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 Eugen d'Albert (1864-1932)

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Guillaume
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MessageSujet: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 7:30

J'ai découvert ce compositeur avec son opéra Tiefland, dans la très belle version de Welser Möst en DVD, et j'ai été assez enthousiasmé à vrai dire.

Voilà déja quelques messages tirés d'une ancienne discussion sur le topic décadent, qui donnent des conseils discographiques.

Tiré du fil "Mouvements décadents sans domicile fixe" :

Rubato a écrit:


Je ne sais pas s'il a déja été question de ce compositeur (Eugen d'Albert - 1864/1932), mais en parcourant un de mes anciens magazines, je suis tombé sur la critique de cet opéra: Die toten augen



Et la lecture de cet article m'a donné envie d'en savoir plus.
Après avoir pu écouter quelques extraits, je l'ai commandé.
Si quelqu'un le connait, et peut déja en dire quelques mots. Wink

DavidLeMarrec a écrit:
En fait, ce n'est pas du tout contemporain... Very Happy D'Albert, ça ressemble vraiment à du postwagnerien, son opéra le plus connu, avant Die toten Augen, est Tiefland (une pastorale bizarre). Ca reste très postromantique, mais c'est de la très bonne musique. Quelque chose entre Humperdinck et Pfitzner, pas si loin de Siegfried Wagner.

Rubato a écrit:
Citation :
En fait, ce n'est pas du tout contemporain...D'Albert.
Oui, je sais,(quoique!: il est mort en 1932) mais je ne trouvais pas d'autre endroit où poster. Confused

DavidLeMarrec a écrit:
Rubato a écrit:
Citation :
En fait, ce n'est pas du tout contemporain...D'Albert.
Oui, je sais,(quoique!: il est mort en 1932) mais je ne trouvais pas d'autre endroit où poster. Confused
C'est vrai qu'on n'a pas de fil général sur les postromantiques ou les décadents. Ouvre un fil !

Rubato a écrit:
Je suis embêté:
J'aurais un conseil discographique à demander pour une version du Tiefland de D'albert, et je ne sais vraiment pas où poster...

....Bon, voilà, c'est fait. siffle

DavidLeMarrec a écrit:
Rubato a écrit:
Je suis embêté:
J'aurais un conseil discographique à demander pour une version du Tiefland de D'albert, et je ne sais vraiment pas où poster...

....Bon, voilà, c'est fait. siffle
Sans hésiter : Zanotelli. Toute l'atmosphère, dans une prise de son assez captivante, et le formidable Tommaso d'Ivan Sardi.

Moralt II, malgré la belle affiche (Brouwenstijn, Hopf, Schöffler, Czerwenka, Wächter, Kmentt !) est en réalité un enregistrement de routine de radio, pas spécialement indispensable.

Sinon, il existe une version Janowski très luxueuse qui ne peut pas être mauvaise (Marton et Kollo en 82, Weikl, Moll).


Mais pour Zanotelli, c'est très excitant, garanti sur facture.

Rubato a écrit:
Merci David.

Pour la version Janowski, c'est Marton qui me fait hésiter Confused

DavidLeMarrec a écrit:
Rubato a écrit:
Merci David.

Pour la version Janowski, c'est Marton qui me fait hésiter Confused
En 82, la voix devrait être saine, mais de toute façon, je ne vois pas pourquoi prendre le risque d'être moyennement convaincu par, pourquoi pas, une version routinière, puisque précisément Zanotelli donne satisfaction.

Rubato a écrit:
Malgré mes recherches, je n'ai pas réussi à savoir si le Zanotelli était un enregistrement "live" ou "studio". Question

DavidLeMarrec a écrit:
Rubato a écrit:
Malgré mes recherches, je n'ai pas réussi à savoir si le Zanotelli était un enregistrement "live" ou "studio". Question
C'est du studio. Ca sonne un peu comme le Hänsel d'Eichhorn, avec une vraie présence "scénique" donc.

Rubato a écrit:
J'ai eu l'occasion d'écouter en ligne des extraits de Tiefland et j'ai été un peu déçu.
Autant les extraits de Die Toten Augen (de D'albert également) m'avaient plu, au point de le commander, avec Tiefland je suis plus réservé.
En fait, c'est le style, très différent qui me plait moins. J'avais un a priori après l'écoute de Die Toten Augen.
Mais bon, difficile de se faire une bonne idée sur quelques courts extraits. J'y reviendrai sans doute.

Je laisse David faire une présentation générale et je mettrai mon avis sur Tiefland.
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Guillaume
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 7:39

Et tant qu'on y est, les avis de Rubato et Natrav sur die Toten Augen, avec en prime l'intrigue de l'oeuvre. (si tu nous lis Rubato...)

Rubato a écrit:
Die Toten Augen du compositeur Eugen d’Albert (1864-1932)
Livret de Heinz Ewers, d’après une idée de Marc Henry

Drame en un acte avec prélude et postlude.
Lieu et époque : Jérusalem au temps de Jésus.
Prélude et postlude : une soirée d’été.
Action : du lever au coucher du soleil.
Durée: 1h 45 env.
Langue: Allemand.

Personnages principaux :
Arcesius : ambassadeur romain à Jérusalem – baryton.
Myrtocle : son épouse – soprano.
Aurelius Galba : capitaine romain, ami d’Arcesius – ténor.
Arsinoë : femme esclave de Myrtocle – soprano.
Ktesiphar : guérisseur magicien - ténor.

Prélude très pastoral (faucheurs et bergers un soir d'été) où l’on apprend qu’un berger, ayant perdu l’un de ses agneaux, part à sa recherche.

L’intrigue :
Une grande excitation règne à Jérusalem. Un prophète, qui a accompli de nombreux miracles doit entrer dans la ville. C’est le petit matin et l’évènement est largement commenté par les femmes juives qui vont chercher de l’eau au puits situé dans la propriété du consul Arcesius et de Myrtocle, son épouse d’une grande beauté, mais qui est aveugle.
Cette dernière aspire à voir un jour le monde, et surtout son époux, qu’elle imagine très beau.
Arcesius, qui est en fait difforme et extrêmement laid est effrayé lorsqu’il entend parler de ce souhait.

Pendant qu’ Arcesius et Galba se rendent à une séance chez le préfet, Myrtocle reçoit la visite de Ktesiphar, médecin égyptien qui lui propose une potion pour guérir son mal. Mais quand elle propose à Ktesiphar de le rendre aveugle afin de pouvoir tester la potion sur lui, ce dernier se retire en maugréant:
"Je l'essayerai d'abord sur un chien aveugle."

Myrtocle est résignée, jusqu’à ce que Arsinoe lui parle de celui qui fait marcher les estropiés et rend la vue aux aveugles.
A ce moment les deux femmes perçoivent un bruit de voix: le peuple est rassemblé sur la colline devant la villa pour assister à l’entrée du prophète en ville.
Myrtocle aussi veut voir Jésus, mais le peuple est menaçant, arguant que Jésus n’est venu que pour le peuple d’Israël.
Marie Magdeleine disciple du prophète déclare cependant qu’Il est venu pour tous.
Myrtocle est conduite auprès de lui. Le prophète touche les yeux de la jeune femme qui retrouve instantanément la vue. Mais il lui prédit :
"O femme, vraiment je te le dis, avant la tombée de la nuit tu me maudiras"


Arsinoë lui apporte un miroir et elle s’émerveille de sa propre beauté et de tout ce qui l’entoure. Elle retourne à la villa.
Arcesius et Galba sont déjà revenus. A l’arrivée d’ Arsinoë, Arcesius apprend ce qui s’est passé, et se cache derrière le puits à l’arrivée de Myrtocle.
Celle-ci, voyant Galba, très bel homme et amoureux secrètement de Myrtocle, le prend pour son époux, lui murmure des paroles pleines de tendresse et après que ce dernier ait d’abord résisté, elle l’embrasse passionnément.
Arcésius, fou de jalousie se précipite sur Galba et l’étrangle. Myrtocle s’écrit : meurtrier….animal.
Elle ne comprend pas ce qui s’est passé, jusqu’à ce qu’ Arsinoë lui explique la vérité. A ce moment, elle maudit l’homme qui a brisé son bonheur en lui rendant la vue.

Arsinoë pense qu’il n’est pas trop tard pour que Myrtocle retrouve le bonheur perdu. Cette dernière se souvient des paroles de Marie Magdeleine:
"Renonce à ton propre bonheur pour sauver ton prochain".
Elle laisse alors les rayons du soleil lui brûler les yeux.

Elle est redevenue totalement aveugle. Arcésius , homme brisé, qui arrive derrière elle en se trainant, lui demande alors qui elle a vu:

"j'ai vu Arsinoë, j'ai vu Jésus.
- As-tu vu Galba?
- Oui, je l'ai vu.
- As-tu vu son meurtrier?
- Oui, mais je ne sais pas qui c'était.
- Et moi, m'as-tu vu?
- Non. Ne te tourmente pas, je continuerai à vivre pour toi dans le monde des rêves, pour toi seul"


Court postlude, pendant lequel le berger ramène l’agneau égaré.

L’opéra fut créé le 5 mars 1916 à l’opéra de la cour de Dresde. Les critiques de presse furent contradictoires, mais l’accueil du public fut très chaleureux.
C’est une musique qui est très riche en passages lyriques et en tension dramatique. Son langage, qui est encore fondé sur celui des véristes italiens, auquel il combine l’influence de Wagner, s’est enrichi de nouveaux coloris.
La parabole de l’agneau égaré, qui encadre l’opéra forme un contraste avec l’action principale.
La musique illustre très bien, et dès le prélude, les différents climats tout au long de l'opéra.
Il y a de très beaux moments, très prenants, surtout à partir du moment où Myrtocle retrouve la vue, et aussi celui où elle fixe le soleil couchant : Grands ouverts mes yeux ; ne pleurez pas.

D’Albert composa 21 opéras, mais sa renommée est restée fondée sur les 2 opéras Tiefland (les basses terres) qui fut son plus grand succès, et Die Toten Augen.

Pour ma part, ce fut une excellente découverte.

natrav le naïf a écrit:
Le D'Albert de Rubato. Mr. Green




15$ sur Amazon US, 19 £ sur Amazon UK, 14€ sur Amazon FR, 41€ chez mon disquaire (je n'en suis pas encore guéri). Neutral

Même impressions que Rubato. Très belle pâte orchestrale qui rappelle tour à tour Wagner, Dukas ou les Strauss (Johann pas Richard). Mais l'articulation entre les ces différentes couleurs est particulièrement soignée. Le livret est captivant. Les climats, très congruents au livret (en anglais et allemand seulement).

Belle réalisation, belle découverte aussi. Very Happy
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franchom
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 8:01

Merci pour ce lancement ....
N'oublions pas qu il fut également un grand pianiste
On lui doit 2 concertos de piano
et une pièce que je conseille vraiment
Son concerto pour violoncelle et orchestre .

http://www.amazon.fr/Romantic-Cello-Concerto-1/dp/B000A38Z18/ref=sr_1_22?ie=UTF8&s=music&qid=1278654683&sr=1-22

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WoO
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 10:16

Je garde un mauvais souvenir de ces concertos pour piano : l'instrument concertant tricote à n'en plus finir et aucune mélodie inintéressante ne vient rehausser le tout. Beurk.
Je réessayerai peut-être, je m'aperçois que je n'ai pas encore revendu le CD...
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franchom
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 10:23

WoO a écrit:
Je garde un mauvais souvenir de ces concertos pour piano : l'instrument concertant tricote à n'en plus finir et aucune mélodie inintéressante ne vient rehausser le tout. Beurk.
Je réessayerai peut-être, je m'aperçois que je n'ai pas encore revendu le CD...

C' est bien pour cela que j' ai conseillé celui pour violoncelle nettement plus mélodique .
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 11:40

Guillaume a écrit:
Tiré du fil "Mouvements décadents sans domicile fixe" :
On n'éborgne pas mes jeux de mots s'il te plaît ! "Sans domicile fil", c'est plus joli, non ? Smile

Je n'ai pas un bon souvenir des Concertos pour piano moi non plus, quelque chose de verbeux, ni austère ni lyrique, comme le disait WoO.

Merci Guillaume pour ce fil. Tu pourrais aussi rapporter tes commentaires et éventuellement mes réponses, c'est gentil de me laisser la présentation, mais je ne pourrai pas forcément la faire tout de suite. Smile
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 13:53

Alors, pour ce qui est de la présentation.

Tiefland

Tiefland est une forme rare de drame vériste allemand (on dit souvent le seul, mais c'est faux bien sûr). L'action n'est pas sans rappeler La Wally de Catalani, mais la substance musicale est de premier ordre, on est plus proche des Medici de Leoncavallo, des meilleurs moments de L'amore dei tre re de Montemezzi ou du début de Francesca da Rimini de Zandonai.
C'est-à-dire qu'en réalité le langage en est très germanique, avec des leitmotive très visibles et éloquents, mais un lyrisme straussien utilisé dans un cadre un peu plus simple et italianisant, bien que les récitatifs soient bien plus touffus et travaillés que chez les Italiens.

Un vrai bijou, avec de grands moments de grâce, très valorisant pour les chanteurs et pour l'orchestre, et qui se suit vraiment sans baisse de tension. Une musique à la fois simple d'aspect comme les italiens et très soignée comme les germaniques, la comparaison la plus pertinente est sans doute avec Humperdinck, mais en plus straussien que wagnérien.

Pour la discographie, je renvoie à la réponse faite à Guillaume il y a deux jours : http://operacritiques.free.fr/css/index.php?2009/03/02/1163 (commentaire n°2). Je précise que la version Albert 53, en plus de sa distribution formidable, est remarquablement dirigée, et s'ajoute dans la classe des premiers choix à Zanotelli et Welser-Möst.


Le type même de chose qui, au DVD, pourrait séduire Xavier. bounce
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Guillaume
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 9 Juil 2010 - 14:22

Merci beaucoup !!!!!
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joachim
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Jeu 15 Juil 2010 - 22:55

Tiefland, je ne connais pas, sauf l'ouverture (qui a été éditée séparément sous le n° d'opus 34), par contre j'ai écouté ses concertos pour piano, celui pour violoncelle, la symphonie et le premier quatuor.
Et c'est vrai que d'Albert, malgré ses dates, a un style tout à fait romantique, mais un romantisme pas tellement passionnant, en fait.

Comme l'a dit WoO, le plus intéressant est sans doute le concerto pour violoncelle. L'ouverture d'Esther est pas mal aussi.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 16 Juil 2010 - 0:40

Tu devrais essayer Tiefland : non seulement il est la cause de sa célébrité, mais en plus ça s'écoute même sans livret, il y a suffisamment de substance et d'élan dans la musique (même si on y gagne beaucoup avec).
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Mehdi Okr
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 16 Juil 2010 - 9:00

joachim a écrit:
Tiefland, je ne connais pas, sauf l'ouverture (qui a été éditée séparément sous le n° d'opus 34), par contre j'ai écouté ses concertos pour piano, celui pour violoncelle, la symphonie et le premier quatuor.
Et c'est vrai que d'Albert, malgré ses dates, a un style tout à fait romantique, mais un romantisme pas tellement passionnant, en fait.

Comme l'a dit WoO, le plus intéressant est sans doute le concerto pour violoncelle. L'ouverture d'Esther est pas mal aussi.

Ses oeuvres pour piano ne sont pas mal non plus, dans des styles très variés, à commencer par ses premières oeuvres qui sont de magnifiques pastiches baroques romantiques.
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Rubato
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Sam 25 Sep 2010 - 16:13

Quelqu'un connaît cet opéra?



DER GOLEM
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Rubato
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Dim 26 Sep 2010 - 9:29

Rubato a écrit:
Quelqu'un connaît cet opéra?



DER GOLEM

Non!?

Bon une présentation ICI
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Bertram
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Dim 14 Nov 2010 - 8:59

/watch?v=PLt6_XL8zDk

Je me demande qui c'est (Schock ?).
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Michel Desrousseaux
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Dim 14 Nov 2010 - 9:46

Bertram a écrit:
/watch?v=PLt6_XL8zDk

Je me demande qui c'est (Schock ?).
D'après un clip parallèle :
Isabell Strauss (Marta), Angelika Fischer (Nuri), Gerd Feldhoff (Sebastiano), Rudolf Shock (Pedro) and Ivan Sardi (Tommaso)
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Bertram
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Dim 14 Nov 2010 - 9:48

Ah oui, merci bien. ça a l'air pas mal, comme version vidéo, on se croirait dans un film expressionniste.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Mer 16 Mar 2011 - 18:43

DavidLeMarrec a écrit:
Le type même de chose qui, au DVD, pourrait séduire Xavier. bounce

Il me connaît bien l'animal. Smile

C'est vrai que c'est très chouette, malgré un ou deux moments un peu convenus (le duo de l'acte II), mais effectivement on est un peu quelque part entre Wagner et Puccini, et j'ai pensé un peu aussi à Grieg et Sibelius notamment dans le Prologue, mais surtout, l'ensemble est assez prenant et très réussi, en plus ça aide quand c'est servi par des interprètes comme Seiffert, Schnitzer et Goerne.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Mer 16 Mar 2011 - 20:54

cheers Very Happy
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Cello
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 18 Mar 2011 - 10:46

Son concerto pour violoncelle n'est pas mal. Il commence d'une façon un peu originale: les bois se passent la mélodie pendant que le soliste fait l'accompagnement à grands renforts d'accords graves. Une fois cette introduction passée, c'est sans surprise mais c'est joli et bien fait.

Un concerto à garder sous le coude pour quand on veut sortir des sentiers (re)battus du trio Schumann / Saint-Saëns / Dvorák.
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Pelléas
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Ven 18 Mar 2011 - 11:07


J'ai acheté Tiefland (Welser-Möst) il y a 2 mois, c'était à 5€, je ne l'ai pas encore regardé, il faut que je teste ça. Wink
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Dim 24 Juil 2016 - 14:04

Tiré du fil de devinettes musicales « audio-quiz ».

Extrait n°4 : http://takemitsu.free.fr/quiz-0004.mp3

« Voilà, c'est Tiefland, où un pâtre vigoureux, d'abord abusé par la promesse d'une épouse, qui se révèle la maîtresse du potentat local,
Spoiler:
 

Ici, c'est le grand interlude de transition où le berger convaincu descend de sa montagne vers les terres basses (Tief-Land) où la vie n'est pas aussi éthérée, pour aller s'installer avec l'épouse promise.
La parenté musicale avec le premier interlude (la descente chez les Humains) de la Femme sans ombre de Strauss est flagrante, mais celui de Tiefland est composé quinze ans plus tôt. (Après Gnecchi, quel plagieur ce Richard !)

Il en existe pas loin de dix versions au disque, anciennes et récentes, toutes avec des distributions de très haute volée. Et il y a de quoi satisfaire tout le monde : gros rôles pour ténor lyrico-héroïque, grand soprano, baryton dramatique, basse noble, soprano léger, baryton de caractère.

Dans la discographie, on trouve
Années 50
► Adler avec Kmentt, O. Wiener, Equiluz ;
► Schröder avec Joestens, M. Lorenz, Kronenger, van Rohr, Ch. Ludwig, Fehringer ;
► R. Albert avec Schech, Aldenhoff, A. Welitsch, Probstl, Kuen ;
► deux versions Moralt avec H. Braun, Treptow, F. Frantz, Berry ou
► Brouwenstijn, Hopf, Schöffler, Czerwenka, Wächter, Kmentt ;
Années 60
► Zanotelli avec Schock, Feldhoff, Sardi ;
► Schmitz avec Kuhse, Hoppe, Gutstein, Adam, G. Leib, S. Vogel, Prenzlow ;
Années 80
► Janowski avec Marton, Kollo,Weigl, Moll, Gjevang ;
Années 2000
► Billy avec Gasteen, Botha, Struckmann, Youn, Schmeckenbecher ;
► Welser-Möst avec Schnitzer, Seiffert, Goerne, Polgár, Liebau.

À chaque fois, gros plateaux, donc.

Il a surtout écrit de l'opéra, mais ils ne sont pas trop documentés, à part Die toten Augen (deux intégrales), Die Abreise (deux) et Der Golem (une). En revanche, on trouve plusieurs versions de la Symphonie (Märkl est magnifique) et des Concertos pour piano (remarquables aussi, ils dépassent largement la forme concertante). 

Moins ébloui par les quatuors à cordes, d'un romantisme plus tempéré, mais très beaux tout de même. »
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Sam 22 Avr 2017 - 10:38

André a écrit:


Le Prélude de Tiefland est magnifique (en fait, tout l'opéra est très bien, mais le Prélude est à un niveau supérieur). Il y a 3 ou 4 enregistrements de la symphonie. Je suppose que c'est un indice d'une certaine popularité. C'est très bien fait, mais on ne parle pas ici de chef-d'oeuvre (cf la 4ème de Schmidt).

D'accord sur Tiefland, très bel opéra, mais le Prélude (et surtout l'interlude de la descente vers les Terres Basses, façon Erdenflug dans Die Frau ohne Schatten !) est en effet un moment de grâce supérieur.

En revanche, la Symphonie est pour moi l'une des œuvres essentielles du temps, parmi celles que j'écoute le plus souvent (dix à vingt fois par an, je dirais) : certes, c'est du romantisme tardif qui ne révolutionne rien, mais la sève mélodique et l'élan général la placent parmi les très grandes réussites du genre, au côté des premiers Alfvén, de Sinding, Atterberg ou Børresen 1.

Particulièrement dans cette interprétation d'ailleurs (MDR Leipzig) : la version d'Osnabruck chez CPO est beaucoup plus séquentielle, on entend mieux la structure et les couleurs, mais on perd beaucoup en tension, en élan et naturel – je ne l'écoute que très rarement, et je suis généralement toujours un brin frustré.

--

On a déjà dû en parler dans le fil, mais si tu aimes d'Albert, les concertos pour piano (plus originaux que la Symphonie en fa, plutôt à comparer aux opéras) devraient t'intéresser – je n'aime pas les concertos pour piano en général, mais ceux-là sont vraiment passionnants (plusieurs solos de clarinette incroyables, notamment).
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Marchoukrev
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Jeu 4 Mai 2017 - 21:13

DavidLeMarrec a écrit:

En revanche, la Symphonie est pour moi l'une des œuvres essentielles du temps, parmi celles que j'écoute le plus souvent (dix à vingt fois par an, je dirais) : certes, c'est du romantisme tardif qui ne révolutionne rien, mais la sève mélodique et l'élan général la placent parmi les très grandes réussites du genre, au côté des premiers Alfvén, de Sinding, Atterberg ou Børresen 1.

Je ne peux que me ranger à cet avis : j'ai découvert récemment la symphonie d'Eugen d'Albert (grâce à ce bon conseil de David  mains) et c'est vraiment une œuvre magnifique de bout en bout (peut-être que le mouvement lent est un peu moins bien mais c'est franchement mineur) !
Notamment en ce qui concerne le Scherzo, il est vraiment très amusant. De la bonne musique postromantique, qui devrait trouver ses admirateurs ici ! coucou
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   Jeu 4 Mai 2017 - 23:13

Very Happy

Un des scherzos les plus réjouissants du répertoire, en effet !
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MessageSujet: Re: Eugen d'Albert (1864-1932)   

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Eugen d'Albert (1864-1932)
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