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 Weinberg/Vainberg (1919-1996)

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HOLLIGER
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MessageSujet: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Sam 10 Avr 2010 - 0:56

Il n'y a aucun sujet sur ce compositeur à ma connaissance alorq que les sorties cd pleuvent, notamment un disque avec Kanka ; il paraît que les quatuors sont pas mal.
Quelqu'un connaît ?
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Xavier
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Sam 10 Avr 2010 - 1:55

Tu veux pas en dire plus pour ouvrir ton message?

L'époque, le pays...

Ah, il semblerait que Weinberg = Vainberg... http://classik.forumactif.com/general-f1/index-general-t2109.htm
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Sam 10 Avr 2010 - 21:40

Oui, il me semble qu'il translittérait lui-même Vainberg pour éviter les confusions - Weinberg étant une translittération d'aspect plus germanique.
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JerMu
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Sam 5 Fév 2011 - 19:33

Je n’ai qu’un double CD : l’intégrale des sonates pour alto solo de Julia Rebekka Adler (Neos). Passionnant !! I love you

A noter qu’on trouve aussi une sonate de Fiodor Droujinine sur le premier CD.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 6 Fév 2011 - 7:26

http://classik.forumactif.com/t1560-musique-sovietique-1930-1980?highlight=sovi%E9tique
voir le message de Sofro à propos du quintette.

En effet les quatuors de Weinberg sont exceptionnels, plus importants à mon avis que ceux de Chostakovich sur qui il a eu une grande influence. L'intégrale du quatuor Danel qui en est à son 4ème volume est stupéfiante (CPO).

A ce propos Weinberg est la translittération que le compositeur utilisait, conforme au nom polonais d'origine. J'ai beaucoup de mal à m'y faire étant donné que je l'ai toujours écrit Vainberg, mais bon, ce nom est -de façon symbolique- sujet à toutes sortes de variations d'identité. Le prénom lui-même, Mieczyslaw a été remplacé par Moshei quand les soldats soviétiques ont établi des papiers au moment où Weinerbg a fui la pologne (en 1940 pour échapper à l'invasion Nazi: toute sa famille et sa soeur qui l'avait accompagné une partie du chemin avant de revenir sur ses pas ont été exterminés).

Il y a beaucoup de choses à découvrir, particulièrement les opéras don certains ont été créés en France récemment. En enregistrement on trouve The Passenger (ches Neos?). Les plus importants ne sont pas encore au disque.

Certaines symphonies (en fait toutes les symphonies chorales à l'exception de la 8ème et de a sixième)) ne sont pas encore enregistrées non plus : il y en a une vingtaine plus les quatre "symphonies de chambre" qui sont les dernières quand Weinberg renonça à la numérotation, estimant que 21 suffisait.
Parmi les enregistrements symphonique, rechercher particulièrement le disque Melodyia (réédité) des symphonies 4 et 6 par Kondrashin. La 6ème a beaucoup influencé la 13ème de Chostakovich, jusqu'à la citation textuelle (la cloche qui sonne le glas). Weinberg semble parmi les très nombreux musiciens juifs élèves ou protégés de Chostakovich (Levitin, Fleishman, Yevlakov, Isaac Schwartz) celui qui a joué le rôle le plus important dans l'inclusion de thèmes juifs dans sa musique (2ème trios, poèmes hébraïques, 13ème symphonie etc).
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 6 Fév 2011 - 11:53

Je n'ai rien vraiment aimé de Weinberg, mais il est vrai que le fait qu'ils soit idéalement servi par les Danel (c'est forcé) va m'inciter à m'y replonger. En plus c'est au profit du meilleur label du monde...
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Percy Bysshe
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Jeu 17 Fév 2011 - 22:13

J'ai écouté la 4ème sonate pour violon et piano Op.39. Ce langage ne me touche pas beaucoup: au niveau des inflexions, le lyrisme est emphatique par moment... Mais c'est assez bien construit, inventif durant les trois mouvements qui s'enchaînent sans interruption. Je vais écouter la 5ème rapidement, elle est sur le même disque CPO. Smile
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guimix
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 4 Sep 2011 - 10:58

Je ne sais pas si vous connaissez ce site, mais il est super bien fait, et la démarche du webmaster de nous faire découvrir des compositeurs oubliés, notamment de l'URSS mais pas que est à saluer. Bref, sa dernière chronique en date est sur Weinberg est je crois qu'elle donne pas mal de piste intéressante :
http://physinfo.org/chroniques/weinberg.html
J'ai écouté le concerto pour violon et le premier mouvement de la 20 symphonie et j'ai bien aimé, voire beaucoup aimé par moment, très proche de Chostakovitch effectivement, tout en étant assez original, un prolongement intéressant pour tous les fan de chosta je crois.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 4 Sep 2011 - 11:02

Weinberg a écrit un concerto pour violoncelle... je vais réécouter ça un de ces jours et écrire quelques lignes.
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guimix
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 4 Sep 2011 - 11:12

Je viens de le réécouter et j'apprécie beaucoup le mouvement lent du concerto pour violon, il me rappelle un peu le 1er mouvement du 1er concerto pour violon de Prokofiev dans le jeu de l'instrument quasiment tout le temps dans le suraiguë et avec l'atmosphère lunaire générée par l'harmonie discrète de l'orchestre. Je poste un lien youtube que je retirerai d'ici 24h pour que vous vous fassiez une idée https://www.youtube.com/watch?v=-tk2yWGnEog&feature=related peut-être que c'est pas super original dans le genre, mais moi ça me fait de l'effet.


Dernière édition par guimix le Dim 4 Sep 2011 - 14:33, édité 1 fois
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JerMu
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 4 Sep 2011 - 12:22

guimix a écrit:
Je viens de le réécouter et j'apprécie beaucoup le mouvement lent du concerto pour violon, il me rappelle un peu le 1er mouvement 1er du concerto pour violon de Prokofiev dans le jeu de l'instrument quasiment tout le temps dans le suraiguë, avec l'atmosphère lunaire généré par l'harmonie discrète de l'orchestre. Je poste un lien youtube que je retirerai d'ici 24h pour que vous vous fassiez une idée https://www.youtube.com/watch?v=-tk2yWGnEog&feature=related peut-être que c'est pas super original dans le genre, mais moi ça me fait de l'effet.
Excellent, merci ! une autre, une autre !
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guimix
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 4 Sep 2011 - 14:35

lol ben je vais copier le sujet weinberg du site dont j'ai parlé un peu plus haut, c'est lui qui donne des pistes pour le découvrir :

"Mieczyslaw Weinberg (1919-1996) est considéré par certains commentateurs comme l'un des plus grands compositeurs soviétiques (russo-polonais serait plus exact), à l'égal de Prokofiev, et il est largement (in)volontairement ignoré par tous les autres. Cette divergence d'appréciation est tellement énorme qu'elle appelle quelques commentaires, à défaut d'explication.

Même le New Grove Dictionary ne lui consacre que quelques misérables lignes, à la rubrique, Vaynberg. Cette fantaisie typographique n'en est pas exactement une car son nom a été très régulièrement estropié de toutes sortes de façons. Weinberg est né à Varsovie et il n'a quitté la Pologne, à 20 ans, que sous la menace des bottes nazies, une sage précaution car sa famille n'allait pas tarder à être exterminée. Il chercha refuge en URSS, alors perçue comme un bastion anti-hitlérien, sans se douter que son ascendance juive n'y serait pas nécessairement mieux appréciée. Naturalisé sous le nom de Moisei Vainberg, il étudia la composition, pendant deux ans, au conservatoire de Minsk puis il déménagea à Tachkent, en 1941, fuyant à nouveau l'invasion allemande. Enfin, il fut remarqué par Dimitri Schostakovitch (1906-1975) qui le fit venir à Moscou, en 1943, ce qui fut le début d'une longue amitié. Il adopta le mode de vie des russes jusqu'à partager leur sort lors des purges staliniennes. C'est Schostakovitch qui fit circuler une pétition réclamant la libération de Weinberg, emprisonné en février 1953, pour "activités sionistes". Le dénouement heureux de l'affaire Weinberg se trouva facilité par la mort de Staline, opportunément survenue un mois plus tard.

La relation humaine était très forte entre les deux hommes : ainsi lorsque les Weinberg furent inquiétés par le régime stalinien, les Schostakovitch se proposèrent pour accueillir leur fille. La relation artistique, également intense, était fatalement plus dissymétrique : Weinberg n'a jamais caché que Schostakovitch était son modèle exclusif. La part d'influence qu'il a pu avoir, en retour, sur son idole est certainement bien moindre, sauf qu'il n'a sans doute pas été étranger à l'intérêt que Schostakovitch a manifesté envers des thèmes juifs (Trio n°2, Quatuor n°8, Mélodies sur des Poésies juives, Symphonie n°13 "Baby Yar").

Weinberg et Schostakovitch échangèrent, pendant 32 ans, leurs partitions pour avis mutuels. Les deux musiciens étaient d'excellents pianistes et ils ont régulièrement testé des réductions pour piano à 4 mains de leurs oeuvres récentes. Un disque vynil est même paru en 1954, proposant la 10ème de Schostakovitch mais il n'a apparemment jamais été reporté en CD. Peu avant sa disparition, Schostakovitch, pourtant fort diminué, assistait encore aux répétiitons de l'opéra "La Madonne et le Soldat" de son ami. Schostakovich dédia son 10ème Quatuor à Weinberg et ce dernier lui rendit tardivement la politesse en lui dédiant sa 12ème Symphonie, à titre posthume.

Les admirateurs de Weinberg ne voient pas de problème à ce que le climat dans lequel baignent beaucoup de ses oeuvres soit directement emprunté à Schostakovitch et c'est bien leur droit. D'autres, plus sceptiques, se déclarent gênés qu'un amateur à l'oreille exercée mais qui ne connaîtrait rien de la musique de ces deux artistes, n'aurait aucune peine à distinguer le maître de l'épigone. Dans 100 ans, il ne fait guère de doute que Schostakovitch conservera la position dominante qu'il occupe déjà aujourd'hui en ce qui concerne la musique du 20ème siècle. Imiter son style, aussi parfaitement que cela soit possible, jusque dans les tics d'écriture, ne remplacera jamais le caractère d'urgence que Schostakovitch mettait dans ses meilleures oeuvres. En art, le précurseur garde invariablement une longueur d'avance sur ses poursuivants.

Poursuivre cette analyse dans le seul but de dévaloriser la musique de Weinberg serait cependant profondément injuste. Certes, il a fréquemment baigné ses oeuvres dans une atmosphère empruntée à son modèle, voire marché très précisément dans ses pas (comme dans le premier mouvement de la 1ère Sonate pour violoncelle solo , qui finit par épouser les contours d'une cadence du célèbre 1ère Concerto pour violon de Schostakovitch). Cependant, il a su faire preuve d'originalité dans beaucoup d'oeuvres, qu'il faut prendre la peine d'écouter, en priorité :

- Déjà séduit par les promesses de la juvénile Symphonie n°1, Schostakovitch ne tarissait pas d'éloges à propos de la Symphonie n°6 (1. Adagio sostenuto, 2. Allegretto, 3. Allegro molto) que, paraît-il, il n'aurait pas désavouée. Qu'aurait-il pensé du vibrant hommage posthume que Weinberg lui a rendu avec la Symphonie n°12 (1. Allegro moderato (1ère partie), 1. Allegro moderato (2ère partie), 2. Allegretto, 3. Adagio - Allegro (1ère partie), 3. Adagio - Allegro (2ème partie), 3. Adagio - Allegro (3ème partie)) ? Si vous êtes pressé, commencez par le début du bouleversant adagio final. Il montre un Weinberg inspiré, libéré peut-être comme Schubert l'avait été, en 1827, à la disparition de Beethoven. Le style de Weinberg a évolué, après la mort de Schostakovitch, vers un romantisme apaisé, contemplatif et désincarné. La Symphonie n°19 débute par l'énoncé d'un thème entreprenant et dépourvu de toute facilité. Son long développement, quasiment mahlérien, mérite vraiment votre écoute attentive. On ne perçoit aucune acrimonie dans cette oeuvre qu'il considérait pourtant comme une réponse artistique au harcèlement d'un régime hostile : l'optimisme résigné de Weinberg a toujours contrasté avec la révolte pessimiste de Schostakovitch.

- Le Concerto pour violon (Allegro molto, Animato, Adagio, Risoluto) fait partie des oeuvres phares de Weinberg, proposé ici dans la version évidemment superlative de David Oistrakh et de l'Orchestre de Moscou dirigé par Kyril Kondrashin. Je m'étonne qu'aucun candidat (russe ?) au Concours Reine Elisabeth n'ait jamais pensé défendre ses chances avec cette oeuvre qui le distinguerait au moins de la masse des autres concurrents, tous affairés à piocher dans le même répertoire.

- Weinberg était excellent pianiste et cela s'entend dans sa musique de chambre avec partie de clavier, passionnante de bout en bout. Le Quintette à clavier (Moderate con moto, Allegretto, Presto, Largo, Allegro agitato) est une oeuvre magnifique qui ne pâlit nullement lors d'un couplage en CD avec l'oeuvre homologue de Schostakovich. On peut d'ailleurs en dire autant du Trio opus 24. Ecoutez encore la belle Sonate pour alto (ou clarinette) & piano, opus 28 (Allegro, Allegretto, Adagio) et celle (n°1) pour violoncelle & piano, opus 21 (Lento ma non troppo, Un pocco moderato).

- Il n'a, par contre et étrangement, guère écrit pour le piano solo, sauf six Sonates difficilement trouvables depuis que l'enregistrement Olympia a disparu et un charmant - mais nullement anodin - livre de Pièces pour enfants, The Children's Notebooks, publié chez CPO.

Si comme je le pense, ces oeuvres vous ont plu, vous voudrez assez normalement en entendre davantage :

- Weinberg a complété 26 Symphonies dont 4 Symphonies de chambre (une 27ème, jamais instrumentée, existe à l'état de réduction pour piano). Ce nombre pose problème à ceux qui doutent, avec quelques raisons, qu'il soit possible d'individualiser autant d'oeuvres. Certes le cas n'est pas unique au 20ème siècle - Nikolai Myaskovsky (1881-1950) (27 opus), Alan Hovhaness (1911-2000) (67 opus) ou Leif Segerstam (1944- ) (plus de 220 opus et ce n'est pas fini ...) - ont fait mieux (ou pire) mais précisément cette surproduction a nui à leur réputation. On fait des trouvailles dans les oeuvres symphoniques de Weinberg mais elles sont éventuellement noyées dans des espaces sonores qui donnent parfois l'impression de tourner en rond. Outre les oeuvres déjà citées, sont également disponibles en CD, la Symphonie n°2 pour cordes, étrangement gaie malgré les années de guerre, la Symphonie n°4 mélange de toutes les influences russes - Stravinsky, Prokofiev et Schostakovitch - et les Symphonies n°5, n°7, n°8, n°10, n°14, n°16, n°17, n°18 - où Weinberg replongé un temps dans la tradition populaire de son pays natal, retourne au souvenir des horreurs de la guerre -, Symphonie de chambre n°2, Sinfonietta sur des thèmes juifs.

Ces oeuvres sont rarement jouées au concert, du moins en Occident, mais je ne désespère pas que les meilleures d'entre elles finissent par entrer au répertoire. Après tout, depuis les années 1950, Mahler puis Schostakovitch ont été apprivoisés par quantité d'orchestres et assimilés par tous les publics. Certes, Allan Pettersson (1911-1980) et Alfred Schnittke (1934-1998) attendent également leur tour mais la musique de Weinberg devrait logiquement les précéder vu sa plus grande accessibilité.

- Outre le Concerto pour violon déjà évoqué, 6 autres concertos d'excellente facture existent : Concerto pour violoncelle, Concerto pour flûte, Concerto pour trompette, Fantaisie pour violoncelle & orchestre, ... . Weinberg n'a curieusement pas écrit de concerto pour piano.

- Les 17 quatuors à cordes constituent, à mon humble avis, la part indigeste du catalogue de Weinberg et ce ne sont pas les enregistrements du Quatuor Danel, parus chez CPO qui me font changer d'avis. Comme vous n'êtes nullement obligé de suivre mon avis, je vous propose quelques extraits : Quatuor n°1, n°4, n°8, n°10, n°13, n°16, n°17. Les sonates, pour combinaisons instrumentales diverses, sont mieux diversifiées, Sonate n°1, pour violon & piano, Sonates n°1, n°2, n°3, pour violoncelle & piano.

Vous trouverez les sonates 1 & 2 sur un CD, paru chez Naxos, magnifiquement jouées par le violoncelliste Dimitri Yablonsky (au piano, Hsin-Ni Liu); en complément, deux superbes Sonates pour violoncelle seul, dédiées à Rostropovitch (n°1 & n°3).

150 mélodies, 7 opéras - seul "La Passagère" est disponible (en DVD) -, un grand ballet "La clé d'Or" - qui rappelle Petrushka de Stravinsky tant par son argument que par son traitement instrumental - et un Requiem complètent l'essentiel d'un catalogue encore largement inexploré.

Weinberg a accessoirement écrit pour le cinéma soviétique comme beaucoup de ses collègues. Son nom a même brillé à l'affiche du Festival de Cannes, en 1958, lorsque le film Quand passent les Cigognes, de Mikhaïl Kalatozov, a remporté la Palme d'or.

Il a connu ses années de gloire, vers 1960, quand les plus grands interprètes russes jouèrent sa musique, David Oistrakh, Mstislav Rostropovitch, Leonid Kogan, Emil Gilels, les chefs d'orchestre Vladimir Fedosseïev, Kirill Kondrachine et Rudolf Barshai et le Quatuor Borodine. Le label Olympia s'est fait le témoin de ces années fastes en publiant un coffret de 16 CD ... actuellement introuvable.

Le catalogue des oeuvres de Weinberg, complété par une discographie historique, est disponible à cette adresse :http://claude.torres1.perso.sfr.fr/Vainberg/ L'édition systématique dans un format exploitable n'est véritablement en cours, en Occident, que depuis 2003, ce qui explique que les enregistrements modernes ne suivent qu'au compte-gouttes. Le label Chandos se lance apparemment dans l'intégrale des symphonies, tandis que CPO, Claves et Naxos se partagent les euvres de chambre.

La fin de vie de Weinberg ne fut guère heureuse : atteint de la maladie de Crohn, il sombra dans une dépression alimentée par la défection des interprètes et du public pour son oeuvre. Pour les observateurs occidentaux, il semblait clair qu'Alfred Schnittke, Rodion Shchedrin, Boris Tishchenko ou Valentin Silvestrov exploraient de nouveaux chemins mais le balancier du temps, moins obsédé par un parti prix de nouveauté à tout prix, pourrait et devrait redorer son blason."
source : http://physinfo.org/chroniques/weinberg.html
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 4 Sep 2011 - 20:53

a mon avis la position difficile de Weinberg en union soviétique tient essentiellement à l'antisémitisme rampant et à la xénophobie qui fait que Weinberg a toujours été regardé comme un émigré polonais par le pouvoir (origine polonaise qu'il partageait aussi avec Chostakovich même si cela remontait à une génération en arrière).
J'ai déjà fait la citation de Khrennikov, louant le côté "juif qui cherche à s'intégrer" dans la 5ème symphonie pour mieux dénigrer l'oeuvre.
Weinberg a fini par se convertir au catholicisme orthodoxe, quelques semaines avant sa mort.

Beaucoup d'oeuvres de Weinberg ont été jouées avec des années de retard, 15 ans pour la création de la 1ère symphonie, 10 ans pour le concerto pour violoncelle, ce qui fait qu'on a pu facilement croire que l'influence ne jouait que dans le sens descendant. En réalité les oeuvres de Chostakovich influencées par Weinberg ont été jouées avant, et c'était une manie de Chostakovich de dissimuler des citations textuelles des oeuvres (particulièrement celles interdites) de ses amis dans ses propres symphonies.
Néanmoins l'univers de Weinberg est très différent de celui de Chostakovich et l'on ne peut confondre les deux, même dans les quatuors.

Je souligne que l'opéra La Passagère que Weinberg tenait pour son chef d'oeuvre a été donné en création scénique festival de Bregenz (en DVD chez NEOS et ça vaut vraiment le détour). Il avait fallu attendre 10 ans après la mort de Weinberg pour qu'ait lieu une création en oratorio, même si la partition avait été publiée (piano et voix), qui fit dire à Chostakovich en 1974: "C'est un chef d'oeuvre accompli, tant dans la forme que dans le style".

Weinberg n'a pas eu de chance avec les intégristes de tous bords. Sa réputation a été affectée aussi par l'affaire Soljenitsine, causant une brouille définitive avec Rostropovich dont l'activisme forcené a pourtant épargné Chostakovich qui refusa aussi de s'engager pour Soljeitsine. Ici encore la ligne de flottaison sépare ceux qui sont restés et ceux qui son partis (ont fui?).


Dernière édition par sud273 le Dim 6 Nov 2011 - 16:26, édité 1 fois
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Horatio
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 25 Sep 2011 - 23:05

Horatio a écrit:
Weinberg a écrit un concerto pour violoncelle... je vais réécouter ça un de ces jours et écrire quelques lignes.

Voilà, j'ai écouté ce Concerto pour violoncelle op. 43 de Weinberg !
Et la première chose à dire, c'est que je suis étonné en bien ! Weinberg ne cultive pas du tout le même style que Toyama, Tischenko ou Vlasov (dont les concertos pour violoncelle sont... autrement plus exigeants à écouter Mr. Green ) - au contraire, c'est profondément mélodique, lyrique et populaire ! Le concerto entier est tendre, doux, et ne cherche que rarement l'effet.

Le concerto est dédié à Rostropovitch (le seul qui l'ait enregistré d'ailleurs il me semble silent - et encore, il s'agit d'un live, plus précisément du live de la première mondiale ! - qui est postérieur de 10 ans à son écriture, d'après Sud), comporte quatre mouvements groupés deux à deux.
Le concerto est essentiellement lyrique, surtout dans le premier mouvement Adagio : des cordes évanescentes et discrètes soutenant le chant ininterrompu du soliste. Monologue en forme d'arche, intime et ému. S'en dégage évidemment une forte impression d'immobilité, que vient rompre le second mouvement Moderato ; les pizzicatos de l'orchestre soutiennent discrètement la petite mélodie dansante et nostalgique du soliste, mélodie reprise à l'orchestre.
Le mouvement suivant, Allegro - Cadence, poursuit dans la veine populaire, plus énergiquement cette fois. Mélodie à l'orchestre, commentaires virtuoses au violoncelle. A la danse succède une nouvelle cantilène du soliste, plus animée cette fois, qu'interrompt un coup de timbale - c'est le début de la cadence. Je suis d'ailleurs persuadé que le dédicataire n'est pas étranger à la présence de cette cadence.
Le dernier mouvement Allegro est plus conventionnel : mélodies populaires, lyrisme classique et dialogue entre soliste et orchestre, pour aboutir à une fin éthérée.

Une belle découverte Very Happy !
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Cello
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Lun 26 Sep 2011 - 12:19

En voilà un qui le coffret Rostropovich: The Russian Years... Wink .

J'ai entendu beaucoup de bien du concerto de Vainberg. A écouter.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Lun 26 Sep 2011 - 12:51

à noter qu'il existe deux versions modernes et en studio du concerto pour violoncelle, une chez Chandos, avec les concertos pour flûte, une autre chez Northern Flowers par Dimitry Krichov, avec l'excellente version de la 1ère symphonie par Titov. Etant donné la brouille survenue entre Weinberg et Rostropovich, je doute rétrospectivement de la sincérité du violoncelliste qui refusa la deuxième sonate (dont la dédicace fut grattée sur manuscrit) et laissa dormir les 24 préludes opus 100 pour violoncelle seul (une des partitions majeures du genre).
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Cololi
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Lun 26 Sep 2011 - 13:41

Sud, si l'envie te prend, n'hésite pas à présenter les quatuors (car le corpus est grand et il faut qq pistes pour commencer). Smile

_________________
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Cello
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Lun 26 Sep 2011 - 16:38

sud273 a écrit:
à noter qu'il existe deux versions modernes et en studio du concerto pour violoncelle, une chez Chandos, avec les concertos pour flûte, une autre chez Northern Flowers par Dimitry Krichov, avec l'excellente version de la 1ère symphonie par Titov. Etant donné la brouille survenue entre Weinberg et Rostropovich, je doute rétrospectivement de la sincérité du violoncelliste qui refusa la deuxième sonate (dont la dédicace fut grattée sur manuscrit) et laissa dormir les 24 préludes opus 100 pour violoncelle seul (une des partitions majeures du genre).

Merci sud.

Tu sais d'où est venue leur brouille?

Parce que c'est dommage: Vainberg a vraiment écrit beaucoup pour le violoncelle, nul doute que ces pièces seraient plus connues si Rostropovitch en avait fait la promotion comme il l'a fait pour celles de Prokofiev, Chostakovitch, Britten ou Dutilleux.
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Horatio
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Lun 26 Sep 2011 - 18:50

Cello a écrit:
sud273 a écrit:
à noter qu'il existe deux versions modernes et en studio du concerto pour violoncelle, une chez Chandos, avec les concertos pour flûte, une autre chez Northern Flowers par Dimitry Krichov, avec l'excellente version de la 1ère symphonie par Titov. Etant donné la brouille survenue entre Weinberg et Rostropovich, je doute rétrospectivement de la sincérité du violoncelliste qui refusa la deuxième sonate (dont la dédicace fut grattée sur manuscrit) et laissa dormir les 24 préludes opus 100 pour violoncelle seul (une des partitions majeures du genre).

Merci sud.

Tu sais d'où est venue leur brouille?

Parce que c'est dommage: Vainberg a vraiment écrit beaucoup pour le violoncelle, nul doute que ces pièces seraient plus connues si Rostropovitch en avait fait la promotion comme il l'a fait pour celles de Prokofiev, Chostakovitch, Britten ou Dutilleux.

Effectivement, cette brouille est étrange, si tu pouvais nous apprendre plus Wink ...
Weinberg a en effet beaucoup écrit pour violoncelle (deux sonates avec piano, quatre sonates solo et les 24 préludes). Je vais les commander dans quelques temps, je pouraais en dire quelquers mots si ça en vaut la peine.
Rostropovitch est vraiment passé à côté de la plaque pour une fois silent ...
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mar 27 Sep 2011 - 13:20

en ce qui concerne les quatuors, nous ne sommes pas encore tout à fait au bout de l'intégrale Danel, dont le vol 5 avec 1-10-3 vient juste de paraître. Je ne suis pas sûr de dominer suffisamment le sujet pour donner des conseils (à part prendre les Danel plutôt que Götteborg ou Shostakovich quartet).

Parmi les nouveautés, on peut noter la sortie chez Chandos de la symphonie 3 et de la 4è suite du ballet la Clef d'or (toutes deux inédites).

Pour l'affaire Rostro-Weinberg, ça tourne autour de Soljenitsyne, et je crains que ce ne soit un peu trop politique pour ces lieux et ne serve qu'à ternir l'image d'un grand instrumentiste. En gros Weinberg a refusé de prendre parti pour Soljenitsyne que Rostropovich défendait aveuglément. Ce qui m'a toujours semblé curieux, c'est que, confronté au même refus de Chostakovich, pourtant membre du comité central du PC à l'époque, Rostropovich n'a pas cessé de jouer Chostakovich même après sa fuite d'URSS. D'un autre côté Chostakovich est mort en 1975, il n'y avait plus lieu d'être brouillé avec un mort. (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Soljenitsyne )
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mar 27 Sep 2011 - 13:37

J'ai écouté le 5° quatuor hier soir, c'est pas mal. A creuser, j'en dirai plus après plusieurs écoutes.

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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 11:12

N'ayant pu mettre la main vite fait sur le concerto pour violoncelle, je me suis rabattu sur le concerto pour flûte op. 75. Il s'agit d'ailleurs du premier, Vainberg en ayant composé un second une vingtaine d'années plus tard.

Et bien je dois dire que je n'ai pas été déçu. Le premier mouvement est un moto perpetuo vraiment prenant. Il est tentant de le comparer avec Chostakovitch mais passé quelques ressemblances superficielles, on a là bien plus qu'un imitateur. Suit un beau mouvement lent, assez troublé du reste. Le final rapide, qui arrive sans transition, apporte un contraste net. C'est vraiment pas mal.

J'ai enchainé avec deux des 24 préludes pour violoncelle seul (le 12 et le 16). Ca m'a semblé moins remarquable, assez banal à vrai dire. Cela dit, c'est un peu court pour juger l'ensemble du cycle.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 12:43

Je vois finalement davantage de parentés, dans le positionnement de Vainberg, avec Myaskovsky, Rachmaninov ou même Sibelius, qu'avec Chostakovitch. Oui, bien sûr, l'univers harmonique est celui de l'URSS de l'époque, mais cette façon de toujours garder une forte identité lyrique l'éloigne des mélodies volontairement déceptives de Chostakovitch.

Et justement, chez Vainberg, ça me gêne assez, je trouve ça presque "facile", sans être pour autant évident ou lumineux. J'en suis fort marri, parce qu'à chaque fois que je le vois mentionner, c'est avec les plus grands éloges, et je ne l'apprécie, moi qu'avec tiédeur. Neutral

Pas faute d'avoir essayé à plusieurs moments espacés, et dans différents genres. Si jamais quelqu'un tombe sur une oeuvre génialissime, qu'il la signale, peut-être que...

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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 12:54

DavidLeMarrec a écrit:

Pas faute d'avoir essayé à plusieurs moments espacés, et dans différents genres. Si jamais quelqu'un tombe sur une oeuvre génialissime, qu'il la signale, peut-être que...


Sud évoquait son opéra "The Passenger" comme étant un grand chef d'oeuvre, tu as pu l'ecouter ? Smile
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 13:09

DavidLeMarrec a écrit:
Je vois finalement davantage de parentés, dans le positionnement de Vainberg, avec Myaskovsky, Rachmaninov ou même Sibelius, qu'avec Chostakovitch. Oui, bien sûr, l'univers harmonique est celui de l'URSS de l'époque, mais cette façon de toujours garder une forte identité lyrique l'éloigne des mélodies volontairement déceptives de Chostakovitch.

Oui, les ressemblances sont sans doute plus dues au contexte historique et géographique. Myaskovsky, ça ne m'a pas sauté aux oreilles mais je ne le connais que fort peu.

DavidLeMarrec a écrit:
Et justement, chez Vainberg, ça me gêne assez, je trouve ça presque "facile", sans être pour autant évident ou lumineux. J'en suis fort marri, parce qu'à chaque fois que je le vois mentionner, c'est avec les plus grands éloges, et je ne l'apprécie, moi qu'avec tiédeur. Neutral

Tu es tiède pour Vainberg et moi pour Mozart... pas sûr que ce soit toi qui détonnes le plus en société, rassure-toi Mr.Red .
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 13:33

Cello a écrit:
Tu es tiède pour Vainberg et moi pour Mozart... pas sûr que ce soit toi qui détonnes le plus en société, rassure-toi Mr.Red .
En société, peut-être, mais vis-à-vis des mélomanes, quand tu commences à émettre des réserves (fussent-elles exprimées personnelles !) sur Bach, ou pis, que tu te permets de plaisanter sur les livrets de Wagner, pas sûr d'être mieux loti. hehe
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 13:38

Cello a écrit:
Oui, les ressemblances sont sans doute plus dues au contexte historique et géographique. Myaskovsky, ça ne m'a pas sauté aux oreilles mais je ne le connais que fort peu.
Ecoute les quatuors. Chez Northern Flowers, le couplage du 1 et du 4, c'est idéal. Moi, ça me renverse tout à fait. Toi, peut-être un peu moins, ça reste postromantique, mais essaie les ultérieurs, il brasse beaucoup de styles très différents, comme dans ses Sonates pour piano (qui sont d'esthétiques encore plus diverses !).
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 13:41

Dave a écrit:
Sud évoquait son opéra "The Passenger" comme étant un grand chef d'oeuvre, tu as pu l'ecouter ? Smile
Non, il faut que je mette la main dessus, c'est prévu. Merci de me relancer, mais comme il faut trouver le livret en plus, c'est complexe.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 13:44

DavidLeMarrec a écrit:
Je vois finalement davantage de parentés, dans le positionnement de Vainberg, avec Myaskovsky, Rachmaninov ou même Sibelius, qu'avec Chostakovitch. Oui, bien sûr, l'univers harmonique est celui de l'URSS de l'époque, mais cette façon de toujours garder une forte identité lyrique l'éloigne des mélodies volontairement déceptives de Chostakovitch.

Et justement, chez Vainberg, ça me gêne assez, je trouve ça presque "facile", sans être pour autant évident ou lumineux. J'en suis fort marri, parce qu'à chaque fois que je le vois mentionner, c'est avec les plus grands éloges, et je ne l'apprécie, moi qu'avec tiédeur. Neutral

Pas faute d'avoir essayé à plusieurs moments espacés, et dans différents genres. Si jamais quelqu'un tombe sur une oeuvre génialissime, qu'il la signale, peut-être que...


C'est un peu l'impression que j'ai pour le moment.

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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 14:41

Parler de Chostakovitch me rappelle que je dois tempérer mon enthousiasme pour Vainberg en gardant à l'esprit mes déconfitures avec le premier. J'avais été conquis par mes découvertes initiales avant de déchanter rapidement au point maintenant de ne l'écouter que rarement. Si ça se trouve, je suis aussi tombé sur une oeuvre exceptionnellement bonne de Vainberg et le reste est moins marquant.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 28 Sep 2011 - 15:02

DavidLeMarrec a écrit:
Dave a écrit:
Sud évoquait son opéra "The Passenger" comme étant un grand chef d'oeuvre, tu as pu l'ecouter ? Smile
Non, il faut que je mette la main dessus, c'est prévu. Merci de me relancer, mais comme il faut trouver le livret en plus, c'est complexe.
Le DVD est sous-titré, c'est majoritairement en allemand et en anglais, mais aussi en polonais, français, russe, grec. (et c'est génial surtout)
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Jeu 29 Sep 2011 - 20:49

Horatio a écrit:
Le concerto est essentiellement lyrique, surtout dans le premier mouvement Adagio : des cordes évanescentes et discrètes soutenant le chant ininterrompu du soliste. Monologue en forme d'arche, intime et ému. S'en dégage évidemment une forte impression d'immobilité...

Ce premier mouvement m'a fait penser, comme David le signalait plus haut, à Myaskovsky dont le concerto pour violoncelle quasiment contemporain de celui-ci commence également par un thème lent et lyrique. Je serais tenté d'attribuer l'impression d'immobilité dont tu parles au fait que celui-ci ne se renouvelle pas beaucoup. Il varie une note ici et là mais globablement, ça dure un peu trop pour maintenir l'intérêt tout au long.

Horatio a écrit:
... le second mouvement Moderato ; les pizzicatos de l'orchestre soutiennent discrètement la petite mélodie dansante et nostalgique du soliste, mélodie reprise à l'orchestre.

Une sorte de danse, oui, qui s'emballe très vite mais n'aboutit pas vraiment à une libération: ça retombe aussi vite que c'est monté et le mouvement se poursuit d'une façon qui m'a paru frôler dangereusement le foutoir.

Horatio a écrit:
Le mouvement suivant, Allegro - Cadence, poursuit dans la veine populaire, plus énergiquement cette fois. Mélodie à l'orchestre, commentaires virtuoses au violoncelle. A la danse succède une nouvelle cantilène du soliste, plus animée cette fois, qu'interrompt un coup de timbale - c'est le début de la cadence. Je suis d'ailleurs persuadé que le dédicataire n'est pas étranger à la présence de cette cadence.

J'ai bien failli décrocher ici. Rien qui m'ait accroché, pas même la cadence. Quelques exclamations à l'orchestre que n'aurait pas reniées Chostakovitch.

Horatio a écrit:
Le dernier mouvement Allegro est plus conventionnel : mélodies populaires, lyrisme classique et dialogue entre soliste et orchestre, pour aboutir à une fin éthérée.

J'ai redressé l'oreille au final: une bonne marche massive et cuivrée bien soviétique. On pourrait s'attendre à ce que ça conclue ainsi mais non, comme au deuxième mouvement, il arrête tout juste avant de culminer pour laisser la place aux cordes, puis au soliste qui finit sur des échos alanguis du thème initial.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Jeu 29 Sep 2011 - 22:23

Cello a écrit:

Horatio a écrit:
Le mouvement suivant, Allegro - Cadence, poursuit dans la veine populaire, plus énergiquement cette fois. Mélodie à l'orchestre, commentaires virtuoses au violoncelle. A la danse succède une nouvelle cantilène du soliste, plus animée cette fois, qu'interrompt un coup de timbale - c'est le début de la cadence. Je suis d'ailleurs persuadé que le dédicataire n'est pas étranger à la présence de cette cadence.

J'ai bien failli décrocher ici. Rien qui m'ait accroché, pas même la cadence. Quelques exclamations à l'orchestre que n'aurait pas reniées Chostakovitch.

Horatio a écrit:
Le dernier mouvement Allegro est plus conventionnel : mélodies populaires, lyrisme classique et dialogue entre soliste et orchestre, pour aboutir à une fin éthérée.

J'ai redressé l'oreille au final: une bonne marche massive et cuivrée bien soviétique. On pourrait s'attendre à ce que ça conclue ainsi mais non, comme au deuxième mouvement, il arrête tout juste avant de culminer pour laisser la place aux cordes, puis au soliste qui finit sur des échos alanguis du thème initial.

Le troisième mouvement est effectivement très moyen - à part la mélodie initiale, une jolie trouvaille. La cadence est à oublier (quoiqu'en live, ça doit être passable - voir le soliste déployer ses capacités, haleter, respirer comme un bœuf, etc.).
Quant au final, je l'avais trouvé un peu convenu : une bonne marche, oui, mais rien de plus.
Celui de Myaskovsky est assez semblable, oui, sauf qu'il est plus "ordonné", plus clair et lisible. Mais franchement, ce n'est pas le meilleur non plus I don't want that (10 minutes de lyrisme triste...).
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Ven 30 Sep 2011 - 9:03

Ah, je l'aime bien moi le Myaskovsky. C'est typiquement un de ces 3-4 concertos que je ressors quand je veux sortir des "standards".
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Dim 2 Oct 2011 - 20:38

La symphonie n°1 refait pencher la balance du bon côté.

Les deux mouvements extérieurs m'ont plu, en particulier le premier avec son thème de facture relativement classique mais possédant un charme débonnaire certain. Je l'ai encore à l'esprit maintenant. Les variations qui lui sont apportées, incluant une section plus sombre, m'ont nettement plus convaincu que celles du concerto pour violoncelle. Quant au dernier mouvement, construit sur des questions-réponses laconiques, il possède une vigueur rythmique pas si éloignée de Beethoven.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Sam 7 Déc 2013 - 13:05

Je ne suis pas convaincu par la Symphonie No. 19 op. 142 (1985) et la Symphonie No. 20 (op. 150) (1988) : oeuvres uniformément sombres et horizontales. Il ne se passe pas grand chose et finalement elles m'évoquent presque les dernières symphonies de Schnittke pour leur aspect sombre, étal et leur relative sécheresse mélodique... Ou du Miaskovsky sans inspiration. Evidemment, en commentant mouvement par mouvement, je pourrais tempérer mon avis, il y a de beaux passages dans ces deux symphonies mais ce n'est pas la question, je donne juste une impression globale. Ce ne sont pas des oeuvres qui me donnent envie d'y retourner très souvent.
Même impression pour le poème symphonique The Banners of Peace op. 143 (couplé avec la 19 sur le disque Naxos et également composé en 1985) : c'est long, de grands aplats de cordes, on peine à rester concentré tout du long...
Le Concerto pour violoncelle Op. 43 (1948) composé 40 ans plus tôt que la Symphonie No. 20 est en revanche une belle découverte. Oeuvre à la fois lyrique, dramatique, parfois sombre mais aussi et surtout rêveuse, toujours inspirée sur le plan mélodique.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Mer 29 Oct 2014 - 0:24

lucien, in Discopathes anonymes, au sujet des symphonies de Weinberg chez Naxos, a écrit:

il y a déjà deux Kondrashin chez Melodiya et deux Fedoseyev chez Neos et tu vas aller chercher ça ?


Indispo en CD / vendu à prix d'or.

C'est pas terrible alors l'intégrale en cours chez Naxos et Chandos ?
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claudeyaacov
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MessageSujet: Discographie de Mieczyslaw Weinberg   Jeu 21 Juil 2016 - 13:34

Mieczyslaw Weinberg
Moisei (Moishei) Samuilovich Vainberg (Wajnberg, Vaynberg)
משה װאַינבערג
Мечислав (Моисей) Самуилович Вайнберг
8 Décembre 1919 à Varsovie (Pologne) - 26 Février 1996 à Moscou (Russie)

Je profite de la sortie prochaine du Vol.2 des œuvres pour violon et piano chez CPO pour relancer ce sujet.

Œuvres pour violon et piano, Vol. 2
CPO 777 457-2 (2 CDs)

Stefan Kirpal (Violin)
Andreas Kirpal (Piano)
Gundula  (Violin) * (premier enregistrement mondial)
26.8.2016

• Sonata No. 1 for Violin and Piano Opus 12 (1943)
• Sonata No. 2 for Violin and Piano Opus 15 (1944)
• Sonata No. 3 for Violin and Piano Opus 37 (1947)
• Sonatine for violin and piano in D major Opus 46 (1949)
• Sonata No. 6 for Violin and Piano Opus 136b (1982)
• Sonata for two violins Opus 69 (1959) *
• Rhapsody on Moldavian Themes for violin and piano Opus 47 No. 3 (1949-52)

Works for Violin and Piano Vol. 1
CPO 777 456-2

Stefan Kirpal (Violin)
Andreas Kirpal (Piano)
2009
 
• Sonata No. 4 for Violin and Piano Opus 39 (1947)
• Sonata No. 5 for Violin and Piano Opus 53 (1953)
• Pieces (3) for Violin & Piano W/O Opus (1934-35)
 
Vous trouverez une étude complète des enregistrements et la liste des œuvres de Mieczyslaw Weinberg sur ma page dédiée
Мечислав (Моисей) Самуилович Вайнберг

Claude Torres
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Ven 21 Sep 2018 - 8:22

La Passagère , un opéra à découvrir.
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MessageSujet: Re: Weinberg/Vainberg (1919-1996)   Ven 21 Sep 2018 - 9:56

marc.d a écrit:
La Passagère  , un opéra à découvrir.

C'est un opéra remarquable assez autobiographique basé sur le roman "Pasazerka" de Zofia Posmysz, polonaise survivante du camp de concentration d'Auschwitz.
Livret de Alexander Medvedev

   

Adapté en 1959 en drame radiophonique, La Passagère de la cabine 45.
Le roman a été filmé peu après pour la télévision, puis Andrzej Munk réalisa un film pour le cinéma en 1963
 
Il existe un enregistrement privé (Peermusic, 3 CDs) enregistré en 1968 chez Chostakovitch, en présence du compositeur et du librettiste
et en 1969 devant l' Association des Compositeurs Soviétiques.

Il existe 2 versions de l'opéra en DVD ("Die Passagierin / Пассажирка")

- Version allemande  de Ulrike Patow (quelques paroles en français, polonais, yiddish)
Wiener Symphoniker
Chorus of the Prag Philharmonic
Musical director ...... Teodor Currentzis
Director ...... David Pountney
Bregenz Festival, July 31 2010
Festspielhaus Bregenz
Neos 51005/6 (Blu-ray Disc / DVD PAL) 2010
Arthaus Musik (Blu-ray 109080 / Arthaus Musik DVD 109079) 2015
Livret en français / polonais / allemand
 
- Version originale russe
Ekaterinburg State Academic Opera and Ballet Theatre
Music Director : Oliver von Dohnányi
Director, Set and Lighting Designer : Thaddeus Strassberger
Costume Designer : Vita Tzykun
Chorus Master : Angelica Grozina
Choreographer : Nadezhda Malygina
Dux 8387 2016
Livret en anglais /russe

   

La version allemande est largement supérieure à la version russe. mais le texte en russe colle mieux à la musique
 
Claude
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