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 Bach - Sonates et partitas pour violon seul

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Bertram
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 11 Nov 2010 - 7:11

DavidLeMarrec a écrit:
J'ai beau être un impie prêt à tous les détournements, là, c'est trop. pale Quel massacre. Shit

watch?v=-b3nwrWTNOA

(La Chaconne par Emma Kirkby.)

C'est un peu plus qu'une transcription à la Maurice André, quand même. C'est une théorie d'une musicologue allemande qui essaie de déchiffrer un sens et des chorals funèbres cachés dans la chaconne (d'où le titre de chaconne-tombeau).
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 11 Nov 2010 - 9:16

Le seul problème est que lorsqu'on veut écouter, hé bien, c'est pas possible. Mr. Green Il y avait vraiment besoin de le faire chanter (par Emma Kirkby en plus...) pour le démontrer ?
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jerome
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 11 Nov 2010 - 9:16

Bertram>
Oui cette théorie a une certaine fécondité, mais... il y a la manière.
Par Poppen, je trouve que ça tient plutôt la route. L'adaptation jouée par Kirkby et consorts, d'après mon souvenir il y a pas mal de mouvements de voix très moches, ça m'avait choqué. Et des bribes de chorals qui jaillissent de nulle part, une demi-phrase de celui-ci, quatre notes de celui-là... pour moi l'effet patchwork affaiblit la pièce plutôt qu'il ne l'enrichit. Neutral
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Bertram
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 11 Nov 2010 - 9:30

Oui, bien sûr, c'est spécial et pas très convaincant. J'essaierai d'entendre l'autre version.
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Thelonious
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 11 Jan 2011 - 21:40

J'ai été surpris en lisant ce sujet de ne pas y trouver les Sonates et Partitas par Itzhak Perlman.Shocked
C'est pour moi la meilleure version et de loin (vous pouvez vous faire une idée sur musicme).
C'est celle qui à mon goût respecte et transcende le plus Bach.
J'ai écouté en partie la mouture de Sigiswald Kuijken et n'ai pas été emballé plus que ça.
C'est Faux de bout en bout (ce serait du à l'accordage d'après ce que j'ai pu lire) et pour moi c'est rédhibitoire, et pas toujours maitrisé non plus.
Si c'est réellement du à l'accordage et à l'instrument "baroque", pourquoi continuer à enregistrer avec ça. Surtout que je me suis laissé dire que Bach était plutôt favorable à l'évolution des instruments.
J'espère avoir des réactions concernant Perlman.
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 11 Jan 2011 - 21:43

Je n'aime pas du tout, je crois même que je déteste autant que le piano de Gould.
Ce sentimentalisme me semble totalement déplacé, et les intonations sont parfois d'un goût un peu douteux.

Pour rester au violon "classique" je préfère bien plus Milstein, qui interprète ces œuvres avec une classe qui me touche bien plus.
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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 11 Jan 2011 - 21:44

Thelonious a écrit:
C'est pour moi la meilleure version et de loin
Tu as donc déjà écouté la cinquantaine d'autres versions qui existent ?
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Rigoletto
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 11 Jan 2011 - 21:49

alexandre. a écrit:
Je n'aime pas du tout, je crois même que je déteste autant que le piano de Gould.
Ce sentimentalisme me semble totalement déplacé, et les intonations sont parfois d'un goût un peu douteux.

Pour rester au violon "classique" je préfère bien plus Milstein, qui interprète ces œuvres avec une classe qui me touche bien plus.
Oui il y a beaucoup d'interprétations meilleures que Perlman, que ce soit Menuhin (mais ça dépend laquelle!), Szeryng, Grumiaux, ou bien sûr Milstein que je préfère aussi. J'aime égalemet Szigeti, et Christian Tetzlaff !
Je crois qu'il y a d'ailleurs bien plus que 50 versions!
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Thelonious
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 11 Jan 2011 - 22:33

Je suis découvert, je n'ai en effet pas écouté les cinquantes versions ou plus, je comparai évidemment avec ce que j'avais entendu. A ce tarif là, on ne donne jamais d'avis, mais j'admets que mon "C'est pour moi la meilleure version et de loin" est maladroit.
J'ai en partie écouté les versions plébiscités sur ce sujet et je confirme préférer celle de Perlman.
Milstein est trop "étroit" et le terme de "sentimentalisme" va beaucoup mieux à Menuhin (même si j'admet que sa lecture est intéressante).
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Thelonious
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mer 12 Jan 2011 - 14:27

J'ai écouté Christian Tetzlaff sur le conseil de feu Rigoletto; très abouti, mais je confirme que je préfère Perlman, qui a plus de matière.
Je ne comprends pas ton histoire de sentimentalisme et la comparaison avec Gould.
Je trouve justement que Perlman atteint un certain niveau de pureté et qu'il ne force pas le trait. C'est plutôt droit.
Si tu pouvais développer, j'aimerai en débattre avec toi.
Je vais continuer à explorer d'autres versions pour justifier mon choix (une cinquantaine, c'est ça:( )
Merci. coucou
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mer 12 Jan 2011 - 16:23

Thelonious a écrit:
J'ai écouté Christian Tetzlaff sur le conseil de feu Rigoletto; très abouti, mais je confirme que je préfère Perlman, qui a plus de matière.
Le vibrato de Tetzlaff est bien moins envahissant que celui de Perlman, c'est ce que tu appelles "avoir plus de matière" ? Ça dégouline pas mal chez ce dernier et ça ne colle pas avec Bach qui est tout en dignité, en spiritualité, en recueillement. Mais je conçois très bien que ça puisse plaire. Moi-même j'apprécie Milstein et Martzy qui n'y vont pas avec le dos de la cuillère Smile

Il y a deux enregistrements Tetzlaff, le premier sur un stradiviri et le deuxième sur un violon récent d'un luthier allemand. (tout est sur Deezer, si tu veux comparer) Les deux sont formidables. Je préfère néanmoins le deuxième, encore plus élégant et touchant. bounce
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Thelonious
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mer 12 Jan 2011 - 17:37

Quand je parle de matière pour Perlman, je ne fais pas allusion à son seul vibrato, mais plutôt à la puissance de l'archet et à sa maitrise du timbre.
Son vibrato, même s'il est en effet très présent, ne le rend pas pour autant "dégoulinant", et je ne pense pas que cela soit antinomique avec Bach.
Je campe donc sur mes positions mais te remercie pour Tetzlaff, que je vais m'empresser d'aller écouter pour te donner mes impressions.
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mer 12 Jan 2011 - 19:45

Thelonious a écrit:
Je ne comprends pas ton histoire de sentimentalisme et la comparaison avec Gould.
Je trouve justement que Perlman atteint un certain niveau de pureté et qu'il ne force pas le trait. C'est plutôt droit.
Si tu pouvais développer, j'aimerai en débattre avec toi.
Je vais continuer à explorer d'autres versions pour justifier mon choix (une cinquantaine, c'est ça:( )
Merci. coucou
Il n'y a pas de comparaison avec Gould sur le jeu, c'est juste que je dois autant détester le jeu de Perlman dans ces sonates et partitas que celui de Gould dans son CBT (c'est-à-dire que je déteste beaucoup).
Au contraire je ne trouve pas ça droit, le vibrato est plutôt large et un peu trop utilisé à mon goût. De même Perlman fait de nombreux appuis sur les notes que je n'aime pas du tout et que je trouve même assez sales (pas sur le plan technique mais sur le plan du style). Son utilisation des dynamiques ne me convient pas du tout : ça me paraît toujours affecté, tout le contraire de ce que je recherche chez Bach. Quand à un début de spiritualité, je ne le cherche plus, je vais chez Milstein.
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jm44
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MessageSujet: Bach-Sonates et partitas pour violon seul   Mer 12 Jan 2011 - 19:51

Pour ma part,simple "amateur", je me régale en ce moment en écoutant la version Johanna Martzy
Pour ceux que cela intéresse ,j'ai aussi la version Jacques Dumont...
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Thelonious
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mer 12 Jan 2011 - 20:06

Il n'y a pas de comparaison avec Gould sur le jeu, c'est juste que je dois autant détester le jeu de Perlman dans ces sonates et partitas que celui de Gould dans son CBT (c'est-à-dire que je déteste beaucoup).
Au contraire je ne trouve pas ça droit, le vibrato est plutôt large et un peu trop utilisé à mon goût. De même Perlman fait de nombreux appuis sur les notes que je n'aime pas du tout et que je trouve même assez sales (pas sur le plan technique mais sur le plan du style). Son utilisation des dynamiques ne me convient pas du tout : ça me paraît toujours affecté, tout le contraire de ce que je recherche chez Bach. Quand à un début de spiritualité, je ne le cherche plus, je vais chez Milstein.

On est en fait juste pas d'accord sur le style utilisé pour Bach.
On est pas faché alors Confused
Je comprends ton point de vue et je le respecte largement d'autant que rapport à Gould je suis plutôt d'accord.
Il n'empêche que j'adore Perlman et Oistrakh inconditionnellement et que les entendre jouer me transporte.'drunken'
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Morloch
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 13 Jan 2011 - 9:00

je n'ai longtemps eu à entendre que les versions Milstein et Perlman avant de découvrir une avalanche d'autres versions, et je trouve que Perlman mérite d'etre défendu, sa version a beaucoup de classe, même s'il faut bien reconnaitre que c'est en grande partie hors-style pour du Bach, son jeu n'en reste pas moins musicalement génial. Il y a là un aboutissement du style "international", et en fonction de son degré de snobisme, ou bien d'attentes précises (jeu baroque, jeu plus dépouillé) on pourra trouver cela écoutable ou inécoutable, mais je crois difficile de dire que c'est mal joué.

sinon, quand on a découvert une oeuvre avec une version qu'on a dans l'oreille, c'est tres difficile de s'en défaire, moi j'y arrive pas la plupart du temps, quitte à être de mauvaise foi absolue pour défendre cette version hehe

/ mode troll inutile on
ne t'en fais pas Thelonious, tu as le droit de ne pas aimer le jeu des baroqueux qui jouent sur des cordes en boyau de zébu avec un la de fréquence 415 Hz (plus un marge d'erreur de +/- 50 Hz pour pas mal de violonistes baroques de l'époque des pionniers de ce type d'interprétation) Cool
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Iskender
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 13 Jan 2011 - 9:23

Je suis également enclin à défendre Perlman, d'autant plus que c'est un violoniste que je n'aime pas du tout en général, malgré une certaine admiration objective pour ce qu'il est capable de faire avec un violon. Mais il représente vraiment le type de son de violon que je n'aime pas, un son international que je trouve trop metal, très brillant et sonore avec ça se sent un réglage de barre d'harmonie ultra-tendu, et manquant de chaleur dans les graves; à cela s'ajoute des attaques d'archet très dures et très "verticales" à mes oreilles, et des portamenti abusifs pour certains compositeurs (Beethoven). Je ne l'aime en fait que dans les concertos de virtuosité (St Saëns, Wieniawski...), pour sa capacité à transcender le texte, la technique, à s'en amuser et à en faire de la musique. Je m'égare un peu mais c'est juste pour dire que mon préjugé n'était pas favorable pour Bach et que si je défends Perlman ici, c'est objectif vu que je n'en suis pas fan.

OR, donc, dans Bach, et alors que c'est la musique par excellence qui ne souffre pas ces caractéristiques que j'évoquais, j'avais été très agréablement surpris, notamment au niveau du son et des attaques justement. C'est plus rond et agréable qu'à l'habitude, et cela regarde un peu du côté de Milstein en effet.
Alors bien entendu, c'est une version qui n'a pas écouté les baroques, mais cette option se défend et après tout le formidable enregistrement d'Hilary Hahn est également tout sauf baroque. Mais c'est pour moi une belle version. Elle n'est pas parmi mes préférées et ne figure pas dans la liste des sept versions que je possède, mais j'en pense plutôt du bien.
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Thelonious
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 13 Jan 2011 - 16:15

Ouf enfin, je me sens moins seul.
Qu'il soit hors style par rapport à une époque, soit.
Mais ça n'enlève rien au résultat qui est pour moi sublime et à mes yeux, il n'y a que ça qui compte. thumleft
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HOLLIGER
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 17 Jan 2011 - 9:52

Thelonious a écrit:
Quand je parle de matière pour Perlman, je ne fais pas allusion à son seul vibrato, mais plutôt à la puissance de l'archet et à sa maitrise du timbre.
Son vibrato, même s'il est en effet très présent, ne le rend pas pour autant "dégoulinant", et je ne pense pas que cela soit antinomique avec Bach.
Je campe donc sur mes positions mais te remercie pour Tetzlaff, que je vais m'empresser d'aller écouter pour te donner mes impressions.

Je ne connais pas la version Perlman, mais il y a eu un petit débat similaire à son sujet..sur les sonates pour violon et piano de Beethoven!
Certains le trouvant dégoulinant justement.. ce qui n'est pas mon cas et je trouve ta description de son jeu très juste : j'adore aussi son timbre, son jeu puissant allié à un vibrato qui donnent une rondeur sonore, un grain, un moelleux uniques!

PS : je pense à l'instant que je l'apprécie bien dans les concertos pour violon de Bach!
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Mandocello
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 18 Jan 2011 - 10:06

Permettez moi de me joindre aux louanges faits à cette interprétation de Perlman, que je savoure moi aussi pour sa vigueur et son timbre plein et chaud et que je préfère encore aux nombreuses autres versions que j'ai pu entendre.
(Précisons quand même qu'il s'agit du CD avec lequel j'ai découvert ces merveilleuses sonatas et partitas; on a toujours du mal à s'en détacher de ces disques là).

Quant à savoir si son engagement expressif (presque sentimental) est hors-sujet, peut-être, mais j'avouerai que c'est une question que j'ai tendance à moins me poser avec Bach qu'avec n'importe quel autre compositeur, tant sa musique se prête à mon avis avec un égal bonheur aux interprétations les plus variées. Et j'ai d'ailleurs souvent du mal à trouver de ses oeuvres une version "définitive". Parfois j'ai envie d'y entendre Hantaï, parfois Gould, parfois Leonhardt, parfois Richter (parfois Sviatoslav, parfois Karl)... qui, en dessinant chacun différents visages à sa musique, m'y font découvrir de nouveaux caractères plutôt qu'à mes yeux ne la trahissent.

Je crois même que c'est là une de ses grandes forces que d'avoir en elle tant de ressources pour nourrir des inspirations aussi différentes.
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 24 Jan 2011 - 23:09

Hippolyte a écrit:
enregistrement de ces sonates et partitas par Viktoria Mullova !
C'est une superbe version. Mullova a eu le mérite de remettre radicalement en cause son approche de Bach (elle était l'héritière de Kogan, donc très loin de l'authenticité stylistique (malgré tout je trouve que Kogan dans Bach c'est très beau)). Ici on a un Guadagnini de 1750, des cordes en boyau, un archet Barbiero et un diapason à 415. Mullova triomphe totalement des difficultés techniques qu'impliquent ces paramètres matériels, elle explose une bonne partie des versions baroqueuses sur le plan de la justesse et de la qualité de son (incroyablement rond pour du boyau).
Son jeu est d'une précision assez remarquable, les attaques sont toujours très propres (on entend quand même bien que ce sont des cordes en boyau). Les articulations sont celles héritées des réflexions des baroqueux, mais appliquées avec une rigueur implacable, on n'a pas du tout la fantaisie de la majorité des autres interprètes "historiquement informés". Les phrases sont assez courtes, mais intensément habitées. Ça reste un Bach assez carré, vif et ne cherchant pas la joliesse. Le texte est rendu sans volontarisme, pas de fioritures destinées à impressionner l'auditeur (alors qu'elle en a sûrement les moyens techniques), ou d'histrionisme destiné à animer la partition sous prétexte de jeu d'époque.
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 25 Jan 2011 - 11:41

alexandre. a écrit:
Le texte est rendu sans volontarisme, pas de fioritures destinées à impressionner l'auditeur (alors qu'elle en a sûrement les moyens techniques), ou d'histrionisme destiné à animer la partition sous prétexte de jeu d'époque.
Tu as écouté Hélène Schmit ? Elle parsème la partition de ces histrionismes et c'est merveilleux. Smile
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 25 Jan 2011 - 11:42

Ophanin a écrit:
alexandre. a écrit:
Le texte est rendu sans volontarisme, pas de fioritures destinées à impressionner l'auditeur (alors qu'elle en a sûrement les moyens techniques), ou d'histrionisme destiné à animer la partition sous prétexte de jeu d'époque.
Tu as écouté Hélène Schmit ? Elle parsème la partition de ces histrionismes et c'est merveilleux. Smile
Oui, je connais, mais je préfère assez nettement Mullova. Smile
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 28 Mar 2011 - 13:06

Jorge a écrit:

Ce disque est une expérience. De prime abord, c'est un violon sec, presque décharné. La prise de son mate n'aide pas non plus à donner du corps et de la chaleur à ce disque. Mais on se laisse petit à petit porter par les inspirations de Faust. Contrairement à tous les modernes qui jouent ces œuvres comme des bulldozers, d'un seul flux tendu et étouffant, ici tout respire. Ca fourmille d'articulations réfléchies et d'inflexions pensées pour servir le chant et la mélodie. Des ornements ici ou là relativement subtils et bienvenus.

Plus j'écoute ce disque moins je dubitatif, voilà bien un Bach humain sans prétention à l'expérience spirituelle (que je n'ai sincérement jamais trouver chez Milstein ou ses compères du même acabit). Ni baroqueux, ni moderne, ce disque est une vision sobre et affinée d'une des plus grandes pages écrites pour violon seul.
Je l'écoute de plus en plus souvent, il y a beaucoup de petites inflexions et d'ornements délicats qui rendent ces écoutes toujours passionnantes. Dans les mouvements lents, elle a une science de l'articulation prodigieuse et ses "ajouts"... très inspirés, c'est indéniable. Sinon, elle porte aussi une grande attention aux voix intermédiaires, et même les basses ne sont plus uniquement des basses ; on entend tout. Un bon exemple, c'est la loure de la troisième partita Shocked Comment peut-on faire ça avec une partition dont toutes les notes ont quelque chose de si fragile ?

Le seul reproche ce serait les arpèges de la chaconne. Elle fait pour ces deux passages le même mouvement perpétuel et ça perd en énergie, mais c'est une vision qui se défend très bien, ascétique et claire comme de l'eau de roche. D'un autre côté quand on a les chaconnes de Julia Fischer, Scott Slapin II ou Milstein, difficile de se satisfaire d'un simple mouvement perpétuel dans ces passages.
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 9 Mai 2011 - 13:14

Extrait de l'écoute comparée de la Partita n2
Johanna Martzy (1924-1979)
Spoiler:
 
La fameuse version "historique" que personne n'a reconnue.
Elle enregistre surtout dans les années 1950, pour EMI. Ses sonates et partitas sont parmi mes préférées, dans le genre vieillerie, tellement elle les tanscendent, se les approprient, en fait un truc si hors-sujet ! S'en devient génial. La précision du geste me donne à penser qu'Hilary Hahn doit l'avoir beaucoup écouté. Une partie des enregistrements de Martzy ne sortent pas de son vivant à cause d'un différent avec le producteur Walter Legge. J'ai cru lire que c'était dans les années 1980 qu'ils sont sortis. Quel gâchi...
Jorge a écrit:
trop hors style
Iskender a écrit:
Une version historique où il ne faut pas chercher l’esprit baroque. Mais c’est du beau violon, une sonorité très ronde, une prise d’accords sans dureté, voire arpégée dans la sarabande. Le phrasé est trop legato dans la sarabande. La gigue est assez dansante dans les croches avec une belle alternance de spiccato et de détaché dans les doubles. L’intonation et l’articulation sont remarquables. La chaconne a un caractère presque tragique, sans doute trop romantique (rallentis à 123-124) mais il y a de magnifiques contrastes et ça reste tout de même d'une façon générale assez sobre, sans excès.
discobole a écrit:
Sarabande : Je trouve ça un peu plat, récité mais pas vraiment très soigné question phrasés, propre mais sans vrai choix au fond. Ce n'est pas que je veuille forcément plus de pathos, de romantisme, pour une vision à l'ancienne, mais j'aime quelque chose de plus parlant. Le vibrato est un peu trop parcimonieux, comme par vagues, c'est un peu étrange.
Gigue : J'ajoute que l'enregistrement n'est pas très flatteur, on dirait un peu les enregistrements faits à la maison... Ce n'est encore une fois pas d'un engagement fou, mais c'est dansant et assez bien fait.
Chaconne : Ce legato est envahissant, quand même, et même un peu vulgaire, on n'a ni l'élégance d'un son vraiment beau ou chaleureux, ni la respiration. Du coup on retombe dans une récitation un peu plate, voire lourde. Et encore une fois ce n'est pas contre l'esthétique romantique, cela ne me gêne en rien dans Bach, et il y a des tonnes de versions tout à fait acceptables, ou du moins que je préfère largement à celle-là. Les effets sont téléphonés, là encore au bord de la vulgarité, et j'ai vraiment l'impression à chaque variation que le violoniste n'a pas idée de ce qui vient après. En plus, par moment, c'est légèrement faux sur les accords, et il y a des notes qui ne sont pas tenues comme elles devraient l'être, c'est un peu de la triche...

Globalement, version assez plate, grise, lourde par moments, non dénuée d'un certain charme toutefois. Ça fait très... viennois
atomlegend a écrit:
J'adhère pas du tout au style, non que ce soit mal interprété mais ça colle pas du tout à ce que j'entends au baroque. Pour moi c'est mielleux , hors propos je m'y ennuie .
J'accorde pour la prestation du soliste. Un m'sieur qui doit être âgé aujourd’hui. Paix à son âme.
Resigned a écrit:
Je trouve cette version un peu neutre, le son est trop étouffé (comme si on jouait dans la pièce à côté), la chaconne est longuette.
antrav a écrit:
Je me suis confortablement installé dans la version 1. Pas enchanteresse mais un beau violon qui déploie son savoir-faire dans une interprétation qu'on jugerait classique.
athos a écrit:
Enregistrement ancien. Beau violon, sûrement un grand de l'instrument.
Notes souvent liées, manque un peu de peps.
Lambert a écrit:
Des anciennes, j'aime bien la première que je trouve dans le style (Gigue dansante etc ...).
alexandre. a écrit:
Très beau son de violon, ample, mais peut-être un peu trop gros, en tout cas le legato est trop présent.
Vision plutôt solaire, qui va assez droit, mais s'épanche tout de même un petit peu.
Très agréable, mais pas le côté démiurgique que j'aime entendre dans ces anciennes versions.
Hippolyte a écrit:
Une version traditionnelle, je les aime bien a priori. Beau violon, un peu trop legatissimo. J'aime cette chaconne, assez lente, on a cependant vraiment la grande arche, ce qui, à ce tempo, n'est pas évident. Même si tout est un peu univoque dans le jeu, c'est une belle version. J'aimerais plus d'accents, plus de caractère. Je me demande qui ça peut être, je ne vois pas.
*Niko a écrit:
Ce n'est pas comme ça que j'aime entendre le violon de Bach, mais il faut reconnaitre que dans cette optique traditionnelle ça a une certaine tenue.
Malgré tout ça file droit, ça me semble précipité par moments et pas vraiment habité.

Sigiswald Kuijken (2001)
Spoiler:
 
J'avais envie de mettre un baroqueux pur et dur. Deuxième intégrale de Kuijken, enregistrée en 1999 celle-ci. [rectifications de Discobole, c'est enregistré en 1999 et publié en 2001] Le baroqueux a revu ses certitudes d'autrefois et maintenant il joue un peu moins faux et il n'en donne que plus de couleurs à son interprétation. Ca grince toujours beaucoup et ça peut agacer. Moi, en tout cas, le note à note camouflé par une prétendue authenticité me gonfle littéralement. Enfin, c'est sans doute une des chaconnes les plus rapides qui existe, 11 minutes environ.
Jorge a écrit:
trop baroqueuse.
Iskender a écrit:
La sonorité des cordes en boyaux de la version 2 sonne trop vert
- Sarabande : Il y a un esprit presque dessus de viole dans la prise d’accords de la sarabande. C’est parfois trop arpégé, presque joué note à note[...]
- Gigue : Dans la danse une version baroque prend son intérêt. Le discours est très bien mené, quelques cédez de bon goût (mes 5). Il ya des imperfections d’intonation dans la 2è partie. (mes 25-26)
- Chaconne : [...] Dans l’introduction je préfère la version 2 avec ses respirations typiquement baroques entre la noire pointée et la croche. [...] Dans les deux versions l’archet baroque rend le passage arpégé (mes 88 à 119 ) très réussi.
[...]le climax en arpège de 200 est expédié.
discobole a écrit:
Sarabande : Prise de son flatteuse, proche, pour un violon qui sans cela sonne tout de même aigrelet, même pour du baroqueux... On est à la limite de la viole d'amour... Mais le problème c'est surtout cette tendance sautillante. On ne peut pas faire moins de legato, et là tout de même, ça aiderait un peu l'écoute.
Gigue : C'est fatigant, ce jeu haché, sans même d'égalité dans les notes, aucun phrasé, et la main gauche est parfois limite fausse. Cela accroche un peu à plusieurs endroits.
Chaconne : Là encore, alors que l'instrument (enfin surtout l'archet) se prête tellement à ce mouvement en particulier, le/la violoniste préfère hacher, presser. Et puis j'en ai marre, c'est faux, presque toutes les deux mesures ! Alors oui, il y a des idées, de jolis phrasés par moments, mais enfin les intentions (surtout qu'elles ne sont pas non plus extraordinaires) ne peuvent pas rattraper les défauts de réalisation ! Je ne pourrai pas supporter de réécouter ça : j'attends de connaître le nom pour éviter tout risque d'achat aventureux un jour ou l'autre !

Du baroqueux qui pourrait faire détester les baroqueux à ceux qui ne les connaissent pas bien. C'est vraiment mal fichu.
atomlegend a écrit:
Je croyais avoir la version de référence celle de Sigiswald Kuijken. He bien non, parce que la 4 explose tout à mes oreilles du coup la mienne en pâtit. Mais quel soliste quand même. Écoutez la gigue Whaou.
Un tempo de folie et c'est quelque fois limite, la corde perd parfois sa "tenue" dans la note mais à cette cadence..... Chapeau le soliste. Ça doit transpirer sec..
Resigned a écrit:
Cette version baroque est rigide mais efficace. J'attends peut-être autre chose de Bach aujourd'hui, mais j'écoute avec plaisir.
antrav a écrit:
J'ai sautillé avec la 2. Un peu trop je dois dire pour y prendre beaucoup de plaisir. J'aime le son pourtant très très acide de cette version. Moins aimé les difficultés techniques et la justesse mal surmontées. Le boyau c'est pas facile il paraît. Et puis au bout du compte je n'ai pas été très loin malgré la rapidité avec laquelle tout ceci est expédié.
athos a écrit:
Violon baroque, ça s'entend. Interprétation assez "sèche", pas d'excentricités; beaux passages lents.
La gigue est un chouilla rapide, mais dans son style, ça avance bien... on ne fait pas dans le romantisme, là.
Je pense que cette version ne fera pas l'unanimité, m'enfin, fallait bien que je mette 3 points à quelqu'un.Cool
Lambert a écrit:
Les tempi et le son de la 2ème me satisfont moins en particulier dans la Chaconne.
alexandre. a écrit:
J'ai franchement beaucoup de mal avec le son du violon, c'est très étroit, les doubles m'agressent un peu. Et puis la justesse est franchement limite dans la gigue (dans Bach ça me gêne pas mal), l'articulation reste correcte, mais l'intonation ne suit pas. Je préfère toujours les instruments modernes à ces interprétations limitées par des instruments anciens non maîtrisés (d'ailleurs Herreweghe avait dit un coup sur France Musique qu'il préférait les Mozart de Pollini à ceux de pianofortistes qui jouent sur des instruments déglingués).
Au delà de ces considérations techniques, je trouve ça assez souriant comme version, ça manque quand même un peu de concentration à mon goût (on s'amuse presque dans la chaconne, en tout cas ça ne me fait pas décoller).
Hippolyte a écrit:
Je n'aime pas du tout. Le son aigrelet, le ton éternellement guilleret et superficiel, et le manque de justesse. La chaconne ne rime à rien. C'est une exécution qui se veut sans doute savante et qui ne fait que réduire cette oeuvre à une suite de notes et de coups de crincrin. Une fois habitués au son, on peut l'écouter sans problème, c'est de l'eau tiède, à mon sens sans aucun intérêt.
*Niko a écrit:
Aie, c'est physique là, je n'y arrive pas. Ce son strident, maigrelet, ne me séduit pas du tout. Ca me semble vide, sans âme..

Gidon Kremer (1947)
Spoiler:
 
A peu près tout le monde l'a trouvé vulgaire, et prétentieux, c'est son deuxième enregistrement ; chez ECM en 2005. (il a pour particularité d'avoir été filmé) Il y a une grande liberté dans les phrasés, il joue pas mal sur la résonnance du lieu d'enregistrement. On est bien loin de la première version hyper romantique et bien peu inspirée, il faut bien le dire. Ici c'est infiniment plus varié, on relève des changements de dynamiques assez impressionnants et puis les accoups typiques du jeu "kremerien" sonnent parfaitement ... excessifs et superficiels. (à mon sens) Ça a le mérite de ne s'entendre nulle part ailleurs.
Jorge a écrit:
[Elle] souffre d'une prise de son un peu lointaine et généreuse. A la première écoute, [elle] m'avait également beaucoup plu. A la longue, son outrance et la fragmentation du discours m'ont lassé.
Iskender a écrit:
Une Horreur. Dans la série “j’ai tout compris et je vais vous montrer comment jouer Bach autrement” c’est ce que j’ai entendu de pire. Ça se veut à la fois baroque et romantique, et les contrastes aussi exagérés entre des passages éthérés et d’autres carrément violents font de cette version une véritable carricature. Les appuis et les cédez exagérés de la gigue frisent la laideur. Dans la chaconne, les accords sont joués plaqués avec une grande dureté - tout ce que je déteste -, le passage en arpèges de 88 avec ses boursuflures est tout simplement vulgaire. Le climax est une véritable entreprise de démolition. Le pire est que tout cela se fait totalement au détriment de toute notion de pulsation, totalement sacrifiée à l’autel de la prétention.
discobole a écrit:
Sarabande : Je suppose qu'il s'agit là d'une version « à la mode ». Eh bien c'est incroyable ce qu'on peut servir de mauvaises choses aujourd'hui en les parant d'atours géniaux, façon révélation de l'année. Trahissez une partition le plus possible, faites-en de la bouillie, insultez-la, personne ne dira rien. Enfin, au piano, ça a de plus en plus de mal à passer auprès des gens, quand même, qui en ont assez des impostures. Mais au violon, allons-y, après tout il y a encore du monde pour aller écouter Nigel Kennedy. Franchement, après la version 1 je me disais : « on débute doucement, mais c'est une bonne entrée en matière pour progresser ». Mais alors quelle déception ! Enfin là je crois quand même qu'on atteint des profondeurs qui ne peuvent guère être égalées. Et dire que j'ai déjà parlé de vulgarité plus tôt, dommage, ça ne convient à aucune version mieux qu'à celle-là.
Gigue : L'avantage de massacrer comme ça une partition, c'est qu'à la longue on se dit que les horreurs qu'on entend sont toutes volontaires.
Chaconne : Désolé, je n'ai pas pu écouter jusqu'au bout. C'est au-dessus de mes forces, je ne peux pas m'infliger ça plus longtemps. Et pourtant j'ai déjà souffert jusque là...

L'horreur absolue. On ne devrait pas avoir le droit de faire ça, mais alors la palme à ceux qui ont cru bon de l'éditer.
atomlegend a écrit:
C'est cruel en fait votre jeu et faut vraiment chipoter pour essayer de faire son classement. Mais je trouve qu'elle manque de contrastes et de couleurs avec une dextérité moindre que la 2 et 4.
Que de couleurs, de contrastes merveilleusement marqués, des petits temps d'arrêt marqués là ou il n'y a pas lieu? peut être. Peut être cela peut-il paraitre aussi surjoué. Qu'importe, des sons merveilleusement "grattant" et incontestablement la version la plus bigarée. Même quand ça s'emballe ça perd jamais en intensité, les notes n'arrêtent pas de fuser. Qu'on me donne le nom de ce monsieur ou de cette dame et j'achète sans compter.
C'est du méga grand violon, le Carmignola, le Biondi de Bach.
Resigned a écrit:
J'ai commencé par être un peu choqué par cette approche. C'est très fougueux mais sans virer à la démonstration. La chaconne est très prenante, l'alternance de violence et d'apesanteur a très bien pris chez moi.
antrav a écrit:
Et si on ne parlait pas de la version 3 ?
athos a écrit:
L'instrument à un son magnifique.
Très personnel, beaucoup de changements tension/relâchement, avec des notes accentuées, et des fulgurances aussi.
Engagement dans les forte, tempo changeant.
Moins convaincu par la chaconne.
Un(e) violoniste qui en a sous le pied. J'aurais pu la mettre devant pour son engagement.
alexandre. a écrit:
Les coups d'archet sont violents (ce qui rend pas mal d'accents assez vulgaires), le texte haché menu. C'est intéressant d'introduire de l'inégalité chez Bach, mais ici ça devient totalement désarticulé rythmiquement, caricatural de brutalité. Et j'aime l'engagement, mais ici c'est une fin en soi, donc pas d'émotion. Dommage parce-que le son de violon m'est plutôt agréable.
Même si les phrasés extrêmement longs des anciens ne sont plus d'actualité, ce n'est pas une raison pour supprimer tout phrasé, puisqu'on finit pas supprimer toute tension (la chaconne est épouvantable sur ce plan).
Hippolyte a écrit:
C'est très surprenant, même très agaçant. A la fois déconstruction (ou destruction, selon le point de vue qu'on aura) et mise en scène de soi (en tant qu'interprète). ça ne manque pas de brio et d'engagement, et certaines choses ont de l'allure, mais c'est quand même tellement artificiel et appuyé que c'est impossible. Cependant ce n'est pas rien (contrairement à la 2), c'est déjà ça..
*Niko a écrit:
L'impression que l'interprète en fait des tonnes, c'est bien trop épais à mon goût, vraiment exagéré, artificiel. On perd toute la grâce, l'âme et le feu intérieur dans la Chaconne.

Plus de détails ici : http://classik.forumactif.com/t5345p40-ecoute-comparee-bach-partita-n2-bwv-1004


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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 9 Mai 2011 - 13:23

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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 9 Mai 2011 - 13:26

Personnellement, j'aime assez les versions grinçantes, bref, assez baroques. J'ai beaucoup d'affection pour la version des sonates et partita par G. Poulet.
Par contre, quelqu'un a-t-il écouté la version khachatryan ?
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 23 Mai 2011 - 14:48

Nathan Milstein II (1903-1992)

Beaucoup l'auront reconnu. Enregistrée en 1975 chez DG. On sent la sueur et la recherche d'effet extrêmement poussée, c'est plus intéressant que la première version, purement virtuose. Néanmoins ça peut encore déplaire tant Milstein se met lui-même en scène dans ces pages. (et manque de justesse, certes) A la fin de sa vie il jouait beaucoup ces sonates et partitas. A noter que la chaconne flamboyante est jouée un peu différemment dans la vidéo qu'on peut voir sur Youtube. Il changeait ses doigtés et ses phrasés souvent d'après le documentaire Art of violin de Bruno Monsaingeon.

antrav a écrit:
Celle d'un bûcheron, j'aime son âpreté, son aridité, l'absence de concession au beau son. Malgré son engagement elle n'est pas extravertie. Très proche du violon, ça sent le bois et la colophane travaillés par les mains d'un artisan, sans manières. La musique pour un homme seul, un geste funambulesque mais pas désespéré. M'étonnerait qu'il y ait eu besoin de beaucoup de prises pour cet enregistrement. Si ce n'est pas mon tout premier vinyle, mon troisième sans doute, c'est celui qui m'a fait accéder à un autre type d'écoute, très approfondie. Suffisamment neutre et humble je trouve pour laisser respirer la partition.
C'est un peu vrai des autres versions, quelque soit leur choix de lecture, elles n'arrivent pas à amoindrir ce qui est écrit. Le contrepoint reste toujours solidement expressif sans doute.
discobole a écrit:
Sarabande : C'est drôle, j'ai beau très bien connaître cette version, je ne sais pas ce que j'écoutais avant de me mettre dans cette écoute, mais j'ai cru entendre un violon baroque... Bref, c'est dire à mon sens combien cette version est réfléchie et « authentique ». On a là du Bach pesé, pensé, pas lourd ni romantique, mais cela rentre dans la corde, cela vibre. Sur la durée, toutefois, peut-être par trop grande habitude, j'ai eu l'impression de rester un peu extérieur, je ne ressens pas ce que j'espère.
Gigue : Très bien fait, mais là encore, un peu extérieur, soigné et joli mais suscite chez moi plus d'admiration que d'amour.
Chaconne : Là encore pas de surprise, mais encore une fois extrêmement bien fait. C'est fluide, naturel, classique... Mais Ô combien réussi et par moments émouvant ! Cette chaconne est vraiment un moment particulier.
Jorge a écrit:
Dans la sarabande, c'est au-dessus de mes forces: uniformité, son tout le temps appuyé, strident, des libertés rythmiques, un discours répétitif. La gigue me vrille les oreilles. La chaconne m'assomme en quelques mesures.
Iskender a écrit:
Version classique jouée très legato. Le timbre est vraiment trop vert, trop cru.
- Sarabande / gigue : La prise d’accords est belle dans la sarabande, sans dureté. Il y a d’une façon générale une très belle articulation dans la sarabande et la gique.
- Chaconne : Les accords sont trop durs et plaqués, et ce timbre est désagréable, ce n’est pas du beau violon. Il y a dans cette chaconne des portamenti malheureux dans certains démanchés (mes. 79). Le passage en arpèges de 89 est très intéressant avec ses variantes entre les différentes options d’archet possibles. Mais la deuxième moitié de cette chaconne manque d'intérêt musical et de cohérence : Les accords du climax à 200 ne sont pas très réussis et l’apaisement de 208 manque de contraste.
Conclusion : très inégal et violonistiquement c'est loin d'être parfait.
Lambert a écrit:
La V1 me plaît le moins avec des soucis de justesse, une Gigue trop précipitée, l'interprète fatigue à la fin de la Chaconne (faut dire que pour l'endurence ça doit être pénible cette danse).
athos a écrit:
Très belle prise de son.
J'accroche moyennement, finalement. Il y a des effets comme provoqués, mais qui tombent à plat.
D'autres passages joués très uniformément, comme un beau film avec de belles images, mais une histoire qu'on a du mal à suivre.
Resigned a écrit:
Une version sans chichis. Mais quelques sonorités un peu désagréable... un peu trop brutal à mon goût.
Hippolyte a écrit:
Quatre versions de très belle tenue, difficile donc de faire un choix.
Je suis toujours fasciné au début par cet engagement et cette tension puis vite agacé, presque assommé par ce volontarisme permanent, démonstratif. J’ai été frappé par quelques défauts de justesse dont je ne me souvenais pas, et surtout par les changements brusques de rythme. Même cette légendaire chaconne, si tendue, m’a un peu déçu. La prise de son n’est décidément pas flatteuse.
alexandre. a écrit:
Le son du violon ne me plaît pas beaucoup, il y a pas mal de stridences. Je trouve le discours extrêmement linéaire, les lignes sont tendues mais il n'y que peu d'appui, c'est assez lissé. Je suis resté totalement à l'écart de cette sarabande métronomique. La gigue m'a semblé un peu systématique. Un peu de temps pour rentrer dans la chaconne, à la fin c'est quand même magnifique, mais pour moi ça ne rattrape pas ce qui précède...
*Niko a écrit:
Je me rends compte de la difficulté pour moi d’évoquer une œuvre pour violon seul aussi riche que celle-ci. Ca me touche beaucoup et je manque d’expérience avec le violon seul, que j’écoute très rarement finalement… Bref difficile d’en parler.

J’ai trouvé le trait de cette version vraiment trop épais et appuyé. Ce n’est pourtant pas sans qualités : une certaine virtuosité, de l’investissement. Bien trop encré dans la terre pour moi, pas assez aérien.
Pan a écrit:
Une merveilleuse gigue

Viktoria Mullova (?)

Enregistrée en 2008 pour Onyx. Elle avait déjà très fortement dégraissé son style avec ses Vivaldi, et depuis elle ne joue plus que sur instrument ancien. Très peu de vibrato, et même des notes blanches, c'est un Bach mis à nu, sans aucune forme de sensiblerie et avec un respect scrupuleux de la partition, ce n'est plus uniquement du violon (je pense aux arpèges de la sarabande, l'accord de la fin est bien détâché, juste avant la cadence. Ça ressort bien, façon orgue), pourtant ça ne sonne pas désincarné du tout. Il y a quelque chose d'indéfinissable là-dedans, un ascétisme fascinant, pas toujours au goût de tout le monde.

antrav a écrit:
Je passe sous silence, sans intérêt pour moi.
discobole a écrit:
Sarabande : Là on sent la démarche musicale baroqueuse soignée et globale : repenser la partition, la mettre en adéquation avec l'instrument, avec ses qualités, ses limites. La prise de son excellente, qui restitue cette spatialisation du jeu (ce jeu avec le lieu, l'écho, le silence), accentue le plaisir.
Gigue : Ah, que c'est beau, que ça respire ! Que ça danse ! J'ai l'impression d'entendre ici le même Bach que dans les cantates ou les Goldberg, je veux dire par que j'ai souvent l'impression que les violonistes ont une attitude trop violonistique face à ces partitions, et jouent cela comme si ce n'était pas le même compositeur que le Bach claveciniste-organiste... Ici ce n'est pas le cas.
Chaconne : Encore une fois, grande inventivité, poésie, beaucoup de soin, de souplesse dans les phrasés, et un usage optimal de l'archet baroque. Grande maîtrise. Dans cette poule c'est ce que je trouve de plus convaincant jusque là, finalement (sacrilège !).
Jorge a écrit:
Enfin quelqu'un qui a des choses à dire, des idées musicales. On respire ici ! Parfois trop, la fragmentation et l'artificiel du discours ressortant. Au final, c'est un peu trop gentillet pour une sarabande. Une magnifique gigue, sans ostentation mais musicale. La chaconne est comme la sarabande, c'est trop doux, presque pingre dans la réalisation et l'intention
Iskender a écrit:
Version baroque. Beau timbre, pour comparer les versions baroques c'est bien mieux que la version 2 poule I et peut-être un peu moins bien que la 4 (du point de vue sonorité).
- Sarabande : Les accords sont énoncés note à note, ce n’est même plus arpégé, c'est un peu exagéré et éthéré. Mais le climat très recueilli ne procure pas l'ennui, c'est une réussite.
- Gigue : Beau discours, sans les excès de rubato que la version 4/Poule I.
- Chaconne : Le sommet de cette version, qui lui donne toute sa valeur. Beaucoup de respiration après les accords et les rythmes pointés, c'est très baroque, peut-être un peu exagéré par manque de résonance. Mais cette chaconne est très belle , pleine d’idées musicales sans pour autant avoir de la prétention. Les arpèges détimbrés à 89 et la montée c’est très réussi. Chaque partie a son caractère, ses bonnes idées. Le Majeur est beau, recueilli, le climax qui commence en arpège tradition baroque) et se poursuit en accords (tradition plus classico-romantique), c’est très bien pensé . L’épilogue de 228 est peut-être le plus beau parmi les versions jusqu’ici proposées.
Conclusion : une version baroque que je préfère à la 4 de la poule 1 musicalement mais qui ne détrône pas ma référence du genre... Mr. Green
Lambert a écrit:
La V3 dans l'esprit, délicate (un peu trop?). Les accords sont arpégés à l'espagone, superbe son. Gigue pas à mon tempo idéal.
athos a écrit:
Prise de son dans une salle réverbérante peut-être, ça donne de l'écho (un chouilla trop) au violon baroque.
Ca me plait, même si les notes sont courtes, il y a de l'intériorité, de l'émotion. Nettement mieux que le baroqueux de la poule précédente, pas de fautes de goût. Je la mets devant, ça me parle. C'est beau !
Tant pis si tout le monde la jette, moi je la garde. Smile
Resigned a écrit:
Je ne suis pas follement enthousiasmé par le son baroque, mais quand c'est joué avec une telle classe, on ne peut que se taire et baisser les yeux.
Hippolyte a écrit:
Très beau violon aidé par une réverbération d’église. Je déteste les notes arpégées de la sarabande, ultra chichiteux tout ça. La gigue est magnifique, dansante et virevoltante. Quant à la chaconne elle est d’abord exécutée avec des coups d’archets millimétrés dont l’application est désespérante ; puis ça décolle bien par moments : c’est dommage, on sent une personnalité, mais elle semble un peu bridée par la science ; peu à peu la chaconne prend de l’ampleur, et c’est très réussi. Je suis très partagé.
alexandre. a écrit:
C'est un peu timide comme violon, comme si l'instrumentiste avait peur de s'engager. Et ça a beau être un violon baroque, je trouve que ça manque singulièrement de puissance. Dans la sarabande et la gigue, les lignes sont par fois trop peu affirmées, et c'est dommage parce-que sinon c'est très agréable. Ça reste encore un peu gentil dans la chaconne, c'est même presque nonchalant par moments, heureusement ça se tend tout de même un peu. Globalement très propre, mais pas de grand émotion, ça reste quand même un peu neutre.
*Niko a écrit:
Une version qui m’a déçu au final. Elle avait pourtant un beau potentiel en termes de sonorité, d’intériorité. Mais, ça ne décolle pas. C’est timide et ça manque d’exaltation. Dans la catégorie baroque, pour moi c’est incomparable avec le feu intérieur de la version 4 de la 1ère poule.

Antoine Tamestit (1979)

Une version pour alto. Transcrite du Ré mineur au Sol mineur, donc. Sortie en 2007 chez Naïve/Ambroisie. Je fus plutôt déçu à la première écoute, l'objectivité gâchant un peu tout et les baroquismes n'étant pas nécessairement bien amenés. (les reprises de la gigue n'apportent rien de plus que la première exécution. Dommage parce que les reprises servent un peu à donner autre chose à entendre...) Le son est beau, rond, puissant, large, superbe mais au service de quoi ? C'est beaucoup trop collé à la partition, chirurgical, ça ne respire pas la liberté. (la sonate de Ligeti, couplée avec la partita, est quant à elle nettement plus réjouissante) J'espère que personne ne l'a sous-notée PARCE QUE ce n'est pas du violon. siffle

antrav a écrit:
Je ne connaissais pas et je suis très surpris par sa pertinence. J'aime beaucoup mais au fond c'est tendancieux de la mettre en rivalité avec les autres versions. Mr.Red
discobole qui est très vilain avec le plus bel instrument de tous les temps a écrit:
Sarabande : OK, bon, celle là c'est pour la curiosité. C'est du violoncelle piccolo, plutôt que de l'alto, non ? Je ne savais pas que cela avait été fait, à part l'expérience de Bylsma (mais pas dans cette partita-ci). Évidemment c'est MAL, mais c'est bien joué, donc je ne vois aucun problème à écouter. Bon, c'est pas mal, ça chante bien, c'est certain, on ne retrouve pas ça si fréquemment. Il faut dire que c'est plus facile, aussi, comme ça.
Gigue : J'écoute, j'écoute.
Chaconne : C'est vraiment bizarre, quand même, ça donne parfois l'impression de ne pas entendre la même partition. C'est une belle preuve, s'il en fallait une, que sur un instrument différent, même si la différence réside presque seulement dans la hauteur de son, une partition n'est plus la même. Impossible de ressentir le même poids émotionnel donc, dans la chaconne, alors même que j'adore le jeu de ce musicien...

Note : hors-concours, je n'attribue pas de points mais je ne mets pas zéro Mr. Green
Jorge tout aussi méchant, et c'est mal a écrit:
Pas sur violon. Peut-être le fameux violoncelle d'épaule. C'est en tout cas très bien fait mais ça manque cruellement d'aspérités et de contrastes. La gigue est alourdie et on sent les limites de l'instrument. Chaconne qui ne passe pas dans cette gravité mal assumée.

Poule intéressante qui bouscule mes idées et mes interprétations habituelles. Je suis curieux d'avoir les noms de 2&3 Smile
Iskender qui a raison d'aimer Rysanov (bon, j'arrête mes commentaires) a écrit:
Version à l’alto, sur alto moderne mais avec des partis pris baroques. C’est très équilibré, très réussi.
- Sarabande : Les accords joués arpégés ont un côté viole qui serait presque hors de propos sur un violon mais à l’alto c’est très intéressant et agréable.
- Gigue : prise assez lentement, l’émission du son n’est pas immédiate comme au violon dans ce genre de pièce, et ce choix de tempo est très bien assumé car l’interprète fait tout sonner et compense le tempo par un caractère très baroquisant.
- Chaconne : toujours ce côté baroque dans les accords, les rythmes pointés du début sont très ressérés, ça marche très bien. Les arpèges de 89 ne sonnent pas terriblement sur l’alto. La modulation en majeur, très apaisée est très agréable. On sent que l’interprète part de là pour monter jusqu’au climax de 200, tout cela est bien conduit. Ces accords de 200 sont joués arpègés, une option que je ne partage pas et les graves manquent de profondeur, on regrette le son d’alto d’un Maxym Rysanov par exemple.
Conclusion : Une version qui ne vaut pas que pour la performance de jouer cela à l'alto : l'équilibre instrument moderne / inspiration baroque est quasi-idéal, mais des limites dans la Chaconne quant à la transposition
Lambert a écrit:
La V4 est pour moi la meilleuse depuis le début, technique excellente, beaucoup de nuances, elle m'emporte.
athos a écrit:
C'est quoi ? Un alto ?
Bonne idée en tout cas de l'avoir mise, ça change un peu. Les tempi sont moins rapides.
Bien exécuté, un peu sage ? Je préfère le violon, difficile de comparer deux instruments.
Resigned a écrit:
Je l'ai laissée de côté pour l'écouter à part. Et c'est une belle surprise, techniquement irréprochable. Moins coulant que d'autre mais articulé à la perfection. J'ai l'impression d'entendre un vieux sage. En réécoutant les premières versions après la dernière, l'émotion chez elles paraît moins authentique...
Hippolyte a écrit:
Très belle version (sur alto ?), et intéressante, mais difficile de comparer aux autres. J’aime ce son plus grave mais curieusement, du fait de ce changement de hauteur, il semble qu’il manque quelque chose à cette chaconne, ce qui la fait s’élever, peut-être.

Je trouve difficile de comparer des versions qui ne sont pas dans le même esprit. Comparer les anciens aux baroqueux, le violon et l’alto, c’est vite limité et cela offusque l’appréciation de l’interprétation proprement dite.
alexandre. a écrit:
Malgré le changement d'instrument, c'est très bien réalisé. Très intéressant de caractère, phrasés baroques et très bien galbés. Pas très impressionnant dans la gigue, mais tout de même très convaincant. C'est dans la chaconne que la transposition m'a le plus gêné, comme si l'aigu participait à la construction de la tension et au climax final, et dans les passages rapides ça paraît moins naturel, plus tendu pour l'instrumentiste.
Et puis c'est dommage la stéréo qui fait gauche <-> droite sans arrêt.
*Niko a écrit:
La version la plus atypique de cette poule. J’imagine que c’est joué sur un alto. La sonorité est chaleureuse, plus simple, plus intime.
J’ai beaucoup aimé la Gigue, prise plus lentement que les autres, mais qui met mieux en avant le balancement et les détails du son.
Il y a une véritable âme dans cette version et c’est cette Chaconne qui m’a le plus emporté dans cette poule.
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 6 Juin 2011 - 12:50

Yehudi Menuhin (1916-1999)

Je voulais mettre cette version de 1934... parce que c'est tout simplement la première intégrale des sonates et partitas enregistrée. Un pari un peu fou dont Menuhin se faisait l'expert dans ces années-là. (à voir son intégrale des concertos de Mozart, il y enregistre même un faux concerto - sans le savoir - et avec une cadence improbable d'Hindemith, en plus) C'est le témoignage d'une époque où Bach était Dieu et le violon était extravertie au point que ça peut paraître insupportable à nos oreilles. (sans parler de la saturation inhérente à la mauvaise qualité de la prise de son et puis cette destruction du contrepoint !)
Jorge a écrit:
J'ai essayé de faire abstraction de la prise de son qui donne mal à la tête tout de suite. Je n'entends qu'un seul son tout du long de la sarabande, un gros bourdon bloqué sur le mode aigu strident appuyé et parfaitement métronomique. Ca n'a rien à voir avec la vie ni avec Bach ; un clavier midi y mettrait plus d'humanité. Gigue atroce, complétement écrasée et sans respirations. Chaconne sans ampleur, martelée maladroitement.
Iskender a écrit:
- sarabande. Version à l’ancienne qui prend son temps. Indépendamment du fait que c’est une prise de son qui date, le timbre n’est pas très agréable. Il y a une tension dans le jeu, une sorte de fébrilité d’archet dans les prises d’accord qui met mal à l’aise.
- gigue: le timbre est plus rond, c’est propre mais très égal d’archet, un peu récité. Et les croches qui commencent chaque partie sont très à la corde, sans spiccato, ce n’est pas du tout dansant.
- chaconne : C’est propre mais par moments très récité, très “sérieux” (64). La nuance très piano prépare très bien le passage arpégé très réussi. On retombe ensuite dans quelque chose de très sage. Le point culminant de 209 est on ne peut plus à la corde, ce n’est pas prenant et il ya de petits soucis d’intonation. Dans la conclusion on attend vraiment que ça se termine.

Conclusion et note : C’est propre, mais pas franchement prenant.
athos a écrit:
Finalement, aucune de ces versions ne me plait.

Très ancienne sûrement, impossible de monter le son, ça me fait mal aux oreilles.
1 : Assez appuyé, théatral.
2 : Notes liées, ça manque de légereté, c'est sensé être une danse, je suppose. Bof bof.
3 : De l'allant, assez énergique. Joue fort.
Resigned a écrit:
1- Je ne supporte pas cette sonorité criarde, je suis incapable de donner un avis.
antrav a écrit:
C'est totalement en dehors de ce que j'aime. Un beau témoignage préhistorique sans doute. Gros vibrato, alanguissement, rubato excessif. Mise à la trappe du contrepoint pour souligner le dessin mélodique. Je comprends qu'on puisse aimer ceci dit. Pas très beau quand même.
Hippolyte a écrit:
Comme il est cruel de comparer un tel enregistrement aux autres ! Le son est tellement ingrat que c'est assez vite disqualifiant. D'abord rebuté par l'âge du son, j'ai réussi, à force d'écoute, à m'y habituer, et j'ai bien fait. Cette version, sans doute un des premiers enregistrements de ces oeuvres, ne manque pas de grâce. Certes on a depuis entendu mieux, cela ressemble à une antique version de l'honnête homme. Tout y est assez net (juste quelques problèmes d'intonation parfois, mais sans doute n'y avait-il alors pas de très nombreuses prises, peut-être était-ce fait en une seule prise, je serais curieux de le savoir). C'est dans la sarabande que le son du violon paraît par moments un peu ingrat mais il y a là une très belle intensité. La gigue paraît trop linéaire et legato, ça ne décolle pas assez. J'aime beaucoup la chaconne, réussie dans l'ensemble malgré quelques passages à vide, sans précipitation, sans effet de manche non plus, avec une belle gravité.
Lambert a écrit:
Elle apporte une belle énergie mais j'ai un problème avec les vieilles versions dans lesquelles il m'est difficile de faire abstraction de la qualité de l'enregistrement.
alexandre. a écrit:

Phrasés longs et étirés à l’extrême, version très grave, sombre. L’interprète cherche beaucoup à mettre en avant les contours mélodiques, quitte à presque éliminer une partie de l’écriture. Mais autant ces modes de jeu me sont impossibles dans la musique vocale de Bach ou dans sa musique pour grands effectifs, dans la musique pour instrument seul ils peuvent me séduire. L’archet est plutôt sûr, mais ça reste quand même un peu trop linéaire, il y a beau avoir une certaine intensité je ne suis pas touché de bout en bout.
discobole a écrit:
Sarabande : C'est tenu, tendu, puissant. Cela impressionne, mais sans vraiment toucher...
Gigue : Legato extrême : c'est toujours puissant mais ça manque de danse... Techniquement impressionnant mais au fond assez froid
Chaconne : Puissant, romantique... Mais aussi très statique : joué comme ça d'un bout à l'autre on ne sent aucune progression dramatique !

Julia Fischer (1983)

L'exemple même de cette génération directement inspirée des baroqueux mais qui conserve toutes les possibilités des instruments modernes. C'est ici un live tiré du récital au TCE, donné le 8 mars 2010. Un son clair, limpide, éminemment spirituel, c'est Julia Fischer. Je tiens son intégrale en très haute estime. Dans la chaconne, elle fait beaucoup resortir la suite d'accord et ses modifications infimes, je crois qu'elle est la seule à faire ça et ça pouvait peut être en aider certains à la reconnaître. C'est sans doute ce qui t'a donnée cette impression de retour en arrière, Jorge ? Et puis, elle a une manière de plaquer les arpèges en "deux fois"... ça peut gêner.
Jorge a écrit:
baroque, trop baroque. Une sarabande à bout de souffle, cadavérique. De belles articulations dans la gigue, des contrastes mais ça ne fait pas danser plus que ça. Un peu trop mince et ça file trop. La chaconne, c'est un peu le bazar. On ne sent aucune progression, au contraire, ça freine et ça ressemble à un perpétuel retour en arrière.
Iskender a écrit:
- sarabande : très maniérée. Cette façon de couper les accords en deux, de faire attendre le suivant, de faire des fins de phrases éthérées, c’est au détriment du phrasé, et on ne voit pas bien où l’interprète veut en venir.
- gigue : c’est sûr qu’il y a de l’accuentation, un côté dansant mais c’est tellement spiccato que c’est très “énervant” et dans un autre genre tout aussi maniéré que la sarabande. Et le timbre n’est pas terrible.
- chaconne : les mêmes tics que dans la sarabande sur les accords du début. A partir des accords en allers-retours c’est carrément boursouflé. A partir des doubles croches c’est mieux le phrasé est assez intéressant et la musique prend enfin vie. Mais ce timbre est vraiment déplaisant, particulièrement la corde de sol.
Les arpèges avec l’archet un peu flottant qui décolle de la corde ce n’est pas mal, la façon de faire ressortir la note médium de l’arpège et de créer la ligne mélodique est assez unique en son genre et très réussie.
Le Majeur est trop lent, on retombe dans l’attentisme, ça n’avance pas beaucoup. La montée jusqu’à 200 traîne des pieds, il ne se passe rien au climax.

conclusion et note : maniéré est vraiment le mot qui caractérise pour moi cette version dans son ensemble.
athos a écrit:
1 : Notes courtes, ça avance peu. De l'écho.
2 : Assez sautillant, m'enfin, pas le top.
3 : Peu de nuances, plutôt lent, risque d'ennui.
Resigned a écrit:
Une version légère et gracieuse, peut-être un peu trop sage; après un démarrage monotone, je trouve la chaconne plutôt réussie malgré une sonorité parfois désagréable (surtout au début mais on s'y fait).
antrav a écrit:
Une petite souris qui fait son Bach dans son coin, c'est féminin. Appliqué, propret, léger, assez intérieur tout de même, mais elle garde trop de choses dans la tête et n'en colle pas assez dans les doigts. Joli quand même. On s'emm... à la longue.
Hippolyte a écrit:
Cette façon de tout jouer du bout des doigts, sans corps, sans chair, dans l'éther, mais en plus avec le petit doigt levé, c'est très vite assommant. Sarabande chichiteuse, gigue réduite à un staccato bêtement sautillant et sans vie, même pas propre (dans ce genre d'approche, on attend au moins cette perfection-là), la chaconne est sans intérêt, bourrée d'effets ridicules qui la rendent très vite inaudible, un vrai bordel. Voilà un violon pas bien beau qui affecte l'éther, n'a rien à dire et prend la pose.
Lambert a écrit:
Elle a ma préférence car parfaitement maitrisée et équilibrée (surtout la Chaconne) avec des belles doubles cordes et des graves marcato.
alexandre. a écrit:
Version très légère, ça sautille, ça tournoie, mais ça manque tout de même d’intensité. Je trouve même que ça manque un peu de conduite, dans la chaconne on ne sait pas trop où on va, chaque variation est jouée l’une après l’autre sans aucune tentative d’unification.
discobole a écrit:
Sarabande : Tout l'inverse des choix de la version 1 : de la souplesse, du velouté !
Gigue : Là aussi, très souple, du coup ça danse, c'est prenant. Et ça n'empêche pas d'avoir un son travaillé, un des plus beaux et chaleureux que j'aie entendu au violon baroque.
Chaconne : C'est virtuose et en même temps d'une musicalité folle. Cette finesse dans les phrasés, cette respiration ! Et le tout en public ! C'est incroyable !

Scott Slapin II (1974)

Deuxième version pour alto. Sortie en 2006 chez Eroica Records. Quelques baroquismes très bien intégrés au jeu de l'alto, une technique très virtuose, (il a aussi enregistré les caprices de paganini à l'alto, il est fou !) une belle fluidité malgré les découpages assez ludiques que l'on peut distinctement entendre dans la gigue. (Toutes les transitions/marches harmoniques sont jouées piano) Il joue toutes les partitas d'un seul souffle, pas de pose entre les danses. J'adore ce que fait cet altiste bien que, j'en conviens, ça sonne souvent superficiel. Il se dit inspiré par Heifetz, ça s'entend peut être dans les arpèges de la chaconne mais vu que je ne suis pas fan du tout d'Heifetz... Sa première version est aux antipodes de celle-ci, très romantiques. A signaler que sa précédente intégrale était aussi la première à l'alto.
Il est aussi compositeur, on peut trouver deux-trois trucs sur sa chaîne Youtube.
Jorge a écrit:
sarabande terriblement mal définie, ça chuinte dans les basses et ça souffle comme un bœuf en fin de carrière. Le son est intéressant mais l'instrumentiste ne sait rien en faire. Gigue sans appuis, un danseur serait bien embêté. Aigus franchement craignos. La chaconne souffre de tout cela à la fois: lisse, sans aspérités, sans vie, sans appuis, quelques tentatives d'effets inabouties.
Iskender a écrit:
version à l’alto - alto baroque ?
- Sarabande : prise de son trop réverbérée, instrument lointain. Du coup cette prise d’accord assez arpégée fonctionne dans la résonance mais c’est un peu trafiqué.
- gigue : Beaucoup de caractère et de légereté. L’interprète prend le risque d’un tempo plus rapide mais là où Tamestit prenait plus lent pour faire tout sonner sur un alto là il y a du coup un manque total de prise de son. C’est trop flottant d’archet, la corde grave n’est pas mise en résonance.
- chaconne : Même remarque que la sarabande pour les accords du début. Les accords renversés qui suivent sont vraiment moches. Ce côté flottant d’archet et détimbré me fait me demander s’il s’agit d’un alto baroque, je n’en suis pas vraiment sûr.
Le climat général est assez plaisant, agréable, mais cette réverbération noie le discours.
De bonnes idées comme l’accélération de tempo à 57, de sorte que l’interprète s’impose pour la suite un tempo qui demande beaucoup de vélocité. La recherche d’effets et la variation des coups d’archet possibles dans les arpèges est intéressante mais ça devient par moments un peu brouillon, de même pour les accords de la montée au climax.
La toute fin est belle, mais il ya un portamento très disgrâcieux avant la dernière note qui gâche tout.

Conclusion et note : une version plutôt agréable mais gâchée par cette prise de son très peu naturelle. C’est d’autant plus gênant qu’on se demande si ce n’est pas un parti-pris, si l’interprétation fonctionnerait avec une prise de son plus “réaliste”. Ça me fait penser à un pianiste auquel on reprocherait de tout noyer dans la pédale.
athos a écrit:
Un alto ? Ca ressemble à un instrument ancien, presque une viole. De la reverbération.
1 : Pas mal, intériorisé.
2 : C'est rapide, le tempo est peu marqué. Je trouve que ça déraille, brouillon. Est-ce toujours juste ?
Ca passe pas.
3 : Passages lents ok.
Resigned a écrit:
Ce son fait merveille dans la sarabande, très spirituelle. Par contre, ça déraille un peu dans la gigue. La chaconne est originale dans certains choix mais elle ne tient pas la distance. A certains moments, on dirait que le musicien n'y croit plus lui-même.
antrav a écrit:
Le son est moche, on dirait un alto fêlé. silent
Pas grand chose à dire, le bonhomme montre sa virtuosité, sans doute la plus rapide des chaconne et bien maîtrisée j'ai l'impression.
Pas eu le courage de l'écouter deux fois.
Hippolyte a écrit:
Là on change d'instrument. Est-ce quelque viole d'antan ? La sarabande ne manque pas de beautés, mais tout y est très égal et c'est somme toute assez lugubre. Tout semble égal et le son n'est pas bien beau. La gigue est périlleuse, ça grince aux articulations, et ça devient très laid. Dans la chaconne, il y a un concours de vitesse par moments, des ralentis étudiés à d'autres, c'est complètement vain, pas beau, comme si c'était l'occasion de faire démonstration des possibiltés de l'instrument : ce musicien pourrait jouer autre chose, on sent que ce serait pareil. Je trouve que ça n'a aucun intérêt.
Lambert a écrit:
Enfin, la 4 ma semblé trop gentillette malgré que la Sarabande qui s'en sort très bien dans ce style.
alexandre. a écrit:
La prise de son défini assez mal l’instrument, et en plus l’articulation n’est pas extrêmement claire. Ca avance beaucoup mais j’ai l’impression que certaines notes passent à la trappe, surtout les graves, comme si l’interprète n’arrivait pas à les attraper. J’ai eu l’impression qu’il ne se passait rien dans la chaconne, j’ai trouvé ça presque scolaire, il met les notes sans trop adhérer à ce qu’il fait.
discobole a écrit:
Sarabande : Bon, encore un autre instrument, de l'alto aussi je suppose. Contrairement à la version 2.4, je ne trouve pas ça toujours très plaisant, c'est techniquement un peu vague déjà, imprécis, et ça me déplaît.
Gigue : Même chose, c'est souvent trop flou au niveau de l'articulation. On a une certaine élégance des phrasés mais globalement ce n'est pas très beau et l'instrument est trop aigre.
Chaconne : Là, la chaconne n'est plus du tout un morceau de bravoure mais une lamentation intimister, ce que la tessiture suggère est renforcé par les choix de l'artiste... C'est un abus d'interprétation, en quelque sorte. Et la technique imprécise, le style parfois assez inélégant, achèvent de me déplaire.
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 13 Juin 2011 - 0:00

Quelqu'un connait Enesco (le maître de Menuhin) ?
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 13 Juin 2011 - 13:27

cherchemusique a écrit:
Quelqu'un connait Enesco (le maître de Menuhin) ?
Je n'ai jamais écouté mais j'imagine que c'est tout aussi atrocement larmoyant que Menuhin. Mr. Green
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 13 Juin 2011 - 17:25

Les sanglots longs des violons de l'automne...
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Hippolyte
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 13 Juin 2011 - 18:33

Je viens de découvrir les 1ers enregistrements de Heifetz, ceux de 1935, les sonates n° 1 & 3 et surtout la partita n° 2, c'est magnifique. Aucun sentimentalisme, mais une expressivité, une éloquence et une force phénoménales. Un vrai choc. Et le son est excellent.
Je ne connais pas son intégrale des années 50, je ne sais pas si c'est aussi bon, mais ces enregistrements-là sont un sommet. Je les ai dans une édition EMI, de la collection "Références". Mais je crois que ç'a été repris dans le coffret Icon.

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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Ven 24 Juin 2011 - 13:25

John Holloway (1950-60s ?)

Baroqueux par excellence, il joue souvent faux, avec des tempos fantaisistes et ça grince pas mal mais quels phrasés ! Quelle variété de jeu ! Une version à écouter pour entendre autre chose. La réverbéréation est vrament excessive par contre. C'est le plus gros défaut, à mon sens et c'est aussi pour cela que je ne l'écoute pour ainsi dire jamais. bounce
Jorge a écrit:
-sarabande: c'est bien fait, du violon baroque avec un son intéressant, très typé. Par contre, musicalement ou émotionnellement, je reste totalement extérieur ; aucun intérêt. Version passe-partout.
-gigue: difficilement supportable à cause d'aigus qui crissent. Sinon, là aussi c'est en style, en goût mais sans personnalité ; toujours aussi impersonnel.
-chaconne: sans ambition, sans abîme, sans drame. Une objectivité un peu ennuyeuse: on attend assez peu les développements à venir, on a vite envie d'arrêter.

Une version particulière dans le milieu baroque identifiable à coup sûr à cause de la sonorité typique du violoniste. Il essaie de se contenir et de faire plus sérieux qu'il n'est. Dommage, en dépit de cette contrition, c'est une version attachante et avec laquelle, au regard des autres versions, je me montre très sévère. Mais le son donne vraiment mal à la tête au bout d'un moment.
Lambert a écrit:
je me suis imaginé l'écouter en plein concert, solennel
athos a écrit:
Version baroque, c'est marrant les versions baroques sont souvent enregistrées dans une pièce avec pas mal d'écho, peut-être pour ajouter de l'ampleur à l'instrument ?

J'aime bien, c'est beau, mais je préfère Mullova. Manque un peu d'engagement, AMHA.
Resigned a écrit:
La 1 est jolie mais s'essoufle un peu sur la fin.
Iskender a écrit:
violon baroque
- Sarabande : Belle prise d’accords, non plaqués comme toujours au violon baroque mais sans exagération du côté arpégé. J’aime beaucoup cette façon de commencer très lentement et de prendre le tempo véritablement à la 3è mesure. Beau timbre de violon baroque, pas trop cru, mais prise de son un peu trop réverbérée.
- Gigue : magnifique; dansant, respirations et temps d’appuis idéaux et sans chichis, tempo juste, belle articulation, remarquable maîtrise du phrasé et de l’alternace lié/détaché.
- Chaconne : les accords du début ont la même qualité que dans la sarabancde mais ça manque un peu de projection sonore. à partir des doubles croches le discours est superbe, avec là encore des notes sur laquelle on prend son temps, mais sans aucune exagération. Appréciable d’avoir du vrai détaché à la corde sur un violon baroque (c’est souvent trop spiccato au violon baroque). De bonnes idées comme le phrasé des triples croches (de 120 à 123) . Le Majeur jusqu’aux accords est très bien mené. Je regrette un manque de rupture au retour du mineur avant l’épilogue.
Conclusion : La plus belle version baroque proposée, je la préfère à la version 4 de la poule I qui avait été pébliscitée, tant du point de vue violonistique qe musical. Ma seule réserve va sur la prise de son un peu trop réverbérée.
discobole a écrit:
Sarabande : Ah là là, comment on peut écouter ça par plaisir ? Je sais pas, c'est pas un problème de verdeur, d'acidité, non, c'est simplement aigrelet, et le problème c'est que la prise de son accentue cela en noyant dans l'écho. Ça ressemble à Kuijken II, pour cela. Sinon, c'est plat, sans imagination, les ornementations sont rares et quand il y en a elles sont assez moches et inutiles.
Gigue : Ça gratouille, ça frottouille, on est content que ça se finisse.
Chaconne : Beuh que c'est maniéré ! Sinon, je ne comprends pas trop cette volonté de toujours accélérer, je ne dis pas aller vite, je dis accélérer : dès qu'il se passe quelque chose d'important, une modulation, un moment ou l'harmonie "frotte", hop rendez-vous dans deux mesures : on survole. Je n'aime pas. Et là encore les ornementations se résument à deux ou trois trilles téléphonés. Vraiment je n'aime pas...
antrav a écrit:
Je la trouve insipide.


Shlomo Mintz (1957)

Pour montrer qu'on peut faire autre chose qu'Itzakh Perlman avec un son moelleux et un même vocabulaire. Je n'ai pas grand chose à en dire sinon que dans son genre c'est de l'Orval du caviar.
Jorge a écrit:
-sarabande: un peu larmoyante avec un violon qui vibre un peu trop. Des accents un peu disgracieux. C'est bien fait et prenant si on déprime un soir de pluie. Y'a la mort dans les cordes de cet interprète.
-gigue: assez lente mais qui ne manque pas de rebond. Par contre la régularité métronomique me la rend vite insupportable.
-chaconne: violente introduction ; phrasés appuyés ; dramatique à souhait, trop pour mon humble mais c'est une vraie vision interprétative.

Belle version charpentée, traditionnelle et tragique ; une belle découverte.
Lambert a écrit:
Ma chouchoute Gigue lente, des contre-chants bien audibles tout le long
athos a écrit:
Une version où je trouve qu'il s'agit plus d'écouter le violon que la musique, et j'accroche moins sur la chaconne dans sa longueur. La gigue est très lente, pourquoi pas, une fois que l'on est dedans; mais un peu too much quand même. Néanmoins je préfère celle ci à la version 3 que j'ai mise en tête de la poule 3.
Pan a écrit:
(Gigue trop lente)
Resigned a écrit:
J'ai beaucoup de mal avec les accords plaqués de la chaconne de la 3.
Iskender a écrit:
- sarabande : version plus classique, plus legato. Mais il y a beaucoup d’imperfections une intonation parfois limite, certaines prises d’accords abruptes et un vibrato assez désagréable. Il y a une recherche de respiration, d’appuis mais ça n’avance pas, on n’y croit pas.
- Tempo modéré, pourquoi pas si on gagne en clarté. Mais là les accents des croches du début sont exagérés et ensuite le détaché est scolaire et besogneux.
- chaconne : accords on ne peut plus plaqués, c’et brutal, j’ai horreur de ça. Tout ce qui est détaché n’avance pas, les arpèges on se croirait dans une étude d’archet c’est totalement creux. Le passage en doubles croches on insiste sur chaque note, tout ce qui est en accord ensuite est toujours plaqué.
Conclusion : version très scolaire qui n’éveille jamais l’intérêt et prises d’accord rédhibitoires tant elles sont abruptes.
discobole a écrit:
Sarabande : On retombe sur une vision plus classique, desservie par une prise de son lointaine. C'est sobre, un peu raide, maîtrisé, mais pas très touchant. Mais on ne peut pas dire que ce n'est pas beau.
Gigue : C'est quand même un peu statique et sévère, pour une gigue...
Chaconne : Encore une fois, c'est pas que c'est mauvais, mais ce romantisme rigide, qui vire parfois à la démonstration, ça sonne vraiment hors style et, surtout, ça ne passionne pas vraiment. En plus la prise de son n'aide pas à se laisser captiver. Et puis finalement le violon n'est pas très beau, un son pas très attachant, c'est juste très bien joué.
antrav a écrit:
Je m'ennuie rapidement.


Alina Ibragimova (1985)

Son intégrale est sortie chez Hyperion en 2009 cependant ici, c'est un live donné conjointement avec Ophélie Gaillard (même démarche avec instrument ancien) à la basilique Saint Denis en octobre 2009. Désolé pour la saturation au début de la sarabande, c'est un problème qui vient de la captation de France Musique.
Il s'agit-là d'une violoniste qui joue Bach sur instrument ancien alors qu'elle joue normalement sur instrument "moderne". Elle joue la deuxième partita en y allant crescendo. Une allemande timide et douce. Une courante gentiment sautillante. Et enfin, une sarabande modérée où elle ose les notes blanches, une candeur affectée, délicieuse... qui débouche sur une gigue supersonique que seules des cordes en boyaux rendent possible. Finalement, une chaconne sur la corde raide conclue le tout. On sent l'émotion parcourant le public.
J'adore cette violoniste et son jeu dégraissé très actuel. Son répertoire est de surcroit assez original : Szymanowski, Roslavets, Hartmann.
Jorge a écrit:
-sarabande: dans la lignée de la 2 [ndlr : version mystère] mais sans les moyens sonores ni musicaux.
-gigue: des baffes !!!
-chaconne: cochonne et pleine de partis-pris qui m'agacent.

J'admire la maîtrise technique de l'instrumentiste mais je n'adhère pas du tout à sa vision de l’œuvre.
Lambert a écrit:
Violon un peu crade mais nerveux qui sert la forte personnalité de l'interprète
athos a écrit:
Prise de son en public, du souffle, un son de qualité moyenne; quelques spectateurs qui toussent évidemment aux bons moments....(aussi dans les dernières secondes, un léger bruit iconoclaste, téléphone portable ? ).

A part ça, il y a une force qui se dégage, une intériorité, une énergie. La gigue est hyper rapide, mais maitrisée. C'était joueur de placer ces la V3 et la V4 à la suite ! Au début, je me suis dit, non c'est pas possible, c'est trop vite, mais si, c'est possible. On entend une corde qui sonne de temps en temps, peut-être effleurée, me trompe-je ? Mais ça n'a aucune importance.
J'imagine l'artiste se faisant saigner les doigts, et finissant éreinté mais heureux après un final en apothéose.
Pan a écrit:
(Gigue trop rapide)
Resigned a écrit:
La version 4 me plait bien dans le genre rock'n roll un peu crade.
Iskender a écrit:
- Sarabande : La prise de son gâche tout. On ne peut plus juger la sonorité ni le vibrato tellement on a l’impression d’une bande détériorée. Dommage car si l'on essaye de passer outre le son intrinsèque a l’air pas mal, la prise d’accords et le discours de la sarabande me plaisent bien.
- Gigue : très rapide (trop) mais assez maîtrisée. Le détaché devient parfois un peu brouillon avec la vitesse (ou est-ce la prise de son). Jouée à la suite de la sarabande le contraste est impressionnant, on est vraiment dans une idée de suite, les mouvements ne sont pas joués indépendamment les uns des autres, ce qui est notable.
- Chaconne : Là le son sature carrément... la prise d’accord semble pourtant propre, avec des rythmes resserrés sur les croches pointées-triples. Version classique, voire romantique (tout le passage en doubles). Le discours général tient la route. Les accords de 200 joués arpégés c’est surprenant et déplaisant pour mon goût dans ce type d’interprétation assez classique. J’aime bien la toute fin.
Conclusion : Plutôt qu’une version historique c’est quelque chose de relativement récent mais enregistré avec les moyens du bord ? (pirate ! Mr. Green ) difficile à juger. On aimerait réentendre ça avec une bonne prise de son, ça semble valoir beaucoup plus que ce que ça en a l’air.
discobole a écrit:
Sarabande : Là, encore, une version pleine d'inspiration et de respiration. Trop d'ailleurs, cela a tendance à hacher le discours... Le tousseur du public n'épargne rien.
Gigue : Là encore, on voit des choix comparables à la version 2, mais l'équilibre est rompu : trop rapide, trop haché, saccadé, avec un côté virtuose démonstratif qui tourne en rond.
Chaconne : C'est sans doute maîtrisé mais là encore j'avoue avoir du mal à trouver le charme de cette version. Les accès de fébrilité font mal à la tête et les moments de détente sont un peu survolés. Et ces phrasés en forme de vagues sont vraiment datés. Pas passionnant, malgré la recherche interprétative certaine. La prise de son n'est pas exceptionnelle. Et à la fin, c'est un téléphone qui sonne ?
antrav a écrit:
[Bien] malgré un son pabodutou mais c'est un concert.
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Iskender
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Ven 24 Juin 2011 - 23:31

Iskender a écrit:

Holloway : La plus belle version baroque proposée, je la préfère à la version 4 de la poule I qui avait été pébliscitée

Je ne renie pas mon propos sur le fait que j'ai bien aimé cette version mais je reviens sur le fait que ce soit la plus belle version baroque proposée; j'avais oublié Mullova en disant cela. (et ma version baroque préférée dans l'absolu en est encore une autre Smile )
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Ven 8 Juil 2011 - 23:03

Hélène Schmitt

Enregistrée en 2004 à la chapelle de l'hôpital Notre-Dame de Bon Secours. Et sortie en deux fois, en 2005 et 2006 chez Alpha. Un son magnifique, une prise de son extrêmement fine, Alpha oblige. Il y a énormément de petites inflexions et de fioritures délicates, on sent cette interprétation très habitée, une partition totalement appropriée. Elle a son succès dans le fil discographie, c'était un peu plus mitigé ici. [dans l'écoute comparée]

Jorge a écrit:
Une version parfaitement équilibrée, avec du chant, du lyrisme et du style. A la première écoute, la version [Kremer] m'avait également beaucoup plu. A la longue, son outrance et la fragmentation du discours m'ont lassé. En comparant attentivement les 2, la version [Schmitt] l'emporte dans chaque mouvement, c'est pourquoi je lui donne tous les points de cette première poule.

Je suis absolument impatient de connaître l'interprète parce que c'est une version qui rivalise avec mes références personnelles. Et pas qu'un peu Surprised
discobole a écrit:
Sarabande : Ah ! Enfin, c'est baroqueux mais suffisamment phrasé, ça respire bien (même si on aurait pu éviter les micros dans les narines), la sonorité n'est pas vraiment plus généreuse mais plus maîtrisée que dans la version [Kuijken]. D'ailleurs le violoniste (ou plutôt la, si je ne me trompe pas ?) se prive de vibrer ici, ce que je trouve au fond assez absurde, mais ça reste plus vivant que la [Kuijken] où le vibrato était utilisé. En tout cas c'est musical, un peu lent mais après tout, ça se suit.
Gigue : Assez classique dans l'optique baroqueuse, avec les effets attendus, variations de vitesse, articulation appuyée à tel endroit, etc. C'est élégant, même si on peut vite se lasser. Enfin c'est tout de même bien.
Chaconne : Mêmes remarques, c'est très bien senti, élégant, travaillé, agréable (sauf quelques moments où les idées font un peu gadget quand même, la simplicité ne fait jamais de mal je trouve). Les soucis techniques pour un instrument aussi ingrat que le violon baroque sont minimes (un ou deux glissandi inélégants et pas très volontaires). Pas d'un engagement fou, parfois frustrant (tant qu'à faire, pourquoi ne pas aller encore plus loin dans la gestion des silences, la respiration, prendre encore plus de risques ?), mais c'est plutôt bon signe.

Très, très réussi dans l'optique baroqueuse, tout n'est pas parfait mais il y a de l'engagement, de l'esprit, qui rendent cela très agréable, en particulier la chaconne. En fait c'est la seule version pour laquelle la notion de phrasé a un sens, où il n'est ni noyé dans un legato un peu plat, ni perdu dans les hachures d'un archet trop léger, ni massacré par la tronçonneuse de la version 3. Cette version rattrape un peu l'impression laissée par les précédentes : vue l'heure tardive, je ne vais pas me coucher énervé. Cela s'écoute donc très bien. M'étonne pas que cette version soit considérée (si je ne m'abuse) comme la référence baroqueuse.
atomlegend a écrit:

Mazette. affraid affraid affraid
Que de couleurs, de contrastes merveilleusement marqués, des petits temps d'arrêt marqués là ou il n'y a pas lieu? peut être. Peut être cela peut-il paraitre aussi surjoué. Qu'importe, des sons merveilleusement "grattant" et incontestablement la version la plus bigarée. Même quand ça s'emballe ça perd jamais en intensité, les notes n'arrêtent pas de fuser. Qu'on me donne le nom de ce monsieur ou de cette dame et j'achète sans compter.
C'est du méga grand violon, le Carmignola, le Biondi de Bach.
Resigned a écrit:
Ici, quelque chose me gêne dans les choix de rythmes, cela ne fait pas très naturel par moment. Mais le son est extra, au plus prêt de l'interprète. Du coup, on sent qu'il fatigue un peu à certains moments de la chaconne.
antrav a écrit:
J'ai pris un coup de soleil avec la [version Schmitt] De la passion et du souffle jusqu'à l'épuisement, une intériorité incroyable. C'est plus qu'habité, c'est la maison de la (?) violoniste. L'esprit de la danse, indispensable dans ces pièces, est bien présent.
J'ai plané tout du long. Difficile d'avoir un avis définitif malgré tout. Certaines interprétations aussi marquées par la personnalité d'un interprète peuvent nous sembler lassante lors d'écoutes successives. Il y a certains choix qui peuvent heurter, dans la façon de découper les phrases par exemple (mais c'est qu'il y a ici un véritable phrasé, beaucoup de sens, de la respiration, des pauses et des appuis qui m'ouvrent de nouvelles perspectives dans la contemplation de l'oeuvre même s'ils ma paraissent parfois peu naturels). J'aime qu'on ait autant d'idées. Autre réflexion. Baroque ou pas baroque ? Ce n'est pas parce qu'on utilise un violon ou archet baroque que l'interprétation est orthodoxe. Je trouve qu'il y a une modernité dans la façon d'aborder la chaconne qui n'a sans doute rien à voir avec le violon que papa Bach pratiquait. On s'en fiche un peu du style d'ailleurs. Il est contemporain ici, la pensée de l'interprète est d'aujourd'hui. Difficile d'expliquer pourquoi mais c'est pour moi une évidence, tout ce qui s'est fait auparavant est intégré, un background culturel sur lequel le violoniste assied cette version. Ce qui pose la question de notre propre sensibilité formée elle aussi de toutes ces couches successives de style interprétatifs. La version [Schmitt] peut-elle être aimée par un public de 1950 ? Je ne crois pas. Saurions-nous apprécier cette version si nous n'avions pas d'une certains façon intégré les manières plus anciennes (la version [Martzy] par exemple). Ou le besoin de renouvellement d'une oeuvre si jouée nous fait apprécier les "pitreries" des baroqueux d'aujourd'hui ?
...et les petits soupirs qu'elle pousse lors des climax et des beaux accords... drunken
athos a écrit:
Prise de son proche de l'instrument...et de l'instrumentiste, gros son !

L'interprète se donne, il y a des effets, des ritardando, de beaux passages chantant tout de même.
Souvent maniéré, on joue l'émotion brute, why not...
On entend le souflle de la musicienne, les soupirs, les cris; il me semble qu'elle est proche de l'orgasme dans la chaconne(10'25). Smile
alexandre. a écrit:
Là, c'est extrêmement convaincant. Très beau son de violon, avec ce qu'il faut de rondeur et d'amplitude (par contre, il est dommage que la prise de son fasse autant entendre la respiration de la musicienne : c'est à la mode et c'est pas beau ; et puis elle chouine un peu dans la chaconne).
La sarabande est très concentrée, très juste d'intention, c'est magnifique. La gigue a ce qu'il faut de rebond, les retards sont tous fait avec raffinement.
L'entrée dans la chaconne est peut-être légèrement abrupte, mais par la suite ça m'a beaucoup plu, avec un jeu qui ne cherche pas à éblouir sans être totalement austère, une gestion très architecturale des variations. Pas d'histrionisme, la concentration s'installe
Hippolyte a écrit:
Sans doute la meilleure des quatre, parce que même si c'est assez personnel, comme ces ritardando ou ces accents impromptus un peu surprenants, c'est très cohérent, ça fonctionne en diable. Très beau violon. Je ne peux pas dire que je sois transporté mais c'est assez admirable.
*Niko a écrit:
Ca me parle beaucoup plus. J'aime l'engagement et le feu de cette version. La enfin, il y a de l'âme et une grande musicalité. Une bien belle sonorité de violon.

--
Itzhak Perlman (1945)

Enregistrée en 1990 chez EMI, réédité en 2005. La dégoulinade extravertie, le mauvais goût, tout ce que je ne veux surtout pas entendre dans Bach... Les phrasés perpétuellement affectés et legato, les dynamiques extrêmes, bref, on nage en pleine larmoyante vanité. Pénible. Je prie à ses adorateurs de bien vouloir accepter mes excuses. (et à ceux qui l'ont subi aussi)

antrav a écrit:
Assez étonnante cette version, tellement proche de [Milstein]...
discobole a écrit:
Sarabande : Interprétation dans la veine romantique mais très sobre. Une grande version, je ne la reconnais pas, là, comme ça, mais en tout cas quelle classe !
Gigue : Même chose, maîtrise absolue, sobriété, conviction.
Chaconne : Un peu plus d'originalité dans la chaconne peut-être, dans les attaques, les contrastes. Finalement je me dis que c'est peut-être une version plus récente que je ne le pensais au tout début. Bon, je retiens la recherche dramatique, presque dramaturgique même, le soin dans les phrasés. Mais j'aurais aussi aimé si on était resté dans la sobriété des 2 mouvements précédents, cela aurait peut-être été plus émouvant que cette recherche d'éloquence qui, au bout d'un moment, tourne un peu en rond. Finalement, je frémis moins qu'avec la version 1, mais bon ces deux versions se valent et se complètent. 2-3 inégalités de timbre un peu surprenantes, et j'ajoute qu'à la longue les attaques un peu rêches m'ont fatigué.
Jorge a écrit:
belle version, pas très inventive mais qui évite les écueils de la 1. J'aime bien ce gros son sans violence ni tension excessive et déplacée dans la sarabande. Très belle gigue. Chaconne émouvante avec inflexions très tendres au milieu d'une violence assumée mais sans outrage.
Iskender a écrit:
Le timbre est très international mais pas désagréable, un peu metal mais avec de la rondeur. C'est un son caractéristique de l'école israëlo-américaine à mon avis. Ce n'est pas ce que je préfère comme école mais ici ça sonne plutôt bien.
C'est musicalement que ça se gâte un peu. Le part-pris est romantique à l'ancienne, le discours très legato dans la sarabande.
- La gigue est très mécanique, avec des appuis assez durs.
- La Chaconne : que c’est lourd ! accords écrasés au début. Le premier passage détaché est pris très lent, qu’est-ce-qu’on s’emm... s'ennuie. La montée jusqu’au climax n’en finit pas.
Conclusion : Du violon international formule 1 hyper maîtrisé, mais musicalement bof bof.
Lambert a écrit:
correcte (je ne sais pas quoi dire).
athos a écrit:
Prise de son proche de l'instrument, on entend le bruit des doigts qui tapent, c'est moyennement clair.
Là, c'est plus du grand spectacle, la gigue est très rapide, la chaconne théatrale, m'enfin, c'est cool. A voir en concert ?
Resigned a écrit:
Version d'une grande fluidité, je me surprend à retenir ma respiration à de nombreuses reprises.
Hippolyte a écrit:
une très belle surprise, dans un très beau son, je ne crois pas connaître cette interprétation, très lyrique, au souffle long. Sans le perpétuel halètement de la précédente, mais avec autant de souffle, et un chant magnifique. Je la trouve très convaincante. La gigue a le tempo idéal. La chaconne est superbe. Quel chant !
alexandre. a écrit:
Là encore on a un jeu qui reste assez classique, les lignes sont tirées (mais pas trop). Par contre le son du violon me plaît plus, bien que ce soit au final assez lisse. C'est très rond, et dans Bach ça ne me gêne pas. Les appuis sont assez présents, les lignes sont très belles et sans réelle surprise, mais tout de même plus caractérisées que dans la 1ère version
*Niko a écrit:
Une version qui a du charme, un violon délicat et chantant, mais qui reste assez lisse finalement. La Chaconne manque de souffle, on ne ressent pas assez la montée en puissance, en intensité. J’ai trouvé la Gigue un peu rapide.

--
Hilary Hahn (1979)

Seulement 16 ans à l'époque de l'enregistrement, ça laisse rêveur un son pareil à cet âge-là. Je ne saurais pas trop quoi dire de plus que vous tous, chers participants. Je l'ai trop écoutée. J'ai passé le stade de l'amour. C'est Bach. Hilary, veux-tu m'épouser ?

Jorge a écrit:
belle sarabande, bien menée, sans trop d'effets mais également sans beaucoup d'émotion. Une gigue un peu trop droite pour être pleinement passionnante. Par contre, je note toujours l'absence totale d'outrance et de mauvais goût. C'est du violon grande classe et parfaitement maîtrisé. La chaconne, assez lente et volontairement intériorisée est superbe.
Iskender a écrit:
- sarabande : C’est déjà violonistiquement parfait. Le son idéal en matière de timbre, la prise d’accord parfaite, ni plaquée ni trop arpégée. Alors ce n’est pas du tout baroque mais il se dégage une telle émotion que ça ne pose plus débat pour moi. Ça prend aux tripes comme aucune autre version.
- gigue : une articulation impeccable, un timbre somptueux. Les appuis sont là mais ça manque vraiment de légèreté quand même.
- chaconne : C’est très large au début, sans doute trop, mais c’est d’une telle perfection violonistique, d’une telle beauté... A partir des doubles croches c’est lent mais sans ennui. C’est très inspiré, il y a un vrai souci d’élévation de cette musique. Les arpèges c’est clairement romantique, rubato mais moi ça me tire les larmes. Le recueillement du Majeur, c’est d’une beauté... On retourne ensuite dans à quelque chose de large, des doubles-croches déclamées, mais quelle tension dans les accords qui suivent. Le climax n’est pas mon préfé, mais quelle conclusion. On ne sort pas indemne d’une telle écoute...

conclusion : C’est sans doute un peu trop large, très éloigné d’un esprit baroque même pour une version sur violon moderne mais tellement beau comme violon et on y sent un tel amour de cette musique que le débat baroque/moderne est secondaire; ce genre de version donne à Bach sa dimension universelle.
athos a écrit:
Sarabande : C'est doux, lent.
Gigue : Pareil, mais manque d'énergie.
Chaconne : Bien exécuté dans son style. Un peu gnan gnan ?
Resigned a écrit:
Ici le gros point fort est la chaconne pleine de majesté, vraiment très prenante. Des enchaînements très naturel, cela coule de source. La Sarabande est jolie sans plus et la gigue ne m'emballe pas.
antrav a écrit:
Ça risque de devenir ma version de référence. Du feu, une élégance extrême, un son qui reste incroyablement propre malgré les quadruples cordes de la partition. C'est puissant, affirmé mais sans brutalité, grande maîtrise, viril... Presque parfait ?
Une grande intelligence de lecture qui semble tout percevoir des possibilités de la partoche, lecture verticale et horizontale simultanée.
Et surtout ça envoie du bois, de l'amour et une passion débordante. I love you
Hippolyte a écrit:
Quel violon ! Densité du son, beauté de la respiration, articulation impeccable. La conception est très classique et l'archet est long, mais quelle plénitude du son, quelle éloquence. Très beau lyrisme de la sarabande, c'est saisissant. La gigue fonctionne très bien, mais le tempo lent la plombe un peu quand même. Quant à la chaconne, il semblerait que l'enseignement des grands anciens y soit synthétisé de la plus belle façon. Le violoniste prend son temps et installe une tension folle sans cesser de respirer. Equilibre parfait entre tension et abandon. C'est absolument irrésistible.
alexandre. a écrit:
Version somptueuse, celle que je préfère jusqu’ici. Son très intense sans être gras ou trop vibré, phrasés avec une belle amplitude, mais n’allant pas à l’encontre du texte. Techniquement c’est très fort, dans les doubles il différencie les dynamiques de chacune des notes, ce qui donne un contrepoint très dense et très clair. Justesse d’intention admirable, rien ne paraît forcé, les ornementations sont somptueuses. Aucune crispation sur le rythme, et pourtant on garde le caractère dansant. Les tempi ne sont jamais pressés, l’interprète prend parfois son temps et il le peut car ses phrasés se terminent toujours avec une élégance rare. La chaconne est puissamment inspirée, puissamment structurée, et c’est à pleurer. Le violoniste repousse sans arrêt les limites de l’intensité expressive.
discobole a écrit:
Sarabande : On a à la fois la musicalité, la respiration, et beaucoup de classe, d'élégance.
Gigue : Là aussi c'est réalisé à la perfection, avec beaucoup d'élégance.
Chaconne : C'est très maîtrisé, avec un discours intéressant, prenant, et quelque chose de triste, de douloureux même. Et parfaitement rendu. Si c'est l'interprète auquel je pense, une telle maturité à cet âge m'a toujours beaucoup étonné.

--
Isabelle Faust (1972)

Un petit son certes mais racé, élégant et d'une clarté absolue. On ne peut faire plus dépouillé et dégraissé. L'intégrale est en cours, la première partie est sortie en 2010. Ses articulations touchent au sublime et alors, quelles ornementations dans les reprises. Le contrepoint est systématiquement mis en avant. Une grande pudeur. Beaucoup de spiritualité. J'y ressens un respect profond, ça me fait mettre cette version tout en haut du panier même si elle n'est pas terminée.

Jorge a écrit:
-sarabande: la quadrature du cercle ; un son dense mais délicat et racé. Un tempo parfaitement senti, un phrasé délicieux. Enfin quelqu'un qui a compris que les reprises en musique baroque sont faites pour orner: c'est ici fait avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité. Au regard des autres versions des poules précédentes, c'est un son assez fin parfois en manque d'appuis mais c'est tellement beau et je crois, sans narcissisme.
-gigue: très belle en dépit d'un manque d'assise et d'une absence de densité. Mais beaucoup d'idées: la reprise dans le phrasé, le son et le sens est totalement différente de l’exposition initiale. C'est ce qu'on appelle interpréter et faire de la musique, il me semble.
-chaconne: ça avance, fortement mais sans lourdeur disproportionnée ni sans sacrifice aux appuis. Une belle tension tout du long et que c'est beau !

Dans l'ensemble, ma version de référence avant et probablement après cette écoute comparée. On peut parfois croire à de la minauderie et à de l'artificiel mais je crois que l'artiste livre surtout un Bach enfin pensé et surtout interprété en faisant de la musique.
Lambert a écrit:
Délicate comme en équilibre sur un plateau
Iskender a écrit:
- sarabande : violon moderne avec des partis pris baroques, tant musicalement que dans la technique d’archet. C’est du beau violon, un son rond, manquant juste un petit peu de chaleur dans le grave pour mon goût. Le parti-pris baroque est d’autant plus évident qu’il y a l’ajout de notes de passages, d’appoggiatures et ports de voix, qui sont bienvenues et de bon goût, d’autant que l’ensemble n’est pas maniéré.
- gigue : c’est joué avec beaucoup d’esprit mais ça manque un peu d’engagement au début, c’est un peu précieux. On le comprend à la reprise de la 1ère partie où le ton change . La 1ère reprise fait alors presque figure d’introduction. Ça a l’intérêt d’être contrasté et c'est une belle idée musicale.
- Chaconne : Une chaconne rapide, prise dans un tempo très allant. Ça fonctionne très bien. Son et phrasés magnifiques qui nous amènent à des arpèges d’anthologie à 88 : le climat mystérieux, l’archet qui part à la corde et qui décolle progressivement, génial. Ensuite ça avance bien de nouveau jusqu’au majeur, mystérieux sans être éthéré. Comme toujours avec les visions baroques le climax à 200 est joué arpégé, en général je n’aime pas trop mais là l’effet est assez impressionnant. Ce qui suit est un peu trop discret, c’est voulu pour un long crescendo vers une fin imposante. En fait dans cette version le point culminant n’est plus le climax de 200 mais la toute fin.
Conclusion : version remarquable, très personnelle mais sans chercher à tout prix à faire différent. Un des meilleurs compromis (le meilleur même ?) violon moderne / interprétation baroque et une des plus belles versions proposées depuis le début.
discobole a écrit:
Sarabande : Totalement différent, ici ça respire, les notes ont un poids, il y a de l'imagination dans l'ornementation. Que des points positifs par rapport à la version précédente.
Gigue : Bel élan, certes c'est un peu sec mais la virtuosité est au service de la musique, ça me va.
Chaconne : On a là tout le naturel qui manquait dans la version précédente, alors même que c'est plus rapide de 40 secondes ! Comme quoi le problème n'est pas la vitesse mais bien le phrasé, qui est ici toujours très élégant, souple, efficace.
antrav a écrit:
Faussement métronomique, très vivante, originale et espiègle.
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 21 Juil 2011 - 3:43

J'écoute la chaconne par Hélène Schmitt, et j'aime beaucoup Smile C'est plein de sensibilité et d'engagement.

Mais j'ai vraiment halluciné sur les petits gémissements (entre 9:45 et 10:20 environ), qui sont assez... déroutants Embarassed
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 21 Juil 2011 - 11:49

Je suis content d'être assez en accord avec vos conclusions (vraiment une oeuvre où la comparaison a du sens, il y en a peu finalement), je trouve aussi Faust fantastique, j'aime beaucoup Schmitt (Hahn aussi, oui), et Perlman m'impressionne vraiment dans un genre pas si épais que vous le dites, un vrai sens de la danse - un peu comparable à Maisky dans les Suites pour violoncelle.

Comme vous, je me suis aussi progressivement éloigné des raideurs de Milstein, l'offre est trop riche aujourd'hui pour en rester là.

En revanche, je crois que personne n'a cité la version récente de Sergueï Khachatryan, qui est l'une de celles qui m'enthousiasment le plus profondément. Oh, c'est du jeu romantique qui n'a rien d'original, parfois l'articulation manque un peu de relief... mais on y trouve une telle tension, une telle flamme que c'est peut-être la seule version où je suis capable d'écouter les trois sonates et les trois partitas d'une traite. Very Happy

Mais je devine que ça ne plaira pas à tout le monde, pour les raisons annoncées. Typiquement le genre de version qui perdrait sèchement en écoute comparée (c'est inférieur à d'autres sur plein de détails), mais qui est enthousiasmante à fréquenter au jour le jour. Smile
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 21 Juil 2011 - 11:56

Merci pour tout ça Ophanin.
A propos de ce CD :


Si je m'oriente vers celui ci:

( tout petit prix sur amazone )

J'ai la même chose ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 21 Juil 2011 - 12:29

Le premier est la réédition du second, ce me semble.
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 4 Aoû 2011 - 1:35

Je viens de recevoir le premier CD d'Hélène Schmitt, qui fait beaucoup de bruit ici. Sublime !
C'est baroqueux dans la manière, ça pulse, ça danse et ça vie, mais sans renier pour autant ce qu'il y avait de vrai dans l'esprit romantique, c'est à dire le sens de la spiritualité et de la profondeur.

Un grand merci à ceux qui on posté pour en parler !
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Ophanin
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Ven 7 Oct 2011 - 12:51

DavidLeMarrec a écrit:
En revanche, je crois que personne n'a cité la version récente de Sergueï Khachatryan, qui est l'une de celles qui m'enthousiasment le plus profondément. Oh, c'est du jeu romantique qui n'a rien d'original, parfois l'articulation manque un peu de relief... mais on y trouve une telle tension, une telle flamme que c'est peut-être la seule version où je suis capable d'écouter les trois sonates et les trois partitas d'une traite. Very Happy

Mais je devine que ça ne plaira pas à tout le monde, pour les raisons annoncées. Typiquement le genre de version qui perdrait sèchement en écoute comparée (c'est inférieur à d'autres sur plein de détails), mais qui est enthousiasmante à fréquenter au jour le jour. Smile
Je l'ai écouté l'autre jour. Ce n'est pas si romantique que ça. Le vibrato est bien dosé, jamais excessif et pas non-plus de rubato omniprésent. Une version light, un brin métronomique et, étonnamment, qui marche surtout pour la pureté absolu du son de Kachatryan. Ses Brahms sont joués très différemment, on devine un sacré musicien. (et ça décourage de sortir son violon)

---
Là je découvre Amandine Beyer dans Bach. Eh bien... Par la Déesse, ce que c'est grand ! Shocked Une clarté façon Mullova avec ornementations. (extrêmement fines et rares) Une rondeur merveilleuse, un phrasé sur la longueur, un son humain/incarné, ça m'a scotché à la première note. Il faut écouter le Grave de la deuxième Sonate ou l'Allemande de la deuxième Partita, une note et ça y est. (on sent l'archet qui agrippe la corde)
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 8 Nov 2011 - 20:38

Quelqu'un a testé la version d'Amandine Beyer ?
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mer 9 Nov 2011 - 0:05

Ophanin en parle juste dans le message précédent.
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oBlazeo
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Mar 8 Mai 2012 - 22:49



J'ai parcouru le sujet : aucune référence à Oistrakh (père) : il n'a pas enregistré ça ou bien ça ne mérite pas d'être cité ?
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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 10 Mai 2012 - 0:51

Apparemment il n'existerait que la Sonate en sol mineur (BWV 1001) par Oistrakh. Ça se trouve chez Doremi.
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oBlazeo
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Jeu 10 Mai 2012 - 9:27

J'ai eu l'impression qu'il y avait plus chez Melodiya, mais ce n'est plus disponible...

Tant pis !
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pacifique
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Ven 8 Juin 2012 - 0:59

Si je dit Amandine Beyer, vous dites quoi ? Very Happy Question
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Hidraot
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 24 Sep 2012 - 10:13

Cette question m'intéresse également ! Je recherche une version baroque de ces sonates et partitas et je suis tombée sur Amandine Beyer que j'aime beaucoup d'habitude, ça vaut quoi ?
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MessageSujet: Re: Bach - Sonates et partitas pour violon seul   Lun 24 Sep 2012 - 10:15

Ce que cela vaut, c'est toi qui le détermine. Personne ne peut le savoir mieux que toi. Shocked

Moi j'ai écouté et je n'ai pas trop aimé, personnellement. Pourtant j'adore Bach ( et encore plus cette oeuvre).
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Bach - Sonates et partitas pour violon seul
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