Autour de la musique classique

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 Albeniz - Iberia

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Belcanto
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mer 2 Déc 2009 - 21:35

DavidLeMarrec a écrit:
Certains l'ont fait, précisément.

Bien, à présent, je ne vais peut-être pas plus insister : c'est tout à ton honneur de vouloir croire à la vertu, et comme je ne vais pas t'avancer les noms, tu es libre de ne pas ajouter foi à ce que je dis. C'est d'ailleurs très bien de ne pas croire les médisances. Smile

Après ça, tu ne me convaincras pas, puisque je sais. Et de toute façon, je n'ai pas dit non plus que le système était pourri, je dis juste comme Hippolyte qu'il est illusoire de penser qu'il fonctionne sur des critères purement esthétiques.

Moi aussi je sais ce qui s'y passe Wink. D'assez près, je dois dire. Bref. La discussion était partie sur les critiques au sujet des enregistrements d'Iberia. Mes préférences vont à Orozco et Chauzu. Le premier pour sa générosité, le deuxième pour la clarté de sa pensée.
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antrav
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mer 2 Déc 2009 - 23:14

Belcanto a écrit:
Les chroniqueurs sont farouchement indépendants. Bastianelli, Lompech, Moreau, Naulleau pour Diapason,

Le même qui descend en flèche Callirhoé pour le réhabiliter quelques mois plus tard devant le succès. Mr. Green
A croire que c'est le liftier de l'immeuble de Diapason qui avait écrit la première critique.
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HOLLIGER
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 6 Déc 2009 - 1:01

Belcanto a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Belcanto a écrit:
Je n'ai jamais vu encore un enregistrement encensé dans un magazine sérieux et descendu dans un autre.
C'est que tu ne lis que des magazines sérieux, effectivement, et pas Diapason, Classica, Répertoire, LMDLM ou Opéra International. hehe

Plus sérieusement, Hippolyte a bien sûr raison : j'ai moi aussi mes sources (sans surprise) sur le déroulement des critiques. C'est comme un journal politisé, il y a une ligne éditoriale idéologique et on est prêt à faire des entorses à l'honnêteté de l'écoute.

En général, un choc du Monde est suivi de 5 diapasons. Ou inversement, diapason d'or et 4 étoiles du Monde. C'est de bonne guerre. Quelquefois, plus rarement, choc et diapason. Ces deux magazines doivent émettre des avis différents, mais rarement totalement divergents.

A-t-on déjà vu un massacre quelque part et des dithyrambes par ailleurs? Je n'en ai pas le souvenir.

Par ailleurs, je ne suis pas d'accord. Les chroniqueurs sont farouchement indépendants. Bastianelli, Lompech, Moreau, Naulleau pour Diapason, Roy, Bellamy, pour Monde, Bonnaure pour Classica et j'en passe... pour en connaître un certain nombre parmi eux, je peux affirmer qu'ils ne sont astreints à aucune ligne particulière. Ils ne sont pas formatés et peuvent envoyer leurs articles du bout du monde sans passer par aucun lavage de cerveau.

désolé c'est archi faux, je lis ces magasines depuis des années et il arrive parfois qu'un diapason d'or soit méprisé ds classica et vice versa ; c'est relativement rare, mais quand même régulier
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olivier le normand
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 6 Déc 2009 - 11:03

Et Ciccolini, quelle est votre opinion dans ce répertoire?

(re formulation de ma question de la semaine dernière!)

Sinon, je lis Diapason, et il m'arrive d'acheter Classica, et je préfère (alors, là, le lynchage va être manifeste) Diapason, haut la main!

D'une part, ils ont le mérite de faire critiquer les disques d'un(e) interprète parplusieurs critiques différents- je ne suis peut-être pas clair, mais par exemple, les disques de Pollini ne sont pas toujours critiqués par le même journaliste; et d'autre part, je trouve (pour un non-musicien comme moi) leur critique plus lisible, moins pointilleuse que Classica, qui esst trop musicologique!! Et puis, Classica, ils ont leur bête noire et leurs préférés (Diapason aussi, remarque!)!

En plus, à Diapason, il y a des journalistes comme Rémy Louis que j'adore, et qui est un connaisseur hors pair du répertoire symphonique; Roger Tellart, Roger-Claude Travers qui sont de vrais connaisseurs de ce qu'ils écrivent; ou Lompech, qui dit ce qu'il pense, etc!

Et puis, il ne faut pas oublier une chose: TOUTE CRITIQUE EST SUBJECTIVE!!!

Enfin, je me disperse, mais ue vaut le distingué Aldo Ciccolini dans ce répertoire?

Merci
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 6 Déc 2009 - 11:06

olivier le normand a écrit:
Et puis, il ne faut pas oublier une chose: TOUTE CRITIQUE EST SUBJECTIVE!!!
Bien entendu, mais elle peut être argumentée sérieusement, ce qui est rarement le cas. Ce n'est pas toujours la faute des rédacteurs, il y a très peu de place disponible ; mais même au vu de la place, c'est souvent très léger (et pas très informatif).

Mais même la critique contre les magazines de critique est subjective.
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Rubato
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 6 Déc 2009 - 11:35

J'ai la version de Esteban Sánchez qui me convient parfaitement.
Qu'en pensent les pianistes du forum? Question
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Belcanto
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 6 Déc 2009 - 12:29

HOLLIGER a écrit:


désolé c'est archi faux, je lis ces magasines depuis des années et il arrive parfois qu'un diapason d'or soit méprisé ds classica et vice versa ; c'est relativement rare, mais quand même régulier

Nous sommes d'accord sur le fait que c'est relativement rare.
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Belcanto
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 6 Déc 2009 - 12:38

Rubato a écrit:
J'ai la version de Esteban Sánchez qui me convient parfaitement.
Qu'en pensent les pianistes du forum? Question

J'aime beaucoup mais je reprocherais une liberté un peu trop grande (rythmique et structurelle) qui fait que l'on perd l'idée générale.

Après avoir écouté et comparé un certain nombre de versions ces jours-ci, mes préférences vont à
Orozco,
Billaut (malgré des étirements),
Chauzu (pour son exactitude et cette noblesse, malgré une prise de son un peu sèche tout en étant d'une grande précision),
Perez (pour sa générosité et sa fougue).

Larrocha, c'est admirable bien sûr mais je vais être politiquement incorrecte, on peut regretter un respect pas toujours exact du texte, que les jeunes générations possèdent beaucoup plus.

Ciccolini, ce n'est pas ce que je préfère du grand maître. Barenboïm, autant l'oublier ici. Ainsi que Torres Pardo.
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Octavian
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 18 Juil 2010 - 0:47

Eh bien, il était joliment parti en HS, ce fil. Surprised

J'ai découvert cette Suite ce soir avec la version enregistrée par Luis Fernando Pérez (Verso, 2007), dont il a été peu question ici, si ce n'est pour mentionner des échos positifs.

Spoiler:
 
Ne connaissant pas d'autre enregistrement je ne me lancerai bien évidemment pas dans des comparaisons, mais a priori, je ne trouve rien à reprocher à ce qui me semble une très belle interprétation, servant comme il se doit cette œuvre magnifique. thumleft

J'en profite pour recopier ici la courte discussion en fil Playlist :
Zeno a écrit:
Octavian a écrit:
Découverte :

Albéniz : Suite Iberia (Pérez) [sur Deezer]
Heureux homme ! C'est une merveille, un chef-d'oeuvre, Iberia.
Octavian a écrit:
Je suis en train de m'en rendre compte oui. drunken
Zeno a écrit:
Ma pièce préférée est El Albaicín.
Jerez, aussi, est merveilleux - avec quelques longueurs peut-être.
Mais tout ou presque est superlatif.

Essaie Alicia de Larrocha.

Et après, passe d'urgence à ce joyau pour les oreilles et pour les yeux :

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Zeno
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 18 Juil 2010 - 0:53

Je ne connais pas cette version Pérez, mais effectivement, aussi bien Larrocha que Sánchez prennent parfois des libertés discutables avec la partition. Il faut dire que devant une jungle aussi touffue...
En plus, Sánchez a quelques soucis techniques.

Personne ne parle d'une version que j'aime beaucoup pour ma part, signée Ricardo Requejo.
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Mohirei
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 18 Juil 2010 - 10:46

Bonjour,

Zeno a écrit:
En plus, Sánchez a quelques soucis techniques.
Est-ce que tu pourrais approfondir un peu tes impressions ?
Je pense qu'Esteban Sánchez le mérite au vu des interprétations qu'il nous a laissé thumleft
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Zeno
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 18 Juil 2010 - 12:28

Oh, c'est simple, prenons El Albaicín.
C'est un des sommets du recueil - peut-être la plus merveilleuse pièce pour piano jamais écrite par un espagnol.

Déjà, il y a des problèmes de tempo vers le début de la deuxième section (quand les mains sont en parallèle à la double octave : il ralentit beaucoup trop, ce n'est pas écrit sur la partition.

Ensuite et surtout, dans la grande montée lyrique (je n'ai pas les numéros de mesure), il savonne des notes dans les grands traits ascendants de doubles croches et de triolets de triples. Il y a même plusieurs fausses notes dans la page que j'ai sous les yeux, à l'écoute.

Dans Jerez, c'est pire : d'abord, le début est trop rapide, et le ppp noté sur la partition, il s'asseoit dessus. Plus loin, toutes les fusées en triples croches sont savonnées, de nouveau.

Mais rien de grave, car c'est joué avec un engagement que j'aime assez.
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Mohirei
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Lun 19 Juil 2010 - 11:57

Bonjour,

merci beaucoup pour ces précisions Wink

Je comprends mieux ce que tu résumais par "soucis techniques" mais (comme tu le dis) il y a un tel engagement, un tel naturel que pour moi ces petits accrocs sont à peine remarqués.

En plus, la facilité d'accès au coffret Brilliant Classics est une véritable aubaine (à condition de ne pas se focaliser sur la qualité des enregistrements Confused ).
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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Lun 19 Juil 2010 - 18:20

Mohirei a écrit:
Bonjour,

merci beaucoup pour ces précisions Wink

Je comprends mieux ce que tu résumais par "soucis techniques" mais (comme tu le dis) il y a un tel engagement, un tel naturel que pour moi ces petits accrocs sont à peine remarqués.

En plus, la facilité d'accès au coffret Brilliant Classics est une véritable aubaine (à condition de ne pas se focaliser sur la qualité des enregistrements Confused ).
Quand on supporte les – impossibles – enregistrements Hispavox de Larrocha, Esteban Sánchez paraît presque très bien capté ! Mais c'est vrai que les deux restent dans le même tradition espagnole de la prise de son: l'amateurisme. Avec semble-t-il un choix systématique des pires instruments casseroles disponibles.


Ricardo Requejo, c'est plus récent, non ? Et peut-être plus confortable au niveau du son ?
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Zeno
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mar 20 Juil 2010 - 0:13

Ah ça oui ! Pas de mal, à côté des autres...
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Sam 25 Mai 2013 - 15:00

Scherzian, in Playlist, a écrit:

Isaac Albéniz : des extraits d'Iberia joués par Marc-André Hamelin en public (au Japon ?), courtesy Tuyau.

Iberia est à ce pianiste ce que la foudre est à la panne de secteur.

Par Jupiter, quelle pique ! hehe
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calbo
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Sam 25 Mai 2013 - 15:25

@ scherzian : Il me semble que Jean Francois Heisser l'a enregistré. Si tu trouves sa version, jettes y une oreille Wink
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 26 Mai 2013 - 0:07

Mélomaniac a écrit:
Scherzian, in Playlist, a écrit:
Isaac Albéniz : des extraits d'Iberia joués par Marc-André Hamelin en public (au Japon ?), courtesy Tuyau.

Iberia est à ce pianiste ce que la foudre est à la panne de secteur.
Par Jupiter, quelle pique ! hehe
Et encore, je me suis automodéré... zen Franchement, à mon oreille il n'y a rien dans ce jeu. Il se contente d'actionner les touches comme si le discours allait être donné de surcroît ; ce qu'il joue a autant de sens dans le temps, de liant horizontal, d'enjeu formel, de croissance organique que si cela était joué par un robot équipé d'une bonne boucle de rétroaction proprioceptive. Tout survient sans aucune finalité. Tout se ressemble, et tout est sans visage. Aucune couleur, nulle part (dans une œuvre comme Iberia...). Toujours la même texture, appliquée de façon indifférenciée (impossible de suggérer une idée de style en procédant ainsi). Toujours le même type de lumière, sans idée d'espace et de perspective. Un rubato et une agogique convenus, où l'harmonie n'a ni le temps ni l'envie de se délecter (à nouveau, dans une œuvre comme celle-ci... et ils sont parfois épais comme le bras et relèvent du caprice ou de l'intention, cf. à la première page de la Fête Dieu à Séville). Si ce type de jeu devait être une préfiguration du piano de l'avenir, alors je comprendrais que même les amoureux raides dingues de musique se désintéressent de l'instrument et du répertoire qui lui a été confié. J'aurais pu interrompre l'affaire après Evocación, qui indique déjà qu'il ne se passera rien. Une évocation morne, atone, amorphe, grise, un ciel si bas qu'un canal s'est pendu...

calbo a écrit:
@ scherzian : Il me semble que Jean Francois Heisser l'a enregistré. Si tu trouves sa version, jettes y une oreille Wink
Il y a peut-être deux versions par lui, je ne sais pas (Erato d'abord, Actes Sud ensuite ?), mais je connais celle d'Actes Sud... et je n'aime pas non plus. Je trouve son jeu très anguleux et redoutablement vertical, sa sonorité plutôt décharnée et décolorée. Et puis le travail motivique, c'est si important de retrouver et projeter les motifs et leurs transformations dans une œuvre si luxuriante et foisonnante. Avec Jean-François Heisser, je trouve qu'ils manquent cruellement, ou alors qu'ils passent escamotés. L'exemple que je prends volontiers pour l'aspect motivique, c'est Triana (peut-être une des pièces les plus difficiles d'Iberia, avec El Albaicín et bien sûr Lavapiés) : ici, c'est un peu le capharnaüm. Je n'ai rien entendu non plus de bien sensuel, ni dans les couleurs et les textures, ni dans la relation de l'harmonie à l'agogique (dans des pages comme par exemple les pages centrales d'El Corpus Christi en Sevilla, je trouve que c'est dommage).

Les versions que je préfère d'Iberia sont celles d'Esteban Sánchez, d'Alicia de Larrocha, un peu plus loin de Nicholas Unwin, puis de Michel Block.
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Zeno
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 26 Mai 2013 - 0:21

Ricardo Requejo mérite un détour, je trouve qu'il a gravé une version plus qu'honorable d'Iberia.
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calbo
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 26 Mai 2013 - 10:07

Scherzian a écrit:
Mélomaniac a écrit:
Scherzian, in Playlist, a écrit:
Isaac Albéniz : des extraits d'Iberia joués par Marc-André Hamelin en public (au Japon ?), courtesy Tuyau.

Iberia est à ce pianiste ce que la foudre est à la panne de secteur.
Par Jupiter, quelle pique ! hehe
Et encore, je me suis automodéré... zen Franchement, à mon oreille il n'y a rien dans ce jeu. Il se contente d'actionner les touches comme si le discours allait être donné de surcroît ; ce qu'il joue a autant de sens dans le temps, de liant horizontal, d'enjeu formel, de croissance organique que si cela était joué par un robot équipé d'une bonne boucle de rétroaction proprioceptive. Tout survient sans aucune finalité. Tout se ressemble, et tout est sans visage. Aucune couleur, nulle part (dans une œuvre comme Iberia...). Toujours la même texture, appliquée de façon indifférenciée (impossible de suggérer une idée de style en procédant ainsi). Toujours le même type de lumière, sans idée d'espace et de perspective. Un rubato et une agogique convenus, où l'harmonie n'a ni le temps ni l'envie de se délecter (à nouveau, dans une œuvre comme celle-ci... et ils sont parfois épais comme le bras et relèvent du caprice ou de l'intention, cf. à la première page de la Fête Dieu à Séville). Si ce type de jeu devait être une préfiguration du piano de l'avenir, alors je comprendrais que même les amoureux raides dingues de musique se désintéressent de l'instrument et du répertoire qui lui a été confié. J'aurais pu interrompre l'affaire après Evocación, qui indique déjà qu'il ne se passera rien. Une évocation morne, atone, amorphe, grise, un ciel si bas qu'un canal s'est pendu...

calbo a écrit:
@ scherzian : Il me semble que Jean Francois Heisser l'a enregistré. Si tu trouves sa version, jettes y une oreille Wink
Il y a peut-être deux versions par lui, je ne sais pas (Erato d'abord, Actes Sud ensuite ?), mais je connais celle d'Actes Sud... et je n'aime pas non plus. Je trouve son jeu très anguleux et redoutablement vertical, sa sonorité plutôt décharnée et décolorée. Et puis le travail motivique, c'est si important de retrouver et projeter les motifs et leurs transformations dans une œuvre si luxuriante et foisonnante. Avec Jean-François Heisser, je trouve qu'ils manquent cruellement, ou alors qu'ils passent escamotés. L'exemple que je prends volontiers pour l'aspect motivique, c'est Triana (peut-être une des pièces les plus difficiles d'Iberia, avec El Albaicín et bien sûr Lavapiés) : ici, c'est un peu le capharnaüm. Je n'ai rien entendu non plus de bien sensuel, ni dans les couleurs et les textures, ni dans la relation de l'harmonie à l'agogique (dans des pages comme par exemple les pages centrales d'El Corpus Christi en Sevilla, je trouve que c'est dommage).

Les versions que je préfère d'Iberia sont celles d'Esteban Sánchez, d'Alicia de Larrocha, un peu plus loin de Nicholas Unwin, puis de Michel Block.

Sad . J'avais adoré. Ceci dit je l'avais vu en salle donc le rendu est différent d'un enregistrement studio Wink
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 26 Mai 2013 - 23:27

Iberia -les quatre cahiers

= Leopoldo Querol

(Ducretet Thomson, mars 1954)

Ce pianiste (1899-1985), docteur en philosophie, musicologue spécialisé dans le Siglo de Oro, s'installa à Paris où il brilla par un répertoire d'environ deux mille oeuvres partagé entre classicisme (Bach, Scarlatti) et les contemporains français et espagnols.
Le vinyle garde trace de ses Granados, Falla, Albéniz, dont cette Iberia captée en pleine pâte, à la Schola Cantorum par les micros d'André Charlin.
Les doigts jouent (avec) les notes jusqu'à faire croire à d'insidieuses fautes de frappe -cet émaillage peut agacer (certains y entendront une casserole) mais produit un éventail de couleurs sableuses, blanchies à la chaux. De subites désynchronisations entrechoquent les rythmes pour réinventer un folklore brut.
Les timbres de l'instrument paraîtraient sales, ou du moins ravaudeurs, courtisant des sonorités de castagnettes et de guitare : El Polo du 3° cahier exploite à fond cette licence de l'étrange en s'affranchissant de la pesanteur des marteaux, pour donner l'illusion de la corde pincée.
Dans son genre, cette lecture très physique qui claque des talons, fissure le vernis des clichés, en exaspère l'imagerie, et ravale tout romantisme dans la sécheresse d'un soleil de plomb, demeure sans équivalent.


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JerMu
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Lun 27 Mai 2013 - 23:25

Personne ne mentionne la version de Rosa Sabater. Hélas, je n’ai écouté d’elle que le livre 2. Re-hélas ce n’est pas disponible en CD, à moins que je fasse erreur. Ce qui est regrettable car j’ai trouvé ça excellent.
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néthou
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mar 28 Mai 2013 - 22:55

Mélomaniac a écrit:
Iberia -les quatre cahiers

= Leopoldo Querol

(Ducretet Thomson, mars 1954)

Les doigts jouent (avec) les notes jusqu'à faire croire à d'insidieuses fautes de frappe -cet émaillage peut agacer (certains y entendront une casserole)
Pour les "insidieuses fautes de frappe", moi j'entends surtout des fausses notes et un certain nombre (voire un nombre certain) d'à peu près, voire-même quelquefois (Fête-Dieu à Séville, mais aussi ailleurs) l'impression de petit bonheur la chance. Par contre je confirme: pour l'émail, c'est bien une casserole...
Sérieusement, je n'y trouve pas la puissance d'évocation (comme justement le titre du 1er cahier qui ouvre Iberia) de la grande Alicia De Larrocha ou d'Esteban Sanchez, la couleur, le rythme.
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mar 28 Mai 2013 - 22:59

néthou a écrit:

Pour les "insidieuses fautes de frappe", moi j'entends surtout des fausses notes et un certain nombre (voire un nombre certain) d'à peu près, voire-même quelquefois (Fête-Dieu à Séville, mais aussi ailleurs) l'impression de petit bonheur la chance. Par contre je confirme: pour l'émail, c'est bien une casserole...

Voilà, on est d'accord... Mr.Red

J'avais essayé de formuler le même avis de façon pas trop désobligeante... cat
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hugo75
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mer 29 Mai 2013 - 9:48

Diapason du mois de juin offre en cadeau l'Iberia d'Alicia de Larrocha captée par Hispavox (et rééditée par EMI) en 1961. Plusieurs écoutes en aveugle ont été faites au cours des 15 dernières années sur différentes radios et c'est toujours cette version qui l'a emporté : rebond rythmique, intégration et connaissance parfaite des éléments folkloriques, virtuosité transcendante mélée à une douleur rentrée dans les passages mélancoliques... Bref, tous les fanatiques de musique espagnole vous le diront : on n'a jamais fait mieux !
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Mélomaniac
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mer 30 Oct 2013 - 22:39

Esteban Sánchez

(Ensayo, 1968)

Je réécoute cet excellent enregistrement et n'en trouve pas la prise de son si minable, au contraire j'aime bien sa douceur nimbée dans une douce réverbération.
Quant aux quelques libertés interprétatives envers le texte, telles que Zeno en a ci-dessus donné quelques exemples, elles suscitent une enjoleuse spontanéité de l'expression, celle qu'apprécie Mohirei dans son message de novembre 2009.
« Merveilleux » ? : un adjectif à peine controuvé si l'on considère la prodigieuse unité de ton qui semble ici tirer Iberia vers le rêve évocateur plutôt que la saveur descriptive.
Les ombres sont dissipées par la lumière ruisselante, les angles (ceux qu'un Leopoldo Querol faisait saillir) sont estompés par la fluidité de pinceaux qui réalisent à leur manière soyeuse cette gageure debussyste : qu'on oublie la percussion du marteau sur les cordes.
Dût-on isoler un moment de magie : l'envoûtement est total quand les mains de Sánchez, calquées à la double octave, monodient comme dans un souffle ce récit impalpable de El Albaicín, au coeur duquel le compositeur souhaitait rendre le son des instruments à anches.
Entendue comme dans l'épaisseur du songe, ou comme par un timide qui n'aurait osé y pénétrer et ne percevrait que l'écho assourdi de cette festive auberge, Eritaña conclut une lecture qui donne voix à l'imaginaire de ces quatre cahiers d'impressions fixées par le souvenir.


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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Jeu 31 Oct 2013 - 12:01

Je suis d'accord avec tout ce que tu viens d'écrire, Mélo.  sunny

Au sujet de l'instrument, je crois qu'il faut faire la distinction entre la manière dont son accord a été réalisé par les techniciens et l'instrument lui-même. L'accord est mauvais, c'est entendu : chaque personne qui a écouté l'enregistrement s'en est rendu compte ; ce n'est néanmoins pas très difficile d'habituer son oreille à ce défaut. Mais l'instrument en lui-même, au-delà de son accord, est merveilleux. Peut-être un Pleyel : quel délice d'écouter cet instrument pimenté, ses couleurs souvent cuivrées, l'ocre de son médium et de son grave, la douce lumière et les scintillements de son registre aigu. Quel soulagement aussi, peut-être, d'écouter autre chose que la signature sonore un peu trop hégémonique du Steinway moderne. C'est le genre d'instrument docile et aérien, disponible à la sollicitation du musicien, dépourvu de raideur et de dureté ; on n'y est pas (ou plus : voir le Bechstein d'avant la Seconde Guerre mondiale et le Fazioli actuel) très habitué. Reste la question de la prise de son. D'accord avec toi, elle n'est pas remarquable, sans doute pas même très bonne. Microphones trop proches du clavier, comme souvent au piano, au désespoir des musiciens eux-mêmes d'ailleurs, mais sans excès. L'éditeur Ensayo corrigera d'ailleurs ce défaut de proximité pour les œuvres de Turina jouées par le même artiste en 1973. En fait, je trouve que la prise de son ne se fait pas remarquer ; elle est peut-être quelconque, mais elle est franche. (Désolé pour le long préambule, mais on a tant médit de cette prise de son qu'un rééquilibrage ne fait pas de tort, en effet.)

Le musicien est envoûtant d'alpha à oméga. Comme tu le dis, cette version réalise le vieux vœu alchimiste de l'art du piano : transmuer en onde liquide ce qui, en théorie, est produit par des impacts ponctuels. La longueur de résonance qu'il trouve pare déjà les lignes d'Evocación d'une langueur, d'une mélancolie, d'une torpeur uniques, servies par un rubato qui épouse l'harmonie et ses mouvements. Eritaña retrouvera d'ailleurs l'essentiel de cette qualité allusive, qui fuit les affirmations, pour clore un cycle tout en s'y échappant. De ce point de vue, le pianiste montre qu'il est l'un des rares magiciens de l'instrument. Magicien et sorcier parfois. Le raffinement, la variété, l'ampleur, la puissance et même la barbarie des couleurs et des textures qu'il tire de son instrument défient l'imagination (et la description). Il n'y a aucun voile de « joliesse » nulle part sur son jeu ni sur sa pensée. Les textures peuvent être tour à tour douceur ou sauvagerie, lacération ou caresse ; tout ce qui aurait pu n'être qu'intention est essence. J'admire aussi les rapports de la gestion locale du temps musical à l'harmonie de la pièce : on dirait que le temps s'accorde toujours la ductilité qui permet à l'harmonie de s'épanouir et aux sens de jouir de l'instant suspendu. Il est très rare qu'on puisse être ainsi le témoin d'une telle sensibilité harmonique manifestée dans les textures spatiales (l'accent, la hiérarchie du toucher, la couleur) et temporelles (l'agogique, le rubato). Un bon exemple : la Fête-dieu à Seville, qui embrasse un spectre de textures aussi large et raffiné que tout ce que j'ai entendu au piano réuni, et dont la richesse harmonique se déploie dans un temps musical dont la métrique coïncide par magie avec la progression harmonique (voir en particulier les pages centrales, notées doux, mais sonore et très vague, en retenant les entrées des mesures et cantando bene, et bien sûr toute la coda, marquée andante et dolce ma sonoroso). Le pianiste sait aussi jouer à merveille de la réserve et de la distance : par exemple une Almería délicieuse et aérienne. Voir aussi, de ce point de vue, l'« économie » de Lavapiés, dont le tempo de base, plus ample que souvent, permet à l'éclosion, la superposition et l'intrication diabolique des aspects des motifs d'être projetées avec une lisibilité et une force étonnantes. D'ailleurs, c'est pour moi une des forces principales de cette version : parvenir à projeter l'intrication des motifs d'une œuvre souvent quasi injouable avec autant d'évidence et de lisibilité, sans pour autant qu'il y ait une once de préparation ou de spéculation ; c'est l'alliance idéale de la matière et de l'esprit, de l'intellect qui analyse et des sens qui jouissent. Je crois que cette force n'est pas mieux illustrée que dans des pages ardues comme Lavapiés, le foisonnement de Triana et bien sûr l'incomparable Jerez. Au total, un cycle Iberia qui projette toute la complexité de l'œuvre par le vecteur de ses textures (touchers, lumières et couleurs, et même senteurs et arômes, tant la caractérisation est fine et puissante) : la seule définition satisfaisante du mot authenticité, qui coïncide avec le terme singularité sans pourtant interdire la multiplicité.

Un des plus beaux enregistrements de l'histoire du disque.
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gluckhand
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Jeu 14 Nov 2013 - 7:27

Je viens de réécouter cette version Esteban Sanchez, personnellement, elle ne me satisfait pas complètement , elle manque de rêve, de paysages , bon j'avais cette version en 33 tours , et je l'ai maintenant dans le coffret consacré au piano THE ULTIMATE COLLECTION OF THE CENTURY, comme vous en aviez dit énormément de bien  et que j'en avais gardé un bon souvenir, je me suis dit pourquoi pas la réécouter et je suis un peu déçu , du très bon piano c'est sûr , une très belle version de référence, faut pas mégoter et  ne crachons pas dans la soupe, mais je préfère la version  Rafael Orozco , un pianiste mort dont on ne parle plus beaucoup, elle me donne plus de ce que j'attends de cette oeuvre et de toute oeuvre , plus de vie et de rêve , je la sens plus de l'intérieur sa version mais ce n'est que mon point de vue égoïste et particulier .Bon si je dis tout ça, c'est pas pour enfoncer une version, simplement pour en remonter une autre dont on parle moins ici .
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lulu
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Sam 10 Mai 2014 - 1:17

Chris3 a écrit:
Alicia de Larrocha : Iberia (Granados)

1ère version (1962) - La pianiste est magistrale dans l'interprétation de ses compatriotes (Soler, Albeniz, Montsalvatge), mais là elle se surpasse. Spontanéité (ses enregistrements ultérieurs sont plus intériorisés, plus nostalgiques, ils restent très attachants, mais ils n'ont pas cette fougue que j'adore ici !), énergie, lumière, chaleur... magnifiées par le son du Steinway !!


Scherzian a écrit:
Pour Iberia d'Albéniz, en 1962 c'est en fait déjà sa deuxième version :
- AdL I = 1958 (= Hispavox I),
- AdL II = 1962 (= Hispavox II),
- AdL III = 1973 (= Decca I),
- AdL IV = 1988 (= Decca II).

Je ne suis pas sûr que la version de 1958 ait été rééditée sur CD...

Chris3 a écrit:
Merci pour cette précision.
J'ai les 3 dernières versions, j'ignorais l'existence de la première.

Scherzian a écrit:
Une version fascinante aussi, comme II et III (pour moi) ; je pourrais sans doute lui associer les termes que tu as employés plus haut pour II, peut-être plus âpre encore, plus sanguine. L'intensité rythmique, par exemple, y est assez incroyable. Problème, le piano est capté de manière encore plus bizarroïde que pour la version de 1962 (trop proche à mon goût, avec des plans sonores qui en sortent assez « compressés » et des timbres abîmés). Mais je ne la connais que par le report d'un vinyle...

lucien a écrit:
je viens de voir que l’enregistrement de 1958 a été réédité chez Praga en 2013. Surprised

plenum a écrit:
Pour ma part, je l'ai toujours conservé dans ma collection de vinyle.

Scherzian a écrit:
kiss cheers

Du coup, je viens d'aller voir ; il me semble que ça doit être dans ce boîtier de deux disques :


plenum a écrit:

Pour les abonnés de Qobuz, version de 1958 disponible: http://www.qobuz.com/album/alicia-de-larrocha-icon-alicia-de-larrocha/5099962948654 salut

Scherzian a écrit:
Mmmm...  scratch  Les minutages de la suite Iberia contenue dans ce boîtier EMI (Icon) sont, quasi à la seconde près sur chacune des douze pièces (sauf Eritaña, mais puisque c'est la dernière...), identiques à ceux de l'édition que j'ai de la version de 1962 (Hispavox II). Les minutages du repiquage que j'ai d'un vinyle de la version de 1958 (Hispavox I) diffèrent quand même sensiblement pour Sevilla, Almeria, Triana, El Albaicín, Jérez (parfois presque trente secondes), et peut-être d'autres dans une moindre mesure.

Je crois que l'édition Praga mentionnée par Lucien est la première en CD de la version de 1958.

EDIT. Ils sont quand même pénibles, chez Praga, à donner zéro information discographique sur leurs boîtiers. Si Lucien n'avait pas relevé cette édition...

plenum a écrit:
C'est possible et dans ce cas, EMI font de la fausse présentation. tutut

Scherzian a écrit:
Et comme les minutages individuels ne sont pas accessibles avec le seul verso du boîtier Praga Digitals...
http://www.allmusic.com/album/mw0002556961

plus ou moins les mêmes minutages que chez EMI...
( http://www.allmusic.com/album/mw0001847177 )

http://larrocha-discography.blogspot.be/2010/12/emi-zdmb-64504.html
http://larrocha-discography.blogspot.be/2010/09/emi-3-61515-2.html
http://larrocha-discography.blogspot.be/2010/12/emi-50999-6-29486-2-3.html
donc EMI = 1962.
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Sam 10 Mai 2014 - 9:51

Merci Lucien.  Wink

Donc, pour cette fameuse réédition récente chez Praga Digitals, les minutages selon Allmusic :

I.1 Evocación : 5:33
I.2 El Puerto : 4:06
I.3 El Corpus en Sevilla : 8:06
II.1 Rondeña : 7:07
II.2 Almería : 8:58
II.3 Triana : 5:14
III.1 El Albaicín : 6:45
III.2 El Polo : 6:42
III.3 Lavapiés : 6:17
IV.1 Málaga : 4:28
IV.2 Jerez : 8:38
IV.3 Eritaña : 5:22

Le repiquage de vinyle que j'ai (il indique 1952, mais il me semble que ce n'est pas possible ; il doit plutôt s'agir de 1958 donc d'Hispavox I) :

I.1 Evocación : 5:32
I.2 El Puerto : 4:05
I.3 El Corpus en Sevilla : 8:24
II.1 Rondeña : 7:14
II.2 Almería : 8:34
II.3 Triana : 5:02
III.1 El Albaicín : 7:15
III.2 El Polo : 6:33
III.3 Lavapiés : 6:04
IV.1 Málaga : 4:33
IV.2 Jerez : 9:07
IV.3 Eritaña : 5:23

La réédition sur CD que j'ai pour 1962 donc Hispavox II :

I.1 Evocación : 5:31
I.2 El Puerto : 4:05
I.3 El Corpus en Sevilla : 8:07
II.1 Rondeña : 7:06
II.2 Almería : 8:58
II.3 Triana : 5:17
III.1 El Albaicín : 6:44
III.2 El Polo : 6:42
III.3 Lavapiés : 6:13
IV.1 Málaga : 4:28
IV.2 Jerez : 8:37
IV.3 Eritaña : 5:23

Praga Digitals est en effet beaucoup plus proche de 1962 (Hispavox II) que de 1958 (Hispavox I) pour El Corpus en Sevilla, Almería, El Albaicín et Jerez. Je veux bien que les minutages d'un repiquage de vinyle ne soient pas à cinq secondes près, mais pour ces quatre-là c'est juste pas possible... Je pense aussi que Praga Digitals a confondu, mais pour être sûr il faudrait extraire les FLAC et faire des comparaisons audio avec Audacity par exemple. Caveat emptor...
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jbpfrance
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Dim 1 Juil 2018 - 19:01

France Musique ce Dimanche à la Tribune

Alicia de LARROCHA (Hispavox V.2 de 1961 publié en 1962) sortie encore en tête (courte tête devant)
Marc-André HAMELIN (Hyperion 2004)

puis
Kotaro FUKUMA (Hortus)
Rafaël OROZCO (VALOIS AUVIDIS  V4663)

enfin
CICCOLINI et SANCHEZ sortis au premier tour.

Et, tout comme Melomaniac, j'ai apprécié SANCHEZ qui colle à ce que j'attends de cette oeuvre... c'est très subjectif, mais je passe au dessus du son du piano pour ne retenir que sa flamboyance et une prise de son somme toute assez correcte.
Ciccolini est pénalisé par un son feutré et un souffle analogique assez insupportable (en 1966, on faisait nettement mieux)

Bien sûr Alicia de LARROCHA est artistiquement dans l'esprit de l'oeuvre, mais faut faire abstraction de la qualité sonore déplorable, et je ne peux... simplement pas.
Dommage que l'on n'ait pu écouter sa première version DECCA 417887-2 de 1973, c'est tout de même elle qui a été la plus encensée dans les années passées. Je sais que je peux y avoir accès. Juste un peu de courage et je ferai une écoute.
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Jeu 5 Juil 2018 - 7:25

La version qui fait mon bonheur, et pas encore citée dans ce fil, me semble-t-il : c'est subtil et élégant. Et superbement enregistré de surcroît !

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jbpfrance
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Jeu 5 Juil 2018 - 11:08

Je ne connaissais pas non plus. C'est donc la 15ème version connue (dans son intégralité) !

On peut l'entendre en entier ici:

Lien retiré (non libre de droits)

Effectivement, les adjectifs sont bien choisis pour cette interprétation.

Les timbres sont très agréables, bien que le rendu soit un peu trop feutré à mon goût (çà se ressent de plus en plus lors de l'écoute). Dommage que les micros soient un peu près de l'instrument, une partie des aigus sont à gauche, les graves à droite (pas sur tous les morceaux néanmoins, bizarre...), mais sur chaîne, çà ne s'entend pratiquement presque pas (j'en connais de bien pires !).
En qualité sonore, je choisis FUKUMA néanmoins, avec juste derrière un parti-pris pour SANCHEZ (pour la flamboyance de cet enregistrement analogique)
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Jeu 5 Juil 2018 - 13:34

Merci de ne pas poster de liens vers des enregistrements non libres de droits, et commerciaux qui plus est!

(ça fait 8 ans que tu es inscrit ici, tu dois quand même le savoir)
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Diablotin
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Jeu 5 Juil 2018 - 18:34

jbpfrance a écrit:

Les timbres sont très agréables, bien que le rendu soit un peu trop feutré à mon goût (çà se ressent de plus en plus lors de l'écoute). Dommage que les micros soient un peu près de l'instrument, une partie des aigus sont à gauche, les graves à droite (pas sur tous les morceaux néanmoins, bizarre...), mais sur chaîne, çà ne s'entend pratiquement presque pas (j'en connais de bien pires !).
C'est un SA-CD, la spatialisation -chez moi: très bien centrée entre les enceintes- ne souffre d'aucun des problèmes que tu décris et les timbres du piano me semblent vraiment justes.
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lionelm
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MessageSujet: Re: Albeniz - Iberia   Mer 19 Sep 2018 - 22:19

La version en lien sur qobuz citée (http://www.qobuz.com/album/alicia-de-larrocha-icon-alicia-de-larrocha/5099962948654) est celle de 1962, et non de 1958 semble t il.
Détail de la piste Evocacion en provenance du site qobuz
Iberia, Book 1: I. Evocación
00:05:35
Alicia De Larrocha, Piano, MainArtist - Isaac Albeniz, Composer Copyright : 2010 EMI Records Ltd. 1962 The copyright in this sound recording is owned by HISPAVOX S.A., Madrid (España) under exclusive licence to EMI Odeon S.A., Madrid (España). Digita remastering (P) 2006 by EMI Odeon S.A., Madrid (España)
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