enregistré avec Leopold Hager et l'Orchestre de l'Opéra d'Etat de Bavière, complété par les deux airs de la Reine de la Nuit extraits de l'intégrale Sawallisch.
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Sam 2 Fév - 22:50



Un de mes CD-chouchous, où l’on trouve des airs d’opéra plutôt célèbres des Noces de Figaro, de Così fan tutte, La Clémence de Titus et Idomenée, ainsi que trois très beaux airs de concert, dont le bijou « Ch’io mi scordi di te ? ». Et puis, c’est suavement chanté et chatoyemment dirigé. (C’est Immerseel himself qui joue la partie de marteau-piqueur pianoforte.)

Sinon, le récital Gruberova/Harnoncourt que conseille Stefano est aussi très précieux.
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Colbran
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 5:13

Adalbéron a écrit:
dont le bijou « Ch’io mi scordi di te ? »

Oh oui, quel bijou, j’en raffole! Mais quand c’est chanté par Berganza. Mr.Red

Sinon, toutes les Scènes de Giunia dans Silla (récitatifs inclus, évidemment), qui font partie, je trouve, des plus belles pièces pour soprano du genre serio, toutes époques confondues.
Tu peux les retrouver dans un récital de Teodora Gheorghiu dédié à la légendaire De Amicis , la créatrice du rôle, très médiocrement chantées selon moi, ou bien dans une des intégrales facilement repérables (ça serait dommage de s'en priver, l'oeuvre est si belle). Je n'ai encore jamais entendu une Giunia impeccable néanmoins, mais c'est un rôle si ardu, à la fois extrêmement virtuose mais nécessitant une vraie ampleur, un style très élevé, et je suis si difficile  Wink .

Pour un récital complet, comment ne pas citer les Mozart Arias de Steber dirigés par Walter, du Mozart années 50, certes (ça m’est égal, toi je ne sais pas), mais, Dieu, quel chant!


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Stefano P
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 5:27

Colbran a écrit:
Adalbéron a écrit:
dont le bijou « Ch’io mi scordi di te ? »

Oh oui, quel bijou, j’en raffole! Mais quand c’est chanté par Berganza. Mr.Red

Ce n'est qu'un air de concert, certes, mais dramatiquement dans le récitatif et mélodiquement dans le rondo, avec le dialogue de la voix et du piano, ça déchire sa race ! thumright Je sais qu'elle n'a plus trop la cote dans les nouvelles générations de mélomanes, mais j'adore la version Schwarzkopf avec Brendel et Szell...

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Mood Indigo
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 6:01

Merci beaucoup pour toutes ces pistes.

Adalbéron a écrit:


Un de mes CD-chouchous, où l’on trouve des airs d’opéra plutôt célèbres des Noces de Figaro, de Così fan tutte, La Clémence de Titus et Idomenée, ainsi que trois très beaux airs de concert, dont le bijou « Ch’io mi scordi di te ? ». Et puis, c’est suavement chanté et chatoyemment dirigé. (C’est Immerseel himself qui joue la partie de marteau-piqueur pianoforte.)

Sinon, le récital Gruberova/Harnoncourt que conseille Stefano est aussi très précieux.

J'ai commencé par celui-ci parce que je l'ai trouvé facilement sur Qobuz.
Pas aimé du tout l'extrait de l'acte 4 des Noces qui ouvrent le disque...Alors j'ai pas votre expertise, mais pour moi l'interprétation était beaucoup trop chargée. J'aime les lignes plus droites, plus simples.

Ca va mieux ensuite. Très joli "Ch'io mi...", effectivement.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 6:10

Benedictus a écrit:
Cela dit, le Mozart mélodique des opéras, je l'écoute plutôt dans les intégrales d'opéras,

Je n'avais pas vu qu'il y avait une demande de disques précis. Là, je suis assez sec je dois dire… (pareil, je ne les écoute qu'en intégrale… encore pour Verdi, il y a le côté glottospectatif qui peut pimenter la chose, mais pour Mozart, les airs d'opéra ont vraiment une fonction dramatique…)

Restent les airs de concert. Tout le monde semble dire que la Gruberová des meilleures années avec Harnoncourt cumule à peu près toutes les vertus (ample, agile, audacieux, informé), mais ça m'ennuie poliment quand même, moi.
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 6:20

DavidLeMarrec a écrit:
Benedictus a écrit:
Cela dit, le Mozart mélodique des opéras, je l'écoute plutôt dans les intégrales d'opéras,

Je n'avais pas vu qu'il y avait une demande de disques précis. Là, je suis assez sec je dois dire… (pareil, je ne les écoute qu'en intégrale… encore pour Verdi, il y a le côté glottospectatif qui peut pimenter la chose, mais pour Mozart, les airs d'opéra ont vraiment une fonction dramatique…)

Restent les airs de concert. Tout le monde semble dire que la Gruberová des meilleures années avec Harnoncourt cumule à peu près toutes les vertus (ample, agile, audacieux, informé), mais ça m'ennuie poliment quand même, moi.

Gruberova/Harnoncourt, c'est effectivement incomparable.
Moi, je propose :







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Colbran
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 6:34

DavidLeMarrec a écrit:
Restent les airs de concert. Tout le monde semble dire que la Gruberová des meilleures années avec Harnoncourt cumule à peu près toutes les vertus (ample, agile, audacieux, informé), mais ça m'ennuie poliment quand même, moi.

Non, pas moi.
Je n’aime pas vraiment Gruberova, en fait. C’est une très grande chanteuse, oui (pas assez ferme dans le médium et la première octave à mon goût néanmoins) mais elle est affublée de grandes carences d’accent, c’est vraiment trop miaulant pour moi, pas assez élevé ni aristocratique, dans le seria bien sûr, mais même dans le Mozart de concert, je dois dire.
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Alifie
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 7:15

Stefano P a écrit:
Alifie a écrit:
sauf erreur, en LP uniquement :


On retrouve les airs dans cette compilation (CD) :


thumright et aussi sur celle-ci (pistes 1 à 7) :



www.deezer.com/fr/album/58735802

et, sinon, pour l'album original : /playlist?list=PLcjcskQ1QDbn15Cw4C-TcujHzhF2grBS3
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 7:43

Oui, toi je me doute bien, ce n'est pas très antérieur, et en effet les manières… Smile

(Manières qui me divertissent beaucoup dans Donizetti d'ailleurs, mais pour de mauvaises raisons évidemment – enfin un peu d'action !)
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Figaro
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 7:51

Les airs d'opéras et de concerts par Berganza, sont parmi mes préférés avec ceux enregistrés par Edda Moser, dont parle Benedictus.

Je rajouterais :
- les airs de concerts par Janowitz enregistrés dans les années 60 chez DGG
- les airs d'opéras et de concerts par Lucia Popp et Te Kanawa (en particulier celui dirigé par Colin Davis avec Zaïde et Il Re Pastore)
- les quelques airs de concerts enregistrés par Christiane Eda-Pierre sous la direction de Colin Davis en complément de l'Enlèvement au Sérail chez Philips en LP. A ma connaissance, ça n'a pas été reporté sur CD.

J'admets également avoir beaucoup de plaisir à écouter de temps en temps les enregistrements de Sylvia Sass et de Leontyne Price Mr. Green Mr. Green

Par contre, désolé mais je m'ennue profondément avec ceux de Margaret Price. C'est sublime vocalement mais complètement soporifique.
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 9:04

Un de mes disques d'île déserte avec ce que je considère comme le plus déchirant et le plus bel " Ach ich fühl's" de la création Sad


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bAlexb
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 9:21

Et c'est vrai que je l'avais oublié dans mon bouquet ; crudele tutut !
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 9:24

Oh, quel est le chef ? bounce
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 10:16

DavidLeMarrec a écrit:
Oh, quel est le chef ? bounce

De mémoire : Cluytens et Jouve. (Mais il existe aussi un disque viennois avec un hypothétique Vienna Orchestra & Somogyi à la baguette.)
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Figaro
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 10:36

Ah, oui !!! Embarassed  J'avais oublié Stich-Randall
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 11:01

Figaro a écrit:
- les quelques airs de concerts enregistrés par Christiane Eda-Pierre sous la direction de Colin Davis en complément de l'Enlèvement au Sérail chez Philips en LP. A ma connaissance, ça n'a pas été reporté sur CD.

En fait, Eda-Pierre ne chante que l'air K580, Schon lacht der holde Frühling, que l'on retrouve en CD avec les airs de l'Enlèvement sur la très belle compilation Decca L'Art de Christiane Eda-Pierre, parue en 2013.


Dernière édition par Stefano P le Dim 3 Fév - 13:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 13:45

Benedictus a écrit:

Cela dit, le Mozart mélodique des opéras, je l'écoute plutôt dans les intégrales d'opéras, donc je n'ai pas vraiment de récitals à proposer. Quant au Mozart virtuose, je ne connais guère que ce disque-ci: je ne le réécoute pas souvent, mais il faut bien reconnaître que dans son genre il est assez réussi (Edda Moser, quoi...); il est constitué pour l'essentiel d'un récital d'airs de concert («Popolo di Tessaglia!... Io non chiedo, eterni Dei» et «Ma che vi fece, o stelle... Sperai vicino il lido») et d'opéras («Crudele?... Non mi dir, bell’idol mio» de Don Giovanni et «Martern aller Arten» de L'Enlèvement au sérail), enregistré avec Leopold Hager et l'Orchestre de l'Opéra d'Etat de Bavière, complété par les deux airs de la Reine de la Nuit extraits de l'intégrale Sawallisch.

Je viens de me le passer, j'ai adoré.
J'ai trouvé le chant un peu vieillot au départ, mais j'ai très vite été happé par cette voix.
Quelle puissance, quelle facilité...
Je ne connaissais pas du tout, si ce n'est de nom, cette chanteuse.
Superbe disque.
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Francesco
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 16:06

Je rapatrie d'anciens commentaires que j'avais publiés sur ODB :


Celui de Janet Baker (1985, Erato, dirigé par Leppard) auquel je reviens depuis 20 ans alors même qu'il est incontestablement non seulement tardif, mais en plus raté. Les airs alternatifs de Suzanne et ceux pour Villeneuve sont franchement tristounets : la voix est tout simplement élimée, on la sent à bout de ressource et même de simple substance, tout grisonne assez peu joliment et on cherchera en vain le sourire ou la chair indispensables à ces airs (quand je pense que c'est pour moi une des voix les plus érotiques du monde). C'est mieux pour le "chi'o mi scordi di te" (version avec piano) parce que le grand ton mélancolique lui va bien et j'aime assez son Motet, chanté, probablement par nécessité, avec beaucoup de réserve et de délicatesse, effleuré presque, mais avec une belle méditation (évidemment) dans la section lente et une application musicienne à rendre les fioritures et même le contre-ut. Bref, Baker est une si grande chanteuse, que tout ce qu'elle fait est artistiquement fait, j'adore son timbre, j'adore cette musique ... mais je ne peux pas conseiller ce disque.

Celui de Barbara Hendricks (EMI, dirigé par Tate) est à l'inverse absolu : tout n'est que timbre solaire, ton radieux, flot de notes, ferveur juvénile et legato imperturbable (elle substitue d'ailleurs aux notes piquées de l'air de Pamina des notes liées ravissantes mais hors sujet). On a rarement autant entendu Rosine et ses 20 ans derrière la comtesse dans le grand air. J'aime beaucoup aussi et j'ai écouté le disque en boucle, même si l'imagination est un peu courte, la grammaire technique un peu sommaire (pas de reprise piano sur le souffle, pas de trille et des appogiatures mal articulées), l'italien soigné mais embarrassé. Elle respire le naturel et surtout quelque chose d'un peu éperdu et enthousiaste, très mozartien et très romantique à la fois (ou peut-être du Mozart revu par les Romantiques ?). A noter, pour cette édition, le texte d'accompagnement par André Tubeuf, reconnaissable dès le premier paragraphe.

J'oublie que je voulais dire deux mots du deuxième récital Mozart de Hendricks (EMI, dirigée par Ion Marin). C'est un pur produit de studio, qui permet à Hendricks de tenter des airs héroïques pour lesquels elle n'était pas naturellement dotée. Je trouve le résultat extrêmement attachant (comme souvent avec elle, finalement). Les techniques d'enregistrement ne peuvent simplement pas lui offrir des graves qu'elle n'a absolument pas et elle retrouve quasiment sa voix parlée dès que ça s'aventure un peu bas sur la portée. Dès lors, le premier air de Fiordiligi est une gageure impossible à relever, même si j'aime plutôt, précisément, ces sons là chez elle. Dans le même air, on constate à nouveau cette incapacité (ou ce refus ?) du staccato (l'anti Stich-Randall, en quelque sorte). Tout est porté par une même mouvement fleuri et gracieux. Ce que j'ai surtout apprécié, c'est un sens musical très sûr, qui lui fait adopter un grand ton, soit mélancolique, soit quasiment baroque, dans les récitatifs comme dans les airs. Du coup, par exemple, le "Zeffiretti Lunsighieri" d'Ilia a exactement le poids attendu pour ce rôle de tragédienne (et la tension vocal dû aux limites vocales d'Hendricks le sert plutôt bien dans cette optique). Les récitatifs, malgré l'italien discutable, sont toujours animés et emportés avec de beaux accents (sa manière de dire l'ultime "morte" avant Or Sai Chi l'onore", par exemple). Et ses aigus ont rarement aussi bien sonné que dans ce disque (y compris un suraigu triomphal dans "Al desio di chi t'adora" - la seule fois où je l'ai entendue aussi éclatante, c'était pour Le Retour de Tobie de Haydn, sous la baguette de Dorati, et son contre-ré).

Réécoute, pour continuer dans ce registre, du disque de Carol Vaness (1990 - RCA - pochette minable avec couverture vilaine en plus). Je l'avais acheté sur les conseils de Jean-Didier (Crying or Very sad) peu attiré a priori par les voix avec des vibratos larges et des émissions un peu épaisse (j'aime plutôt les timbres claires et les émissions légères). Mais là c'est tellement bien chanté et caractérisé que même Hager, baguette molle pour les intimes, n'arrive pas à gâcher mon plaisir, sauf qu'il éteint un peu la folie d'Elettra (mais Vaness, magnifique dans le récitatif, m'a réjoui en CHANTANT la descente piquée finale, en belcantiste, sans la transformer en ricanement). Quelques réserves : les consonnes qui disparaissent à la fin du grand air de Vitellia, les vocalises de Donna Anna pas très claires, une difficulté à trouver le sourire et ton quasi mutin d'"Idol Mio" (pas d'humour chez Fiordiligi non plus, même si l'hystérie manifeste est amusante en soi). C'est que c'est un disque "grand genre", très sérieux, très seria. Le timbre est particulièrement sombre (un des plus sombres que je connaisse pour un soprano), un peu opaque et Vaness accentue encore ce côté mezzo en poitrinant très haut. Mais le plus important c'est la maitrise complète des tessitures (y compris Fiordiligi, y compris Vitellia, y compris Sesto : dans le deuxième air de Vitellia j'ai rarement entendu une voix aussi glorieuse d'un bout à l'autre de la tessiture), la pureté des vocalises (souvent ébouriffantes, avec des trilles superbes - le premier air de Vitellia en montre de beaux exemples), la variété des accents, la noblesse du profil (symptomatiquement, le grand drapé de "Zeffiretti" lui va bien mieux que l'aurore d'"Idol Mio"), la franchise des attaques. Finalement, c'est devenu un des mes disques mozartiens favoris, il est dommage qu'il ne soit pas plus connu.

Poursuite d'un "dimanche à la campagne avec Mozart". Récital de Sumi Jo (Erato). Je m'arrête moins longtemps sur le sujet, mais je trouve la justesse et l'intelligence de cette fille épatantes. Ce sont, pour l'ensemble, des airs très vocalisants et suraigus, elle chante ça en se promenant (un mi naturel à faire pâlir la jeune Gruberova), avec toujours cet incroyable densité du son, ce placement si sûr, quasi étincelant, cette articulation parfaite des traits virtuoses. Et en même temps, la diction est d'une précision toujours impeccable (presque implacable d'ailleurs) et puis il y a surtout quelque chose d'un peu indéfinissable qui me fait tout le temps penser "ah oui, c'est comme ça qu'il faut le faire" que ce soit pour le phrasé (je pense à une variation inédite pour moi dans L'Amero, saro costante"), pour le style ou pour le geste expressif (la Suzanne croquée en quelques lignes de récitatif).

Quand je pense à la vaste blague que constituent ses Reines de la Nuit frigides et inertes au disque ... [Edit : je reviens sur cette dernière phrase après avoir entendu la version Otsmänn, c'est beaucoup mieux que ce que j'en dis et c'est même très bien)

Le récital Sutherland est, quant à lui, un mystère. Comme pour le Wagner paru l'année précédente, on peut supposer que la chanteuse l'a conçu comme une espèce d'album de souvenirs des airs de Mozart qu'elle aimait. Donc on n'aura pas les Elettra, Vitellia, Giunia, Aspasia et autres héroïnes seria espérées. Au lieu de ça, après un alleluja absurdement séparé du reste de son motet (vocalises d'une grande vocalisatrices, mais en rien exaltation religieuse), l'auditeur aura le droit à des airs classiques qui demandent avant tout fermeté des attaques, beauté immaculée du timbre, jeunesse éperdue et/ou pureté instrumentale. Incapable d'offrir tout cela à ce stade de sa carrière, Sutherland est piégée dans des tessitures et des personnages qui ne l'avantage pas du tout et je crois que c'est son plus mauvais disque de studio (la prise de son est des moins flatteuses, à moins que réellement la chanteuse ait été en méforme). Malgré les efforts d'articulation et ses qualités habituelles de justesse et de largeur (la fin du grand air de la comtesse impressionne quand même, avec trille parfait), malgré quelques moments prenants (une minute ravissante de dialogue avec le violon dans l'air du Re Pastore, Bonynge n'y est pas pour rien), malgré un je ne sais quoi de mélancolique dû sans doute au timbre et même à son vieillissement audible, celui qui voudra écouter Suzanne, la comtesse, Chérubin (!) ou Pamina passera son chemin. Ce qu'un disque Mozart de Sutherland aurait pu être à ce stade de sa carrière pourtant s'entend pendant 10 minutes, celles du grand "ch'io mi scordi di te ?", absolument réussi (malgré les dentales très anglo-saxonnes et très perceptibles) : ce n'est pas la nostalgie tendre de l'adieu, mais la grande scène d'opéra. Installée, les épaules carrées, dans la tessiture plutôt grave de la pièce, la chanteuse s'ébroue et brame, avec une véhémence surprenante, orne sont discours d'appogiatures et de cadences parfaitement construites et phrasées et emporte la partie, soutenu par la direction de son époux : le piano martèle un peu, mais il va avec le reste et a une sonorité ravissante.

Énième écoute ce matin du récital de Stich-Randall (pour EMI). Pour moi, c'est parfait. On se demande comment quelqu'un peut tout réussir et aussi bien comprendre cette musique. Certes, je suis (j'ai toujours été) très sensible au timbre de Stich-Randall, à sa fascinante "incapacité congénitale au legato" (Kaminski), à son émission si particulière et à son absence de vibrato. Avec elle, j'ai toujours l'impression (un peu comme avec Deutekom) que quelque chose de hors du commun (sur le plan vocal, j'entends) est en train de se produire. Mais surtout, il est difficile de ne pas être conquis aussi bien par les suspensions de l'air de Pamina, ses pianissimos éthérés et extatiques, la reprise de l'air de la comtesse, sur le souffle, parfaitement conduite, la vélocité et le franchise des attaques dans "Ah se in ciel, benigne stelle" (dans ce qui reste pour moi la version de référence de cet air virtuose, un peu abstraite, presque géométrique, mais absolument fascinante), le ton intensément mélancolique et rêveur des deux airs d'Ilia, et, partout, les récitatifs, toujours extraordinaires et mobiles, puissamment caractérisés, avec un italien enchanteur, pas naturel, mais pas anglo-saxon non plus ... sans parler des détails de phrasé et de diction qui font le prix d'un tel disque et du confort de studio (le ton absolument désespéré et en même temps rempli de honte du récitatif juste avant le "Per Pieta" est, par exemple, magistral et s'entend mieux qu'en live). Un très beau récital, un peu oublié aujourd'hui, c'est dommage.

En parlant de ça, écoute tout à l'heure du récital d'Ameling (Philips) que j'avais aimé la première fois, moins aujourd'hui : là, pour le coup, il y a égalité de l'émission et soyeux du legato, mais j'y ai trouvé moins de charme et de chair, disons. Ça reste très beau, mais dès qu'il y a un peu de grave (air des marronniers) elle n'est pas à l'aise et dès qu'il y a un peu de sexe (les deux airs de Chérubin), il n'y a plus personne. Pour autant, c'est bien fait, bien senti, bien chanté. Et il y a des choses très réussies : le premier air de Fiordiligi est bien négocié et joli comme tout et, surtout, les deux airs de Zerline sont exemplaires, vraiment, bien campés, rustiques, très vifs, avec des vocalises ravissantes. Ils peuvent être parfois un peu passe partout, là, ça n'est vraiment pas le cas. C'est complété, dans l'édition la plus récente, par une poignée d'airs d'opéras comiques de Schubert où elle est, pour le coup, délicieuse, que ce soit dans le sourire ou dans la mélancolie.

J'ai enchainé ensuite sur le récital Berganza (derrière édition dans le coffret Decca Sound) : timbre aristocratique et personnel, nuances exquises, science du phrasé ("Non son piu"), un peu d'ennui aussi (les vocalises et le seria de l'air de Sesto). Mais admirable récitatif de "Ch'io mi scordi di te" (qui figure aussi dans le récital d'Ameling), un des plus beaux que j'ai entendus et le dialogue avec le piano est d'une grande musicienne. Dommage qu'elle soit parfois à la limite, donnant l'impression qu'il ne faudrait que de ça que la voix disparaisse totalement derrière l'orchestre et l'instrument. J'y reviendrai, il me manque les trois airs de Cosi Fan Tutte, encore.

Edit : Je termine le récital Berganza : le premier air de Fiordiligi est étonnant de prudence et de réserve et on ne devinerait jamais ni la date (c'est vraiment une assez piètre vocalisatrice pour l'époque), ni la tessiture (un mezzo ?). En revanche, l'air de Dorabella est très élégant (mais n'a pas le charme de la version de Von Stade, par exemple) et pour le Per Pieta, on dirait que Berganza a mangé du lion. C'est ce que j'ai préféré dans le récital avec "Ch'io mi scordi di te" : quelques scories (des notes aigus un peu droites et mal reliées au reste) mais de l'animation, des couleurs, des variations de registre à profusion.

En musique, comme pour le reste, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Lors de ma première écoute du récital de Kirkby (que j'adore, donc ça n'était pas une question d'allergie) avec Hogwood, j'avais été rebuté par la réserve et même la froideur de l'ensemble. Outre qu'il est permis de préférer des textures plus chaleureuses pour Mozart, le choix de Kirkby de ne jamais faire autre chose que les notes peut parfois confiner à la distance quasiment hautaine. Là, j'ai été charmé du début à la fin (merci Hogwood, aussi), depuis les ravissantes coloratures de "Aer tranquillo" jusqu'au mouvement de "Ah, le previdi !", beaucoup mieux soutenu sur le plan expressif que dans mon souvenir, avec des sections de récitatifs exquisement "dites" (vraiment, le contraire de mon souvenir) mais sans aucun effet extérieur (soupir, tremblement expressif et tout le reste). Instrumentalité parfaite dans "L'Amero, saro costante", cadences inspirées dans "Ch'io mi scordi di te" (je me demande combien de fois j'ai entendu cette oeuvre depuis le début de la semaine ... mais je ne m'en lasse pas), sourire et virtuosités délicats dans "Voi Avete un cor fedele", féminité radieuse dans "Ruhe sanft" (Seefried inégalable évidemment). Un beau disque, qui mérite les éloges de Gaétan Naulleau et qui promène, avec un fort pouvoir évocateur, dans des Lumières apolliniennes. Ils ont aussi enregistré un disque de musique sacré que je vais programmer (dernière édition des deux disques dans le coffret Oiseau Lyre consacré à Kirkby).

Écoute du deuxième volet tout à l'heure. L'Exsultate Jubilate. est dans la version dite de Salzbourg, avec des variations un peu différentes (mais peut-être du fait de la chanteuse ?) et sans contre-ut conclusif (idem). Il y a deux Regina Coeli et le Quaere Superna. Pureté inépuisable de l'intonation, articulation précise des vocalises aussi bien que des mots latins, absence de vibrato mais pas de vibration, clarté adamantine du timbre ... Kirkby est idéale, dans l'optique d'Hogwood, sa franchise vocale répondant à celle des instruments "historiques", son rubato à celui de la direction et sa fraicheur immaculée semblant être un écho de l'éclat froid des chœurs. On peut la trouver distante. Elle est, en tout cas, très peu théâtrale, sans grand chose de catholique, en fait. Mais elle se met totalement au service de la musique et l'émotion nait essentiellement des partitions de Mozart, comme directement offertes à l'auditeur.


D'abord, ce qui n'est exactement un récital Mozart, mais un couplage Haydn-Mozart, chez Decca, par Jennifer Vyvyan (se trouve dans le cube Decca Sound). Airs de concert et airs religieux (et c'est complété avec d'autres airs de Mozart dans la dernière édition+ du Britten). C'est vraiment fabuleusement chanté : moelleux mais sans lourdeur, lumineux mais sans froideur, ductile, mobile, raffiné, sans rupture de registre mais sans rien de lisse ou d'égal non plus. Et en plus, Vyvyan est une vocalisatrice formidable, vraiment. Elle est virtuose à souhait, avec un respect scrupuleux de la colorature, tout en faisant preuve d'un legato souverain dans les vocalises. Je trouve ça finalement assez rare et elle m'a fait penser à Margaret Marshall sur ce plan (quand on l'écoute dans, par exemple, le Laudate Pueri de Vivaldi). Je recommande tout particulièrement l'écoute du "Quoniam" de la Missa Cellensis de Papa Haydn, déjà parce que la page est enivrante, ensuite parce que la précision de Vyvyan, la lumière qu'elle fait passer aussi ("Lumières chrétiennes" pour le coup) sont inestimables.

Ensuite, j'ai écouté le récital Moffo de 1958, dont j'ai entendu beaucoup de bien. Il est dispersé dans le coffret Membran. Je ne suis pas convaincu autant que j'aurais aimé l'être. Certes, il faut reconnaitre la part subjective de tout ça : je n'aime pas le timbre riche en harmonique de Moffo, ni les sonorités de son bas-medium, que je trouve assez désagréablement gouailleuses. J'ai aussi l'impression de quelque chose de pas très achevé, avec des suraigus pas connectés au reste. Et dans les forte, j'ai même quelques sentiments désagréables, comme si la voix devenait un peu rêche dans l'aigu. Du coup, ça disqualifie Misera Dove Son, qui est un peu trop héroïque pour elle, à ce stade de sa carrière. Ça disqualifie Despina, trop canaille à mon goût. Et je me suis ennuyé en l'entendant ailleurs (Zerline, Chérubin, Suzanne), faute d'originalité. En revanche, et ça il faut le reconnaitre, chanter Mozart comme du Bel Canto peut donner des résultats très agréables : les trilles de violoniste dans L'Amero et dans le Et Incarnatus Est (il les fallait, l'orchestre appuie beaucoup dessus, mais franchement, ils sont somptueux), les vocalises appétissantes et charnues dans l'air de Constance et surtout - et là ça m'a carrément emballé - le legato de cantilène bellinienne pour Pamina. J'ai un peu perdu le suicide, la souffrance, tout ça, mais j'ai surtout, pour une fois, compris la séduction immédiate que Moffo peut exercer.


Réécoute du récital Stader pour DG dirigé par Paumgartner. Je suis toujours étonné quand Stader chante Mozart et ses pièces les plus virtuoses, parce qu'elle n'est pas la plus agile des vocalistes ("Voi avete un cor fedele" est savonné à plus d'un endroit), que le registre aigu est toujours un peu tendu (elle fait ce qu'elle peut avec "Vorrei Spiegarvi") et qu'on a parfois l'impression que les airs demandent techniquement un peu plus que ce qu'elle peut donner. Et pourtant, c'est magnifique et à chaque fois qu'elle phrase, je me dis que c'est comme ça qu'il faut chanter cette musique. Elle a vraiment l'art de conjuguer un legato parfait et confortable et pourtant, une tension, un mouvement, une énergie qui font qu'on tend l'oreille constamment. Du coup, même les pièces difficiles sont ravissantes à écouter, parce que, malgré les traits esquissés, tout est toujours construit et vivant à la fois (et, dans les vocalises le moins baroques, la sonorité est toujours magnifique). Elle ne sacrifie d'ailleurs jamais son confort à la musique et préfère (avec la bénédiction du chef) se lancer avec le tempo exigé plutôt que de s'arranger d'un ralentissement salvateur. Entre ses qualités évidentes de timbre, de diction, d'éloquence et de rayonnement, je sauve tout du récital, hors les airs d'Illia, taillés trop grands, ce qui l'oblige à modifier légèrement son émission immaculée et, partant, sa parfaite intonation.

Pas grand chose à dire du récital de studio (EMI) de Battle, dirigé par Prévin : minutage chiche (quelle fainéante, quand même !), programme peu original (quelle idée de mettre, au milieu, le motet), habituelles qualités (timbre ravissant et grain délicat, avec le petit voile qui passe toujours dessus, joli contre-ut à la fin du motet, charme immédiat ...), habituels défauts (vilain suraigu dans Vorei Spiegarvi, vocalises pas toujours très nettes, impression que la voix est toujours un peu limitée et diction très anglo-saxonne) et habituelles singularités (un peu de langueur, quelque chose d'un peu mutin, même au milieu du drame). Si on aime (c'est mon cas), on y verra du charme, sinon ... on peut passer son chemin.

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Dim 3 Fév - 17:27

bAlexb a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Oh, quel est le chef ? bounce

De mémoire : Cluytens et Jouve. (Mais il existe aussi un disque viennois avec un hypothétique Vienna Orchestra & Somogyi à la baguette.)

Merci, je viens d'écouter ça. Très séduit par la saveur extraordinaire des timbres orchestraux dans le premier air d'Ilia (enfin, le premier du disque, pas de l'opéra)… mais par la suite, pour moi ce n'est pas possible. Du Mozart en tranches, et joué du haut de son piédestal, ça ne passé. Stich ressemble à elle-même, mais vraiment pas emportée par la force de ce qu'elle dit (ni par la justesse de son italien hehe ), et l'orchestre, non, vraiment pas possible pour moi d'écouter ça, rendre ces bijoux absolus aussi compassés…

Quelle idée aussi d'écouter un récital, pardon pour le dérangement, à bientôt sur d'autres fils. hehe
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Colbran
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 6:52

En tout cas, je suis surpris de cette unanimité sur Stich-Randall.

Je vais aller à contre-courant, encore une fois, et on va me dire que je n’aime rien.  hehe

Je pense que la radicalité du style d’émission ne peut que provoquer des réactions très contrastées de toute manière. J’ai l’impression d'entendre un sifflement de bouilloire continuel tant c’est fixe, sec et blanchi à l 'extrême. Le larynx tout contraint. Effectivement elle est incapable de lier deux notes dans les phrase amples (dans Susanna quand même, c’est bien audible), use d’attaques glottiques, quand elle n’ajoute pas des staccati hors-propos, voire des appogiatures bizarres. L'agilité n'est pas toujours immaculée non plus (le rondo de Donna Anna, mouais). Et puis cet accent de petite chipie contrariée, j’en ai horreur. C’est toujours si « petit ». Un grand mystère, pour moi, cette chanteuse.


Vous pouvez poursuivre le dithyrambe et me pendre, à présent.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 7:15

Colbran a écrit:
En tout cas, je suis surpris de cette unanimité sur Stich-Randall.

Je vais aller à contre-courant, encore une fois, et on va me dire que je n’aime rien.  hehe
tutut Je crois même que sur ce coup-là nous allons être d'accord.

Colbran a écrit:
Effectivement elle est incapable de lier deux notes dans les phrase amples (dans Susanna quand même, c’est bien audible), use d’attaques glottiques, quand elle n’ajoute pas des staccati hors-propos, voire des appogiatures bizarres. L'agilité n'est pas toujours immaculée non plus (le rondo de Donna Anna, mouais).
Ah, ben non, justement, tout ça, c'est ce qui me plaît plutôt bien chez elle.

Colbran a écrit:
Et puis cet accent de petite chipie contrariée, j’en ai horreur. C’est toujours si « petit ».
Aaaah! Nous y voilà: c'est exactement ça! mains
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Francesco
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 7:30

Je n'entends absolument pas ça spontanément. Je pense que c'est la conjonction de la clarté du timbre et de la vigueur des accents qui vous donne l'impression qu'elle a volé les chaussures de maman, mais pour moi c'est plutôt exaltation, fièvre et hystérie corrigées (ou encadrées) par des manières de très jeune fille. C'est pour ça que je rêve d'entendre sa Salomé (son enregistrement de la scène de la transformation dans Daphné est un très grand disque straussien avec en sus cette abstraction blanche qu'elle peut mettre lorsqu'elle est totalement instrumentaliste). Et quand on entend la grandeur hypnotique et baroque de sa Rodelinda (Westminster), difficile de se figurer une chipie sur le trône de la reine des Lombards.
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Ravélavélo
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 9:36



Ce CD Bartoli ne peut être passé sous silence.
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Colbran
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 11:03

Francesco a écrit:
Je n'entends absolument pas ça spontanément. Je pense que c'est la conjonction de la clarté du timbre et de la vigueur des accents qui vous donne l'impression qu'elle a volé les chaussures de maman, mais pour moi c'est plutôt exaltation, fièvre et hystérie corrigées (ou encadrées) par des manières de très jeune fille. C'est pour ça que je rêve d'entendre sa Salomé (son enregistrement de la scène de la transformation dans Daphné est un très grand disque straussien avec en sus cette abstraction blanche qu'elle peut mettre lorsqu'elle est totalement instrumentaliste). Et quand on entend la grandeur hypnotique et baroque de sa Rodelinda (Westminster), difficile de se figurer une chipie sur le trône de la reine des Lombards.  

La clarté du son n'est jamais un problème pour moi, au contraire.
Ici, c'est vraiment un problème d'organisation vocale: ce genre d'émission qui recherche la suppression de la vibration saine et naturelle de la voix en mettant en tension la musculature (et en nuisant à la liberté du son), je n'y goûte vraiment, vraiment pas. Et puis, là, ça se double d'une incapacité à chanter legato, qui, dans Mozart, est intolérable à mes oreilles. Mozart sans legato, je n'y crois pas une minute!
Quant à l'expression, bien entendu, l'esthétique de cette voix n'aide pas à élever le style, mais même sans cela, il y trop d'affectation dans ce chant et bien peu d'élégance naturelle et/ou de noblesse, telles que je les conçois, pour que cela m'intéresse.
Mais, cher Francesco, cela je le dis pour moi, et je connais les adorateurs de Stich-Randall, ils sont imperturbables dans leurs amours...Et les contempteurs, dans leur férocité! C'est très bien comme ça ! hehe
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Otello
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 14:01

Colbran a écrit:
En tout cas, je suis surpris de cette unanimité sur Stich-Randall.

Je pense que la radicalité du style d’émission ne peut que provoquer des réactions très contrastées de toute manière. J’ai l’impression d'entendre un sifflement de bouilloire continuel tant c’est fixe, sec et blanchi à l 'extrême. Le larynx tout contraint. Effectivement elle est incapable de lier deux notes dans les phrase amples (dans Susanna quand même, c’est bien audible), use d’attaques glottiques, quand elle n’ajoute pas des staccati hors-propos, voire des appogiatures bizarres. L'agilité n'est pas toujours immaculée non plus (le rondo de Donna Anna, mouais). Et puis cet accent de petite chipie contrariée, j’en ai horreur. C’est toujours si « petit ». Un grand mystère, pour moi, cette chanteuse.
Je suis entièrement d'accord avec toi! mains
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Stefano P
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 14:15

Otello a écrit:
Colbran a écrit:
En tout cas, je suis surpris de cette unanimité sur Stich-Randall.

Je pense que la radicalité du style d’émission ne peut que provoquer des réactions très contrastées de toute manière. J’ai l’impression d'entendre un sifflement de bouilloire continuel tant c’est fixe, sec et blanchi à l 'extrême. Le larynx tout contraint. Effectivement elle est incapable de lier deux notes dans les phrase amples (dans Susanna quand même, c’est bien audible), use d’attaques glottiques, quand elle n’ajoute pas des staccati hors-propos, voire des appogiatures bizarres. L'agilité n'est pas toujours immaculée non plus (le rondo de Donna Anna, mouais). Et puis cet accent de petite chipie contrariée, j’en ai horreur. C’est toujours si « petit ». Un grand mystère, pour moi, cette chanteuse.
Je suis entièrement d'accord avec toi! mains

Il est vrai que lorsqu'on réentend les retransmissions d'Aix, on est quand même un peu refroidi et ce que dit Colbran sur la fixité de l'émission, la blancheur du timbre, la pauvreté du legato et le côté aléatoire de l'élocution n'est pas faux. Est-ce qu'elle produisait un tout autre effet en live ? Peut-être, parce que j'ai entendu tellement de louanges enamourées de la part de beaucoup de lyricomanes en qui j'ai pleinement confiance pour que cette passion pour Stich-Randall, quand même largement partagée, ne puisse être qu'une vaste et collective illusion auditive...
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 14:24

En plus de certains albums déjà cités plus haut, pour moi ce sera aussi les albums suivants:

















Et quitte à prendre une voix pas extraordinaire, plutôt que Stich-Randall, mieux vaut encore ça:

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Otello
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 14:39

Stefano P a écrit:
Il est vrai que lorsqu'on réentend les retransmissions d'Aix, on est quand même un peu refroidi et ce que dit Colbran sur la fixité de l'émission, la blancheur du timbre, la pauvreté du legato et le côté aléatoire de l'élocution n'est pas faux. Est-ce qu'elle produisait un tout autre effet en live ? Peut-être, parce que j'ai entendu tellement de louanges enamourées de la part de beaucoup de lyricomanes en qui j'ai pleinement confiance pour que cette passion pour Stich-Randall, quand même largement partagée, ne puisse être qu'une vaste et collective illusion auditive...
Oui mais c'était à mettre sur le compte d'une présence scénique (pour l'époque!) et puis du charme du festival (ce qui n'est plus le cas aujourd'hui!). Le problème de Stich-Randall, c'est qu'il ne faudrait pas écouter comparativement d'autres Comtesse, Anna et Fiordiligi car cette comparaison est forcément terriblement cruelle pour elle que ce soit en termes de timbre, de moyens naturels et de technique. D'ailleurs ne nous leurrons pas! Stich-Randall n'a acquis la notoriété internationale que grâce au festival d'Aix. Le reste de sa carrière est honnête mais absolument pas spécialement remarquable ni retenu par la postérité (à juste titre!).
Par ailleurs, les écoutes en aveugle la remettent à sa place! Je me souviendrai toujours d'une écoute en aveugle à la radio où sa Donna Anna avait été descendue en flammes par un critique qui ne l'avait pas reconnue et qui pourtant en avait gardé un souvenir ému et quand
son nom avait été dévoilé, il en avait été effaré : "Non ? c'est pas possible!" Eh ben si! C'était pourtant bien elle!
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Francesco
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 16:18

Non, ça n'a rien à voir avec le live, j'ai été immédiatement saisi par sa voix à l'écoute du fameux doublet (bien connu des amateurs) Bach-Mozart (cantate avec trompette + Exultate Jubilate) et je ne suis pas assez vieux pour l'avoir entendue en vrai.

Stich a fait une très belle carrière viennoise, on a assez de témoignages de ça, pour ne pas la limiter à Aix. Et le critique qui ne l'a pas reconnu devait vraiment être sourd parce que s'il y a vraiment une voix qui se singularise, c'est bien la sienne.

Enfin, j'ai connu au moins une forme de conversion à Stich, dans ma longue vie de mélomane. Preuve qu'il y a des l'espoir même pour les infidèles.
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 18:10

Non elle n'a pas fait une très belle carrière viennoise! Elle a fait une honnête et solide carrière viennoise comme tant d'autres et je suis au regret de devoir dire qu'il n'en reste pas grand chose et que ce qui en reste n'a en définitive rien d'exceptionnel ... Ce qu'elle a fait de mieux est à Aix. C'est dire ...
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 18:18

C'est sûr que pour toi ça doit paraître étroit. Smile Mais mille fois Stich plutôt que Te Kanawa (plus ronde, mais aussi tellement plus flasque…). Moi je lui trouve un vrai caractère, malgré les limites ; beaucoup plus intéressante que bien des contemporaines (Schwarzkopf…), avec cette typicité expressive qui peut être irritante, mais qui ne manque pas d'aplomb paradoxal, comme le signalait Francesco.
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 18:25

Mais on vous la laisse avec plaisir:



La postérité a remis les choses à leur juste place depuis longtemps: Elle est une Anna marquante dans le sens où elle a contribué au festival d'Aix à l'époque. Remise dans le contexte discographique et interprétatif du rôle, elle est très loin du peloton de tête! Il en va de même pour sa Comtesse et sa Fiordiligi!
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Lun 4 Fév - 19:23

Il n'y a pas de peloton de tête (c'est de l'art, quoi, et a fortiori avec du théâtre et des voix…). Quand bien même, on s'en moque. Smile Sa Comtesse et sa Fiordiligi ne sont pas mes références absolues, mais en contexte, elles nourrissent superbement les témoignages de ces soirées, avec une singularité très attachante. Le fait qu'elles soient potentiellement et comparativement inférieures à d'autres ne me paraît pas bien fondamental.
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Mar 5 Fév - 13:22

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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Mar 5 Fév - 13:43

Otello a écrit:
Et quitte à prendre une voix pas extraordinaire, plutôt que Stich-Randall, mieux vaut encore ça:

Ça me tente bien, ça! Ça se trouve en CD? Les airs sont chantés en français ou dans leurs langues originales?
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Mar 5 Fév - 13:44

Le Gerhaher est très bien, mais ce sont des airs probablement moins importants, et surtout il faut ne pas être chatouilleux sur l'italien !

Je crois que je n'ai jamais entendu Ameling dans de l'opéra, en fait… Lied, oratorio, mais opéra ? Je suis curieux (j'adore cette chanteuse).
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Mar 5 Fév - 14:16

Elle n'a jamais chanté d'opéra (sauf une représentation de concert je crois d'Idomeneo avec Haefliger) mais elle a enregistré au moins Orlando Paladino de Haydn, ce récital Mozart, un récital d'airs d'opéra de Schubert et un récital "Bel Canto" qui est plutôt un récital d'airs du XVIIIème siècle (dans le genre arie antiche). Je parle du récital Mozart plus haut, j'ai été déçu à ma réécoute, mais évidemment le texture et la musicalité sont toujours ... fondantes.
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Mar 5 Fév - 14:22

Benedictus a écrit:
Otello a écrit:
Et quitte à prendre une voix pas extraordinaire, plutôt que Stich-Randall, mieux vaut encore ça:

Ça me tente bien, ça! Ça se trouve en CD? Les airs sont chantés en français ou dans leurs langues originales?

Je ne crois pas qu'il y ait un CD, c'est disponible sur YT avec les craquements d'époque. Elle chante les versions originales, mais son italien est plutôt rudimentaire ; les recitatifs sont souvent hilarants : "perché questi sospiri e queste ambachié" dans l'air d'Elvira... Bon, disons que je ne me relèverais pas la nuit pour l'écouter...
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MessageSujet: Re: Mozart - Airs d'opéras   Mar 5 Fév - 14:39

Stefano P a écrit:
Elle chante les versions originales
Dommage... On est passé pas loin d'un truc qui aurait pu vraiment me plaire (a fortiori si Rosenthal avait dirigé Radio-Lyrique et pas l'Orchestre de l'Opéra.)
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