Autour de la musique classique

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 Wolfgang Rihm (°1952)

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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 9 Oct 2017 - 21:55

merci.
avec le temps mon avis se tempère, y a quelques trucs que j’aime assez bien, mais ça reste négatif.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 17 Avr 2018 - 22:27


Verwandlungen (2002-08)
Christian Arming, Matthias Pintscher / Radio-Sinfonieorchester Stuttgart des SWR
Stuttgart, 2006-2008
Hänssler


Un cycle de quatre «musiques pour orchestre» intitulées chacune Verwandlung («métamorphose»), donc. Probablement l’œuvre la plus «néo» de Rihm entendue jusqu’ici (d’ailleurs Verwandlung [1] est dédié à Killmayer) - avec Nähe fern, un peu plus tardif. Mais là où Nähe fern reprenait un peu ad nauseam l’adagio postromantique expansif à la sauce École de Vienne (et avec une orchestration opaque), on a ici à faire à quelque chose de beaucoup plus coloré, animé et «directionnel». En outre, si le postromantisme à la Mahler-Berg sert de cadre formel global à l’œuvre, il n’en est stylistiquement qu’une des facettes: ici, on retrouve aussi le Rihm «fauve» de Jagden und Formen ou de Tutuguri et les irisations hédonistes de Vers une symphonie-fleuve - mais dans un langage complètement «premier XXᵉ» (et, dans Verwandlung 2 et 4, on trouve même des clins d’œil classicisants.)

Pas l’œuvre la plus frappante de Rihm, mais c’est magnifiquement orchestré, très immédiatement accessible et ça s’écoute avec un plaisir constant. Je crois que pas mal de monde ici devrait y trouver son compte, en particulier la cohorte des schrekériens...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mer 18 Avr 2018 - 11:48

Citation :
bla bla bla bla irisation bla bla bla bla schrekerien

Ok, vendu.
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mer 18 Avr 2018 - 15:25

Benedictus a écrit:
on retrouve aussi le Rihm «fauve» de Jagden und Formen ou de Tutuguri

c’est pour ça que je n’aime que les Verwandlungen 1 et surtout 6, basées sur le douzième quatuor à cordes.
(et où la parenté avec Killmayer est la plus claire en effet.)
(et où l’orchestre est plus réduit que dans les quatre autres.)
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mer 18 Avr 2018 - 15:57

Heureux de te revoir parmi nous. kiss
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mer 18 Avr 2018 - 17:38

cheers lulu! kiss

lulu a écrit:
Benedictus a écrit:
on retrouve aussi le Rihm «fauve» de Jagden und Formen ou de Tutuguri
c’est pour ça que je n’aime que les Verwandlungen 1 et surtout 6, basées sur le douzième quatuor à cordes.
(et où la parenté avec Killmayer est la plus claire en effet.)
(et où l’orchestre est plus réduit que dans les quatre autres.)
Ça, je m'en doute, oui...
Ça se trouve où, Verwandlung 6?
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mer 18 Avr 2018 - 18:07

nulle part je le crains, mais c’est passé à la radio et c’est sur youtube.
du coup je me repasse la Deuxième de Killmayer (1969 !), c’est tout de même unique... dans le genre symphonie atypique on est à un bon niveau sur l’échelle allant de zéro à la quatrième d’Ustvolskaya.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Dim 22 Avr 2018 - 0:34


Emeryck a écrit:
Wolfgang Rihm : Bild (eine chiffre) pour neuf instrumentistes        1984 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Wolfgang Rihm : Chiffre I pour piano et sept instruments        1982 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy +
Wolfgang Rihm : Chiffre II pour quatorze instrumentistes        1983 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
Wolfgang Rihm : Chiffre III pour douze instrumentistes         1983 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy +
Wolfgang Rihm : Chiffre IV pour clarinette basse, violoncelle et piano        1983-84 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Wolfgang Rihm : Chiffre V pour ensemble         1984 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy +
Wolfgang Rihm : Chiffre VI pour ensemble        1984 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy +
Wolfgang Rihm : Chiffre VII pour ensemble        1985 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Wolfgang Rihm : Chiffre VIII pour huit instruments        1985-88 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile
Wolfgang Rihm : Nach-Schrift pour ensemble         1982-2004 / Ensemble Musikfabrik (Asbury)
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy Smile +


Tournesol a écrit:
Rihm : Verwandlungen 1, 2, 3, 4 et 6 (j'ai trouvé la 6 sur Youtube, mais pas la 5  Sad ).
Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy +
Une musique passionnante. Chaque pièce développe vraiment une identité propre, c'est fascinant.
arnaud bellemontagne a écrit:
Rihm : Verwandlugen (Arming)
Etonnant, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus austère et dissonant. On sent un fond de postromantisme derrière tout ça (et une solide maîtrise de l'orchestration). A réécouter.  bounce


arnaud bellemontagne a écrit:
Rihm : Jagden und Formen (My)
Benedictus a écrit:
Ça, tu auras peut-être un peu plus de mal... (Mais dans le genre fauve et pulsé, il y a des moments qui pourraient te plaire.)
arnaud bellemontagne a écrit:
Pour l'instant je trouve ça très impressionnant. Le travail sur les timbres est tout simplement Shocked
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Xavier
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Dim 22 Avr 2018 - 3:14

Verwandlungen 1, 2, 3, 4

Je n'ai jamais aimé Rihm, là j'ai été alléché par le commentaire de Benedictus, et un peu déçu par l'écoute, finalement.

Certes, ça se rapproche davantage de ce que j'aime que le Rihm que je connaissais jusqu'ici, mais finalement j'ai comme l'impression que ce n'est pas son style et qu'il ne maîtrise pas ce langage-là, qu'il n'en fait pas grand chose.
Un peu comme quand Dusapin se tonalise quelque peu, c'est en fait souvent assez vite ennuyeux.
Ici, il se passe des choses, il y a des couleurs, mais finalement je ne sens pas où ça va, et certes l'écriture orchestrale est riche et variée, mais en vain, je trouve.
J'ai presque pensé à Takemitsu à certains moments, à Dubugnon et Connesson à d'autres, mais sans jamais me convaincre comme ces compositeurs.
C'est un peu comme un entre-deux, comme un compositeur qui hésiterait entre deux styles et finalement ne va pas au bout des choses.
Bref, ça ne m'a procuré aucune émotion, malgré quelques passages que j'ai trouvés plutôt jolis. J'ai le sentiment de quelque chose de froid au final, un peu comme du Hindemith...
C'est le numéro 3 que j'ai préféré, le plus court, celui qui m'a semblé le mieux construit, avec le sentiment d'un début de direction.
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Dim 22 Avr 2018 - 11:36

Je dois dire que j'ai préféré nettement Jagden und Formen aux Verwandlungen, j'y ai trouvé plus de personnalité, plus de densité et tout simplement plus d'extraordinaire.

Mais j'y reviendrai... Smile
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 10:47

Jagden und Formen donc,

L'œuvre m'a fait par endroits penser à la démarche du dernier Boulez (en particulier celui de Dérive 2) qui allie prolifération suffocante (par perpétuelle combinaison/recombinaison/superposition d'éléments) et hédonisme sonore (fruit d'un intense travail d'orchestration). Jagden und Formen se singularise par un rapport plus marqué, physique et intense à la pulsation, notamment par le biais d'ostinatos dont l'usage à des moments clés du déroulement de l'oeuvre lui évite l'écueil de l'aridité et du formalisme abstrait. Ces pivots de tension (et les superbes séquences étales qui en sont le corollaire) habilement disséminés confèrent à cet opus une authentique trajectoire émotionnelle.


Une œuvre confondante d'ambition, d'imagination, de richesse et de beauté (mais oui!).

Admiratif, je suis.



P.S.: c'est par où la suite ? bounce

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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 13:02

je laisse parler Benedictus, je doute que ce que j’aime le plus chez Rihm soit ce qui te parle le plus...
(pour moi le sommet de Rihm c’est peut-être Blick auf Kolchis.)
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 15:09

(Et il n'est pas impossible que ce qui parle le plus à Arnaud soit précisément ce que lulu aime le moins chez Rihm...)

@ Arnaud:

Difficile, parce que dans cette veine-là, Jagden und Formen est vraiment un sommet...

Je te recommanderais bien le «poème dansé» Tutuguri; c'est peut-être un peu long et disparate si l'on est pas déjà familiarisé avec les styles possibles de Rihm (le langage est beaucoup moins consonnant) - mais c'est globalement hyper-pulsé et très dramatique, quelque part dans la continuité de Varèse et Stravinsky (ce qui explique que lulu n'aime pas.)

Tu pourrais écouter d'abord Schwarzer und roter Tanz (qui en est tiré) par Günter Neuhold et la Badische Staatskapelle (cher Bayer):


Puis si tu accroches, essayer l'œuvre entière, par Fabrice Bollon et l'Orchestre de la SWR de Stuttgart (chez Hänssler):


Sinon, peut-être voir du côté des concertos récents (mais là, il faudrait que je réécoute pour être sûr.)


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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 16:31

Merci. Smile
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Emeryck
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 16:37

Dans sa veine néo, il y a aussi Et lux (que Lulu aime énormément), c'est très chouette.  Smile
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 17:03

Benedictus a écrit:
(Et il n'est pas impossible que ce qui parle le plus à Arnaud soit précisément ce que lulu aime le moins chez Rihm...)

Ça je n’en suis par si certaine.
Le plus difficile pour moi je dirais que c’est la veine très frontale, noire et violente des débuts, certes agrémentées d’allusions romantiques pas désagréables, genre Morphonie, Dis-Kontur, Lichtzwang etc., et je doute que ce soit vraiment au gout d’Arnaud. Bon cela dit il m’arrive d’écouter ça avec un certain plaisir si les conditions s’y prêtent, je ne suis pas non plus exclusive.

Benedictus a écrit:
Sinon, peut-être voir du côté des concertos récents (mais là, il faudrait que je réécoute pour être sûr.)

Il y a beaucoup de choses dignes, mais ça reste du Rihm en pilotage automatique la plupart du temps à mon avis.


Sinon Arnaud, l’œuvre de Rihm fonctionne en cycle, donc tu peux aussi rester dans le même mais aller voir en musique de chambre avec par exemple Interscriptum (ou le Douzième quatuor à cordes, c’est la même chose sans le piano) dont l’essentiel du matériau — à part ce qu’on a au début de la pièce qui est quant à lui est la base de Verwandlung 1 et 6 comme je le disais l’autre jour —, issu de Fetzen, est commun avec Jagden und Formen.

Même si le beethovénien Troisième quatuor reste plus marquant pour moi.


Dernière édition par lulu le Lun 23 Avr 2018 - 17:11, édité 1 fois
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 17:04

Emeryck a écrit:
Et lux (que Lulu aime énormément),

pas écouté depuis un moment, pas certaine que je l’adulerais autant.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 23 Avr 2018 - 17:23

Emeryck a écrit:
Dans sa veine néo, il y a aussi Et lux (que Lulu aime énormément), c'est très chouette.  Smile
Je ne perçois vraiment pas ça comme néo.
À la limite, je conseillerais plutôt à Astralis ou les Sieben Passions-Texte (disque du RIAS-Kammerchor chez Harmonia Mundi), plus constamment consonants - et puis il me semble qu'Arnaud n'est pas spécialement fana de musique chorale (du moins sans orchestre.) Peut-être plutôt Deus Passus, à ce compte-là - mais là aussi, à vérifier. Ou alors, plus certainement Quid est Deus. (Mais je ne suis pas sûr que toutes ces œuvres très marquées «quête mystique d'un agnostique» parlent beaucoup à Arnaud, d'une manière générale.)
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 24 Avr 2018 - 0:28

Pratique quand même d’ériger le palimpseste en principe esthétique. hehe
Par exemple, le cycle Sphère, ça donne :

* Sphère pour piano, vents et percussion (1994)
* Nachstudie pour piano (1994)
* Sphäre nach Studie pour 6 instruments (2002)
* Sphäre um Sphäre pour 11 instruments (2003)
* Über-Schrift pour deux pianos (2005)
* Schrift-Um-Schrift pour deux pianos et deux percussionnistes (2007)

...et peut-être d’autres encore. Tout ça c’est à peu près la même œuvre et ça dure chaque fois trente minutes.
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arnaud bellemontagne
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 24 Avr 2018 - 10:05

C'est ce qui explique l'abondance (hors norme) de son corpus ?
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 24 Avr 2018 - 10:42

sans doute en partie, vu le nombre d’œuvres qui se reprennent les unes les autres.
mais ça n’explique pas tout, il a bien une facilité d’écriture et d’inspiration confondante... et qui fut suspecte à certains je crois.
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Lun 30 Avr 2018 - 20:44

À toutes fins utiles, si vous écoutez le volume 3 des quatuors chez Col Legno par le Minguet-Quartett, il semble qu’une erreur se soit glissée sur certaines copies où l’ordre des quatuors 8 et 9 est inversé. Vérifiez donc bien les minutages :

Quatuor nº8 : 8:14 – 7:10 (7:00+0:10)
Quatuor nº9 : 7:00 – 7:25 – 8:16
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Ven 4 Mai 2018 - 12:04

mon avis précis et construit sur les quatuors à cordes :

1. Webern did nothing wrong mais ajoutons un peu de traits hyperexpressifs
2. la même mais moins de Webern et plus d’expressionisme, très intense
3. « le troisième quatuor renonce totalement au principe du contraste macroformel au profit du contraste microstructural, généralisé sur la totalité du son en mutation permanente » ; sans doute le plus tonal (avec le 11 mais de manière différente)
4. c’est pas mal les quatuors de Schnittke si j’essayais de faire pareil en moins bien ?
5. j’ai rien compris à ce qui vient de se passer
6. grosse machine qui tourne pendant 45 minutes sans respiration, moi je suis perdue
7. euh, osef non ?
8. connaissez-vous l’école d’Essen ?
9. pardon il y avait un neuvième ?
10. ah ben voilà, là c’est plus immédiat et on s’amuse un peu
11. grande forme néoclassique et néoromantique, un peu inégal
12. course poursuite, tellement réjouissant
13. retour de la machinerie, si on ne lâche pas prise c’est très prenant

hors des quatuors numérotés, mention spéciale à deux pièces isolées :
Tristesse d’une étoile : dans le style du deuxième quatuor
Grave : IMMENSE
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Ven 4 Mai 2018 - 15:48

lulu a écrit:
...
Grave : IMMENSE

Oui, c'est très beau et expressif.

Maintenant, si je peux faire la fine bouche, j'ai l'impression d'avoir déjà entendu ça dans des tas de quatuors du XXème siècle. Glissandi immenses, col legno tratto, sauts de registre brutaux, ppppp.

C'est du reste quelque chose qu'il me semble avoir remarqué avec Rihm, surtout dans ses oeuvres récentes toujours bien construites, efficaces du point de vue dramatique et lisibles mais plutôt anonymes. En aveugle je le l'aurais pas reconnu, et j'aurais placé l’œuvre 100 ans avant.
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Ven 4 Mai 2018 - 15:55

je ne prétendrais pas que c’est hyper original ou inédit (c’est clairement pas le but), mais je trouve ça au contraire très reconnaissable, il me semble que je le reconnais quasi instantanément ici.
« des tas de quatuors du XXème siècle », « 100 ans avant », je vois vraiment pas... tu penses à quoi par exemple ? (c’est une vraie question, parce que d’une manière très générale j’aime pas le quatuor vingtième, donc ça m’intéresse si y a des choses comme ça.)
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Ven 4 Mai 2018 - 18:56

J'ai eu l'impression d'entendre Bartók réécrire Ainsi la Nuit à la façon de Berg. En gros.

Mais ce n'est pas important, et je suis sans doute resté en surface, au niveau des effets. L'essentiel étant qu'il s'agit en effet d'une pièce efficace et belle.
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Sam 5 Mai 2018 - 18:36

lulu a écrit:
4. c’est pas mal les quatuors de Schnittke si j’essayais de faire pareil en moins bien ?

C'est peut-être pour ça que ça reste mon préféré du cycle ? J'y entends aussi pas mal de Janacek, enfin moi c'que je dis...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Sam 5 Mai 2018 - 18:57

Je profite que le fil soit remonté. Écouté il y a quelques jours les Verwandlungen.

Le 1 m'a paru plus bruyant qu'intéressant.
Le 3 plus agréable, plus néo aussi, sans être du grand Rihm.
Le 6 carrément néo-romantique, presque sirupeux.

Je n'ai vraiment pas trop perçu ce qui t'avait intéressé, Benedictus. Ou alors c'est moi qui deviens réactionnaire et ronchon – mes derniers émerveillements contemporains ayant été The Lighthouse de P.M. Davies, Svadba de Sokolović et… Fellow Travelers de Spears ( affraid ), je vous laisse juges.
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lulu
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Dim 6 Mai 2018 - 12:28

DavidLeMarrec a écrit:
Ou alors c'est moi qui deviens réactionnaire et ronchon

ça n’est pas exclu, puisque je suis presque certaine que tu as dit du bien de cette œuvre il y a quelques années.
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Dim 6 Mai 2018 - 13:49

DavidLeMarrec a écrit:
Je n'ai vraiment pas trop perçu ce qui t'avait intéressé, Benedictus.

Comme je l'ai dit, ça m'a plu davantage que ça ne m'a frappé, pour les raisons que j'ai exposées.

DavidLeMarrec a écrit:
Ou alors c'est moi qui deviens réactionnaire et ronchon

Ou bien c'est moi qui deviens plus laxiste et bon public (ceci n'empêchant d'ailleurs pas cela.)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Dim 6 Mai 2018 - 17:54

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Je n'ai vraiment pas trop perçu ce qui t'avait intéressé, Benedictus.

Comme je l'ai dit, ça m'a plu davantage que ça ne m'a frappé, pour les raisons que j'ai exposées.

Certes, mais j'aurais cru que ça t'impatienterait, la n°6 (certes pas sur le disque), c'est du Penderecki dernière manière, quoi.


Citation :
DavidLeMarrec a écrit:
Ou alors c'est moi qui deviens réactionnaire et ronchon

Ou bien c'est moi qui deviens plus laxiste et bon public (ceci n'empêchant d'ailleurs pas cela.)

Je crois qu'il y a effectivement un côté structurel me concernant : mon centre de gravité, lorsque j'ai découvert la musique, a été du côté de choses simples (à peu près rien au delà de Tchaïkovski), pour tout le reste j'ai dû faire un effort d'acclimatation.

J'ai eu une période de boulimie en musique contemporaine, plutôt un gavage pour m'immerger dans le langage, et de belles découvertes… mais je dois dire que l'écart que je tire en satisfaction entre une pièce contemporaine au langage largement autonome et cryptique et une musique simplement cadencée, ancrée dans le patrimoine, est tellement considérable… que c'est parfois la frustration du ratio effort / récompense qui l'emporte, ou du moins une certaine indifférence peu constructive.
Pour faire simple : j'aime bien comprendre ce que j'entends, donc passé Messiaen (où on peut sentir certaines choses familières), les langages plus « avancés » (ou plus hors-sol, selon comment on veut voir les choses) ne m'apportent pas la même gamme d'émotions, clairement.

Donc j'ai fini par admettre de moins de me forcer, parce que je crois que c'est structurel. Il n'empêche qu'il y a des choses formidables à écouter, Rihm inclus.
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 8 Mai 2018 - 0:29

Jagden und Formen. Je pensais l'avoir déjà écouté (j'ai écouté des œuvres orchestrales de Rihm l'an dernier, mais je ne sais plus lesquelles Embarassed ), mais j'ai dû confondre avec autre chose car je ne l'aurais sans doute pas zappé aussi complètement : il se trouve que je suis assez enchanté par ce que j'entends, sans même avoir l'impression de rater quelque chose faute de compréhension...
J'avoue trouver cela, même, assez harmonieux... En tout cas jouissif d'un point de vue sonore, y compris lorsque le "moteur" rythmique s'interrompt.
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 8 Mai 2018 - 1:37

lulu a écrit:
tod a écrit:
Cela me plait beaucoup... Me ferais-je jeter des tomettes si j'avoue penser à Schnittke sans les pastiches ?

je n’y aurais pas pensé de prime abord, mais je pense que je vois très bien ce que tu veux dire. Wink

sinon, j’ai réécouté ceci aujourd’hui :



Étude d’après Séraphin für instrumentale und elektronische Klänge (1997). L’œuvre fait partie d’un cycle Séraphin (Artaud est dans la place), à ne pas confondre donc avec l’Étude pour Séraphin. La partie électronique est crée à partir d’enregistrements instrumentaux et vocaux d’autres œuvres du même cycle, transformés jusqu’à être méconnaissables, et presque toujours dans l’extrême grave, roches magmatiques. Écrire une musique primitive, rituelle, est une préoccupation constante chez Rihm (voir par exemple Tutuguri), mais ici cet aspect atteint une dimension particulière. C’est une musique primordiale, pré-culturelle, instinctuelle, sédimentaire. Elle ne remonte presque jamais des sombres profondeurs souterraines dont la bande préenregistrée annonce dès le début les couleurs. L’effectif instrumental est constitué de trois percussionnistes, deux harpes, deux contrebasses et quatre trombones. Les cuivres sont incantatoires, fréquemment saturés dans les graves. Les percussions (écriture magnifique) sont primitives, mais complexes, chaotiques, très loin du primitivisme de Stravinsky qu’on retrouve dans certains Rihm. Quant aux harpes et contrebasses, il suffit de comparer à Okanagon de Scelsi.

Ce truc est assez fascinant... compress  J'ai toujours aimé jouer à mettre des morceaux "en accéléré" et "au ralenti", or cette pièce semble constamment ralentie à des degrés divers : cela va d'un léger grossissement à une véritable vision au microscope — avec bien entendu des ponts entre les différentes échelles (les retours à des timbres d'instruments familiers après de longs délires d'infra-basse électronique sont légèrement frustrants, mais heureusement ça ne dure jamais très longtemps...)
Apparemment, la musique de Rihm n'admet guère de limites, et ça me plaît, mais pour le coup je n'écoute plus du tout cela comme de la musique "classique" (je trouve ça plus proche de certaines musiques expérimentales affiliées au genre "électro" que de quoi que ce soit de "classique")...


Dernière édition par Golisande le Mar 8 Mai 2018 - 10:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 8 Mai 2018 - 2:00

Plus la pièce avance, plus on échappe à cette sensation de ralenti généralisé... Apparition inattendue de voix (inarticulées) plutôt vers la fin (seconde moitié de la dixième plage), au milieu d'un labyrinthe de percussions et de cuivres...
...Après quoi l'électronique sépulcrale revient, agrémentée (comme au début) de quelques timbres familiers de cordes (rassurants malgré la désolation de ce qu'ils ont à jouer...)

Je ne sais pas si j'écouterais ça tous les matins – ni même tous les soirs –, mais c'est incontestablement captivant.

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MessageSujet: Re: Wolfgang Rihm (°1952)   Mar 8 Mai 2018 - 2:32

lulu a écrit:
Je réécoute et conseille cet album :



Des œuvres très différentes.
D’une part „CONCERTO“, Dithyrambe für Streichquartett und Orchester (2000). Ici on est plutôt du côté du Rihm « méchant », vif et impétueux, hargneux presque. Rihm décrit le quatuor à cordes comme une bête à quatre têtes qui se déchaine dans une cage (l’orchestre). Des lignes directrices, comme toujours, des climax d’une grande puissance expressive, mais aussi quelques moments suspendus, plus calmes. L’œuvre dure 25 minutes et est interprété par le Quatuor Arditti et l’orchestre symphonique de Lucerne dirigé par Jonathan Nott.

Retour à un univers plus "classique" – plus proche de Jagden und Formen – mais avec une dimension (néo)romantique bien plus marquée : le langage harmonique est très accessible, pour peu que l'on soit un peu familier de Bartók et/ou de la Symphonie de chambre op. 9 de Schoenberg... (Et quelle étrange fin...)
Je n'entend pas cela comme un combat ou une opposition entre le quatuor et l'orchestre : au contraire, je trouve l'ensemble remarquablement fondu... dans un tout assez captivant, que j'écoute avec un certain plaisir.
De là à affirmer que je le réécouterai dans les prochaines semaines (compte tenu de mes manies en terme de conditions d'écoute, et de la quantité de musique en attente... Neutral )...
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