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 Le Messie de Haendel

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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 22 Fév 2014 - 0:47

 Si tu n'aimes pas les voix d'enfants, c'est sûr...

Là comme je l'ai dit les King's Collegians trouvent un bon équilibre entre la ligne et la couleur, ça attaque bien (pour des Anglais), le timbre est séduisant, pas de problème audible de justesse...

Le son est plein et harmonieux (pas comme les piailleurs aigrelets de chez Higginbottom, que dans ce genre j'aime assez d'ailleurs)

Côté choeur, l'autre version Cleobury chez Emi n'est pas très différente, peut-être plus lisse...

Pour l'orchestre, je n'ai toujours pas compris ce que tu veux dire. Tu critiques les instruments à l'ancienne ou l'emploi qui en est fait ?

C'est certain que le jeu est plus régulier, moins dégingandé que dans la version Dunedin Consort que tu m'as fait acheter, mais j'aime bien, c'est du robuste.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 22 Fév 2014 - 1:02

Il me semblait bien, oui, que c'était à peine mieux. Ça existe en vidéo, non ? Parce que la vidéo avec Cleobury, je l'ai vue... et c'était pas terrible. (Je force le trait, hein, c'est écoutable, mais tellement sans enjeu par rapport au chef-d'œuvre joué...)

Mélomaniac a écrit:
Tu critiques les instruments à l'ancienne ou l'emploi qui en est fait ?
Je dis seulement que ça ne sert à rien de ressortir de vieux cui-cuis si c'est pour faire jouer les cordes sostenuto et articuler tout le monde comme Marriner... Les instruments anciens n'ont d'intérêt que si on tire parti de leurs caractéristiques, alors que Cleobury semble plutôt les subir, en renforçant ses propres défauts...
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 22 Fév 2014 - 1:43

Les deux versions Cleobury dont nous parlons ont été filmées ; l'une est dispo en DVD chez Brilliant, l'autre chez Emi.

Il existe une troisième version (la première chronologiquement, décembre 1992 & mars 1993), enregistrée chez Argo (réédition chez Decca), seulement en audio à ma connaissance.

Jouer comme Marriner ne me semble pas une insulte. Cleobury est avant tout chef de choeur ; il dirige l'orchestre avec assurance et classicisme sans rechercher des effets très typés. Là-dessus on est plutôt d'accord. Mais pour moi cette sobriété n'est pas synonyme d'ennui mais gage de fiabilité.

L'esprit des différents tableaux est cerné avec pertinence, et à le voir il s'investit avec autant d'énergie que de précision ; j'aime beaucoup cette alliance. Il est très beau à regarder diriger.

Oui, j'apprécie l'élégance, encore une chose qui nous sépare, désolé  Basketball
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 22 Fév 2014 - 14:42

Mélomaniac a écrit:
Les deux versions Cleobury dont nous parlons ont été filmées ; l'une est dispo en DVD chez Brilliant, l'autre chez Emi.
Là, je ne peux pas dire. Je suis bon pour écouter cet autre Cleobury. Je te hais. Neutral

Spoiler:
 

Citation :
Jouer comme Marriner ne me semble pas une insulte.
Tout à fait (encore que, dans le Messie, ce ne sont vraiment pas un compliment dans ma bouche !), mais si on veut jouer ça legato et d'une jolie finition paisible et confortable (qui me paraît en complète contradiction avec le sujet, mais passons), pourquoi choisir des instruments anciens ?

Citation :
et à le voir il s'investit avec autant d'énergie que de précision
Richter aussi est très touchant à regarder diriger. Ça n'empêche pas que c'était un chef de second ordre, enthousiaste mais sans les qualités d'un grand chef.

Citation :
Oui, j'apprécie l'élégance, encore une chose qui nous sépare, désolé  Basketball
Si l'élégance, c'est de diriger l'un des plus grands Mystères de l'humanité comme un intermède pour le thé, alors en effet je ne suis pas sensible à l'élégance. En d'autres temps, on aurait dit « petit-bourgeois ».
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 22 Fév 2014 - 16:38

DavidLeMarrec a écrit:

Car ça va forcément finir mal : soit c'est aussi mauvais que celle que j'ai écoutée, et je vais souffrir ; soit c'est meilleur, et c'est pire encore, je vais être obligé d'admettre que tu as raison.

 
Prépare-toi à une blessure d'orgueil...  Cool 
 
 
DavidLeMarrec a écrit:

Si je ne reviens jamais sur ce forum, ça vous fait déjà une première hypothèse de travail avant la fiancée kazakhe ou le tueur en série.

 
 batman Non, tu resteras ici et souffriras en silence, me rejoignant dans l'indicible amertume de voir mes nobles goûts constamment moqués.
 
 
 
DavidLeMarrec a écrit:

Citation :

Jouer comme Marriner ne me semble pas une insulte.

Tout à fait (encore que, dans le Messie, ce ne sont vraiment pas un compliment dans ma bouche !), mais si on veut jouer ça legato et d'une jolie finition paisible et confortable (qui me paraît en complète contradiction avec le sujet, mais passons), pourquoi choisir des instruments anciens ?  

 
Parce qu'utiliser des instruments anciens pour la couleur n'implique pas forcément staccato capricant, tempos frénétiques, phrasés asséchés...
Qui sait comment ces oeuvres étaient réellement jouées (et appréciées) à l'époque...
Je crois que tu aimes la version Hogwood : celle de Cleobury (à Leiden) est au moins aussi vive (elle n'est pas freinée par des sopranistes sous valium), et articulée.
 
Tu voudrais une lecture expressionniste, burinée, conflictuelle ? Pourquoi pas, mais Haendel a justement évincé les volets les plus descriptifs du calvaire pour s'en tenir à un deuxième niveau qui ne requiert pas du drame exacerbé.
Et puis la partie de la Nativité peut très bien s'accomoder de douceur.
Encore une fois : cette interprétation néerlandaise est très équilibrée, mais pas pusillanime.
 
 
 
DavidLeMarrec a écrit:

Richter aussi est très touchant à regarder diriger. Ça n'empêche pas que c'était un chef de second ordre, enthousiaste mais sans les qualités d'un grand chef.

 
Je n'ai jamais dit que Cleobury était un génie de la baguette, mais un très bon chef de choeur qui sait bien manier l'orchestre baroque.
 
 
DavidLeMarrec a écrit:

Si l'élégance, c'est de diriger l'un des plus grands Mystères de l'humanité comme un intermède pour le thé, alors en effet je ne suis pas sensible à l'élégance. En d'autres temps, on aurait dit « petit-bourgeois ».

 
C'est le Messie vu par Haendel et une tradition anglicane, pas celles d'excités du culte.
 
 Like a Star @ heaven

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 22 Fév 2014 - 17:09

Mélomaniac a écrit:
Parce qu'utiliser des instruments anciens pour la couleur n'implique pas forcément staccato capricant, tempos frénétiques, phrasés asséchés...
Il n'est pas question de cela : Hogwood, Christophers I & II, Pinnock, Walker, Suzuki, Malgoire I & II, Parrott ou Higginbottom n'entrent pas dans cette catégorie. Mais ils prennent tous en compte les spécificités de leurs instruments. Ça n'a pas de sens d'utiliser des archets anciens et du boyau pour faire du sostenuto...

Citation :
Qui sait comment ces oeuvres étaient réellement jouées (et appréciées) à l'époque...
Je me moque absolument de l'authenticité... et je suis persuadé qu'on crierait au scandale si on entendait les musiciens et chanteurs d'époque (dans le genre approximatif, ce devait être assez fort, sans parler d'une conception du temps très différente...).


Citation :
Je crois que tu aimes la version Hogwood : celle de Cleobury (à Leiden) est au moins aussi vive (elle n'est pas freinée par des sopranistes sous valium), et articulée.
Nous verrons.


Citation :
 Tu voudrais une lecture expressionniste, burinée, conflictuelle ?
Si tu me trouves un endroit où j'ai écrit ça, je t'offre une boîte de Quality Street – pour aller avec ta soupe ton thé elgarien. Des versions de ce genre, de toute façon, à part Minkowski et Takehisa (deux lectures que j'aime énormément, effectivement), il n'en existe pas des camions !


Citation :
Je n'ai jamais dit que Cleobury était un génie de la baguette, mais un très bon chef de choeur qui sait bien manier l'orchestre baroque.
Nous verrons.
 
 
Citation :
C'est le Messie vu par Haendel et une tradition anglicane, pas celles d'excités du culte.
C'est un oratorio, et que tu écoutes sur une platine chez toi en fumant la pipe... ça n'a plus grand rapport avec la liturgie, on écoute bien ça pour la musique. Quand je veux prier, j'ai mon bréviaire et mes potes tridentins, autrement plus intéressants que la semi-dramaturgie ressassée du Messiah.

Par ailleurs, la ferveur du culte acutellement en Angleterre n'est pas exactement comparable à ce qui exista...
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 1 Mar 2014 - 21:03

Smile je découvre à l'instant ce site consacré au Messie et à sa discographie : http://sinatraguide.com/Messiah/index.html

Voici le TOP TEN recommandé par l'auteur :

Malcolm Sargent (1959)
Otto Klemperer (1964)
Colin Davis (1966)
Charles Mackerras (1974)
Neville Marriner (1976)
Hermann Max (1991)
Stephen Cleobury (1994)
Wolfgang Katschner (2004)
Frieder Bernius (2008)
Stephen Layton (2008)

 Confused Une fiabilité à relativiser quant aux informations fournies, car je m'aperçois par exemple que la version de Cleboury chez Argo (captée en décembre 1992 au King's College) est confondue avec celle filmée l'année suivante à Leiden (disponible sous plusieurs labels dont Brilliant).





Dernière édition par Mélomaniac le Sam 1 Mar 2014 - 23:51, édité 1 fois
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 1 Mar 2014 - 23:02

Mélomaniac a écrit:
Voici le TOP TEN recommandé par l'auteur :
Et ça fait peur. Si, Max est un excellent choix pour la version Mozart (et Bernius, à défaut d'être très vivace, se laisse bien écouter).
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Chris3
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 1 Mar 2014 - 23:33

Mon hit-parade perso (par ordre décroissant) :
Davis
Christophers
Harnoncourt
Hogwood
Parrott
Marriner
Pinnock
Scherchen
Rilling
Gardiner

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Dim 2 Mar 2014 - 0:09

Chris3 a écrit:
Davis
Lequel ?

Citation :
Christophers
Lequel ?

Citation :
Marriner
Lequel ?

Mr. Green
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Chris3
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Dim 2 Mar 2014 - 0:37

Oui, pardon !!
Davis 66, bien sûr ! (même si le son a un peu vieilli)
Marriner 76
Mackerras 96
Christophers : la version 2008 est celle que je préfère.
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Parnasse
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Dim 2 Mar 2014 - 1:02

Je recommande la version Beecham RCA de 1959. Pas comme première version mais comme complément. Pour casser deux ou trois préjugés sur les interprétations historiques. Plus lumineux et fin pour l'orchestre que beaucoup d'enregistrements baroques. Pour les voix c'est plus un problème. C'est un disque émouvant.
Beecham s'est fendu d'une longue note pour cet enregistrement (on la retrouve dans le coffret CD) sur l'effectif souhaitable. Ni trop comme avant-guerre et les milliers d'exécutants mobilisés parfois. Ni à la dimension de l'époque incompatible avec le volume des salles moderne. Un entre-deux est nécessaire. Beecham indique aussi que Haendel aimait que ça sonne.
Visionnaire. J'ai noté ça plusieurs fois pour Bach, Haendel ou Vivaldi. Le son se perd avec les effectifs réduits. Suzuki, Savall, Koopman à Pleyel (puisqu'ils viennent tous les trois bientôt) c'est un enfer. La Philharmonie ne va sans doute pas arranger les choses pour les années suivantes.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Dim 2 Mar 2014 - 1:09

Parnasse a écrit:
J Beecham indique aussi que Haendel aimait que ça sonne.

J'ai beaucoup de respect pour Beecham, mais je pense que là, il enfonce une porte ouverte  Razz 

En revanche, ne connaissant pas sa version, je vais tâcher de l'écouter prochainement. Merci pour le tuyau !
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Parnasse
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Dim 2 Mar 2014 - 1:25

Nombreuses coupures. Beecham avait enregistré en appendices 8 no coupés à l'époque comme God be for us ou Thou art gone. RCA les a gardé en appendices sur l'édition CD. Le pressage CD souffle plus que les microsillons.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Lun 10 Mar 2014 - 12:25

Lorsqu'il s'agit de la meilleure version de Christophers.
S'agit il de celle-ci

où de celle là



Grand merci bien qu'il soit trop tard j'en ai déjà commandé une des 2.

(pour me donner bonne conscience)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mar 11 Mar 2014 - 0:19

Celle chez Coro est fantastique : équilibre et simplicité. C'est celle dont j'ai parlé dans ces pages.

Celle, antérieure, chez Hyperion, sonne moins « baroque », mais elle est très équilibrée aussi, et très bien chantée.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mar 11 Mar 2014 - 7:48

DavidLeMarrec a écrit:
Celle chez Coro est fantastique : équilibre et simplicité. C'est celle dont j'ai parlé dans ces pages.

Celle, antérieure, chez Hyperion, sonne moins « baroque », mais elle est très équilibrée aussi, et très bien chantée.

Grand merci c'était d'ailleurs sur base de vos recommandations que j'ai retenu cet ensemble ....j'ai pris "la bonne" (CORO)
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mar 2 Déc 2014 - 0:23

Première écoute de la version Willcocks, dans laquelle les airs de soprano sont assurés par des garçons du King's College. Première décision douteuse... What the fuck ?!? . Deuxième décision douteuse: confier la partie de ténor à Robert Tear, le moins melliflu de tous les ténors anglais. D'un côté ça manque terriblement d'arêtes et de relief (soprano), de l'autre c'est le contraire. Pour ce qui est des voix graves, il y a un contre-ténor (James Bowman) dont le timbre n'est pas supporté, et une basse ... quand même très bonne. Bon, un sur quatre c'est pas fameux.

Ça fait un bail que je n'ai entendu la version Raymond Leppard (Palmer, Watts, Davies, Shirley-Quirk), mais dans le genre angliche aux dents longues, ça me paraît drôlement plus intéressant.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mar 2 Déc 2014 - 0:26

Oui, Willcocks c'est pénible, même indépendamment des petits braillards : mou de tous les côtés, et effectivement Tear sur son déclin, pas exactement le bon choix ici.

Effectivement, je crois que, sans adhérer outre mesure, j'avais trouvé l'atmosphère et la distribution de Leppard assez intéressantes.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mer 24 Déc 2014 - 1:59

J'ai écouté le Messiah dirigé par Emmanuelle Haïm, de Unto us a child is born à la fin de la partie 1, His yoke is easy..., seulement, car je dois dormir mais... on tient une version où lumière et douceur ont un sens, il suffit de se laisser aller à la rêverie avant de glisser dans le sommeil et je suis, avec un peu d'imagination, dans une atmosphère pastorale rassérénante d'une fin d'après-midi léger... le seul air, le duo, où j'ai failli être déçu, quelques secondes plus tard j'étais aux anges. Difficile pour moi d'avoir une vue d'ensemble, mais à condition de laisser reposer l'oreille, c'est une version à recommander.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mer 24 Déc 2014 - 14:26

Version captivante, c'est vrai. Seule réserve, les chœurs sont un brin gris (et l'anglais un peu mou), pas tout à fait au niveau de l'orchestre (on n'a pas fait mieux !) et des solistes.
Ça reste une des versions qui se consomme le plus aisément, je trouve. J'y suis aussi revenu plusieurs fois depuis sa sortie. bounce
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mer 24 Déc 2014 - 15:13

DavidLeMarrec a écrit:
Version captivante, c'est vrai. Seule réserve, les chœurs sont un brin gris (et l'anglais un peu mou)

Voilà, c'est de l'anglais. Le livret est chanté mou (ou nonchalant) et le chœur est gris (ou flegmatique). Wink Il n'est pas trop vif, pas criard. Le gris s'estompe dans mon cas en me laissant captiver, justement, ce que j'appelais «  laisser reposer l'oreille ». Même la mollesse brumeuse que j'avais cru un temps entendre à la basse continue se fond dans les délicates nuances de l'orchestre.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mer 24 Déc 2014 - 15:35

L'anglais peut avoir plus de relief que ça, tout de même ! (J'aime beaucoup Takehisa pour ça.)

Mais effectivement, ça se fond harmonieusement, sans chercher à faire « différent », vite, lent, spectaculaire : c'est une version qui sonne très sincère, d'une certaine façon.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Lun 12 Déc 2016 - 0:15

Surprised Dès la Sinfonia introductive, qui paraît durer des siècles (rien que l'accord initial, c'est un monde), on sent que Scherchen mûrit une conception très personnelle et intériorisée de la temporalité du Messie. Certes quelques tempos semblent des concessions aux capacités de ses solistes (la vélocité de Standen est mise à rude épreuve dans son And I will shake, assez désastreux à vrai dire tant il ne remue rien).
Mais dans l'ensemble, plutôt que ces contingences, on se laisse peu à peu conquérir par des choix interprétatifs qui semblent intensément réfléchis et fondés. Même si la solennité domine l'approche (et le poids des mots, la narration sous-jacente, fouillée comme jamais), on a droit à quelques options qui témoignent de ce chef à son plus bouillant. Par exemple un anthologique And he shall purify, pris à une vitesse insensée ! Non une molle exhalaison (comme on entend souvent sous d'autres baguettes) mais une ardente exhortation, cravachée à tombeau ouvert !


Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Pierrette Alarie - Nan Merriman - Léopold Simoneau - Richard Standen


Georg Friedrich Haendel (1685-1759) :

Le Messie, oratorio en trois parties, HWV 56

Partie I

Pierrette Alarie, soprano
Nan Merriman, contralto
Léopold Simoneau, ténor
Richard Standen, basse


Hermann Scherchen, Chœur de chambre de l'Académie de Vienne, Orchestre de l'Opéra de Vienne

(Westminster, avril-juin 1959)

Surprised Découverte de cette version, à ne pas confondre avec le live londonien enregistré quelques années auparavant,
au Walthamstow Assembly Hall en septembre 1953, également paru chez le label Westminster.



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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Lun 12 Déc 2016 - 2:04

Ce Messiah est effectivement toute une aventure musicale, qui demande la foi du charbonnier et l'audace de l'astronaute. Je me considère plus instruit ("enlightened" en anglais) du simple fait d'y avoir plongé quelques fois sans bouée de sauvetage. Il est étrange d'y entendre une telle iconoclastie à la direction et un classicisme si pur dans le chant de Simoneau et Alarie. Comme une rencontre entre deux mondes totalement opposés.

.........................................

Et que penser de cette version nouvellement parue chez Chandos:



Le lien suivant permet d'entendre de très nombreux extraits.
Et d'apprécier le piccolo, la grosse caisse, le gong, le marimba e tutti quanti ajoutés par Davis.

http://www.prestoclassical.co.uk/r/Chandos/CHSA5176#listen
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Sam 17 Déc 2016 - 2:22

André a écrit:

Et que penser de cette version nouvellement parue chez Chandos:

Et d'apprécier le piccolo, la grosse caisse, le gong, le marimba e tutti quanti ajoutés par Davis.



Smile Pas entendu, mais sa précédente version gravée chez Emi, non loin de chez toi à Toronto, témoignait d'une certaine pratique nord-américaine,
dérivée de la tradition anglaise du XIX° : masses enflées, geste large, tripatouillages romantisants, ambition grandiose.
Pour autant, à ce que je me rappelle, la prise de son n'était pas à la hauteur, et les effets tombaient un peu à plat.



André a écrit:

Il est étrange d'y entendre une telle iconoclastie à la direction et un classicisme si pur dans le chant de Simoneau et Alarie.
Comme une rencontre entre deux mondes totalement opposés.



Smile  Oui, c'est fort juste.
J'ai achevé la découverte de cette version. Très prenante, et très contrastée en termes de tempo et de dramaturgie.
Ce qui éprouve les solistes (par exemple The trumpet shall sound, où Standen semble fatigué mais très poétique dans la mezza voce).
Des moments de statisme, de contemplation (la lividité du chœur viennois dans Since by man came death) alternent à des saillies où Scherchen lâche la vapeur.
Mais toujours avec légèreté (même le fameux Alléluia, dirigé avec un élan fringant). Les voix cisèlent le mot avec une fine suggestivité,
souvent au ras du souffle (Alarie élève le If God be for us en prière silencieuse –déchirant de nudité, et l’osmose qui la lie au chœur final tient du miracle), privilégiant le sens plutôt que la beauté ou l'exactitude.
Bref, une interprétation très évangélique, qui révèle et épiphanise, qui décante le message sans forcer le trait mais en laissant advenir -ce qui convient particulièrment au sujet et à l'éthique de cet oratorio.
Compte tenu de l'époque (presque six décennies loin de nous), on apprécie la tenue de l'orchestre, en effectif raisonnable, avec des cordes expressives, point trop épaisses ni chevrotantes.


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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Mer 13 Déc 2017 - 21:23


Surprised Ce dimanche, réécouté deux versions par Cleobury, mais après la première partie j'ai interrompu celle publiée par Argo et captée au King's College.
C'est vraiment faiblard...
J'ai donc embrayé avec l'enregistrement paru chez Brilliant et à bien comparer, le fossé se creuse et penche nettement en faveur de ce live de la Peterskerk de Leiden
Voir la discussion qui avait débuté page précédente, le 21 février 2014.



Mélomaniac, in playlist, a écrit:


Le fameux King's College de l'Université de Cambridge (Angleterre)


Georg Friedrich Haendel (1685-1759) :

Le Messie, oratorio en trois parties

Part The First


Lynne Dawson, soprano
Hilary Summers, contralto
John Mark Ainsley, ténor
Alaistair Miles, basse

Stephen Cleobury, Chœur du King's College de Cambridge, Orchestre The Brandenburg Consort

(Argo, décembre 1992 - mars 1993)




Mélomaniac, in playlist, a écrit:


L'église Peterskerk de Leiden (Pays-Bas)


Georg Friedrich Haendel (1685-1759) :

Le Messie, oratorio en trois parties

Part The First


Lynne Dawson, soprano
Hilary Summers, contralto
John Mark Ainsley, ténor
Alaistair Miles, basse

Stephen Cleobury, Chœur du King's College de Cambridge, Orchestre The Brandenburg Consort

(Brilliant, 1993)

Smile Eh oui, la même équipe que je viens d'entendre précédemment, mais captée à Leiden.
Je voulais réécouter ces deux versions jumelles, et comme dans le souvenir que j'en gardais, il n'y a pas photo :
l'enregistrement chez Argo ne fait pas le poids, même littéralement : sonorité malingre, interprétation éteinte.
Alors qu'ici dans cette captation publique les élans se libèrent. Et les micros délivrent une image autrement plus consistante.



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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Lun 2 Avr 2018 - 2:31

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

Georg Friedrich Haendel (1685-1759) :

Le Messie, oratorio en trois parties

Parties II & III


Judith Blegen, soprano
Katherine Ciesinski, contralto
John Aler, ténor
John Cheek, basse

Richard Westenburg, Chœur et Orchestre Musica Sacra

(RCA, octobre 1981)

Smile Dans sa jeunesse à Minneapolis, Westenburg se rappelle avoir participé à de massives exécutions du Messie,
regroupant un millier de chanteurs comme était devenu coutume en Angleterre et aux États-Unis.
Mais cet enregistrement a profité de la réaction philologique des Baroqueux (l'effectif raisonné se contente d'une trentaine de choristes et une vingtaine de cordes)
et aussi d'une réflexion sur le rythme, l'ornementation, la continuité dramatique...
Pour autant le résultat s'avère roboratif, presque emphatique, et constitue une sorte de compromis avec les approches traditionalistes
dont certains codes (legato, rondeur, romantisme de l'expression...) sont ici reconduits dans un généreux élan de réfulgence.



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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   Lun 2 Avr 2018 - 14:15

Oh, quel privilège, entendre Katherine Ciesinski dans du Haendel. hehe


Morloch a écrit:


Haendel - Le Messie

Sandrine Piau
Katherine Watson
Anthea Pichanick
Rupert Charlesworth
Andreas Wolf

Le Concert Spirituel
Hervé Niquet

Jolie version à 5 solistes (au lieu de 4 dans d'autres versions). Peut aussi figurer dans la liste des pochettes modérément réussies.

Moi j'aime bien cette pochette très sobre, mi-littérale mi-décalée.

Édition inhabituelle retenue, avec numéros alternatifs. Et puis très vivant à tout point de vue. Je l'avais vu en concert, sans Katherine Watson, et avec Robert Gleadow (phénoménal) en basse, mais Andreas Wolf mérite à lui seul que j'écoute le disque !

Pour les cinq solistes, c'est assez fréquent : les interventions de l'ange sont souvent confiés à un enfant ou un second soprano (ou un falsettiste, mais plutôt dans les versions à quatre solistes). Il y a d'ailleurs des versions où le dédoublement des parties est encoreplus avancé. Mais 5 est assez fréquent en fin de compte.
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MessageSujet: Re: Le Messie de Haendel   

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