Autour de la musique classique

Le but de ce forum est d'être un espace dédié principalement à la musique classique sous toutes ses périodes, mais aussi ouvert à d'autres genres.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Gwyneth Jones

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Ciro
Mélomane averti


Nombre de messages : 193
Date d'inscription : 30/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Ven 9 Juil 2010 - 19:39

je trouve Tubeuf assez insupportable avec son style précieux et ampoulé qui ne dit rien mais ressasse toujours les mêmes formules pseudo-littéraires. Je pense que le grand modèle de Tubeuf, c'est Jean-Pierre Richard, un critique littéraire à la mode dans les années 70 (mais lui, il savait écrire, Tubeuf n'en est qu'une pâle copie). J'ai récemment feuilleté son livre sur verdi, je l'ai trouvé vraiment nul. Il n'y a pas une seule information nouvelle ou intéressante, en plus, il est très mal écrit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Quint
Mélomane du dimanche
avatar

Nombre de messages : 86
Date d'inscription : 11/03/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 0:57

Ciro a écrit:
Je pense que le grand modèle de Tubeuf, c'est Jean-Pierre Richard, un critique littéraire à la mode dans les années 70

Sans alcool la fête est plus folle!



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AD
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1156
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 1:52

Ciro a écrit:
je trouve Tubeuf assez insupportable avec son style précieux et ampoulé qui ne dit rien mais ressasse toujours les mêmes formules pseudo-littéraires. Je pense que le grand modèle de Tubeuf, c'est Jean-Pierre Richard, un critique littéraire à la mode dans les années 70 (mais lui, il savait écrire, Tubeuf n'en est qu'une pâle copie). J'ai récemment feuilleté son livre sur verdi, je l'ai trouvé vraiment nul. Il n'y a pas une seule information nouvelle ou intéressante, en plus, il est très mal écrit.

Môssieur Tubeuf est quand même Normalien (de la rue d'Ulm) après avoir fréquenté les bancs de LLG... Neutral
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Francesco
Mélomane chevronné


Nombre de messages : 3065
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 9:27

Ah oui c'est vrai qu'il faut absolument que j'achète ce livre sur Verdi, merci de me le rappeler.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
keane
Mélomaniaque


Nombre de messages : 553
Date d'inscription : 10/02/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 10:14

AD a écrit:
Ciro a écrit:
je trouve Tubeuf assez insupportable avec son style précieux et ampoulé qui ne dit rien mais ressasse toujours les mêmes formules pseudo-littéraires. Je pense que le grand modèle de Tubeuf, c'est Jean-Pierre Richard, un critique littéraire à la mode dans les années 70 (mais lui, il savait écrire, Tubeuf n'en est qu'une pâle copie). J'ai récemment feuilleté son livre sur verdi, je l'ai trouvé vraiment nul. Il n'y a pas une seule information nouvelle ou intéressante, en plus, il est très mal écrit.

Môssieur Tubeuf est quand même Normalien (de la rue d'Ulm) après avoir fréquenté les bancs de LLG... Neutral


Tout à fait d'accord avec Ciro : Tubeuf a beau être normalien, il est verbeux, creux et illisible et devrait méditer cette citation de Boileau : "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément".

Enfin pour Verdi, mieux vaut se fier à la magnifique biographie que lui a consacré Pierre Milza : il n'est peut être pas normalien mais spécialiste des questions internationales et maître de conférences à Sciences Po-Paris. Et lui, au moins, sait écrire de manière simple. Son livre est très documenté et passionnant avec plein d'anecdotes truculentes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ciro
Mélomane averti


Nombre de messages : 193
Date d'inscription : 30/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 11:15

entièrement d'accord avec toi pour Milza.
Pout Tubeuf: il n'y a pas que des génies à Normale Sup (et je sais de quoi je parle), cette école produit également des intellectuels verbeux qui n'ont rien à dire mais sont capables d'emballer le néant de leur pensée dans un flou artistique qui ne fait pas vraiment illusion.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Francesco
Mélomane chevronné


Nombre de messages : 3065
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 11:49

Je ne sais pas pourquoi les gens qui ne comprennent pas ce que dit Tubeuf le décrètent "illisible" sans plus de nuances. Moi en général ça passe comme du petit lait (au fait je n'ai jamais bu de petit lait.)

Et s'il y a vraiment un truc dont je me moque, pardon, ce sont bien les anecdotes truculentes. Il y a des revues trash pour ça.

Donc je vais rester au roti de Tubeuf.

Par contre je trouve que Segalini, Leontyne Price, Freni et la truculence vont très bien ensembles et à mes yeux c'est très cohérent et d'une sensibilité qui n'est tout simplement pas la mienne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ciro
Mélomane averti


Nombre de messages : 193
Date d'inscription : 30/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 11:53

évidemment, si tu prends Segalini comme point de référence, Tubeuf ressemble à Chateaubriand en comparaison!
D'ailleurs je ne reproche pas à Tubeuf d'être trop compliqué à lire (il faudrait qu'il y ait un minimum de contenu pour cela), je lui reproche de de se complaire dans une logorrhée complètement oiseuse: en gros il noircit du papier pour ne rien dire. Ce n'est pas une question de sensibilité, c'est juste que, quand on achète un livre, on a envie d'avoir autre chose que du vide.
En revanche, je ne comprends pas le rapprochement avec L. Price (???).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Francesco
Mélomane chevronné


Nombre de messages : 3065
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 12:03

Ciro a écrit:
évidemment, si tu prends Segalini comme point de référence, Tubeuf ressemble à Chatesubriand en comparaison!
D'ailleurs je ne reproche pas à Tubeuf d'être trop compliqué à lire, je lui reproche de de se complaire dans une logorrhée qui n'a aucun contenu (en gros il noircit du papier pour ne rien dire).

Ben non. Moi il m'a souvent plus dit en 10 lignes que bien d'autres en 10 ans. J'aime ces gens qui utilisent autant les correspondances que lui et qui ont cet amour spécifique de la voix dans lequel je me retrouve. Ces comparaisons je les entends et elles m'éclairent. Aujourd'hui je suis plus dérangé parce que dans ses critiques il ressasse et fait comme si tout le monde avait ses références (qu'autrefois il explicitait. Du coup si on a pas un minimum l'habitude de ses anciens textes c'est très obscur et je comprends que Guillaume, par exemple, ne s'y retrouve pas.)

Quand il écrit quelque chose comme (je prends au hasard) : "Le timbre est lumière, la ligne, haut tenue, féminine, frémissante, est la plus classique, la plus chaste, la plus naturelle pourtant, et émouvante, qu'une voix de femme en notre demi-siècle ait tracée. Elle semble en même temps qu'ordonner, demander" (il parle du Come Scoglio par Jurinac) je lis, saisis par des mots exactement ce que je ressens. Et d'autres diraient que c'est très bien, très timbré dans le grave et que les écarts manquent un peu de souplesse. Mais ça je peux le faire, ça m'intéresse moins.
Donc heureusement pour les gens comme moi qu'il y a des critiques comme Tubeuf.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ericc
Mélomaniaque
avatar

Nombre de messages : 697
Date d'inscription : 17/08/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 12:03

Grégoire de la Tour a écrit:
Je ne sais pas pourquoi les gens qui ne comprennent pas ce que dit Tubeuf le décrètent "illisible" sans plus de nuances. Moi en général ça passe comme du petit lait (au fait je n'ai jamais bu de petit lait.)

Ben moi aussi, ça passe bien. J'ai déjà eu l'occasion de dire que je suis en totale osmose avec lui lorsqu'il évoque Schwarzkopf : pourquoi devrais je me priver de ces descriptions d'un ressenti visiblement très proche. Et quand il "conceptualise avec Jones la notion de "cri domestiqué", je suis encore parfaitement en phase et je trouve très judicieux ce qui est alors dit... maintenant je ne suis pas toujours en phase : Studer par exemple...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Francesco
Mélomane chevronné


Nombre de messages : 3065
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 12:10

Ericc a écrit:
Grégoire de la Tour a écrit:
Je ne sais pas pourquoi les gens qui ne comprennent pas ce que dit Tubeuf le décrètent "illisible" sans plus de nuances. Moi en général ça passe comme du petit lait (au fait je n'ai jamais bu de petit lait.)

Ben moi aussi, ça passe bien. J'ai déjà eu l'occasion de dire que je suis en totale osmose avec lui lorsqu'il évoque Schwarzkopf : pourquoi devrais je me priver de ces descriptions d'un ressenti visiblement très proche. Et quand il "conceptualise avec Jones la notion de "cri domestiqué", je suis encore parfaitement en phase et je trouve très judicieux ce qui est alors dit... maintenant je ne suis pas toujours en phase : Studer par exemple...

Bon on est complètement hors sujet.

Moi il m'a décomplexé d'aimer autant Studer et Gruberova, mais je ne suis pas toujours d'accord avec lui non plus, loin de là (Baker, Stich-Randall ou Janowitz vues par lui ...). Mais au moins j'ai l'impression que je pourrais en discuter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Quint
Mélomane du dimanche
avatar

Nombre de messages : 86
Date d'inscription : 11/03/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 16:52

keane a écrit:
Tubeuf a beau être normalien, il est verbeux, creux et illisible et devrait méditer cette citation de Boileau : "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément".
Alors ça si c'est pas creux!

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ciro
Mélomane averti


Nombre de messages : 193
Date d'inscription : 30/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 17:35

ce n'est pas creux du tout, c'est une façon d'expliquer qu'il y a une correpondance entre les mots et les concepts.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Quint
Mélomane du dimanche
avatar

Nombre de messages : 86
Date d'inscription : 11/03/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 17:39

Ciro a écrit:
ce n'est pas creux du tout, c'est une façon d'expliquer qu'il y a une correpondance entre les mots et les concepts.

Merci beaucoup, tout devient clair!
Ah, que n'ai-je étudié.....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ciro
Mélomane averti


Nombre de messages : 193
Date d'inscription : 30/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 17:48

Grégoire de la Tour a écrit:
[
Quand il écrit quelque chose comme (je prends au hasard) : "Le timbre est lumière, la ligne, haut tenue, féminine, frémissante, est la plus classique, la plus chaste, la plus naturelle pourtant, et émouvante, qu'une voix de femme en notre demi-siècle ait tracée.
cela ne nous apprend rien sur verdi (c'est bien de son livre sur Verdi dont il était question, non?). Personnellement, je trouve cette phrase particulièrement précieuse et insipide. Le critique essaie ici de formuler avec des mots ce qu'il ressent en écoutant une chanteuse, mais son discours est parfaitement pléonastique puisque qu'il ne fait que redire en moins bien ce qu'exprime la musique. Une telle démarche a un sens dès lors qu'on a affaire à un écrivain qui tente de rivaliser avec le musicien et de créer avec ses mots un objet poétique qui est du même niveau que l'oeuvre musicale, ou même essaie même de la dépasser. Quand on écrit comme Baudelaire ou Mallarmé, ça peut devenir carrément génial, quand on écrit comme Tubeuf, on ne produit qu'une parodie qui n'a même pas conscience d'en être une. Si Tubeuf écrivait pour "les papous dans la tête", je trouverais ça génial et plien d'auto-dérision, mais comme il a l'air de se prendre au sérieux, ça paraît seulement pompeux.


Dernière édition par Ciro le Sam 10 Juil 2010 - 17:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ciro
Mélomane averti


Nombre de messages : 193
Date d'inscription : 30/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 17:49

Quint a écrit:
Ciro a écrit:
ce n'est pas creux du tout, c'est une façon d'expliquer qu'il y a une correpondance entre les mots et les concepts.

Merci beaucoup, tout devient clair!
Ah, que n'ai-je étudié.....
au moins, tu as de l'humour Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Quint
Mélomane du dimanche
avatar

Nombre de messages : 86
Date d'inscription : 11/03/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Sam 10 Juil 2010 - 17:50

Ciro a écrit:
Quint a écrit:
Ciro a écrit:
ce n'est pas creux du tout, c'est une façon d'expliquer qu'il y a une correpondance entre les mots et les concepts.

Merci beaucoup, tout devient clair!
Ah, que n'ai-je étudié.....
au moins, tu as de l'humour Wink

Là je crois que tu te trompes, par contre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yohan Nicolas
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 390
Age : 28
Localisation : Dijon
Date d'inscription : 30/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mar 21 Déc 2010 - 1:00

J'ai écouté pas mal de Jones ces dernières semaines : Otrud (chez Kubelik), Oktavian (avec Bernstein), Brünnhilde (Ring de Boulez), Salome toujours (avec Böhm, j'adore cet enregistrement), Venus (Tannhäuser, Bayreuth en 78), et là toute de suite la Färberin (Paris, 1980).

Je suis de plus en plus fasciné par cette voix. Avant, je la trouvais vaguement dégueu, elle me donnait le mal de mer.
Mais maintenant, je suis saisi par l'ampleur de cet instrument, j'aime jusqu'aux ports de voix (c'est bien ça, les notes prises par dessous ?), et l'interprétation soutenue, comme un feu intérieur qui fait bouillir la marmite.
Dans le duo de FROSCH du III, elle se montre d'une grande humanité, et malgré les imperfections, on pourrait pleurer.

Dans le rôle de Venus, elle est terriblement sensuelle (et je ne parle même pas de la fille d'Herodias, princesse de Judée...), et comme un démon affreux et rampant dans l'ombre dans le rôle d'Otrud...
L'enregistrement du Rosenkavalier de Bernstein est vraiment excellent, quoique bizarroïde, et Jones a un charme et un charisme, quelque chose d'androgyne, qui correspond parfaitement à l'idée que je me fais du rôle. Au III, quand elle pleure, on y croirait vraiment Laughing

Enfin bref, il faudrait que je la découvre encore plus attentivement!
Je pense que je vais prochainement craquer pour le Lohengrin de Kubelik Very Happy

EDIT : plus précisément, j'adore ce que je détestais avant chez elle, à savoir cette sorte de lenteur de sa voix, cette impression qu'on ne peut pas facilement la déplacer, tellement elle a besoin de temps pour bien s'assoir sur chaque note. C'est l'effet chewing gum de cet instrument Laughing C'est cette "lenteur" qui donne toute sa noblesse et son prix à cette voix!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81166
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mar 21 Déc 2010 - 11:45

Yohan Nicolas a écrit:
Mais maintenant, je suis saisi par l'ampleur de cet instrument, j'aime jusqu'aux ports de voix (c'est bien ça, les notes prises par dessous ?),
Non, le port de voix (ou portamento), c'est le fait de lier une note à la suivante en glissant.

a) Ce peut être fait simplement en annonçant la note suivante en conservant la voyelle précédente. (Type Freni.)
b) Ce peut être fait comme un glissando, en passant par les notes intermédiaires. (Type Tebaldi / Callas.)

Exemple : "Volons", qu'on va chanter sur l'intervalle ascendant do - fa.
Exécution normale : vo (do) - lons (fa).
Port de voix de type a) : vo (do) - o (fa) - lons (fa).
Port de voix de type b) : vo (do) - ooooooooo (montée jusqu'au fa) - lons (fa).


Le "port-de-voix" (ou "tour-de-gosier") est aussi à l'époque baroque française un agrément qui s'apparente au gruppetto, mais c'est une autre histoire.


Bref, ce que tu dis, ça s'appelle en termes techniques de musicologue une note-prise-par-en-dessous. Ou plus communément "chanter faux".
Mr. Green
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Yohan Nicolas
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 390
Age : 28
Localisation : Dijon
Date d'inscription : 30/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mar 21 Déc 2010 - 11:57

Merci beaucoup de ces éclaircissements! Very Happy
J'avais toujours eu la flemme de chercher précisément ce que c'est qu'un "port de voix" hehe
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81166
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mar 21 Déc 2010 - 12:18

Et voici la version sonore : http://operacritiques.free.fr/css/sons/portamento_dlm.mp3

Quatre essais :
1) Un beau legato, préparé, fondé sur les consonnes constrictives.
2) Legato standard.
3) Portamento a), on prépare la note suivante.
4) Portamento b), on glisse vers la note suivante (généralement plutôt utilisé en descente).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Yohan Nicolas
Mélomane averti
avatar

Nombre de messages : 390
Age : 28
Localisation : Dijon
Date d'inscription : 30/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mar 21 Déc 2010 - 12:25

DavidLeMarrec a écrit:
Et voici la version sonore : http://operacritiques.free.fr/css/sons/portamento_dlm.mp3

Quatre essais :
1) Un beau legato, préparé, fondé sur les consonnes constrictives.
2) Legato standard.
3) Portamento a), on prépare la note suivante.
4) Portamento b), on glisse vers la note suivante (généralement plutôt utilisé en descente).
On a même l'exemple à la clef, même pas besoin de demander!
La différence entre 3 et 4 s'entend bien (le 4 est plus "dégoullinant"), mais entre 1 et 2, j'avoue avoir plus de mal (beau legato et legato standard scratch ).
Il y a certes une différence, mais je l'aurais plutôt attribuée au fait qu'on ne peut pas chanter deux fois exactement la même chose.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81166
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mar 21 Déc 2010 - 12:34

Le 1 et 2 sont plus subjectifs. Personnellement, déjà, je n'aime pas beaucoup le legato et je le pratique peu. Mais il est plus beau quand il se fond sur une consonne et lorsqu'il est préparé. Dans le premier, il y a un mouvement sensible dès la première syllabe.

Mais peu importe, c'est la différence entre 2,3 et 4 qui nous intéresse ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81166
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mar 21 Déc 2010 - 13:19

Tiens, j'ai retrouvé une vieille notule avec d'autres exemples : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2007/11/18/769 . Je ne croyais pas l'avoir écrite. Mr. Green
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
bAlexb
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 8281
Age : 36
Localisation : Rhône-Alpes
Date d'inscription : 18/10/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 9:49

Jones, c'est l'une des chanteuses de ma vie ; l'une de celles par lesquelles je n'en finis pas de construire, patiemment, mon amour de la voix, de l'opéra.

Parce qu'indéniablement, j'aime la voix de Jones ; je l'admets, mieux je le revendique et tout ce que je vais écrire ici est marqué au sceau d'une profonde subjectivité. Il faudra donc me pardonner.

Au commencement était... une Elektra. Jones, je l'ai entendue dans ce rôle crucifiant en 95, à Nice ; j'avais 14 ans, c'était mon premier Strauss (mais pas, loin s'en faut mon premier opéra, ni en live, si surtout au disque). Je me souviens de son entrée, de cette silhouette parcourue de spasmes, modelée par le geste et redoublant la ligne vocale, hachée, déjetée ; je me souviens de ce sentiment étrange de transe évoluant vers un paroxysme entre joie et douleur. Je me souviens de la danse finale, chorégraphiée d'une seule pièce. Et de la voix surtout. D'emblée donc, j'ai été envoûté par ce corps chantant ; par cette présence ; par cette sensation (très égoïste) d'avoir assisté à un moment puissant, aussi, dont je pourrais témoigner ma vie durant !

Jones, depuis, je n'ai de cesse de la guetter, de la pister, de la suivre dans ces emplois, dans cette manière immense de se prolonger elle-même, de survivre à sa voix et à sa légende. De fait, l'Herodias de Verbier a dû faire peine à beaucoup ; comme, à moi, elle a évoqué des feux mal éteints, des braises encore chaudes, rougeoyantes (cf. le topic Salome). Mais est-il beaucoup de chanteuses qui, à 70 ans, peuvent d'offrir la création de lignes hérissées comme celles de la Reine de l'Alice d'Unsik Chin (la vidéo est publiée ; à voir et à entendre) ?

Jones, je la trouve parfois en-dessous vocalement (ses Ortrud de 96-97 soit au ROH soit à Paris avec Winbergh, Mattila ; sa Minnie, aussi, au MET en 91 ; sa Turandot, enfin, avec Levine), éprouvée parfois mais jamais éprouvante, jamais vaine. Comme tous j'entends le lent déploiement du vibrato (mais écoutez, quand même, celui de Varnay dès avant le milieu des années 60, lequel affecte un timbre déjà sans séduction), j'entends le medium souvent creux, j'entends les aigus poussés pour ne pas dire poussifs ! Oserais-je dire que cela participe, pour moi, du charme infini, de la prégnance rare de cette voix personnelle entre toutes, qui vampe ses rôles, saisit le public dans un rapt des sens ?

Je comprends qu'on puisse ne pas aimer. Mais il faut au moins l'entendre ; et, surtout, l'entendre à tous les moments de sa carrière. Dès les prémices et les premières années, à peine née à elle-même, lyrique tendre après les premiers errements en mezzo ++ (cf. les récitals qui se transmettent sous le manteau où elle aborde Bach, Haendel, Carmen, aussi et où tout se devine, en germes fragiles dans un camaïeu vert-d'eau) ! Ecouter la première Sieglinde, au ROH, avec Solti, moite, moelleuse ; et la Leonora avec Giulini, en 64, à peine amollie et qui porte cette lumière étrange qui est sa griffe, déjà. Ecouter le récital studio chez DECCA qui est un gouffre (qui annonce autant qu'il renouvelle les miracles de cette époque et de celles à venir : Leonora filée l'archet à la corde mais aussi Senta, abyssale de féminité trouble et dardée). Ecouter, enfin, la Desdemona sur-lyrique (la parente exacte de son Elisabetta royale, soit à Vienne soit, mieux encore [pour Konya et Bruscantini] à Tokyo et de son Requiem de Verdi de 67, magique d'investissement qui est à écouter autant en relief qu'en creux, pour ses soubresauts et ses apesanteurs).

Il faut l'entendre, aussi, dans ses glorieuses années 70, là où le vibrato se dessine, se creuse comme un coeur palpite ; après les premiers émois, le grand amour : ces coups redoublés qui portent le corps et la pensée ! Kundry est à compter, ici, au premier rang de ces filles perdues, rachetées ou rédemptrices mais toujours et avant tout femmes ; comme Ortrud (l'intégrale Kubelik qui est, dans l'absolu l'une des plus belles de la discographie), comme Brünnhilde (avec Stein, à connaître ; avec Boulez aussi, évidemment) ; comme Elisabeth/Venus (la seule, pour moi, à justifier cette double incarnation quand Nilsson n'expose qu'un matériau, aussi somptueux fût-il).

Isolde ? Isolde, c'est peut-être le rôle de sa vie avec Elektra ! Il y en a des témoignages phénoménaux au rang desquels je compte la captation du MET, en 81, où elle est, qui plus est, entourée à sa hauteur, ce qui n'est pas toujours le cas (Glossop pour sa Leonora, hélas pale !).

Mais il faudrait toutes les citer, ces incarnations de chair vibrante (pas de jeu de mots !) : Fidelio immolé (le dvd avec Böhm est essentiel, comme celui de l'équipe Silja/Liebermann, historiques de plein droit), Butterfly sublime, Lady Macbeth torve, cauteleuse, mugissante, Glawari au chic incomparable, fuyant aussi, impalpable, la Mère d'Hänsel und Gretel ahurissante, Klytämnestra parmi ses Strauss les plus éminents, comme sa Marschallin laiteuse et douce, tiède et tendre et ébréchée, aussi. Et son Ariadne survoltée, lascive, asthénique ; ou son Aida émue, émotive ; sa Begbick, sa Kostelnicka qui sont des brasiers sulfureux de blessure, d'ironie derrière laquelle se cache une tendresse incommensurable pour l'humanité toute entière. Et sa Salome (voir le topic idoine) !

Des regrets ? Tant, oui ! Qu'elle ne soit pas allée, dans la lignée de sa Medea qui est autant marbre somptueux que terre cuite griffée de coups d'ébauchoirs, vers tout un répertoire français : vers Alceste, vers la Clytemnestre de Gluck, vers Berlioz aussi (il nous reste une sensationnelle Mort de Cléopâtre, secouée de sanglots et à la déclamation appuyée sur le lent ressac du vibrato). Qu'elle n'ait pas enregistré les 7 pêchés de Weill qui étaient exactement à sa mesure (tous ces visages en 30 minutes !). Qu'elle n'ait pas plus chanté Britten (cf. son War Requiem !) ; qu'elle n'ait pas fait la Gouvernante, notamment, dans laquelle elle aurait été sublime, à mon avis. Qu'elle n'ait pas fait, non plus, Abigaille dans la lignée de sa Lady ; qu'elle n'ait pas fait plus tôt, non plus, Norma où j'adore la liquidité (le vibrato, toujours) et l'autorité naturelle derrière les ruines erratiques d'un timbre induré, hors format à ce moment là (et hors école, aussi). Qu'elle n'ait pas fait l'Irene de Rienzi, d'abord, et Adriano, ensuite ! Qu'elle n'ait pas abordé, enfin, Emilia Marty, enfin, elle qui a survécu à des époques (avoir étudié Turandot avec Eva Turner, c'est déjà tout un symbole de forces "de l'esprit" qui se transmettent), qui s'est survécue à elle-même, statufiée très tôt, adorée et villipendée ; tout Marty, donc !

Et je ne reviens pas sur Turandot, sur Tosca, sur...

J'en ai parlé ailleurs et j'en reparlerai sans doute silent !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Otello
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 6765
Age : 51
Localisation : Nancy
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:22

bAlexb a écrit:
Ecouter le récital studio chez DECCA qui est un gouffre (qui annonce autant qu'il renouvelle les miracles de cette époque et de celles à venir : Leonora filée l'archet à la corde mais aussi Senta, abyssale de féminité trouble et dardée). Ecouter, enfin, la Desdemona sur-lyrique (la parente exacte de son Elisabetta royale, soit à Vienne soit, mieux encore [pour Konya et Bruscantini] à Tokyo et de son Requiem de Verdi de 67, magique d'investissement qui est à écouter autant en relief qu'en creux, pour ses soubresauts et ses apesanteurs).
tu veux dire LES récitals studio chez DECCA! Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bAlexb
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 8281
Age : 36
Localisation : Rhône-Alpes
Date d'inscription : 18/10/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:31

Otello a écrit:
bAlexb a écrit:
Ecouter le récital studio chez DECCA qui est un gouffre (qui annonce autant qu'il renouvelle les miracles de cette époque et de celles à venir : Leonora filée l'archet à la corde mais aussi Senta, abyssale de féminité trouble et dardée). Ecouter, enfin, la Desdemona sur-lyrique (la parente exacte de son Elisabetta royale, soit à Vienne soit, mieux encore [pour Konya et Bruscantini] à Tokyo et de son Requiem de Verdi de 67, magique d'investissement qui est à écouter autant en relief qu'en creux, pour ses soubresauts et ses apesanteurs).
tu veux dire LES récitals studio chez DECCA! Wink

Oui dans l'absolu et... non, dans le particulier ! Je parlais de celui-ci, qui a le mérite... d'être facilement accessible :

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0006M4RNS/forumopera-21
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Francesco
Mélomane chevronné


Nombre de messages : 3065
Localisation : Paris
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:45

J'approuve et je n'approuve pas (c'est le jeu) ce que dit Alex. Absolument d'accord pour dire que la jeune Jones a été certainement une des plus grandes verdiennes du siècle passé, si ce n'est la plus grande. En tout cas je trouve que c'est la plus belle vocalement. En Leonora ou en Elisabetta c'est simplement affolant de soyeux, de couleurs, de ligne, de liberté et de probité à la fois.
Par contre je trouve que c'est une chanteuse formidablement expressive et expansive mais pas une chanteuse à "mots", c'est à dire qu'elle les utilise rarement pour donner une pulsation à la phrase et que globalement d'ailleurs elle ne "sculpte" pas les lignes classiques. C'est ce qui me manque beaucoup dans sa Médéa pourtant somptueuse. Somptueuse mais onctueuse, ce qui me semble un peu à contre courant du genre. Donc pas de Gluck ou de registre classique pour elle, à mon sens.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bAlexb
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 8281
Age : 36
Localisation : Rhône-Alpes
Date d'inscription : 18/10/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:51

Francesco a écrit:
Par contre je trouve que c'est une chanteuse formidablement expressive et expansive mais pas une chanteuse à "mots", c'est à dire qu'elle les utilise rarement pour donner une pulsation à la phrase et que globalement d'ailleurs elle ne "sculpte" pas les lignes classiques. C'est ce qui me manque beaucoup dans sa Médéa pourtant somptueuse. Somptueuse mais onctueuse, ce qui me semble un peu à contre courant du genre. Donc pas de Gluck ou de registre classique pour elle, à mon sens.

C'est peut-être moins affaire de mots seuls que de fusion avec le timbre (y compris dans ses notes creuses, d'ailleurs) et les moyens ; justement dans le rapport, par exemple, du texte de sa Mort de Cléopâtre et des appuis sur le souffle, le vibrato, etc. Question d'architecture générale, de phrasé, d'onctuosité, justement ; d'autorité naturelle aussi (c'est à la fois tous les défauts et les qualités de son entrée de Norma, par exemple). Ceci dit, je cherche moins à convaincre qu'à réfléchir Wink !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:53

Merci pour ce long message Alex qui est passionné et passionnant. C'est comme toujours écrit avec beaucoup de sensibilité. Je ne la connais en entier que dans deux rôles pour le moment : la Maréchale et Octavian. Elle est très touchante en Maréchale dans le DVD Kleiber I. Son Octavian est intéressant mais relève plus de la curiosité que d'autre chose. Elle avait une belle voix mais ce qui peut gêner, c'est son vibrato. Normalement, le prochain rôle dans lequel je vais la découvrir est celui d'Isolde dans le fameux live du Met de 1981 dont tu parles dirigé par Levine avec Spas Wenkoff, Tatiana Troyanos, Matti Salminen et Donald McIntyre en particulier. C'est une artiste mythique effectivement et d'une profonde sensibilité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Otello
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 6765
Age : 51
Localisation : Nancy
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:54

bAlexb a écrit:
Otello a écrit:
bAlexb a écrit:
Ecouter le récital studio chez DECCA qui est un gouffre (qui annonce autant qu'il renouvelle les miracles de cette époque et de celles à venir : Leonora filée l'archet à la corde mais aussi Senta, abyssale de féminité trouble et dardée). Ecouter, enfin, la Desdemona sur-lyrique (la parente exacte de son Elisabetta royale, soit à Vienne soit, mieux encore [pour Konya et Bruscantini] à Tokyo et de son Requiem de Verdi de 67, magique d'investissement qui est à écouter autant en relief qu'en creux, pour ses soubresauts et ses apesanteurs).
tu veux dire LES récitals studio chez DECCA! Wink
Oui dans l'absolu et... non, dans le particulier ! Je parlais de celui-ci, qui a le mérite... d'être facilement accessible :
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0006M4RNS/forumopera-21
Wink oui mais faut avoir les deux quand même:

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bAlexb
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 8281
Age : 36
Localisation : Rhône-Alpes
Date d'inscription : 18/10/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:56

Otello a écrit:
bAlexb a écrit:
Otello a écrit:
bAlexb a écrit:
Ecouter le récital studio chez DECCA qui est un gouffre (qui annonce autant qu'il renouvelle les miracles de cette époque et de celles à venir : Leonora filée l'archet à la corde mais aussi Senta, abyssale de féminité trouble et dardée). Ecouter, enfin, la Desdemona sur-lyrique (la parente exacte de son Elisabetta royale, soit à Vienne soit, mieux encore [pour Konya et Bruscantini] à Tokyo et de son Requiem de Verdi de 67, magique d'investissement qui est à écouter autant en relief qu'en creux, pour ses soubresauts et ses apesanteurs).
tu veux dire LES récitals studio chez DECCA! Wink
Oui dans l'absolu et... non, dans le particulier ! Je parlais de celui-ci, qui a le mérite... d'être facilement accessible :
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B0006M4RNS/forumopera-21
Wink oui mais faut avoir les deux quand même:


Si on les trouve, oui naturellement !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 13:56

Otello a écrit:

Quel est le programme de ce disque qui est difficilement trouvable à ma connaissance?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Otello
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 6765
Age : 51
Localisation : Nancy
Date d'inscription : 20/05/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 14:02

les 2 airs d'Aïda, le grand air d'Elisabetta dans Don Carlo, l'air d'entrée de Lady Macbeth et l'air du saule et l'ave maria de Desdemona dans Otello
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 14:11

Otello a écrit:
les 2 airs d'Aïda, le grand air d'Elisabetta dans Don Carlo, l'air d'entrée de Lady Macbeth et l'air du saule et l'ave maria de Desdemona dans Otello

J'espère que je tomberai dessus un jour même si on peut l'entendre en live ou en studio dans ces rôles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pelléas
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1875
Date d'inscription : 02/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 17:29


Je la connais surtout par sa Brünnhilde dans le Ring Boulez/Chéreau de 76. Elle n'y est pas parfaite vocalement parlant, mais elle se donne tellement scéniquement, on ne peut pas oublier sa silhouette blanche à la fin du Crépuscule... Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 17:39

Pelléas a écrit:

Je la connais surtout par sa Brünnhilde dans le Ring Boulez/Chéreau de 76. Elle n'y est pas parfaite vocalement parlant, mais elle se donne tellement scéniquement, on ne peut pas oublier sa silhouette blanche à la fin du Crépuscule... Wink

Les dates en fait sont 1979 pour Götterdämmerung et 1980 pour Die Walküre et Siegfried si tu fais allusion aux DVDs voire aux CDs car tout a été enregistré en studio. En revanche, elle a effectivement chanté le rôle en 1976 dans cette même production mais cela n'a jamais été publié officiellement. Peut être est-ce moi qui me trompe donc. Elle a été Brünnhilde de 1976 à 1980 dans cette production. En 1975, elle a été Brünnhilde dans la mise en scène de Wolfgang Wagner sous la direction de Horst Stein. En 1974, elle a été uniquement Brünnhilde dans Götterdämmerung, toujours dans la mise en scène de Wagner et sous la direction de Stein. En 1978, elle a été Brünnhilde a Covent Garden sous la direction de Colin Davis et le cycle est trouvable à connaissance officieusement. Elle a été Brünnhilde ailleurs également.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pelléas
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1875
Date d'inscription : 02/08/2009

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 17:52

aurele a écrit:
Pelléas a écrit:

Je la connais surtout par sa Brünnhilde dans le Ring Boulez/Chéreau de 76. Elle n'y est pas parfaite vocalement parlant, mais elle se donne tellement scéniquement, on ne peut pas oublier sa silhouette blanche à la fin du Crépuscule... Wink

Les dates en fait sont 1979 pour Götterdämmerung et 1980 pour Die Walküre et Siegfried si tu fais allusion aux DVDs voire aux CDs car tout a été enregistré en studio. En revanche, elle a effectivement chanté le rôle en 1976 dans cette même production mais cela n'a jamais été publié officiellement. Peut être est-ce moi qui me trompe donc. Elle a été Brünnhilde de 1976 à 1980 dans cette production. En 1975, elle a été Brünnhilde dans la mise en scène de Wolfgang Wagner sous la direction de Horst Stein. En 1974, elle a été uniquement Brünnhilde dans Götterdämmerung, toujours dans la mise en scène de Wagner et sous la direction de Stein. En 1978, elle a été Brünnhilde a Covent Garden sous la direction de Colin Davis et le cycle est trouvable à connaissance officieusement. Elle a été Brünnhilde ailleurs également.

La date de la production Boulez Chéreau c'est 1976 (centenaire de Bayreuth) avec la création de l'Or du Rhin, cette production a été jouée jusqu'à 1980, les DVD sont peu précis sur leur date d'enregistrement 79/80 vraisemblablement. Wink
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:00

Pelléas a écrit:
La date de la production Boulez Chéreau c'est 1976 (centenaire de Bayreuth) avec la création de l'Or du Rhin, cette production a été jouée jusqu'à 1980, les DVD sont peu précis sur leur date d'enregistrement 79/80 vraisemblablement. Wink

Tu parlais donc de la création de la production. Le cast de 1976 (en tout cas des soirées captées) est considéré comme étant meilleure que celui de la version officielle. Il est vrai qu'on y retrouve notamment Zoltan Kelemen en Alberich, Eva Randová qui alternait avec Minton en Fricka (Randová dans captations), Rene Kollo dans Siegfried et Jess Thomas dans Götterdämmerung étaient Siegfried et Karl Ridderbusch était Hagen.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AD
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1156
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:04

J'aime beaucoup Jones mais elle m'a surtout étonné en Eva (Bayreuth en 68) avec un trille magnifique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bAlexb
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 8281
Age : 36
Localisation : Rhône-Alpes
Date d'inscription : 18/10/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:09

AD a écrit:
J'aime beaucoup Jones mais elle m'a surtout étonné en Eva (Bayreuth en 68) avec un trille magnifique.

C'est vrai ; et ça fait partie de ses rôles que j'ai oubliés de citer, parmi lesquels elle m'éblouit. Eva, donc ; mais aussi la Kaiserin et la Teinturière (improbable, cette soirée de 85, à Zurich au cours de laquelle elle aborde les deux rôles avec une infinité de couleurs pour l'une et pour l'autre, une palette dynamique profuse et une vision bicéphale qui justifie le jeu de miroir à l'image de son Elisabeth/Venus de Bayreuth) ; comme sa Santuzza tendue, feulée, vibrée et vibrante à Munich en 87 (le duo avec Varnay est abyssal) noyée d'un rude soleil noir mais portée, irradiée toujours !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AD
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1156
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:18

Je l'aime bien en Ariadne également!

J'ai une version de 77 à Munich où elle est face à Behrens dans Walküre : Jones ne pouvait être que Brünnhilde dans cette confrontation! (au sommet avec Fassbaender en Fricka!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:18

bAlexb a écrit:
C'est vrai ; et ça fait partie de ses rôles que j'ai oubliés de citer, parmi lesquels elle m'éblouit. Eva, donc ; mais aussi la Kaiserin et la Teinturière (improbable, cette soirée de 85, à Zurich au cours de laquelle elle aborde les deux rôles avec une infinité de couleurs pour l'une et pour l'autre, une palette dynamique profuse et une vision bicéphale qui justifie le jeu de miroir à l'image de son Elisabeth/Venus de Bayreuth) ; comme sa Santuzza tendue, feulée, vibrée et vibrante à Munich en 87 (le duo avec Varnay est abyssal) noyée d'un rude soleil noir mais portée, irradiée toujours !

Merci pour ces pistes supplémentaires. Je n'ai écouté qu'une fois Die Frau ohne Schatten. La Farberin et la Kaiserin ne chantent donc jamais ensemble. En tout cas, tu m'apprends quelque chose. Je savais qu'elle avait chanté durant sa carrière les deux rôles, surtour la Farberin mais pas les deux dans la même soirée. Quel est le chef et quels sont les autres interprètes s'il te plaît?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AD
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1156
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:20

aurele a écrit:
bAlexb a écrit:
C'est vrai ; et ça fait partie de ses rôles que j'ai oubliés de citer, parmi lesquels elle m'éblouit. Eva, donc ; mais aussi la Kaiserin et la Teinturière (improbable, cette soirée de 85, à Zurich au cours de laquelle elle aborde les deux rôles avec une infinité de couleurs pour l'une et pour l'autre, une palette dynamique profuse et une vision bicéphale qui justifie le jeu de miroir à l'image de son Elisabeth/Venus de Bayreuth) ; comme sa Santuzza tendue, feulée, vibrée et vibrante à Munich en 87 (le duo avec Varnay est abyssal) noyée d'un rude soleil noir mais portée, irradiée toujours !

Merci pour ces pistes supplémentaires. Je n'ai écouté qu'une fois Die Frau ohne Schatten. La Farberin et la Kaiserin ne chantent donc jamais ensemble. En tout cas, tu m'apprends quelque chose. Je savais qu'elle avait chanté durant sa carrière les deux rôles, surtour la Farberin mais pas les deux dans la même soirée. Quel est le chef et quels sont les autres interprètes s'il te plaît?

Inexact, dans la scène finale!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:20

AD a écrit:
Je l'aime bien en Ariadne également!

Elle a très peu chanté ce rôle à ma connaissance mais cela doit être intéressant de l'y entendre. Je suppose que tu fais allusion au live de Munich de 1977 dirigé par Sawallisch.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:21

AD a écrit:
Inexact, dans la scène finale!

Il y a donc eu forcément une coupure car Jones ne pouvait pas chanter les deux rôles en même temps dans cette scène.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AD
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1156
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:25

aurele a écrit:
AD a écrit:
Je l'aime bien en Ariadne également!

Elle a très peu chanté ce rôle à ma connaissance mais cela doit être intéressant de l'y entendre. Je suppose que tu fais allusion au live de Munich de 1977 dirigé par Sawallisch.

9.3.77 (private) München Jones, Schmidt, Gruberova, Hopferwieser, Imdahl / Sawallisch (ih)

Oui mais aussi :

24.1.82 (private) Wien Jones, Schmidt, Gruberova, Thomas, Kunz, Zednik / Böttcher (s) (ih)
13.4.82 (private) Hamburg Jones, von Stade, Greenberg, Bailey, Lipovcek / Rudel (ih)

La captation viennoise est superbe, on se croirait dans la salle et je trouve que Jones forme un couple admirable avec Thomas encore en voix.

La prise à Hambourg vaut pour la rare présence de von Stade en compositeur... qui ne m'a pas marqué.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AD
Mélomaniaque


Nombre de messages : 1156
Date d'inscription : 19/04/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:26

aurele a écrit:
AD a écrit:
Inexact, dans la scène finale!

Il y a donc eu forcément une coupure car Jones ne pouvait pas chanter les deux rôles en même temps dans cette scène.

Ou une autre cantatrice est venue la secourir/seconder?
Ou la partition a été adaptée?

Je ne sais pas...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
bAlexb
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 8281
Age : 36
Localisation : Rhône-Alpes
Date d'inscription : 18/10/2010

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:27

aurele a écrit:
AD a écrit:
Inexact, dans la scène finale!

Il y a donc eu forcément une coupure car Jones ne pouvait pas chanter les deux rôles en même temps dans cette scène.

Non, à ma connaissance, elle ne pratiquait cette technique liée à la méditation bouddhiste qui consiste à chanter deux notes en même temps Wink !
La soirée était dirigée par Ralf Weikert avec Winkler (Kaiser), Feldhoff (Barak), Runkel (Amme), Hermann (Geisterbote), Gjevang (sublime "Voix").
Il faut aussi connaître la version parisienne, en vidéo, dans laquelle Jones est idéalement opposé à la Kaiserin inquiète jusque dans son rayonnement de Behrens !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
aurele
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 22824
Age : 26
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   Mer 12 Jan 2011 - 18:27

AD a écrit:
Ou une autre cantatrice est venue la secourir/seconder?
Ou la partition a été adaptée?

Je ne sais pas...

Alex qui connaît le live doit sûrement avoir la réponse mais cela fait peut être longtemps qu'il ne l'a pas réécouté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Gwyneth Jones   

Revenir en haut Aller en bas
 
Gwyneth Jones
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 7Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» Gwyneth Jones, soprano dramatique
» Decca " Most Wanted Recitals"
» Maharadjah Pee We Jones, blues à la saveur orientale
» Grandpa JONES
» Danko Jones (Paris 06/11)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Autour de la musique classique :: Musique classique :: Discographie :: Interprètes (discographie)-
Sauter vers: