Autour de la musique classique

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 Mirella Freni

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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyJeu 9 Déc 2010 - 23:38

Pas que les trois ténors... Kraus aussi par exemple... et bien d'autres. Avec Alagna, le seul soucis vient de la différence de fraîcheur de la voix!

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aurele
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyJeu 9 Déc 2010 - 23:45

Avec Kraus, elle a chanté dans I Puritani (pas entendu), dans Faust (pas encore entendu non plus) et dans Falstaff (le couple Fenton/Nannetta fonctionne bien dans la version Solti), dans Roméo et Juliette (pas entendu) et dans Don Giovanni (lui étant Don Ottavio et elle Zerlina, il n'y a pas de question d'adéquation entre deux voix).
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyLun 3 Jan 2011 - 9:30

aurele a écrit:
Avec Kraus, elle a chanté dans I Puritani (pas entendu), dans Faust (pas encore entendu non plus) et dans Falstaff (le couple Fenton/Nannetta fonctionne bien dans la version Solti), dans Roméo et Juliette (pas entendu) et dans Don Giovanni (lui étant Don Ottavio et elle Zerlina, il n'y a pas de question d'adéquation entre deux voix).

As-tu entendu sa Susanna des Nozze ? Avec Mimi (au moins jusqu'au tournant des années 60), ce me semble être son rôle et l'un de ceux dans lesquels elle aura laissé pleinement sa marque. Plus que dans des Verdi survolés (à mon sens), dans des Français trop mûrs (Mireille), des Puccini "faisandés" (pardon, cf. Manon Lescaut, Trittico).

J'ai longtemps écouté Freni, d'abord parce qu'elle est assez omniprésente dans la discographie italienne (et surtout dans celle que j'aime, cf. Karajan dans ses dernières années, Sinopoli) et, également, parce qu'une bonne partie de la critique l'a toujours classée parmi les artistes exemplaires.

De fait, ce n'est pas sa science du chant, assez infaillible sur laquelle je bute, j'achoppe, mais bien sur son matériau, en lui-même, pour commencer et, aussi, sur sa conception des caractères abordés. Chez Elisabetta, par exemple, la reine ne s'impose jamais, pour moi ; je n'entends qu'une éternelle Mimi montée en graine, une domestique singeant sa maîtresse. Idem lorsqu'elle se frotte à Aida. Sa Tosca me paraît creuse, sa Leonora se dérobe, me glisse entre les doigts. Aucune aspérité ne m'accroche l'oreille. Sa Liu est trop lourde, enfin, trop femme et sans illumination, sans émerveillement ; comme sa Micaëla est trop maniérée (par deux fois).

Quant aux captations des années 80 (et plus), elles sont trop (pardooooon) "mémère" à mon goût, guettées par l'empâtement d'une femme qui veut rester jeune fille (sa Lecouvreur est une exception notable, à mes yeux, même si la classe déclamatoire est à chercher à ailleurs ; mais le carcatère existe indubitablement, plus en tout cas que dans sa Fedora contemporaine, rien moins que princesse et amoureuse, si ce n'est de son propre reflet !).

C'est, finalement, la première Freni qui me séduit. Celle du timbre serré, tendu, lumineux, encore, et pas amolli, pas encore mûri. La Nanetta dont tu parlais ; sublime. La Juliette, pourquoi pas ; fraîche. L'Antonia des Contes (en italien). La Mimi du dvd avec Karajan ou, mieux encore, du live viennois (Karajan/RCA). La Susanna, donc ; et la Zerlina de Salzburg, aussi. Et même la Violetta, un brin légère, avec Gardelli (un peu écrasée par Bonisolli mais génialement excitée par la réplique sublime de Bruscantini), voire, en 65 à Modène, jeune, jeunette, verte, dépassée sans doute mais furieuse et sans arrière-pensées !

Et je m'éveille, petit à petit à ses incarnations bel cantistes ; à tout ce pan de son répertoire de "jeunesse", qu'on a un peu dénigré et mesuré (à tort tant l'instrument et le répertoire même diffèrent) à ses rôles des années 70 et 80. Je pense à son Elvira très probe, plutôt lumineuse et bien tenue (même si la voix n'a jamais été spécialement riche en harmoniques et, surtout, en harmoniques aiguës) et à sa Marie de la Fille du Régiment.

Si je ne devais conserver qu'un seul enregistrement d'elle, ce serait sa Desdemona avec Karajan (studio ou, mieux encore, live), génialement drivée, excitée, poussée dans ses retranchements (ce sera moins le cas à la Scala, avec Kleiber) ; ou, comme "second choix", son Boccanegra avec Abbado.

Hors de cela, tu l'auras compris, j'ai du mal...


Dernière édition par bAlexb le Lun 10 Nov 2014 - 8:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyLun 3 Jan 2011 - 10:05

bAlexb a écrit:
As-tu entendu sa Susanna des Nozze ? Avec Mimi (au moins jusqu'au tournant des années 60), ce me semble être son rôle et l'un de ceux dans lesquels elle aura laissé pleinement sa marque. Plus que dans des Verdi survolés (à mon sens), dans des Français trop mûrs (Mireille), des Puccini "faisandés" (pardon, cf. Manon Lescaut, Trittico).

Houlalala...
Verdi survolés? Même si ce n'est pas forcément le compositeur qu'elle a le mieux servi, il n'en reste pas moins que les rôles qu'elle a chanté sur scène la montre très concernée! Son Elisabeth par exemple est loin d'être survolée tellement elle s'investit totalement dans le personnage, repoussant les limites qui lui impose sa voix. Il n'y a qu'à l'écouter en direct, au MET par exemple, pour voir combien son "Tu che le vanita" est engagé et totalement libre!
Français trop mûrs? Pour Mireille, je veux bien (et encore...), mais elle a quand même proposé par exemple une Marguerite qui reste dans la légende. Et justement, ce terme de mûre, je ne le trouve pas vraiment adapté... parce que cela voudrait plutôt dire une voix lourde et empâtée... alors qu'elle restait lumineuse et facile...
Pour Puccini, je ne sais que répondre... tellement je reste sans voix... Manon Lescaut faisandée??? Alors qu'elle y est au contraire d'une justesse de ton et d'une jeunesse rarement entendue dans le rôle (avec Sinopoli!)... On a tout ici, depuis les minauderies de Manon jusqu'au drame absolu dans le dernier acte... et tout ça avec une rigueur vocale extrême! Pour Trittico, je veux bien admettre une petite usure... Mais quand même... on reste dans du haut niveau, car l'investissement est là encore total!

Citation :
De fait, ce n'est pas sa science du chant, assez infaillible sur laquelle je bute, j'achoppe, mais bien sur son matériau, en lui-même, pour commencer et, aussi, sur sa conception des caractères abordés. Chez Elisabetta, par exemple, la reine ne s'impose jamais, pour moi ; je n'entends qu'une éternelle Mimi montée en graine, une domestique singeant sa maîtresse. Idem lorsqu'elle se frotte à Aida. Sa Tosca me paraît creuse, sa Leonora se dérobe, me glisse entre les doigts. Aucune aspérité ne m'accroche l'oreille. Sa Liu est trop lourde, enfin, trop femme et sans illumination, sans émerveillement ; comme sa Micaëla est trop maniérée (par deux fois).

Chez Elisabetta : la reine ne s'impose pas? Mais justement... est-elle vraiment reine cette jeune fille? Je suis fasciné par une Tebaldi dans le rôle qui l'est reine... mais Freni y montre le portrait d'une femme plus jeune, moins imposante... et qui me semble tout aussi juste! Et tu n'entends pas la Reine lors du dernier acte, le ton devenant large et immense pour un dernier air impressionnant? L'éternel "Mimi montée en graine", c'est bien... sauf que cette Mimi qui lui convenait tellement bien ne l'empêchait pas de proposer d'autres personnages... Toujours avec une certaine fragilité et une humanité bien sûr, mais on est quand même loin de Mimi dans cette Elisabetta.
Pour Aïda, j'aime bien sa prestation avec Karajan, mais je n'irais pas jusqu'à dire que c'est génial. Disons qu'elle propose une vision différente, en accord avec Carreras justement. Moins péplum que d'habitude.
Tosca creuse... là encore je ne suis pas d'accord. Comme toujours quand elle aborde des rôles un peu sur-dimensionnés, elle ne triche pas... reste avec sa voix propre. Et sa Tosca devient alors non pas un diva totale, mais une femme humaine... qui lutte... plus touchante que bien des monstres de décibels, moins tornade et moins tranchante que bien d'autres. Mais néanmoins passionnante justement par cette autre Tosca!
Pour Liu, écoute l'enregistrement du MET de 66... tu y entendras une Liu sensible, lumineuse justement (par contre, les sanglots sont de trop, mais bon...)
Et Micaëla... Passons sur Karajan (j'aime pas cet enregistrement)... mais avec De Burgos par contre, elle est loin du maniérisme...

Citation :
Quant aux captations des années 80 (et plus), elles sont trop (pardooooon) "mémère" à mon goût, guettées par l'empâtement d'une femme qui veut rester jeune fille (sa Lecouvreur est une exception notable, à mes yeux, même si la classe déclamatoire est à chercher à ailleurs ; mais le carcatère existe indubitablement, plus en tout cas que dans sa Fedora contemporaine, rien moins que princesse et amoureuse, si ce n'est de son propre reflet !).

Là encore, je ne suis pas d'accord... Fedora (à la Scala) est une de ses grandes incarnations dans sa dernière période à mon sens... peut-être encore plus incarnée que dans Lecouvreur...

Citation :
C'est, finalement, la première Freni qui me séduit. Celle du timbre serré, tendu, lumineux, encore, et pas amolli, pas encore mûri. La Nanetta dont tu parlais ; sublime. La Juliette, pourquoi pas ; fraîche. La Mimi du dvd avec Karajan ou, mieux encore, du live viennois (Karajan/RCA). La Susanna, donc ; et la Zerlina de Salzburg, aussi. Et même la Violetta, un brin légère, avec Gardelli (un peu écrasée par Bonisolli mais génialement excitée par la réplique sublime de Bruscantini), voire, en 65 à Modène, jeune, jeunette, verte, dépassée sans doute mais furieuse et sans arrière-pensées !

Oui, c'est très beau tout ça... mais toi qui aime quand ça vit, ici on reste souvent dans la musical sans avoir le grand frisson qu'elle donnera pas la suite...
Sa Violetta de Gardelli est par contre magnifique, je suis bien d'accord malgré les soucis du premier acte...




Voilà! Un tel message sur Freni ne pouvait que me faire réagir bien sûr! Mr.Red

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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyLun 3 Jan 2011 - 10:21

Polyeucte a écrit:
bAlexb a écrit:
As-tu entendu sa Susanna des Nozze ? Avec Mimi (au moins jusqu'au tournant des années 60), ce me semble être son rôle et l'un de ceux dans lesquels elle aura laissé pleinement sa marque. Plus que dans des Verdi survolés (à mon sens), dans des Français trop mûrs (Mireille), des Puccini "faisandés" (pardon, cf. Manon Lescaut, Trittico).

Houlalala...
Verdi survolés? Même si ce n'est pas forcément le compositeur qu'elle a le mieux servi, il n'en reste pas moins que les rôles qu'elle a chanté sur scène la montre très concernée! Son Elisabeth par exemple est loin d'être survolée tellement elle s'investit totalement dans le personnage, repoussant les limites qui lui impose sa voix. Il n'y a qu'à l'écouter en direct, au MET par exemple, pour voir combien son "Tu che le vanita" est engagé et totalement libre!
Français trop mûrs? Pour Mireille, je veux bien (et encore...), mais elle a quand même proposé par exemple une Marguerite qui reste dans la légende. Et justement, ce terme de mûre, je ne le trouve pas vraiment adapté... parce que cela voudrait plutôt dire une voix lourde et empâtée... alors qu'elle restait lumineuse et facile...
Pour Puccini, je ne sais que répondre... tellement je reste sans voix... Manon Lescaut faisandée??? Alors qu'elle y est au contraire d'une justesse de ton et d'une jeunesse rarement entendue dans le rôle (avec Sinopoli!)... On a tout ici, depuis les minauderies de Manon jusqu'au drame absolu dans le dernier acte... et tout ça avec une rigueur vocale extrême! Pour Trittico, je veux bien admettre une petite usure... Mais quand même... on reste dans du haut niveau, car l'investissement est là encore total!

Citation :
De fait, ce n'est pas sa science du chant, assez infaillible sur laquelle je bute, j'achoppe, mais bien sur son matériau, en lui-même, pour commencer et, aussi, sur sa conception des caractères abordés. Chez Elisabetta, par exemple, la reine ne s'impose jamais, pour moi ; je n'entends qu'une éternelle Mimi montée en graine, une domestique singeant sa maîtresse. Idem lorsqu'elle se frotte à Aida. Sa Tosca me paraît creuse, sa Leonora se dérobe, me glisse entre les doigts. Aucune aspérité ne m'accroche l'oreille. Sa Liu est trop lourde, enfin, trop femme et sans illumination, sans émerveillement ; comme sa Micaëla est trop maniérée (par deux fois).

Chez Elisabetta : la reine ne s'impose pas? Mais justement... est-elle vraiment reine cette jeune fille? Je suis fasciné par une Tebaldi dans le rôle qui l'est reine... mais Freni y montre le portrait d'une femme plus jeune, moins imposante... et qui me semble tout aussi juste! Et tu n'entends pas la Reine lors du dernier acte, le ton devenant large et immense pour un dernier air impressionnant? L'éternel "Mimi montée en graine", c'est bien... sauf que cette Mimi qui lui convenait tellement bien ne l'empêchait pas de proposer d'autres personnages... Toujours avec une certaine fragilité et une humanité bien sûr, mais on est quand même loin de Mimi dans cette Elisabetta.
Pour Aïda, j'aime bien sa prestation avec Karajan, mais je n'irais pas jusqu'à dire que c'est génial. Disons qu'elle propose une vision différente, en accord avec Carreras justement. Moins péplum que d'habitude.
Tosca creuse... là encore je ne suis pas d'accord. Comme toujours quand elle aborde des rôles un peu sur-dimensionnés, elle ne triche pas... reste avec sa voix propre. Et sa Tosca devient alors non pas un diva totale, mais une femme humaine... qui lutte... plus touchante que bien des monstres de décibels, moins tornade et moins tranchante que bien d'autres. Mais néanmoins passionnante justement par cette autre Tosca!
Pour Liu, écoute l'enregistrement du MET de 66... tu y entendras une Liu sensible, lumineuse justement (par contre, les sanglots sont de trop, mais bon...)
Et Micaëla... Passons sur Karajan (j'aime pas cet enregistrement)... mais avec De Burgos par contre, elle est loin du maniérisme...

Citation :
Quant aux captations des années 80 (et plus), elles sont trop (pardooooon) "mémère" à mon goût, guettées par l'empâtement d'une femme qui veut rester jeune fille (sa Lecouvreur est une exception notable, à mes yeux, même si la classe déclamatoire est à chercher à ailleurs ; mais le carcatère existe indubitablement, plus en tout cas que dans sa Fedora contemporaine, rien moins que princesse et amoureuse, si ce n'est de son propre reflet !).

Là encore, je ne suis pas d'accord... Fedora (à la Scala) est une de ses grandes incarnations dans sa dernière période à mon sens... peut-être encore plus incarnée que dans Lecouvreur...

Citation :
C'est, finalement, la première Freni qui me séduit. Celle du timbre serré, tendu, lumineux, encore, et pas amolli, pas encore mûri. La Nanetta dont tu parlais ; sublime. La Juliette, pourquoi pas ; fraîche. La Mimi du dvd avec Karajan ou, mieux encore, du live viennois (Karajan/RCA). La Susanna, donc ; et la Zerlina de Salzburg, aussi. Et même la Violetta, un brin légère, avec Gardelli (un peu écrasée par Bonisolli mais génialement excitée par la réplique sublime de Bruscantini), voire, en 65 à Modène, jeune, jeunette, verte, dépassée sans doute mais furieuse et sans arrière-pensées !

Oui, c'est très beau tout ça... mais toi qui aime quand ça vit, ici on reste souvent dans la musical sans avoir le grand frisson qu'elle donnera pas la suite...
Sa Violetta de Gardelli est par contre magnifique, je suis bien d'accord malgré les soucis du premier acte...




Voilà! Un tel message sur Freni ne pouvait que me faire réagir bien sûr! Mr.Red

Je ne dirais pas forcément que c'est le but, mais...

Mais, non, je n'entends jamais la Reine dans son Elisabetta ; au mieux la chanteuse (tu as raison pour l'air du IV), au pire la voix, hors-limites, hélas. Je crois que c'est une erreur de croire, dans une optique "vériste" (c'est à dire réaliste) qu'une princesse de Valois pouvait être, "seulement", une jeune femme. Tout dans son éducation la préparant à être au minimum Princesse du Sang, il faut de la noblesse au rôle ; celle, justement, que confère une Tebaldi, une Caballe, une Jurinac, une Stella, chacune avec ses moyens, sa science, etc. et même avec ses lacunes (Brouwenstijn est tout cela à la fois !).

Non, je n'entends pas la jeunesse dans ses Puccini ; plus, en tout cas, après Mimi et Butterfly avec Karajan. Manon Lescaut avec Levine c'est tellement tardif que ça en perd toute crédibilité, pour moi ; avec Sinopoli c'est plus en situation mais ça n'est pas, non plus, ce que je cherche réellement (mon idéal étant entre Olivero et Souliotis ; mélange explosif s'il en fut affraid !).

Et cela vaut pour Tosca, aussi ; même si (ou parce que) elle ne triche pas. C'est peut-être le problème après tout ; celui d'un chant qui n'a ni totalement les moyens ni l'apprêt pour le cacher. L'art qui cache l'art, en somme.

Je ne connais pas cette Liù dont tu me parles et je vais vite vite l'écouter parce que l'année m'incite à penser que j'y trouverai mon compte.

Parmi les Français tu as raison de relever que je n'ai pas cité Marguerite ; c'est un tort parce que je l'aime infiniment. Mea culpa de ne m'être cantonné qu'à Juliette pale .

Et tu as raison, encore, de rappeler que j'aime quand l'opéra "vit". Mais Freni ne me semble pas faite pour vivre, justement ; parce que la vie même des rôles la porte souvent au-delà d'elle-même, de son naturel, etc. et tourne souvent, pour moi, à la démonstration d'un tout petit caractère accolé à tous les rôles. Sans doute je vais te paraître très injuste. Dès lors, je préfère, c'est vrai, une Freni instrumentale des premières années (mais après tout Zerlina, Nanetta, par exemple, ne sont pas des abîmes freudiens ; pas plus, réellement, que Susanna, qui appelle du mouvement mais pas forcément du sang).

Tout cela restant très subjectif, naturellement Wink !
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyLun 3 Jan 2011 - 10:47

bAlexb a écrit:
Mais, non, je n'entends jamais la Reine dans son Elisabetta ; au mieux la chanteuse (tu as raison pour l'air du IV), au pire la voix, hors-limites, hélas. Je crois que c'est une erreur de croire, dans une optique "vériste" (c'est à dire réaliste) qu'une princesse de Valois pouvait être, "seulement", une jeune femme. Tout dans son éducation la préparant à être au minimum Princesse du Sang, il faut de la noblesse au rôle ; celle, justement, que confère une Tebaldi, une Caballe, une Jurinac, une Stella, chacune avec ses moyens, sa science, etc. et même avec ses lacunes (Brouwenstijn est tout cela à la fois !).

Je n'ai pas qu'elle est "seulement" une jeune femme... Juste que l'entend poindre chez Freni, et pas chez d'autres (sauf Brouwenstijn justement pour celles que je connais)... mais Elisabetta peut-être chose qu'une figure aristocratique, montrer aussi ses failles et ses doutes... Et c'est ce que j'aime dans celle de Freni, le fait qu'elle ne soit pas encore totalement reine, si ce n'est à la fin, où la jeunesse et la naïveté on fait place à une résignation et une solitude forcée... Cette évolution est magnifique je trouve.

Citation :
Non, je n'entends pas la jeunesse dans ses Puccini ; plus, en tout cas, après Mimi et Butterfly avec Karajan. Manon Lescaut avec Levine c'est tellement tardif que ça en perd toute crédibilité, pour moi ; avec Sinopoli c'est plus en situation mais ça n'est pas, non plus, ce que je cherche réellement (mon idéal étant entre Olivero et Souliotis ; mélange explosif s'il en fut affraid !).

Je ne connais pas la Manon de Levine (Levine + Pavarotti, c'est un peu trop pour moi! Mr.Red). Après, c'est sûr que Freni est moins explosive que Olivero et Souliotis!

Citation :
Et cela vaut pour Tosca, aussi ; même si (ou parce que) elle ne triche pas. C'est peut-être le problème après tout ; celui d'un chant qui n'a ni totalement les moyens ni l'apprêt pour le cacher. L'art qui cache l'art, en somme.

Ah mais je ne vais pas dire que c'est génial! C'est à mon avis elle qui est le léger point faible de la version Sinopoli... mais elle propose quelque chose de personnel...

Citation :
Je ne connais pas cette Liù dont tu me parles et je vais vite vite l'écouter parce que l'année m'incite à penser que j'y trouverai mon compte.
Attention, en face on a droit au concours du "je tiens mon aigu plus longtemps que toi nananèreeee!" entre Nilsson et Corelli... des fois, j'ai envi de les baffer l'un comme l'autre (mais j'ai peur que Nilsson me gifle avec ses ongles postiches! hehe)

Citation :
Parmi les Français tu as raison de relever que je n'ai pas cité Marguerite ; c'est un tort parce que je l'aime infiniment. Mea culpa de ne m'être cantonné qu'à Juliette pale .

J'arrive pas à accrocher à sa Juliette pour ma part...

Citation :
Et tu as raison, encore, de rappeler que j'aime quand l'opéra "vit". Mais Freni ne me semble pas faite pour vivre, justement ; parce que la vie même des rôles la porte souvent au-delà d'elle-même, de son naturel, etc. et tourne souvent, pour moi, à la démonstration d'un tout petit caractère accolé à tous les rôles. Sans doute je vais te paraître très injuste. Dès lors, je préfère, c'est vrai, une Freni instrumentale des premières années (mais après tout Zerlina, Nanetta, par exemple, ne sont pas des abîmes freudiens ; pas plus, réellement, que Susanna, qui appelle du mouvement mais pas forcément du sang).

Moi, c'est justement le dépassement de soit qu'elle montre qui me passionne dans ces rôles un peu trop lourds... cette façon sans tricher, sans faire dans le grand-guignol d'imposer sa touche personnelle et sensible à des rôles souvents tenus par des stentors...

Citation :
Tout cela restant très subjectif, naturellement Wink !

Oh que oui bien sûr! Very Happy

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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyLun 3 Jan 2011 - 19:21

bAlexb a écrit:
aurele a écrit:
Avec Kraus, elle a chanté dans I Puritani (pas entendu), dans Faust (pas encore entendu non plus) et dans Falstaff (le couple Fenton/Nannetta fonctionne bien dans la version Solti), dans Roméo et Juliette (pas entendu) et dans Don Giovanni (lui étant Don Ottavio et elle Zerlina, il n'y a pas de question d'adéquation entre deux voix).

As-tu entendu sa Susanna des Nozze ? Avec Mimi (au moins jusqu'au tournant des années 60), ce me semble être son rôle et l'un de ceux dans lesquels elle aura laissé pleinement sa marque. Plus que dans des Verdi survolés (à mon sens), dans des Français trop mûrs (Mireille), des Puccini "faisandés" (pardon, cf. Manon Lescaut, Trittico).

J'ai longtemps écouté Freni, d'abord parce qu'elle est assez omniprésente dans la discographie italienne (et surtout dans celle que j'aime, cf. Karajan dans ses dernières années, Sinopoli) et, également, parce qu'une bonne partie de la critique l'a toujours classée parmi les artistes exemplaires.

De fait, ce n'est pas sa science du chant, assez infaillible sur laquelle je bute, j'achoppe, mais bien sur son matériau, en lui-même, pour commencer et, aussi, sur sa conception des caractères abordés. Chez Elisabetta, par exemple, la reine ne s'impose jamais, pour moi ; je n'entends qu'une éternelle Mimi montée en graine, une domestique singeant sa maîtresse. Idem lorsqu'elle se frotte à Aida. Sa Tosca me paraît creuse, sa Leonora se dérobe, me glisse entre les doigts. Aucune aspérité ne m'accroche l'oreille. Sa Liu est trop lourde, enfin, trop femme et sans illumination, sans émerveillement ; comme sa Micaëla est trop maniérée (par deux fois).

Quant aux captations des années 80 (et plus), elles sont trop (pardooooon) "mémère" à mon goût, guettées par l'empâtement d'une femme qui veut rester jeune fille (sa Lecouvreur est une exception notable, à mes yeux, même si la classe déclamatoire est à chercher à ailleurs ; mais le carcatère existe indubitablement, plus en tout cas que dans sa Fedora contemporaine, rien moins que princesse et amoureuse, si ce n'est de son propre reflet !).

C'est, finalement, la première Freni qui me séduit. Celle du timbre serré, tendu, lumineux, encore, et pas amolli, pas encore mûri. La Nanetta dont tu parlais ; sublime. La Juliette, pourquoi pas ; fraîche. La Mimi du dvd avec Karajan ou, mieux encore, du live viennois (Karajan/RCA). La Susanna, donc ; et la Zerlina de Salzburg, aussi. Et même la Violetta, un brin légère, avec Gardelli (un peu écrasée par Bonisolli mais génialement excitée par la réplique sublime de Bruscantini), voire, en 65 à Modène, jeune, jeunette, verte, dépassée sans doute mais furieuse et sans arrière-pensées !

Et je m'éveille, petit à petit à ses incarnations bel cantistes ; à tout ce pan de son répertoire de "jeunesse", qu'on a un peu dénigré et mesuré (à tort tant l'instrument et le répertoire même diffèrent) à ses rôles des années 70 et 80. Je pense à son Elvira très probe, plutôt lumineuse et bien tenue (même si la voix n'a jamais été spécialement riche en harmoniques et, surtout, en harmoniques aiguës) et à sa Marie de la Fille du Régiment.

Si je ne devais conserver qu'un seul enregistrement d'elle, ce serait sa Desdemona avec Karajan (studio ou, mieux encore, live), génialement drivée, excitée, poussée dans ses retranchements (ce sera moins le cas à la Scala, avec Kleiber) ; ou, comme "second choix", son Boccanegra avec Abbado.

Hors de cela, tu l'auras compris, j'ai du mal...

Merci beaucoup pour cet éclairage. Je ne connais pas encore sa Susanna en entier mais c'est un rôle qui lui a effectivement collé à la peau avec Mimi. Sa Manon Lescaut avec Sinopoli est magnifique. Certes, ce n'est pas Scotto mais elle me touche. Je ne la connais pas encore vraiment très bien en Aida, Elisabetta et Leonora di Vargas. Desdemona est un de ses grands rôles et ce que je connais de son Amelia Grimaldi est magnifique. Personnellement, sa Fedora dans le live de La Scala dirigé par Gavazzeni m'a bouleversé malgré un vibrato plus présent et une légère usure des moyens.
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyMer 30 Mar 2011 - 0:39

http://www.prestoclassical.co.uk/r/BR%2BKlassik/900303

Parution d'une sélection de 3 "Sunday Concerts" avec le Münchner Rundfunkorchester dirigé par deux chefs : Kurt Eichhorn et Vladimir Ghiaurov. Les concerts datent de 1971, 1983 et 1987. C'est un document inédit. Je ne sais pas si c'est forcément intéressant puisque cela reprend des airs de rôles dont on a des intégrales.
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyMer 30 Mar 2011 - 8:51

aurele a écrit:
http://www.prestoclassical.co.uk/r/BR%2BKlassik/900303

Parution d'une sélection de 3 "Sunday Concerts" avec le Münchner Rundfunkorchester dirigé par deux chefs : Kurt Eichhorn et Vladimir Ghiaurov. Les concerts datent de 1971, 1983 et 1987. C'est un document inédit. Je ne sais pas si c'est forcément intéressant puisque cela reprend des airs de rôles dont on a des intégrales.

Dans l'absolu, je ne sais pas ; il faut sans doute mesurer l'intérêt à la prise de risque de ces concerts. Pour le coup, je serais plus intéressé par le coffret viennois paru chez Orfeo : http://www.diapasoncd.com/mirella-freni-opera-vienne-p-68743.html.
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyJeu 9 Jan 2014 - 13:50

Un MAGNIFIQUE récital pot-pourri sort :
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Tout est grandiose dans ce disque! hehe
- la photo saturée en couleur
- la mise en page
- la liste des airs avec couleurs alternés
- Et le titre!! Non mais franchement... toute humble qu'elle est... Avec son surnom de Prudentissima... Grande soprano oui, mais assoluta, non! hehe
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyJeu 9 Jan 2014 - 13:54

Polyeucte a écrit:
Un MAGNIFIQUE récital pot-pourri sort :
Tout est grandiose dans ce disque! hehe
- la photo saturée en couleur
- la mise en page
- la liste des airs avec couleurs alternés
- Et le titre!! Non mais franchement... toute humble qu'elle est... Avec son surnom de Prudentissima... Grande soprano oui, mais assoluta, non! hehe

Je ne connaissais pas cet éditeur hehe ! Ok, je  Arrow 
C'est à dire que si Freni a jamais été assoluta (ce dont, comme toi, je doute fondamentalement), ce n'est pas sur la période documentée par cet album.
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyJeu 9 Jan 2014 - 13:58

bAlexb a écrit:
C'est à dire que si Freni a jamais été assoluta (ce dont, comme toi, je doute fondamentalement), ce n'est pas sur la période documentée par cet album.

En plus oui... A la limite dans les années 70, alors qu'elle conservait les rôles plutôt légers de ses débuts en ajoutant des rôles plus lourds, elle montrait plus de "assolutisme"...

Mais de toute façon, des "Soprano Assoluta", je n'en connais pas... ça veut dire quoi? Qu'elle peut tout chanter dans le registre du soprano?
Non, et puis d'un point de vu caractère, je trouve que ça ne lui correspond tellement pas en fait! Very Happy
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyVen 27 Fév 2015 - 13:56

80 ans aujourd'hui pour Mimi... fleurs
ça fait tout drôle...
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptySam 28 Fév 2015 - 1:24

Bonne fête Mimi ! fleurs
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptySam 28 Fév 2015 - 21:58

Pour moi Freni = Puccini
C'est dans ce répertoire que je la trouve le plus naturelle et souvent idéale :
- Avant tout sa Mimi de studio avec Gedda chez EMI, idéale et 1000 fois plus jeune et naturelle qu'avec Karajan et Pavarotti chez Decca.
- Sa Butterfly étonnante de naturel et d'émotion et pourtant jamais abordée sur scène.
- Idem pour Tosca, où elle chante ce rôle avec ses moyens, sans tricher. Donc très loin de Callas, Price ou Marton, mais avec un autre point de vu tout à fait cohérent.
- Sa Liu, bouleversante ... et j'aurais bien aimé entendre sa Turandot, si elle n'avait pas dit non à Karajan Mr.Red
- Sa Manon, irréprochable par deux fois en studio
Je regrette par contre que sa Suor Angelica soit arrivée beaucoup trop tard ... elle y aurait été parfaite dans les années 60/70

Dans ce panorama de rôles dont on a une trace en studio, je rajoute sans hésiter son Adina de l'Elixir aux côtés de Gedda et Sereni chez EMI, là aussi d'un naturel évident, parfaitement dans sa tessiture de l'époque. Incontestablement la meilleure dans ce rôle à mes oreilles.

Par contre dans Mozart, je suis plus modéré. Sa Zerline, passe encore (surtout avec Klemperer), avec Karajan en live et Davis, je la trouve trop mûre et manquant de naturel. Pour sa Suzanne, c'est encore pire, ça ne passe pas du tout pour moi. Certes, vocalement, il n'y a rien à redire. Mais je trouve que c'est surjoué, hyper lourd et manquant totalement de naturel. Le pire étant avec les images dans le film de Ponnelle sous la direction de Böhm.
Je la préfère de beaucoup en Comtessa en live à la Scala dirigée par Abbado et je regretterai toujours que Karajan n'ait pas eu la bonne idée de lui proposer Donna Anna

Idem, pour le répertoire français : ça manque de naturel.

Sinon, je la trouve très bien dans pratiquement tous les rôles verdiens qu'elle a interprété. Mais, hormis quelques rôles (Nanetta puis Alice Ford, Amelia Grimaldi ou Desdemona) elle n'est pas forcément dans la tessiture qui lui convient le mieux et surtout il y a très souvent mieux (Callas, Price, Arroyo, Caballé, Tebaldi, Varady ...)
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptySam 28 Fév 2015 - 23:09

Il te manque son répertoire russe dans ton panorama : Tatiana, Lisa et Jeanne! Very Happy
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MessageSujet: Re: Mirella Freni   Mirella Freni - Page 3 EmptyDim 1 Mar 2015 - 0:22

Elle a expliqué en entrevue (Time Magazine) pourquoi elle ne jouait jamais Butterfly: la charge émotionnelle du rôle était trop forte pour qu'elle puisse s'en détacher en représentation. La voix n'aurait pas suivi...
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