Autour de la musique classique

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 Kurt Atterberg (1887-1974)

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jolan
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 16 Sep 2006 - 17:35

Bon, eh bien je peux enfin venir contribuer à ce topic passionnant que j'avais lancé. Pour moi les compositeurs nordiques sont, avec les français et les britanniques, mes préférés, et je suis loin d'en avoir fait le tour. Je vous encourage vivement à les écouter et les réécouter, et à venir participer avec David et moi à ce sujet-découvertes...

Je ne vais pas évoquer d'emblée les oeuvres que je préfère, mais plutôt les oeuvres écoutées récemment sur lesquelles j'ai pris quelques notes.

Petites précisions : je suis un adepte de la musique orchestrale, je ne parlerai jamais de musique de chambre ( sauf cas très très rare ), et je n'apprécie guère les mouvements rapides, allegro, scherzo et compagnie.
Je suis guitariste et batteur de métal, donc ce qui est rythmé et dynamique, je l'apprécie dans d'autres musiques. En classique, ça me saoûle direct. Il ne sera donc pas rare que mes critiques passent relativemment vite sur ces parties d'une oeuvre et que mon appréciation d'une partition se base, le cas échéant, sur leur brièveté et sur la seule qualité des mouvements lents.


ATTERBERG - Sympho 1, op.3
I - Allegro con fuoco
Début un peu pompier. Ensuite plus chantant, plus lent, plus doux. Ca remonte avec les cuivres, mais le thème n’accroche pas. Ca n’est ni grave ni enjoué, c’est indéfini. Beau phrasé au cello. Puis ça repart en trombe. C’est grandiloquent, ça gâche un peu les phrasés. Ca fait des vagues de tension, on est ballotté dans un sens puis dans un autre, mais sans que le discours s’éclaircisse vraiment. Ca descend enfin, au bout de 7 minutes, sur un passage plus calme, apaisé. Ca repart encore, ça vombrit. J’ai beaucoup de mal avec les cuivres et les timbales qui fracassent. Rupture à 8’05 : un nouveau climat, plus sombre, en attente, en transition. Ca repart, bref, allegro con fuoco, tout ce que je n’aime pas…
II - Adagio
Ca commence plutôt bien, avec de belles cordes. Une flûte, un cor, les thèmes sont plutôt simples et doux. Harpe. On est dans le style un peu pastoral. Beau canto de cello doublé, relayé par les bois. L’orchestration est plus fine, et plus imagée. La progression est bien vue et débouche sur un thème au lyrisme contenu, plus virulent. On revient au calme, un violon vient chatouiller des entrelas de modulations. L’orchestre remonte, interrompant le violon à deux reprises, avec les cuivres, pour reprendre le dessus, de plus en plus fortissimo. Une mélodie prend forme aux cordes, plus lyrique et poignante. Le final s’amorce, aux bois, pour estomper le tout et diluer ça et là quelques thèmes qui s’évaporent.
Ca finit un peu bizarrement d’ailleurs, en milieu de thème…
III - Presto
Bon bah déjà « Presto » c’est pas trop mon truc. Et ça se vérifie tout au long du mouvement.
IV - Adagio - Allegro energico
Le début du mouvement est joli, mais ça redevient trop vite une succession de passages vifs et saccadés, dont rien de bien intéressant ne ressort. Ca se calme un peu sur la fin, à la façon du deuxième mouvement ; puis ça repart encore pour finir avec éclat.

On va dire que c’est une œuvre de jeunesse encore très classique et pompeuse, où seul l’Adagio surnage de manière apaisé un flot ininterrompu et tapageur.
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jolan
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 16 Sep 2006 - 17:40

ATTERBERG - Sympho 2, op.6 ( 1912-13 )
I - Allegro con moto, maestoso, largamente
Le mouvement commence bien, lentement, puis l‘orchestre devient de plus en plus agressif, à grand renfort de cuivres et de timbales.
II - Adagio, presto, adagio, presto, adagio
C’est nettement mieux. De beaux thèmes, très amples et harmonieux, une palette orchestrale plus large. Le motif central, avec la note clairsemée au piano est très beau. Puis, vers 5’, ça part dans une danse virevoltante soudaine, et on lâche prise, comme d’habitude. On retrouve la tranquilité vers 7’, et les thèmes initiaux. Nouveau climat inquiétant vers 8’30, plus grave, puis à nouveau danse cuivrée et virulente. A partir de 11’, le mouvement redescend vers un passage plus calme, puis on finit avec un motif plus grave, lyrique, mais un peu vain.
III - Allegro con fuco, tranquillo, adagio, tempo I, maestoso
Des assauts de cuivres et des cordes endiablées, puis une descente progressive plus légère. A 5’, le calme revient, et un thème grave et sourd se développe, coupé illico par les assauts initiaux. Passage apaisé, et ça repart. Bref, ça me gave…

Une seconde symphonie nettement plus riche, mais toujours un peu académique. On décèle surtout l’incapacité à exprimer durablement une émotion, qu’elle soit grave ou légère. Ca alterne constamment, et on lâche prise rapidemment.
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jolan
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 16 Sep 2006 - 17:46

ATTERBERG - Sympho 3, op.10 « Images de la côte ouest » ( 1914-16 )
I - Lento
Début lent et énigmatique. Enfin un beau mouvement qui tient la durée, sans grands effets sonores et tapageurs, juste quelques envolées un peu plus denses, tentant d’exprimer une émotion plus grave, même esquissée. On sent comme une douleur contenue, une tristesse sourde. Peut-être est-ce dû à l'époque troublée où elle a été composée...
II - Con fuoco ( Tempête )
Bon, ça pète dans tous les coins, ça s’acharne violemment, mais les thèmes sont beaux, l’orchestration plus mûre et attrayante. Tout s’enchaîne élégamment, c’est un mouvement vif intéressant, pour une fois, plein de surprises et de tensions, de thèmes accrocheurs. On croirait John WILLIAMS pour le SWIII
III - Adagio molto vivace ( Nuit d’été )
Très beau début de mouvement lent, romantique ( cantilène de violons aigus ) et dramatique. D’ailleurs tout le reste est joli aussi, entre douceur et lyrisme. On sent la fraîcheur de la nuit d’été, la présence de la nature ( le chant d’oiseaux de nuit ? ), le souvenir amoureux, une certaine griserie, une rêverie, et aussi les ombres inquiétantes, peut-être une ivresse, un tourbillon ( 11’ )

Enfin une symphonie réussie, avec de beaux mouvements bien distincts qui prennent le temps d’aller au bout d’une idée, avec une richesse instrumentale et thématique plus forte. Très jolie.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 16 Sep 2006 - 19:37

Finaaaaaaaaaaalmeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeenteeeeeeeeee !

[La clarinette entonne le thème du Destin.]


Merci pour ces riches descriptions !

Souvenir pas très ébloui d'Atterberg (très tonal, pas très original). A réessayer.
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jolan
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Dim 17 Sep 2006 - 20:29

ATTERBERG - Sympho 4, op.14 « Piccola »
I - Con forza
Une sorte de rondo, une danse… Puis des élans, des appels de cors dans le lointain, des motifs aux cordes graves, des thèmes qui émanent de toutes parts. Bon, ça ne dure que 5 minutes, mais ça ne sert pas à grand chose.
II - Andante
Un joli thème aux bois, sur un tapis de cordes piano, puis un beau chant plus fort. Réexposition des bois, avec une intensité plus grande, et le chant suivant se fait encore plus fort et plus lyrique ( cello ). Variante aux bois seuls, et reprise finale du thème au cor
III - Scherzo
Un court scherzo, qui, comme le premier mouvement, n’apporte rien à l’œuvre.
IV - Finale, Rondo
Une variation sur un thème sans doute folklorique, populaire, rythmé et bien orchestré, entrecoupé de passages plus modérés, mais bon… La symphonie finit d’ailleurs de manière très pompeuse, avec un coup très bref…

Pas très intéressante. Juste un Andante...
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jolan
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Dim 17 Sep 2006 - 20:31

ATTERBERG - Sympho 5, op.20 « Funèbre »
I - Pesante, Allegro
Ouais, pesant, lourd, c’est l’idée effectivemment, en ce début de mouvement agité. Ca se radoucit à 2’, pour commencer véritablement cette symphonie « funèbre » qui selon moi aurait mérité une introduction grave et lente, mais bon… ça repart dans un déferlement de notes, de rythmes… Ca fait plus pompes que funèbre.
II - Lento
Une belle montée grave et sereine. Un climat plus sombre et intérieur. De beaux thèmes simples et voluptueux, de plus en plus lyriques, jamais excessifs, dans la justesse du discours méditatif. Puis l’intensité gagne l’orchestre, qui explose, avant de redescendre et d’enchaîner ( un peu bizarrement, encore une fois ) sur le dernier mouvement.
III - Allegro molto, Tempo di Valse
Encore une « tempête » musicale de 2 minutes, puis la tonalité dramatique reprend le dessus et installe un climat plus fluide. Ca s’énerve à nouveau, à 5’, de manière un peu triomphale et grandiloquente, puis le Tempo di Valse fait son entrée bruyante et intempestive, amenant ça et là quelques motifs intéressants. Un ultime thème aux cordes vient redonner un peu de paix, afin de conclure l’œuvre dans une sérénité enfin retrouvée.

Symphonie « funèbre » peut-être, mais pas assez ténébreuse à mon goût. Le Lento seul mérite l’attention.
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Robin des Hautbois
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Dim 17 Sep 2006 - 21:51

DavidLeMarrec a écrit:
...

Souvenir pas très ébloui d'Atterberg (très tonal, pas très original). A réessayer.
Effectivement ça donne pas envie d'aller dépenser 20€!!
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Dim 17 Sep 2006 - 21:52

Ah, mais qui te parle d'acheter ? Ca se vole très bien, tu sais.
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jolan
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Ven 22 Sep 2006 - 19:50

ATTERBERG - Sympho 6, op.31 « Dollar Symphony »
I - Moderato
C’est rythmé, énergique, pas forcément déplaisant, des thèmes accrocheurs, mais on se demande toujours un peu à quoi ça sert. Dans ces moments-là, je n’attends qu’une seule chose : la suite. La seconde partie est un peu plus modérée, mais on finirait par se lasser.
II - Adagio
Motif grave aux cordes, un tapis harmonique à la KOECHLIN ou VAUGHAN WILLIAMS sur lequel se décline un thème léger à la clarinette, bientôt relayée par d'autres vents, de belle manière. On se croirait véritablement chez RVW !! Le thème prend de l'ampleur grâce à l'appui des cordes et son intensité gagne tout l'orchestre avec un lyrisme délicat. Pause et réexposition de l'ensemble pour savourer une seconde fois ce beau mouvement très beau. Rappel très bref du thème du premier mouvement pour conclure.
III - Vivace
Thème guilleret aux vents, puis sorte de danse, dissonances avec un thème plus lyrique au cor, fanfare stridente, seconde tenative lyrique des cordes, re-fanfare, re-danse, on n'en voit pas la fin. On croirait l'illustration musicale d'un Walt Disney ou un truc comme ça, avec des saccades, des gags, je crois que c'est un peu tout ce que j'ai à en dire...

Encore une fois, malgré un premier mouvement agréable, c'est surtout l'Adagio qui mérite toute l'attention.



En fait je viens de comprendre un truc par rapport à mon amour pour les mouvements lents que j'essaie d'expliquer depuis le début : je trouve les percussions des passages rythmés très faibles, avec une pauvre cymbale, voire une caisse claire. Je me rends compte que la pulsation rythmique de la batterie rock ou métal me manque ( normal, c'est mon instruement de base ) et que tout ce qui en tient lieu dans la musique symphonique, et donc dans les mouvements soi-disant "violents", m'apparaissent vides de sens, coupés de leur impact le plus direct sur moi.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Ven 22 Sep 2006 - 20:12

Oui, mais lorsqu'ils mettent des percussions, on le regrette souvent. Laughing

Non, je ne pense pas à l'Inextinguible... (ou si peu)
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jolan
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Ven 22 Sep 2006 - 20:33

Oui, je suis bien d'accord, la percussion symphonique me semble trop peu percussive, à peine souligne t-elle un effet, et c'est parce que je suis habitué au métal symphonique que ce paramètre m'apparaît maintenant. Dans ce cas là, la puissance de la batterie se marie parfaitement avec la force de l'orchestre. Et les guitares saturées aussi, enfin bref, j'ai du mal avec les mouvements vifs qui, en plus de me laisser indifférent harmoniquement, me paraissent bien fades et bien légers, malgré tous leurs efforts et leurs pétarades.


ATTERBERG - Sympho 7, op.45 «Romantique »
I - Drammatico
Je ne vois pas ce qu'il y a de dramatique dans ce début, c'est plutôt alerte et agressif. Ca ne devient intéressant qu'à 4', avec un thème assez triste, mais avec encore beaucoup d'emphase et d'emportement, presque aussitôt interrompu. Des élans, ça passe d'un pupitre à l'autre sans discontinuer, ça virevolte de partout, je n'arrive pas à suivre, c'est trop décousu, le discours ne m'est pas cohérent. Une tempête de thèmes et de sons, mais je n'en retire rien de tangible.
II - Semplice
Début plutôt joli en notes parralèles, belle entrée des cordes graves. Redite, et thème majestueux à 4'30, qui grandit et s'essoufle. Un chant plus homogène apparaît aux cordes aigües, plus lyrique. Variation sur le motif d'entrée, et conclusion sur un phrasé au cor.
III - Feroce
Et hop là, c'est reparti pour un scherzo endiablé, donc je résume : c'est tout ce que je déteste dans la musique classique.

Donc une symphonie dispensable - même le mouvement central n'est pas vraiment réussi - et pourtant son nom laissait présager du meilleur. C'est malheureusement pas loin du pire...
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Pauken
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 23 Sep 2006 - 16:15

DavidLeMarrec a écrit:
Oui, mais lorsqu'ils mettent des percussions, on le regrette souvent. Laughing

Non, je ne pense pas à l'Inextinguible... (ou si peu)

Retire rambo
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Tus
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MessageSujet: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 10 Aoû 2009 - 20:11



Compositeur suédois, d'une génération plus jeune que les Sibelius, Stenhammar, Alfven et Peterson-Berger, qui a apparemment joué un rôle majeur dans la vie musicale de son pays et écrit une musique qui me semble tout à fait attachante.

Atterberg se définit comme un "classique nationaliste": comme Sibelius et Alfvén trente ans auparavant, il choisit d'exploiter le patrimoine musical de sa patrie, utilisant notamment beaucoup le registre folklorique, mais s'ingénie systématiquement à privilégier la rigueur formelle et la perfection de l'équilibre. Toujours tonale, limpide, très agréable d'écoute, sa musique est bien évidemment hors de son temps: on croirait à un Schubert nordique. Cela n'exclut pas un langage harmonique atmosphérique alla Sibelius et un vrai talent d'orchestrateur, mais il est vrai qu'on ne croirait généralement pas à de la musique du XXè siècle bien sonné. Atterberg trouve souvent un ton très pictural qui peut évoquer des ambiances de film, mais organise toujours ses oeuvres avec une finesse, une intuition et une rigueur remarquables. Si c'est parfois un peu tiède et fade, c'est en tous cas toujours très mélodique et il y a des moments de génie, où Atterberg atteint des "ambiances" qui n'ont rien à envier à ce qu'on trouve dans le meilleur Sibelius.


Je vais commenter tout ce que je peux de ce coffret.

La Quatrième symphonie est une oeuvre très brève (21 minutes) basée exclusivement sur des thèmes folkloriques suédois (c'est la seule symphonie d'Atterberg construite selon ce principe). Son caractère léger, joueur, et parfois un peu néo-classique l'ont fait surnommer "Sinfonia Piccola". Le deuxième mouvement en est une pure merveille sibélienne, d'une indicible poésie: sur un trémolo de violons dans l'aigu, se édéploie un paysage mélodique désolé mais envoûtant. Le scherzo, bruissant et enthousiaste, n'est pas en défaut. Les mouvements extrêmes, plus classiques et plus formels, ne sont pas déplaisants du tout mais n'atteignent pas le même niveau d'inspiration.

La Huitième symphonie est plus longue, plus complexe, mais pas plus ardue à aborder: la thématique est toujours aussi reconnaissable, l''orchestration toujours aussi limpide et claire, et si le propos se fait souvent plus dense et nourrissant, tout cela n'en reste pas moins d'une noblesse parfaitement classique. Très attachant, d'autant que l'Adagio contine tdes passages chambristes là aussi envoûtants (les mouvements lent sont ceux où le talent pictural d'Atterberg se révèle le mieux à mon avis). Superbe danse du scherzo et enthousiasme urgent du finale conclut l'oeuvre: là encore, une belle mais secondaire réussite, qui ne va pas chercher très loin mais donne une belle leçon de construction symphonique et de discous clairement bâti et maîtrisé.
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Octavian
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Mar 11 Aoû 2009 - 18:01

Merci Spiritus! cheers J'avais entendu un peu de ces symphonies d'Atterberg (je ne saurai dire lesquelles) en "fond sonore", de passage à la Chaumière il y a quelques semaines, et j'avais trouvé ça très très bien.

(J'aurais probablement fait l'achat si je n'avais déjà grevé mon budget du mois avec d'autres choses. J'avais noté le nom du compositeur sur un ticket de métro que j'ai bien évidemment perdu ensuite, du coup je me souvenais juste qu'il y avait -berg dans le nom, qu'il était scandinave et édité chez CPO, et j'hésitais à lancer un appel au secours sur le forum. Mr. Green )

J'attends la suite de tes commentaires avec impatience. Wink
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WoO
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Mer 12 Aoû 2009 - 0:19

J'aime beaucoup Atterberg mais je ne saisis pas très bien le rapprochement avec Schubert. Bien sûr, il y a le fameux concours de 1928, mais à part ça je ne vois pas. Il y a eu d'autres très grands mélodistes dans l'histoire de la musique et Atterberg relève bien entendu de cette catégorie. C'est d'ailleurs une des raisons qui fait que je l'adore même si je trouve quand même quelque chose de dérangeant dans sa posture réactionnaire et son imperméabilité absolue à la musique contemporaine. S'il glisse des éléments dodécaphiques dans la 9ème symphonies par exemple, ils n'y sont présents que parce qu'ils symbolisent le mal absolu, c'est assez révélateur. En fait, il a eu le malheur de naître cinquante ans trop tard, sans quoi il aurait sans doute été reconnu comme un des plus grands musiciens de son temps. Mais si on fait abstraction du contexte général où ces oeuvres ont vues le jour, ce qui est parfois difficile voire impossible, les 7ème et 8ème symphonies ont ainsi été créées en Allemagne nazie, devant un parterre particulièrement réceptif à ce style passéiste et nationaliste, la musique d'Atterberg, pour toute traditionnelle qu'elle soit est un vrai régal. Musique romantique tardive, privilégiant les grands arcs mélodiques, au ton souvent épique et faisant appel à des éléments folkloriques, les symphonies sont toujours superbement orchestrées et colorées, d'une hauteur de vue toute classique. Je ne connais pas encore sa musique concertante, par contre dans les symphonies j'aime autant les superbes mouvements lents que les mouvements rapides, généralement bien cuivrés. A une certaine époque on pouvait écouter librement la 1ère et la 4ème symphonie sur Musicme, je ne sais pas si c'est toujours possible, mais la 1ère m'avait fait l'effet d'un choc et j'avais aussitôt commandé le coffret de l'intégrale dirigée par l'excellent Ari Rasilainen.

Jolan a par ailleurs noté ses impressions sur les symphonies dans le fil des Musiques du Nord (Scandinavie, Baltique)

Spiritus a écrit:
Atterberg trouve souvent un ton très pictural qui peut évoquer des ambiances de film, mais organise toujours ses oeuvres avec une finesse, une intuition et une rigueur remarquables. Si c'est parfois un peu tiède et fade, c'est en tous cas toujours très mélodique et il y a des moments de génie

Tout à fait d'accord avec toi, à un détail près, je ne trouve jamais ça tiède et fade, à part peut-être le poème symphonique Älven, donné en complément de la 9ème, plutôt barbant. Les grandes envolées lyriques et épiques peuvent lasser à la longue mais quel talent !
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Octavian
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 7 Nov 2009 - 16:32

WoO a écrit:
A une certaine époque on pouvait écouter librement la 1ère et la 4ème symphonie sur Musicme, je ne sais pas si c'est toujours possible
C'est ce que je viens de faire pour la 4e, découvrant ainsi l'œuvre (je viens de retrouver sur Amazon la pochette de ce que j'avais entendu à la Chaumière, c'était le disque avec les n°3 et 6). Malheureusement seuls les deux derniers mouvements de la Symphonie n°1 sont écoutables, les deux premiers n'étant proposés que sous forme d'extraits de 30 secondes. Du coup j'ai préféré laisser cela de côté et n'écouter (et euh... réécouter aussitôt Embarassed) que la Symphonie n°4. C'est dommage mais de toute façon, je crois que je vais acheter le coffret intégral d'ici peu moi aussi... Rolling Eyes

J'ai retrouvé ce caractère immédiatement séduisant qui m'avait déjà "accroché l'oreille" dans les circonstances décrites plus haut. C'est vraiment, je trouve, une musique merveilleuse - évidemment un peu "anachronique" si on la replace dans ce que l'on perçoit aujourd'hui du contexte de l'époque - encore qu'avec cette symphonie on ne soit qu'1918, il faut donc relativiser. Il va de soi que je perçois plus des similitudes avec (le meilleur) Grieg ou avec Dvořák qu'avec Stravinsky ou Bartók, mais je crois que WoO a bien résumé la chose:
WoO a écrit:
En fait, il a eu le malheur de naître cinquante ans trop tard, sans quoi il aurait sans doute été reconnu comme un des plus grands musiciens de son temps.
Mais franchement, je ne compte pas bouder le plaisir que je ressens pour autant (je suis plus gêné en revanche par ce que tu dis de la réception nazie... Confused mais bon...). Je ne trouve pour ma part rien à jeter dans cette œuvre-là. Et je l'apprécie encore plus à la réécoute, en en découvrant les subtilités.

drunken
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 7 Nov 2009 - 16:38

Dire ça d'Atterberg après ton intervention sur Nielsen, Octavian... Shit
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Octavian
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 7 Nov 2009 - 16:46

Bah oui je sais... mais que veux-tu? Mr.Red

J'ai pris (et repris) un plaisir à cette 4e d'Atterberg que je n'ai pas eu à l'écoute de la 4e, à peu près contemporaine, de Nielsen. D'accord il y a un côté traditionaliste, "passéiste" même, flagrant chez Atterberg, mais est-ce que ça suffit à discréditer l'œuvre pour autant? C'est parfaitement assumé par le compositeur et je trouve le résultat splendide, alors que Nielsen ne m'a pas semblé avoir un peu plus ... comment dire? une certaine partie de son anatomie coincée entre deux chaises, je n'ai pas trouvé ça franchement moderniste non plus, disons qu'Atterberg fait du néoromantique (et il n'est pas le seul à l'époque) alors que Nielsen dans son "Inextinguible" m'a donné l'impression de faire un peu du post-Bruckner light.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 7 Nov 2009 - 16:54

Mouais. J'ai un peu l'impression que tu veux me dire que Schnittke a beaucoup de charme et qu'au fond c'est mieux que Stravinsky qui paraît si sérieux. Confused

Non seulement Nielsen n'est pas spécialement sinistre (pas plus que Brahms dont il procède, en tout cas !), mais en plus Atterberg, c'est sympa, mais bon...

Cela dit, ça fait longtemps que je ne m'y suis pas frotté, je peux réessayer, je verrai peut-être la Lumière.


Quant à postBruckner, franchement : réécoute. Laughing Furtwängler, Schmidt à la rigueur en faisant semblant d'écouter, mais Nielsen, postbrucknerien... hehe
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Octavian
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 7 Nov 2009 - 16:56

Là c'est toi qui introduis du contraste rhétoriquement malheureux, en comparant Nielsen à Stravinsky! Mr.Red

Le concernant, on poursuivra cette conversation dans le fil Nielsen quand j'aurai écouté les 3 et 5 si tu le veux bien.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 7 Nov 2009 - 17:00

J'établis un parallèle de raisonnement, pas plus, tu sais très bien comment ça fonctionne. tutut

Par ailleurs, oui, il y a une parenté évidente d'esprit entre le final de la Quatrième et les exultations balletistiques de Stra Exclamation

Mais on est HS par ta faute de goût.

Plutôt que la 3 et la 5, écoute le final de la 4 par Martinon. Very Happy
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Rubato
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Dim 17 Jan 2010 - 9:11

Je suis en train de découvrir les symphonies de Kurt Atterberg, et c'est vraiment enthousiasmant. J'en suis à la 6ème.

Je rejoins ce qui a déjà été dit précédemment sur son style, son sens de la mélodie, son côté passéiste aussi, mais le côté "Schubertien" m'a échappé! (bien qu'il fasse une citation d'un de ses thèmes dans la 6ème!)

Bref, que du plaisir! Very Happy
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 18 Jan 2010 - 19:47

Bon, la 1ère écoute de sa 7ème symphonie, m'a laissé sur ma faim. Dans l'ensemble j'ai trouvé tout ça un peu terne, rien vraiment qui fasse dresser l'oreille.

La 6éme avait reçu un accueil mitigé, et Atterberg attendit 15 ans avec de composer la 7ème.
Elle est inspirée de son opéra "Fanal", et était initialement (1941/1942) conçue en 4 mouvements. C'est en 1969 que le compositeur décidera de rayer de la partition ce 4ème mouvement.
Atterberg essuya des critiques sévères avec cette symphonie à laquelle il avait donné volontairement le sous-titre anachronique de "Symphonie romantique"

A réécouter quand même! Smile


Dernière édition par Rubato le Mar 19 Jan 2010 - 9:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Mar 19 Jan 2010 - 9:17

Jolan a fait un commentaire des symphonies d'Atterberg (1 à 7) sur ce fil: Musiques du Nord (Scandinavie, Baltique)

Ce serait bien si on pouvait les recoller dans celui-ci qui lui est dédié. Smile
Mais ce n'est peut-être pas possible
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Mer 20 Jan 2010 - 9:27

J’ai beaucoup aimé sa 9ème symphonie. plus encore à la 2ème écoute d'ailleurs. Smile

Elle est intéressante à plus d’un titre. Déjà, elle se démarque vraiment du reste de ses symphonies.
Elle a été écrite pour orchestre symphonique, deux solistes (mezzo soprano & baryton), et chœur.
On pourrait davantage penser à un conte mis en musique qu’à une symphonie, un oratorio peut-être, mais pas vraiment à une suite de lieder.

Atterberg aura cette fois attendu 12 années après la 8ème, avant de composer sa dernière symphonie.

Pour son texte, Atterberg s’est inspiré de l’Edda poétique (v 1270) qui rassemble des poèmes mythologiques, gnomiques, magiques et héroïques d’Europe septentrionale.
Ces vers représentent sous forme de visions (le sous-titre de sa symphonie est « sinfonia visionara ») le destin du cosmos, la naissance du monde et des dieux, des géants et des hommes, jusqu’à la fin du monde et à sa résurrection.
Les paroles sont donc celles d’une voyante (mezzo) qui voie aussi bien loin dans le passé que dans l’avenir.

Le choix de ce texte, avec son côté apocalyptique, vient de ses inquiétudes engendrées à la fin de la 2ème guerre mondiale par l’émergence d’un nouvel ordre basé sur « l’équilibre de la terreur », qui a justifié la guerre de Corée (1950-1953).

Atterberg commença sa composition le 24 mai 1955, et la termina le 6 juin 1956, 14h35, avec ce commentaire ironique : « Maintenant, je vais me baigner ». Une façon de dire qu’il prenait maintenant ses distances !

Cette symphonie fut créée à Helsinki en février 1957, et ne fut rejouée qu'en 1962 à Dortmund, puis à Göteborg en 1975 pour l'anniversaire de sa mort.

Le climat général de l’oeuvre, est plutôt calme, mais sombre. Cordes et bois principalement accompagnent les solistes, les cuivres restant en retrait. Par contre, à chaque intervention du chœur, l’orchestre s’embrase, les cuivres se font vraiment entendre, ainsi que les timbales et autres percussions. Ce chœur sera d’ailleurs de plus en plus présent au fil de l’oeuvre.

Ce qu’il est intéressant de remarquer aussi, c’est que le compositeur utilise ici une (des) série(s) dodécaphonique(s) ce qui peut surprendre de la part d'Atterberg: Shocked
« Dès qu’il est question dans le texte de ce que la méchanceté est venue dans le monde, un motif dodécaphonique apparaît dans la musique, ainsi qu’une combinaison des trois accords de septième diminuée, qui sont le terreau d’un fatal tournant du destin en musique » !

Autre chose : les emprunts à « L’anneau du Nibelung » : des similitudes au niveau du texte, et des motifs (l’anneau et Siegfried) qui apparaissent à plusieurs reprises.
Et cette phrase (baryton) qui revient plusieurs fois : « Me comprenez-vous ou non ? » en fin d'"aria".

On pense bien sûr, à l’écoute, à d’autres œuvres très connues….que je ne citerai pas ! siffle

Voilà, une 9ème symphonie, qui par tous ces aspects, m’a vraiment intéressé et beaucoup plu !


Dernière édition par Rubato le Ven 22 Jan 2010 - 11:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 23 Jan 2010 - 14:15

Rubato a écrit:
Bon, la 1ère écoute de sa 7ème symphonie, m'a laissé sur ma faim. Dans l'ensemble j'ai trouvé tout ça un peu terne, rien vraiment qui fasse dresser l'oreille.

A réécouter quand même! Smile

Justement, après une deuxième écoute, je revois mon jugement légèrement à la hausse: je ne dirais plus que c'est terne, mais c'est quand même une symphonie qui manque d'originalité, qui est moins inspirée; c'est agréable à écouter, mais sans plus.
C'est sans doute l'une des moins réussies. Neutral


Dernière édition par Rubato le Sam 23 Jan 2010 - 15:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 23 Jan 2010 - 14:39

Ce n'est pas très grave, il y a largement à boire et à manger dans les autres Wink
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Rubato
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Sam 23 Jan 2010 - 15:23

WoO a écrit:
Ce n'est pas très grave, il y a largement à boire et à manger dans les autres Wink
Absolument!
Et le bilan global est très positif. Wink

Et puis je vais peut-être finir par l'aimer, cette 7ème! Smile
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Dim 24 Jan 2010 - 6:57

Merci Xavier pour le transfert des commentaires de Jolan sur ce topic. Very Happy
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Cololi
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Dim 11 Avr 2010 - 15:56

je viens d'écouter les 2 derniers mouvements de la 1° symphonie, et la 4° en entier, car c'est la seule chose dispo sur musicme.

http://www.musicme.com/#/Kurt-Atterberg/compilations/Symphonie-N%C2%B01-0761203963928.html

C'est franchement pas mal du tout. Le dernier mouvement de la 1° et le 2° de la 4°, sont même carrément géniaux. Une très bonne surprise.

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joachim
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Jeu 15 Avr 2010 - 17:04

Voilà un contemporain (on peut encore dire ça, mort en 1974) qui me plaît beaucoup. Il y a un an environ, j'ai eu envie d'écouter tout ce que j'ai pu trouver de ses oeuvres. J'ai donc écouté les 9 symphonies, le concerto pour piano, celui pour violon, le poème symphonique Alven, un peu de musique de chambre (quintette op 31, sonate pour cor et piano op 27).

Pas une de ces oeuvres ne m'a déplu. J'ai particulièrement aimé les symphonies n° 1, 7 et 8, le concerto pour piano et le quintette.
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Mehdi Okr
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Ven 16 Avr 2010 - 9:57

joachim a écrit:
Voilà un contemporain (on peut encore dire ça, mort en 1974) qui me plaît beaucoup. Il y a un an environ, j'ai eu envie d'écouter tout ce que j'ai pu trouver de ses oeuvres. J'ai donc écouté les 9 symphonies, le concerto pour piano, celui pour violon, le poème symphonique Alven, un peu de musique de chambre (quintette op 31, sonate pour cor et piano op 27).

Pas une de ces oeuvres ne m'a déplu. J'ai particulièrement aimé les symphonies n° 1, 7 et 8, le concerto pour piano et le quintette.

Et tu n'as pas fait de tentative de suicide ? Je trouve aussi sa musique très belle mais si pessimiste !
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Octavian
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Jeu 29 Avr 2010 - 16:13

David tu as bien fait de me renvoyer vers ce que j'avais raté dans le fil Playlist... on y trouve d'autres choses très intéressantes aussi. Twisted Evil

DavidLeMarrec a écrit:
Atterberg - Symphonie n°1
Cololi a écrit:
Oh ? ça m'étonne tient, que tu aimes
J'ai beaucoup aimé aussi
DavidLeMarrec a écrit:
J'avais découvert la 4 il y a longtemps et j'avais trouvé ça fadasse, en retard sur son temps. Il faut dire que c'est l'époque où j'écoutais Barraqué et Yun et où je cherchais des langages personnels, le contraste était peut-être un peu fort.
Là, j'aime vraiment beaucoup, même la 4.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Jeu 29 Avr 2010 - 16:15

J'ai réécouté la 4 le lendemain et j'ai trouvé ça finalement quand même lyrique et gentil. Mais la 1 mérite vraiment le détour.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Ven 23 Juil 2010 - 12:09

WoO, tu as parlé trois fois de la Troisième, et jamais ici apparemment ! carton rouge

Sinon, il y a aussi la Cinquième qui est fort belle. Très néoromantique, inégale, mais un mouvement lent intensément lyrique et des réveils enflammés qui sont très impressionnants. WoO doit adorer, je suppose.

En revanche la Sixième, surnommée Symphonie-Dollar, ainsi que les deux poèmes symphoniques (Rhapsodie de Varmland et Ballade sans paroles) qui complètent le disque Hirokami chez BIS sont vraiment d'un postromantisme assez banal et vaguement fade.

Rasilainen est comme toujours un excellent choix dans ce répertoire (très belle intégrale Nielsen, par exemple, limpide et vive).
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Cololi
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Ven 23 Juil 2010 - 12:32

J'ai écouté la 8° c'est pas mal. Assez inégal en fait : des moments sompteux, et d'autres où ça mouline un peu.
Mais à connaître assurément.

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Ven 23 Juil 2010 - 12:32

Cololi a écrit:
et d'autres où ça mouline un peu.
En effet, c'est bien résumé. Mr. Green
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MessageSujet: Un génie   Lun 27 Déc 2010 - 16:41

Et voilà Kurt Atterberg

J'ai découvert ce compositeur complètement par hasard à la bibliothèque. Je l'ai emprunté sans savoir à quoi ça pouvait ressembler.
Un jour, j'ai écouté la 1° symphonie. Je suis resté tout simplement sans voix. La toute première mélodie après les 3 acords initiaux est juste géniale.
Atterberg est un mélodiste né. Ses symphonies sont d'une archi grande finesse et l'orchestration est plus que formidable.
Je connais les 3 premières à l'heure où j'écris, et j'avoue qu'il n'a pas fait un pas de côté jusqu'à présent.
Kurt Atterberg est sûrement le compositeur le moins connu qu'il existe, je n'arrive pas à comprendre qu'un tel génie reste dans l'ombre comme ça.
Bref, je suis très touché par sa musique, et je dirais même TRES impressionné par son génie.
Avec Carl Nielsen et d'autres, j'adore les compositeurs nordiques.

A découvrir absolument !!
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 16:59

TragicSymph a écrit:
Et voilà Kurt Atterberg

J'ai découvert ce compositeur complètement par hasard à la bibliothèque. Je l'ai emprunté sans savoir à quoi ça pouvait ressembler.
Un jour, j'ai écouté la 1° symphonie. Je suis resté tout simplement sans voix. La toute première mélodie après les 3 acords initiaux est juste géniale.
Atterberg est un mélodiste né. Ses symphonies sont d'une archi grande finesse et l'orchestration est plus que formidable.
Je connais les 3 premières à l'heure où j'écris, et j'avoue qu'il n'a pas fait un pas de côté jusqu'à présent.
Kurt Atterberg est sûrement le compositeur le moins connu qu'il existe, je n'arrive pas à comprendre qu'un tel génie reste dans l'ombre comme ça.
Bref, je suis très touché par sa musique, et je dirais même TRES impressionné par son génie.
Avec Carl Nielsen et d'autres, j'adore les compositeurs nordiques.

A découvrir absolument !!

Car c'est quand même gentillet Smile .

Je te conseille la 4° et la 8° Smile

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TragicSymph
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:09

Salut Cololi !

Oui, j'ai hâte de les écouter (je les possède toutes, je les écoute dans l'ordre et j'en découvre une par ci, une par là)
En fait, j'écoute une symphonie et je passe à une autre d'un autre compositeur.
En ce moment, je me mets en tête la sublime 7° de Mahler, puis je reviendrai très vite à Atterberg avec la violente 4° d'après ce que j'ai compris.
J'adore la musique symphonique violente...comme par exemple la 4 et la 5° de Nielsen...sans parler de la 1° de Rachmaninov.
Voilà, si t'as des symphonies géniales que tu découvres, n'hésite pas à m'en faire part !!
(Passe voir ma description sur le forum pour connaitre mes gouts...j'ai horreur de la période classique, Mozart et compagnie ahah)
A bientôt !!
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kegue
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:19

J'écoute en ce moment la quatrième symphonie. C'est très joli. Elle date de quand excatement ?
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:23

Elle date de 1918

Ahlala, tu me donnes vraiment envie de l'écouter, mais je ne vais pas craquer...
C'est vrai qu'Atterberg est + qu'un génie !!
Je suis avec Mahler là !

A +
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kegue
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:32

TragicSymph a écrit:
Elle date de 1918

Ah ouais quand même....Pas trop en avance sur son temps le monsieur hehe Mais bon, c'est quand même très sympa à écouter. Bon, le scherzo est à peine commencé qu'il est déjà fini, mais il va falloir que j'en écoute un peu plus (pas grand chose sur musicme).
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:35

kegue a écrit:
TragicSymph a écrit:
Elle date de 1918

Ah ouais quand même....Pas trop en avance sur son temps le monsieur hehe Mais bon, c'est quand même très sympa à écouter. Bon, le scherzo est à peine commencé qu'il est déjà fini, mais il va falloir que j'en écoute un peu plus (pas grand chose sur musicme).

Non il est effectivement clairement très conservateur. C'est en partie pour ça l'oublie. Dommage car ça vaut souvent du Sibelius, et c'est bien moins connu.

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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:38

Je connais bien Sibelius que je trouve plus original quand même.
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:41

Oui, en effet, Atterberg, c'est du romantisme très tardif. Il n'a pas vraiment vécu avec l'évolution de son époque.
Mais bon, sa musique est géniale je trouve, il y a des mélodies magnifiques, et quelle orchestration !!!
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 17:58

kegue a écrit:
Je connais bien Sibelius que je trouve plus original quand même.

Oui c'est vrai, Sibelius a plus de personalité. Disons qu'Atterberg copie un peu trop sur Sibelius, qui est quand même plus fin, et plus inventif. Je voulais dire par là, qu'Atterberg pourrait être jouer en concert, et que c'est dommage qu'il ne le soit pas, même si ce n'est pas du tout un compositeur de 1° plan.
Celà dit à Bordeaux on est pas envahie par Sibelius non plus faut dire ... j'ai pas encore vu une de ses oeuvres au programme (mais comme plein d'autres grands compositeurs ... dont Schoenberg ...)

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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 20:45

kegue a écrit:
TragicSymph a écrit:
Elle date de 1918

Ah ouais quand même....Pas trop en avance sur son temps le monsieur hehe Mais bon, c'est quand même très sympa à écouter. Bon, le scherzo est à peine commencé qu'il est déjà fini, mais il va falloir que j'en écoute un peu plus (pas grand chose sur musicme).
J'aime surtout la Première Symphonie, assez proche de l'esprit de la Première de Nielsen.

Quand tu dis que c'est pas révolutionnaire, c'est vrai, mais que dire alors de Stenhammar, ou de Larsson qui faisait la même chose vingt ans plus tard, et je ne parle même pas de Petersson. hehe

Il y a tout un pan très "arriéré" de la musique nordique qui est passionnant par la qualité de sa musique, indépendamment du fait que ça n'invente rien. Smile
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 21:07

Je vais l'écouter cette première, bien qu'il n'y ait que deux mouvements dispos sur Musicme.
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MessageSujet: Re: Kurt Atterberg (1887-1974)   Lun 27 Déc 2010 - 21:09

kegue a écrit:
Je vais l'écouter cette première, bien qu'il n'y ait que deux mouvements dispos sur Musicme.
T'as qu'à acheter pour avoir le reste, c'est CPO. Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
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