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 Ecoute comparée de la sonate opus 111

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Théo B
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Sam 16 Oct 2010 - 23:28

Mais moi aussi, tout le monde je pense, a été éduqué par les magazines et certaines interprétations considérées comme références (Brendel, Kempff, Kovacevich...) a attendre une réconciliation, une avancée de l'ombre à la lumière. Et justement, certains (notamment Grinberg, Michelangeli et Nikolajewa) m'ont faire voir les choses différemment ! Du coup, j'écoute certaines autres versions que j'aime tout autant d'une façon différente, qui me fait mieux entendre cette dimension ( Serkin, principalement). Je crois qu'il n'y a plus qu'avec les premiers Michelangeli, Solomon et Fischer que je "tolère" que ça se finisse (relativement) "bien"...
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Sam 16 Oct 2010 - 23:59

Théo a écrit:
Mais moi aussi, tout le monde je pense, a été éduqué par les magazines et certaines interprétations considérées comme références (Brendel, Kempff, Kovacevich...) a attendre une réconciliation, une avancée de l'ombre à la lumière.
Pour être éduqué par les magazines, il faudrait déjà commencer par les avoir lus et leur avoir fait confiance. hehe On n'a pas forcément envie de se farcir le matraquage publicitaire des majors par feuille de chou interposée. De la lumière dans Brendel, Kempff et Bishop ? Une ampoule de 0,001W alors. Une vraie lumière qui n'est pas opposée dialectiquement à l'ombre, c'est-à-dire une lumière qui comporte son propre néant, je ne l'ai entendue qu'une seule fois, moi (ou plutôt deux ou peut-être trois fois, mais c'était sous les mêmes doigts).
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Hippolyte
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 0:25

Scherzian a écrit:
Sinon, quant à savoir ce que l'on a envie d'entendre et de ne pas entendre, je préfère écouter ce que les interprètes projettent comme vision de l'œuvre.

Amplement d'accord avec ça. Et il me semble - même si ce ne sera peut-être pas la version que je préférerai - que la version 2 projette la vision la plus accomplie des trois. Et pas du tout ennuyeuse, au contraire !

Il arrive aussi, a contrario, qu'on soit tellement touché d'entendre quelque chose qui nous est proche qu'on en oublie ce qui l'entoure, notamment ce qui ne fonctionne pas, c'est ce qui m'est d'abord arrivé avec la version 3 (Petri).

Quant à Clara Haskil, j'ai toujours eu de la tendresse pour ses Mozart, que j'aime beaucoup, et cette intimité, et cette simplicité du chant, mais ses quelques Beethoven m'ont toujours paru terriblement plats et gracieux. Alors oui, le début de l'Arietta, pas mal, mais le reste.
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Hippolyte
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 0:30

J'ajoute que je trouve cette écoute comparée vraiment passionnante. Je ne l'ai jamais pratiquée ainsi, sur une telle durée, en ayant amplement le temps d'écouter les enregistrements ; et je découvre plein de choses, et sur l'oeuvre et sur mes oreilles ! Smile Merci Mariefran !
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 0:59

Hippolyte a écrit:
[...] Il arrive aussi [...] qu'on soit tellement touché d'entendre quelque chose qui nous est proche qu'on en oublie ce qui l'entoure, notamment ce qui ne fonctionne pas [...]
Ca m'arrive souvent aussi. Il me semble quand même que c'est le genre de choses qui résistent mal aux écoutes répétées à une certaine distance dans le temps. Revenir à l'aimée après quelques temps permet de dissiper des attraits trop univoques (si ce n'est pas l'aimée ou une des aimées) ou, au contraire, d'entretenir la relation qui s'était établie comme tu l'indiques. De mon côté, ma faiblesse est de placer l'intensité et la pureté de la vision au-dessus de tout. Pour prendre un exemple dont j'ignore bien sûr s'il surviendra (mais Théo a déjà ouvert la voie en citant plusieurs interprètes), j'ai une tendresse infinie pour l'interprétation live d'Edwin Fischer (je ne connais pas son enregistrement en studio). Par delà tous les problèmes techniques qu'il a rencontrés ce soir-là, sa variation IV a été un jalon essentiel de mon itinéraire avec l'œuvre. Je ne sais même pas en parler, ce qu'Edwin Fischer y fait défie l'analyse et la description, c'est de la magie.

Citation :
Quant à Clara Haskil, j'ai toujours eu de la tendresse pour ses Mozart, que j'aime beaucoup, et cette intimité, et cette simplicité du chant, mais ses quelques Beethoven m'ont toujours paru terriblement plats et gracieux. Alors oui, le début de l'Arietta, pas mal, mais le reste.
Pour le début de l'Arietta, je trouve que c'est beaucoup mieux que pas mal, mais ce que tu dis me rappelle que j'ai repensé, en l'écoutant, à ce que Charles Rosen dit, dans son petit livre sur les sonates, à propos du thème de l'Arietta. Je n'insiste pas sur le fait qu'il veut vraiment y voir un adagio, molto semplice e cantabile au lieu d'un adagio molto, semplice et cantabile, mais en parlant du thème lui-même, il indique que « [l]a parenté entre le sublime de Beethoven et le zéro, la camelote, est révélatrice d'un aspect essentiel de son art. [...] Beethoven savait comment dénuder les éléments les plus simples de la tonalité afin d'en tirer toute la force, comment utiliser les lieux communs pour révéler ce qui les rendait si irrésistibles. » (Pages 322-323.) J'ai trouvé que Clara Haskil dansait sur ce fil de rasoir avec une sûreté de funambule. Ca m'a ému.

Et puis, bon sang ! Il y a aussi ce qu'elle fait dans la variation V de l'Arietta ! Suis-je le seul à y avoir perçu une force quasi océanique dans ces flux et ces reflux, dans ce temps qui ne cesse de se plier aux nuances, à la direction mélodique du thème ? L'agogique y était incroyable, je n'aurais jamais pensé à Clara Haskil ici...
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 1:03

Hippolyte a écrit:
J'ajoute que je trouve cette écoute comparée vraiment passionnante. Je ne l'ai jamais pratiquée ainsi, sur une telle durée, en ayant amplement le temps d'écouter les enregistrements ; et je découvre plein de choses, et sur l'oeuvre et sur mes oreilles ! Smile Merci Mariefran !
On ne peut pas dire mieux. J'ai écouté une fois le deuxième groupe, une écoute détendue, sans attente particulière. C'est à nouveau fabuleux (même si les interprétations y sont bien plus connues, mais il faut dire que Mariefran avait sondé très profond pour le premier groupe).
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 12:17

Mariefran a écrit:
et pourtant, qu'est-ce qu'elle m'émeut, la petite voix d'Haskil ! Qui était l'humilité même… Mais je comprends et respecte qu'on n'aime pas du tout.

Mais qu'est-ce que les mots humilité ou sincérité veulent dire en matière MUSICALE? J'ai classé dernière l'interprétation de Clara Haskil parce qu'elle ne me semblait pas respecter les tempi (le plus important en musique), qu'elle manquait de grandeur, surtout dans le premier mouvement, véritable pierre d'achoppement de cette sonate selon moi (alors que beaucoup semblent baser leur jugement sur l'arietta), et puis surtout parce que l'interprète avait ici une pratique héritée de son époque, et que je ne supporte pas, qui consiste à accélérer le tempo dans les groupes de doubles croches liées (je parle du premier mouvement) et à le ralentir dans les groupes de croches. C'est exactement ce que j'appelle le maniérisme! La seule question, maintenant : qu'est-ce que BEETHOVEN en aurait pensé? (Mais c'est un autre sujet!)
Non, je n'en veux pas spécialement à Clara Haskil, une si grande dame du piano! Je viens de réécouter quelques-unes de ses interprétations de Schumann (Scènes de la forêt, Scènes d'enfants) : un monde de poésie! Mais dans Beethoven, NON!!!
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 12:50

Scherzian a écrit:

J'ai écouté une fois le deuxième groupe, une écoute détendue, sans attente particulière. C'est à nouveau fabuleux (même si les interprétations y sont bien plus connues, mais il faut dire que Mariefran avait sondé très profond pour le premier groupe).

Je pourrais continuer à mettre des versions alternatives mais vous râleriez de ne pas entendre les icônes… C'est un vrai casse tête, d'ailleurs, de choisir les versions : on ne peut pas tout mettre… X ou Y vont venir râler que leur version favorite est absente de l'écoute comparée.
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 14:49

Mariefran a écrit:
Je pourrais continuer à mettre des versions alternatives mais vous râleriez de ne pas entendre les icônes… C'est un vrai casse tête, d'ailleurs, de choisir les versions : on ne peut pas tout mettre… X ou Y vont venir râler que leur version favorite est absente de l'écoute comparée.
Ah mais il n'y avait aucune critique ! Dans le groupe 1, il y avait deux interprétations très peu connues, dont nous te devons pour la plupart la découverte, et une version vaguement plus connue. Dans le groupe 2, il n'y a qu'une seule icône à mon avis (je ne vais pas me faire des amis, mais je ne parviens toujours pas à l'aimer, à y voir la lumière ou la révélation que d'autres y perçoivent) et une version très peu connue. On ne peut pas dire mieux que le plus récent message d'Hippolyte.
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 14:55

Je sais bien que ce n'était pas une critique ! Il y aura d'autres versions peu connues, voire quasi inconnues hehe Et il n'y aura pas tous les célèbres interprètes de l'opus 111.
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 15:04

Pourquoi ce pessimisme? Mais si, ils y seront tous; en tout cas, JE LES ATTENDS! (Sauf Gould?)
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 15:07

PrinceIgor a écrit:
Pourquoi ce pessimisme? Mais si, ils y seront tous; en tout cas, JE LES ATTENDS! (Sauf Gould?)

Shocked

Tu risques d'être très déçu… hehe
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 16:06

PrinceIgor a écrit:
Mais qu'est-ce que les mots humilité ou sincérité veulent dire en matière MUSICALE?
En fait, ce n'est pas ce qui a été dit. On a fait remarquer que sa personnalité était humble et sincère, ce qui, en effet, n'a pas forcément une incidence sur son jeu pianistique et sur sa manière d'interpréter une œuvre. Après, humilité et sincérité, je ne vois pas en quoi c'est un problème de les invoquer pour décrire a posteriori ce que l'on ressent en écoutant telle ou telle interprétation.

Citation :
[Clara Haskil] ne me semblait pas respecter les tempi (le plus important en musique), [...]
Comment le sait-on ? Il n'y a aucune indication métronomique, bien souvent rien d'autre que des tempi ordinarii... qui n'ont en outre de valeur que pour les premières mesures d'un mouvement, car Beethoven attendait de ses interprètes (c'est un fait documenté) qu'ils usent de beaucoup de liberté dans ce domaine, comme dans celui de l'expression. Le tempo est bien, parmi tous les paramètres de jeu, celui qu'il est le plus difficile de juger et de critiquer sans tenir compte, dans le même temps, des autres paramètres. Au regard du métronome, son tempo de base dans le II est rapide ; si l'on écoute (plutôt que de regarder un pendule osciller), on s'aperçoit que ce tempo est tout à fait normal, étant donné ses phrasés, la couleur qu'elle y met et l'intériorité de son énoncé du thème (douceur, sérénité, mais selon moi rien de mièvre).

Citation :
[...] premier mouvement, véritable pierre d'achoppement de cette sonate selon moi (alors que beaucoup semblent baser leur jugement sur l'arietta), [...]
scratch J'ai lu les commentaires, je n'ai pas eu l'impression que ceux du II occultaient ceux du I (sauf le fait que le II est deux fois plus long, mais ça c'est inévitable).

Citation :
[...] l'interprète avait ici une pratique héritée de son époque, et que je ne supporte pas, qui consiste à accélérer le tempo dans les groupes de doubles croches liées (je parle du premier mouvement) et à le ralentir dans les groupes de croches. C'est exactement ce que j'appelle le maniérisme!
Peux-tu être plus précis (des numéros de mesures ou au moins des timings dans son interprétation du I) ? Le I est criblé d'indications ritenuto et même portamento qui coïncident avec des phrases en croches, tandis que les indications a tempo correspondantes coïncident, quant à elles, avec des traits en doubles croches. Quand bien même serait-ce vrai, en quoi est-ce une pratique héritée de l'époque (et donc un maniérisme) ? Je connais des dizaines d'interprétations contemporaines de celle de Clara Haskil ; la seule chose qu'on puisse en dire, c'est qu'il n'y a pas, sous ce rapport (réel ou non) de changements intempestifs de tempo, de constante remarquable entre les différents interprètes de cette époque. Ce qu'il y a, en revanche, c'est parfois une bien plus grande liberté et ductilité rythmique en fonction de la nature du passage joué. Ce n'est pas moi qui viendrai m'en plaindre.

Citation :
La seule question, maintenant : qu'est-ce que BEETHOVEN en aurait pensé?
Si c'était la seule question, nous en aurions vite terminé. Le fait est qu'il nous importe très peu de savoir ce que Beethoven aurait pensé de telle ou telle interprétation. Une fois l'œuvre écrite et publiée, elle appartient autant aux interprètes et aux mélomanes qu'à l'auteur lui-même, à moins de vouloir transformer l'interprète en un exécutant et la communion musicale en un soliloque. Probablement Beethoven se féliciterait-il de la liberté que certains interprètes y mettent, même si la manière dont cette liberté s'exerce (et les moments où celle-ci s'exerce) l'aurait peut-être beaucoup surpris. Beethoven attendait de ses interprètes l'exercice assumé d'une liberté entière au sein d'un ensemble de contraintes. Mais si Beethoven lui-même s'inscrit ce soir sur le forum pour venir nous dire que l'interprétation 1.2 est mauvaise et que celle d'Egon Petri est idéale, je ne changerai pour autant pas mon avis d'un iota.
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 16:14

Merci de tes remarques très instructives pour quelqu'un qui n'est pas spécialiste... Je te répondrai quand j'airai un peu plus de loisir - non, ce n'est pas une échappatoire - ! Ce que je peux préciser, c'est que la version que j'ai plébiscitée est la troisième, celle de ..., non celle de Pietri!
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 16:31

Merci à toi (mais je ne suis pas spécialiste non plus, en partie parce que c'est un fait vérifiable, en partie par vocation Wink). Pour le coup des numéros de mesures ou des timings, les timings suffisent car c'est facile de voir si ça correspond ou non aux couples (ritenuto, a tempo).
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HOLLIGER
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 17:52

ouatisZemusic a écrit:
Pour le cas où la guillotine frapperait inopinément, je vais donc livrer mon classement... je donnerai mes commentaires après.

Spoiler:
 

enfin quelqu'un qui vote comme moi! et il y en a 2 ou 3 autres après! Very Happy
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 17:53

Mariefran a écrit:
Utnapishtim a écrit:
Hippolyte a écrit:
Mariefran a écrit:
EDIT : Je suis toujours aussi nulle en maths Mr.Red

ça promet pour la tenue des comptes... hehe

Avec les derniers votes et ceux qui ont retourné leur veste, la messe est dite ! Crying or Very sad Sad Shit

Moi aussi, c'était ma version préférée de la poule 1 Sad Mais je savais qu'elle n'avait aucune chance de passer… Je m'étais préparée moralement…

Quel numéro était ta préférée ?
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 18:21

Scherzian a écrit:


Et puis, bon sang ! Il y a aussi ce qu'elle fait dans la variation V de l'Arietta ! Suis-je le seul à y avoir perçu une force quasi océanique dans ces flux et ces reflux, dans ce temps qui ne cesse de se plier aux nuances, à la direction mélodique du thème ? L'agogique y était incroyable, je n'aurais jamais pensé à Clara Haskil ici...

Heu au fait qu'est-ce qui différencie l'agogique du rabato ? Embarassed
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 18:22

Mariefran a écrit:
Je sais bien que ce n'était pas une critique ! Il y aura d'autres versions peu connues, voire quasi inconnues hehe Et il n'y aura pas tous les célèbres interprètes de l'opus 111.

Tu possèdes combien de versions en tout ?
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 18:27

Bon je suis déçu pour Haskil qui était ma préférée, j'apprécie cette pianiste même si ja connais assez peu finalement.
L'arietta de la 2 m'a moyennement convaincu, c'est ainsi! Je ne suis pas contre les étirements, mais j'ai trouvé que c'était ici au détriment de la tension...
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 19:03

Scherzian, en un mot... Quand je parle de tempo, je n'ai pas à l'esprit le métronome, instrument barbare dont Beethoven s'est d'ailleurs quelque peu moqué dans sa 8ème symphonie... Mais il n'est qu'à regarder la partition pour constater que Beethoven a mis de nombeuses indications pour définir le mouvement et le caractère qu'il entendait donner à tel ou tel passage! A la mesure 16, je lis "Allegro con brio ed appassionato" et non "presto con fuoco" ou à l'inverse "allegro ma non troppo"; aux mesures 23 - 28, je lis "crescendo" et non "accelerando" ; quant au début de l'arietta, il porte "Adagio moto semplice e cantabile" et non "Adagiosissimo" ou "Lente"! Observe bien l'interprétation de Clara Haskil, tu verras que tout cela n'est pas bien respecté. Evidemment, il n'en est pas toujours ainsi et même dans la dernière version que j'ai plebiscitée, je suis loin d'être satisfait de tout (La "variation" 3, par exemple, celle en triples et quadruples croches, me paraît décevante...)
Quant au jugement de l'auteur, bien prétentieux serait celui qui prétendrait le connaître, bien évidemment... C'est pourquoi je pense qu'une bonne interprétation doit s'efforcer d'être avant tout fidèle au texte, puis de se laisser porter par lui pour en proposer une lecture qui exalte ses beautés et son caractère propre... Je n'ai eu cette impression qu'avec la troisième version, bien que partiellement.
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 19:21

PrinceIgor a écrit:
quant au début de l'arietta, il porte "Adagio moto semplice e cantabile" et non "Adagiosissimo" ou "Lente"!

Je me permets d'intervenir sur ce point. Tu omets la virgule, or cette indication de tempo est problématique à cause de la virgule dont la place fait débat. Selon que l'on met la virgule après "adagio" ou après "molto", cela change tout. "Adagio molto, semplice e cantabile", qui est le plus couramment écrit me semble-t-il, est tout à fait différent de "Adagio, molto semplice e cantabile". Haskil correspondrait, comme Scherzian en parlait plus haut je crois, à la seconde, tandis que la version 2 serait plus proche de la première, "adagio molto" se rapprochant fortement d'un "lento".
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 19:52

HOLLIGER a écrit:
Heu au fait qu'est-ce qui différencie l'agogique du rabato ? Embarassed
Au sens où je l'entendais, l'agogique est l'écart entre les pulsations du temps musical (celles que l'on ressent pendant l'interprétation, par exemple par une scansion à la main gauche ou à la main droite, en tout cas par une « base de temps » qui permette à l'auditeur de savoir toujours avec précision où il se trouve dans une mesure) et des battements toujours réguliers (ceux d'un métronome par exemple). L'agogique permet de mettre en valeur un événement harmonique, une phrase ou une mélodie par le seul biais d'un écart plus ou moins prolongé du temps musical par rapport au temps physique. Certains « accents » agogiques figurent sur la partition (des croches au milieu de doubles croches, par exemple), mais d'autres relèvent de la volonté de l'interprète (par exemple, jouer certaines notes un peu moins staccato que leurs voisines, pour les mettre en valeur, ce qui ne s'accompagne d'ailleurs pas forcément d'un écart entre le temps musical et le temps strict, ou encore diminuer ou augmenter le tempo durant un laps de temps plus ou moins prolongé, ou encore faire attendre une note plus longtemps que prévu sur la partition). Par exemple, transformer une croche pointée et double croche en quelque chose qui se rapproche un peu d'une croche doublement pointée et d'une triple croche, c'est déjà un petit accent agogique.

Pour moi, le rubato c'est une liberté passagère avec le rythme qui vient altérer le temps musical lui-même. Le temps musical est un peu comme le rythme cardiaque de l'œuvre, déjà très éloigné du temps strict des physiciens. Mais il est régulier au regard de la musique, en tout cas toujours perceptible pour l'auditeur. Lorsque du rubato vient s'y ajouter, on doit ressentir que du temps est cédé ou retiré, et ce par rapport au temps musical (qui n'est lui-même pas d'une régularité métronomique).
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 20:01

Hippolyte a écrit:
PrinceIgor a écrit:
quant au début de l'arietta, il porte "Adagio moto semplice e cantabile" et non "Adagiosissimo" ou "Lente"!

Je me permets d'intervenir sur ce point. Tu omets la virgule, or cette indication de tempo est problématique à cause de la virgule dont la place fait débat. Selon que l'on met la virgule après "adagio" ou après "molto", cela change tout. "Adagio molto, semplice e cantabile", qui est le plus couramment écrit me semble-t-il, est tout à fait différent de "Adagio, molto semplice e cantabile". Haskil correspondrait, comme Scherzian en parlait plus haut je crois, à la seconde, tandis que la version 2 serait plus proche de la première, "adagio molto" se rapprochant fortement d'un "lento".

Je n'ai pas omis de vigule, il n'y en a pas dans les éditions Choudens et Könemann, que je possède. Maiss j'admets qu'elles ne font pas référence...
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Hippolyte
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 20:23

ça je n'en sais absolument rien, dans ma partition, qui est ancienne, il y a une virgule après "molto". Sans doute ta partition est-elle plus rigoureuse et cette absence de virgule est-elle fidèle à quelque manuscrit autographe, justement source de l'ambiguïté. La question demeure donc de savoir si "molto" s'applique à "adagio" ou à "semplice". Des arguments venant à l'appui des deux théories, c'est à l'interprète de trancher. On ne peut donc pas vraiment s'appuyer sur cette indication pour critiquer un tempo que l'on juge trop lent ou trop rapide.
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 21:25

PrinceIgor a écrit:
[...] il n'est qu'à regarder la partition pour constater que Beethoven a mis de nombeuses indications pour définir le mouvement et le caractère qu'il entendait donner à tel ou tel passage!
Les partitions de Beethoven sont en effet d'une remarquable précision. On a même l'exemple, dans la Messe en ut, d'une indication de tempo tellement précise et maniaque qu'elle ferait presque sourire (andante con moto quasi allegretto moderato ma non troppo vivace). Mais ces indications, aussi précises soient-elles, ne définissent pas le mouvement -- et encore moins le caractère -- au sens d'une définition mathématique. Beethoven a été heureux de l'invention du métronome... jusqu'au moment où il s'est rendu compte de la rigidité que cela induisait, rigidité mathématique justement. En outre, il faut rappeler que ces indications (qu'elles soient « verbales », comme ici, ou numériques, lorsqu'il s'agit d'une « métronomisation » des mouvements) ne valent que pour les premières mesures. Dès le mouvement (ou la page ou le passage) amorcé sur un tempo de base, le temps musical reprend tous ses droits.

Citation :
A la mesure 16, je lis "Allegro con brio ed appassionato" et non "presto con fuoco" ou à l'inverse "allegro ma non troppo"; aux mesures 23 - 28, je lis "crescendo" et non "accelerando" ; quant au début de l'arietta, il porte "Adagio moto semplice e cantabile" et non "Adagiosissimo" ou "Lente"!
C'est à la mesure n°17 (et non n°16) que commence l'allegro con brio ed appassionato du I. Mais à part cela, je lis les mêmes indications que toi aux mêmes endroits du texte. Nous progressons donc. Il y a pourtant déjà un point problématique : en quoi l'interprète devrait-il se refuser a priori à accompagner d'un accelerando un phrasé noté crescendo, s'il ressent qu'en agissant ainsi il exprime la nature de l'œuvre et il répond à son injonction ? Y a-t-il un texte de loi qui s'y oppose ? Dois-je refuser par principe (émanant de qui ou de quoi, d'ailleurs ?) une interprétation parce qu'elle exerce sa liberté dans le seul but de magnifier l'œuvre ?

Citation :
Observe bien l'interprétation de Clara Haskil, tu verras que tout cela n'est pas bien respecté.
C'est toi qui affirmes que cette interprétation ne respecte pas (en tout cas, pas bien) les indications de mouvement et de caractère. La charge de la preuve t'incombe donc. Commence par définir en quoi allegro con brio (cas de l'opus 111/I) est différent de presto (cas de l'opus 27 n°2/III) et de allegro ma non troppo (cas de l'opus 57/III), pour ce qui est du mouvement, et par définir aussi en quoi appassionato est différent de con fuoco, pour ce qui est du caractère. Une fois ces définitions solidement assises, il ne te « restera » plus qu'à démontrer en quoi les choix d'interprétation effectués par Clara Haskil sont mauvais (en tout ou en partie). Jusqu'ici, la démonstration ressemble plutôt à la méthode Coué.

Et pour ce qui est d'avoir écouté l'interprétation de Clara Haskil, je pense pouvoir dire que c'est ce que j'ai fait. Je n'y ai pas entendu le non-respect des injonctions de mouvement et de caractère que tu dis. Donc ?

En outre, je constate que tout à l'heure, dans ton premier message, tu parlais de groupes de croches qui auraient été joués dans un tempo plus lent et/ou de groupes de doubles croches qui auraient été joués dans un tempo plus rapide. Ce sont là des observations qui auraient éventuellement pu être confirmées ou infirmées par une écoute attentive, le cas échéant par des mesures vérifiables effectuées sur le fichier audio du premier mouvement. Mais tu n'en parles plus. En revanche, tu déplaces le débat sur le terrain du respect ou non d'indications écrites de mouvement et de caractère. Je trouve ça curieux. Comme savoir si elle joue avec feu ou plutôt avec passion ? Y met-elle assez de brio ou trop peu ? Quelle est la différence entre [adagio molto semplice e cantabile], [adagio molto, semplice e cantabile] et [adagio, molto semplice e cantabile] ? Quelle est la différence entre adagio molto et molto adagio ? Clara Haskil joue-t-elle l'introduction du I maestoso ou grave (comme s'il s'était agi de l'opus 13/I, ce qui serait en effet une grave erreur) ? J'entends pour ma part dans son I un maestoso vigoureux, sûr de lui (malheureusement pas au niveau technique, comme je l'ai déjà dit il y a quinze jours) et sévère. J'entends pour ma part au début de son II un adagio, molto semplice e cantabile dans l'énoncé du thème.

Citation :
Quant au jugement de l'auteur, bien prétentieux serait celui qui prétendrait le connaître, bien évidemment... C'est pourquoi je pense qu'une bonne interprétation doit s'efforcer d'être avant tout fidèle au texte, [...]
La fidélité au texte avant tout, c'est le premier signe qu'il ne s'agit plus de l'œuvre à faire revivre mais de la partition à restituer. En clair, l'interprète est un exécutant et le partage d'une émotion musicale un soliloque. Désolé, mais ce sera sans moi. Ce qui est premier et importe avant tout, c'est de faire revivre en soi-même l'idée poétique sous-jacente à l'œuvre ou au passage et la nécessité de cette idée (idée poétique dont la partition n'est qu'une ébauche presque pathétique de pauvreté) et de solliciter ensuite toutes les ressources de sa virtuosité pour l'incarner dans l'acte même de l'interprétation en direct. Pour le dire plus clairement, la fidélité au texte avant tout, je m'en fiche. À mon avis, toute personne qui ne modifie pas de manière volontaire le texte d'une œuvre lui est fidèle et le respecte. C'est tout ce que je demande sous le rapport de la fidélité au texte.

Citation :
[...] puis de se laisser porter par lui pour en proposer une lecture qui exalte ses beautés et son caractère propre...
Là, je suis de nouveau entièrement d'accord avec toi. Mais tu remarqueras quand même que le fait de se laisser porter par l'œuvre suppose une relation à l'œuvre qui n'est pas une relation entre un serviteur et un objet servi, mais une véritable relation amoureuse entre deux êtres égaux (l'œuvre via sa partition, l'interprète via son acte de cocréation permanente). Il ne s'agit pas seulement de placer une barque passive au milieu d'un fleuve avec ses méandres, ses rapides, ses zones de calme étale, ses cataractes, etc. Il s'agit de placer dans la barque un musicien qui fasse l'amour au fleuve (même si c'est ce dernier qui guide les caresses).
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 21:39

Merci d'avoir consacré autant de temps à me répondre; je ne peux guère argumenter à propos de la version Haskil, vu que je n'avais fait qu'ouvrir le fichier envoyé par Mariefran, et qu'il est perdu! Embarassed Je ne peux pas l'enregistrer de nouveau ce soir, pas plus que les versions de la poule 2, vu que mon ordinateur me réclame une trentaine d'heures pour le faire!!!! J'ai fait avec mes souvenirs des écoutes, mais ceux-ci s'avèrent insuffisants! Je voudrais néanmoins te poser une question : pour toi, qu'est-ce qu'une mauvaise interprétation (insuffisances techniques exclues, bien sûr)?
Les groupes de doubles croches dont je parlais sont précisément celles des mesures 23-28.
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 17 Oct 2010 - 23:03

PrinceIgor a écrit:
[...] je ne peux guère argumenter à propos de la version Haskil [...] J'ai fait avec mes souvenirs des écoutes, mais ceux-ci s'avèrent insuffisants!
Pas forcément, c'est pas ce que j'ai voulu dire. Je réécouterai son interprétation du I en gardant à l'esprit ce que tu as écrit (d'une part pour les indications de mouvement, car il n'y a guère que pour elles que l'on peut mesurer quelque chose, en se souvenant des valeurs métronomiques qui correspondaient, à l'époque de Mozart et aux débuts de Beethoven, aux tempi ordinarii, et bien que 1822 soit déjà plutôt éloigné de cette époque, d'autre part pour les tempos respectifs des groupes de croches et de doubles, pour voir si cela correspond ou non aux indications « locales » de variations de tempo, comme par exemple ritenuto et ensuite a tempo). Pour le cas spécifique de l'Arietta, les interprétations que je connais varient entre un peu moins de treize minutes (avec les reprises du thème et des trois premières variations, bien sûr) et presque vingt-sept (oui, pour la seule Arietta). Or, je ne condamnerais ni une approche extrême ni l'autre, parce qu'elles sont toutes deux assumées par deux pianistes visionnaires (et bien que mon goût personnel se situe plutôt entre quinze et dix-sept voire dix-huit minutes, pour fixer un ordre de grandeur).

Citation :
Je voudrais néanmoins te poser une question : pour toi, qu'est-ce qu'une mauvaise interprétation (insuffisances techniques exclues, bien sûr)?
Celle qui minimise l'œuvre (qui en restreint l'ambitus dynamique, qui édulcore la caractérisation ou qui lui donne moins de relief, qui se maintient trop dans les mêmes couleurs et/ou dans les mêmes textures). Celle qui semble se contenter d'une réflexion ou d'un cours didactique sur la partition (j'aime ressentir que l'œuvre est vécue). Celle qui sent le studio d'enregistrement ou qui semble se refuser une totale liberté (trop de minutie tue la respiration de l'œuvre). Mais je ne dirai pas qu'elle est mauvaise, plutôt qu'elle me laisse sur ma faim. Il est vrai qu'il y a deux ou trois exemples d'interprétations que je qualifierais de perverses, où il s'agit de démonter l'œuvre ou de lui tordre le cou. Parfois, on dirait que l'entreprise de l'interprète, c'est de démontrer au mélomane pourquoi il ne devrait pas aimer cette œuvre qu'il aime néanmoins. Mais c'est très rare (je n'ai aucun exemple pour la sonate opus 111).

Citation :
Les groupes de doubles croches dont je parlais sont précisément celles des mesures 23-28.
Ah, d'accord ! Alors si je remonte un peu plus haut, mesures n°19-21, on voit que c'est l'énoncé du thème principal du mouvement. On peut presque le considérer comme un exorde (c'est ce que fait l'interprète 1.2 de manière pour le moins sûre de lui, j'ai adoré ça). Dans les mesures n°19-21, il n'y a aucune modification locale de tempo, mais je note quand même un point d'orgue (ça sent donc un peu le ad libitum) sur le si bécarre de la mesure n°20, point d'orgue qui est absent du si bécarre similaire en mesure n°21. La n°21 passe plus vite que la n°20. En mesure n°22, les croches sont piquées et les doubles ne le sont pas, elles ont donc une accentuation dont les doubles sont dépourvues. Pour ma part, je suis partisan de laisser l'interprète faire son choix ici. En tout cas, cela ne m'horrifierait pas qu'un pianiste joue les doubles un peu plus de deux fois plus vite que les croches (ou plutôt : qu'il joue les croches un peu plus de deux fois moins vite que les doubles), pour magnifier cette accentuation qui est quand même parmi les plus sauvages. La frontière entre les mesures n°22 et n°23 est intéressante, parce que les cinq dernières croches sur six n'y sont désormais plus piquées, mais notées staccato sous le symbole de liaison (la première des six est simplement non legato). Cela veut dire que c'est un portamento et donc que c'est à jouer un peu plus lourd et un peu plus lent (et bien sûr non staccato !). En outre, cette lourdeur et lenteur relative pour ce groupe de cinq ou six croches est encore aggravé par l'indication textuelle poco ritenente qui va dans le même sens. D'accord, c'est poco, mais ça veut dire quoi « un peu » ? On retombe sur les indéterminations de tout à l'heure. Ensuite, toujours mesure n°23, le premier groupe de quatre doubles est inclus dans l'indication poco ritenente... mais pas le second groupe de quatre doubles, à la fin de la mesure n°23, puisque Beethoven indique a tempo dès le début du crescendo. Je me souviens bien que certains interprètes avaient tendance à revenir au tempo de base de manière plus progressive qu'un a tempo strict sur le second groupe de quatre doubles. Je ne te cache pas que je n'ai pas réécouté Clara Haskil en écrivant ceci, mais dans mes notes sous spoiler, j'ai dit que « j'aime [...] tous ces a tempo qui arrivent de manière abrupte après les élargissements de tempo correspondants », ce qui plaide plutôt pour un certain respect de la lettre dans le chef de Clara Haskil, je trouve. Dans les dernières mesures du groupe dont tu parles, soit les mesures n°24-28, il n'y a plus qu'un long crescendo couronné d'une gerbe sforzando en mesures n°26-27, avant le diminuendo de la mesure n°28. Pour les mesures n°24-27, encore une fois, je ne serais pas outragé par la présence dans l'interprétation d'un stringendo non écrit sur la partition (au contraire, même), mais ce n'est que mon avis, parce que je trouve que ça peut se justifier étant donné le caractère du passage.
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ouatisZemusic
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Lun 18 Oct 2010 - 13:28

Hippolyte a écrit:
On ne peut donc pas vraiment s'appuyer sur cette indication pour critiquer un tempo que l'on juge trop lent ou trop rapide.
Bonjour. Je ne suis pas tout à fait de ton avis, Hippolyte. Je crois qu'il est parfaitement possible, avec les indications de Beethoven, de critiquer, ou même disqualifier la version 2 (poule1) pour son tempo trop lent de l'ariette. La lenteur adoptée ne permet absolument pas de marquer l'indication "simplice", ainsi que "cantabile". Or si Beethoven a indiqué ces deux nuances, c'est parce qu'il concevait un tempo qui permettait de les exprimer sensiblement…. Ce fut parfaitement réalisé dans le cas de la version 1 de Clara Haskil, ainsi d'ailleurs que dans toutes les autres versions qui nous ont été soumises, poule-2 comprise.
Je suis d'accord avec Scherzian pour la liberté d'interprétation et la personnalisation du pianiste (évidemment !!! c'est bien ce que nous attendons dans ce registre : la perle rare)... mais ça ne supprime pas pour autant l'appréciation de l'auditeur et son importance. La musique est une communication. On n'est pas censé admettre toutes les propositions indifféremment.
C'est très bizarre ce que nous faisons, car il nous faudra bien passer aux candidats de la poule-2... alors qu'il semblerait y avoir à dire encore tant et tant de choses passionnantes sur les trois premiers candidats (si le poulailler s'arrêtait là, on aurait encore de quoi penser et parler pendant six mois). silent
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Lun 18 Oct 2010 - 15:00

ouatisZemusic a écrit:
[...] Je crois qu'il est parfaitement possible, avec les indications de Beethoven, de critiquer, ou même disqualifier la version 2 (poule1) pour son tempo trop lent de l'ariette. La lenteur adoptée ne permet absolument pas de marquer l'indication "simplice", ainsi que "cantabile". Or si Beethoven a indiqué ces deux nuances, c'est parce qu'il concevait un tempo qui permettait de les exprimer sensiblement…
Sur le principe, je suis d'accord avec toi. En pratique, je ne suis pas si sûr que seules les indications de Beethoven interviendront dans la critique voire la disqualification, il y aura aussi une large part d'inclination personnelle. Après tout, dans l'indication de tempo « adagio molto semplice e cantabile », seul le morceau « adagio molto » est une indication de tempo (le reste est plutôt, je trouve, une indication de caractère). Et encore, comme Hippolyte l'a fait remarquer, on n'est même pas certain de la lecture qu'il faut faire du « molto », selon qu'il se trouve d'un côté ou de l'autre de la virgule (et s'il n'y a pas de virgule, la situation prête encore plus au débat). Charles Rosen en parle un peu dans son petit livre sur les sonates de Beethoven (pages 321-322) :

Charles Rosen a écrit:
Le mouvement lent est intitulé Arietta, et le tempo -- adagio molto semplice e cantabile -- est molto semplice et non adagio molto. Je l'ai déjà dit, il est difficile de résister à la tentation de jouer cette œuvre profonde trop lentement, puisque c'est un moyen de convaincre un public candide qu'il est en train d'écouter quelque chose de sublime et d'élevé ; et il est vrai que, joué ainsi par un maître, le mouvement peut être étiré et produire un grand effet. Un tempo très lent, cependant, va à l'encontre de l'indication molto semplice ; s'il y a un grand intervalle de temps entre une note et la suivante au cours de la mélodie, il devient en effet impossible d'éviter une certaine grandiloquence.
Voilà qui semble aller dans le sens que tu dis. Sauf que j'y vois déjà l'action d'une part importante d'inclination personnelle (ce n'est pas une mauvaise chose en soi, bien sûr, je ne fais que le constater, pas le critiquer). D'une part, on constate que Charles Rosen évacue la question de la virgule (ou non) et de sa position. Mais ce n'est pas le plus important, à mon avis. Je trouve que l'élément central vient ensuite, quand il dit qu'un tempo très lent va à l'encontre de l'indication de caractère (simplicité et cantabile) et qu'il rend fatale l'apparition de la grandiloquence. Pour moi, il n'y a aucune grandiloquence dans l'énoncé du thème par l'interprète 1.2, bien au contraire. J'y entends une simplicité bouleversante (cette manière de recourber un peu le thème sur le fa de la mesure n°1 et sur le mi de la mesure n°2, chaque fois à la ligne d'alto, par exemple) et un cantabile dont de nombreux interprètes adoptant pourtant un tempo de base plus allant feraient bien de s'inspirer. Dans l'interprétation 1.2, la qualité de phrasé et de chant est un miracle quasi permanent. C'est cela que je voulais dire plus haut : pour un grand maître (un penseur et un virtuose, si l'on veut), rien n'est impossible -- ni le fait d'unir la lenteur, la simplicité et une qualité de chant souveraine, ni a fortiori le fait d'éviter l'écueil de la grandiloquence quel que soit le tempo choisi. À mon avis (encore une fois, ce n'est que le mien), l'interprète 1.2 y réussit ici un peu de la même façon que Sviatoslav Richter y réussit dans le premier mouvement des sonates D894 et D960 de Schubert (d'autres pages où les indications de tempo ont une certaine ambiguïté). À mon avis, l'interprète 1.2 démontre dans les faits, je veux dire par son interprétation elle-même, que les arguments avancés par Charles Rosen à l'appui de sa thèse ne résistent pas à l'expérience d'une émotion musicale ressentie. Ceci dit, ça ne m'empêche pas d'apprécier aussi des interprétations qui, pour des raisons de tempos ou d'autres raisons, sont très différentes de celle-ci. (Dans quelques cas, ce sont même des interprétations que j'apprécie plus que cette version 1.2.)

ouatisZemusic a écrit:
C'est très bizarre ce que nous faisons, car il nous faudra bien passer aux candidats de la poule-2... alors qu'il semblerait y avoir à dire encore tant et tant de choses passionnantes sur les trois premiers candidats (si le poulailler s'arrêtait là, on aurait encore de quoi penser et parler pendant six mois). silent
hehe Oui, ça devient paniquant : le temps passe, on brûle pour le groupe 1 une partie de notre temps (qui devrait être consacré au groupe 2) et on empile les pages du fil. Bon, on a donc 8,5 pages rien que pour le groupe 1 et il y a cinq groupes plus la finale. Un rapide calcul study indique qu'on va se retrouver avec 51 pages et pas assez de temps...

Mariefran, peux-tu nous donner du temps de rab ? Xavier, peux-tu préparer la scission du fil en plusieurs tronçons, comme pour le Ring ou Tristan ? Basketball
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Xavier
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Lun 18 Oct 2010 - 15:20

Ca se fait tout seul après 50 pages. Smile
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Lun 18 Oct 2010 - 15:28

Chouette, encore moins de scrupules alors... geek
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Lun 18 Oct 2010 - 16:55

ouatisZemusic a écrit:

C'est très bizarre ce que nous faisons, car il nous faudra bien passer aux candidats de la poule-2... alors qu'il semblerait y avoir à dire encore tant et tant de choses passionnantes sur les trois premiers candidats (si le poulailler s'arrêtait là, on aurait encore de quoi penser et parler pendant six mois). silent

Je me sens un peu coupable... Embarassed En tout cas, un grand merci à Scherzian pour ses réponses fines et argumentées! mains
En fait, il faudrait créer un fil sur la notion d'interprétation, puisque la spécificité de la musique, c'est d'être le seul art qui ait besoin d'un intermédiaire entre le créateur et le "récepteur"!
Avec, en prime, cette (toute) petite question : l'auteur (depuis l'enregistrement), est-il le meilleur interprète possible de son oeuvre? Pour moi, c'est OUI, même si on ne trouve pas cette interprétation géniale! (Cf le Sacre par ... Stravinsky et par... Boulez!)affraid
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Lun 18 Oct 2010 - 23:26

Je ne suis pas sûr d'y préférer Boulez...
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Mar 19 Oct 2010 - 22:14

J'ai enfin entendu ma version de référence dans cette poule 2! Génial, cette confrontation, Mariefran ! bounce Il faudrait reprendre les mêmes interpètes dans une autre sonate, la 109, par exemple; on aurait peut-être des surprises! : Very Happy
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Mer 20 Oct 2010 - 15:05

On a déjà fait un BT de l'opus 109, mais on n'était pas beaucoup de participants…

C'est quoi, ta version de référence ? bounce
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Mer 20 Oct 2010 - 19:05

La seconde...
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Mer 20 Oct 2010 - 19:15

PrinceIgor a écrit:
La seconde...

Tu connaissais ? Shocked
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Mer 20 Oct 2010 - 21:48

Non, mais elle m'a conquis!
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MessageSujet: Beethoven op.111, une autre interprétation   Jeu 21 Oct 2010 - 14:42

tombé par hasard sur cette page, je ne sais donc pas sur quels interprètes vous discutez exactement. Une proposition : vous devriez écouter Elly Ney, sans doute une des plus grande beethovenienne du siècle (précédent). Elle a enregistré 6 fois l'opus 111 entre 1930 et 1968, la dernière version étant la plus belle (surtout les variations) avec celle "live" de 1965 à Hambourg. La version studio de 1968 a été publiée par un éditeur allemand "Colosseum", celle de 1965 est sur YouTube. Quant à la version studio de Fischer vers 1952-53, elle est encore bien supérieure à celle de Salsbourg. Emi l'avait édité en microsillon mais ne l'a malheureusement jamais reprise en CD.
Qui peut me dire sur quels enregistrements vous fondez votre discussion - pour que j'y mette aussi mon grain de sel...
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Mariefran
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Jeu 21 Oct 2010 - 14:52

Bonjour ! La version dont tu parles d'Elly Ney est tout de même très typée, romantique à souhait, mais je l'apprécie. Quant à la version studio de Fischer, elle n'a été rééditée en CD que très brièvement au Japon et est donc introuvable… Mais si tu l'as, fais nous en profiter puisqu'elle est libre de droits ! Tu peux te joindre à nous si tu le désires. Je t'ai envoyé un mp.
La première poule a opposé Clara Haskil, Egon Petri et un 3°, inconnu pour l'instant, en attende de finale.
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Jeu 21 Oct 2010 - 16:38

Poule2
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Jeu 21 Oct 2010 - 19:58

Mon vote complet pour le groupe n°2.

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Dernière édition par Scherzian le Sam 23 Oct 2010 - 1:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Jeu 21 Oct 2010 - 21:50

jakus a écrit:
[...] Quant à la version studio de Fischer vers 1952-53, elle est encore bien supérieure à celle de Salsbourg. Emi l'avait édité en microsillon mais ne l'a malheureusement jamais reprise en CD.
Salzbourg live, c'est le 28 juillet 1954. L'enregistrement en studio date de 1954 aussi, du 18 au 20 mai. J'aime déjà beaucoup l'enregistrement en récital, je n'ose pas imaginer ce que doit être celui en studio dans ce cas-là. En CD, il semble qu'il n'y ait jamais eu que le Toshiba-Shinseido SGR 7111.
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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Ven 22 Oct 2010 - 22:04

Je viens de consacrer deux auditions à la dernière version de la poule 2, et vraiment, en matière d'interprétation, je crois que j'ai l'exemple de CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE!!!
Un Maestoso haché, un allegro empreint de pure virtuosité, presque illisible; heureusement, la première partie n'est pas reprise! , Par suite, ça court la poste d'un bout à l'autre, sauf dans les mesures 122 sqq, mais où le tempo adopté finit par engendrer l'ennui. L'arietta est trop rapide, la variation en 6/16 prend trop son temps; par contre, la variation en 12/32 voit pointer une bonne moitié de ses triples croches. Quant à la suite, elle est inconséquente, banale, totalement dénuée de poésie... Verdict : à mettre au panier... Et puis ces toussotements!
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Ven 22 Oct 2010 - 22:16

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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 24 Oct 2010 - 10:07

Contrairement à la poule précédente , j’ai plus de mal à choisir car ces trois versions me plaisent toutes et du coup j’ai du les réécouter plusieurs fois avant de me décider ; maintenant je sature un peu…

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 24 Oct 2010 - 10:47

Utnapishtim

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PrinceIgor
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 24 Oct 2010 - 13:49

Ophanim

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Mariefran
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   Dim 24 Oct 2010 - 16:55

Je vais partir quelques jours à la mer demain matin sunny même si de la pluie est prévue…
Je surveillerai tout de même le fil de temps en temps de mon iphone.

A Scherzian et PrinceIgor : Je vous rappelle que cette écoute comparée n'est pas un combat ! A PrinceIgor, particulièrement, tous les commentaires doivent être indiqués sous spoiler afin de ne pas influencer les autres auditeurs. Tout le monde sait pourtant vers qui mon cœur balance hehe

Comme prévu, la troisième poule commencera samedi prochain vers 14 heures. A très bientôt, portez-vous bien ! coucou
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MessageSujet: Re: Ecoute comparée de la sonate opus 111   

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Ecoute comparée de la sonate opus 111
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