Autour de la musique classique

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 Vladimir Sofronitsky

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Scherzian
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MessageSujet: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:06

Vladimir Sofronitsky (1901-1961)


J'ouvre un sujet consacré au pianiste russe Vladimir Sofronitsky (en russe : Владимир Владимирович Софроницкий, en français : Sofronitzki, en italien : Sofronitzkij, en allemand : Sofronitzky, translittération ISO 9 : Vladimir Vladimirovič Sofronickij). Je me propose de le diviser en quatre sections :


Pour la biographie, ce qui suit n'existerait même pas sans la lecture des articles remarquables que je cite en bibliographie, notamment le dossier de Pierre-Martin Juban dans la revue International Piano Quarterly en 1998 [JUB98], l'article de Ernst Zaltsberg dans la revue Clavier Magazine en 2005 [ZAL05], les souvenirs de Maria Yudina [YUD02] traduits en anglais par Lenya Ryzhik et le passionnant entretien conduit par Alexander Vitsinsky en 1945 [VIT08] et traduit en anglais par Stephen Emerson et Lenya Ryzhik également. En mars 1995, Emily White a consacré une thèse de doctorat (D.M.A.) au pianiste [WHI95]. Ce document contient une somme inestimable d'informations (traduction en anglais d'articles originaux en russe et en italien, chronologie biographique et programme détaillé d'un grand nombre de concerts, liste du répertoire du pianiste, discographie historique complète des enregistrements édités sur disques vinyles, le tout complété par un avant-propos et un long commentaire).

Pour la bibliographie proprement dite, qui se trouve ici, j'ai repris tout ce que je connais sous la forme papier et sous la forme électronique. Si vous avez d'autres sources, ne nous laissez pas mourir idiots.

Enfin, la partie discographique est fortement subjective (et très incomplète notamment pour Scriabine et Chopin, mais je compte sur votre indulgence de ce point de vue : il y a plus de 180 entrées pour Chopin et plus de 340 entrées pour Scriabine dans cette discographie), mais peut-il en être autrement ? Difficile aussi de cacher que je suis beethovénien, schubertien et schumannien. En 1998, Farhan Malik a publié dans la revue International Piano Quarterly une exemplaire discographie exhaustive [MAL98] (que j'ai retranscrite en un fichier LaTeX avec des sorties en PDF et en HTML et que je m'efforce de compléter au gré des éditions plus récentes sur disques compacts). C'est un travail dangereux, car bien souvent les attributions de lieux et de dates d'enregistrement par les éditeurs relèvent plus du folklore bariolé que de la méthode scientifique (posez donc la question à Farhan Malik à propos de la série éditée par Arlecchino).

Une discographie plus complète en français de Vladimir Sofronitsky peut être récupérée au format PDF via la page suivante (licence libre, CC BY 4.0) :

https://sofronitskydiscographie.wordpress.com/


Dernière édition par Scherzian le Ven 23 Déc 2016 - 20:56, édité 7 fois (Raison : Refonte du paragraphe.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:10

1a. Esquisse biographique

1a.1. Enfance à Saint-Pétersbourg et Varsovie

Vladimir Sofronitsky et sa sœur jumelle Vera naquirent à Saint-Pétersbourg
le 8 mai 1901, dans une famille de scientifiques (du côté paternel) et
d'artistes (du côté maternel).

En 1903, toute la famille déménagea à Varsovie, où le père venait d'être
nommé professeur. C'est donc en Pologne que Sofronitsky prit ses premières
leçons de piano, avec Anna Lebedeva-Getsevich, une élève de Nikolai
Rubinstein.

Il développa l'oreille absolue (qu'il considérera plus tard comme une
entrave, une détermination trop totale du texte musical et une distraction
qui rendent plus difficile le fait de ressentir la musique [VIT08]), aimait
à improviser au clavier, écrivit des poèmes, composa de la musique pour
piano et pour quatuor à cordes et de la musique d'opéra (sur un livret
rédigé par son père à partir de la pièce « Catilina » d'Ibsen).

À l'âge de huit ans, il rencontra le premier amour de sa vie, Scriabine, en
tombant par hasard sur la partition du Prélude opus 9 n° 1 dans un magasin.
Il écrivit alors à sa sœur aînée : « Je viens juste de découvrir un grand
compositeur : Scriabinov [sic] ! » [JUB98]

Toujours à Varsovie, il participa aux soirées musicales destinées à faire
découvrir les meilleurs élèves de Lebedeva-Getsevich. Cela finit par arriver
aux oreilles d'Alexander Glazunov qui lui conseilla d'étudier avec Alexander
Michalowski, qui sera son premier grand professeur. Ceci fait de Sofronitsky
à la fois l'« arrière-petit-élève » de Chopin (via Michalowski et Karol
Mikuli) et celui de Beethoven (via Michalowski et Ignaz Moscheles).

En 1913, toute la famille retourna à Saint-Pétersbourg, mais l'adolescent
effectua tous les mois, accompagné de sa mère, les voyages jusqu'à Varsovie
pour prendre ses leçons. La Première Guerre mondiale mit un terme à ces
années d'apprentissage auprès de Michalowski.

D'une manière générale, Sofronitsky a été relativement critique vis-à-vis de
ses professeurs, bien qu'il continuât de leur manifester son respect et son
attachement profond en tant que personnes. À Michalowski, il reprochait de
l'avoir débarrassé peu judicieusement des exercices purement techniques et
de ne lui avoir guère donné de réaction lors de ses demandes en matière de
répertoire [VIT08].


Dernière édition par Scherzian le Mer 25 Sep 2013 - 11:45, édité 4 fois (Raison : Merci aux membres du forum Wordreference.com d'avoir relevé une faute d'orthographe assez pernicieuse.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:11

1a.2. Études à Saint-Pétersbourg

En avril 1915, un récital de Scriabine fut annoncé à Saint-Pétersbourg ; le
jeune homme acheta des tickets. Le soir du concert, il fut cloué chez lui
par un refroidissement sévère, et par ses parents qui refusèrent de le
laisser sortir. Fin avril, Scriabine mourait ; Sofronitsky n'a pas pardonné
à ses parents cette unique occasion manquée [JUB98].

Sur les conseils d'Alexander Glazunov, il entra en 1916 au conservatoire de
Saint-Pétersbourg dans les classes de Leonid Nikolayev pour le piano et de
Maximilian Steinberg pour la composition. Bien après ses études, Sofronitsky
reprocha à Nikolayev un manque d'implication et de conduite dans son
développement artistique, trop de louanges pour son jeu et trop peu
d'enseignement des œuvres fondamentales (les fugues de Bach, les sonates de
Beethoven) [VIT08]. Mais en fait l'enseignement de Nikolayev était sans
doute adapté à la personnalité exacerbée et hypersensible de son élève...

On pouvait alors croiser, au conservatoire, Vladimir Horowitz et Simon
Barere ! Maria Yudina et Dmitri Shostakovich furent ses condisciples auprès
de Nikolayev (on dispose d'ailleurs des souvenirs de Maria Yudina à propos
de Vladimir Sofronitsky [YUD02], une lecture obligatoire sous de nombreux
rapports !). Il y rencontra Elena Scriabina, fille du compositeur ; ils se
marièrent en 1920.

Au terme de leurs études au conservatoire en mai 1921, les récitals de
Maria Yudina et de Vladimir Sofronitsky présentèrent un point d'intersection
qui fit l'objet de discussions enflammées le soir de leurs récitals : la
Sonate en si mineur de Liszt. Les deux pianistes partagèrent d'ailleurs la
médaille d'or et le Prix Anton Rubinstein, qui aurait dû être un piano de
concert Schroeder blanc (mais cela n'a guère d'importance, car ils n'en
virent jamais la couleur : restrictions budgétaires [YUD02]). Le programme
de Sofronitsky comportait en outre le Prélude opus 28 n° 24 de Chopin, la
Sonate opus 111 de Beethoven et la Fantaisie opus 17 de Schumann [VIT08].

Au gré des récitals dans les années qui suivirent, sa réputation grandit, de
même que le tissu de ses relations (rencontre avec Vladimir Horowitz) et de
ses amitiés (Vsevolod Meyerhold et Heinrich Neuhaus). Durant ces années, de
nombreux commentateurs associaient sa présence sur scène au poète Alexander
Block : passion intérieure et réserve extérieure [ZAL05].
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:13

1a.3. Première maturité à Paris

Si l'on excepte un très bref séjour à Potsdam en 1945 (où il joua devant les
participants de la conférence d'après-guerre), le seul véritable séjour de
Sofronitsky à l'étranger eut lieu entre avril 1928 et le début 1930, d'abord
à Varsovie pour un récital, ensuite plus longuement à Paris. Il semble que
ce séjour l'ait ébloui car, sur son lit de mort -- ah, Florestan ! --, il
rêvait encore à de futurs récitals et même à un séjour à Paris.

En fait, c'est à Paris qu'il paracheva son éducation musicale, dans le
chaudron culturel de la ville à cette époque. Il y donna huit récitals et y
rencontra notamment Prokofiev et Medtner ; il se liera d'amitié avec
Prokofiev (dont il jouait les œuvres précoces de manière plus lyrique et
romantique que la plupart des autres interprètes) et sera puissamment
influencé par Medtner dans sa conception de la Sonate opus 57 de Beethoven
et pour sa méthode de production sonore.

La critique parisienne parla de ses magnifiques et subtiles nuances, de son
tempérament angoissé et ardent correspondant parfaitement à la musique des
compositeurs romantiques [ZAL05].
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:16

1a.4. Les années 1930 et la Deuxième Guerre mondiale

De retour en URSS, Sofronitsky commença à enseigner au conservatoire de
Leningrad dès 1936 et y devint professeur trois ans plus tard. Durant la
saison 1937-1938, il donna une série de douze récitals anthologiques offrant
un vaste panorama de la littérature pianistique, de Domenico Scarlatti à
Dmitri Shostakovich et Boris Golts.

À l'automne 1941 et durant l'hiver 1942, il fut pris au piège du siège de
Leningrad par les armées nazies. Il y aura un comportement héroïque qui se
reflétera sur son style, mais l'atteindra profondément et définitivement
dans sa santé. Dans un article intitulé « Le Devoir d'un artiste »,
Sofronitsky rappelle qu'il a joué dans l'auditorium du Théâtre Pushkin avec
une température de 3 °C sous zéro et que « dès que j'ai réalisé pourquoi je
devais jouer, j'ai senti ce que je devais jouer et comment. Certaines œuvres
qui avaient été mes préférées devinrent subitement dénuées de sens. C'est
peut-être alors que j'ai compris pour la première fois et ressenti dans mes
os la grandeur de l'Appassionata de Beethoven et l'appel héroïque de la
Troisième Sonate de Scriabine. » [JUB98]

Souffrant d'arythmie depuis l'enfance, Sofronitsky vit alors sa santé se
dégrader gravement, tandis que son père mourait des privations dues au siège
et que son fils Alexander risquait sa vie en servant à la défense de la
cité. Plus jamais il ne pourra compter sur son physique et devra souvent
annuler des récitals à la dernière minute.

Il fut sauvé par avion de Leningrad vers Moscou le 8 avril 1942 (Maria
Yudina a écrit des lignes bouleversantes sur cette période particulièrement
[YUD02]). Dès la fin du mois, il retourna sur scène et y poursuivit son
effort de guerre. Pour les Russes amoureux de leur pays, de l'art et des
poètes, Sofronitsky devint intouchable.

Mais cet artiste était aussi le pire ambassadeur de la culture soviétique
que l'on pouvait imaginer (mauvais état de santé, opinions radicalement
anti-soviétiques, aversion pour les affaires officielles, etc.). Il était
donc essentiel, pour le régime politique en place, de lui confectionner une
réputation fallacieuse (et souvent ignoble) pour « justifier » qu'un tel
musicien ne se produise pas en Occident. Cette réputation sulfureuse souille
d'ailleurs encore aujourd'hui sa mémoire et, de ce point de vue, les
soviétiques ont réussi au-delà de toutes leurs espérances. À décharge, il
faut reconnaître que même au sein de la Russie, son état de santé ne lui
autorisait que de rares déplacements.
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:19

1a.5. Bruderschaft

Dès 1942, Sofronitsky devint professeur au conservatoire de Moscou. Son
enseignement était pour le moins non conventionnel ; une demi-heure de cet
enseignement a été préservée sur un disque précieux grâce à son élève Pavel
Lobanov (Prometheus Editions EDITION 003).

De nature timide et introvertie, Vladimir Sofronitsky n'a pas établi de
nombreuses amitiés durables avec des collègues musiciens, bien qu'il soit
toujours resté en termes amicaux avec de nombreux musiciens (et qu'il se
soit tenu au courant de leur développement artistique via la radio).
Une exception fut son amitié avec Heinrich Neuhaus, pianiste et pédagogue,
professeur notamment de Sviatoslav Richter.

C'est Neuhaus qui introduisit Richter auprès de Sofronitsky. L'anecdote est
célèbre et je ne vais pas la raconter ici, sinon pour rappeler qu'un
Bruderschaft réussi exige que les propos échangés avant de boire soient les
pires insultes auxquelles les deux protagonistes puissent songer. C'était
donc une insulte lorsque Sofronitsky traita Richter de « génie ! », et
c'était aussi une insulte lorsque Richter répondit que Sofronitsky était un
« dieu ! »
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:23

1a.6. Première période enregistrée

Les plus anciens enregistrements de Sofronitsky datent de 1937-1938, mais
ils sont difficilement accessibles (ce sont évidemment des enregistrements
en studio, auxquels Denon a consacré deux disques [COCO-80188 et COCO-80189]
de sa série ; ils sont maintenant épuisés et non réédités). Après une brève
session en 1941, c'est à partir de 1945 que nous pouvons enfin suivre son
développement artistique par le biais de ses enregistrements.

En 1946, Sofronitsky épousa en secondes noces son élève Valentina Dushinova,
sans que cela modifie en rien son attachement vis-à-vis de sa première
épouse, à qui il téléphonait souvent, qu'il voyait fréquemment et avec qui
il discutait ses programmes de récital (elle se trouvait d'ailleurs à ses
côtés lorsqu'il mourut).

En 1949, il donna une série de cinq récitals pour le centième anniversaire
de la mort de Chopin (le récital du 21 novembre est préservé en entier,
celui du 20 octobre en partie) ; en 1953, lors du cent vingt-cinquième
anniversaire de la mort de Schubert, il donna de même un concert également
préservé. Chaque année, la naissance et la mort de Scriabine furent
célébrées par des récitals.

Dès 1954, son activité de concertiste se réduisit pour des raisons de santé
(abandon de Leningrad, puis de la grande salle du conservatoire de Moscou au
profit de la petite, enfin concentration sur un cadre plus intime pour
l'expression de son art, à la Maison de la science et surtout au Musée
Scriabine dans le quartier d'Arbat dès 1954 et singulièrement en 1955 et
en 1956), mais sa condition physique continua à se dégrader.

En revanche, sa présence dans les studios d'enregistrement de Melodiya
se poursuivait toujours régulièrement. Sofronitsky n'aimait guère ses
enregistrements en studio, les appelant « mes cadavres ». Si je puis me
permettre, je trouve que plusieurs de ces cadavres débordent de vitalité
(Sonate opus 28 de Beethoven ; Kreisleriana de Schumann ; derniers Chopin
durant les sessions de janvier et février 1960 ; extraits des Années de
pèlerinage de Liszt ; Moments musicaux D 780 et Sonate D 960 de Schubert ;
Fantaisie opus 28, Impromptu opus 12 n° 2 et Poème opus 72 de Scriabine,
etc.).
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 3:33

1a.7. Chant du cygne

En 1957, les médecins prévinrent les membres de sa famille qu'ils ne
devaient pas s'attendre à ce qu'il remonte un jour sur scène. Condamné à
garder le lit et interdit d'accès au piano, Sofronitsky mit à son répertoire
de concert la Fantaisie opus 28 de Scriabine et donna ainsi à sa famille
l'occasion de voir comment il s'appropriait des œuvres qu'il ne connaissait
pas encore (en fait, la présence d'un piano n'était pas nécessaire au début
de la gestation, et il ne s'y rendit que bien plus tard, profitant d'un
relâchement du « service de surveillance »).

Il écoutait la musique à l'intérieur de lui-même, sans le recours à un
instrument, « y recherchant la nécessité et l'y trouvant » ; il s'agissait
« de trouver le cœur de chaque pièce ou de chaque mouvement de sonate, de
ressentir son essence première, son apogée, et ensuite de même dans chaque
construction, chaque phrase » [VIT08].

Contre toute attente, il revint néanmoins sur scène dès janvier 1958, pour
les trois dernières années de son existence. Bien des années auparavant,
Sofronitsky avait indiqué que sa conception de l'interprétation de Chopin
était en train de connaître une profonde mutation et qu'il la voulait à la
fois « plus sévère, plus simple, plus libre. » Je ne peux m'empêcher de
penser que ces trois adjectifs s'illustrent parfaitement dans les
interprétations de ses dernières années. En tout cas, sa volonté, son désir
et sa concentration y deviennent presque physiquement palpables. Ce sont les
noces aristocratiques de l'émotion et de l'intelligence. « Le grand art
véritable est comme la lave brûlante en ébullition -- tenue en respect par
sept plaques de blindage », avait-il dit en 1958, lors du concours où Van
Cliburn triomphait à Moscou. Dans une lumière décantée, chanter, chanter
tant qu'il fait jour.

Selon Pierre-Martin Juban [JUB98], c'est une « période d'élévation et de
distillation dans son jeu : plus tragique, plus ascétique, utilisant des
moyens [pianistiques] moins nombreux pour projeter des conceptions plus
profondes ». Concentré, tout son être se consacrait d'ailleurs consciemment
à ce nouveau pianisme. C'est aussi par chance la période la mieux documentée
en enregistrements.

Au début de 1959, Sofronitsky fut à nouveau alité durant plusieurs mois, et
cette fois le diagnostic fut celui d'un cancer des intestins avec métastases
au foie. Il semble que Sofronitsky n'ait pas été informé de la nature exacte
du mal qui le frappait : « Ne me ménagez pas, ne me mentez pas, je dois le
souffrir entièrement. » [YUD02] Il refusa l'hospitalisation et même, en
dépit des douleurs, le soulagement qu'aurait pu lui apporter la morphine en
1961 : « Je m'y habituerai, et ensuite je ne serai plus capable de jouer. »
Il remonta sur scène.

Nous disposons de nombreux enregistrements de ses quinze derniers mois :
concert Schumann du 18 novembre 1959, récitals Scriabine du 8 janvier
et du 2 février 1960, récitals du 13 mai, des 11-14 octobre et des 22-28
octobre 1960. Après six mois confié aux soins de sa famille, Vladimir
Sofronitsky mourut à Moscou le 29 août 1961.


Dernière édition par Scherzian le Mar 1 Déc 2009 - 18:41, édité 1 fois (Raison : Récital du 13 mai 1960, et non du 15.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 6:08

1b. Annexe biographique : mythes et légendes



Comment expliquer que ce pianiste, considéré presque comme une divinité en Russie, ait été, et soit encore aujourd'hui, si peu et surtout si mal connu en Occident ? Il n'effectua, après ses années d'études et durant sa vie de concertiste, que deux séjours au-delà des frontières du bloc soviétique (entre le 8 mars 1928 et le 27 janvier 1930 à Varsovie puis surtout à Paris, et entre le 17 juillet et le 2 août 1945 à la conférence de Potsdam) [WHI95, pages 44-45 et page 54]. Son rayonnement en Occident fut en outre limité par des problèmes de santé toujours plus graves dès 1942 (date de son évacuation vers Moscou après les sept premiers mois du siège de Leningrad [YUD02]), par un désir personnel toujours plus prononcé de vivre en reclus et par un manque d'enthousiasme à l'idée de voyager : il ne joua donc presque pas en Occident, mais il voyagea aussi de moins en moins en Union soviétique et même simplement en Russie, puis plus du tout après 1954 (année de son dernier récital à Leningrad [WHI95, page 61]).

Ce serait cependant une erreur d'imputer cet état de fait à la volonté politique de lui attribuer une position inférieure au panthéon des artistes soviétiques (selon l'affirmation voulant que seuls étaient « disponibles à l'exportation » les artistes susceptibles de démontrer le très haut niveau musical atteint en Union soviétique) [WHI95, avant-propos]. L'ampleur impressionnante de son répertoire [WHI95, pages 72-82], dont seule une modeste partie nous est parvenue sous la forme d'enregistrements en studio ou en récital [MAL98], et son talent pianistique furent admirés non seulement du public mélomane, mais aussi des compositeurs et des meilleurs pédagogues et pianistes russes.

Les vraies raisons sont plutôt d'ordre personnel. L'absence du pianiste en Occident a induit l'inexistence de contrats qui l'auraient lié à des maisons d'édition occidentales, et l'on sait que la renommée est bien souvent en raison directe du marketing. Toutefois, ses premiers disques vinyles qui bénéficièrent d'une distribution (assez confidentielle) en Occident, d'abord dans les années 1960 et ensuite à la fin des années 1970, tissèrent les liens de petits réseaux de collectionneurs passionnés. D'autre part, on ne peut qu'être frappé par l'évolution de son activité de pianiste en récital [WHI95, pages 40-71]. En effet, après des études assez cosmopolites à Varsovie et à Leningrad, et un début de carrière avec de nombreuses tournées dans des villes importantes (Leningrad [dernier récital le 12 novembre 1954], Moscou [dès le 10 septembre 1921], Odessa [le 12 et le 16 juin 1925, en octobre et en novembre 1927], Saratov [en septembre 1927], Varsovie [le 20 mars 1928], Paris [un récital privé suivi de sept concerts du 31 mai 1928 au 20 décembre 1929], Tbilissi [en mai 1931, le 10 octobre 1932, en octobre 1935], Tachkent [en septembre et en octobre 1932], Bakou [en janvier 1936], Rostov [en janvier 1936], Potsdam [sur ordre de Staline le 21 juillet 1945] et Kiev [en mai 1954]), il semble que sa triste activité d'enseignement, à Leningrad dès octobre 1936 puis à Moscou dès novembre 1942, ait eu une incidence profonde sur le nombre et la fréquence de ses tournées et concerts en déplacement. Ce furent ensuite la guerre, les privations et surtout leurs conséquences sur sa santé. Enfin, la vie de concertiste itinérant lui était, de toute manière, antipathique. Durant les dernières années de sa vie, Vladimir Sofronitsky mena une vie de reclus. Il ne consentait à sortir de chez lui qu'en compagnie de son épouse, d'un de ses enfants ou d'un ami de confiance. Ce n'est pas qu'il se sentait en insécurité, mais il ne pouvait pas supporter l'indifférence que les gens croisés se portaient ou semblaient se porter mutuellement. Il est cependant vrai qu'au moment de sa mort en 1961, Vladimir Sofronitsky espérait encore un voyage en Bulgarie [WHI95, avant-propos] et même à Paris.

Absence quasi totale du musicien dans les salles de concert occidentales, rareté et mauvaise distribution de ses disques vinyles de ce côté du rideau de fer, absence de documentation sérieuse à propos du pianiste lui-même (hormis quelques ouvrages et plusieurs articles, tous rédigés en russe). Il est normal que la perception en Occident d'un pianiste si secret soit affectée de nombreuses préconceptions. Il est en revanche très regrettable que l'image que nous nous formons de lui soit pervertie par un certain nombre de mythes et légendes coriaces dont un au moins, particulièrement nauséabond, a probablement été initié par des instances politiques. Je souhaite consacrer cette annexe à trois mythes et légendes qui distordent notre perception de son art :


Dernière édition par Scherzian le Ven 21 Jan 2011 - 15:46, édité 1 fois (Raison : Refonte du paragraphe.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 6:15

1b.1. Sofronitsky « scriabinien exclusif »


Sofronitsky au Musée Scriabine

D'ordinaire, Sofronitsky s'offensait de n'être considéré que comme un spécialiste de la musique pour piano de Scriabine. Sofronitsky prit en effet en charge presque tout le corpus pianistique de Scriabine, mais cela ne devrait nullement éclipser la pertinence de son travail dans un répertoire très vaste (D. Buxtehude/L. Nikolayev, J. Pachelbel/L. Nikolayev, J.S. Bach, J.S. Bach/F. Busoni, J.S. Bach/F. Liszt, J.S. Bach/A. Siloti, G.F. Haendel, D. Scarlatti, C.P.E. Bach, J. Haydn, D. Bortnyansky, W.A. Mozart, W.A. Mozart/F. Busoni, L. van Beethoven, F. Schubert, F. Schubert/F. Liszt, F. Schubert/S. Prokofiev, F. Mendelssohn Bartholdy, F. Chopin, R. Schumann, F. Liszt, R. Wagner/L. Brassin, R. Wagner/F. Liszt, A. Rubinstein, A. Borodine, J. Brahms, C. Saint-Saëns, C. Saint-Saëns/F. Liszt, M. Balakirev, M. Moussorgsky/S. Rachmaninoff, P. Tchaïkovsky, P. Tchaïkovsky/P. Pabst, E. Grieg, A. Liadov, S. Taneyev, C. Debussy, F. Blumenfeld, A. Glazunov, F. Busoni, A. Scriabine, S. Rachmaninoff, M. Ravel, L. Nikolayev, N. Medtner, N. Myaskovsky, N. Myaskovsky/A. Alyavdina, S. Prokofiev, F. Poulenc, V. Bogdanov-Berezovsky, D. Kabalevsky, D. Shostakovich et B. Goltz) [WHI95, pages 72-82]. Il se voulait lui-même musicien universel, capable et désireux de tout jouer. Un ami m'a récemment fait remarquer que Sofronitsky se métamorphose lorsqu'il joue des œuvres de compositeurs d'esthétiques différentes.

En effet, comment rassembler, sous les doigts d'un même soi-disant « spécialiste », des réalisations aussi radicalement différentes et pourtant également réussies que l'Andante favori WoO 57 de Beethoven (pinacle absolu de grâce émerveillée, de contrôle émotionnel), la Sonate opus 57 de Beethoven (avec le déferlement hyperdéfini d'un Finale pris à tombeau ouvert, son désir et son espoir tendus à craquer, denses comme l'uranium), la Sonate opus 111 de Beethoven (où chaque note de l'Arietta semble tenir toute la structure sur ses seules épaules, et s'écoule pourtant en fluide vers la suivante, en un chant ininterrompu de seize minutes), les piécettes et les monuments de Schubert (Moments musicaux, Lied transcrits par Liszt, Impromptus, Sonate D784, Sonate D960 tantôt allusive [1960], tantôt burinée en profondeur [1956], toujours gangrenée par l'idée de la mort et réalisant de manière idéale l'équilibre des deux derniers mouvements face aux deux premiers), le Carnaval de Schumann (qui hésite encore entre Eusebius et Florestan en 1947, et qui en 1959 est tout entier polarisé par le feu de l'aîné des deux frères), ses deux plus belles interprétations de la Fantaisie opus 17 de Schumann (celle bien connue de 1959 et celle de 1951 dont je n'ose même pas parler, où la dernière minute du I par exemple, dans l'évocation éperdue d'une Ferne Geliebte, s'écoule, temps suspendu, dans une lumière pianistique inouïe au sens étymologique), les Études symphoniques opus 13 de Schumann (une interprétation hallucinante qui arrache le feu aux dieux d'en bas et fait tenir en l'espace de vingt-six minutes tous les aspects du génie schumannien), les Kreisleriana opus 16 de Schumann (parfois mal aimées, mais n'est-ce pas plutôt l'effrayant miroir que nous tend Schumann, son introspection à sang froid de la schize, et que Sofronitsky interprète de manière très sévère et magistrale, qui nous font prendre peur ?), la Sonate en si mineur de Liszt (où le lyrisme morbide marque plus encore que les déferlements et où le dernier si grave, pianissimo, s'ouvre béant sur l'angoisse du créateur), la Sonate Après une lecture de Dante de Liszt (en 1951 surtout, pour ceux qui passeront outre une technique d'enregistrement calamiteuse), les Préludes opus 28 de Chopin (complètement défrancisés, slaves en d'autres termes, d'une noirceur désespérée), sa large sélection de Mazurkas et même de Nocturnes et de Valses de Chopin, la Barcarolle opus 60 de Chopin en 1960 et en 1949 (selon moi encore une interprétation pour l'éternité, fondée sur un contrôle absolu de tous les paramètres -- agogique, rubato, rapport des tempos des différentes sections, coloration tonale, textures -- et noire, libre et polysémique comme jamais) ?

La réponse est qu'il est impossible pour un « spécialiste » de remporter un tel nombre de succès. Je propose d'inverser les termes du problème : c'est parce qu'il était un pianiste universel que Sofronitsky a si bien servi la musique pour piano de Scriabine.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 6:18

1b.2. Sofronitsky improvisateur imprévisible

Dans sa critique d'un des premiers volumes de la série Arlecchino vers 1994,
Alain Cochard a fait remarquer à juste titre que la légende de Sofronitsky
pianiste « allumé », musicien de l'instant recourant trop souvent à l'excès,
a toujours remporté un joli succès.

Il faut dire que les témoignages de ses amis de l'époque ajoutent parfois
involontairement à la confusion. Stanislav Neuhaus, le fils de Heinrich, a
ainsi indiqué qu'il se rendait aux récitals de Sofronitsky comme il se
serait rendu à une « blind date », à un rendez-vous avec quelqu'un que l'on
ne connaît pas [JUB98]. Neuhaus père indiquait que « de la même manière
qu'il est impossible de se baigner deux fois dans le même fleuve, on ne peut
pas écouter Sofronitsky jouer deux fois la même pièce de manière similaire »
[ZAL05]. Mais ceci implique-t-il cela ?

Sofronitsky s'offensait d'être pris pour un improvisateur au sens péjoratif
du terme, avec son imprévisibilité, son arbitraire. Il a donné lui-même la
réponse : pour chaque œuvre à son répertoire de récital, il disposait d'une
douzaine d'interprétations différentes, toutes profondément mûries, prêtes à
s'incarner [JUB98]. Il confiait à l'instant, à la relation avec le public,
le soin de choisir. Allons, mes amis, brisez, me brisez donc cette vieille
légende.
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 6:33

1b.3. Sofronitsky alcoolique et drogué

On trouve, semble-t-il, la première trace de cette infamie dans l'ouvrage
(par ailleurs assez contesté) de Solomon Volkov, « Testimony: The Memoirs of
Shostakovich », publié en 1979 aux éditions Harper et Row, où le pianiste
est présenté comme un drogué imbibé d'alcool. L'ignominie se propage un peu
partout : dans le « Dictionnaire des interprètes » dirigé par Alain Pâris et
dans la pochette de l'un des meilleurs disques de Sofronitsky (tant au point
de vue musical que sur le plan de la technique d'enregistrement), le disque
HMX 1905169 chez Harmonia Mundi, avec la Sonate D 960 de Schubert et cinq
Lieder transcrits par Liszt (issus des récitals des 11 et 14 octobre 1960).

La légende vient probablement d'instances politico-culturelles soviétiques.
Il fallait justifier l'absence d'un tel musicien en Occident et même au sein
de l'URSS en dehors de deux ou trois grandes villes. En fait, la santé
chancelante de Sofronitsky en faisait un très mauvais ambassadeur de la
culture soviétique. Ce qui est soviétique est sain et en parfaite santé, et
vous aligne les gammes et les arpèges plus vite que son ombre. Il s'agissait
surtout de le châtier, de lui faire payer ses opinions fièrement
anti-soviétiques, sa capacité à se tenir non pas au-dessus du système mais
à côté, sa réserve, sa distance aristocratique. Mais on ne pouvait pas faire
plus : il avait montré à tous son attachement à sa patrie lors du siège de
Leningrad.

La situation vire au tragi-comique (pour autant que l'on soit disposé à en
rire) lorsque l'on apprend [JUB98] que dans les dernières années de sa vie
Sofronitsky avait développé une très faible tolérance pour l'alcool et qu'il
ne buvait pas pendant des semaines avant un concert. Il refusait même la
morphine qui aurait soulagé ses douleurs, de peur de s'y accoutumer et de
ne plus être en mesure de jouer...

Faut-il vraiment un argument rationnel ? L'idée romantique d'un pouvoir
créateur exacerbé par les paradis artificiels est certes plaisante voire
rassurante, et elle a peut-être même un fond de vérité s'agissant d'un poète
ou d'un musicien créant son œuvre. Mais dans le cas d'un musicien exécutant,
qui doit rester toujours maître de ses ressources techniques ? La drogue et
l'alcool ne transforment pas un pianiste en un chamane halluciné délivrant
les plus hauts messages spirituels grâce à son contact direct avec diverses
forces surnaturelles. Ils le transforment en une pauvre petite chose
pathétique et incontrôlable. Allons, mes amis, brisez, me brisez donc cette
vieille légende.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 11:18

2. Bibliographie commentée

2.1. Pour débuter

Pour qui veut découvrir le pianiste dans un répertoire éclectique et avec une présentation remarquable (un modèle du genre), je recommande la série de neuf émissions conçues et présentées par Valerij Voskobojnikov et diffusées sur les ondes de Radio Vatican au printemps 2008 [VOS08]. Chacune de ces émissions (une demi-heure chaque fois) est disponible sous la forme d'un fichier MP3 en téléchargement sur un site internet consacré au pianiste et professeur Heinrich Neuhaus. Je cite (en traduction libre) le site en question : « Par l'aimable autorisation de la Radio Vatican, qui reste titulaire de tous les droits de reproduction, nous publions ici les émissions transmises sous le format MP3. L'utilisation est libre pour une écoute privée et personnelle. Pour toute autre utilisation, contacter Radio Vatican (http://www.radiovaticana.org/en1/diretta.asp). » Chaque émission constitue un fichier MP3 à 32kb/s nommé sofronitzkij_N.mp3 (avec N = 1, 2, ..., 9).

[VOS08] Valerij Voskobojnikov, « Vladimir Sofronitzkij : il poeta del pianoforte », printemps 2008 (en italien). Cycle d'émissions disponibles, aux conditions indiquées ci-dessus, à l'adresse http://www.neuhaus.it/english.

Je n'ai pas donné le lien direct (il faut chercher un peu sur la page pour trouver celle des fichiers) et je m'en remets au maître des lieux et aux administrateurs pour décider si l'on peut conserver cette entrée en l'état ou s'il faut au contraire la modifier ou la supprimer.

On trouve dans ces émissions de grands classiques (Études symphoniques de Schumann du 18 novembre 1959, Sonate en si mineur de Liszt du 11 octobre 1960, Premier Scherzo opus 20 et Fantaisie opus 49 de Chopin, du 13 mai 1960 et du 20 octobre 1949 respectivement, Fantaisie K475 de Mozart du 13 mai 1960, etc.), mais aussi plusieurs enregistrements qui n'étaient disponibles nulle part ailleurs avant la publication de la vaste série de disques compacts que l'éditeur Vista Vera consacre aux enregistrements effectués au Musée Scriabine (la version du 14 juin 1956 de l'Arietta de la Sonate opus 111 de Beethoven et la version du 7 mars 1956 du premier mouvement de la Sonate D960 de Schubert, toutes deux en direct au Musée Scriabine). La dernière émission propose un large extrait du dernier récital que Sofronitsky ait donné au Musée, en date du 7 janvier 1961. Il était consacré entièrement à de la musique pour piano de Scriabine et comportait notamment les Sonates n°6, n°8 et n°10, cette dernière ayant été choisie par Valerij Voskobojnikov pour son émission n°9.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 11:24

2.2. Série Arlecchino

Il existe trois grandes séries de disques compacts : la première est celle éditée vers 1993-1998 par Arlecchino. Techniquement, ces disques sont très variables : certains sont plutôt très bons, la plupart sont acceptables ou quelconques, plusieurs sont un brouet sonore infâme. Ce sont des repiquages réalisés par dessus la jambe et affectés d'un filtrage des hautes fréquences de plus en plus envahissant au fur et à mesure que la série continue. Dans ces conditions, tout dépend, bien entendu, de la qualité de pressage de l'exemplaire ou des exemplaires sur lesquels Arlecchino a mis la main pour réaliser ses disques compacts. Les pressages étant ce qu'ils sont, la variabilité s'ensuit. La série est évidemment épuisée, mais on en trouve souvent des exemplaires (la plupart d'occasion) à la Chaumière, sur Amazon, sur PriceMinister et sur eBay. Je n'ai pas de référence particulière pour cette série, si ce n'est le site internet de Scott Graham cité plus loin [GRA04]. En voici néanmoins le sommaire.

  • Volume 1, ARL 1. Schumann : Arabesque opus 18 de 1959, Fantaisie opus 17 de 1952, Kreisleriana opus 16 de 1952, Andantino de Clara Wieck opus 14/3 de 1953.


  • Volume 2, ARL 2. Schubert : Fantaisie Wanderer D760 de 1953, Sonate D784 de 1953, quatre Lieder de Schubert-Liszt extraits du récital du 25/12/1953, quatre autres du récital du 11/10/1960, deux autres du récital du 14/10/1960.


  • Volume 3, ARL 12. Schumann : Carnaval opus 9 de 1951, Papillons opus 2 de 1952, Sonate opus 11 de 1960.


  • Volume 4, ARL 28. Liszt : Petrarca 104 de 1960, Sonate Dante de 1952, Funérailles de 1952, Gnomenreigen de 1952, Méphisto-valse n°2 de 1960, Sonate en si mineur de 1960, Valse oubliée n°1 de 1952.


  • Volume 5, ARL 31. Scriabine, volume 1. Intégrale du récital du 30/1/1952 et Poème Vers la flamme opus 72 extrait du récital du 3/2/1952 (ce sont deux des trois récitals donnés à la Philharmonie de Leningrad fin janvier et début février 1952).


  • Volume 6, ARL 39. Schumann : Arabesque opus 18 de 1952, Arabesque opus 18 de 1959 (bis repetita, sic), Bunte Blätter opus 99/1-8 de 1953, Études symphoniques opus 13 et quatre des cinq opus posthumes de 1959, Novelette opus 21/1 de 1953, Novelette opus 21/8 de 1953, Des Abends opus 12/1 de 1959.


  • Volume 7, ARL 40. Beethoven : Andante favori WoO 57 de 1960, Sonate opus 28 de 1953, Sonate opus 57 de 1960, Sonate opus 111 de 1952.


  • Volume 8, ARL 42. Scriabine, volume 2. Enregistrements en studio à Moscou en 1958 et en 1959 : Danses opus 73/1,2, Études opus 8/2,4,5,8,9,11, Étude opus 42/3, Fantaisie opus 28, Poèmes opus 32/1,2, Poème opus 72, Prélude opus 11/16, Prélude opus 35/2, Prélude opus 37/1, Sonate opus 23, Sonate opus 68.


  • Volume 9, ARL 41. Chopin : enregistrements en studio à Moscou en janvier et février 1960. Barcarolle opus 60, Impromptu opus 51, Mazurkas opus 30/2-4, opus 33/3,4, opus 41/1,2, opus 50/3, opus 63/2 et opus 68/4, Nocturnes opus 27/1,2, Polonaise opus 26/1, Valses opus 69/1 et opus 70/2,3.


  • Volume 10, ARL 61. Chopin : Ballade opus 47 de 1952, Étude opus 10/3 de 1953, Étude opus 10/6 de 1948, Nouvelle Étude en la bémol majeur de 1948, Impromptu opus 51 de 1952, Mazurka opus 30/4 de 1952, Mazurka opus 41/1 de 1952, Nocturne opus 9/2 de 1950, Nocturne opus 15/1 de 1948, Polonaise opus 53 de 1947, Prélude opus 45 de 1950, Scherzo opus 20 de 1952, Valse opus 64/1 de 1947, Valse opus 64/3 de 1946, Valse opus 69/1 de 1946, Valse opus 70/1 de 1946, Valse opus 70/3 de 1950.


  • Volume 11, ARL 62. Scriabine, volume 3. Larges extraits des deux récitals donnés le 8/1/1960 et le 2/2/1960 ; la situation est inextricablement compliquée et les excellents volumes Denon COCQ-83669/70 et Vista Vera VVCD-00014 sont de très loin préférables pour couvrir le tout.


  • Volume 12, ARL 67. Schubert : Moments musicaux D780/1-4,6 de 1959 en studio, Sonate D960 de 1956 en studio.


  • Volume 13, ARL 95. Chopin : Mazurkas opus 6/3,4 de 1949, Mazurka opus 17/1 de 1949, Mazurka opus 17/3 de 1953, Mazurka opus 24/1 en 1953, Mazurka opus 33/1 de 1949, Mazurka opus 41/1 de 1950, Mazurka opus 41/2 de 1949, Mazurka opus 50/3 de 1947, Mazurkas opus 63/1,2 de 1949, Mazurka opus 67/4 de 1949, Mazurka opus 68/1 en 1949, Mazurka opus 68/2 de 1947, Mazurka opus 68/3 dans la version en direct de 1949 et dans celle en studio de 1950, quasi-intégrale des Préludes opus 28 (seuls manquent le n°16 et le n°24) que Vladimir Sofronitsky a enregistrés en studio entre 1950 et 1953.


  • Volume 14, ARL 119. Scriabine, volume 4. Intégrale du récital du 8/6/1958 : Études opus 42/3-5, Morceau opus 59/1, Poème opus 32/1, Poème opus 69/1, Préludes opus 74/1,3,4, Sonates opus 23, opus 53, opus 66 et opus 68.


  • Volume 15, ARL 132. Rachmaninoff : Études-tableaux opus 33/2 de 1951, opus 33/7 de 1946, opus 39/4 de 1953, opus 39/5 de 1951 et opus 39/6 de 1946, Moments musicaux opus 16/2 de 1960, opus 16/3 de 1952 et opus 16/5 de 1946 et de 1960, Préludes opus 3/2 de 1949, opus 23/1 de 1946, opus 23/4 de 1946, opus 23/6 de 1946, opus 32/3 de 1946, opus 32/5 de 1946 et de 1960 et opus 32/12 de 1946 et de 1960.


  • Volume 16, ARL 155. Schumann : Carnaval opus 9 de 1959, Fantaisie opus 17 de 1959, Des Abends opus 12/1 de 1959 (bis repetita, sic), Romance opus 28/1 de 1959 -- toutes ces interprétations sont extraites du récital du 18 novembre.


  • Volume 17, ARL 174. Debussy (Serenade of the Doll de 1950-1952, Feuilles mortes de 1952, Canope de 1952), Borodine (Petite Suite de 1950), Liadov (Barcarolle opus 44 de 1950-1952, Prélude opus 11/1 de 1949, Prélude opus 31/2 d'avril 1949, Prélude opus 57/1 d'avril 1949, Valse opus 57/2 de 1949, Mazurka opus 57/3 de 1949, Novelette opus 20 de 1951, Prélude opus 36/3 de 1949, Prélude opus 40/3 de 1949, Une Tabatière à musique opus 32 de 1949 et de 1950-1952), Medtner (Fairy Tale opus 20/2 de 1947), Blumenfeld (Deux Fragments lyriques opus 47), Goltz (Prélude en mi mineur de 1938, Scherzo en mi mineur de 1938), Glazunov (Prélude opus 49/1 de 1952, Prélude et fugue opus 101/1 de 1952).


  • Volume 18, ARL 183. Schubert : Impromptu D899/1 de 1953, Impromptu D899/3 de 1960 (deux versions différentes : 13 mai et 19 août), Impromptu D899/4 de 1960, Impromptu D935/2 de 1960, Sonate D960 de 1960, Litanei du 11/10/1960.


  • Volume 19, ARL 188. Scriabine, volume 5. Études opus 8/7,10,12 de 1950-1952 et opus 8/11 de 1960, Poème opus 34 de 1960, Préludes opus 27/1,2 de 1938 et opus 67/1,2 de 1955, Sonates opus 19 de 1960 (premier mouvement seulement), opus 30 de 1960, opus 53 de 1955 et opus 70 de 1960, Valse opus 38 de 1960.


  • Volume 20, ARL A11. Mozart (Fantaisie K396 de janvier 1952, Fantaisie K475 de février 1952 et de mai 1960), Beethoven (Andante favori WoO 57 de 1952, Sonate opus 27/2 de 1952, Sonate opus 57 de 1948 [premier mouvement seulement]), Mendelssohn (Variations sérieuses opus 54 de 1950).


Du point de vue éditorial, la série Arlecchino est un désastre total : erreurs d'attributions des lieux et des dates d'enregistrements, et même parfois des œuvres jouées (les Impromptus sur un thème de Clara Wieck, pour lesquels il n'existe pas d'enregistrement connu par Sofronitsky, sont confondus avec le troisième mouvement, Andantino de Clara Wieck, de la Sonate opus 14). Farhan Malik [MAL98] estime que certaines de ces erreurs sont volontaires, c'est-à-dire fallacieuses ; une grande partie de son travail a consisté à rectifier toutes ces attributions, au terme d'écoutes comparatives systématiques.

La liste ci-dessus ne fait pas confiance aux informations fournies par l'éditeur, mais reprend les données de Farhan Malik [MAL98].


Dernière édition par Scherzian le Lun 6 Déc 2010 - 16:10, édité 4 fois (Raison : Sommaire détaillé de la série Arlecchino. Orthographe.)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 11:24

Bravo et merci pour cette somme, Scherzian. Shocked

C'est plus du ressort d'un site complet que d'un forum, tellement c'est riche. thumleft
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 11:31

2.3. Série Denon

La deuxième série est celle éditée entre 1996 et 2000 par Denon, et rééditée en grande partie en 2003 [DEN03], 2005 [DEN05] et 2006 [DEN06] (seuls manquent à l'appel les deux volumes d'enregistrements anciens [COCO-80188 et COCO-80189] et un volume Schumann [COCO-80714]). Il s'agit d'un vrai travail d'ingénierie à partir des bandes originales et le résultat est infiniment plus homogène. Les fréquences élevées sont bien respectées, de même que le timbre de l'instrument (et l'acoustique de la salle dans le cas des enregistrements en direct). Ces disques ne sont disponibles qu'en importation du Japon (pour autant que je sache), au prix de 1200 YEN (ou 2000 YEN pour les volumes doubles).

On peut les acheter via les sites de HMV Japan ou CD Japan (où des extraits de quarante-cinq secondes peuvent être écoutés) : http://www.hmv.co.jp/en ou http://www.cdjapan.co.jp. En voici le sommaire (à gauche l'ancienne pochette, à droite la nouvelle si le disque a été réédité).

  • 1. COCQ-83667/8 -- anciennement COCO-80383/4, volume 6. Beethoven (Andante favori WoO 57 de 1952), Schubert (Impromptu D899/1 de 1953, Impromptu D899/3 d'août 1960, Impromptu D935/2 de 1960, Sonate D960 de 1960), Liszt (Sonate en si mineur de 1960), Schubert-Liszt (Aufenthalt, Der Doppelgänger, Erlkönig, Frühlingsglaube, Litanei, Der Müller und der Bach : version du 11 ou du 14 octobre 1960 selon le cas).
    =

  • 2. COCQ-83669/70 -- anciennement COCO-80385/6, volume 7. Scriabine : enregistrements en studio de 1959 (Études opus 8/2,4,5,8,9,11, Étude opus 42/3, Fantaisie opus 28), Scriabine : enregistrements des récitals du 8/1/1960 et du 2/2/1960 (Préludes opus 11/2,4,5,9,10,15-17,19-24, Préludes opus 13/1,3,6, Prélude opus 15/1, Prélude opus 9/1, Préludes opus 16/2-5, Prélude opus 17/6, Préludes opus 22/2,3, Morceau opus 52/1, Morceau opus 59/1, Morceau opus 51/3, Morceau opus 52/3, Poème opus 63/1, Poème opus 36, Poème opus 32/1, Poèmes opus 69/1,2, Poèmes opus 71/1,2, Sonate opus 68, Danses opus 73/1,2, Sonate opus 70, Morceau opus 51/1, Morceau opus 45/1, Mazurka opus 25/3, Étude opus 42/5, Mazurka opus 40/2, Étude opus 8/12).
    =

  • 3. COCQ-83671 -- anciennement COCO-80568, volume 8. Rachmaninoff (Étude-tableau opus 33/2 de 1951, Étude-tableau opus 33/7 de 1946, Étude-tableau opus 39/4 de 1953, Étude-tableau opus 39/5 de 1951, Étude-tableau opus 39/6 de 1946, Moment musical opus 16/3 de 1952, Moment musical opus 16/5 de 1946, Prélude opus 3/2 de 1949, Prélude opus 23/1 de 1946, Prélude opus 23/4 de 1946, Prélude opus 23/6 de 1946, Prélude opus 32/3 de 1946, Prélude opus 32/5 de 1946, Prélude opus 32/12 de 1946), Prokofiev (Contes de la vieille grand-mère opus 31 de 1946, Pièce opus 12/1 de 1957, Pièces opus 12/2,3,6-9 de 1953, Sarcasme opus 17/3 de 1946, Vision fugitive opus 22/7 de 1946).
    =

  • 4. COCQ-83672 -- anciennement COCO-80815, volume 12. Chopin : enregistrements en studio (Ballade opus 47 de 1951, Étude opus 10/3 de 1953, Étude opus 10/6 de 1948, Nouvelle Étude en la bémol majeur de 1948, Mazurkas opus 17/3 de 1953, opus 24/1 de 1953, opus 33/3 de 1946, opus 41/1 de 1950, opus 41/2 de 1946, opus 50/3 de 1947, opus 68/2 de 1947 et opus 68/3 de 1950, Polonaise opus 26/1 de 1946, Préludes opus 28/1 de 1950, opus 28/2 de 1946, opus 28/12 de 1953 et opus 28/13 de 1946, Valses opus 64/3 de 1946, opus 69/1 de 1946, opus 70/1 de 1946 et opus 70/3 de 1950).
    =

  • 5. COCQ-83673/4 -- anciennement COCO-80074/5, volume 1. Schumann : intégrale du récital du 18/11/1959 (Arabesque opus 18, Fantaisie opus 17, Études symphoniques opus 13 et quatre des cinq opus posthumes, Carnaval opus 9, Des Abends opus 12/1, Romance opus 28/1), Chopin : enregistrements en studio des sessions de janvier et février 1960 (Polonaise opus 26/1, Valses opus 69/1 et opus 70/2,3, Mazurkas opus 63/2, opus 30/3,4, opus 41/1 et opus 50/3).
    =

  • 6. COCQ-83968/9 -- anciennement COCO-80149/50, volume 2. Chopin : intégrale du récital du 21/11/1949 (Nocturne opus 37/2, les vingt-quatre Préludes opus 28, Mazurkas opus 67/4, opus 6/3,4, opus 41/2, opus 17/1, opus 33/1, opus 63/1,2 et opus 68/1,2, Valses opus 70/2 et opus 64/1,3, Polonaise opus 53, Nocturne opus 9/2, Étude opus 25/3, Nocturne opus 48/1, Mazurka opus 33/3), Chopin : ce qui a été enregistré du récital du 20/10/1949 (Fantaisie opus 49, Nocturne opus 27/2, Barcarolle opus 60, Mazurkas opus 41/1, opus 30/3,4, opus 50/3 et opus 68/2, Nouvelle Étude en la bémol majeur).
    =

  • 7. COCQ-83970 -- anciennement COCO-80187, volume 3. Scriabine : intégrale du récital du 8/6/1958 (Sonate opus 23, Sonate opus 68, Morceau opus 59/1, Préludes opus 74/1,3,4, Sonate opus 53, Sonate opus 66, Poème opus 69/1, Poème opus 32/1, Études opus 42/3-5).
    =

  • 8. COCQ-83971 -- anciennement COCQ-83286, volume 14. Scriabine : enregistrements en studio I (Impromptu opus 12/2 de 1950, Impromptu opus 14/2 de 1948, Morceau opus 2/1 de 1949, Morceaux opus 2/2,3 de 1953, Poème opus 32/2 de 1946, Poèmes opus 44/1,2 de 1946, Prélude opus 9/1 de 1948, Préludes opus 11/1-13,15-17,19-22 de 1951, Sonate opus 23 de 1946, Valse opus 38 de 1946).
    =

  • 9. COCQ-83972 -- anciennement COCQ-83490, volume 15. Scriabine : enregistrements en studio II (Études opus 8/1,2,5 de 1950, Études opus 8/4,8 de 1946 [?], Étude opus 8/7 de 1948, Étude opus 8/9 de 1946, Études opus 42/2,6 de 1950, Étude opus 42/4 de 1948, Morceau opus 52/2 de 1946, Morceau opus 56/2 de 1946, Morceau opus 57/1 de 1946, Poème opus 36 de 1946, Polonaise opus 21 de 1950, Prélude opus 13/1 de 1948, Prélude opus 13/6 de 1946, Prélude opus 16/1 de 1948, Préludes opus 16/3,4 de 1952, Prélude opus 17/1 de 1952, Prélude opus 17/3 de 1948, Préludes opus 17/4,6 de 1952, Prélude opus 22/1 de 1946, Prélude opus 27/1 de 1946, Prélude opus 31/1 de 1951, Préludes opus 31/2,4 de 1953, Prélude opus 31/3 de 1946, Préludes opus 33/1-3 de 1953, Prélude opus 35/2 de 1948, Prélude opus 37/1 de 1948, Prélude opus 39/2 de 1951, Préludes opus 39/3,4 de 1953, Prélude opus 48/2 de 1951).
    =

  • 10. COCQ-83973 -- anciennement COCO-80715, volume 11. Borodine (Petite Suite de 1950), Liadov (Prélude opus 31/2 d'avril 1949, Prélude opus 57/1 d'avril 1949, Novelette opus 20 de 1951, Prélude opus 36/3 de 1949, Prélude opus 40/3 de 1949), Glazunov (Prélude opus 49/1 de 1952, Prélude et fugue opus 101/1 de 1952), Scriabine (Mazurkas opus 3/6,9 de 1952, opus 25/3 de 1948, opus 25/7 de 1953, opus 25/8 de 1952 et opus 40/2 de 1948), Kabalevsky (Sonatine opus 13/1 de 1953).
    =

  • 11. COCQ-84241 -- anciennement COCO-80569, volume 9. Mozart (Fantaisie K475 du 24/11/1952 en studio), Schubert (Moments musicaux D780/1-4,6 de 1959), Schubert-Liszt (Der Müller und der Bach de 1946 en studio), Liszt (Églogue et Petrarca 123 de 1952 et Sposalizio, Il penseroso et Canzonetta del Salvator Rosa de 1949).
    =

  • 12. COCQ-84242 -- anciennement COCO-80816, volume 13. Mozart (Fantaisie K396 du 28/11/1952 en studio), Beethoven (Sonate opus 28 de 1953), Mendelssohn (Variations sérieuses opus 54 de 1950), Schumann (Kreisleriana opus 16 de 1952).
    =

  • 13. COCO-80188, volume 4 (épuisé et jamais réédité). Enregistrements anciens I. Schumann (Bunte Blätter opus 99/1,6,7 de 1941), Chopin (Étude opus 10/4 de 1937, Mazurka opus 41/1 de 1950, Mazurka opus 41/2 de 1938, Mazurka opus 50/3 de septembre 1947, Valse opus 64/1 de 1941, Valse opus 64/3 de 1945, Valse opus 69/1 de 1945, Valse opus 70/1 de 1941, Valse opus 70/2 de 1950), Liszt (Gnomenreigen de 1937), Scriabine (Étude opus 8/10 de 1937), Rachmaninoff (Moment musical opus 16/3 de 1947, Prélude opus 23/4 de 1947, Préludes opus 32/5,12 de 1945), Medtner (Fairy Tale opus 20/2 de 1947), Prokofiev (Conte de la vieille grand-mère opus 31/3 de 1947), Goltz (Prélude en mi mineur de 1938, Scherzo en mi mineur de 1938).


  • 14. COCO-80189, volume 5 (épuisé et jamais réédité). Enregistrements anciens II. Chopin (Mazurka opus 41/2 de 1938 [bis repetita, sic], Mazurka opus 63/2 de 1938, Polonaise opus 26/1 de 1948, Prélude opus 28/15 de 1949), Liadov (Morceau opus 11/1 de 1949, Morceau opus 31/2 de juillet 1949, Morceau opus 57/1 de juillet 1949, Morceaux opus 57/2,3 de 1949, Novelette opus 20 de 1949, Une Tabatière à musique opus 32 de 1949), Scriabine (Études opus 8/9-12 de 1945, Poème opus 32/1 de 1938, Prélude opus 11/14 de 1945, Prélude opus 13/6 de 1945, Prélude opus 17/4 de 1945, Préludes opus 27/1,2 de 1938, Prélude opus 31/3 de 1945, Valse opus 38 de 1948).


  • 15. COCO-80714, volume 10 (épuisé et jamais réédité). Schumann (Arabesque opus 18 de 1952, Bunte Blätter opus 99/1-8 de 1953, Novelettes opus 21/1,8 de 1953, Papillons opus 2 de 1952, Sonate opus 11 du 15/1/1948 [deux premiers mouvements seulement], Andantino de Clara Wieck opus 14/3 de 1953).


[DEN03] Catalogue Denon, rééditions du 21/5/2003. http://columbia.jp/russian/01.html.

[DEN05] Catalogue Denon, rééditions du 25/5/2005. http://columbia.jp/russian/index.html.

[DEN06] Catalogue Denon, rééditions du 22/11/2006. http://columbia.jp/russian/russian05.html.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 11:34

2.4. Série Vista Vera

La troisième série, toujours en cours actuellement, a été initiée en 1997 par Vista Vera. Une sous-série consacrée aux enregistrements réalisés au Musée Scriabine a été initiée en 2009 (il semblerait qu'elle soit prévue en dix volumes). Il s'agit encore d'un travail d'ingénierie à partir des bandes originales et qui a d'ailleurs commencé sur un do majeur éclatant durant les cinq premiers volumes (Scriabine, Schumann, Schubert, Rachmaninoff et Scriabine). Malheureusement, à partir du volume 6, l'ingénieur s'acharne à supprimer coûte que coûte le souffle présent. Dans les cas extrêmes, il n'y a plus guère de signal au-dessus de 8kHz ou 9kHz. La série reste homogène et recèle des trésors, mais la situation est souvent frustrante : on sent tout le potentiel de la bande et on regrette qu'on lui ait coupé les aigus. C'est le timbre et l'acoustique de la salle qui en font les frais, dans un assourdissement général. Notez que le volume 7 (Chopin) reste assez bon, que le volume 8 (Beethoven, Schubert, Chopin) est très bon et qu'une partie du volume 16 (la version 1948 de la Sonate opus 11 de Schumann) est assez bon. Le volume 18, consacré à l'un des plus fabuleux récitals donnés par le pianiste, celui du 11 juin 1954 à la petite salle du conservatoire de Moscou, bénéficie lui aussi d'un très bon travail éditorial. Voici le sommaire de la série principale.

  • Volume 1, VVCD-00014. Scriabine. La fin du disque reprend la partie Scriabine du récital du 13/5/1960 (Étude opus 8/11, Poème opus 34, Sonate opus 30, Valse opus 38). Le reste provient surtout du récital du 8/1/1960, mais aussi de celui du 2/2/1960 (Danses opus 73/1,2, Morceau opus 45/1, Morceaux opus 51/1,3, Morceaux opus 52/1,3, Morceau opus 59/1, Poèmes opus 32/1,2, Poème opus 36, Poème opus 63/1, Poèmes opus 69/1,2, Poèmes opus 71/1,2, Prélude opus 9/1, Préludes opus 11/2,4,5,9,16,17,19-24, Prélude opus 13/1, Prélude opus 15/1, Prélude opus 22/2). Au total, de nombreuses interprétations (et parfois même des œuvres) ne doublent pas ce que l'on trouve sur les deux disques compacts Denon COCQ-83669/70.
    http://www.cd-classica.ru/e/a14.htm.


  • Volume 2, VVCD-00024. Schumann (Arabesque opus 18 de 1952, Carnaval opus 9 de 1959, Kreisleriana opus 16 de 1952, Des Abends opus 12/1 de 1959).
    http://www.cd-classica.ru/e/a24.htm.


  • Volume 3, VVCD-00031. Schubert et Schubert-Liszt (Impromptu D899/1 de 1953, Impromptu D899/3 d'août 1960, Impromptu D935/2 de 1960, Moments musicaux D780/1-4,6 de 1959 et Aufenthalt, Der Doppelgänger, Erlkönig, Frühlingsglaube, Litanei, Der Müller und der Bach extraits des récitals du 11 et du 14 octobre 1960 selon le cas).
    http://www.cd-classica.ru/e/a31.htm.


  • Volume 4, VVCD-00091. Rachmaninoff (disque identique à la partie Rachmaninoff du disque compact Denon COCQ-83671, sauf l'ajout du Moment musical opus 16/2 du 13/5/1960).
    http://www.cd-classica.ru/e/a91.htm.


  • Volume 5, VVCD-00093. Scriabine (Fantaisie opus 28 de 1959, Impromptu opus 14/2 de 1948, Mazurkas opus 3/6,9 de 1952, Mazurka opus 25/3 de 1948, Mazurka opus 25/7 de 1953, Mazurka opus 25/8 de 1952, Mazurka opus 40/2 de 1948, Morceau opus 2/3 de 1953, Morceau opus 52/2 de 1946, Morceau opus 56/2 de 1946, Morceau opus 57/1 de 1946, Poèmes opus 44/1,2 de 1946, Poème opus 72 de 1959, Polonaise opus 21 de 1950, Sonate opus 23 probablement du 9 janvier 1961, Sonate opus 68 de septembre 1958).
    http://www.cd-classica.ru/e/a93.htm.


  • Volume 6, VVCD-00113. Schubert et Schubert-Liszt : récital du 25/12/1953 (Fantaisie Wanderer D760, Sonate D784 et Der Doppelgänger, Erlkönig, Frühlingsglaube, Am Meer, Die junge Nonne, Die Stadt, Auf dem Wasser zu singen).
    http://www.cd-classica.ru/e/a113.htm.


  • Volume 7, VVCD-00118-2. Chopin : récitals du 21/11/1949 et du 20/10/1949 (ce boîtier de deux disques compacts est identique à celui de Denon COCQ-83968/9).
    http://www.cd-classica.ru/e/a118.htm.


  • Volume 8, VVCD-00125. Beethoven (Sonate opus 111 de 1951 en studio), Schubert (Sonate D960 du 25/1/1956 en studio), Chopin (Ballade opus 47 de 1951, Mazurka opus 30/4 de 1947, Valse opus 64/1 de 1947).
    http://www.cd-classica.ru/e/a125.htm.


  • Volume 9, VVCD-00136. Scriabine : récital du 8/6/1958 (ce disque compact est identique à celui de Denon COCQ-83970).
    http://www.cd-classica.ru/e/a136.htm.


  • Volume 10, VVCD-00137. Scriabine : larges récitals du 8/1/1960 et du 2/2/1960 (Danses opus 73/1,2, Étude opus 8/12, Étude opus 42/5, Mazurka opus 40/2, Morceau opus 45/1, Morceaux opus 51/1,3, Morceaux opus 52/1,3, Morceau opus 59/1, Poème opus 36, Poème opus 63/1, Poèmes opus 69/1,2, Prélude opus 9/1, Préludes opus 11/2,4,5,9,10,15,16,19,21,22,24, Préludes opus 13/1,3,6, Prélude opus 15/1, Préludes opus 16/2,4,5, Prélude opus 22/2, Sonate opus 68, Sonate opus 70). Comme toujours avec ces deux récitals, la situation est inextricablement compliquée ; le mieux est d'acheter le boîtier de deux disques compacts Denon COCQ-83669/70 et le disque compact Vista Vera VVCD-00014.
    http://www.cd-classica.ru/e/a137.htm.


  • Volume 11, VVCD-00148-2. Récital des 11,14/10/1960 (Sonate en si mineur de Liszt, Sonate D960 de Schubert et les six mêmes Lieder de Schubert-Liszt que sur le disque compact VVCD-00031 -- mais souvent [Aufenthalt, Der Doppelgänger, Erlkönig et Litanei] dans des interprétations différentes). Enregistrements en studio (Andante favori WoO 57 de 1952 et Sonate opus 28 de 1953 de Beethoven, Variations sérieuses opus 54 de 1950 de Mendelssohn, Fantaisie K396 de novembre 1952 de Mozart).
    http://www.cd-classica.ru/e/a148.htm.


  • Volume 12, VVCD-00155. Récital des 22,28/10/1960. Beethoven (Andante favori WoO 57, Sonate opus 57), Chopin (Ballade opus 47, Études opus 10/3,4), Liszt (Petrarca 104, Funérailles, Gnomenreigen, Méphisto-valse n°2, Valse oubliée n°1).
    http://www.cd-classica.ru/e/a155.htm.


  • Volume 13, VVCD-00164. Récital du 28/1/1952 à la Philharmonie de Leningrad. Chopin (Ballade opus 47, Impromptu opus 51, Mazurka opus 30/4, Nocturnes opus 27/1,2), Debussy (Serenade of the doll, Feuilles mortes, Canope), Liadov (Une Tabatière à musique opus 32), Liszt (Sonate Dante S161/7), Schumann (Fantaisie en do majeur opus 17).
    http://www.cd-classica.ru/e/a164.htm.


  • Volume 14, VVCD-00182. Récital du 3/2/1952 à la Philharmonie de Leningrad. Beethoven (Sonates opus 27/2 et opus 111), Liszt (Funérailles, Gnomenreigen, Valse oubliée n°1), Mozart (Fantaisie K475), Scriabine (Poème opus 72).
    http://www.cd-classica.ru/e/a182.htm.


  • Volume 15, VVCD-00198. Récital du 30/1/1952 à la Philharmonie de Leningrad. Scriabine (Études opus 8/1,2,4,5,7,8,10-12, Études opus 42/2,5, Mazurka opus 25/3, Morceau [Feuillet d'album] opus 45/1, Morceau [Fragilité] opus 51/1, Poèmes opus 32/1,2, Préludes opus 11/10,13, Prélude opus 17/5, Préludes opus 22/1,2, Sonates opus 23 et opus 30).
    http://www.cd-classica.ru/e/a198.htm.


  • Volume 16, VVCD-00203. Deux enregistrements en studio qui figurent déjà sur le disque compact VVCD-00031 (Schubert : Impromptu D899/1 de 1953, Impromptu D935/2 de 1960). Première partie du récital du 5/1/1948 : Schubert (Impromptu D899/3, Impromptu D899/4), Schumann (Sonate opus 11), Chopin (Polonaise opus 44).
    http://www.cd-classica.ru/e/a203.htm.


  • Volume 17, VVCD-00204. Seconde partie du récital du 5/1/1948 : Liszt (Sonate en si mineur), Schubert-Liszt (Der Doppelgänger, Erlkönig, Der Müller und der Bach, Auf dem Wasser zu singen). La partie qui a survécu du récital du 14/1/1955 (et non du 4/1/1955) : Scriabine (Danses opus 73/1,2, Poème opus 32/1, Prélude opus 67/1, Sonate opus 53).
    http://www.cd-classica.ru/e/a204.htm.


  • Volume 18, VVCD-00218. Récital à la petite salle du conservatoire de Moscou le 11/6/1954 : Borodine (Petite Suite), Liadov (Préludes opus 46/1, opus 39/2 et opus 36/3), Rachmaninoff (Préludes opus 23/4 et opus 32/5, Étude-tableau opus 39/4), Scriabine (Études opus 42/2 et opus 42/3, Sonate opus 30), Prokofiev (Visions fugitives opus 22/1,2,3,7,11), Kabalevsky (Sonatine opus 13/1), Goltz (Scherzo), Mendelssohn (Étude opus 104/3), Debussy (Prélude « Général Lavine -- eccentric »), Chopin (Étude opus 10/5), Scriabine (Poème opus 32/1, Préludes opus 11/13, opus 11/14, opus 39/4 et opus 31/3, Étude opus 8/10), Rachmaninoff (Prélude opus 32/12).
    http://www.cd-classica.ru/e/a218.htm.


Quant à la série consacrée aux enregistrements réalisés au Musée Scriabine, j'en parlerai dans la section 4, plus loin dans ce fil.

[VIS09] Catalogue Vista Vera. http://www.cd-classica.ru/e/index.htm.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 11:36

2.5. Série Melodiya

Pour mémoire, je mentionne les sept volumes publiés par Melodiya entre 1980 et 1987 (sur une série qui aurait dû normalement en comporter douze). La référence discographique est bien sûr l'article de Farhan Malik [MAL98] mais la liste [MEL99] est aussi utile. Je pense que la série de douze volumes a été prévue, à l'origine, selon le schéma suivant (voir un des messages du fil de discussion http://www.forumklassika.ru/archive/index.php/t-9170.html).

  • Volume 1 et volume 2 : enregistrements d'archives principaux effectués à partir des retransmissions sonores au conservatoire d'état de Moscou.
  • Volume 3 et volume 4 : enregistrements effectués en récital au Musée Scriabine.
  • Volume 5 : enregistrements effectués en récital à la grande salle de la philharmonie de Leningrad.
  • Volume 6 : enregistrements effectués en récital à Moscou entre 1949 et 1955.
  • Volume 7 et volume 8 : enregistrements effectués lors de six récitals de Vladimir Sofronitsky à la petite salle du conservatoire de Moscou entre 1958 et 1960.
  • Volume 9 à volume 12 : enregistrements principaux du fonds radiophonique d'URSS et disques d'enregistrements en studio (recensement des années 1930 à 1950).


[MEL99] Catalogue Melodiya. http://hayes.cside2.jp/vinyl/sofro.html.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 11:44

2.6. Autres éditions

J'ai dénombré une bonne vingtaine d'autres éditeurs de disques compacts consacrés à Vladimir Sofronitsky. En voici une liste alphabétique avec quelques détails pour les disques compacts les plus intéressants à mon avis.

  • Agora (AG 236.2). Agora a réédité, sous un boîtier, deux disques compacts édités précédemment par Musikstrasse (MC 2108 et MC 2109).


  • Andante (AN 1190). Quelques enregistrements de Vladimir Sofronitsky figurent dans le boîtier Andante AN 1190 consacré au piano solo de Chopin.


  • Arbiter (ARB 157). Éditeur américain qui vient de publier un disque magnifique à tous points de vue et dont le titre dit tout : « Scriabine chez Scriabine » [ARB08]. Ce disque reflète un récital complet donné par le pianiste au Musée Scriabine le 6 janvier 1960 (la Sonate opus 66, qui ouvrait ce récital, n'a pas été enregistrée ; l'enregistrement de cette Sonate provient d'un autre récital donné le 24 décembre 1960 au même endroit). Le programme : Danses opus 73/1,2, Mazurka opus 40/2, Morceaux opus 45/1, opus 51/1,3, opus 52/1-3 et opus 59/1, Poèmes opus 32/1, opus 41, opus 44/2, opus 61, opus 63/1, opus 69/1,2, opus 71/1,2 et opus 72, Préludes opus 11/2,4,6,12,13,19, opus 22/1, opus 31/1, opus 37/1 et opus 74/3-5, Sonate opus 66.


  • Arkadia (78571), Originals (SH 858), Palladio (PD 4131), Piano Library (PL 282). Quatre incarnations différentes du même programme. Chopin : Étude opus 25/3, Mazurkas opus 6/3,4, opus 17/1, opus 33/1,3, opus 41/2, opus 63/1,2, opus 67/4 et opus 68/1-3, Nocturne opus 9/2, Polonaise opus 53, Valses opus 64/1,3 et opus 70/2 (enregistrements du 21 novembre 1949). Scriabine : Études opus 8/2,4,5,9,11 (enregistrements du 4 et du 12 septembre 1959), Fantaisie opus 28 (enregistrement du 29 avril 1959), Poèmes opus 32/1,2 (enregistrements du 31 octobre 1958).



  • Brilliant Classics (BRIL 8975). Boîtier bien connu de neuf disques compacts, à la lutte avec Arlecchino pour la palme du plus mauvais travail éditorial, et à la lutte avec Vista Vera pour le coupage d'aigus le plus radical. Attention quand même, à force de couper les harmoniques, on va finir par éliminer des fondamentales. On peut aussi discuter la pertinence de la sélection. D'un autre côté, difficile de faire moins cher.


  • Le Chant du monde (LDC 278764 et LDC 278765). Deux disques compacts consacrés à Scriabine (six Sonates, n°3-5 et n°8-10 issues des récitals du 14/1/1955, du 8/6/1958, du 8/1/1960 et du 13/5/1960, et une intégrale des Études opus 8 et des Préludes opus 11).


  • Classical Records (CR-004 et CR-014). Deux disques compacts consacrés respectivement à Schumann et à Scriabine. CR-004 est identique au volume n°2 de la série principale de Vista Vera et CR-014 au volume n°1.


  • Classound (CLAS 001-022, 001-023, 001-024, 001-025, 001-026 et 2003-008). Éditeur russe d'une belle série de six disques compacts. Ceux que je connais (les volumes n°1 et n°3-6) sont sublimes. CLAS 001-022 : Sonate en si mineur de Liszt, Sonate D960 de Schubert et Aufenthalt et Litanei de Schubert-Liszt le 11 et le 14 octobre 1960. CLAS 001-023 : œuvres de Rachmaninoff et Liadov. CLAS 001-024 : Chopin (Impromptu opus 51, Nocturnes opus 27/1,2, les vingt-quatre Préludes opus 28, Valses opus 69/1 et opus 70/2,3). CLAS 001-025 : Sonates de Scriabine (opus 6 [quatrième mouvement seulement], opus 23 et opus 30 du 30 janvier 1952, opus 53, opus 66 et opus 68 du 8 juin 1958, opus 70 du 8 janvier 1960). CLAS 001-026 : Chopin (les sessions en studio de janvier et février 1960 : Barcarolle opus 60, Impromptu opus 51, Mazurkas opus 30/2-4, opus 33/3,4, opus 41/1,2, opus 50/3, opus 63/2 et opus 68/4, Nocturnes opus 27/1,2, Polonaise opus 26/1, Valses opus 69/1 et opus 70/2,3). CLAS 2003-008 : Chopin (Polonaise opus 26/1 du 13 janvier 1948), Glazunov (Prélude opus 49/1 et Prélude et fugue opus 101/1), Medtner (Fairy Tale opus 20/2), Schumann (Études symphoniques opus 13 et quatre des cinq opus posthumes du 18 novembre 1959).




  • Harmonia Mundi (HMX 1905169). Un seul disque compact. La perfection absolue en matière de réédition historique (version 1960 de la Sonate D960 de Schubert et cinq Lieder transcrits par Liszt) : vivant, présent, charnu, sensuel.
    =

  • Living Stage (LS 4035182). Boîtier de deux disques compacts qui reprend l'intégralité du récital du 13 mai 1960 (voir Melodiya), avec la Sonate opus 57 et Andante favori WoO 57 de Beethoven (22/28 octobre 1960).


  • Melodiya (MEL CD 10 00747). Impossible de passer sous silence le seul boîtier de disques compacts consacré par l'éditeur officiel à Vladimir Sofronitsky. Le clou du boîtier est l'intégrale de l'éclectique récital du 13 mai 1960 : Fantaisie K475 de Mozart, Impromptus D899 n°3 et n°4 de Schubert, Sonate opus 11 de Schumann, les deux premiers Scherzos (opus 20 et opus 31) et les Nocturnes opus 15/1 et opus 15/2 de Chopin, deux pièces de Rachmaninoff (Moments musicaux opus 16/2,5) et Sonate opus 30, Étude opus 8/11, Poème opus 34 et Valse opus 38 de Scriabine. En complément, quelques pièces de Prokofiev. Tout y est suprême [MEL02].
    =

  • Moscow State Conservatoire (SMC CD 0019 et SMC CD 0020). Mes deux disques d'île déserte, mais la prise de son est gravement déficiente. Par exemple, la Sonate opus 57 de Beethoven y est perceptiblement accompagnée par une soprano dont la voix n'a pas été complètement effacée au préalable [MOS98]. SMC CD 0019 : Chopin (Mazurka opus 41/1), Debussy (Serenade of the Doll), Liadov (Une Tabatière à musique), Liszt (Sonate Dante), Mozart (Fantaisie K396), Prokofiev (Sarcasme opus 17/5), Rachmaninoff (Moments musicaux opus 16/2,5), Schumann (Fantaisie opus 17), Scriabine (Sonate opus 30). SMC CD 0020 : Beethoven (Sonate opus 57), Prokofiev (Pièces opus 12/3,7), Rachmaninoff (Études-tableaux opus 33/6 et opus 39/4,6, Oriental Sketch en si bémol majeur), Schumann (Carnaval opus 9).
    (19)(20)

  • Philips (456-970-2). Il s'agit du volume n°91 de leur série des grands pianistes du vingtième siècle. Le disque Chopin regroupe les sessions tardives mais admirables de janvier et février 1960 en studio (voir Classound CLAS 001-026). Le disque Scriabine est constitué d'enregistrements en studio en 1958, 1959 et 1960 (Danses opus 73/1,2, Étude opus 42/3, Poèmes opus 32/1,2, Poème opus 72, Préludes opus 11/16, opus 35/2 et opus 37/1, Sonates opus 19 [premier mouvement seulement], opus 23, opus 30 [en public le 13 mai 1960], opus 68).


  • Prometheus Editions (EDITION 003). Le disque techniquement le plus déficient de cette sélection, mais précieux. On y trouve une demi-heure de leçons, un enregistrement très abîmé mais bouleversant du Carnaval opus 9 de Schumann, une interprétation de la Sonate opus 68 de Scriabine, les Reflets dans l'eau de Debussy, la Leggierezza de Liszt, une Étude de Mendelssohn (opus 104/3) et quelques autres pièces de Scriabine (Mazurka opus 25/3, Prélude opus 11/4, Prélude opus 13/6 et Préludes opus 22/1,3) [PRO02].


  • Russian Compact Disc (RCD 16288). Beethoven (Andante favori WoO 57 de 1952), Chopin (Mazurkas opus 17/3, opus 24/1, opus 33/3 de 1946, opus 68/2 de 1947 et opus 68/3 de 1950, Nocturne opus 9/2 de 1950, Valses opus 64/1 de 1947, opus 69/1 de 1946 et opus 70/3 de 1950), Schubert (Impromptu D899/1), Schubert-Liszt (Der Müller und der Bach S565/2 de 1946), Schumann (Papillons opus 2).


  • Russian Disc (RD CD 15001). Disque compact consacré à Prokofiev. Les Pièces opus 12/2,3,6-9 sont un enregistrement de studio en juin 1953. Le reste du disque est consacré à des enregistrements effectués au Musée Scriabine en avril et juin 1955 (Contes de la vieille grand-mère opus 31, Sarcasmes opus 17, Sonate opus 83 et Visions fugitives opus 22/1-7,10-12,17,18).


  • Urania (SP 4203, SP 4205, SP 4211, SP 4215, SP 4258, URN 22.299). Certains de leurs reports sont relativement bons et le boîtier SP 4258 contient quelques enregistrements anciens (1937-1941) difficiles à trouver.
    (4203)(4205)
    (4211)(4215)
    (4258)(22.299)


[ARB08] Arbiter ARB 157. http://www.arbiterrecords.com.

[MEL02] Melodiya MEL CD 10 00747. http://www.melody.su/eng/work/catalog/classic/440.

[MOS98] Moscow State Conservatoire SMC CD 0019 et SMC CD 0020. http://www.mosconsv.ru/english/library/records/details.phtml?14 (19), http://www.mosconsv.ru/english/library/records/details.phtml?15 (20).

[PRO02] Prometheus Editions EDITION 003. http://www.prometheuseditions.com/EDITION003.html.


Dernière édition par Scherzian le Mar 7 Déc 2010 - 18:19, édité 3 fois (Raison : Récital du 13 mai 1960, et non du 15. Ajout de la série Urania. Orthographe.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 12:03

2.7. Quelques lectures supplémentaires

[AVD01] G. Avdeeva, « ``When I'm Playing the Piano, I Love all People'' (Marking the Centenary of the Birth of the Outstanding Russian Pianist Vladimir Sofronitsky) », 15 mai 2001. http://www.vor.ru/culture/cultarch168_eng.html.

[COC08] A. Cochard, « Vladimir Sofronitsky : l'incandescence poétique », Pianiste, n°48, pages 44-45, janvier et février 2008.

[GRA04] S. Graham, 25/2/2004. http://www.geocities.com/grahsco/Sofronitsky.html. Geocities a disparu. Je décide de laisser cet important essai discographique, car il est encore accessible via la machine Wayback ou en remplaçant « .com » par « .ws ».

[JUB98] P.-M. Juban, « Great Pianists of the Century: Vladimir Sofronitsky. The Pianist's Pianist », International Piano Quarterly (IPQ), volume 2, n°5, pages 54-62, automne 1998 (ISSN 1368-9770). La notice biographique fondamentale.

[MAL98] F. Malik, « Vladimir Sofronitsky: The Complete Discography », International Piano Quarterly (IPQ), volume 2, n°5, pages 64-76, automne 1998 (ISSN 1368-9770). La discographie fondamentale (mais qui commence à montrer son âge).

[SOF08] I. Sofronitsky, R. Kogan, I. Nikonovich, et al., « Vspominaya Sofronitskogo », Éditions Klassika-XXI (Moscou), 424 pages (en russe), 2008 (ISBN 978-5-89817-218-3). Plus d'informations aux adresses http://classica21.ru/books/monograph/vspominaya/365 et http://mosconsv.ru/publications/details.phtml?567.

[SOF09] V. Sofronitsky (site officiel), http://www.sofronitsky.com.

[VIT08] A. Vitsinsky, « An Interview with Vladimir Sofronitsky (Conducted by Alexander Vitsinsky on October 28, 1945) », traduction anglaise, 10/2008. http://www.math.uchicago.edu/~ryzhik/SofrInterviewEdited-Oct2008.doc. Un entretien fascinant, notamment pour savoir ce qui se passe dans la tête d'un grand musicien.

[WHI95] E. White, « Vladimir Sofronitsky (1901-1961) », Thèse de doctorat, Manhattan School of Music, 1995. Traduction d'articles originaux en russe et en italien, livrets de disques, programmes de récitals complets, répertoire, discographie, avec un avant-propos et des commentaires. Disponible via les International Piano Archives (IPAM), College Park, Maryland, 20742.

[YUD02] M. Yudina, « Several Words about the Late Precious Artist Vladimir Sofronitsky », 01/2002. http://www.math.uchicago.edu/~ryzhik/sofr.html.

[ZAL05] E. Zaltsberg, « Pianist Vladimir Sofronitsky, a Link to the Russian School », Clavier Magazine, volume 44, n°5, pages 18-22, mai et juin 2005 (ISSN 0009854X). Également disponible à l'adresse http://www.peopletechnology.org/zaltsberg/Sofronitsky.pdf.


Dernière édition par Scherzian le Mar 7 Déc 2010 - 18:25, édité 1 fois (Raison : Ajout de la thèse d'Emily White.)
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 13:25

Quel travail ! cheers cheers cheers
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*Nico
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 13:54

Oui, et c'est passionnant !
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Dim 29 Nov 2009 - 14:45

Merci beaucoup, Mariefran, David et Niko, de vos courriers d'encouragement !

Je suis à l'orée de la section de discographie (divisée en sept sous-sections pour Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin, Liszt, Scriabine et Prokofiev). En clair, nous en sommes à la fin des prolégomènes, quoi (je plaisante...). Mais le WE tire à sa fin et je ne suis pas prêt. Ce sera probablement au compte-gouttes durant la semaine ou alors le WE prochain.


Dernière édition par Scherzian le Jeu 9 Déc 2010 - 20:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 30 Nov 2009 - 0:46

3. Orientations discographiques

Ce que j'apprécie le plus en écoutant Vladimir Sofronitsky jouer (hormis bien sûr la projection en cours d'une idée poétique de l'œuvre), c'est de ressentir à quel point, dans ses meilleures interprétations, il met en œuvre un « pianisme total » entièrement soumis à une concentration, une volonté sans faille et considérée comme l'aspect le plus important en matière d'interprétation : « Désirer beaucoup, désirer plus que ce que l'on a actuellement, plus que ce que l'on peut donner. [...] L'effort tout entier est d'affermir la volonté. » [VIT08]

Par « pianisme », je veux parler de sa maîtrise de l'ensemble des paramètres qui lui permettent de moduler son interprétation. Il s'agit de paramètres « temporels », comme ses choix dans les rapports de tempos, son agogique et son rubato, de paramètres « spatiaux », comme ses choix dans la hiérarchie des phrasés et son accentuation, et de paramètres « spectraux », comme la coloration tonale (redistribution des intensités individuelles des notes dans les accords), la rugosité et, d'une manière plus générale, les textures. Je ne pense pas qu'il y ait un seul de ces paramètres où il soit moins maître de son sujet. Par exemple, son choix des rapports de tempos, son agogique et son rubato sont bien souvent déployés en fonction d'une sensibilité aiguë à la structure globale de l'œuvre (par exemple, le rapport tout personnel de ses tempos entre les trois sections principales du mouvement lent de la Sonate D960 de Schubert, aussi bien en studio qu'en récital), à ses points névralgiques au niveau harmonique, à ses instants de latence ou de rêverie. C'est une pensée créatrice en action qui modèle ainsi le temps musical, et non une logique conceptuelle attachée aux intervalles de temps métriques stricts. Mais sa maîtrise ne devient « totale », selon moi, que par les interactions permanentes entre ces paramètres. Aucun ne signifie quoi que ce soit sans les autres, et si l'un est déployé, c'est qu'il y est invité par un ou plusieurs autres. Et dès sa sollicitation, il agit à son tour sur d'autres paramètres, ce qui peut souvent conduire à quelque chose d'inattendu, voire même à sa propre fin. Il me semble qu'il y a là une raison essentielle de son excellence face à des musiques mouvantes, changeantes ou polysémiques -- celles de Schumann et de Chopin en particulier.

Et je dis « concentration » et non « rigueur », car il ne me semble pas du tout le pianiste le plus rigoureux. Par exemple, je trouve que c'est par surcroît de concentration, et non par défaut d'attention, qu'il rate complètement une reprise ou plutôt une transition entre les deux parties principales de la variation II (mesure n°II.8.2) de l'Arietta de la Sonate opus 111 de Beethoven (en récital à la Philharmonie de Leningrad, le 3/2/1952).

Mais d'où vient que je lui « passe » (si vous me permettez l'expression) des « pains » qui seraient rédhibitoires chez certains autres musiciens ? J'ai peur que la réponse soit cruelle et probablement injuste, et en fait on peut la déduire des propos de Vladimir Sofronitsky lui-même à Alexander Vitsinsky [VIT08]. Dans cet entretien fascinant, Sofronitsky parlait de la volonté, de la nécessité d'affermir la volonté et de maintenir le flux rythmique vivant, le rythme « plein d'âme ». « La pièce tout entière devrait vivre, respirer, se mouvoir comme un protoplasme. » Il citait en exemple le jeu pianistique de Rachmaninoff, qui pouvait créer une pulsation rythmique infailliblement vivante par la colossale volonté artistique et créatrice de son génie. Puis il opposa le jeu très propre de Bülow et celui peu soigné de (Anton) Rubinstein. Enfin il énonça la sentence : « Deux ou trois notes malpropres auraient plus abîmé le jeu de Bülow qu'une poignée de notes malpropres celui de Rubinstein. Et pourquoi cela ? Parce que Rubinstein avait une immense volonté. Une volonté pour l'écoute, pour la vie rythmique. » Étant donné sa sensibilité exacerbée, Sofronitsky lui-même était profondément ébranlé par les plus minuscules défaillances dans ses interprétations. Il avait coutume de dire, dans ce cas : « J'ai joué affreusement, comme un accordeur de pianos. » [JUB98, page 61] Après un récital, il y avait d'ailleurs assez souvent un profond clivage entre les impressions ressenties par le public présent et les jugements du pianiste à propos de son jeu [JUB98, page 61].

L'esthétique de Vladimir Sofronitsky est une esthétique où ce n'est pas l'absence de défaut qui fonde la grandeur ou la beauté d'une chose. Si nous ne la rejetons pas d'emblée (ce qui peut aussi se concevoir), nous devons apprendre à vivre avec ces défauts. Son art ne se définit pas par ses composants, encore moins par ce qu'il rejette, mais par ce qu'il embrasse.

Un autre aspect de son art qui ne peut pas, je pense, passer inaperçu à l'écoute est celui des textures mises en jeu. La suavité, l'onctuosité et le velouté y côtoient bien souvent l'âpreté, la rugosité, la rudesse et parfois même la sécheresse, ne serait-ce que dans certaines attaques et certains phrasés. Un des meilleurs exemples de cette diversité des textures se trouve, à mon avis, dans son enregistrement intégral des Vingt-quatre Préludes opus 11 de Scriabine (Le Chant du monde LDC 278765). Ce n'est pas que son piano ne « chante » pas, pour employer l'expression consacrée, mais que son idéal esthétique n'est pas accroché comme à sa raison d'être à ce qu'il considère lui-même comme un lieu commun. Sofronitsky s'est en effet exprimé à ce sujet. Selon lui, faire « chanter » le piano est une trivialité, un mot dénué de sens. Cela revient fatalement à essayer d'imiter au piano les procédés de chant -- une attitude primitive, fort peu professionnelle, à son avis. Selon lui, le piano doit sonner, ou en fin de compte parler. « Chanter, c'est l'affaire du Théâtre Bolchoï. » D'où à mon avis l'éloquence particulière de son jeu, une éloquence franche et dépourvue de minutie, éloquence du discours, éloquence du poète. D'où également, dans son jeu, l'absence radicale de strate entre la musique jouée et l'émotion ressentie (qu'il s'agisse de sophistication, de joliesse ou même de beauté au sens traditionnel du terme).

Dans les paragraphes qui suivent, chacun étant consacré à un compositeur, je propose une énumération des plus belles réussites du pianiste. Lorsqu'une œuvre a été jouée plusieurs fois (ce qui est très fréquent), je m'efforce de retenir une interprétation particulièrement belle. En ce qui concerne les éditions sur disques compacts, je choisis le disque le plus accessible parmi les mieux édités (quand j'ai eu l'occasion de comparer, ce qui arrive parfois à l'occasion des doublons). Une étoile (*) à droite de la date d'enregistrement désigne une interprétation en récital, son absence désigne un enregistrement en studio.


Dernière édition par Scherzian le Dim 12 Déc 2010 - 14:37, édité 2 fois (Raison : Refonte du paragraphe.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 30 Nov 2009 - 0:56

3.1. Beethoven

  • Andante favori WoO 57. Enregistrement du 28/11/1952, disponible sur Denon COCQ-83667/8. Une interprétation dans la même veine émerveillée que celle de la Sonate opus 28. À noter que le tuyau propose l'enregistrement en public du 22 ou du 28 octobre 1960*.
    http://www.youtube.com/watch?v=vC3GEqFOuI4

  • Sonate opus 27 n°2. Enregistrement du 3/2/1952* à Leningrad, disponible sur Vista Vera VVCD-00182.
    http://www.youtube.com/watch?v=9GJLX5J12tg (I et II)
    http://www.youtube.com/watch?v=Eyzy9x9Fcec (III)

  • Sonate opus 28. Enregistrement du 26/2/1953, disponible sur Denon COCQ-84242. La plus belle interprétation que j'aie entendue jusqu'ici.
    http://www.youtube.com/watch?v=23fJgribJYs (I)
    http://www.youtube.com/watch?v=mFOXxmCczXU (II et III)
    http://www.youtube.com/watch?v=6ctFUtUKGkM (IV)

  • Sonate opus 57. Enregistrement du 10/10/1952* à Moscou, disponible sur Moscow State Conservatoire SMC CD 0020. Une des références de l'histoire de l'œuvre, selon moi. À noter que le tuyau propose l'enregistrement en public du 22 ou du 28 octobre 1960*, plus connu.
    http://www.youtube.com/watch?v=f0KkKX9QlkA (I)
    http://www.youtube.com/watch?v=8N6ixXwzaB4 (II et III)

  • Sonate opus 111. Enregistrement du 3/2/1952* à Leningrad, disponible sur Vista Vera VVCD-00182. À noter que le tuyau propose le premier mouvement de l'enregistrement en studio du 1/9/1951 (http://www.youtube.com/watch?v=nA6veYrhjts). L'enregistrement du 14/6/1956* au Musée Scriabine à Moscou a été édité en 2010 et est disponible sur Vista Vera VVCD-00222.
    http://www.youtube.com/watch?v=ctCGc6EW0cY (I)
    http://www.youtube.com/watch?v=AzyOwhhdmtU (II, début)
    http://www.youtube.com/watch?v=jF8y3lspb4Y (II, fin)


Dernière édition par Scherzian le Jeu 20 Jan 2011 - 14:58, édité 4 fois (Raison : Refonte du paragraphe.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 30 Nov 2009 - 1:03

3.2. Schubert

Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que je sélectionne tout.

  • Fantaisie D760. Enregistrement du 25/12/1953*, disponible sur Brilliant Classics BRIL 8975 et sur Vista Vera VVCD-00113, malgré les défauts d'une source très abîmée et d'un filtrage excessif des aigus. En réalité, la meilleure réédition est à ce jour celle, moins filtrée, effectuée à partir des vinyles de Melodiya par Arlecchino (ARL 2).
    http://www.youtube.com/watch?v=um5jxtp8C1c (I)
    http://www.youtube.com/watch?v=5yX7gBR81iU (II)
    http://www.youtube.com/watch?v=NHekkKBmw6U (III et IV)

  • Impromptu D899 n°1. Enregistrement de 1953, disponible sur Vista Vera VVCD-00031 et sur Denon COCQ-83667/8.
    http://www.youtube.com/watch?v=WnfOr8AolhM

  • Impromptu D899 n°3. Enregistrement du 13/5/1960*, disponible sur Melodiya MEL CD 10 00747. Une interprétation sublime, solaire, indescriptible. Une ligne de chant et une agogique qui se répondent comme par magie. Des triolets et une ligne de basse tour à tour subjugués et menaçants. On peut lui adjoindre l'enregistrement du 5/1/1948* disponible sur Vista Vera VVCD-00203, aussi douloureux et recroquevillé que le précédent est délié et resplendissant. À noter que le tuyau propose l'enregistrement en studio du 19/8/1960, sans doute moins intéressant.
    http://www.youtube.com/watch?v=PL6gZ0vMIlQ

  • Impromptu D899 n°4. Enregistrement du 13/5/1960*, disponible sur Melodiya MEL CD 10 00747. On peut à nouveau lui adjoindre l'enregistrement du 5/1/1948* disponible sur Vista Vera VVCD-00203.

  • Impromptu D935 n°2. Enregistrement du 19/8/1960, disponible sur Vista Vera VVCD-00031 et sur Denon COCQ-83667/8.
    http://www.youtube.com/watch?v=mp8uKfbBtzs

  • Moments musicaux D780. Enregistrement du 27/2/1959, disponible sur Vista Vera VVCD-00031 et sur Denon COCQ-84241. Pour cet enregistrement en studio, Vladimir Sofronitsky ne joue pas le Moment musical n°5. Sublime néanmoins.
    http://www.youtube.com/watch?v=V-rt60-Jw9M (I et II)
    http://www.youtube.com/watch?v=9WzuNgf3E4A (III, IV et VI)

  • Sonate D784. Enregistrement du 25/12/1953*, disponible sur Brilliant Classics BRIL 8975 et sur Vista Vera VVCD-00113, malgré les défauts d'une source très abîmée et d'un filtrage excessif des aigus. Comme pour la Fantaisie D760, la meilleure réédition est probablement, à ce jour, celle sur Arlecchino (ARL 2). En 2010, Vista Vera a édité un enregistrement supplémentaire de cette Sonate, au Musée Scriabine, en date du 31/5/1956*.

  • Sonate D960. Enregistrement du 25/1/1956, disponible sur Brilliant Classics BRIL 8975 et sur Vista Vera VVCD-00125. Une interprétation très burinée en profondeur (l'ampleur des nuances) et pourtant sœur de la suivante (tempos assez rapides dans le premier mouvement et dans le quatrième, et surtout une section centrale du mouvement lent jouée dans un tempo nettement plus retenu que celui de la première section et qui se reflète sur la dernière section). La reprise n'est pas observée au premier mouvement. En 2010, Vista Vera a édité un troisième enregistrement de cette Sonate, au Musée Scriabine, en date du 7/3/1956*.

  • Sonate D960. Enregistrement du 14/10/1960*, disponible sur Harmonia Mundi HMX 1905169, sur Denon COCQ-83667/8 et sur Classound CLAS 001-022. Une interprétation allusive et pourtant sœur de la précédente. En 1960, la reprise est observée au premier mouvement et Vladimir Sofronitsky donne à ce mouvement un tempo assez vif et surtout très ductile. L'équilibre des deux derniers mouvements face aux deux premiers est peut-être encore plus réussi ici. Le tuyau propose cette interprétation.
    http://www.youtube.com/watch?v=5XwPT5jz-9k (I, début)
    http://www.youtube.com/watch?v=sa7vJunPTno (I, fin)
    http://www.youtube.com/watch?v=GFVymVw2DQI (II)
    http://www.youtube.com/watch?v=iv4yYc5_QCs (III et IV)


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 30 Nov 2009 - 1:06

3.3. Schumann

Même remarque préliminaire que pour Schubert.

  • Arabesque opus 8. Enregistrement du 18/11/1959*, disponible sur Denon COCQ-83673/4. L'enregistrement du 29/2/1956* au Musée Scriabine, également fabuleux, a été édité en 2010 par Vista Vera VVCD-00213, mais il faudra y surmonter un instrument en piteux état, une technique d'enregistrement rudimentaire et un filtrage excessif des aigus lors de l'édition.
    http://www.youtube.com/watch?v=4dT4d_iqa-0

  • Carnaval opus 9. Enregistrement du 18/11/1959*, disponible sur Vista Vera VVCD-00024 et sur Denon COCQ-83673/4. En fait, il existe quatre enregistrements complets du Carnaval opus 9 par Vladimir Sofronitsky (4/3/1947* sur Prometheus Editions EDITION 003, 1951 en studio sur Brilliant Classics BRIL 8975 et sur Urania URN 22.299, 10/10/1952* sur Moscow State Conservatoire SMC CD 0020, et 18/11/1959* sur Vista Vera VVCD-00024 et sur Denon COCQ-83673/4). L'enregistrement en studio de 1951, le moins intéressant à mon avis, peut être éliminé. Pour les autres, le choix est bien difficile tant l'évolution est profonde de 1947* à 1959*. On gagne en détermination et en passion ascétique (1959*) ce que l'on perd en poésie nocturne et en intériorité (1947*).
    http://www.youtube.com/watch?v=J68I2J8AgYw (1/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=lApZRyV7Yhw (2/2)

  • Études symphoniques opus 13. Enregistrement du 18/11/1959*, disponible sur Denon COCQ-83673/4 et sur Classound CLAS 2003-008. Une interprétation exceptionnelle, à mon avis un des deux sommets du récital du 18 novembre 1959*.
    http://www.youtube.com/watch?v=uZsD1vVugZU (1/3)
    http://www.youtube.com/watch?v=jPAmJpMGwhc (2/3)
    http://www.youtube.com/watch?v=YkUXeyZGY5A (3/3)

  • Fantaisie opus 17. Enregistrement du 26/11/1951*, disponible sur Moscow State Conservatoire SMC CD 0019. Une interprétation exceptionnelle. Pour moi, c'est l'enregistrement fondamental de Vladimir Sofronitsky dans le domaine du piano de Schumann, avec celui des Études symphoniques opus 13 et le plus récent de la Sonate opus 11. Cet enregistrement n'est disponible que sur Moscow State Conservatoire SMC CD 0019. (Le tuyau propose l'enregistrement du 28/1/1952* à Leningrad, à mon avis le moins intéressant des trois enregistrements connus de la Fantaisie opus 17 par Vladimir Sofronitsky.)

  • Fantaisie opus 17. Enregistrement du 18/11/1959*, disponible sur Denon COCQ-83673/4. Beaucoup mieux enregistrée que la précédente et rééditée par Denon dans des conditions idéales.
    http://www.youtube.com/watch?v=k2ofwKZOH6A (I, début)
    http://www.youtube.com/watch?v=bim8a9984nY (I, fin)
    http://www.youtube.com/watch?v=KXd6DUpWKXE (II)
    http://www.youtube.com/watch?v=VM0aHManxVA (III)

  • Kreisleriana opus 16. Enregistrement du 7/7/1952, disponible sur Vista Vera VVCD-00024 et sur Denon COCQ-84242. Une des interprétations les plus sévères de Vladimir Sofronitsky. À noter que l'enregistrement du 25/6/1956* au Musée Scriabine a été édité par Vista Vera VVCD-00213.
    http://www.youtube.com/watch?v=DJzfwdL0-Rg (I et II)
    http://www.youtube.com/watch?v=9N1LS5zVgjA (III et IV)
    http://www.youtube.com/watch?v=dg0OyA70efA (V et VI)
    http://www.youtube.com/watch?v=xDKAkvM-yv0 (VII et VIII)

  • Papillons opus 2. Enregistrement du 22/7/1952, disponible sur Urania URN 22.299, sur Russian Compact Disc RCD 16288 et sur Denon COCO-80714 (si l'on parvient à trouver ce dernier en occasion).
    http://www.youtube.com/watch?v=my82NpMyQxM (1/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=XJNsb1Um16g (2/2)

  • Sonate opus 11. Enregistrement du 13/5/1960*, disponible sur Melodiya MEL CD 10 00747. Une Première Sonate solaire, fiévreuse, aux humeurs changeantes, au chant éperdu, à l'humour sarcastique ravageur. À noter que le tuyau propose cet enregistrement.
    http://www.youtube.com/watch?v=vDyKUagVnPs (I)
    http://www.youtube.com/watch?v=kGi6K6ggEZc (II et III)
    http://www.youtube.com/watch?v=vwxtnEA9Muo (IV)
    On peut lui adjoindre l'enregistrement (complet) du 5/1/1948* disponible sur Vista Vera VVCD-00203 et celui (malheureusement limité aux deux premiers mouvements) en studio du 15/1/1948 disponible sur Denon COCO-80714 : deux interprétations assez proches l'une de l'autre et très différentes de celle de 1960* (maturité supérieure, sévérité du ton exprimant une douleur insondable, sonorité assombrie, rigueur formelle). On peut aussi se tourner vers l'enregistrement du 5/7/1958* au Musée Scriabine disponible sur Vista Vera VVCD-00213 : un document techniquement très défaillant (instrument joué, prise de son et réédition) sur le chemin qui mène d'une vision à l'autre.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 30 Nov 2009 - 1:08

3.4. Chopin

Dans ce corpus immense (plus de 180 enregistrements individuels), il ne peut s'agir ici que d'une sélection très personnelle. À mon avis, tout sauf paradoxalement certaines Ballades est majeur (et peut-être est-ce moi qui suis en train de passer à côté d'elles).

  • Barcarolle opus 60. Enregistrement du 20/10/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9 et sur Vista Vera VVCD-00118-2. On en a parlé dans un des fils discographiques consacrés à la musique de Chopin (voir à partir de ce message). À noter que le tuyau propose l'enregistrement en studio du 28/1/1960, disponible sur Classound CLAS 001-026 et sur Philips 456 970-2.
    http://www.youtube.com/watch?v=G6dKMCofOrE (28/1/1960)

  • Fantaisie opus 49. Enregistrement du 20/10/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9 et sur Vista Vera VVCD-00118-2. Une liberté métrique et une utilisation de la pédale ensorcelantes.
    http://www.youtube.com/watch?v=lwJ1OHQ7W_4 (1/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=rs9pUP2j-XQ (2/2)

  • Sélection de Mazurkas. On peut par exemple choisir la vaste sélection de seize Mazurkas (opus 6/3,4, opus 17/1, opus 30/3,4, opus 33/1,3, opus 41/1,2, opus 50/3, opus 63/1,2, opus 67/4 et opus 68/1-3) des deux récitals du 20/10/1949* et du 21/11/1949*, tous les deux disponibles sur Denon COCQ-83968/9 et sur Vista Vera VVCD-00118-2, puis la compléter -- pour un éclairage sur le dernier Sofronitsky (liberté, sévérité) dans d'excellentes conditions techniques -- par les dix magnifiques Mazurkas (opus 30/2-4, opus 33/3,4, opus 41/1,2, opus 50/3, opus 63/2 et opus 68/4) qui figurent sur Classound CLAS 001-026 et sur Philips 456 970-2 (sessions en studio de janvier et février 1960). Dans chaque cas, il s'agit d'un travail de marqueterie ou d'orfèvrerie poétique poussé à l'extrême.
    http://www.youtube.com/watch?v=LL5PPrSIpZ8 (67/4, 6/3, 41/2, 17/1, 33/1 -- 21/11/1949*)
    http://www.youtube.com/watch?v=W0a5jwVqA7I (6/4, 63/1, 63/2, 68/3, 68/1 -- 21/11/1949*)
    http://www.youtube.com/watch?v=WMOqM9YXncA (41/1, 68/4, 50/3 -- 11/2/1960)

  • Nocturne opus 9 n°2. Enregistrement du 1/7/1950, disponible sur Russian Compact Disc RCD 16288 et Arlecchino ARL 61. Enregistrement du 21/11/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9, sur Vista Vera VVCD-00118-2 et sur Brilliant Classics BRIL 8975. À noter que le tuyau propose le magnifique enregistrement du 18/7/1960*, effectué au Musée Scriabine et disponible sur Vista Vera VVCD-00195.
    http://www.youtube.com/watch?v=ZY82lQL1FTg (21/11/1949*)
    http://www.youtube.com/watch?v=T9K4wdAhQbY (18/7/1960*)

  • Nocturne opus 27 n°2. Enregistrement du 20/10/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9 et sur Vista Vera VVCD-00118-2. À noter que le tuyau propose l'enregistrement en studio du 28/1/1960 des deux Nocturnes de l'opus 27.
    http://www.youtube.com/watch?v=N9nDMS8mgR8 (28/1/1960)

  • Nocturne opus 37 n°2. Enregistrement du 21/11/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9, sur Vista Vera VVCD-00118-2 et sur Brilliant Classics BRIL 8975.
    http://www.youtube.com/watch?v=F9T4OJiMVVo (21/11/1949*)

  • Nocturne opus 48 n°1. Enregistrement du 21/11/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9, sur Vista Vera VVCD-00118-2 et sur Brilliant Classics BRIL 8975. Une interprétation d'une grande intériorité, d'une grande intimité.
    http://www.youtube.com/watch?v=o5K3Aea-s0k (21/11/1949*)

  • Polonaise opus 26 n°1. Enregistrement du 8/1/1960, disponible sur Denon COCQ-83673/4, sur Classound CLAS 001-026 et sur Philips 456 970-2. Le tuyau propose cet enregistrement en studio.
    http://www.youtube.com/watch?v=bcHSz9IzRqs (8/1/1960)

  • Polonaise opus 44. Enregistrement du 5/1/1948*, récemment édité et disponible sur Vista Vera VVCD-00203.
    http://www.youtube.com/watch?v=xsgJU6KyxKk (5/1/1948*)

  • Polonaise opus 53. Enregistrement du 21/11/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9, sur Vista Vera VVCD-00118-2 et sur Brilliant Classics BRIL 8975.
    http://www.youtube.com/watch?v=6Ta3M4okWPU (21/11/1949*)

  • Vingt-quatre Préludes opus 28. Enregistrement du 21/11/1949*, disponible sur Denon COCQ-83968/9, sur Vista Vera VVCD-00118-2 et sur Brilliant Classics BRIL 8975. Une interprétation tragique, très sombre. À noter que Sofronitsky a aussi enregistré, en studio entre 1950 et 1953, les Préludes opus 28 à l'exception du n°16 et du n°24 ; cet enregistrement presque complet est disponible sur Arlecchino ARL 95.
    http://www.youtube.com/watch?v=eNDyhNZNhn0 (1-6)
    http://www.youtube.com/watch?v=evOiU8g945g (7-12)
    http://www.youtube.com/watch?v=ZZcV5ko62SY (13-16)
    http://www.youtube.com/watch?v=rLGBq_FNEUo (17-20)
    http://www.youtube.com/watch?v=lTBC6imKyrA (21-24)

  • Scherzo opus 20. Enregistrement du 13/5/1960*, disponible sur Melodiya MEL CD 10 00747. Une sauvagerie indescriptible. Un des sommets du récital du 13 mai 1960*, qui comporte en outre une interprétation du Scherzo opus 31 également disponible sur Melodiya MEL CD 10 00747.
    http://www.youtube.com/watch?v=0oKa9UoyeFc (opus 20)
    http://www.youtube.com/watch?v=ADtDcNPMckE (opus 31)

  • Sélection de Valses. Sofronitsky a enregistré, souvent à plusieurs reprises au cours de sa carrière, les Valses opus 64/1,3, opus 69/1,2 et opus 70/1-3. Distanciation, ironie, amertume, douleur, noirceur.
    http://www.youtube.com/watch?v=_IxIXm7cxBQ (64/3 -- 21/11/1949*)
    http://www.youtube.com/watch?v=gwhz9mpwlpM (70/2 et 64/1 -- 21/11/1949*)
    http://www.youtube.com/watch?v=bsc54y50IxM (69/1 et 70/2,3 -- 19/2/1960)


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 30 Nov 2009 - 1:13

3.5. Liszt

  • Extraits des Années de pèlerinage. Églogue, Sposalizio, Il penseroso, Canzonetta del Salvator Rosa et Sonetto 123 del Petrarca (S160/7 et S161/1-3,6). Enregistrements du 9/3/1949 et du 23/7/1952, disponibles sur Denon COCQ-84241 et sur Brilliant Classics BRIL 8975.
    http://www.youtube.com/watch?v=DOpS42eR804 (Sposalizio)
    http://www.youtube.com/watch?v=ZeTRqZKGJug (Sonetto 123 del Petrarca)

  • Extrait des Années de pèlerinage. Sonate « Après une lecture du Dante » (S161/7). Enregistrement du 26/11/1951*, disponible sur Moscow State Conservatoire SMC CD 0019 (malgré les défauts d'une source gravement abîmée). À noter que le tuyau propose l'enregistrement du 28/1/1952* en récital à Leningrad, sans doute moins intéressant que celui de 1951* mais disponible sur Vista Vera VVCD-00164 et sur Arlecchino ARL 28.
    http://www.youtube.com/watch?v=N7AddXLrr-c (28/1/1952*, 1/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=hjCs2xW8ppo (28/1/1952*, 2/2)

  • Extrait des Harmonies poétiques et religieuses. Funérailles (S173/7). Enregistrement du 22 ou du 28/10/1960*, disponible sur Vista Vera VVCD-00155. À noter que l'enregistrement du 3/2/1952* en récital à Leningrad est disponible sur Vista Vera VVCD-00182 et sur Arlecchino ARL 28.
    http://www.youtube.com/watch?v=-XgEP8c67Bs (22 ou 28/10/1960*)

  • Méphisto-valse n°2 (S515). Enregistrement du 22 ou du 28/10/1960*, disponible sur Vista Vera VVCD-00155 et sur Arlecchino ARL 28.
    http://www.youtube.com/watch?v=AD0y7QB8pPs (22 ou 28/10/1960*)

  • Sonate en si mineur (S178). Enregistrement du 11/10/1960*, disponible sur Denon COCQ-83667/8 et sur Classound CLAS 001-022. À noter que l'enregistrement du 5/1/1948* est disponible sur Vista Vera VVCD-00204.
    http://www.youtube.com/watch?v=RTWCeoAhX4g (11/10/1960*, 1/3)
    http://www.youtube.com/watch?v=nmwHflhrOK4 (11/10/1960*, 2/3)
    http://www.youtube.com/watch?v=FPWN13EZvdo (11/10/1960*, 3/3)

  • Transcriptions de Lieder de Schubert. Ces transcriptions figurent parmi les plus grandes réussites du pianiste. Le choix prioritaire peut aller aux interprétations en récital du 11 et du 14 octobre 1960* (Aufenthalt, Der Doppelgänger, Erlkönig, Frühlingsglaube, Litanei et Der Müller und der Bach). Des miracles disponibles sur Harmonia Mundi HMX 1905169 (tous les Lieder sauf Litanei, dans des conditions techniques inespérées) et sur Denon COCQ-83667/8 (les six Lieder sans exception). À noter que le récital du 25/12/1953* propose une autre sélection de transcriptions (Der Doppelgänger, Erlkönig, Frühlingsglaube, Am Meer, Die junge Nonne, Die Stadt et Auf dem Wasser zu singen) qui est disponible sur Vista Vera VVCD-00113 et sur Brilliant Classics BRIL 8975.
    http://www.youtube.com/watch?v=YWtYoveg9oQ (11 et 14/10/1960*, 1/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=cZWxsjHdam4 (11 et 14/10/1960*, 2/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=1M9Ti9YJcSs (Der Müller und der Bach, 29/8/1946)
    http://www.youtube.com/watch?v=QwEzkZ-xjlc (Auf dem Wasser zu singen, 25/6/1955*)


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mer 2 Déc 2009 - 18:12

3.6. Scriabine

Même remarque préliminaire que pour Chopin (plus de 340 enregistrements individuels). Je me limiterai ici aux Sonates et au Poème opus 72 (« Vers la flamme »). Il n'existe pas d'enregistrement complet de la Sonate n°1, opus 6, seulement un enregistrement de son quatrième mouvement. Pour rappel, Vladimir Sofronitsky s'est toujours refusé à jouer la Sonate n°7, opus 64. En revanche, des enregistrements complets des Sonates n°2, opus 19, et n°6, opus 62, existent bel et bien, mais ils sont plus difficilement accessibles (ils ont été effectués en récital au Musée Scriabine).

Sonate n°2, opus 19. Un enregistrement complet au Musée Scriabine et un enregistrement en studio malheureusement limité au premier mouvement :
  • 1954-1961*. Jamais édité sur disque compact, mais disponible sur le disque vinyle Melodiya D19639/40 (au Musée Scriabine).
    /watch?v=0bvoYK5pUMc (I)
    /watch?v=RL3fdMwQULw (II)
  • 11/12/1960. Disponible sur Philips 456 970-2 et sur Brilliant Classics BRIL 8975. La beauté de ce premier mouvement ne fait que rendre plus regrettable l'absence du second.
    http://www.youtube.com/watch?v=gT4IFD5ue0k (I)


Sonate n°3, opus 23. Quatre enregistrements disponibles :
  • 1946. Disponible sur Denon COCQ-83971 et sur Brilliant Classics BRIL 8975.
  • 30/1/1952*. Disponible sur Arlecchino ARL 31, Classound CLAS 001-025 et sur Vista Vera VVCD-00198.
  • 8/6/1958*. Disponible sur Denon COCQ-83970, sur Le Chant du monde LDC 278764 et sur Vista Vera VVCD-00136.
    http://www.youtube.com/watch?v=WtuW1OYyT34 (I et II)
    http://www.youtube.com/watch?v=7ewjQPuCYAw (III et IV)
  • 12/9/1958. Disponible sur Arlecchino ARL 42, sur Philips 456 970-2 et sur Vista Vera VVCD-00093 (sur Vista Vera VVCD-00093, cet enregistrement est daté incorrectement de 1961).
    http://www.youtube.com/watch?v=PyjGV7dfaYY (I et II)
    http://www.youtube.com/watch?v=nNJ-k4XUoPw (III et IV)

Je retiendrai ici l'enregistrement du 8/6/1958* (malgré les déficiences de la bande, surprenantes si l'on considère l'année de l'enregistrement) et celui en studio du 12/9/1958.

Sonate n°4, opus 30. Quatre enregistrements disponibles :
  • 26/11/1951*. Disponible sur Moscow State Conservatoire SMC CD 0019.
  • 30/1/1952*. Disponible sur Arlecchino ARL 31, sur Classound CLAS 001-025 et sur Vista Vera VVCD-00198.
  • 11/6/1954*. Disponible sur Vista Vera VVCD-00218, dans le cadre de la première édition sur disque compact [édition de surcroît plus complète que celle des disques vinyles Melodiya D13379/80 et D16257/8] du très éclectique récital du 11 juin 1954*, un des plus fabuleux concerts donnés par Vladimir Sofronitsky.
  • 13/5/1960*. Disponible sur Melodiya MEL CD 10 00747, sur Vista Vera VVCD-00014, sur Le Chant du monde LDC 278764 et sur Philips 456 970-2.
    http://www.youtube.com/watch?v=NAeLmHxrYxM

Bien difficile de choisir entre 26/11/1951* (décidément, ce récital !), 11/6/1954* et 13/5/1960*. Certainement 13/5/1960* si la technique d'enregistrement intervient (ce récital du 13 mai 1960* est bien enregistré et réédité).

Sonate n°5, opus 53. Trois enregistrements disponibles :
  • 1950-1952*. Il est possible que cette interprétation ait été éditée sur disque compact par Urania SP 4215, mais je ne peux pas le garantir avec certitude. Quoi qu'il en soit, l'interprétation de 1950-1952* est disponible sur le disque vinyle Melodiya D16257/8.
  • 14/1/1955*. Disponible sur Arlecchino ARL 188, sur Vista Vera VVCD-00204 et sur Le Chant du monde LDC 278764.
  • 8/6/1958*. Disponible sur Denon COCQ-83970, sur Classound CLAS 001-025 et sur Vista Vera VVCD-00136.
    http://www.youtube.com/watch?v=b3hXACyw1mc

La plus célèbre est probablement celle du 8/6/1958*. Pourtant, je lui préfère nettement celle du 14/1/1955*, qui mérite bien mieux que les transferts opérés par Arlecchino ARL 188 et par Vista Vera VVCD-00204. Son édition sur Le Chant du monde LDC 278764 est absolument parfaite.

Sonate n°6, opus 62. Un seul enregistrement disponible :
  • 1954-1961*. Jamais édité sur disque compact, mais disponible sur le disque vinyle Melodiya D19639/40 (au Musée Scriabine).
    /watch?v=_6aybA0iiOM (1/2)
    /watch?v=EHJJEm9wiT8 (2/2)


Sonate n°8, opus 66. Trois enregistrements disponibles :
  • 5/5/1958*. Jamais édité sur disque compact, mais disponible sur le disque vinyle Melodiya Russian Disc 10 1071/4.
  • 8/6/1958*. Disponible sur Denon COCQ-83970, sur Classound CLAS 001-025, sur Le Chant du monde LDC 278764 et sur Vista Vera VVCD-00136.
    http://www.youtube.com/watch?v=SGEhbWFcDSE (1/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=7c6JMt6LNw8 (2/2)
  • 24/12/1960*. Disponible sur Arbiter ARB 157 (au Musée Scriabine).
    http://www.youtube.com/watch?v=L4AzDTh2wfE (1/2)
    http://www.youtube.com/watch?v=nt8D-eEjykY (2/2)

Difficile pour moi de prendre position sur cette Sonate qui demeure une noix esthétique plutôt dure à croquer dans mon cas. Bien entendu, 8/6/1958* si la technique d'enregistrement et la stabilité de l'instrument (je parle du Bechstein historique que l'on trouve dans l'enregistrement du 24/12/1960* au Musée Scriabine) interviennent.

Sonate n°9, opus 68. Cinq enregistrements disponibles :
  • 1954*. Disponible sur Prometheus Editions EDITION 003.
  • 1954*. Disponible sur Prometheus Editions EDITION 003 (édition à tirage limité, sur deux disques compacts).
  • 8/6/1958*. Disponible sur Denon COCQ-83970, sur Classound CLAS 001-025, sur Le Chant du monde LDC 278764 et sur Vista Vera VVCD-00136.
    http://www.youtube.com/watch?v=Hp0yVCh5OKM
  • 12/9/1958. Disponible sur Arlecchino ARL 42, sur Vista Vera VVCD-00093 et sur Philips 456 970-2.
    http://www.youtube.com/watch?v=m9YphLBtLUM
  • 2/2/1960*. Disponible sur Denon COCQ-83669/70, sur Brilliant Classics BRIL 8975 et sur Vista Vera VVCD-00137.

Pratiquement impossible de choisir entre 8/6/1958*, 12/9/1958 et 2/2/1960*, ces deux derniers dans des conditions techniques inespérées (Vista Vera VVCD-00093 et Philips 456 970-2 étant largement préférables à Arlecchino ARL 42 pour l'enregistrement en studio du 12 septembre 1958).

Sonate n°10, opus 70. Deux enregistrements disponibles :
  • 8/1/1960*. Disponible sur Denon COCQ-83669/70, sur Classound CLAS 001-025, sur Le Chant du monde LDC 278764, sur Brilliant Classics BRIL 8975 et sur Vista Vera VVCD-00137.
    http://www.youtube.com/watch?v=oFn6202nrqk
  • 7/1/1961*. Jamais édité sur disque compact, mais disponible dans les émissions radiophoniques de Valerij Voskobojnikov sur Radio Vatican [VOS08] (au Musée Scriabine).


Poème, opus 72, « Vers la flamme ». Trois enregistrements disponibles :
  • 3/2/1952*. Disponible sur Arlecchino ARL 31 et sur Vista Vera VVCD-00182. Ce n'est pas l'interprétation la plus intéressante.
  • 6/1/1959. Disponible sur Arlecchino ARL 42, sur Vista Vera VVCD-00093 et sur Philips 456 970-2. Bouleversant.
    http://www.youtube.com/watch?v=82DKeZXpSmI
  • 6/1/1960*. Disponible sur Arbiter ARB 157 (au Musée Scriabine). Lors de ce récital, Vladimir Sofronitsky joue à la suite « Vers la flamme » (Poème, opus 72) puis « Fragilité » (Morceau, opus 51 n°1).


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mer 2 Déc 2009 - 18:14

3.7. Prokofiev

Les deux disques compacts les plus importants pour les enregistrements d'œuvres de Prokofiev par Vladimir Sofronitsky sont le Russian Disc RD CD 15001 (épuisé, mais que l'on trouve assez souvent sur le marché de l'occasion) et le Vista Vera VVCD-00225 (édité en 2010). Melodiya a choisi quelques enregistrements d'œuvres de Prokofiev comme complément à l'édition intégrale du récital du 13/5/1960* ; ces pièces de Prokofiev sont disponibles sur Melodiya MEL CD 10 00747.

  • Contes de la vieille grand-mère opus 31. Il en existe deux enregistrements complets : celui du 2/12/1946 en studio (disponible sur Brilliant Classics BRIL 8975, sur Denon COCQ-83671 et sur Melodiya MEL CD 10 00747) et celui du 11/6/1955* au Musée Scriabine (disponible sur Russian Disc RD~CD~15001 et sur Vista Vera VVCD-00225). Deux beaux enregistrements, avec un grand pouvoir de suggestion d'images poétiques.

  • Pièce pour piano opus 3 n°1 (Skazka). Enregistrement du 10/4/1955* au Musée Scriabine, disponible uniquement sur Vista Vera VVCD-00225.

  • Extraits des Pièces pour piano opus 12. Le n°1 (Marche) (8/11/1957) n'est disponible que sur Denon COCQ-83671. Les n°2,3,6-9 (Gavotte, Rigaudon, Légende, Prélude, Allemande et Scherzo humoristique) (9-18/6/1953) sont, en revanche, disponibles sur Denon COCQ-83671, sur Melodiya MEL CD 10 00747 et sur Russian Disc RD CD 15001.
    /watch?v=MEemgLTXghw (n°2,3,7,9)

  • Sarcasmes opus 17. Un fabuleux enregistrement complet, en date du 10/4/1955* au Musée Scriabine, est disponible sur Russian Disc RD CD 15001 et sur Vista Vera VVCD-00225.
    /watch?v=vCkFB-mz4lY (n°1-5)

  • Sonate n°3 opus 28. Enregistrement du 11/6/1955* au Musée Scriabine, disponible uniquement sur Vista Vera VVCD-00225.

  • Sonate n°7 opus 83. Vladimir Sofronitsky en a étudié et travaillé la partition pendant plusieurs années avant de la jouer en public. « L'homme regarde les ravages des forces de destruction », a-t-il dit à un collègue. Le mouvement central donne une intensité et une intimité quasi insoutenables à l'expression de sa déréliction. Les mouvements extrêmes forment un alliage fascinant de barbarie mais aussi de suavité. Un des enregistrements fondamentaux du pianiste, effectué le 11/6/1955* au Musée Scriabine, disponible sur Russian Disc RD CD 15001 et, depuis peu, sur Vista Vera VVCD-00225.

  • Extraits des Visions fugitives opus 22. Pour l'essentiel, il existe deux séries d'extraits : les n°1-3,7,11 le 11/6/1954* à la petite salle du conservatoire de Moscou (enregistrement disponible sur Vista Vera VVCD-00218), et les n°1-7,10-12,17,18 le 10/4/1955* au Musée Scriabine à Moscou (enregistrement disponible sur Russian Disc RD CD 15001 et sur Vista Vera VVCD-00225).


Dernière édition par Scherzian le Mar 18 Jan 2011 - 19:05, édité 2 fois (Raison : Refonte du paragraphe.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 28 Déc 2009 - 20:11

J'ai complété les paragraphes 2.2 (série Arlecchino), 2.3 (série Denon) et 2.4 (série Vista Vera) en donnant le sommaire détaillé de chaque série, avec les dates d'enregistrement (pour lever les ambiguïtés). Il est impossible de faire confiance aux données fournies par les éditeurs (parfois, même Denon se trompe) et j'ai utilisé la discographie établie par Farhan Malik [MAL98] comme référence. Il y aurait moyen de faire mieux, en reprenant toutes les œuvres pour lesquelles il existe au moins un enregistrement et en listant à chaque fois toutes les incarnations sur disque compact. J'y renonce pour des raisons de place et de temps (la version PDF de la discographie que je tiens à jour compte pour le moment plus de cent pages).

Il existe un type d'enregistrements très précieux et qui n'a été mentionné, depuis le début de ce fil, que de manière incidente : les enregistrements effectués, entre 1954 et 1961, au Musée Scriabine dans le quartier d'Arbat à Moscou (http://scriabinefoundation.org/museum.html). J'ouvre ici une section qui leur est consacrée.

4. Enregistrements effectués au Musée Scriabine

Voyant sa santé se dégrader au cours des années 1950, et étant ainsi souvent obligé d'annuler un récital à la dernière minute, Vladimir Sofronitsky donna sa préférence à des salles plus petites et intimes comme la salle Maly du conservatoire de Moscou (http://www.mosconsv.ru/english/page.phtml?4002), celle de la Maison de la science et celle du Musée Scriabine qui héberge le trois-quarts de queue que Bechstein construisit spécialement pour Scriabine et sur lequel le compositeur écrivit toutes ses dernières œuvres à partir de la Sonate n°8, opus 66. La perspective de jouer devant un public réduit et choisi était plus apaisante pour Vladimir Sofronitsky et, en outre, le Musée Scriabine lui permettait d'annoncer ses récitals peu de temps à l'avance, donc avec un minimum de risques d'annulation pour raisons de santé [JUB98].

Il faut lire, dans la plaquette des disques Arbiter ARB 157 et Vista Vera VVCD-00195, sous la plume d'Igor Nikonovich, l'évocation intime des lieux, leurs parfums, le mobilier, les tableaux de maîtres accrochés aux murs, puis la fébrilité enthousiaste des auditeurs à l'approche de l'heure, et surtout celle d'un petit groupe de jeunes gens affairés autour d'un enregistreur sur bande méticuleusement dissimulé, de même que le microphone et les mètres de fil électrique : Vladimir Sofronitsky ne savait pas que son récital serait enregistré.

Pour éviter un malentendu, je pense qu'il faut rappeler qu'à l'époque des enregistrements de Vladimir Sofronitsky au Musée Scriabine, le Bechstein en question ne tenait guère du « piano historique », et qu'il était même dans un état calamiteux, « vidé ». En outre, la plupart des enregistrements le montrent gravement désaccordé ; selon Igor Nikonovich, ce n'est pas que le piano n'était pas accordé avant les récitals, mais qu'il était généralement désaccordé bien avant la fin de ceux-ci. Il y aurait aussi beaucoup à dire des conditions et de la technique des enregistrements ; toujours selon Igor Nikonovich, les meilleurs résultats obtenus au Musée Scriabine surclassent cependant les enregistrements effectués de manière professionnelle.

Quoi qu'il en soit, le corpus des enregistrements au Musée Scriabine est copieux -- les délégués du Musée ont indiqué que seule une petite partie de ces bandes audio de Vladimir Sofronitsky a été publiée jusqu'ici [JUB98], sous la forme notamment de disques vinyles chez Melodiya. C'est au Musée que le pianiste joua exclusivement pendant une période de dix-huit mois en 1955 et 1956 [JUB98], s'y produisant au moins une fois toutes les deux ou trois semaines [Igor Nikonovich, plaquette du disque Vista Vera VVCD-00195]. Son dernier récital dans cette salle eut lieu le 7 janvier 1961, dans un programme entièrement consacré à de la musique pour piano solo de Scriabine (Préludes opus 35/2,1 et opus 37/1, Sonate opus 62, Mazurka opus 25/3, Sonate opus 70, Danse opus 73/2, Préludes opus 37/2 et opus 74/2, Sonate opus 66). Une partie de ce dernier récital a été radiodiffusée par Valerij Voskobojnikov [VOS08] sur Radio Vatican (émission n°9).


Dernière édition par Scherzian le Mar 7 Déc 2010 - 18:36, édité 1 fois (Raison : Mise en pages.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 28 Déc 2009 - 20:16

4.1. Époque du disque vinyle

À l'époque du disque vinyle, Melodiya a édité trois disques consacrés aux enregistrements effectués au Musée Scriabine. En voici le sommaire.

  • Volume 1, D19637/8. Chopin (Nocturne opus 15/3, Valse opus 69/2), Debussy (Doctor Gradus ad Parnassum, Serenade of the doll, Reflets dans l'eau, Minstrels, Prélude de la Suite pour le piano [L95/1]), Liszt (Fantaisie et fugue sur le thème BACH, Nuages gris), Schubert-Liszt (Soirée de Vienne n°7), Schumann (Andantino de Clara Wieck [opus 14/3]).

  • Volume 2, D19639/40. Scriabine (Mazurka opus 40/1, Poème fantastique opus 45/2, Prélude opus 45/3, Étude opus 49/1, Prélude opus 49/2, Rêverie opus 49/3, Danse languide opus 51/4, Énigme opus 52/2, Prélude opus 56/1, Ironies opus 56/2, Nuances opus 56/3, Désir opus 57/1, Caresse dansée opus 57/2, Masque opus 63/1, Préludes opus 27/1,2, Préludes opus 35/1,2, Préludes opus 37/1-4, Sonate opus 6 [quatrième mouvement seulement], Sonate-fantaisie opus 19, Sonate opus 62, Quasi-valse opus 47).

  • Volume 3, D19641/2. Prokofiev (Sarcasmes opus 17/1-5, Visions fugitives opus 22/1-4,6,7,10,12,17,18), Scriabine (Études opus 65/1-3, Poème opus 41, Poème-nocturne opus 61, Préludes opus 31/2-4, Préludes opus 33/1,2, Préludes opus 39/2-4, Préludes opus 48/1,2, Préludes opus 74/1-5), Shostakovich (Préludes et fugues opus 87/3,9).


Très rares sont les enregistrements qui ont fait l'objet d'une réédition sur disque compact avant la publication de la série Vista Vera (on peut citer le remarquable disque Russian Disc RD CD 15001 dans la série « Great Russian Artists »). Et pourtant ! Et pourtant, la base de données FreeDB (http://www.freedb.org) mentionne (page 7) deux disques compacts remplis à craquer, édités en 2008 et comportant à peu près tout le contenu des trois disques vinyles énumérés ci-dessus. Je n'ai jamais vu la moindre mention de ces deux disques compacts ailleurs que sur FreeDB. La série Vista Vera devrait régler la question.


Dernière édition par Scherzian le Mar 7 Déc 2010 - 18:39, édité 2 fois (Raison : Le disque Russian Disc RD CD 15001 est remarquable, pas déplorable !)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 28 Déc 2009 - 20:20

4.2. Arbiter

L'éditeur américain Arbiter Records a publié en 2008 un disque compact qui propose le récital Scriabine du 6/1/1960 (la Sonate n°8, opus 66, est issue du récital du 24/12/1960). En voici le sommaire.

  • Arbiter (ARB 157). Scriabine (24/12/1960 [opus 66], 6/1/1960 [reste]) : Sonate n°8 opus 66, Prélude opus 22/1, Préludes opus 11/12,13, Prélude opus 37/1, Prélude opus 31/1, Poème opus 41, Poème-nocturne opus 61, Poèmes opus 69/1,2, Danses opus 73/1,2, Préludes opus 74/3-5, Poème opus 52/1, Poème opus 44/2, Poème opus 59/1, Poème ailé opus 51/3, Poème languide opus 52/3, Poèmes opus 71/1,2, Masque opus 63/1, Poème « Vers la flamme » opus 72, Fragilité opus 51/1, Préludes opus 11/2,4,6,19, Feuillet d'album opus 45/1, Poème opus 32/1, Énigme opus 52/2, Mazurka opus 40/2.
    http://www.arbiterrecords.com/notes/157notes.html.


D'autres disques ont été annoncés par Allan Evans.


Dernière édition par Scherzian le Mar 7 Déc 2010 - 18:42, édité 1 fois (Raison : Mise en pages.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 28 Déc 2009 - 20:25

4.3. Seconde série Vista Vera

Début 2009, Vista Vera a initié une série de disques compacts consacrés aux enregistrements effectués au Musée Scriabine. Il semble que la série soit prévue en dix volumes. En voici le sommaire complété au fur et à mesure des publications.

  • Volume 1, VVCD-00195. Chopin (Nocturne opus 9/2 [18/7/1960], Nocturnes opus 15/1,2 [18/7/1960], Nocturne opus 15/3 [20/7/1958], Nocturne opus 37/2 [20/7/1958], Préludes opus 28/14-18,21,22 [18/7/1960], Ballade opus 23 [25/6/1955], Ballade opus 52 [20/7/1958], Sonate opus 58 [2/12/1956 -- les trois premiers mouvements seulement]).
    http://www.cd-classica.ru/e/a195.htm.


  • Volume 2, VVCD-00210. Schubert/Liszt (Der Müller und der Bach, Auf dem Wasser zu singen, Der Doppelgänger, Valse-caprice n°7 [extraite du cycle Soirée de Vienne]). Liszt (Sonetto 123 del Petrarca, Sonetto 104 del Petrarca, In Festo Transfigurationis Domini Nostri Jesu Christi, Nuages gris, Fantaisie et fugue sur le thème BACH, Valse oubliée n°1). Debussy (Reflets dans l'eau [Images 1/I], Prélude de la Suite pour le piano, Doctor Gradus ad Parnassum [Children's Corner I], Serenade of the doll [Children's Corner III], Minstrels [Préludes 1/XII], Général Lavine -- eccentric [Préludes 2/VI], Canope [Préludes 2/X], Feux d'artifice [Préludes 2/XII]).
    http://www.cd-classica.ru/e/a210.htm.


  • Volume 3, VVCD-00213. Schumann (Arabesque opus 18 [29/2/1956], Quasi variazioni -- Andantino de Clara Wieck opus 14/III [29/2/1956], Kreisleriana opus 16 [25/6/1956], Bunte Blätter opus 99 n°1 à n°8 [26/7/1958], Sonate opus 11 [5/7/1958]).
    http://www.cd-classica.ru/e/a213.htm.


  • Volume 4, VVCD-00222. Haydn (Sonate Hob.XVI:37 [19/1/1957]), Beethoven (Sonate opus 27/2 [9/12/1956], Sonate opus 57 [12/10/1957], Andante favori WoO 57 [14/6/1956], Sonate opus 111 [14/6/1956]).
    http://www.cd-classica.ru/e/a222.htm.


  • Volume 5, VVCD-00223. Schubert (Sonate D784 [31/5/1956], Moments musicaux D780/3,5 [25/12/1956]), Schumann (Romances opus 28 [5/7/1958], Novelettes opus 21/7,8 [25/6/1958]), Scriabine (Étude opus 8/11, Prélude opus 33/2, Énigme opus 52/2 [19/1/1957], Mazurkas opus 40/1,2 [2/12/1956]).
    http://www.cd-classica.ru/e/a223.htm.


  • Volume 6, VVCD-00224. Schubert (Sonate D960), Chopin (Mazurkas opus 41/2, opus 33/4,3, opus 50/3, opus 41/1, opus 63/2 et opus 30/4,3, Préludes opus 28/16,18, Valses opus 69/2 et opus 70/1-3), Scriabine (Mazurkas opus 40/2 et opus 25/3, Valse opus 38). Récital du 7/3/1956.
    http://www.cd-classica.ru/e/a224.htm.


  • Volume 7, VVCD-00225. Prokofiev (Pièce opus 12/6 [9/2/1957], Visions fugitives opus 22/1-7,10-12,17,18, Sarcasmes opus 17, Pièce opus 3/1 [10/4/1955], Sonate opus 83, Contes de la vieille grand-mère opus 31, Sonate opus 28 [11/6/1955]), Chostakovich (Préludes et fugues opus 87/9,3 [11/6/1955]).
    http://www.cd-classica.ru/e/a225.htm.


  • Volume 8, VVCD-00233. Scriabine (Fantaisie opus 28, Fragilité opus 51/1, Poème fantastique opus 45/2, Morceaux opus 49 [Étude, Prélude, Rêverie], Désir opus 57/1, Caresse dansée opus 57/2 [22/7/1960], Préludes opus 39/1-4, Sonate opus 30 [18/7/1960], Prélude opus 35/2, Prélude opus 35/1, Prélude opus 37/1, Sonate opus 62, Mazurka opus 25/3, Sonate opus 70, Flammes sombres opus 73/2, Prélude opus 74/2 [7/1/1961], Sonate opus 66 [24/12/1960]).
    http://www.cd-classica.ru/e/a233.htm.


Dernière édition par Scherzian le Lun 22 Aoû 2011 - 20:28, édité 6 fois (Raison : Mise à jour de la seconde série Vista Vera.)
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 1 Fév 2010 - 12:46

Bonjour à tous,

Je suis tenté par les Scriabine-Denon de Sofronitsky mais les frais de port d'amazon.jp sont prohibitifs (25 euros par CD). Savez vous si chez HMV.jp c'est moins cher. Y a t'il une ruse (un distributeur européen ?) pour ne pas se ruiner ?

Merci pour vos réponses
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 1 Fév 2010 - 13:01

C'est beaucoup moins cher chez HMV Japan et très fiable. Wink
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Scherzian
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 1 Fév 2010 - 13:31

Bonjour,

Oui, les prix d'Amazon pour cette série sont très élevés. Je suis passé par CD Japan (http://www.cdjapan.co.jp), ils sont aussi très fiables et acceptent les paiements PayPal. Il faut chercher Sofronitsky avec un « s » et avec un « z » (Sofronitzky). C'est 1200 Yen pour un simple, 2000 Yen pour un double. Compter typiquement 200 ou 250 Yen par CD pour les frais de port si tu prends l'envoi économique (nommé SAL). Quand on compare avec les prix astronomiques de la série originelle (fin des années 1990), on attrape le hoquet...

Il semble qu'il y ait une rupture de stock (momentanée ?) sur certains des volumes (par exemple le COCQ-83667/8 [Beethoven, Schubert et Liszt]). Du point de vue de la qualité technique des enregistrements, c'est chaque fois très bon, sauf paradoxalement le récital du 8 juin 1958 qui est assez erraillé et distordu, surtout sur la Troisième Sonate (COCQ-83970). Si tu veux compléter les Scriabine avec la série Vista Vera, je conseille VVCD-00014 et VVCD-00093 qui sont tous les deux absolument excellents (sans trop de doublons).

Ceci dit, il me semble que amazon.fr a des frais de port beaucoup plus faibles, et même parfois nuls si le total de la commande est supérieur à 20 ou 25 EUR et que l'on ne passe pas par la Marketplace. C'est la solution de repli si la rupture de stock est confirmée.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 1 Fév 2010 - 17:30

Ouah, quel beau travail monographique Scherzian!!

Magnifique thumright

Chapeau!

Je connais le coffret Brilliant consacré à Sofronitzky! Pour une première approche, c'est convenable, ou me conseilleriez-vous autre chose?
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lucas
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 1 Fév 2010 - 19:52

Bonjour scherzian,

En fait, j'aime surtout le Scriabine romantique et cherche avant tout :
- La 2ème sonate op19
- La 4ème sonate op30
- La fantaisie op28
- La polonaise op21
- Les 12 études de l'op8
- les deux poèmes de l'op32

Or, à vous lire, les sonates n°2 et 4 ne figurent pas dans les 3 enregistrements Denon mais dans le double CD chant du monde...introuvable depuis des lustres.

Auriez vous la gentillesse de détailler par oeuvre (et non par opus car je m'y perds) les CD Denon conscrés à Scriabine dans la mesure où HMV ne donne ces informations qu'en...japonais.

Merci d'avance
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Scherzian
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 1 Fév 2010 - 21:06

Merci Olivier, cela me fait beaucoup de plaisir. Pour le coffret Brilliant, c'est convenable si l'on considère le prix. Il y a plusieurs enregistrements fabuleux, parmi les meilleurs de Sofronitsky, en particulier :
  • de très larges extraits du récital Scriabine du 2/2/1960 (sur le CD 2), avec de nombreux Préludes du premier Scriabine, des Poèmes médians ou tardifs et aussi les deux dernières Sonates ;
  • une vaste sélection de fabuleuses Mazurkas de Chopin (sur le CD 4), l'intégrale en public de ses Préludes opus 28 (CD 5), sa Polonaise opus 53 (CD 5) et trois Nocturnes (CD 6), dont l'inimaginable do mineur opus 48/1 ;
  • la Sonate opus 28 de Beethoven (référence absolue selon moi, sur le CD 6) ;
  • quelques extraits des Années de pèlerinage de Liszt (sur le CD 7) ;
  • la Sonate D 960 de Schubert (il s'agit de l'enregistrement en studio en 1956, sur le CD 8, selon moi encore une référence absolue, au même titre que sa sœur en public en 1960).


Le reste est de haut niveau, mais moins fondamental ou incontournable ; il y a souvent une ou plusieurs autres interprétations plus réussies par Sofronitsky. Par exemple, la partie du boîtier consacrée à Schumann est particulièrement décevante et maigre. C'est inadmissible quand on a entendu les grandes interprétations schumanniennes de Sofronitsky ! Mais il y a aussi beaucoup à redire :
  • le boîtier est donné pour une anthologie d'enregistrements en public, alors qu'il y a une proportion plutôt forte d'enregistrements en studio (ce qui n'enlève rien à leur valeur, mais par principe cela ne fait pas très sérieux...) ;
  • le travail éditorial est nul : erreurs d'attribution des « lieux » d'enregistrement (studio ou public), erreurs d'attribution des dates, etc. Cela n'aide pas du tout quand il s'agit de voir si un autre disque présente ou non des doublons avec le boîtier Brilliant ;
  • du point de vue de la qualité technique de la réédition, c'est quelconque. En général, c'est largement surfiltré dans les hautes fréquences (au-dessus de 8 ou 9 kHz), parfois un peu moins surfiltré que les Vista Vera récents mais parfois un peu plus aussi. Puisque la sonorité, les timbres et les textures sont au cœur de la poétique du pianiste, cet interventionnisme éditorial aurait plutôt tendance à disqualifier le boîtier à mes yeux. Et comme (presque) tout est disponible facilement ailleurs...


Si je devais conseiller les enregistrements les meilleurs du point de vue technique, cela serait sans hésiter les trois volumes Harmonia Mundi/Chant du monde :
  • Harmonia Mundi HMX 1905169 (Sonate D 960 de Schubert et cinq Lieder transcrits par Liszt dans des conditions sonores parfaites, le tout extrait des récitals d'octobre 1960) ;
  • Chant du monde LDC 278764 (Sonates 3, 4, 5, 8, 9 et 10 de Scriabine -- la Sonate n° 5 est un miracle au niveau de ceux de Sviatoslav Richter et Samuil Feinberg) ;
  • Chant du monde LDC 278765 (intégrale des Études opus 8 et des Préludes opus 11).


Ces trois disques sont épuisés depuis longtemps, mais on trouve des exemplaires sur Amazon et aux enchères sur eBay ; un HMX 1905169 est parti pour 10 USD il y a quelques mois sur eBay, il suffit d'être un peu patient. On en trouve aussi à la Chaumière à musique. Du point de vue strictement musical, ces trois disques sont miraculeux.

Sinon, et cette fois-ci c'est un disque excellent (musicalement et techniquement) et facilement accessible, il y a le boîtier de deux disques chez Melodiya. Le clou est l'intégrale du récital du 13 mai 1960, un des plus hauts enchantements du vieux Klingsor russe, et les compléments (Prokofiev) sont irrésistibles. Pour le récital du 13 mai 1960, tout est superlatif et quatre des interprétations au moins sont des références absolues : la Fantaisie K 475 de Mozart, le Premier Scherzo opus 20 de Chopin, l'Impromptu D 899/3 de Schubert et la Sonate opus 11 de Schumann. C'est en outre un récital très électique. Voici un lien chez l'éditeur :

http://www.melody.su/eng/work/catalog/classic/440

N'oubliez pas non plus qu'en passant par le Japon, chaque disque Denon coûte (à peu près) 12 EUR (FDP compris). Plusieurs disques Denon sont monumentaux : le double Chopin de 1949, le double Scriabine du 2/2/1960 (complet, cette fois), le simple Scriabine du 8/6/1958, le double Schumann du 18/11/1959, etc. On peut très bien commencer par là !


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Lun 1 Fév 2010 - 22:38

Bonjour Lucas,

lucas a écrit:
En fait, j'aime surtout le Scriabine romantique et cherche avant tout :
- La 2ème sonate op19
Le seul enregistrement complet de la Sonate n° 2 est celui du Musée Scriabine. Si vous le trouvez sur CD, vous nous prévenez immédiatement ici. Twisted Evil Idem pour la Sonate n° 6 dont je n'ai personnellement que l'« enregistrement » disponible dans le tuyau (compressé à 32 kbps...).

Sinon, le premier mouvement a été enregistré en studio le 11/12/1960. C'est disponible sur Brilliant Classics BRIL 8975 (CD 1). Et c'est superbe.

lucas a écrit:
- La 4ème sonate op30
Effectivement, rien de tel sur Denon. La version 26/11/1951 est disponible sur Moscow State Conservatoire SMC CD 0019 (j'en parle plus haut et j'y donne le lien). La version 30/1/1952 est disponible sur Vista Vera VVCD-00198, mais c'est très surfiltré (dans les aigus). La version 11/6/1954 n'a jamais été éditée sur CD... La version 13/5/1960, bien connue, est disponible sur Chant du monde LDC 278764 (si on le trouve, c'est épuisé), sur Melodiya MEL CD 10 00747 (je donne le lien dans mon précédent courrier pour Olivier, vers la fin) et sur l'excellent Vista Vera VVCD-00014 (qui contient toute la partie Scriabine du récital du 13 mai 1960).

lucas a écrit:
- La fantaisie op28
On a un seul enregistrement de la Fantaisie opus 28 : celui du 29/4/1959 en studio. On peut hésiter entre Denon COCQ-83669/70 et Vista Vera VVCD-00093 ; les deux disques sont excellents techniquement. C'est un des meilleurs enregistrements scriabiniens de Sofronitsky.

lucas a écrit:
- La polonaise op21
Encore une fois, un seul enregistrement de cette œuvre par Sofronitsky, celui du 3/11/1950 en studio. Il est disponible sur Brilliant Classics BRIL 8975 (CD 1), Denon COCQ-83972 et Vista Vera VVCD-00093. Denon et Vista Vera sont largement préférables à Brilliant.

lucas a écrit:
- Les 12 études de l'op8
Alors là, s'il s'agit de l'intégrale des Études opus 8, cela va être coton. Une seule possibilité, le disque Chant du monde LDC 278765 (avec l'intégrale des Préludes opus 11). Le disque est épuisé, mais on le trouve assez facilement (mais cher !) sur la Marketplace d'Amazon. Je dis « assez facilement » car je n'ai pas vraiment dû chercher le mien, mais j'ignore s'il est disponible pour le moment...

Sinon, la somme de certains disques Denon permet de se constituer une quasi-intégrale (voir plus bas). Les Études les plus difficiles à trouver (en clair, impossibles à trouver en dehors du disque Chant du monde et du disque Meldac MECC 26012 encore plus introuvable) sont la n° 3 et la n° 6.

lucas a écrit:
- les deux poèmes de l'op32
On dispose de très nombreux enregistrements pour ces deux Poèmes (neuf pour le 32/1 et quatre pour le 32/2). Si l'on se limite aux enregistrements des deux Poèmes issus du même récital ou de la même session en studio, voici ce que cela donne :
  • 30/1/1952 (en public), disponible sur Vista Vera VVCD-00198, trop filtré dans l'aigu ;
  • 31/10/1958 (en studio), disponible sur Arkadia 78571, Arlecchino ARL 42, Originals SH 858 et Palladio PD 4131. La bonne nouvelle est que les quatre disques sont épuisés ;
  • 8/1/1960 (en public), disponible sur l'excellent Vista Vera VVCD-00014 et sur Denon COCQ-83669/70 (également excellent, bien sûr).


Sinon, il y a l'opus 32/1 du 8/6/1958 sur Denon COCQ-83970 et celui du 6/1/1960 (Musée Scriabine) sur Arbiter ARB 157. Pour l'opus 32/2, il y a la version en studio de 1946 sur Brilliant Classics BRIL 8975 (CD 1) et sur Denon COCQ-83971.

lucas a écrit:
Or, à vous lire, les sonates n°2 et 4 ne figurent pas dans les 3 enregistrements Denon mais dans le double CD chant du monde...introuvable depuis des lustres.
La Sonate n° 2 ne figure pas non plus sur les disques Chant du monde. (J'espère que je n'ai pas écrit le contraire, car ce serait faux...) En fait, la Sonate n° 2 (complète) est une des plus difficiles à obtenir sur CD (et même à obtenir tout court), avec la n° 6. En outre, ce n'est pas un double CD mais deux CD séparés, et seul le premier (LDC 278764) est consacré à six Sonates ; le second (LDC 278765) est l'intégrale des Études opus 8 et Préludes opus 11.

Et ils ne sont pas si introuvables que cela ; à condition d'y mettre le prix, la Marketplace des différents Amazon, les enchères sur eBay et la Chaumière à musique à Paris m'ont permis de les réunir (avec leur frère schubertien sur Harmonia Mundi) en très peu de temps. J'en ai eu typiquement pour 25 à 30 EUR pièce (FDP compris) ; j'ai peut-être eu beaucoup de chance... D'une manière générale, Harmonia Mundi/Chant du monde représente le pinacle de ce que l'on peut espérer en matière de réédition historique !

lucas a écrit:
Auriez vous la gentillesse de détailler par oeuvre (et non par opus car je m'y perds) les CD Denon conscrés à Scriabine dans la mesure où HMV ne donne ces informations qu'en...japonais.
De toute manière, ni HMV ni CD Japan ne donne des informations suffisantes pour se faire une idée du contenu des disques, même en japonais. Je vais essayer de faire cela (les volumes Scriabine chez Denon), le temps de reprendre mon souffle. (Je plaisante : le temps de réunir les éléments.)


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Scherzian
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mar 2 Fév 2010 - 2:28

lucas a écrit:
Auriez vous la gentillesse de détailler par oeuvre (et non par opus car je m'y perds) les CD Denon conscrés à Scriabine dans la mesure où HMV ne donne ces informations qu'en...japonais.
Dans la série Denon, il y a essentiellement quatre disques consacrés à la musique pour piano de Scriabine : le double CD COCQ-83669/70 (principalement en public) et les trois simples CD COCQ-83970 (en public), COCQ-83971 (en studio) et COCQ-83972 (en studio). Sans entrer dans les détails des dates d'enregistrement, voici leur contenu.

COCQ-83669/70.
1. Enregistrements en studio de 1959. C'est le complément. Études opus 8/2,4,5,8,9,11, Étude opus 42/3, Fantaisie en si mineur opus 28.
2. Enregistrements en public. Il s'agit de l'enregistrement complet du récital du 2/2/1960, mais, quand on analyse les choses de plus près [MAL98], on voit que plusieurs enregistrements du 8/1/1960 s'y sont glissés (ce que les vinyles Melodiya des années 1980 ne cachaient d'ailleurs pas). Prélude opus 13/1, Prélude opus 11/2, Prélude opus 13/3, Préludes opus 11/4,5, Prélude opus 13/6, Prélude opus 15/1, Prélude opus 9/1 (pour la main gauche), Préludes opus 11/9,10, Préludes opus 22/2,3, Préludes opus 16/2-5, Préludes opus 11/15-17,19-21, Prélude opus 17/6, Préludes opus 11/22-24, Poème opus 52/1, Poème opus 59/1, Poème ailé opus 51/3, Poème languide opus 52/3, Poème (Masque) opus 63/1, Poème satanique opus 36, Poèmes opus 32/2,1, Poèmes opus 69/1,2, Sonate n° 9 opus 68, Danses opus 73/2,1 (Flammes sombres, Guirlandes), Poèmes opus 71/1,2, Sonate n° 10 opus 70, Fragilité opus 51/1, Feuillet d'album opus 45/1, Mazurka opus 25/3, Étude opus 42/5, Mazurka opus 40/2, Étude opus 8/12.

COCQ-83970.
Il s'agit de l'enregistrement complet du récital du 8/6/1958. Techniquement, l'enregistrement laisse beaucoup à désirer (saturations, crachotements, etc.), surtout au début (Troisième Sonate). Musicalement... Sonate n° 3 opus 23, Sonate n° 9 opus 68, Poème opus 59/1, Préludes opus 74/1,3,4, Sonate n° 5 opus 53, Sonate n° 8 opus 66, Poème opus 69/1, Poème opus 32/1, Études opus 42/3-5.

COCQ-83971.
Premier volume consacré par Denon aux enregistrements scriabiniens en studio (datés 1946-1953). Sonate n° 3 opus 23, Préludes opus 11/1-13,15-17,19-22, Prélude opus 9/1 (pour la main gauche), Trois Morceaux opus 2 (Étude, Prélude, Impromptu à la Mazur), les extraordinaires Impromptus opus 14/2 et opus 12/2, Poèmes opus 44/1,2, Poème opus 32/2, Valse en la bémol majeur opus 38.

COCQ-83972.
Second volume consacré par Denon aux enregistrements scriabiniens en studio (datés également 1946-1953). Polonaise en si bémol mineur opus 21, Préludes opus 13/1,6, Préludes opus 16/1,3,4, Préludes opus 17/1,3,4,6, Prélude opus 22/1, Prélude opus 27/1, Préludes opus 31/1-4, Préludes opus 33/1-3, Prélude opus 35/2, Prélude opus 37/1, Préludes opus 39/2-4, Prélude opus 48/2, Études opus 8/1,2,4,5,7-9, Études opus 42/2,4,6, Énigme opus 52/2, Ironies opus 56/2, Désir opus 57/1, Poème satanique opus 36.

On trouve également quelques enregistrements scriabiniens sur COCQ-83973 : il s'agit de six Mazurkas (opus 3/6,9, opus 25/3,7,8 et opus 40/2). Il y avait enfin de nombreux enregistrements scriabiniens sur les deux volumes consacrés aux « enregistrements anciens » (COCO-80188 [Étude opus 8/10] et COCO-80189 [Poème opus 32/1, Préludes opus 27/1,2, Prélude opus 11/14, Prélude opus 17/4, Prélude opus 13/6, Prélude opus 31/3, Valse opus 38, Études opus 8/9-12]), mais ceux-ci n'ont jamais été réédités par Denon et les volumes de la série originelle sont épuisés et introuvables.


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lucas
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mar 2 Fév 2010 - 10:30

Merci beaucoup, scherzian, pour votre aide : je viens de commander sur HMV.jp les deux "studio recordings" publiés chez Denon. Savez vous combien de temps dure le livraison ?

Sinon, j'avais acheté il y a longtemps le double microssillon "chant du monde" (que j'ai donné en passant au compact) et dans mon souvenir, la seconde sonate y figurait bien mais, peut être, mes souvenirs sont ils inexacts. En tous les cas, tout ce que j'ai entendu par la suite dans Scriabine m'a paru inodore et sans saveur...sauf chez Horowitz.

Bilan des courses : dans Scriabine, les deux Vladimir l'emportent haut la main car ils sont les seuls à avoir saisi la dimension passionnée et démesurée de cette musique.

Enfin, dans votre article passionnant, vous parlez assez peu des rapports de Scriabine avec les musiciens (Oïstrakh, Rostro, Guilels, Richter, Horowitz Yudina...) et compositeurs (Prokofiev, Chosta, Khatchaturian...) de son époque. On a le sentiment qu'il était complètement à part alors que les musiciens russes se "serraient souvent les coudes". Pouvez vous nous en dire un peu plus à ce sujet. Pour ma part, j'ai toujours été étonné de constater que Prokofiev et Chosta aient dédié plein d'oeuvres à Richter et Guilels mais rien pour Sofronitsky. A quoi, est ce du ? Manque d'affinités ? Peur de déplaire au régime qui considérait Sofronitsky comme un dissident de l'intérieur? Force est d'admettre que Rostro a été bien plus engagé quelques années plus tard pour défendre Soljenitsyne...


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mar 2 Fév 2010 - 11:03

Je n'ai jamais commandé sur hmv.co.jp, mais mes commandes sur cdjapan.co.jp arrivent souvent plus ou moins deux semaines après l'expédition en mode le plus économique (SAL). Mais vous avez raison pour le double LP Chant du monde ; c'est amusant d'ailleurs qu'une copie de ce double microsillon soit en vente pour le moment sur eBay (le vendeur est sur Paris et c'est l'objet numéro 140370476061). Effectivement, on y trouve la Sonate n° 2. Mais il y a quelque chose de très suspect : le label donne un timing de 8'15'' pour toute la Sonate n° 2 et indique l'Andante et le Presto. Mon CD Brilliant Classics (8975/1) donne un timing de 8'20'' pour le seul Andante. À mon avis, il y a une grosse erreur éditoriale sur le LP Chant du monde ; en tout cas, la version sur Brilliant est bien limitée au premier mouvement de la Sonate et c'est l'enregistrement de 1960 (pas celui du Musée Scriabine !). Les six autres Sonates sur ce LP sont probablement celles que l'on trouve sur le CD Chant du monde LDC 278764 (n° 3 à 5 et 8 à 10). Je n'aime pas beaucoup Horowitz dans Scriabine, et surtout pas sa Sonate n° 5. En dehors de Sofronitsky, j'aime souvent beaucoup Richter et toujours énormément Feinberg. Il y a notamment un CD Feinberg chez Arbiter Records avec une Sonate n° 5 de Scriabine remarquable.


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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mar 23 Fév 2010 - 19:51

Le deuxième volume de Sofro au Musée Scriabin est paru chez Vista Vera. Je l'ai commandé illico ainsi que le volume qui me manquait. Very Happy


Schubert – Liszt. Songs
1 «Der Müller und der Bach» (№ 19 from the vocal cycle «Die shöne Müllerin») 5.09
2 Barcarolle 3.54
3 Der Doppelganger 3.37
4 Waltz-Caprice № 7 (from the circle Soirée de Vienne) 5.07

Ferenz Liszt (1811-1886)
5 Années de Pèlerinage, II, Italy (1856), № 6. Sonnet by Petrarch № 123, S. 161 6.11
6 Années de Pèlerinage, II,Italy (1856), № 5. Sonnet by Petrarch № 104, S. 161 5.50
7 On The Feast of Transfiguration of Our Lord Jesus Christ 2.42
8 Nuages gris 2.13
9 Fantasy and Fugue on the Theme B-A-C-H, S.529, 1855 11.18
10 Valse oubliee № 1Fis-dur 2.49

Claude Debussy (1862-1918)
11 Reflections in the Water 4.32
12 Prelude a-moll 3.46
13 Dr. Gradus ad Parnassum (from the from the circle Children’s Corner 1.51
14 Serenade for the doll (from the from the circle Children’s Corner) 2.20
15 24 Preludes for piano. Prelude № 12, Minstrels 2.03
16 General Levine – eccentric 2.10
17 Prelude № 22, Kanopa 1.53
18 24 Preludes for piano. Prelude № 24, «Feux d’Artfice» 3.50

Total: 72.09
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mar 23 Fév 2010 - 20:18

Oui, je venais juste de mettre à jour la liste des CD de la seconde série Vista Vera (celle consacrée au Musée Scriabine) un peu plus haut dans le fil. Ce CD (comme le précédent pour Chopin) contient quelques inédits absolus dans la discographie de Sofronitsky : Feux d'artifice de Debussy et In Festo Transfigurationis Domini Nostri Jesu Christi de Liszt. En outre, la majorité des autres œuvres est disponible uniquement via ce CD.

Quand tu auras reçu ton disque, peux-tu faire un petit commentaire (notamment sur la qualité de la réédition, en espérant que Vista Vera en aura fini avec son surfiltrage des aigus), si possible pas dans la Playlist où la durée de vie d'un courrier est de trois nanosecondes... As-tu un bon plan pour la commande des disques de cette série ? Jusqu'ici je me fournissais via eBay, mais mon vendeur là-bas vient de revoir sévèrement à la hausse les FDP (7$ par disque au lieu de 5$).
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mar 23 Fév 2010 - 20:32

Je l'ai commandé hier sur le site Vista Vera, tout simplement. Ils prennent 5€ de port eux aussi, mais c'est valable quelque soit le nombre de disques achetés. Je te conseille les 3 CD de Rosa Tamarkina qu'ils ont publiés, si tu ne les connais pas. Il y a un quintette de Brahms avec le Bolshoi Theatre Quartet (j'adore ce quatuor !) qui vaut franchement le détour !

Pour le son du Sofro, j'ai un peu peur, ils précisent que ce sont des enregistrements faits par des amateurs… mais, tu l'as vu avec l'expérience Yudina, ça ne me fait pas peur… Mr.Red

http://www.vistavera.com/index.php?productID=1611
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Mar 23 Fév 2010 - 22:41

Alors il vaut mieux passer par eBay : 9,99$ pour le CD contre 10,99€ sur le site de Vista Vera, et les frais de port via eBay sont quand même dégressifs si l'on achète plusieurs CD en même temps (par exemple 12,00$ pour trois CD).

Mariefran a écrit:
Pour le son du Sofro, j'ai un peu peur, ils précisent que ce sont des enregistrements faits par des amateurs… mais, tu l'as vu avec l'expérience Yudina, ça ne me fait pas peur…

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Vladimir Sofronitsky   Ven 5 Mar 2010 - 19:26

Le son n'est pas mauvais Comme dans le premier volume. Certes, le piano est une casserole, mais je m'y suis vite habituée. Les Liszt sont magnifiques, d'une tendresse, d'une poésie… Un Liszt bouleversant.
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