Autour de la musique classique

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 Heinrich Schütz

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Bertrand67
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MessageSujet: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 1:05

Voilà j'aimerai me lancer dans ce registre. Mais par ou commencer et par qui ?

L'histoire de la nativité semble toute indiquée ? ou bien la passion selon Matthieu ou la symphonia sacrae...
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 1:08

Je te conseille la St-Mathieu (très belle musique) et les Cantiones Sacrae 1625… j'avais ça en CD il y a quelques années, faudrait que je retrouve la référence.

Tu pourrais peut-être tenter le CD de Van Nevel si c'est encore disponible (je doute):

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Rubato
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 7:46

Il y a ce disque, aussi, que je trouve très beau:

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joachim
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 11:20

A mon avis, si tu ne connais pas Schütz, ne commence pas par les Passions, c'est ce qu'il y a de plus sévère, pour ne pas dire sinistre. Rien à voir avec celles de Bach.

Enfin, je répète, ce n'est que mon avis.
Moi je conseillerais en premier les Sinfonias Sacrae, en particulier le premier livre (en latin), sinon les deux autres (en allemand) sont très bien aussi, et bien plus variés que les Passions;

Sinon, le Weihnachtoratorio, et le Musikalische Exequiem peuvent je pense donner une bonne idée du style de Schütz.
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Stanlea
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:11

Moi, j'ai ce DVD, que je trouve très bien :

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atomlegend
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:18

pété de rire pété de rire pété de rire pété de rire
Qu'il est bête mon dieu.

Il faut absolument que Xavier lui décerne un titre.
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:20

Il y a 2 Naxos, mais je ne les retrouve pas sur Amazon.

Psalmen Davids
et
The Christmas Story

Les 2 par Oxford Camerata / Jeremy Summerly

J'aime surtout le Psalmen Davids. Prise de son très ouatée, beaucoup de rondeur, peut-être trop de réverbe. Le Herreweghe est plus agréable de ce point de vue.
Je me trompe, ou les choeurs anglais sont souvent noyés dans le coton ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:25

jerome a écrit:
Il y a 2 Naxos, mais je ne les retrouve pas sur Amazon.

Psalmen Davids
et
The Christmas Story

Les 2 par Oxford Camerata / Jeremy Summerly

J'aime surtout le Psalmen Davids. Prise de son très ouatée, beaucoup de rondeur, peut-être trop de réverbe. Le Herreweghe est plus agréable de ce point de vue.
Je me trompe, ou les choeurs anglais sont souvent noyés dans le coton ?
Je ne trouve pas particulièrement. Les choeurs nordiques, à choisir, oui, sont très doux, mais les choeurs anglais ne me paraissent pas particulièrement mous en règle générale.
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:30

Pour ce que j'ai pu entendre, c'est souvent le constat que j'ai fait.
Des timbres très doux, beaucoup d'ambiance.
En tous cas c'est valable pour Oxford Camerata.

On parle bien de musique ancienne, hein ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:37

jerome a écrit:
Pour ce que j'ai pu entendre, c'est souvent le constat que j'ai fait.
Des timbres très doux, beaucoup d'ambiance.
En tous cas c'est valable pour Oxford Camerata.

On parle bien de musique ancienne, hein ?
Ah non, moi tu parlais choeurs, j'ai répondu choeurs.

Oui, pour la musique ancienne, ils sont bien plus ronds que d'autres. (Mais ce n'est pas un mal ! Les choeurs français sont loin de cet aboutissement, amha. A part la Maîtrise de Radio-France, qui est réellement un bijou.)
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:49

La rondeur comme aboutissement... ça se discute.

Des fois, ça me donne un peu l'impression d'assister à un office avec un choeur de mamies dévotes en extase au fond de leur chapelle.

Un peu de clarté ne fait pas de mal, on est plus au centre de l'écriture. Mais c'est plus impitoyable pour les timbres individuels.
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 12:52

jerome a écrit:
La rondeur comme aboutissement... ça se discute.
Je reprenais ce que tu disais, mais ce n'est là leur qualité première. C'est homogène, mais c'est aussi éloquent. Et la diction est généralement meilleure que les choeurs français (sans parler de la technique infiniment préférable).

Citation :
Des fois, ça me donne un peu l'impression d'assister à un office avec un choeur de mamies dévotes en extase au fond de leur chapelle.
C'est l'effet que te font le Monteverdi Choir ou les chanteurs du Kings Consort ??

Citation :
Un peu de clarté ne fait pas de mal, on est plus au centre de l'écriture. Mais c'est plus impitoyable pour les timbres individuels.
Tu me citeras des choeurs vraiment clairs. Il y en a très peu. L'Arnold Schönberg, mais uniquement dans certains répertoires. Le RIAS KCh (mais avec un gros degré de rondeur tout de même). On va vite arriver au bout. Par essence, un choeur est moins clair.

C'est pourquoi je prêche le 1 (2 maximum) par partie. Cool
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 13:01

Citation :
Tu me citeras des choeurs vraiment clairs. Il y en a très peu. L'Arnold Schönberg, mais uniquement dans certains répertoires. Le RIAS KCh (mais avec un gros degré de rondeur tout de même). On va vite arriver au bout. Par essence, un choeur est moins clair.

C'est pourquoi je prêche le 1 (2 maximum) par partie. Cool

Tu as raison ; je pensais par exemple à l'ensemble Clément Janequin pour la clarté. Mais ils sont 4 ou 5, alors qu'Oxford j'en compte 12, ça change tout.

Herreweghe pour moi est un bon compromis (9 chanteurs sur le Schütz).
Ils ont des problèmes de diction pour toi ? ou de technique ?
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 13:26

jerome a écrit:
Citation :
Tu me citeras des choeurs vraiment clairs. Il y en a très peu. L'Arnold Schönberg, mais uniquement dans certains répertoires. Le RIAS KCh (mais avec un gros degré de rondeur tout de même). On va vite arriver au bout. Par essence, un choeur est moins clair.

C'est pourquoi je prêche le 1 (2 maximum) par partie. Cool

Tu as raison ; je pensais par exemple à l'ensemble Clément Janequin pour la clarté. Mais ils sont 4 ou 5, alors qu'Oxford j'en compte 12, ça change tout.

Herreweghe pour moi est un bon compromis (9 chanteurs sur le Schütz).
Ils ont des problèmes de diction pour toi ? ou de technique ?
Herreweghe ? De technique, absolument pas. De diction, pas particulièrement. Mais c'est quand même très rond.
J'aime beaucoup, beaucoup leur Musicalische Exequien, cela dit.
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adriaticoboy
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 19:04

Je conseille aussi vivement les Petits concerts spirituels, notamment la version de Hennig et Jacobs chez HM, sans doute une des plus belles:



Musique vraiment magnifique et émouvante, parfait alliage du contrepoint allemand et du lyrisme italien!
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Alex
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 4 Avr 2008 - 23:18

Il m'arrive d'écouter encore les disques de Rudolf Mauersberger chez Berlin Classics.
Esthétique datée sans doute selon beaucoup, mais je trouve ces témoignages émouvants et la musique est toujours de tout premier plan.
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KidAmnesiac
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 10 Mai 2009 - 13:01

Il y a eu une écoute comparée du premier livre des symphonies sacrées (avec un biographe passionné de Schültz), téléchargeable pendant encore 2 semaines environ (émission du 3 mai):
http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/critiques/emission.php?e_id=65000059&d_id=390000116

Je n'avais jamais écouté de Schültz avant (il me semblait en avoir un disque, mais il s'agissait en fait de Schein...).
Il y a de belles choses, mais deux disques entiers c'est trop pour moi: je m'en tiens à quelques extraits pour l'instant.
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poisson
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 24 Aoû 2009 - 15:46

Après une petite semaine dans la musique religieuse de Schütz, coup de coeur particulier pour Der Schwanengesang (Psaume 119), SWV 482–494, ce que j'ai entendu de plus riche jusqu'ici dans sa musique chorale religieuse. Pas encore fait d'écoute vraiment sérieuse et je n'ai pas trouvé les partitions des parties que j'aime vraiment bien (sur le psaume 100, il y a un motet vraiment beau et riche au niveau du travail sur l'interaction entre les différentes lignes vocales.)

Je colle un petit bout de partition à défaut de trouver ce que je cherchais. (Choeurs répartis en huit voix donc et orgue qui fait la basse).



Et dans le version Herreweghe

Spoiler:
 

ce Deutsches Magnificat - Meine Seele erhebt den Herren juste splendide.

http://www.cpdl.org/wiki/images/sheet/schz-494.pdf
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T-A-M de Glédel
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 24 Aoû 2009 - 18:23

D'ailleurs pour les germanistes, c'est Schütz [y] ou Schutz [u]?

Moi, j'aime beaucoup aussi les Lamentations de Jérémie...
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 24 Aoû 2009 - 18:35

Et moi le Musikalische Exequien, mais en fait beaucoup de choses, voire à peu près tout.

Tiens, ça fait longtemps que je n'ai pas mis les Passions... Idea


Schütz, bien sûr. Smile
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antrav
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 24 Aoû 2009 - 18:49

Très belles oeuvres en effet Very Happy
Je ne connais pas encore assez Schütz. On sent toute la Venise de Monteverdi, la polychoralité notamment. On voit bien ce que c'est en suivant la partition du Magnificat que tu as donnée. thumright

Je ne connaissais que les Symphoniae sacrae vraiment superbes et ses madrigaux.
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 24 Aoû 2009 - 19:04

natrav a écrit:
la polychoralité notamment. On voit bien ce que c'est en suivant la partition du Magnificat que tu as donnée. thumright
Eh bien je ne trouve pas tant que ça, puisque dans l'extrait les deux choeurs se mélangent. Ils forment une polyphonie traditionnelle à 7 voix, et ne sont pas utilisés en blocs.

Sinon je vote Musikalische Exequien aussi, mais cet Opus Ultimum me fait bien envie. Smile
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antrav
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 24 Aoû 2009 - 19:05

Je vois pas mal de passage alternés tout au long de la partition. Mais je ne parle pas de l'extrait du psaume mais de la partition intégrale du magnificat swv 494.
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ScareDe2
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 2 Mai 2010 - 17:01

Heinrich Schutz est une très belle découverte et vraisemblablement le plus important compositeur allemand qui précède Johann Sebastian Bach.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 2 Mai 2010 - 17:07

ScareDe2 a écrit:
Heinrich Schutz est une très belle découverte et vraisemblablement le plus important compositeur allemand qui précède Johann Sebastian Bach.
Qu'as-tu écouté ?
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ScareDe2
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 2 Mai 2010 - 17:17

Je crois que c'est une charmante petite cantate, mais vous me corrigerez si je me trompe watch?v=0TkRXQH5np8

O Jesu, Nomen Dulce interprété par Andreas Scholl
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Golmon
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mar 8 Juin 2010 - 20:59

J'ai écouté la passion selon saint matthieu dans une version a 2 euros. Ces voix toutes nues, sans rien autour... c'est magnifique. Je comprend pourquoi les instruments ont été si longtemps bannit des eglises, rien n'est tant chargé de spiritualité que la voix humaine.
Rarement musique ne m'as été tout simplement droit au coeur.

Merci Schütz, pas seulement pour avoir inspiré Bach.
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MessageSujet: Heinrich Schütz   Lun 19 Juil 2010 - 19:53

Compositeur allemand (1585-1672), probablement le plus important du XVIIe pour l'Allemagne.
Il a été élève de Gabrieli et de Monteverdi, ce qui lui permettra par la suite des apports italiens à la tradition germanique (il compose des madrigaux et son style vocal marque clairement cette influence).
Il semble très fortement marqué par la Guerre de Trente Ans qui le touche fortement puisqu'il travaillât à Dresde et au Danemark.

Au niveau de la production musicale c'est de très haut niveau, avec une utilisation intelligente et récurrente des sacqueboutes et cornets à bouquin.
Ses oeuvres les plus documentées sont les trois cycles de Symphoniae Sacrae, les Kleine geistliche Konzerte, les Cantiones Sacrae. Malheureusement on dispose assez rarement des cycles complets.

Les disques que je connais :

Très bel album avec les Sacqueboutiers de Toulouse, De Mey, Laurens...
Une très bonne introduction à l'univers de Schütz.



Une œuvre très sombre, suivie de très beaux motets chantés en allemand (puisque Schütz écrit souvent en langue vernaculaire).



La dernière œuvre de Schütz, qui s'était donné comme dernier objectif de mettre en musique le Psaume 119. Des introductions proches du plain-chant très rapidement suivies des sections du Psaume en allemand. Magnifique avec des sonorités cuivrées typiques du meilleur Schütz.




Une version intégrale des Symphoniae Sacrae III. Comme pour le précédent album, le Concerto Palatino est présent et c'est un régal. Un travail sur la mélodie admirable et des œuvres assez joyeuses.
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 19 Juil 2010 - 20:30

Les Musikalische Exequien par Herreweghe, pour moi c'est un certain idéal du choeur, à classer plutôt dans la Renaissance que dans le baroque (enfin, je sais que c'est paradoxal).
La première pièce dure dans les 20 minutes, une longue suite de bribes de motets, de monodies accompagnées, de duos, etc... Il y a de tout, aucune longueur, le continuo est souple et vibrant. Pour les voix, c'est la fête, Crook apporte un petit zeste de chichis français, les voix de femmes sont fines et timbrées. Les passages harmoniques résonnent magnifiquement, et sur le plan mélodique pour moi c'est une merveille d'équilibre et d'inspiration. Les autres pièces sont magnifiques aussi, la dernière partie du disque étant consacrée à un choix de petits concerts spirituels (en effectif réduit)*. J'aime beaucoup Schütz, mais nulle part ailleurs à ce point. C'est pas cher, réédité en série économique et presque vendu à Carrefour, sautez dessus si vous ne connaissez pas.

*EDIT : en fait il n'y en a que deux, mais bon, ils sont beaux pour dix.
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*Nico
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Lun 19 Juil 2010 - 21:28

jerome a écrit:
C'est pas cher, réédité en série économique et presque vendu à Carrefour, sautez dessus si vous ne connaissez pas.

*EDIT : en fait il n'y en a que deux, mais bon, ils sont beaux pour dix.

Aller, c'est dans le panier ! Je ne connais pas du tout, c'est l'occasion !
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Lily
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mer 9 Fév 2011 - 23:13

.


Dernière édition par Lily le Mer 27 Juin 2012 - 0:51, édité 2 fois (Raison : Doublon- pas trouvé le moyen de supprimer le message concerné.)
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mar 29 Mar 2011 - 11:12

Les Musikalische Exequien


Ce recueil est structuré en trois parties tout à fait inégales en longueur :
- I. Concert in Form einer teutschen Begräbnis
- II. Motette "Herr, wenn ich nur Dich habe"
- III. Canticum B. Simeonis "Herr, nun lässest du Deinen Diener"

Cette œuvre a été écrite en prévision des obsèques de Heinrich Reuss Posthumus, seigneur de Gera, Schleiz et Lobenstein mit Plauer, homme visiblement assez mystique, ou très pieu tout du moins. Schütz dirigea cette œuvre lors des funérailles de Posthumus.

I. Concert in Form einer teutschen Begräbnis
Cette première partie a pour texte les inscriptions que le commanditaire de l’œuvre avait fait inscrire à l'intérieur de son cercueil. Le texte semble donc un peu discontinu, alternant de courts versets et des cantiques. Le nom de cette partie est dû au fait que Schütz a ordonné ces paroles selon l'ordonnancement canonique de la messe (Ainsi au début est souvent répété "erbarm dich über uns" = "Kyrie").
Le style est très dépouillé, l'alternance des versets étant marquée par une alternance entre six solistes et un choeur de six chanteurs (Capella). Le continuo ici utilisé par Herreweghe est très simple : violoncelle, violone, positif, théorbe. Il en ressort une immense concentration, une ambiance sombre mais pourtant jamais lugubre. Le contrepoint n'est jamais très dense (mais toujours très intelligent) du fait qu'il n'y a souvent qu'un seul chanteur (on reconnaît ici l'import de la monodie italienne, mais utilisée d'une façon très germanique), dans les choeurs le texte reste toujours extrêmement intelligible. L'alternance entre passages de soumission à la miséricorde divine et les passages d'exaltation, de louanges au seigneur est très intéressante, on n'est pas du tout dans une déploration permanente.

II. Motette "Herr, wenn ich nur Dich habe"
Ce court motet est beaucoup plus lumineux que la partie précédente. Ici deux chœurs égaux se répondent, le contrepoint est somptueux, pas extrêmement complexe mais très maîtrisé, au service du texte. On retrouve quelques italianismes, mais ils sont peu ostentatoires, utilisés seulement pour souligner le texte.

III. Canticum B. Simeonis "Herr, nun lässest du Deinen Diener"
Cette partie était destinée à être chantée dans le caveau funéraire lors de l'inhumation et fait appel à un grand chœur et à trois solistes. Elle est introduite par la déclamation par un ténor de "Herr, nun lässest du deinen Diener in Frieden fahren, wie du gesagt hast". Puis le chœur commence de suite son chant, alternant avec les trois solistes (le choeur chantant le 1er chorus du cantique et les solistes le 2e chorus ("Selig sind die Toten"). Cette partie n'est pas spécialement sombre, mais je la trouve magnifique, d'une plénitude et d'une concentration rare. On ressent réellement qu'il s'agit de l'accompagnement final du défunt. Schütz montre une nouvelle fois sa maîtrise technique, le contrepoint étant assez fabuleux et plus dense que dans les parties précédentes. Comme pour le motet il insiste beaucoup plus sur le texte, il reprend régulièrement des mots, des phrases, revient en arrière.

Dans le magnifique enregistrement d'Herreweghe (d'un équilibre et d'une concentration remarquables), ces Musikalische Exequien sont suivis de motets ayant pour sujet la mort :
- Also hat Gott die Welt geliebt SWV 380
- Selig sind die Toten SWV 391
- So fahr ich hin zu Jesu Christ SWV 379
- Ich bin die Auferstehung SWV 324
- O lieber Herre Gott SWV 287
- Die Himmel erzählen SWV 386
Globalement ces motets ont l'allure de consolations et sont une nouvelle fois magistraux au niveau de l'écriture chorale.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mer 30 Mar 2011 - 9:33

Carus lance avec Rademann un enregistrement de toutes les œuvres de Schütz (ce qui n'est pas un mal étant donné l'état de la discographie) et ça commence avec les madrigaux italiens : http://www.carus-verlag.com/8323700.html
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mer 30 Mar 2011 - 10:55

Les Symphoniae Sacrae III op.12 (SWV 398 à 418).
Ce recueil est publié en 1650, donc deux après la fin de la Guerre de Trente Ans. Schütz est alors âgé de 65 ans, et parallèlement à ce troisième recueil de Symphoniae il a entamé l'écriture du chef-d’œuvre de la fin de sa vie.
Pour ces 21 concerts spirituels, Schütz revient à un effectif large (cinq à huit voix obligées divisées en trois à cinq parties et deux parties instrumentales). Il n'avait plus utilisé cet effectif depuis les Psaumes de David en 1619, la Guerre de Trente Ans ayant par la suite fortement perturbé la vie musicale germanique.
Le recueil est très structuré et peut se diviser en 4 parties :
- Cinq concerts à cinq voix obligées
- Cinq concerts à six voix obligées
- Quatre concerts à sept voix obligées
- Sept concerts à huit voix obligées

Les textes utilisés sont en grande majorité tirés des Psaumes (23, 121, 127, 84, 118, 133, 13) et des Évangiles (surtout Luc). On retrouve aussi un texte anonyme allemand semblable à ce que l'on retrouve dans les cantates.
Dans beaucoup de pièces sont utilisés des vents (sacqueboutes et cornets), et ce de façon magistrale. L'écriture est souvent assez virtuose, et soutient quasiment toujours le texte. Ils sont utilisés à des moments cruciaux au service de l'expressivité.
L'écriture vocale est aussi très développé. La structure du recueil fait que les concerts sont de plus en plus monumentaux et serrés au niveau du contrepoint. Les chanteurs sont très souvent séparés en un groupe de solistes et un complementum, ce dernier intervenant de façon ponctuel pour soutenir le texte. Les solistes sont utilisés de toutes les façons possibles, en solo, en duo, en alternance (avec souvent des strettes), en chœur dialoguant avec le complementum (ce qui nous permet souvent d'entendre de superbes doubles chœurs où l'on reconnaît la connaissance de la musique renaissante qu'avait Schütz).
L'atmosphère du recueil est plutôt apaisée (le première partie est même assez joyeuse), il s'agit avant tout de remercier le Seigneur pour la fin de la guerre de Trente Ans. Malgré l'aspect assez homogène que le recueil peut donné à la première écoute, c'est en fait très varié. Ainsi après le très vindicatif "Saul, Saul, was verfolgst du mich", se trouve un des plus beaux (et modernes) concert du recueil : "Herr, wie lang willst du mein so gar vergessen" (Psaume 13). Ce dernier est exceptionnel sur le plan dramatique avec des entrées toujours plus déchirantes et une tension qui ne retombe pas. Puis au fur et à mesure que la révolte apparaît dans le psaume des voix de plus en plus graves sont sollicitées pour déboucher sur un magnifique chœur qui s'éclaire de plus en plus et qui remonte dans les voix aiguës. Ce type de structure extrêmement liée au texte et toujours servie par une écriture d'une maîtrise impressionnante et très fréquent dans le recueil (et dans l’œuvre de Schütz). Le recueil se ferme avec "Nun danket alle Gott", chant de louanges très vif et où le chœur est utilisé de façon assez massive.

Pour la discographie je ne connais que la version du Cantus Cölln :


Elle est superbe, accompagnée par un Concerto Palatino impeccable (juste, virtuose et expressif).
Une autre version intégrale existe chez DHM par Bernius (donc elle ne doit pas être trop mauvaise à priori).
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Jeu 14 Avr 2011 - 18:38



Ce n'est pas du Schütz mais la connaissance de ces œuvres me paraît fondamentale pour comprendre l'utilisation des sacqueboutes et des cornets à bouquin chez Schütz, Gabrieli ayant été le professeur de Schütz lors du voyage à Venise.
Ces pièces sont tirées des Sacrae Symphoniae de 1597 (titre que reprit Schütz pour ses propres compositions) et des Canzoni e sonate de 1615.
Pas de voix ici, seulement deux orgues, deux violons, quatre cornets et six trombones. Le lien avec l'écriture orchestrale de Schütz est évident, de nombreuses tournures et inflexions des cornets seront reprises plus tard chez Schütz.

Le Concerto Palatino est comme toujours impeccable et c'est disponible en collection éco.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Jeu 14 Avr 2011 - 19:45

Le sommet de Schütz, c'est quand même la passion selon st Matthieu, AMHA.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 1 Mai 2011 - 11:58

Un mot sur Schütz que je découvre Schütz à travers le disque Herrewerghe « Musikalische Exequien ».
Je précise que je connais extrêmement mal la musique de cette période mis à part quelques livres de madrigaux de Monteverdi.
Pour le moment, je n’ai pas encore été totalement emballé par l’œuvre titre du disque. Peut être à cause des passages monodiques assez nombreux.

Par contre quelle émotion avec le Motet « Selig sind die Toten » ! Ca m'a donné l'impression d’un jaillissement lumineux très intense. Quelle beauté, quelle pureté, quelle expressivité dans ces harmonies. drunken
En fait, ce motet résume assez bien ma sensation globale sur le disque. Je trouve cette musique très lumineuse contrairement aux quelques commentaires que j’ai pu lire. Ca me donne la sensation d’un grand équilibre, de concision, avec des harmonies finalement assez pures et agencées de façon très expressive, des retards, quelques modulations du plus bel effet.
Par rapport, à Monteverdi, que je trouve peut être plus coloré, passionné et vertigineux, Schütz me semble plus dépouillé, plus austère. Mais ce n’est pas négatif du tout pour moi. J’y trouvé une beauté plus essentielle, plus simple qui me touche beaucoup. On entend aussi clairement aussi son influence.


Les moments de grâce du disque pour moi :

Piste5 : Motet SWV 391«Selig sind die Toten »
Piste6: Motet SWV 379 So fahr ich hin zu Jesu Christs
Piste 8 : Petit concerts spirituels SWV 287 « O lieber Herre Gott »

Merci Jérôme pour cette très belle découverte !
cheers
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 1 Mai 2011 - 12:38

Cool. Very Happy
Que notre commerce accroisse en si tangible proportion l'ampleur de nos facultés vibratoires respectives est pour mon âme un considérable motif de réjouissement.

Ok pour l'aspect "monteverdien assagi" ; Schütz est allemand, et met ici en musique des textes religieux, ça explique bien des choses. La longue première piste du disque, m'a longtemps fait piquer du nez, je lui préférais le Cantique de Siméon (piste 3). Mais c'est justement en connaissant mieux Monteverdi que j'ai fini par me rendre compte de la beauté de cette longue suite d'épisodes contrastés : on peut l'entendre comme une synthèse des différents plaisirs madrigalesques, la monodie accompagnée et l'écriture chorale, tantôt verticale, tantôt en imitations.

Dans les passages monodiques que tu trouves trop nombreux j'apprécie beaucoup la veine mélodique de Schütz, d'ailleurs infiniment plus que celle du VIIe livre de Monteverdi, également très monodique. Les passages solistes ne sont jamais très longs, les diverses configurations de l'effectif vocal s'enchaînent quand même assez rapidement. On voit naître fréquemment de nouveaux dessins mélodiques, dont beaucoup me semblent super bien tracés.
Et puis l'accompagnement instrumental très généreux qui enveloppe le tout, si c'est pas Byzance, ça ! king

Je te rejoins tout à fait pour O, lieber Herre Gott. C'est proche de certaines Leçons de ténèbres, non ?
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 1 Mai 2011 - 12:56

jerome a écrit:
Cool. Very Happy
Que notre commerce accroisse en si tangible proportion l'ampleur de nos facultés vibratoires respectives est pour mon âme un considérable motif de réjouissement.

Very Happy

jerome a écrit:
Ok pour l'aspect "monteverdien assagi" ; Schütz est allemand, et met ici en musique des textes religieux, ça explique bien des choses. La longue première piste du disque, m'a longtemps fait piquer du nez, je lui préférais le Cantique de Siméon (piste 3). Mais c'est justement en connaissant mieux Monteverdi que j'ai fini par me rendre compte de la beauté de cette longue suite d'épisodes contrastés : on peut l'entendre comme une synthèse des différents plaisirs madrigalesques, la monodie accompagnée et l'écriture chorale, tantôt verticale, tantôt en imitations. Dans les passages monodiques que tu trouves trop nombreux j'apprécie beaucoup la veine mélodique de Schütz, d'ailleurs infiniment plus que celle du VIIe livre de Monteverdi, également très monodique.
Et puis l'accompagnement instrumental très généreux qui enveloppe le tout, si c'est pas Byzance, ça ! king

Oui, je me suis dit que je manquais d'expérience et de repères pour mieux gouter cette 1ère piste. En tout cas ça m'a donné envie de me replonger dans le madrigal monteverdien. J'y reviendrais.
Aussi, en me baladant sur Deezer, j'ai écouté une autre version par l'ensemble Akademia, La Fenice, avec des très beaux cuivres dans l'instrumentation et ça me plait d'avantage à la 1ère écoute. tu connais ?

jerome a écrit:
Je te rejoins tout à fait pour O, lieber Herre Gott. C'est proche de certaines Leçons de ténèbres, non ?


Je ne sais pas. Je n'ai jamais écouté de Leçons de ténèbres de qui que ce soit... Je suis preneur pour d'éventuelles suggestions surtout si c'est dans la veine de "O, lieber Herre Gott" ! Smile
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 1 Mai 2011 - 13:01

Je confirme, c'est assez proche de l'atmosphère, la monodie modulante et méditative avec positif.

Donc tu peux essayer les Leçons du Mercredi Saint de Couperin (attention au choix des versions, il y a un fil pour ça - je devine que Vernet serait parfait pour toi) ou celles de Charpentier (Lesne ou Niquet, ça fait l'affaire). Les autres sont peut-être plus sévères, dans un premier temps.
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jerome
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Dim 1 Mai 2011 - 13:02

*Niko a écrit:
Oui, je me suis dit que je manquais d'expérience et de repères pour mieux gouter cette 1ère piste.
Bé non, justement, puisque tu connais bien Monteverdi ; mais justement, j'attire ton attention sur le côté "florilège synthétique de pas mal de procédés mardigalesques" de la première piste.
Citation :
une autre version par l'ensemble Akademia, La Fenice, avec des très beaux cuivres dans l'instrumentation et ça me plait d'avantage à la 1ère écoute. tu connais ?
Ah non, pas du tout. Let's go.
Citation :
Je n'ai jamais écouté de Leçons de ténèbres de qui que ce soit... Je suis preneur pour d'éventuelles suggestions surtout si c'est dans la veine de "O, lieber Herre Gott" ! Smile
Je laisse la troupe des francophiles à perruques te conseiller leurs babioles, tu n'auras pas à attendre longtemps.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 20 Mai 2011 - 14:23

Voici un lien très intéressant avec quasiment tous les textes des œuvres de Schütz ainsi que des analyses :
http://heinrich-schuetz-haus.de/swv/sites/liste.htm
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 20 Mai 2011 - 14:37

alexandre. a écrit:
Percy Bysshe a écrit:
Musikalische Exequien
Il faudra que j'écoute ça avec le texte. study
C'est franchement nécessaire, l'imbrication est très forte.
C'est sans doute un tort, mais le texte j'ai dû le lire une fois il y a 15 ans, depuis j'écoute ça sans y penser, même si certaines phrases sont très claires et se traduisent sans effort. Je suis d'accord sur l'intérêt documentaire du lien texte-musique dans ce genre de pièces : la composition épouse les "moments du prêche", souligne des mots, etc. Mais sur ce qu'on en retire réellement, personnellement je trouve ça limité : ça reste du verbiage dogmatique qui me touche très peu ; la force poétique qu'on peut déceler sous le prêchi-prêcha, très réelle à mon avis, c'est comme un nuage qui plane au-dessus des limites de sa formulation liturgique, et ce nuage finalement c'est précisément la musique qui l'exalte.
Comme chez Bach, par exemple. C'est sympa d'observer les figuralismes, mais au fond si je me concentre trop sur la lettre j'ai l'impression de rabaisser la beauté de l'oeuvre. Ô Agneau de Dieu qui rachètes les péchés du monde, laisse-moi baiser ta plaie sanglante et patati, sérieux, ça va deux minutes...
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 20 Mai 2011 - 14:43

Je trouve que ça reste très intéressant pour comprendre les inflexions de la musique, par exemple dans la première partie des Musikalische Exequien il y a très clairement une structure Kyrie / Gloria, même s'il n'y a pas une exaltation énorme dans le Gloria, ça permet tout de même de s'y retrouver un peu. En fait encore plus que le texte, c'est le support liturgique qui me semble important à connaître, dans les Musikalische Exequien, il y a toute cette progression de la messe jusqu'à la mise au tombeau que la musique continue d'accompagner.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 20 Mai 2011 - 14:54

Je sens bien que c'est très intéressant, tout ça, tu as raison. Mais j'ai comme une réticence. Un lien de surface, quoi ! Uniquement fertile dans le cadre d'une étude raisonnée. La beauté de l'intention musicale dépasse forcément ces contingences cultuelles qui me font un effet assez administratif. Le sens intime que leur donne Schütz quand il cherche un chemin inspiré pour guider ses notes, ça ça m'intéresserait carrément, mais j'ai l'impression que c'est très au-delà du texte ; j'ai même l'impression, pour aller au bout de l'idée, que les compositeurs qui écrivent de la belle musique religieuse dépassent forcément le texte (c'est flagrant pour Bach vu les nouilleries piétistes qu'il doit se coltiner).
Autre exemple, dans une messe polyphonique franco-flamande c'est toujours sympa de constater certains procédés texte-musique, mais du point de vue émotion et grandeur, ça rapporte quoi ? Pour moi, keutchi. Même pour le Sanctus, dont je trouve le texte vraiment magnifique, c'est vachement rare que l'illustration d'un mot me fasse un vrai effet, je le sens sur un plan plus global.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Ven 20 Mai 2011 - 15:11

jerome a écrit:
Je sens bien que c'est très intéressant, tout ça, tu as raison. Mais j'ai comme une réticence. Un lien de surface, quoi ! Uniquement fertile dans le cadre d'une étude raisonnée. La beauté de l'intention musicale dépasse forcément ces contingences cultuelles qui me font un effet assez administratif. Le sens intime que leur donne Schütz quand il cherche un chemin inspiré pour guider ses notes, ça ça m'intéresserait carrément, mais j'ai l'impression que c'est très au-delà du texte ; j'ai même l'impression, pour aller au bout de l'idée, que les compositeurs qui écrivent de la belle musique religieuse dépassent forcément le texte (c'est flagrant pour Bach vu les nouilleries piétistes qu'il doit se coltiner).
Autre exemple, dans une messe polyphonique franco-flamande c'est toujours sympa de constater certains procédés texte-musique, mais du point de vue émotion et grandeur, ça rapporte quoi ? Pour moi, keutchi. Même pour le Sanctus, dont je trouve le texte vraiment magnifique, c'est vachement rare que l'illustration d'un mot me fasse un vrai effet, je le sens sur un plan plus global.
Oui, c'est plus pour analyser et comprendre l’œuvre que pour rendre les émotions plus fortes. Mais c'est comme pour la peinture religieuse, je considère qu'une connaissance du sujet ou de la situation rend l’œuvre plus directe, moins obscure. Ça permet de connaître le sens initial, ou tout du moins ce qui a servi de support à l'expression artistique. Après si l’œuvre ne tient pas en elle-même, ça ne sert à rien de continuer. Mais si on ne connaît pas le texte de la messe latine, et qu'on écoute quelques messes en musique, on doit tout de même se demander pourquoi ils sont tous énervés sur "Et resurrexit".

Après je ne suis pas pour autant pour les concepts type Cité de la musique où l'on croit qu'il est nécessaire d'expliciter toutes les œuvres, et avec des méthodes plus que douteuses.
Par contre, dans le cas de la musique vocale (et ça vaut pour toute la musique vocale), le texte sert toujours au minimum de prétexte à l'écriture musicale. Et c'est la musique qui s'articule autour du texte et non le contraire. Alors certes, la musique dépasse régulièrement le texte, mais sans connaître le texte, je ne pense pas qu'on sache réellement où on va.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mar 12 Juil 2011 - 18:47

J'adore tout ce que je connais de Schütz : oratorios de Noël et de la Résurrection, musikalische exequein... I love you d'après ce que je peux en juger, l'un des tous plus grands compositeurs du XVIIème!!!
J'aurais voulu des renseignements sur les passions: combien y-en a-t-il? Sont-elles toutes a capella? Quelles versions pourriez-vous me conseiller?
Merci! Very Happy
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mar 12 Juil 2011 - 18:56

Comme dit dans l'autre fil, il va être compliqué pour moi de te recommander une version réellement meilleure qu'une autre, mais sur la partie factuelle, il existe trois passions, composées tous les deux ans à partir de 1664, dans l'ordre suivant : Matthieu, Luc, Jean. Elles sont toutes les trois a cappella en effet.
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mar 12 Juil 2011 - 19:12

Le souvenir que j'ai de la St-Matthieu, ce serait de magnifiques ensembles polyphoniques alternant avec de très longs récits assez ennuyeux... Confused ça m'étonne d'autant plus que ce n'est pas conforme à l'image que j'ai de Schütz d'après les autres oeuvres que je connais de lui, d'où ma question sur les versions, car je ne pense vraiment pas disposer d'un morceau d'anthologie!!! Neutral
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Heinrich Schütz   Mar 12 Juil 2011 - 19:17

Non, non, c'est vraiment ça la façon de composer une Passion : récits psalmodiés (très chouettes, mais long effectivement... on nous raconte toute l'histoire en psalmodie), avec au milieu de superbes chorals ou choeurs.

Je viens de regarder : ce que j'ai écouté de mieux pour Matthieu, c'est Paul Hiller et l'Ars Nova Copenhagen : les deux solistes sont fantastiques, la prise de son très agréable, le choeur profond.
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