Autour de la musique classique

Le but de ce forum est d'être un espace dédié principalement à la musique classique sous toutes ses périodes, mais aussi ouvert à d'autres genres.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2

Ce qui est plus beau :
Le luth
30%
 30% [ 9 ]
L'archiluth
0%
 0% [ 0 ]
Le théorbe
50%
 50% [ 15 ]
La guitare baroque
7%
 7% [ 2 ]
La guitare folk
13%
 13% [ 4 ]
Total des votes : 30
 

AuteurMessage
tartatane
Mélomane averti


Nombre de messages : 112
Date d'inscription : 15/10/2015

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mar 21 Fév 2017 - 13:56

Je viens de lire un article très intéressant sur les oeuvres pour luth de Bach, où l'on y apprend qu'elles n'auraient jamais été composées pour luth mais pour luth-clavecin. En gros elles seraient injouables telles quelles au luth.

Le lien:
http://www.thisisclassicalguitar.com/bachs-lute-suites-clive-titmuss/

On trouve qq enregistrements de Bach sur cet instrument (Hill, Farr, Waldner, Baumont)

Sans surprise, le son est quelque part entre le clavecin et le luth.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81165
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mar 21 Fév 2017 - 23:57

tartatane a écrit:
On trouve qq enregistrements de Bach sur cet instrument

Oh, je croyais qu'il avait cessé de se produire en studio dans les années 1740.

Ces théories empilées sur Bach, il faut les considérer avec circonspection – le nombre de mystères, je finis par croire que c'est l'abondance de sources et d'études qui les créent, presque de toutes pièces. J'ai souvent lu, moi, que Bach avait une connaissance médiocre du luth et une écriture en conséquence modérément luthistique – vu le nombre d'enregistrements qui existent, ce doit être inconfortable mais pas physiquement inaccessible (ce qui est rassurant, considérant sa réputation…).

L'écriture générale reste tout de même celle d'une œuvre pour cordes pincées manuellement, ça ne ressemble pas du tout à une œuvre pour clavier, donc je n'y crois guère – et je suppose qu'il y a bel et bien écrit luth sur les éditions, de toute façon… (sinon on l'aurait joué ensuite au clavecin…)

Après, je suis tout sauf un spécialiste de Bach, hein, même si j'en ai beaucoup écouté (et joué…) : je n'ai pas d'informations privilégiées à faire valoir sur cette question précise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
tartatane
Mélomane averti


Nombre de messages : 112
Date d'inscription : 15/10/2015

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mer 22 Fév 2017 - 10:02

Moi non plus je n'y connais pas grand-chose, je me suis posé la question en voyant que les suites pour luth avaient été enregistrées par un grand nombre d'instruments différents (luth, guitare, clavecin, piano....etc)

Après, c'est vrai qu'il y a beaucoup de polémiques sur les oeuvres de Bach et que chacun y va de sa théorie. Ceci dit ce lien m'a semblé intéressant car très documenté et citant également les tenants d'une composition pour le luth.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Benedictus
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 3211
Age : 42
Localisation : De retour entre deux ou trois poudrières...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Dim 26 Mar 2017 - 0:35


Kapsberger, Labirinto d’Amore
Thomas Dunford (archiluth Giuseppe Tumiatti, Milan 1994), Anna Reinhold (mezzo-soprano)
Paris, X.2013
Alpha


Ce disque se compose en fait d’une large sélection de toccate du Primo Libro d’intavolatura de Kapsberger, alternés avec des madrigaux de Barbara Strozzi, Giulio Caccini, Monteverdi (Lettera amorosa), Merula et Kapsberger, accompagnés au théorbe.

J’en rends compte ici, parce que ce sont bien les toccate qui constituent le sommet de ce disque. Déjà, les œuvres elles-mêmes font partie de mes œuvres-fétiches, au côté des œuvres pour clavier de Frescobaldi et pour les mêmes raisons: on y est vraiment au cœur du basculement esthétique entre renaissance et baroque, et on y entend à la fois l’écriture harmonique tendue et archaïsante de la Renaissance et la prégnance nouvelle d’un élément mélodique qui reste encore essentiellement déclamatoire (ce qui justifie la composition du programme).

En outre, on y a ici la plus belle lecture qui soit, qui détrônerait dans mon panthéon personnel le disque d’Hopkinson Smith (Astrée/Auvidis; réédité par Naïve, je pense). Et ce, d’abord, pour le choix de l’instrument: une magnifique copie d’archiluth, idéalement capté, d’une sonorité à la fois délicate et ferme, dont la belle assise permet un délié d’une grande finesse et beaucoup de précision. Cet élément technique détermine sans doute assez largement ce qui fait à mes yeux la supériorité de Thomas Dunford: la sonorité plus pleine de l’archiluth permet à Dunford de déployer un jeu plus souple, plus «vocal» dans ses accentuations, et une plus grande diversité des appuis rythmiques que Smith, probablement contraint à un jeu plus raide par le spectre plus étroit du luth. Bref, Dunford est ici absolument confondant.

Ma seule réserve tiendrait cependant à la composition du programme: j’aurais mieux aimé entendre davantage de pièces pour luth seul de Kapsberger, et pas seulement des toccate, choix qui impose une légère monotonie (il n’y a que cela ici, alors qu’il y a aussi des courantes et des gaillardes dans le disque de Smith); et pour les madrigaux, cet enregistrement n’est pas vraiment un premier choix: sans jamais démériter, la voix d’Anna Reinhold n’est pas particulièrement séduisante, et il y a mieux ailleurs, même dans des œuvres plus rares que la Lettera amorosa (dans l’Eraclito amoroso de Barbara Strozzi, j’aime mieux la voix plus naturelle de Cristina Presutti avec l’Ensemble Poïesis; et dans la Canzone spirituale sopra la nina nana de Merula, on est très loin, et d’abord par les choix interprétatifs, beaucoup plus heurtés, du miracle lancinant et suspendu de Sara Mingardo - une de mes «boucles» dans ce répertoire, il est vrai).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81165
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mer 29 Mar 2017 - 22:35

Les parties d'archiluth sont formidables, c'est entendu – Dunford est le plus grand théorbiste en activité, et possiblement de tous les temps. L'éloquence, la variété, la facilité sont telles… et il est beaucoup plus intéressant dans le continuo où il apporte vraiment son goût propre, et pas seulement au service des formules contraintes (et moins passionnantes à mon gré) des pièces prévues pour l'instrument.

Pour moi, c'est justement la partie vocale qui est la plus remarquable : il existe très peu de bons disques d'air de cour, et avec une voix qui a pu paraître un brin empâtée autrefois, et qui n'est pas le plus beau timbre du monde, Reinhold propose des merveilles de style et d'expression… le parcours fait depuis Atys en 2013 est phénoménal (il paraît que c'était patent dès l'année suivante, en Armide).

Après, dans ce genre, la vedette est désormais volée par les Kapsber'girls, qui redonnent à ce répertoire tout leur caractère direct. Irrésistibles, ça ressemble à de la pop du XVIIe, sans exagérer. (et pas au sens donizettien du terme)

Dans le genre hiératique-contemplatif classique, ce disque Reinhold-Dunford est ce qu'on fait de mieux, vraiment.

Pas écouté Presutti, cela dit (Mingardo n'est pas mal dans ce répertoire, mais ce n'est pas vraiment mon univers, très emphatique pour de l'air de cour tout de même). C'est chez quel éditeur ?


Citation :
une plus grande diversité des appuis rythmiques que Smith, probablement contraint à un jeu plus raide par le spectre plus étroit du luth.

Oui, techniquement, les cordes à vide de l'archiluth permettent de laisser résonner une basse sans avoir les doigts occupés, ça donne beaucoup plus de liberté pour les parties supérieures de la composition.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
luisa miller
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 2195
Age : 917
Date d'inscription : 27/11/2008

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mer 29 Mar 2017 - 22:41

DavidLeMarrec a écrit:
Les parties d'archiluth sont formidables, c'est entendu – Dunford est le plus grand théorbiste en activité, et possiblement de tous les temps. L'éloquence, la variété, la facilité sont telles… et il est beaucoup plus intéressant dans le continuo où il apporte vraiment son goût propre, et pas seulement au service des formules contraintes (et moins passionnantes à mon gré) des pièces prévues pour l'instrument.

Pour moi, c'est justement la partie vocale qui est la plus remarquable : il existe très peu de bons disques d'air de cour, et avec une voix qui a pu paraître un brin empâtée autrefois, et qui n'est pas le plus beau timbre du monde, Reinhold propose des merveilles de style et d'expression… le parcours fait depuis Atys en 2013 est phénoménal (il paraît que c'était patent dès l'année suivante, en Armide).

Après, dans ce genre, la vedette est désormais volée par les Kapsber'girls, qui redonnent à ce répertoire tout leur caractère direct. Irrésistibles, ça ressemble à de la pop du XVIIe, sans exagérer. (et pas au sens donizettien du terme)

Dans le genre hiératique-contemplatif classique, ce disque Reinhold-Dunford est ce qu'on fait de mieux, vraiment.

Pas écouté Presutti, cela dit (Mingardo n'est pas mal dans ce répertoire, mais ce n'est pas vraiment mon univers, très emphatique pour de l'air de cour tout de même). C'est chez quel éditeur ?


Citation :
une plus grande diversité des appuis rythmiques que Smith, probablement contraint à un jeu plus raide par le spectre plus étroit du luth.

Oui, techniquement, les cordes à vide de l'archiluth permettent de laisser résonner une basse sans avoir les doigts occupés, ça donne beaucoup plus de liberté pour les parties supérieures de la composition.

A moins de 30 ans c'est d'ailleurs exceptionnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Benedictus
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 3211
Age : 42
Localisation : De retour entre deux ou trois poudrières...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mer 29 Mar 2017 - 22:45

Cristina Presutti est chez Aeon, Sara Mingardo chez Naïve (au demeurant, le Merula est la seule piste que j'aime vraiment sur ce disque, mais je trouve cela absolument hypnotisant - toute question de style mise à part nous sommes bien d'accord).

Anna Reinhold m'a justement paru aller un peu trop loin dans la recherche expressive et stylistique, avec, comme tu le dis, un timbre un tout petit peu ingrat. C'est digne d'admiration, mais ça ne me touche pas vraiment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
DavidLeMarrec
Mélomane inépuisable
avatar

Nombre de messages : 81165
Localisation : tête de chiot
Date d'inscription : 30/12/2005

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mer 29 Mar 2017 - 22:49

Benedictus a écrit:
le Merula est la seule piste que j'aime vraiment sur ce disque, mais je trouve cela absolument hypnotisant - toute question de style mise à part nous sommes bien d'accord

Celui où elle descend très grave presque sans accompagnement et très peu de vibrato, c'est ça ? Oui, très impressionnant et convaincant, à peu près la seule chose que j'aime d'elle. Je croyais que tu parlais de tout le disque.


Citation :
Anna Reinhold m'a justement paru aller un peu trop loin dans la recherche expressive et stylistique, avec, comme tu le dis, un timbre un tout petit peu ingrat. C'est digne d'admiration, mais ça ne me touche pas vraiment.

Ah, moi c'est au contraire un des rares disques d'airs italiens qui touche d'aussi près l'art de la rhétorique, et qui me touche aussi franchement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://operacritiques.free.fr/css/
Benedictus
Mélomane chevronné
avatar

Nombre de messages : 3211
Age : 42
Localisation : De retour entre deux ou trois poudrières...
Date d'inscription : 02/03/2014

MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   Mer 29 Mar 2017 - 23:12

DavidLeMarrec a écrit:
Celui où elle descend très grave presque sans accompagnement et très peu de vibrato, c'est ça ?  Oui, très impressionnant et convaincant, à peu près la seule chose que j'aime d'elle. Je croyais que tu parlais de tout le disque.
Voilà, exactement.

DavidLeMarrec a écrit:
Ah, moi c'est au contraire un des rares disques d'airs italiens qui touche d'aussi près l'art de la rhétorique, et qui me touche aussi franchement.
En fait, autant je suis sensible à l'art de la rhétorique dans le répertoire français, autant dans l'air de cour italien, je préfère un sans façons qui tend presque vers le chant populaire traditionnel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque   

Revenir en haut Aller en bas
 
Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Avant la guitare : luth, théorbe, archiluth, guitare baroque
» Guitare Larrivée P09 Type parlor
» Recherche prof de guitare sèche
» Guitare Bossa-Nova?
» [Vendue] Guitare classique Yamaha G-228

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Autour de la musique classique :: Musique classique :: Général-
Sauter vers: